Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 03 Octobre. Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire. Accès à 22 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/t727941x9b/
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Samedi 3 Octobre 1914. ' S5mo Année - N° 301 COURRIER DE L'ESCAUT ÇENT1MES ABONNEMENTS : ON s'iBONNB A IODS LES BORSAUX DB foST» v? LE NUMERO r" -y'-; Abonnements et Annonces sont payables par anticipation. JOURNAL QUOTIDIEN Bureaux : Rue du Curé Notre-Dame, 18, TOURNAI ANNnNrPÇ • k Pe,'te 'igné : ÎJ centimes ; Avis de i X 6 lignes : ftnilUllliCO ■ I fr.; Avis avec adresse bureau du journal : fr. Ml ; Avis mortuaire : 3 fr. ; Réclames fin du journal, la ligne : 60 ccot. ; Avl» corps du journal, 1» ligne : 1 à 3 fr. 5 CENTIMES LE NUMERO r— , p TOURNAI, lo 2 Octobre 1014 LES GUERRES EN EUROPE EK BELGIQUE Vain assaut contra Anvers Comme nos lecteurs le savent, les Allemands ont tenté un mouvement d'ensemble contre les forts d'Anvers. Ils ont attaqué Termonde, Malines, Lierre. Partout le bombardement est demeuré sans résultats appréciables. Les villes et villages qui voisinent avec les torts ont dû être évacués par mesure de précaution C'est un des cOlés tristes de cette attaque contre Anvers. La position fortifiée d'Anvers possède en artillerie et en troupes de campagne des ressources sérieuses dont l'emploi g6nera considérablement les efforts des Allemands. Liège, Namur et Maubeuge étaient des places d'arrêt. Anvers est un camp retranché. Les allemands apprendront a leurs dépens la différence entre les deux places lortes. Communiqué officiel Anvers (officiel).— L'artillerie allemande a continué pendant la journée de* mercredi le bombardement des torts de première ligne dans la partie sud de la posi- ! tion. Les ouvrages ont peu souffert et continuent de disposer de feurs moyens d'action.Entre la Senne et la Nèthe, aucun mouvement de l'infanterie ennemie ne s'est produit. Dans le secteur Escaut-Senne, des attaques audacieuses et violentes ont été repoussées par les troupes belges que soutenait efficacement l'artillerie des ouvrages lortifiés. Les pertes allemandes sont jirooortionnelles à la témérité de leurs tentatives. Signalons aussi un mouvement offensif peu important vers Termonde. Ce mouvement était accompagné de canonnade à grande distance sans effet appréciable sur les détachements de nos troupes qui en délendent les débouchés. Entre la Dendre et l'Escaut, aucun incident n'est à signaler. En résumé, malgré la violence du bombardement, les résultats pour les Allemands sont loin d'être en rapport avec l'effet produit. Le moral des troupes belges est excellent. Leur sang-lroid est admirable, comme le prouve l'énergie qu'elles ont déployée en repoussant avec plein succès toutes les attaques de l'infanterie allemande.A Alost Les Allemands mercredi n'avaient rien incendié. Les quelques sinistres qui se sont déclarés, ont été provoqués par les bombardements de dimanche et lundi, et n'intéressent pas en général des constructions très importantes. Il semble qu'il n'y Hit guère plus d'une bonne douzaine de maisons détruites en tout ou en partie, notamment dans la rue des Trois-Clefs. Le pillage par contre lut assez grand. Les Allemands qui avaient pénétré à Alost, lundi après-midi, à 5 heures, au nombre de plusieurs milliers, y étaient mardi soir à 1,500 tout au plus. Tout le reste avait pris position dans la direction Nord-Est et Est. Des sentinelles étaient placées aux abords de la ville ; elles avertissaient qu'il est permis d'y entrer, mais qu'il serait rigoureusement interdit de ressortir. Hier soir on annonçait que les habitants d'Alost et de toute l'a contrée pouvaient rentrer chez eux, l'ennemi ayant quitté la ville, se dirigeant vers Ninove, Des officiers allemands auraient affirmé que les troupes allemandes allaient investir Anvers. Nous donnons l'information pour ce qu'elle vaut, bien entendu, et à titre de simple curiosité. Un duel d'artillerie a eu lieu mercredi tnatin vers Gand, entre Oordegem et Qua-trecht. Il a duré environ 35 minutes et n'a pas, semble-t-il, donné grand résultat, A Termonde Les Allemands sont revenus à Ter-tnonde mercredi à 10.30 heures du matin. Vers il heures, on a vu flamber la gare de Termonde. Les Belges, sur la rive gauche de l'Escaut, continuent à résister victorieusement aux attaques des Allemands, "Le JjorabardeniBnt île Lierre Le bombardement de Lierre a repris niercredi matin. Un certain nombre de bombes sont tombées sur la ville, incendiant quelques bâtimentst parmi lesquels l'école normale. Les habitants de Lierre •pnt quitté leur ville en masse, A Malines s effets produits par le bombarde- £mt de dimanche dernier, sont effrayants, es shrapnels, dit Vlndépendanc*, ont 6emé la ruine et de nombreux immeubles Ont été réduits en cendres. Parmi les monuments publics qui ont souffert de cette mise à sac, il faut citer la gare,le théâtre communal et l'ancien palais de Marguerite d'York, mère de Charles Quint, constituant un véritable ûoeument Historique et architectural, De nombreux civils ont été tués au cours de cette journée néfaste. Le premier obus, qui tomba sur la gare, faucha un malheureux recolleur de coupons ; trois personnes furent tuées au Pre-aux-Oies, et en lace de St-Rombaut, six civils furent littéralement déchiquetés pardes éclats d'obus. Onsignale beaucoup de morts dans divers quartiers. Plusieurs usines furent également détruites ; parmi celles-ci se trouvent la fabrique de meubles Vanderauwera, les usines Vinck et Ragheno, la manufacture de brosses et nattes Van Elsacker, ainsi que les grandes usines de produits alimentaires et de conserves Le Soleil. Dès lundi matin, les Prussiens ont commencé la destruction systématique de la ville, employant à cette triste besogne leurs escouades d'incendiaires. La gare est translormée en corps de farde ; elle est défendue par de nom-reuses mitrailleuses. Après ce bombardement, le sixième depuis le 1er septembre, Malines se place au nombre de nos villes les plus éprouvées, à cflté de Louvain, Dînant et Ter-monde,Malines réoccupae par les Belges Les gros canons allemands ont continué à bombarder le fort de Waelhem sans y causer grand mal. La population a dû évacuer la commune. On suppose que les obusiers de 28 sont placés dans la région d'Elewyt et d'Hof-stade. Les obus, contrairement au bruit répandu en ville, n'ont guère touché le lort de Wavre-Sainte-Catherine. Un obus a atteint la gare de Duffel. Des éclats blessèrent et tuèrent plusieurs fugitifs qui se rendaient dans les Flandres. Les deux torts ont répondu vigoureusement à l'ennemi. Des obus sont aussi tombés à Rlimpst. Le Bourgmestre de Bruxelles aurait été relâché Des télégrammes de Bruxelles ont annoncé, comme on sait, l'arrestation du bourgmestre, M. Max. Le gouverneur militaire allemand accusait M. Max d'avoir interdit aux banques de payer un acompte de l'indemnité de guerre imposée ît la ville, accompte qui venait à échéance jeudi. Finalement. M. Max aurait été relâché sur paiement de 30 millions. (Petit Parisiens.) m Ajoutons cependant que cette nouvelle n'est pas encore confirmée. Maudits cycîistes Il y a deux jours, à la suite d'une note au sujet d'un engagement, la Métropole ajoutait les lignes ci dessous : < Une fois de plus, au cours de notre besogne nous avons entendu formuler à l'adresse de tous les paysans « cyclards » le reproche suivant : » Dès que ces paysans apprennent que des Belges arrivent, ils n'ont rien de plus pressé que d'aller avertir les populations voisines de cet événement. < Les Belges sont là! ». Tel est le cri qui se répète ainsi le long des routes. Cela n'a qu'un inconvénient, c'est que longtemps avant l'arrivée des notre, les Allemands sont avertis I » N'est-ce pas chose pénible que de constater pareille stupidité? Aussi serait-il désirable que l'on réquisitionne toutes les bicyclettes, cause indirecte de ce regrettable état de chose. » D'un autre cOté, il est certain, comme on l'a constaté à maintes reprises, que les paniques non fondées, causées dans les villages, sont provoquées par les cyclistes.Lors des raids pour faire sauter les voies à Bassily et un pont à Thulin, nos éclaireurs ont eu à se plaindre de certains bavardages. Les Belges doivent soigneusement taire la présence de nos soldats ou des français et anglais. C'est un gage du succès. La mission de nos éclaireurs commence à peine. Il faut les seconder de toutes laçons. La mission belge aux Etats-Unis Une dépêche de New-York, en date du 29, annonce que lamissionbelge auxEtats-Unis est rentrée à New-York. La correspondance des militaires belges en France Communiqué officiel de la légation de France a Anvers : « M. Delcassé télégraphie à M. Klobu, kowski, ministre de France en Belgique-qu'il a notifié le 28, au ministre de Belgique en France, un décret en date du 21 septembre qui accorde aux militaires belges en campagne, sur le territoire français, le bénéfice des franchises postales, concédées aux militaires et marins français par le décret du 3 août dernier,» L'envoi de blessés belges en Angleterre De Londres on annonce que M. Hawkin, beau-lrère du général Botha, est revenu aujourd'hui de la Belgique, où il prépara l'envoi en Angleterre de Belges blessés si gravement qu'ils ne pourront plus rejoindre leur armée. Une première partie, comprenant une cinquantaine de blessés, partira à la fin de cette semaine. Son projet demandera plusieurs milliers de livres sterling. M, Hawkin iait un appel au public anglais dans ce but, M, Hawkin prépare aussi un projet pour une exposition commerciale belge à Londres, dans le but de nouer de nouveaux liens commerciaux entre l'Angleterre et la Belgique, en remplaçant par des articles belges les articles semblables importés jusqu'Ici de l'Allemagne. Au cours d'une interview, M, Hawkin fit l'éloge enthousiaste du Roi et de l'armée beige, des services rendus par celle- ci en harcelant les Allemands, eç de la résolution d'Anvers de se battre jusqu'à la fin. v FRANCE ET ALLEMAGNE La gronde bataille, Les alliés continuent à progresser Communiqué officiel français Bordeaux, 1er octobre, 7 heures du matin. — La situation générale est satisfaisante,Aucune modification sensible sur le front, sauf en Woëvre méridionale : Nous avons occupé Seicheprey et poussé jusque sur les pentes de Rupt de Mad. Bordeaux, 1er octobre, 16 heures. — Pas de modificatio'ns dans la situation d'ensemble,Nous avons toutefois progressé à notre aile gauche, au nord de fa Somme, et, à notre aile droite, en Woëvre mérxdio-nale, s-. ■ - - Un Echo Les journaux anglais affirment que la droite de l'armée allemande en France serait en déroute et serait poursuivie par les Alliés. Toutelois cette nouvelle n'aurait aucun caractère officiel. Malheureusement, jusqu'ici les communiqués de l'Etat-major français ne confirment pas cette victoire qui comblerait de joie tous les Belges. Ce que disent les communiqués allemands Amsterdam, 1er. — Le communiqué officiel allemand du 29 septembre soir dit : « Sur l'aile droite, en France la bataille est indécise; entre l'Oise et la Meuse, l'action est généralement calme. L'armée opérant contre les forts de la Meuse repousse un nouvel assaut des Français de Verdun et de Toul. > En Belgique, l'artillerie de siège a ouvert le feu, hier, sur quelques torts d'Anvers. L'assaut forcené des Belges contre la ligne d'attaque fut repoussé. > En Russie, sur le théâtre de la guerre â l'Est, les assauts des Russes dans la province Suwalki échouèrent et la grosse artillerie commence le bombardement d'Ossowenz. » On remarquera le ton de ce communiqué ; il est loin de sentir l'enthousiasme. L'insuccès des eontre-attaquss allemandes Communiqué officiel anglais Londres, 1er octobre. — Les Allemands, sentant leur position devenir de plus en plus critique, ont tenté de nous arrêter par des contre-attaques répétées. Depuis samedi, ils ont fait nuit et jour, de violentes et tréquentes attaques sur plusieurs points de notre iront. Partout ils furent repoussés, subissant des pertes considérables et abandonnant des milliers de morts et de blessés. Le 8e corps de la garde fut particulièrement éprouvé. Nous fîmes un grand nombre de prisonniers. Succès français en Alsace Une dépêche de Baie annonce que les combats en Alsace sont tous à l'avantage des Français. Les Allemands, qui ont tenté de chasser les Français de Psletter-hatlsen, turent repousses, subissant des pertes énormes. Du côté d'Altkirch, le 109e régiment de landwer a pris contact avec les Français et tut complètement décimé. Pourquoi les Allemands n'attaquèrent pas Paris L'armée du Kronprinz, ayant perdu 100.C00 hommes, désorganisa le plan allemand On s'était toujours demandé pourquoi les Allemands n'avaient pas attaqué Paris, avaient obliqué à l'est de la capitale Française, s'entassant entre les camps retranchés de Verdun et Paris sur lesquels l'armée française s'appuya si utilement pour reprendre son offensive. Lo « Daily Telegraph » donne la clé du mystère. Ce n'est pas la droite allemande, devant Paris, qui manœuvra mal, mais ce fut la gauche allemande, l'armée du Kronprinz, près de Chalons, qui se fit battre,, recula en une nuit de 10 kilomètres et força les quatre autres armées allemandes à «glisser vers l'est H pour la secourir. Le « Daily Telegraph » donne les détails suivants ; » L'aile gauche allemande livra bataille lo dimanche C. Le combat commença à la pointe du Jour et continua avec une furie sans précédent, jusqu'à la nuit. L'artillerie sévit comme jamais jusqu'aujourd'hui cela ne s'était vu dans aucune bataille. On compta que les obus tombèrent en moyenne à raison d'un toutes les 30 secondes. Je tiens ce détail d'une source offrant toute confiance. Ce jour-là les canons français furent servis avec une indéniable supériorité. Las pertes de l'ennemi se chiffrent par un total si élevé que J'hésite à le rapporter: «cent mille hommes, dont 30,000 tués». Cette estimation a été faite par un observateur très habitué, qui se trouvait encore sur le champ de bataille avant que les corps eussent été emportés. » Les Français, de leur côté, éprouvèrent de grandes pertes. Un de leurs corps fut pratiquement détruit. Excité par cette pensée qu'ils combattaient pour ('existence mime de Paris, chaque soldat français se dépensait comme trois hommes. Contre leur résistance désespérée les allemands ne purent rien faire. « Lorsque vint la nuit, aucune des deux armées ne pouvait constater de son côté un avantage très appréciable en ce qui concernait le terrain gagné. Les Français avaient fait certains gains, mais sur certains points ils avaient reculé. Une énorme quantité de munitions avait été employée. Un grand nombre de caissons étaient vides. » Alors, dans cette nuit du 6 au 7 septembre eut lieu la mystérieuse retraite allemande.» Avec les renseignements que nous possédons il n'y a que deux manières de l'expliquer. I.a première c'est qu'il v ait eu une sortie de Verdun. Pareille opération, alors que le gros de l'armée était aussi terriblement engagé, devait être fatale h n'importe quelles troupes. La seconde explication, c'est que les services de transport des Allemands aient été complètement interrompus ot que l'armée du kronprinz se soit vue contrainte de battre en retraite, à peine d'Être capturée. Les circonstances dans lesquelles eut lieu la défaite précipitée de cette armée me fait incliner vers la dernière explication. Assurément, le combat continua sur la gauche allemande pendant plusieurs jours, mois les Allemands essayaient seulement de sauver de destruction complète ce qui restait d'une armée terriblement maltraitée. » Le kronprinz se retirant, il ne restait plus aux armées de Kluck ot de von Bulow qu'à faire la même manoeuvre. h Les Français poursuivirent si bien leur offensive que l'armée du kronprinz a presque disparu du théâtre des opérations. Elle est hors de combat et sans espoir de revanche. » Ces données du «Daily Telegraph» semblent logiques et sûres. C'est le lendemain de cette fameuse bataille. au matin de la retraite du kronprinz, que le général Joffre, saisissant la balle au bond, fit prendre l'offensive sur toute la ligne et culbuta les 5 armées allemandes.RUSSIE ET ALLEMAGNE Les Allemands de Prusse orientale sont anêîés Dans la région d'Ossovetz les troupes russes livrèrent des combats violents contre les allemands. Une nouvelle tentative de ceux-ci pour traverser la Nicmen échoua' Un combat acharné s'est livré pour la possession des sorties septentrionales des forêts d'Augustovo. On annonce que les troupes russes réoccupèrent Augustovo. La retraite des Allemands, qui avaient envahi la province de Suffialki, est devenue générale. Bordeaux, 1er oct. (de Pétrograd, 29.) — Les Allemands fortifient les hauteurs du Sud du Gouvernement de Kialce, dominant les frontières de Silésie et de Galicie dans le but évident de couvrir la marche des troupes allemandes allant par la Silésie au secours des Autrichiens défendant Cracovie. On prévoit de prochains combats très violents dans cette région. (Havas) AUTRICHE El RUSSIE LadMcls de l'armée aulrichienne (Communiqué du grand état-major russe). — Pétrograd, 1<=> octobre. — Les sorties effectuées par la garnison de Prze-mysl sont restées intructueuses. De nouveaux prisonniers sont tombés entre nos mains, ainsi qu'une certaine quantité de munitions et un certain nombre de canons. Les Autrichiens continuent leur mouvement de retraite, qui révèle une entière contusion dans leurs unités combattantes, Parmi les prisonniers faits par un petit détachement de cavalerie au sud de Ria-chewo, on a trouvé des soldats appartenant à25 diftérentsregiments d'intanterie. Parmi les prisonniers, laits par les Russes à Coloujok, figurent de nomoreuses recrues complètement ignorantes du métier militaire, Un grand parc d'artillerie pour obusiers de 6 pouces a été pris près de Sta-rasol.Dans la région de Sanock, les troupes russes ont occupé Lislco après avoir mis en déroute les bataillons de réserve qui occupaient ces points, Berlin et Bresiau coupés Une dépêche de Berlin, vifl Rome, annonce que les communications télégraphiques et téléphoniques entre la capitale allemande et Bresiau ont cessé soudainement.A Rome, on croit que les Russes ont réussi à couper les communications. A ml-Ghemin de Buda-Pest Une dépêche de Pétrograd au Morniitg Post dit : On croit ici que la garde avancée russe en Hongrie est déjà a mi-chemin de Buda-Peth.Les Russes trouvèrent tous les défilés ouverts sauf celui de Usjok où les russes chassèrent l'ennemi de trois positions fortifiées en capturant successivement toute leur artillerie et tirent des centaines de prisonniers. Effrayantes pertes autrichiennes Bordeaux, 30 (visée), de Stockholm, — On télégraphie au Daily lelegraph : Jusqu'ici les déiaites écrasantes que les Russes inliigérent aux Autrichiens sont attestées par les chiilre» suivants: 150,000 tués. 200,OOo blessés, 200.000 prisonniers, 900 canons. (Havas) JAPON ET ALLEMAGME Succès important des Japonais à Tsinfl-Tao Communication de la légation britannique à Anvers. — De source officielle on annonce que le 28 septembre, à l'aube, les forces alliées (les Japonais et les Anglais) opérant contre Tsing-Tào commencèrent une attaque contre les positions avancées de l'ennemi situées à quatre kilomètres environ de la ligne de défense principale. Malgré un feu violent de l'ennemi, tant sur terre que sur mer, à midi, les alliés avaient chassé l'ennemi de ses positions et occupaient le terrain dominant cette ligne de détense principale. Un port al!3mand occupé par les Japonais Toklo, 1er (officiel). — La flotte japonaise a débarqué un contingent qui a occupé le port de Laoshé dans le voisinage de Kiao-Tchéou et pris quatre canons de campagne abandonués par les Allemands. Les Japonais ont laissé une petite troupe pour l'occupation du port. (Havas) SERBIE ET AUTRICHE Les Serbes réoGcnpsnt Semlln Une dépêche de Belgrade à l'Agence Renter, dit : Après un combat sanglant, les troupes serbes reprirent Semlin. Semlin est une ville autrichienne en face de Belgrade. Prise il y a 15 jours par les Serbes, Semlin dut être évacuée par eux quelques jours plus tard. Les stratagèmes fes Serins La JVeue Frets Presse dénonce avec indignation les stratagèmes qu'emploient les Serbes principalement pour leur artillerie. Ils ont l'habitude, paraît-il, de cacher leurs pièces sous des bottes de paille et ce n'est que lorsque l'artillerie austro-hongroise parvient avec ses shrapnels à mettre le ieu à la paille, qu'elle sait exactement où se trouvent les pièces de l'ennemi.Mais voici mieux. Les Serbes ont de vieux canons qu'ils placent dans des positions bien en vue et qu'ils chargent de poudre et de cailloux pour économiser les projectiles. Les vrais canons n'entrent en jeu que lorsque les troupes austro-hon-groises, croyant avoir réduit l'artillerie serbe au silence, se jettent sur les taux canons. Les Serbes ont ainsi causé aux Austro-Hongrois des pertes considérables.Et la Neue Freie Presse s'indigne... Que devrait-elle dire de ceux qui mettent des hommes, des femmes et des entants devant leurs canons et leurs fusils ? & rmmM Une panique incompréhensible a passé hier sur Tournai. Diverses causes y ont contribué. Ce fut d'abord vers midi l'épouvante semée par des paysans de Bruyelles et d'Hollain, annonçant que des troupes allemandes, en marche sur Tournai, ramassaient tous les hommes devant eux. On a su depuis que rien de cela n'était vrai. Néanmoins les magasins commencèrent à se fermer. Le bruit d'un engagement important aux portes de la ville vint augmenter les alarmes. La nouvelle était fortement exagérée : un train allemand de munitions venant de St-Ghislain et tâchant de gagner la bifurcation vers Orchies, fut accueilli à coups de fusils à la hauteur de War-rhin. II était un peu plus d'une heure. Le train stoppa. Les troupes d'escorte descendirent, firent le coup de feu, eurent plusieurs tués et blessés, remontèrent précipitamment dans leur train et firent machine en arrière. Une centaine de coups de fusils avaient été échangés, sans plus. Malheureusement la nouvelle fortement exagérée se répandit en ville, semant partout la terreur. Les gens voyaient déjà la ville bombardée. L'état-major que nous possédions depuis dimanche, s'étant transporté dans une autre localité, la panique prit des proportions ridicules. Des milliers de ménages se mirent à emballer précipitamment leurs objets les plus précieux et prirent la fuite vers Lille et Roubaix : c'était une contagion. Plus de dix mille personnes ont ainsi quitté la ville qui à pied, qui en voiture, en camion, môme en brouette. L'impression était si vive que nous dûmes, par prudence, permettre à nos ouvriers de rentrer chez eux : c'est pourquoi le journal n'a pu paraître hier. Cependant aucun danger sérieux ne menaçait la ville, on finit par s'en rendre compte. A l'Hôtel-de-Ville, où nous passons vers quatre heures, nous trouvons MM. les, Échevins De Rick et Wibaut, assistés de M. Molle, secrétaire, qui attendent dans le calme les événements. La police a reçu ordro de rassurer la population. Petite alerte cependant vers six heures, au passage d'une troupe de dix-neuf fantassins allemands conduits par un offl-cior bavarois. C'est un détachement égaré qui se croyait à Saint-Amand et qui cherche la route de Valenciennes. — (( Pourquoi fuit-on devant nous, demanda l'officier dans un magasin ? Il n'y a rien & craindre. — Dame, après ce que les Allemands ont fait dans les autres villes, on a toujours peur. — Ne craignez rien. Maintenant l'Empereur a défendu de faire encore quelque chose. »> Faut-il croire à cette parole 7 finalement l'officier demanda 4a roule in T ii 7 ii ii f d'Ath et le détachement s'éloigna de co côté. Ce matin, les fuyards commencent à revenir. La ville a sa physionomie habi-| tuelle. *** Au cours de la matinée d'aujourd'hui, un soldat Allemand qui parcourait la ville en vélo a été fait prisonnier par des gendarmes, quui des Salines. Plusieurs autres ont été arrêtés par des gendarmes à, la Drève de Maire ; ils cherchaient visiblement à se rendre. Ce sont des épaves des combats qui se livrent quoditiennenient dans le Nord. Nous en verrons probablement encore ; la population n'a pas à s'en inquiéter. Bonne garde est faite autour de nous. *** Ce midi une escarmouche a eu lieu près de la sucrerie de Chercq, où une dizaine d'Allemands avaient été rencontrés. Ceux-ci auraient eu un tué et des blessés qu'ils ont emportés. Dans une autre escarmouche qui s'est produite quelques heures plus tard, deux civils ont été blessés. Des coups de feu furent échangés entre des allemands qui avaient surgi à l'entrée du faubourg de Valenciennes et une patrouille. Des civils passaient dans ces paragee et deux d'entre eux furent atteints par des balles, l'un au ventre, l'autre à une main. Ce sont les nommés Pierre Derasse et Duroisin. Les autres passants se couchèrent sur le sol pour éviter le même sort. Les Allemands ont dû se retirer. *** Cet après-midi à 3 heures 25, un aéro plane allemand a survolé Tournai à une grande haul^ir. Le «taube» semblait ve nir de Valeirnennes et a obliqué dans la direction de Lille. *** On annonçait hier matin que la garde civique avait arrêté deux espions allemands déguisés sous le costume ecclésdastique : renseignements pris, les personnes arrêtées étaient, non des espions, mais des religieux belges qui accomplissaient même une mission de charité envers un soldat français infirme. Ils ont été irnmé diatement relâchés. Au ©Saamp ï35Si©«KeisEP Notre concitoyen, M. René Garcenot, négo ciant, rue Royale, vient d'être promu lieutenant au 201e d'infanterie française, pour sa belle conduite sur le champ de bataille. POCC| On nous écrit : Le service solennel pour le repos de l'âme de M. Trenteseaux, bourgmestre de Pecq, décédé le 25 août, a ctc cé lébré au milieu d'une très nombreuse as^is tance. Selon les ordres rigoureux de l'autorité militaire allemande, le défunt fut inhumé au cimetière communal le 27 août, en présence du nombre strictement nécessaire à la ccré monie (10 personnes) — clergé et porteurs. La foule venue de Pecq et des environs, q'ii emplissait l'église paroissiale, témoignait du profond souvenir que l'action bienfaisante de M. Trenteseaux a laissée parmi ses concitoyens1: sa mémoire y demeure en bénédiction. Conseiller communal et échevin ' pendant quinze ans, bourgmestre pendant trois an3, il se dévoua sans compter, dans ces diverses fonctions, au bien général de ses administrés ; catholique convaincu et ardent, il travailla sans relâche à l'extension et a l'influence toujours plus grande de la Religion dans la commune. Homme de bon conseil et de mûre expé rience, d'un abord simple et affable, ii accueillait avec son désir bien connu de rendre service tous ceux qui avaient recours à lui. Aussi jouissait-il de l'estime et de la confiance de tous ses mandants et concitoyens.Administrateur intègre et habile, ii eut le souci constant et éclairé des intérêts de sa chère commune et los dirigea avec le soin attentif d'un bon père c\ç famille. Même pendant sa longue et pénible maladie, cloué sur son lit de douleur, il s'oubliait lui-même pour ne songer qu'à ses administrés. Chrétiennement résigné dans ses souffrances, il vit venir la mort sans crainte et dans l'espoir de la récompense de ses œuvres. t On nous prie d'annoncer la mort de M. Alexandre Desplanque, époux de dame Henriette Delzenne, décédé à Tournai le ier octobre 1914. — Ses funérailles auront lieu lç Samedi 3 Octobre, à 4 heures, en l'égise St-Brice. — Réunion à l'église. Le présent avis tient lieu de lettre de faire-part. Q425-a* Maison OECALLONNE, Grand'Place, 18, Tournai. — Maroquinerie 1 portefeuilles, buvards, serviettes, porte-monnaie, albums, etc. Reliure : Exécution rapide de tous travaux, cartonnages classiques et de bibliothèque. 050-7 « f Cu2l l?P Joallllor-Orfèvré lu iBliWjIl 10-11. Grand'Place. TOURNAI ftrtITC d-e tous sytèmes- ~ Répara-or 11 I 3 l'ons soignées et garanties 1 w des dentiers venant d'&'lleurs. Livraison en quelques heures. — Les ressorts et succion sont fournis de suite. q80o L. 8ASSERATH, dentiste, 30, rue des Puits-l'Eau, Tournai. — Consultations L" les jours. Etut-civll E«talniboiirg. — Naissance : Mario Des-camps, au Brun-Trou. Rléchln. — Décès: Louis Brunin, 38 ans, boucher, à la Feslingue. Oottlffiilcs. — Naissances : Jules Balcaen, chemin des Marais. Albert Dedeurwaerder, à la Loupe. — Décès: Albert Despriet, 9 mois, aU Sarpe. Marcel Delaporte, 1 moi» au Crombion* Marchés i*ocq, l oct. — Beurre trais, fr. 8-50 à 0-—> le kilo ; ceuis frais. 3 30 à 3-60, les 26 j p. dé terre, 0.— h s 100 kilos { poires, 0.10 lelcilo| noix, 0.50 le kilo. J. TRANCHANT, Unprim.-édtf., Tournai.

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Cet article est une édition du titre Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Tournai du 1829 au indéterminé.

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