Le courrier du Limbourg

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s.n. 1914, 25 Avril. Le courrier du Limbourg. Accès à 15 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/9882j69d22/
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COURRIER DU LIMBOURG Ons'abonne à Tongres' t chez II. COLLEE, éditeur m et propriétaire d3 cette Ë euille. Le Courrier paraît le h fameeli. Tout envoi concernant ■ lejournal doitétre adresse E franco à l'éditeur, grand' 9 place, 37-39, à Tongre?. ^ ABOIEMENT En an fr 5 ou mois. > 3 Pour l'étranger leport en sus. Les abonnements son payables par anticipation Annonces:lalignelr 0.15 Unnuméro, |, 0.10 Réclamés, r parafions judiciaires et aut es insertions dans le c rn journal,! fr. la 1 g On traite àtorlai esannon-.gsàlongt " gsf^va fgM FEUILLE HEBDOMADAIRE. PREMIERE FEUILLE. Élections législatives DU 24 MAI Le @on?ememeat calbdiiqu è et la loi militaire Dans un précédent article, nous avoi montré comment, pressé par les circoi stances extérieures et placé en face c nécessités nouvelles, le Goovernemei Catholique fut amené à demander au Représentants de la Nation le vote c la loi militaire nouvelle. è Nous disions également que, s'il n'he sita pas à faire tout son devoir pou >t mettre la Belgique en état de défendr e efficacement son indépendance, il su r cependant rester fidèle à cet esprit d .. modération et de démocratie qui présid ir à toutes ses réformes ; il s'appliqua e >t effet, à limiter les sacrifices qu'il alla; ■| réclamer du Pays et s'efforça spéciale i_ ment d'en alléger le fardeau aux classe laborieuses : c'est ce que nous nou proposons d'exposer aujourd'hui. Les partis d'opposition rêvaient l'en casernement de tous les jeunes gen inscrits sur les régistres de recrutemen et auraient voulu voir instaurer le ser vice général PUR ET SIMPLE ; 1; Droije au contraire, plus sage et plu réfléchie, s'ingénia à concilier les exi gences de la Défense nationale avec le: nécessités du Progrès social et écono mammmÊÊÈÊÉËÊim inique de la Nation : aussi, n'entem elle appeler sous les drapeaux que nombre d'hommes strictement née saire à l'organisation d'une bonne arm laissant le surplus des jeunes gens en de milice consacrer, dans d'autres maines, leur activité à la prospérité la Patrie. Il s'agissait, en conséquence, de p v voir un septième de libérations p 13 mettant de proportionner toujours nombre des incorporations aux née sités de l'organisation de l'armée. Et, c'est ici que se révelent les te dances sainement démocratiques de » loi nouvelle, car, à coté des exemptio pour cause physique, c'est-à-dire, po maladies ou infirmités, le législateui inscrivit toute une série d'exemptio basées sur des considérations d'hum nité en faveur des petits et des humble C'est ainsi que prenant en consid rationla composition de la famille,la 1 exempte du service, le milicien veuf q a retenu un ou plusieurs enfants de se mariage comme aussi le premier appei DES FAMILLES COMPTANT AU MOINS Cil* ENFANTS EN VIE PLUS JEUNES QUE I milicien. S'inspirant d'une pensé d< mocratique, surtout dans cette second disposition, les auteurs de la loi enter dirent alléger de cette façon la charg du service généralisé pour les farnilk ouvrières nombreuses : ils estimèreni a juste titre, qu'il était équitable de n pas enlever au père l'aide d'un fils su lequel il pouvait enfin compter, alors qu'en règle générale, il existe dans ce familles des fils plus jeunes pouvant plu tard, avec moins d'inconvénients, paye le tribut à la défense nationale. D'autre part, ne voulant pas que l'ac complissementdes obligations militaire, constituât une charge trop lourde pou: les déshérités de la fortune, le législa teur toujours dans un but de justice e d'humanité, maintint les tempérament: à l'appel au service existant déjà sous l'empire de la loi ancienne en faveur des classes nécessiteuses ; nous entendons parler de l'exemption au profit du milicien qui est 1 /ndispensable soutien a) de ses père et mère ou de l'un d'eux ; b) si ces derniers sont décédés, de ses aïeuls ou de l'un d'eux ; c) d'un ou de plusieurs frères ou sœurs. Considérant également que certains miliciens peuvent avoir un intérêt majeur à différer l'accomplissement de leurs obligations de milice, le législateur disposa qu'une exemption provisoire serait accordée aux inscrits lorsqu'ils ne peuvent sans subir un préjudice grave, interrompre leur s études ou leur apprentissage ou abandonner momentanément l'établissement agricole, industriel ou covimercial qu'ils exploitent pour leur compte ou celui de leurs parents. Ainsi, a droit à l'exemption provisoire le milicien qui, étant apprenti charron, n'a pu encore faire que ses débuts dans le métier et se trouve précisément en mesure vu son âge et la pratique déjà acquise, de parfaire son apprentissage. Puis,pour éviter qu'une famille puisse avoir deux de ses fils en même temps sous les travaux, la loi prévoit également une exemption provisoire en faveur du milicien qui, à la date de l'entrée au service de la classe de milice à laquelle il appartient, aurait encore un frère au service actif comme milicien. A coté de ces exemptions, dont la j- ju ^ a .s nj.rj .ni: lit- partie humanitaire n'échappera à pe le sonne, les auteurs de la loi en oi :es- encore inscrites d'autres, fondées, ell< ée, sur l'intérêt s cial : telle l'exemptic ige en faveur des jeunes gens porteurs de fo- diplômes pour l'enseignement primaire de c'est à dire en faveur des jeunes institi teurs ré- Enfin comme malgré ces motifs mul sr- tiples d'exemption,le chiffre de la levée le que détermine annuellement le législa îs- teur. sera encore dépassé — puisqu pour former le contingent, il suffir n- d'incorporer 49 °/? seulement des ins la critî — des libérations de service seron ns j encore octroyées à concurrence di ur j nombre de miliciens aptes au service ' y formant excéde?it sur le chiffre du con-ns tingent : c'est ainsi que pourront béné-a- ficier d'une exemption définitive, poui s. le second de leur fils qui serait appelé é- sous les drapeaux, les familles nom-oi breuses et les plus dignes d'intérêt dont ni un des enfants aurait déjà accompli un 'n terme de service. •É Telles sont brièvement résumées, Q les exemptions diverses prévués par le ■e législateur dans le but d'alléger poui le S- peuple des charges militaires que e réclame du Pays le salut de la Patrie. 1- Mais, de plus, estimant que la loi e militaire nouvelle serait par elle même s une chsrge déjaassez lourde pour les :, -classes modestes et pour la classe e moyenne, le Gouvernement entendit r leur épargner toute augmentation des , charges fiscales Comme le renforce-s ment de nos effectifs devait inévitable-s ment entraîner des dépenses nouvelles r considérables, il s'appliqua à se créer des ressources en atteignant exclusive-- ment la richesse, le luxe et l'agrément : s de là, la taxe sur les opérations de Bourse, sur les automobiles et les spectacles cinématographiques. Ainsi, fit il à la fois, œuvre de Patriotisme et de Justice : tous les honnêtes gens, tous ceux que n'aveugle plus le fanatisme de 1 anticléricalisme ne feront aucune difficulté à le reconnaître ! VINDEX. « .Pas d'impôts!» Le gouvernement catholique, s'il enfaut croire nos adversaires,a menti à toutes ses promesses. Il aurait successivement réalisé les divers points dupiogrammelibéral qu'il avait combattus.Nous avons montré à quel point cette affirmation était spécieuse, et cette accusation mal fondée, en ce qui concerne la défense nationale. Nous en pourrions dire autant de la question scolaire, que la gauche nous a reproché également de résoudre par des emprunts faits à son programme. Ce qui n'empêche pas anticléricaux de tout ramage de déchaîner contre le nouveau régime proposé, comme si une terrible catastrophe de l'enseignement populaire devait s'ensuivre. En matière d'impôts, même grief. Ici encore, — le « Journal du Lim-bourg » le repète dans son numéro de samedi dernier. — le gouvernement catholique catholique se présente devant les électeurs après avoir manqué à ses plus solennels enga-gements : « Les précédentes cam- i Il 1„ 1 _ 1 • A31JUM AUAlKi r- pagnes électorales se firent, insini it t-il,avec ce mot d'ordrede railleme ss Pas d'impôt ! » n j En vérité !... S ! ,1 ^-e (( ^°iu, nal du Limbourg » re d rail un fier service à la cause lit i- îale si elle parvenait à dénicher,dai les- programmes des élections < . » °u de 19|0, la preuve aulhe , tique de ce prétendu mot d'ordre ' .oo11,"6 chose est vraie> c'est qu'e 3 loo4 nous avons couru sus au m'inii i 1ère libéral, au cri de : A bas le • Graux impôts! Hâtons nous d'aioi t ter que le ministère libéral nou 1 avait fourni l'occasion d'articulc : contre lui bien d'autres griefs — t des griefs beaucoup plus grave — que celui d'avoir gratifié le pav de taxes nouvelles. Une autre chose est vraie, c'est qu te ministère catholique de M. Beer naert, pour dégager la parole donnéi par ses amis avant le scrutin, j supprimé de mulliples contribution: et taxes, compensant et au-delà 1, produit des charges dont le cabine défunt avait grevé les contribua bles. La politique du minisîère de M Beernaert, la politique de tous les cabinets catholiques, visa à restrein dre les dépenses publiques dans les bornes du strict nécessaire, en tous cas, a maintenir le développemenl des dépenses publiques dans la limite de? la progression que suivait le développement des recettes. ISous rappellerons le; succès de cette politique au moment voulu, et nous établirons par chiffres que, durant vingt neuf années, tous les budgets furent bouclés avec un boni considérable. Mais il est faux que le gouvernement se soit interdit, une fois pour toutes et à jamais, d'établir aucun nouvel impôt. Il en a, depuis 1884, établi plusieurs, non certes en vue de se procurer des ressources, mais pour accorder à certaines industries et à 1 agriculture une protection mo-déree contre la concurrence étran gere. Et aussi pour réagir contre 1 abus des boissons alcooliques. La presse libérale se fait illusion si elle croit qu'il lui suffira, pour battre le gouvernement en brèche, d alieiguer L s prétendues promesses faites par les catholiques. 11 lui faudrail demontrer, en tout premier Iieiy, que les impôts de 1913 ont <5le décrétés pour porter remède aux résultats el'une gestion impré voyante ou même simplement malheureuse.Nous avons établi que, tout au contraire, le produit présumé des nouveaux impôts sera très-inférieur au surcroît des dépenses occasionné par la seule réorganisation de nos forces militaires. Preuve que sans cette réorganisation, le gouvernement n'eût pas eu besoin de réclamer des ressources supplémentaires pour présenter des budgets en bel excédent. Et cela malgré la crise monétaire jui pose sur tous les pays, et m ilgré les charges que le développement le noire outillage économique et de Mire législation sociale impose au trésor. 1 J. ' > I NcÎmS, ferons en lemP9 opportun S39n ? f suf:esllf enlre les imPôfs' Hn! t 3X68 antidémocratiqu n- hnn« certaines fi'randos administ, é hlr.nl communa es carteliistes acc e- I blent la population. îf , Et la Presse anticléricale reerc le Uera- nous osons le prédire ! terrain. Ia polémi<Iue sur « n I - 's Droit de réponse. 1_ c L il°norable bourgmestre d'Eber s Hmael vient d'adresser le droit de re r ponse suivant au « Journal du Lim t bourg : s j Eben-Emael, le 22 avril 1914. 8 Monsieur l'Editeur du Journal di B I Limbourg Tongres. - ,, Vous avez un rédacteur qui fait preuvi 3 d une jolie audace. Après avoir lancé ; 1 j°Plnl0n publique cet invraisemblable ; défi,de mer des faits ejui ont eu pour té. ; moins 300 personnes,il tente dans votre k numéro du 19 avril de sortir de l'impasse où il s'est engagé, et de répon-I dre à la mise en demeure très nette, I sans ambages, que je lui ai adressée , ainsi qu'à ee l'Express, » relativemenl aux incidents du Meeting d'Eben. Vous avez imprimé qu'il était calom nieux d'écrire que des cris de ee Vive la I Commune ! » ont été poussés au mee-ting d'Eben et que ces cris ont été immédiatement relevés par M. le Ministre Helleputte. Vous avez affirmé que M Helleputte avait dû se rasseoir sans pouvoir achever son discours. I résident du Meeting d'Eben, j'ai I affirmé et j affirme que ces cris ont été I poussés et que M. le Ministre a terminé I son eliscours, applaudi par la presqu' I unanimité de l'assemblée. J'ai défié 1 Express,— et mon défi subsiste — et je vous l'adresse à nouveau, — d'établir qu'il en fut autrement : 25000 frs,à votre caisse électorale, I sij ai menti, 5000 frs aux pauvres d Eben-Emael, si.... vous n'avez pas dit la vérité ! ! Tout celà est clair, tout celà est pré I cis. Que répond votre rédacteur ? II essaye de se tirer d'embarras par des attaques personnelles. C'est son habitude.C est l'argument de ceux qui n'en ont pas. Vous direz à votre rédacteur que des attaques personnelles me laissent absolument froid, fout au plus me font-elles éprouver un sentiment de vraie commisération pour le pauvre homme, d'en être réduit là. Et il faut être réellement bien bas pour entasser l'Inquisition et le duc d Albe sur un malheureux docteur et finir par prêter à Mr Helleputte l'intention d'engager des électeurs à l'interrompre pour leur faire commettre des bévues, dont il pourrait profiter I ! ! C'est par des pirouettes de cette force que votre rédacteur croit esquiver la réponse bien facile aux points que j'ai précisés dans mon défi. Est-il donc si difficile de dire oui ou non ? A celà cependant se ramenait toute la réponse à me faire. Est-il donc si difficile deîîdirel la vérité ? ' sériions élans le ern journal,1 fr. la 1 g On traite àtorfai es annon-.asàlongt ^ dans nfoch^ préSente es olace Ç " prochain n° mêmes ■a- f/n rlôf- I ® que artl°le intitulé • - :t- Président du meeting d'Eben _ Georges DUPUIS ' 36 - Bourgmestre d'Eben-Em^l - Les socialistes et la religion Un journal socialiste hennuyer aui donne le ton aux cohortes rouges de :- u"6 réf°n' et affiche très nettement . tendances anti-religieuses les plus marquées, se charge de compléter no re documentation, déjà très fournie sur 1 trr^ peU7eDt Parfaitement s'enrégimen-! den?-iinsS. rMgS SociaIistes. Préten- des déclarations émanées de plusieurs des grands lamas socialistes, et que nous livrons à la méditation des naïfs intégral : «Ie"bSî sur la terre qu'après avoir aboli toutes iu":fe°s:»carce"e!-d ''S" i8q7NGTnJÏU C°ngrès de Stuttgart en 97 ■ <e Nous avons, sans ambaees et pour toujours, déclaré la guerre Jx d'athéLte ^ P6U n0US ChaUt les noms théistes ou autres qu'on nous lancera Liebknkcht, dans un discours en 1881 La christianisme, c'est la soumis- Ces't unareeSSe' ^6t la mort" I?1 un revenant du passé...» bas ïjBEL' au Reichstag allemand : ce A ba la croyance en Dieu ! Nous conT-battons sur le terrain philosophique et athéistes... Christianisme et socialisme se trouvent vis-à-vis l'un de l'autre ne?rSmnhaU * 16 f®" L" Le socialisme ter as Jfa TqUC ,°Uroù nous aurons terrassé a rehg.on... Ce ne sera qu'en Îe S a]eUneSS5,de t0ute éducation finaf » qUe n°US hâteronsle triomphe ce Fn^»°ÎT ¥A,L0N .c'est exprimé ainsi : cW à H ! SC16nCe et de la raison. social lG du Progrès_ philosophique et social, le mobile religieux n'est nas moins contraire au bonheur des hommes...»César db Paepb ; Nous devons ee déchristianiser le peuple ». C'est une rude besogne à faire et dont plus d'un démocrate embourbédans la religion ne comprend pas la grandeur, mais dont 1 avenir saura gré à ceux qui l'auront compris. » H Emïus Vandervei.de : « Supprimez Eglise, catholique ou protestante, peu importe, et la société capitaliste ne tient pas huit jours. Une société de libres penseurs ne pourrait vivre qu'en pratiquant la justice sans ee restriction », elle serait condamnée à la justice sous peine de mort. »La libre pensée conduit donc au socialisme ; le socialisme a donc impérieusement intérêt à favoriser les pro- uc ia ueiemse nationale avec ii nécessités du Progrès social et éconi Feuilleton du COURRIER DU L1MBOUR "* 1 iwStiCO-—■ — N° 19. — LÀ RANÇON DE L'HONNEUF p ar SERGE DAVRIL. Il rie fallait point songer à interroger les vo: sins, les maisons les plus proches étaient à plu de cent mètres de la ferme et ii était fort pre bable que Robert, s'il avait pris le parti de di; paraître, avait évité de passer devant des pei sonnes qui auraient pu le reconnaître. Une affreuse angoisse serrait le cœur d fermier. ,, , 11 essaya de jeter un coup dceil dans l'inté rieur de la maison par la porte vitree, mais le rideaux tendus derrière cette porte lui empê chèrent de voir ce qui passait au uedans. 11 avait la certitude ejue son epouse n'avai point fait à Robert des reproches qui pussent 1 mettre en colère»- La pauvre femme avait peut-être donné libr cours à ses larmes, avait montre son inelulgenc et son cœur d'or et rien ne pouvait laisser sup poser au fermier que son fils eut commis u mauvais coup en son absence. Et cependant, il songeait à des possibilité qui affolaient sa pensée. Il t»nta une fois encore d ouvrir la porte mais elle demeura obstinément close. Il ne fallait pas penser à aller chercher u serrurier. Reproduction interdite aux journaux qui n'or, pas ie traite avec la Société de Oens de Lettrt Je Paris. Sg j. 1 - "" 1 service actif comme milicien. A coté de ces exemptions, dont (r ' - Tout à coup, François Dayrelle se souvi qu'il avait descendu des outils à la cave matin même ; que la porte de la cave ét: restée ouverte et que, du sous-sol, il pouv; pénétrer dans la cuisine par une échelle et ui Irappe qui servaient en hiver et évitaient 1 passer par la cour pour aller quérir du vin. 11 descendit en toute hâte les degrés dé 1 cave. [ Heureusement, comme il l'espérait, la por ^ était ouverte. Il se précipita vers la trappe, la soulev pénétra dans la cuisine et fut frappé du déso dre qui y régnait. Des chaises avait été renversées des meubt étaient dérangés, les buffets étaient ouverts. Le fermier se précipita dans la chambré e Robert. 11 ne trouva, sur des chaises, que les loqui ~ sordides et répugnantes que son fils avait lai sées comme traces de son passage. ~ 11 revint dans la chambre de l'infirme. Le désordre était plus accentué, là encori que partout ailleurs. Les armoires avaient été ouvertes, Pur d'elles même avait été défoncée et sa glacé éta brisée. s Les tiroirs d'un secrétaire étaient tirés et le I menus objets insignifiants qu'ils contenaien étaient répandus sur le sol. t François Dayre'le comprit que son fils éta e revenu la nuit pour cambrioler sa maison < et qu'il s'était acquitté de cette vile besogn p pendant son absence. g Et c'était ce fils indigne et odieux qu'il ava essayé d'attendrir. a Une bouillonnante colère montait en lui e même temps qu'une terreur grandissante. s Que pourrait être devenue, Jeanne, la fei mière. Un faible gémissement, parti du pied du li ' attira son intention. a Franvois accourut, écarta les rideaux qi avaient été soigneusement lirés, et aperçut s emme bâillonnée et ligotée sur une chaise, f L'infirme s'était évanouie. ; En un instant, le fermier eut défait les lier s de corde qui lui attarhaient solidement les br; à son siège et la serviette qui lui maintenait I bouche close, manqué à ses plus solennels enga la gements : « Les précédentes cam nt J1, la porta sur le lit, lui prodigua des soins e 1 eut bientôt la satislaction de voir reprendr connaissance. -, Un long temps s'écoula avant que la malad le ait retrouvé l'usage de la parole. Je Une grande épouvante était peinte sur soi visage et elle était secouée de convulsifs fris I sons, de spasmes nerveux. fout à coup, elle éclata en sanglots, soi le enervement se calma et elle balbutia : — Je ne suis donc pas encore morte ! Hélas pourquoi ne suis-je pas morte avant d'avoir vi ce que j'ai vu? Ses yeux étaient égarés et s agrandissaien comme devant une vision d'horreur. Le fermier la questionna aussitôt qu'il jugei 1 qu'elle avait la force de répondre : — C'est Robert, n'est-ce pas ? >s — Hélas ! à peine étais-tu hors de la coUi qu'il se mit à chercher dans les meubles, dan: les tiroirs, comme si ma présence ne l'avai pas intimidé. Que fais-tu, malheureux, que fais-tu ? m'é-'■ criai-je. e — Allons, maman, me répondit-il, pis de t pétard ou je vous me's à la raison. C'est demain que papa Dayrelle doit acquitte) 1Ç son fermage, la somme est prête, il me la faut. , Dites-moi tout de suite où elle est et je vous laisserai tranquille ; je filerai et vous n'enten-I, drez probablement plus parler de moi... !t La mère Jeanne interrompit son récit. Elle suffoquait et, dans sa gorge sèche, les paroles s'étranglaient. it Elle sollicita un verre d'eau, en but une faible quantité puis essaya de reprenelre le fil dt son discours : — Misérable, m'ècria-je, tu es revenu pour nous voler ? « Pensez-vous, me dit-il que j'ai» fait des centaines de lieues pour l'aimable réception " que vous m'avez faite cette nuit ? 11 me faut de ■ l'argent ; c'est, pour moi, une question de vie ou de mort. On voit rouge quand on a faim. Je vous ai tendu la main, vous n'avez pas en de compassion pour ma détresse. Vous avez glissé dans ma poene, il est vrai, quelques pièces d'or ; mais qu'est-ce que cela Où puis-je aller avec cela ? ae notre outillage économique et de notre législation sociale impose ai Trésor. ' Combien de temps puis-je subsister avec cette e aumône ? Je vous ai demandé de l'argent et vou: c m avez donne des conseils s. 1 out en parlant il continuait ses recherches, J Je voulus appeler. _ Je me traînai vers la fenêtre pendant qu'il était occupé à crocheter le secretaire; je réussi* a 1 ouvrir et je criai de toutes mes forces ■ François 1 François I Mais aussitôt je fus saisie > ligotée, attachée à une chaise et j'assistai, dans cette position, au sac de notre maison Nayant pas trouvé la somme d'argent qu'il 1 cherchait, il me questionna : — « Où est le loyer delà ferme : Dites-le moi. C est a cette époque que vous êtes munis d argent puisque vous avez vendu vos récoltes et des animaux gras .. d il souleva mon bâillon et réitéra sa question Je hurlai : va-t-on misérable, va-t-en ! et. de toutes mes forces, je criai : au secours i mais il étouffa ma voix avec sa main. I uis il me menaça d'un couteau et je m'évanouis.1 Quand je repris mes sens, il était encore occupe à démolir les meubles, à recueillir tout ce qui pouvait être de quelque valeur. II prit des montres, des chaînes, mon porte-monnaie contenant la petite mensualité que nous voulions adresser à son frère. 11 prit un1 revolver, notre arginterie en s'enfuit en me laissant là après m'avoir encore fait des menaces ^ a' chou blanc,mais je me vengerai » dit-il, en colère... Il brisa la glace de l'armoire avec une chaise et s'enfuit. Je l'entendis fermer la porte d'un tour de clef et lancer cette clef dans la cour. Elle a rebondi contre le mur de l'écurie... La lermière, à bout de lorces. cessa de parler. — 11 est heureux, clonclut François Dayrelle, Dayrelle, que j'aie songé à prendre sur moi les sommes d'argent que nous avons touchées ces derniers temps. Le gredi i n'avait pas d'autres projets que de nous les ravir. il me suppliait de lui envoyer un secours en 1 Angleterre pour pouvoir accomplir le voyage et son forfait , ia reponse a me taire. ' Est-il donc si difficile deîîdireî h vérité ? 1 , Puis, après un instant de réflexion il ajouta : Qui sait s'il n'eut point été préférable que . son cambriolage lût plus fructueux I L argent qu'il n'a pas volé ici, il cherchera à se le procurer ele la même maniéré ailleurs. Mais il ne doit pas être bien loin ; et ia gen-darmerie va le traquer comme une bête fauve de tous cotés et le retrouver; s'il faut l'.iider dans celte besogne, je lui prêterai mon concours._ Dans son exaspération indignée, ie fermier était décidé à recourir pour tout de bon à la gendarmerie. Mais sa femme lui fît remarquer que cette tentative ele cambriolage aggraverait encore le cas ele ce fils maudit; que ces juges militaires seraient mal impressionnés par celte complication ; que les scandales retomberait sur les habitants de la ferme et elle le suplia de ne pas donner de suite à ses projets. f rançois Dayrelle se rendit à ces observations et conclut : — Qu'il aille se faire prendre et pendre ailleurs Puis il se hâta de remettre de l'ordre dans la ma son avant le retour des ouvriers dans la ferme. 11 trouva la clef de la porte à l'endroit où 1 infirme I avait entendu tomber, fit le tour des bâtiments de l'habitation, découvrit des traces de pas a travers le jardin, qui indiquaient d une laçon précisé que Robert s'était évadé par le champs et avait dû gagner la forêt prochaine ou il était caché. Ces émotions trop violentes avaient jeté le fermier dans un accablement effrayant. Il vint s asseoir près du lit où sa femme sanglotait et s abandonna un instant à la douceur de verser des larmes. 11 se souvenait qu'un jour peu d'années après la naissance de Robert, une cruelle maladie avait tauli emporter cet enfant qui leur donnait aujourd hui tant de chagrin. Ils avaient veillé sur son berceau, sa femme I et lui, comme sur un dépôt sacré confié par la : destinee. Leur sollicitude avait arraché à la mort une ! proie qu'elle tenait déjà. 1 Hélas, pourquoi n'avaient-ils pas laissé la la macahrfi i'nnphanca trnnrtk,,- 1 • ,i> »La libre pensée conduit donc au socialisme ; le socialisme a donc impé-neusement intérêt à favoriser les pro- Umqde\armiêtreP0Ur ^ ^ CaU3e d Plus tard encore, la santé débile de Robert avait ele Irequemment compromise. ôbt a iorce de soins, de tendressp d'itfpn taons qu'ils l'avaient élevé. ienQresse' d atten" Et ils n'avaient pas fait autre chose que de réchauffer un seipent dans leur sein ; d'aiguiser le couteau qui devait les frapper. fiI"?!Sllayr*aviitl|ris la main de l'infirme et ils pleuraient tous deux, unis dans le malheur comme ils l'avaient été en toutes circonstances, accablés d'un découragement sans f cependant trouvant un douceur un réconfort â etre i un après de l'autre ;\ s'an-puyer l'un sur l'autre. ' ap VI Chez les Amazortea. Le caractère particulier du roi du Dahomey est mal défini et a ete: le prétexte,ceitainement, de nombreuses legendes. ^On assure qu'il était belliqueux, cruel et san- On se l'imagine entreprenant,! pratiquant le terreur1^6 esclaves gouvernant par la Les murs de son palais d Abomey étaient couronnes de crânes humains comme certains murs de propriétés bourgeoises sont bardelés de tessons de bouteilles. On sait que, chaque année, des sacrifices humains etaient accomplis et offerts aux lotiches. Les e;rànes des personnes massacrées : révol-tes, voleurs, assassins peut-être, ou personnes ayant commis le crime de lèse-majeste, étaient exposes au public pour accroîire le prestige du roi, attester de sa toute-puissance et donner une idee de sa juslice i ceux qui auraient été I tentes d imiter les rebelles. (A Suivre), Samedi/25 avril 1914 Ce numéro comprend 8 pages. ci mn A

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Cet article est une édition du titre Le courrier du Limbourg appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Tongres du 1854 au 1921.

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