Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire

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23 août 1914
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s.n. 1914, 23 Août. Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire. Accès à 25 novembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ff3kw58d3p/
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Dimanche 23 Août 1914. Bureau du Journal : Rue du Curé Notre-Dame, 18, TOURNAI , B. C. - 85me Année - N° 196 COURRIER DE L'ESCAUT ig» CENTIMES O LE NUMEF & oœ^saséti w sa&creH sresassseEâ ADn&l&ETMË'ttTÇ ■ 10 *r- par an • ^ *°'s 5,50 • 3 mo's 3*r* KDUm?ELiv!£l1 10 • On b'abonnr a tocs les Bubeaux db Postb Abonnements et Annonces sont payables par anticipation. JOURNAL QUOTIDIEN i mam irar w 91 ffiH ^ A Mlinuprc a la petite ligne : 25 centimes ; Avis de t à 6 lignes : HllnUivUC.O ■ 1 fr.; Avis avec adresse bureau du journal : fr. 1.25 ; Avis mortuaire : 3 fr. ; Réclames fin du journal, la ligne : 50 cent. ; Avis corps du journal, la ligne : 1 à 3 fr. 5 CENTIMES LE NUMERO I TOURNAI, le &d Août 101* LA MORT" S.S.PIE X II,E TRANSFERT BAWS LA SALLE 1)11 TROSÏE Le corps du Pontife a été transporté, de la chambre à coucher dans la salle du trOne. Un lit couvert de soie rouge a été dressé dans la salle du trOne. Le corps, vêtu de la soutane blanche, d'un rochet de dentelles et de souliers rouges, y lut porté par les pénitenciers de Saint Pierre, escortés de gardes-nobles. Deux grands candélabres brûlent au pied du lit. Les sardes-nobles, l'épée en* terre, montent la garde d'honneur. Les Cordeliers de Saint-François récitent l'office des dé-lunts.Le maître de la Chambre a autorisé un nombre limité de personnes à venir saluer la dépouille mortelle de Pie X de ciuq à sept heures du soir. Les cartes d'entrée portaient la mention < Sede Vacante ». Le neveu de Pie X, Mgr Paroli, est arrivé ce matin, à 11 heures, venant de Florence. Il s'est rendu directement chez les sœurs du Pape. Le corps de Pie X ne sera pas embaumé, en raison |1| des dispositions précises irises par le Pontile. Demain matin, ? '^uf heures, le corps du Souverain-Pont !!e sera transporté a St Pierre, dans la chapelle du Saint Sacrement. Jadis, il y avait exposition a la chapelle Sixtine, en face de la fresque du «Jugement Dernier», de Michel Ange. Cette exposition a été supprimée depuis la mort de Pie IX, par crainte de l'irruption de la foule et de l'intervention de la police gH italienne. Depuis lors, le corps des Papes S|j défunts est transporté directement il la Il basilique. Celle-ci sera ouverte au public Sgj pour l'exposition de la dépouille mortelle du Pape. Dans te ses les églises de Rome, des prières ont été dites pour le Souvc rain-Pontite. Les offices funèbres Après l'exposition du corps une bulle de Grégoire XV prescrit neuf jours d'offices funèbres ou novemdiales, qui furent réduits à huit à la mort do Pie IX. Cinq de ces offices furent célébré par les chanoines de Saint-Pierre et. trois par les cardinaux, co qui permit d'ouvrir le Conclave le onzième jour après la mort. Ces offices furent chantés à la chapelle Sixtine, dans l'enceinte, demeurée inviolable, du Vatican. La sépulture .provisoire à Saint-Pïerro La sépulture provisoire du Pape doi* re &| faire le troisième jour des services d'obsc-$£ ques. A cette cérémonie assisteront seule-la ment les prélats de la Chambre apostoli-|3 lIue. i£S chanoine? do Saint-Pierre, les fa-13 miliers du défunt, les cardinaux créés par S|j lui et le cameriir.gue. i|| La cérémonie aura lieu vers le soir. Les sa portes de ia basilique seront fermées. Seu-'M le la lueur des torches éclairera les ini-§§| menses voûtes et les cinquante ou cent jga personnes convoquées passeront dans ces saisissantes ténèbres. La scène est d'un gg effet indicible. 58? Les chanoines sortiront processionnelle-ment de la sacristie en psalmodiant le «Mi-£»] serere» et so rendront d'abord à lu cha-SS pelle du Saint-Sacrement où seront assem-Sî blés les cardinaux qui, tous, tiendront en 3a innins des cierges allumés. 3s| Ils soulèveront le lit de parade sur lequel *Jm sera étendu le cadavre du Pape et, chargés de leur funèbre fardeau, se remettront en ÎS§ marche toujours au chant du «Miserere». Hp La procession se déroulera à travers les Sa né s latérales de l'immense basilique plon-jgl gée dans l'obscurité ,passera devant la «•S vieille statue d'airain de Saint-Pierre, 'ie-jai vaut la Confession du tombeau de l'apôtre et parviendra enfin à la chapelle du jB chœur des chanoines, où trois cercueils |s| seront préparés. |§a Les chantres entonneront l'antienne In WÈ Paradisum » ; le doyen du chapitre bénira 10 les cercueils, donnera l'eau bénite et l'en-'38 cens au cadavre. On chanterc l'fc.ntienne g! « Ingrcdiar » et le psaume « Quem admo-£fjg duni desiderat servus ». ..'officiant pronon-jpB cera les prières de l'absoute, après quoi 3fi| les chapelains .aidés de gardes nobles, 39 saisiront les bords du grand lmccul de iM la'ue rouge frangé d'or, et, soulevant le ï51 cadavre, le déposeront dans le premier cer-<&§ cueil de bois de cyprès, avec tous les orne-SS monts pontificaux. Sjl Le majordome y mettra trois bourses, §■ contenant des médailles d'or, d'argent et i|§# de bronze, à l'effigie du défunt, en nombre 5jS £gal à celui des années du Pontificat qui MS vient de finir. Le premier des cardinaux £9 de sa création déposera aux pieds du corps g«j un tube en métal contenant un parchemin $S| relatant les principaux faits de la vie et du Gflj règne du Pape enseveli. !.e majordome re-couvrira le visage et les mains d'un voile •Sfe de soie blanche. Deux traîtres des cérémo-g§§ nies 1 ndront sur i corps un voile de pour-5S pre et envelopperont 1. fout du grand lin-jfp ceul en brocart qui recouvrait le lit funé-3? raire ,avant que le couvercle ne soit vissé. jXL; Une suprême prière d'absolution et une dernière bénédiction seront dites, puis le §|rl notaire du chapitre donnera lecture, à ge ijsfi noux, de l'acte constatant la mise en bière jâj du cadavre et la remise qui en est faite 3H parle Sacré-Col'ftge, nu chnnitre de Saint Ï5|| Pierre. Ce premier cercueil, portant lej SB quntîo cachets en cire rouge du camerlir gue, du majoïdoine, de l'archiprftîo gl dï chapitre de la basilique, sera renfermé dans un second cercueil de plomb dont le couvercle, scellé par les mêmes sceaux en plomb, portera une inscription marquant la durée du Pontificat et la date du décès. Ces deux cercueils seront enfin déposés dans un troisième en bois de chêne ou de châtaignier. Le triple cercueil sera alors introduit, au chant d'une dernière absoute, dans une niche pratiquée à mi-hauteur d'un pilier situé à gauche de la chapelle du chœur des chanoines, au-dessus de la porte qui donne accès à la tribune des chanoines. Il y a là comme une sorte de sarcophage en permanence, encadré dans les décorations architecturales, c'est le loeulus spécial aux Papes. Les ouvriers maçonneront aussitôt la partie antérieure fermée par une taNe de marbre, sur laquelle se lira le nom du défunt. Au-dessus du couvercle du sarcophage, on moulera une tiare placée sur un coussin. La dépouille mortelle du Pontife demeurera en cette sépulture provisoire, jusqu'au moment où elle sera transportée au lieu de sa sépulture définitive, dans le monument que les cardinaux créés par lui élèveront à sa mémoire. Ce transport cependant ne peut s'effectuer avant l'année révolue. Si, au moment du décès du Pape, le cercueil de son prédécesseur se trouvait encore dans le sarcophage provisoire, il serait descendu dans la crypte de la basi-lique.Le gouvernement de l'Eglise pendant la vacance du Saint-Siège Quelle est la situation légale du Saint-Siège et des cardinaux après la mort du Pape? Le Gouvernement italien l'a prévue dans sa loi des garanties. L'art. 6 dit : « Durant la vacance du Siège pontifical aucune autorité judiciaire ou politique ne pourra pour quelque raison que ce soit, gêner ou limiter la liberté personnelle des cardinaux. Le gouvernement veille à ce que les réunions du Conclave et des Conciles Œcuméniques ne soient troublées par aucune violence extérieure ». Art. 7. — « Aucun officier de l'autorité publique, ni aucun agent de la force ne peut pour l'exercice des actes de sa fonction pénétrer dans les palais ou dans les lieux qui servent d'habitation habituelle ou temporaire au Souverain Pontife ou dans lesquels se trouve réuni un conclave ou un concile oecuménique si ce n'est avec l'autorisation du Souverain Pontife, du conclave on du concile. « En face de ces promesses génériques du gouvernement italien, Pie IX prit des précautions très sévères pour sauvegarder les droits du Vatican et la liberté du conclave. Il rédigea trois bulles secrètes la première, « In hac sublimi », du 23 août 1871, la seconde, «Licet per apostolicas», du 8 septembre 1874, la troisième, « Consulturi », du 18 septembre 1877. Pour maintenir les droits de souveraineté et d'extraterritorialité, ce règlement ordonne au cardinal camerlingue de se rendre au Vatican, aussitôt après la mort du Pape, de ne plus s'en éloigner, de faire acte de souveraineté, de constater le décès comme seule autorité légale, d'apposer lui seul les scellés. A cela il joignit un «R^'ement à. observer par le Sacré-Collège à l'occasion de la vacance du Siège apostolique ». Ce règlement très sage fut "rédigé par le Camerlingue qui était alors le cardinal Pecci, il porte la date du 10 janvier 1878. Les portes du Vatican devront aussitôt être fermées, on n'y admettra aucune autorité civile ou judiciaire du Gouvernement italien, qui se présenterait pour exercer un acte de juridiction ; si quelqu'un se présentait déclarant qu'il vient faire une oo- nunicetion, seuls le cardinal Camerlingue ou le Doyen du Sacré-Collège pourrait le recevoir, mais dans un local aparté. Si le gouvernement veut entrer en rapports officiels avec le Sacré-Collège, on devra répondre « que 1" Sacré-Collège, fidèle à ses serments, ne peut rien changer à la situation qui lui est léguée par le Pontife défunt, situation qu'il doit transmettre intacte 5. son successeur ; qu'en conséquence, il ne peut se mettre en relations avec un gouvernement qui n'avait point de rapports avec le Pontife défunt; que d'ailleurs il n'a aucun besoin de secours dans l'intérieur même du Palais Apostolique et que pour le reste il ne saurait endosser la responsabilité de la tranquillité publique dans une ville qu'il ne gouverne pas». La souveraineté qui réside en temps ordinaire en la personne même du Pape, est dévolue, « Sede vacante », au Sacré Collège comme corps moral, représenté par le cardinal doyen auquel s'adjoignent les doyens des cardinaux-prêtres et des cardinaux-diacres- L'exercice du pouvoir est cependant au cardinal camerlingue qui, comme nous le disions plus haut, est le chef du pouvoir exécutif au point de vue de l'administration temporelle de l'Eglise. Le cardinal-camerlingue de la sainte Eglise romaine Le cardinal-camerlingue a, en quelque sorte, succédé à l'archidiacre de l'Eglise romaine comme le cardinal-vicaire ou le grand-pénitencier en rappellent l'archi-prêtre.Le cardinal-camerlingue est le chef de ! la Chambre apostolique ; il la préside ; il a un droit spécial de connaître des causes et des affaires qui d'une manière ou d'une autre, sont du ressort de cette chambre. A la mort du Pape les droits du cardinal-camerlingue, au lieu de se perdre, s'étendent et s'accroissent : il représente en quelque sorte la puissance temporelle du Saint-Siège comme le Sacré-Collège représente la puissance spirituelle, et de même que la juridiction spirituelle passe au Sacré-Collège, de même le pouvoir gouvernemental passe principalement aux mains ■ du camerlingue. La garde suisse est à ses I ordres ; il fait battre monnaie aux armes de sa maison, sous le signe de la vacance II du Saint-Siège (deux clefs en croix sous le gonfanon, ou pavillon de l'Eglise), et il ne partage la suprême administration qu'avec trois cardinaux renouvelés tous les jours ; c'est-à-dire d'abord avec le cardinal-doyen, premier cardinal-évêque, le premier cardinal-prêtre et le premier cardinal-diacre présents à Rome, qui, au bout de trois jours, sont remplacés, à leur tour, par les cardinaux suivants, toujours d'après le rang d'ancienneté, et ainsi de suite, jusqu'à l'élection du nouveau Pape. Cependant, pour obvier aux inconvénients que pourrait entraîner, en certaines circonstances, ce mode de gouvernement, il arrive quelquefois que le Sacré-Collège confie la direction des affaires à une commission permanente, prise en entier parmi ses membres. En tous cas, le camerlingue a conjointement avec eux, la charge du gouvernement ; ils donnent les ordres, règlent tout ce qui concerne la justice, la politique, les fiances, l'armée, etc.; il nomme aux fonctions publiques ou confirme ceux qui les possèdent car, par la mort du Pape, tous les fonctionnaires sont révoqués « ipso facto ». La Rote et les autres tribunaux de justice sont suspendus, la Daterie n'expédie plus de Bulles. Ainsi l'a réglé la Bulle « In eligendo » de Pie IV. Le Sacré-Coltègo Après le Souverain Pontife, rien n'est plus grand dans l'Eglise que le Sacré-Collège. Les cardinaux, conseillers du Pape pendant "sa vie, prennent, à sa mort, les rênes du gouvernement ecclésiastique, jusqu'à ce qu'ils aient, suivant les règles établies, désigné celui que Jésus-Christ fait son vicaire. Dans la société spirituelle tout se tient, et lorsqu'on étudie cet organisme divin, l'esprit découvre d'admirables analogies entre les diverses parties, entre chaque partie et le tout. Le Sacré-Collège est au Souverain Pontife, toute proportion gardée, ce que le chanitre est à l'évêque, et de même qu'à la mort de l'évêque 16. juridiction est dévolue au chapitre, de même à la mort du Pape la puissance spirituelle passe au Sacré-Collège, qui est vraiment le chapitre, le Sénat de l'Eglise universelle. Dans l'antiquité, les Eglises principales étaient des Eglises cardinales, comme on appelle cardinales les principales vertus morales, parce qu'elles sont le fondement et le soutien de toutes les autres. Des églises le titre passa à ceux qui les occupaient et il fut donné aux chanoines des grandes Kglisoe, comme Milan, Crémone, Rav.ir.ne. Naples, etc. Mais en 1567, saint Pie V, par une const'tution datée du 13 des calendes de mars, abolit ce titre dans toutes les Eglises, et le réserva aux seuls cardinaux de l'Eglise romaine, auxquels Urbain VIII donna le titre d'Eminentissimes, qui n'appartient qu'à eux seuls. De même que les chanoines sont attachés à leurs Eglises, et ne les peuvent quitter tant qu'ils conservent la dignité et la charge de chanoines, de même, dans l'origine, chaque cardinal devait occuper l'Eglise dont il avait le titre, et ne pouvait la confier à des mains étrangères ; il était dit « Cardinal » non seulement à cause de la dignité de son Eglise, mais encore parce qu'il ne faisait qu'un avec elle : « Presby-ter incardinatus Ecclesice ». D'où il suivait que les titulaires des évêchés suburbicaires avaient seuls, parmi les cardinaux, la charge épiscopale ; les cardinaux-prêtres n'étaient pas, comme beaucoup d'entre eux le sont aujourd'hui, des archevêques des différents sièges de la chrétienté, ils pouvaient avoir un titre d'évêque « in parti-bus », ils ne pouvaient pas avoir d'évêché, ils devaient tous leurs soins à leur église cardinale. On voit que la charge, la dignité et le nom même de cardinal remontent à l'antiquité la plus reculée. Sous une forme ou soûs une autre, depuis saint Pierre jusqu'à nos jours, les Papes ne négligèrent jamais de s'entourer des conseils et des lumières des membres éminents du clergé. Au troisième siècle, saint Corneille parle du « presbyterium » de l'Eglise romaine et c'est à l'exemple des Souverains Pontifes que les plus grands évêques, saint Cyprien, saint Ainbroise, saint Augustin, prennent, au début de leur épiscopat, la résolution de ne rien faire sans consulter leurs prêtres. L'Eglise est une monarchie, mais une monarchie toute paternelle, et où rien ne se fait que par coi.seil : « Voilà pourquoi, » dit Benoît XIV, le Souverain Pontife ne » traite jamais une affaire difficile sans » prendre conseil de ses frères, c'est-à-dire » des cardinaux, bien qu'il sache que son » pouvoir est souverain et qu'il ne dépend » en rien de leur assentiment. » Le Sacré-Collège se divise en trois ordres : l'ordre des cardinaux évêques, l'ordre des cardinaux prêtres, l'ordre des cardinaux diacres Les Papes créent souvent des cardinaux dont ils taisent les noms, et qu'ils réservent, comme on dit, « in petto », pour les publier plus tard. Clément XIV en réserva ainsi jusqu'à onze en une seule fais. A la mort du Pape, et le rs même qu'il aurait laissé des traces authentiques de ses volontés, les nominations des cardinaux réservés « in petto » sont comme non avenues.C'est le Pape qui choisit et qui nomme les cardinaux librement et «propria motu»; néanmoins, il est dans l'Eglise romaine un certain nombre de places qui, occupées pendant un certain laps de temps, donnent des droits à cette dignité, et il est rare que les règles établies à cet égard soient arbitrairement violées par le Souverain Pontife.Les puissances catholiques avaient autrefois le droit de présenter à la nomination du Pape un certain nombre de cardinaux, appelés pour cela « cardinaux des couronnes ». Rome paraît considérer ce droit comme aboli par les révolutions, cjui ont si profondément modifié les rapports de l'Eglise avec les Etats divers. Néanmoins, en fait, la France et l'Autriche jouissent encore du privilège de désigner des cardinaux. LE PAPE ET LA G CE Rit H La 7rtbuna rapporte tjue le Pape, mercredi, dans un moment de lucidité, a dit, faisant allusion à la guerre : € Je donnerais ma pauvre vie afin d'épargner la mort d'un si grand nombre de jennes hommes. » I,E§ PARENTS »E PIE X Le Giornale d'Italia dit que le Pape n'a constitué aucun patrimoine à ses parents qui continueront à gagner leur vie par le travail. Pie X a seulement, dans ces dernières années, consenti à contracter une assurance sur la vie de quelques dizaines de mille francs en faveur de ses soeurs. LE CONCLAVE On pense que le conclave pourra s'ouvrir le 30 août, c'est-à-dire à la date la plus rapprochée possible de la mort, puisque la règle veut qu'il s'écoule au moins dix jours entre les deux événements. S. E le cardinal Mercier, archevêque de Mahnes, se rendant à Rome pour le conclave, est arrivé à Lille, jeudi soir et en est parti vendredi matin. Rappelons que Léon XIII est mort le 20 juillet 1903 et que le conclave s'est tenu le 31 juillet. Le prochain conclave, qui nommera le nouveau pape, se composera de tous les cardinaux, dont voici la liste : Car.hnaUx-éviques. — Délia Volpe, doyen, camerlingue ; Vannutelli, (Sera-fino), sous-doyen, évéque de Porto et Ste-Rufnr.e; Agli irdi, évêqued'Albano; Vannutelli (Vincenjo), évéque de Palestrina ; 1 Cassetta, évêque de Frascati; De Lai, évêque de Sabine. Cardinaux-prl/res. — Neto, premier prêtre ; Gibbons, du titre de sainte Marie in Jt-unslevere; di Pietro ; Logue, Vas-cazari, Ferrari, Gotti, Ferrata, Prisco, de Herrera y de la Iglesia ; Francica Nava di B ntife ; Richelmv ; Martinelli ; de Skrbenskv-Hriste ; Boschi ; Bacilieri ; Katsohthaler ; Merry del Val ; Arcoverde de Alburquerque ; Cavallari; Rinaldini ; Lorenzelli ; Maffi ; Lualdi ; Gasparri ; de Cosy Macho ; Falcor.io ; v'ico ; Granito Pignatelli di Belmonte ; Bourne ; Bauer ; O'Connel ; Farley ; Almaraz J. Santos ; Mercier ; de Hornig. Cardinaux prêtres français : Luçon ; Andrieu ; Amette ; Dubillard ; de Rovéréde Cabrières. Cardinaux-diacres. — Cazianode Aze-velo ; Bisleti ; Pompili ; Billot (Français) ; Van Rossum. />. ,-otte liste, il convient d'ajouter les dix cfirdmaux nommés au consistoire du 25 28 mai 1914, savoir : Sevin, archevêque de Lyon; Bégin, archevêque de Québec; Hartmann, archevêque de Cologne ; Pifîl, archevêque de Vienne; Bettinger, archevêque de Munich ; Dominique Seraphini, archevêque de Séleucie ; délia Chiesa, archevêque de Bologne ; Michel Lega, doyen de la Kote ; Tecchi, assesseur de la Consistoriale ; Giustini, secrétaire de la congrégation des Sacrements. Les cardinaux récemment décédés étaient : Oreglia, Ratnpolla, Kopp, Gen-nari, Lugari. Le camerlingue délia Volpe est né à Ravenne en 1844. Il habite Rome II a été nommé, en 1911, prélet de l'Index, et, depuis, camerlingue. Le secrétaire d'Etat du pape, Merry del Val, cesse d'exercer ses fonctions à dater de la mort du pape. En résumé, le prochainconciavese composera de soixante-deux car ti Le conclave, rappelons-le, > assemblée des cardinaux enfermes « uec une clef, et ainsi enlevés à toute influence extérieure. Dans une grande salle du Vatican, on éléve des cloisons qui lorment de petite pièces où se tiennent les cardinaux. A tous les étages du palais des appartements sont ainsi découpés, suffisants pour que deux cent cinquante personnes y puissent être logées ; les membres du Sacré Collège d'abord, les ecclésiastiques servant de secrétaires aux cardinaux, et les laïques, employés ou domestiques, autorisés à demeurer dans le conclave. Toutes les issues sont murées, sauf une livrant passage aux curieux n'ayant pas le droit d'être captils. Aux alentours le gouverneur et le maréchal du palais tont la garde. UNE I»JKS SŒURS »I> PAPE TOMBE HALABE On télégraphie de Rome à l'Echo de Paris ■ « Une des sœurs du Pape, Mlle Marie Sarto, est tombée malade à la suite de l'émotion qu'elle a éprouvée dans la journée d'hier. Son état inspire de l'inquiétude. • LE PAPE ET LA GUERRE Le Giortiale d'1/aha, a# nom du peuple romain, propose qu'on grave sur sa tombe : « La guerre l'a tue ». Le docteur Marchiafava a déclaré, en effet, que l'organisme du Souverain-Pi>n tife aurait pu résister à la maladie s'il n'avait pas eu à supporter le coup moral que lui a porté la guerre. UXTE ALLOCUTION »E PIE X Quand les moines et ecclésiastiques français quittèrent Kome pour l'armée, Pie X dit à quelques-uns d'entre eux : «Je sais, mes chers entants, que votre pays ne voulait pas la guerre et qu'il se lève pour se détendre comme au temps de Jeanne d'Arc. j Ne cessez pas de prier et de faire prier Dieu autour de vous par l'intercession de votre grande et bienheureuse Jeanne d'Arc, » Le sort de la Belgique émouvait aussi profondément le coeur du Pape. Son héroïsme le remplissait d'admiration, tandis que leur horreur de la guerre le faisait pleurer de douleur. Quand il apprit les massacres de Visé et d'Argenteau, il s'écria : « Ahl malheureuse guerre, abominable. Elle me lera mourir. » I Dernière Heure Liège repris MONS, 22 Août Liège serait repris par les Anglais et les Français. Les détails manquent. Combat à Casteau Un gros engagement s'est produit entre les Anglais et les Aile- 1 Tiands à Maisières et Casteau. Les Allemands avaient plus de 3ix mille hommes en ligne. DEVANT NAMUR La journée a été chaude devant Mamur. On a entendu une forte :anonna 'e. Les Allemands ont du res te été repoussés. a mmmî ' A 5 heures après-midi un détachement de dragons français est lussi arrivé à Tournai. La popula-:ion les a acclamés avec enthousiasme. LES GUERRES EN EUROPE BELGIQUE ET ÂLLEMÂHE ^ —™ ! La vérité sur la situation I Une dépêche affichée hier Qrand'Place à Tournai a mis en émoi la population endonnantunrésuméd'une proclamation du Roi du ; texte de laquelle on était amené à croire que la Bel- i gique renonçait à la lutte et livrait son territoire aux Allemands. 11 est profondément re= grettab e que de telles nouvelles soient lancées dans (e public sans contrôle. Il n'y a pas eu de proclamation du Roi, mais une proclamation du Conseil des Ministresdélibéréeavec le Roi et l'Etat-major. Loin de lâcher pied, les Belges se préparent à lutter plus vigoureusement que jamais contre l'envahisseur. Par tactique l'armée s'est retirée devant des forces supérieures, mais elle reprendra l'offensive dès que les ailiés auront amené des renforts suffisants. Voici du reste le texte de ia proclamation officiel e : Dans la journée du 18 août, l'armée belge établie sur la position qu'elle a, pendant plusieurs jours, défendue vaillamment et avec succéB, s'est trouvée subitement attaquée par des forces allemandes considérablement supérieures aux siennes. Après un combat meurtrier, il a été décidé de transférer le quartier généra! à Malines, puis à Anvers, et de replier l'armée de campagne v<"rs l'enceinte d'Anvers, pivot de ia défense nationale. Ces dispositions sont conformes au pian traditionnel de défense établi depuis 1859. Elles permettent à la Belgiqt: : de conserver une armee qui, bien qu'éprouvée par de nombreux et valeureux combats, pourra continuer, pour la sauvegarde de l'indépendance, à prêter une aide efficace, dans la suite des opérations de guerre, aux armées de3 puissances garantes. De plus, des forces considérables assu- | rent la défense de ta position de Namur, | ^ui commande le passage de la Meuse. f- Convaincue de la justice do sa cause et £ forte de l'approbation de la conscience 1 universelle, la Belgique continuera, par u l'union patriotique ds tous, h lutter pour 5? le droit et à défendre l'indépendance de S >on territoire. Nouvelles négociations après 1 Liège Sous ce titre, 3o c Times » publie In note &j lue voici : cette note corrobore encore, s'il (| 11 était besoin, le document officiel ci-dî-isus: m « De?! bruits circonstanciés d'une nouvelle è entative par l'empereur d'Aïlemn^nc pour S •btenir ]e consentement de la Belgique eu w >assa£e des troupes allemandes pnr le terri- j| oire belcce circulaient depuis quelques fours g lans le? cercles diplomatiques do Londres. S ?ous sommes en mesure de pouvoir déclarer « lue ces rumeurs sont fondées. > » Après les lourdes pertes supportées par « 'armée allemande dans ses tentatives po-jr & •couper le3 forts de Liège, Tempereur d'Al- g ernagne s'est, par l'intermédiaire de ta S eine "VTilhc-lmîne de Hollande, mis en rsp- a >ort, avec le roi Albert de Belgique et lui js . promis, rendant hommage à 'a valeur j| >elge, le traitement Je plu?, considéré pour a population belge et respect absolu de Fin- F. égrité du territoire belge si la Belgique p onsentait ii abandonner sa résistance et à | .ccorder aux troupes allemandes le droit de S ►assaeô peur attaquer la France. • Ces ouvertures ont été énergiciuement g epoussées par le Roi des Belges, d'accord gi .vec ses ministres et ses conseillers rnili- g aires ». La iMK de la Hsllide \ ** s ON A FAIT COURIR LE BRUIT QUE | -A HOLLANDE LIVRERAIT PASSAGE g *UX TROUPES ALLEMANDES ET SE ff PRÊTERAIT A LEUR RAVITAILLE- | VIENT. CES BRUITS SONT ABSOLU- ^ VIENT FAUX; LES HOLLANDAIS EN- || FENDENT, COMME NOUS, DÉFENDRE | .EUR INDÉPENDANCE ET MOBILISENT | -EUR ARMÉE POUR SAUVEGARDER 1 -EURS FRONTIÈRES, COMME NOUS I L'AVONS FAIT, NATURELLEMENT, LA HOLLANDE i ÏESTERA NEUTRE JUSQU'AU JOUR 3U LES ALLEMANDS ESSAIERAIENT D'ENVAHIR SON TERRITOIRE. La campagne en Belgique On lit dans le « Times » ; Il y a toute apparence que ies Allemands :ont commencer bientôt un mouvement offensif, qui leur est d'ailleurs imjMsé... Si l'on jonsidère les victoires allemandes dans le3 emps modernes, on remarque qua tous leurs >lus grands succès ont été obtenus par des [g nouvemeut tournants. Si un pareil mouve-nent, au nord de la Meuse, devrait être cou-•oené de succès ce serait là un danger pour .es _ alliés. Très prob—ilcment il sera tenté, nais il se combinera avec une attaque générale sur le front, dans le but d'empêcher les •«'serves, des alliés de renforcer leurs troupes lans le nord. Mais il faut observer que la >osition des armées allemandes est comme lepuis dix jours et que le générai Jofîre a îu tout le temps de varier ses dispositions, de manière à pouvoir faire face à toutes les §j éventualités. 11 suffit detudier le cours de la Meuse, de ienir compte de l'importance de Namur et ie so souvenir qu'une armée allemande ma-iceuvrant au nord de ce fleuve large et pro-bnd risque d'être séparée de aes soutiens. [On prétend que c'est chose faite). Les jours se sont écoulés. Le retard causé iux Allemands par l'héroïque conduite des Belges et de Liège au ont mis la France à nême de'placer à sa frontière nord tous les nommes entraînés qu'elle possède.'La France doit s'être assuré une sérieuse prépondérance numérique ; l'esprit de ses troupes est superbe j elle sait que l'attaque allemande ist plus dense au nord ; aussi pouvons-nous avoir confiance qu'elle est tout à fait préparée dans la région on nous sommes, nous-oiêmes, le plus directement intéressés. La France a fait son plan de campagne sans avoir l'assurance d'un secours militaire anglais. L'arrivée de notre armée est un gage supplémentaire de sécurité plutôt qu'une nécessite reconnue. Nous devons, naturellement, nous attendre à des succès allemands sur certains points du champ de bataille, mais il y a tout espoir que l'Allemagne ne réussira pas ù traverser les lignes des alliés, et. dans les conditions actuelles un échec allemand sur ce point équivaudrait à une tragédie. Les pertes allemandes Sous le titre de c Première addition », 1e « Matin », de Paris, récapitule oe que les Allemands perdirent déjà : 9i canons, 10 autos, | 4 drapeaux. Voici le3 détails ? 24 canons pris J

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Cet article est une édition du titre Le courrier de l'Escaut: journal politique, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Tournai du 1829 au indéterminé.

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