Le courrier de l'armée

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s.n. 1917, 24 Novembre. Le courrier de l'armée. Accès à 05 octobre 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/833mw28z6p/
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LE COURRIER DE L'ARMÉE paraissant les Mardi, Jeudi et Samedi Ce journal est destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie reçoit dix ou quinze exemplaires français et flamands. Ce <jae l'Armée belge a fait depuis trois ans laterview du Général De Ceuninck Ministre de la Guem Trois années ont passé depuis que l'armée bel^e, brisant l'effort des Allemands pour atteindre Dunkerque et Calais, se couvrit de gloire sur l'Yser. Mais la bataille acharnée avait achevé •d'épuiser cette armée qui luttait depuis trois mois déjà, dans les conditions les plus dures, contre un ennemi formidable et cruel. Surprise en pleine période de réorganisation militaire, la Belgique n'avait pu mettre sur pied, au moment de la mobilisation, et non compris les troupes de forteresse, qu'une armée de campagne de 117,000 hommes, bientôt renforcée par 20.000 volontaires. Le 1" août 1914, cette armée ne disposait que d'une mitrailleuse par 1,000 hommes ; de quelques fusils mitrailleurs; de 2 1 /2 canons de 75 m/m par 1.000 hommes, avec un approvisionnement de 700 a 800 coups par pièce. Elle ne ■possédait ni obusiers légers, ni artillerie lourde, rai grenades, ni engins de tranchées ; aucun charroi automobile réglementaire : pas d'ambulances ini équipages de ponts automobiles ; aucune motocyclette. Elle disposait en tout d'un millier de bicyclettes, d'un projecteur automobile, d'une couple de ballons captifs, de quelques avions d'un modèle aujourd'hui suranné ; de rares postes de T. S. F. ! Dès le début, elle s'efforçg de parer à ces insuffisances par des achats et par la réquisition. Il n'en reste pas moins que l'armée belge dut soutenir, dans des conditions matérielles très pénibles, les combats incessants qui l'usaient de jour en jour davantage. Quand la bataille de l'Yser fut iterminée, cette usure avait atteint un degré effrayant. L'armée combattante ne comptait plus que ,60,000 hommes environ, parmi lesquels 32,000 fantassins seulement. Le matériel et l'équipement se trouvaient dans un état pitoyable; les munirions étaient épuisées, tous les services désorganisés. Transportée eu terre d'exil, la base de l'armée manquait de tous les approvisionnements nécessaires; les établissements, de fabrication et les magasins avaient cessé d'exister. Telle était la situation au seuil même d'un ihiver rigoureux que les troupes belges, malgré leur faiblesse et leur dénuement, allaient devoir i passer, au contact et sous le feu de i'enaemi, dans l'eau et dans la boue des Flandres. De tels prodiges d'énergie et de volonté furent cependant accomplis au front et à l'arrière, que non seulement la route de Calais est demeurée à jamais interdite aux Allemands, mais que l'armée Jbelge s'est reconstituée et renforcée dans des proportions naguère inconnues. Avec ses grandes unités et ses multiples formations spéciales au grand complet, elle aligne aujourd'hui des effectifs tri- ides, peut-être, de ceux que la bataille de l'Yser aissa valides. N'est-ce pas lord Northcliffe qui l'a définie: a Une petite armée parfaite » ? Quelques chiffres, mieux que tous les éloges, permettront d'apprécier l'effort réalisé et soutenu depuis trois ans par ses troupes qui, dès avril 1915, prenaient iune part glorieuse aux sanglants combats de fSteenstraat-Lizerne, et depuis lors n'ont pas cessé, par des opérations de détail, souvent ardentes ej ' jneurtrières, d'améliorer leurs positions. I, — An front. ■Notons d'abord que le front tenu par l'armée belge s'est graduellement étendu ; de 20 km. après la bataille de l'Yser, il fut porté à 26 km. à la fin ide janvier 1915, à 28 km. au début de mars 1915, pour atteindre 31 km.— deouis le canal de Fûmes à Nieuport, jusqu'à Boesinghe — en juin 1916. Xi'armée belge a organisé définitivement ce front et l'a tenu seule jusque vers le milieu de cette année, époque à laquelle il fut réduit par suite de l'offensive alliée en préparation dans les Flandres ; l'armée put alors disposer de réserves eu profou-•deur. Pour transformer en une forteresse inexpugnable le secteur qui lui a été confié, l'armée belge a dû exécuter des travaux gigantesques dans la région la plus défavorable qu'on puisse imaginer, au milieu de l'inondation dont elle a dû s'assurer d'abord la maîtrise. Comme le terrain s'élève à peine au-dessus du niveau de la mer, et que l'eau apparaît dès qu'on fouille la terre, c'est sur le sol même et en matériaux péniblement apportés de Varrière, qu'il a tout fallu construire : tranchées, boyaux, abris et redoutes en béton, batteries, postes avancés et passerelles dans l'inondation, etc. Tous les travaux ont dft être édifiés pendant la nuit et refaits souvent cinq et six fois, car l'eau ronge par la base ce que le bombardement a épargné. Pour rendre le front inviolable, on a dû multiplier les positions successives, chacune d'elles comprenant plusieurs lignes de tranchées. Dans cette région pauvre et sans ressources, il a fallu créer de toutes pièces des routes, des voies ferrées, des logements, des hôpitaux, etc. Les troupes belges ont construit sur l'Yser plus de 400 km. de tranchées et.de boyaux ; construit, élargi ou réfectionné 40Ô km. de routes, ce qui a exigé l'emploi d'un million de tonnes de matériaux; créé 1801cm. de voies ferrées normales et plu- ■ sieurs centaines de kilomètres de voies Decauville ; dressé contre l'inondation des digues et des barrages dont un seul mesure 25,000 mètres cubes et a exigé 1 million de sacs à terre ; construit plusieurs dizaines de kilomètres de passerelles, jeté des ponts et ponceaux par milliers ; placé des centaines de kilomètres de caillebotis dans le fond boueux des boyaux et des tranchées ; utilisé 400,000 mètres cubep de béton pour la construction de redoutes, d'abris, de postes de combat ; créé par centaines des emplacements pour batteries de tous calibres ; placé 21,950 km. de fil téléphonique, dont un tiers environ est enterré ou immergé ; construit des baraquements pour quelque 100,000 hommes et 15.000 chevaux, et des hôpitaux pour plusieurs milliers de blessés ; alimenté l'armée en eau potable en allant chercher la nappe aquifère a 125 mètres de profondeur et plus. En ce qui regarde le matériel, qui s'améliore encore constamment, l'armée belge possédait au 1er août 1!)17 : Plus de 12 mitrailleuses par 1,000 hommes et, dans chaque compagnie, des fusils-mitrailleurs en proportion triple; de 7 l/2 à 8 pièces (canons de campagne, obusiers légers, artillerie lourde) par 1,000 hommes, avec un approvisionnement quintuple au moins de celui d'il y a trois ans, sans compter de multiples pièces anti-avions, de nombreux autos-canons et autos-mitrailleuses ; une artillerie de tranchée équivalente en nombre aux pièces de campagne, soit plusieurs centaines ; des grenades à main ou à fusil en abondance ; un charroi automobile comptant plus de 3,000 camions d'une capacité globale de 5 000 à 6,000 tonnes, 1,300 voitures à voyageurs, 300 ambulances automobiles ; des équipages de pouls automobiles divisionnaires et d'armée. L'armée belge possède en chiffres ronds : 75 fois plus de postes de T. S. F. qu'au début de la guerre ; 400 fois plus de projecteurs de tous modè-lea ; 15,000 à 16,000 motocyclettes et bicvclettes ; 8 à 10 fois plus d'avions, de modèles récents et perfectionnés ; un matériel d'aérostation moderne dans une proportion analogue. Citons comme exemple que, pendant une période de trois mois d'activité normale, les avions belges ont exécuté près de 2,000 vols, savoir : 1,021 missions de chasse et de protection, 544 missions de réglage et de surveillance, 89 missions de photographie, 45 missions d'armée et 250 missions. diverses. Ajoutons, enfin, que les troupes du génie ont triplé d'importance, tant en unités de pionniers qu'en unités spéciales ; que l'armée a été pourvue de nombreuses formations d'auxiliaires du génie, de troupes d'étapes et de services techniques les plus divers qui n'existaient même pas avant la • guerre ; que ses cadres — ufficiers et sous-officiers — sont excellents et constitués au grand complet ; que les hommes, bien nourris, bien vêtus, bien équipés, disposent largement de tout le nécessaire. Comparez à la situutipu d'il y a trois ans et concluez. (A suivre.) La Déclaration ministérielle frangaise Une guerre intégrale pour une victoire de justicB Le ministère Clémenceau, qui s'est présenté mardi devant les Chambres, y a obtenu un suCcès considé» rable. C'est, en effet, à l'énorme majorité de 418 voix contre 65 que l'ordre du jour de confiance a été voté. Voici quelques-uns des principaux passages de l'importante déclaration ministérielle du nouveau gouvernement. Nous avons accepté d'être au gouvernement pour conduire la guerre avec un redoublement d'efforts en vue du meilleur rendement de toutes les énergies. Nous nous présentons devant vous dans l'unique pensée d'une guerre intégrale. Vaincre pour être justes, voilà le mot d'ordre de tous nos gouvernements depuis le début de la guerre. Ce programme, à ciel ouvert, nous le maintiendrons. Nous avons de grands soldats d'une grande histoire, sous des chefs trempés dans les épreuves, animés aux suprêmes dévouements qui firent le beau renom de leurs aînés. Par eux, par nous tous, l'immortelle patrie des hommes, maîtresse de l'orgueil des victoires, poursuivra dans les plus nobles ambitions de la paix le cours de ses destinées. Un seul devoir, et simple : Demeurer avec la soldat, vivre, souffrir, combattre avec lui. Abdiquer tout ce qui n'est pas de la Patrie. Droits du front et devoirs de l'arrière, qu'aujourd'hui tout soit donc confondu. Que toute zone soit de l'armée. S'il doit y avoir des hommes pour retrouver dans leurs âmes de vieilles semences de haines, écartons-les. Toutes les nations civilisées sont engagées dans la même bataille contre les formations modernes des vieilies barbaries» Avec tous nos bons alliés, nous sommes le roc inébranlable d'une barrière qui ne sera pas franchie. Au front de l'alliance, à toute heure et partout, rien que la solidarité fraternelle, le plus sûr fondement du monde à venir, Ni considération de personnes, ni entraînements de passions politiques ne nous détourneront du devoir ni nous le feront dépasser. Trop d'attentats se sont déjà soldés, sur notre front de bataille, par un surplus de sang français. Faiblesse serait complicité. Nous serons sans faiblesse, comme sans violence. Tous les inculpés en conseil de guerre. Le. soldat au prétoire, solidaire du soldat aa combat. Plus de campagnes pacifistes, plus de .menées allemandes. Ni trahison, ni demi-trahison : la guerre. Rien que la guerre. Nos armées ne seront pas prises entre deux feux. La justice passe. Le pays connaîtra qu'il est défendu. Nous allons entrer dans la voie des restrictions alimentaires à la suite de l'Angleterre, de l'Italie, de l'Amérique elle-même, admirable d'élan. Nous demanderons à chaque citoyen de prendre toute sa part de la défense commune, de donner plus et de consentir à recevoir moins. L'abnégation est aux armées. Que l'abnégation soit dans tout le pays. La victoire, qu'il nous soit permis, à cette heure, de la vivre par avance, dans la communion de nos cœurs, à mesure que nous y puisons plus et plus d'un désintéressement inépuisable qui doit s'achever dans le sublime essor de l'âme française au plus haut de ses plus haut» espoirs. Un jour, de Paris au plus humble village, des rafales d'acclamations accueilleront nos étendards vainqueurs, tordus dans le sang, dans les larmes, déchirés des obus, magnifique apparition de nos grands morts. Ce jour, le plus beau de notre race, après tant d'autres, il est en notre pouvoir de le faire. Pour les résolutions sans retour, nous vous demandons, Messieurs la sceau de votre volonté. 24 NovemBre" î 0171 r^tLmêrb 50A

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Cet article est une édition du titre Le courrier de l'armée appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Anvers du 1914 au 1940.

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