Le matin

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s.n. 1918, 13 Decembre. Le matin. Accès à 17 octobre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/kd1qf8kp0x/
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P Vendredi 13 Décembre 1918 . 1>1X OEIVXllIlBfi» 25me iknnéo — N° 26 -| ! RÉDACTION 39, VIEILLE BOURSE ANVERS LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN ADMINISTRATION VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS ADS^IS PAR LA CENSURE TRAFIC MALHONNÊTE La siiuation alimentaire faite à toute Ja population belge soulève partout de [violentes récriminations. L'un de nos i collaborateurs signalait hier ce fait. % Aujourd'hui nous recevons une lettre d'une femme du peuple, mère de trois • petits enfants. Elle réclame notre inter-ï vention pour aboutir à une amélioration i de la situation actuelle. Nous avons [ beaucoup souffert des Allemands, con-f state notre correspondante, mais à pré-[ sent qu'ils sont partis, cela continue. Lt lait écrémé coûte un franc ; le beurre, descendu à 9 francs, durant la première Lsemaine de la libération, a atteint en | suite 12 francs et dépasse actuellemen f 18 et même 20 francs. D'autre part, l'on constate partout un< : nouvelle hausse, déjà forte et dont l'ac \ centuation s'accélère, de jour à jour. Si l'on cherche la raison de ce fait déplorable, on constate tout de suite qu'elle n'est pas la résultante de la pénurie des [ denrées alimentaires de nécessité immé-[ diate et qu'elle ne dépend pas non plus I des difficultés des moyens de communi-I cation de ville à ville. La rapacité des gens des campagnes j- s'ajoute ici à la soif de gains louches des [ accapareurs des villes et des « smokke-| laars » de tout acabit. Nous avons signalé le fait dangereux I de la 1î i té commerciale accordée poui ® le trafic du lait et du'beurre. Délivrés de ■J la craine de justes représailles au cas où | ils refuseraient ces denrées aux organisâmes officiellement reconnus et armés \ pour sévir contre eux, la majorité des payst: ;s éprouvent le besoin d'arronuix encore l'amplitude de leur bas de laine. Evidemment, ils n'ont pas assez gagné en affamant toute la population, duran r plus de quatre ans, en recevant les hauts prix que leur payaient les Boches. Puis que les circonstances repermettent le pe tit jeu fructueux d'antan, pourquoi n "pas le continuer ? # * * Mais il v a mieux encore. La jus tic belge s'occupe, avec une sage lenteur i suivant la coutume, des accapareurs e | des « gmokkelaars » qui fonctionnèren à outrance pendant la durée de l'occupa tion boche. I Nous avons eu la naïveté de croire que les .rafles opérées, très justement, donneraient à réfléchir aux gens peu scrupuleux, ne s'embarrassant d'aucune rai son, morale ou humanitaire, dès l'instant où ils entrevoient la possibilité d« faire fortune. Il faut avoir 1 âme de Shy lock pour parvenir à comprendre les > actes qu'elle pose et dès l'instant où le moindre scrupule d'honnêteté, de mo raie, vous retient, vous devez fatalemenl devenir sa proie. H Le raisonnement des accapareurs el des .<( smokkelaars » est d'vftie simplicité rare : on s'est moqué des autorités aile mandes, on a passé des millions de kilo grammes de marchandises prohibée; i sous le nez, à la barbe des Bocnes, on s< targuait même d'un patriotisme très spé ; ciai en agissant ainsi, on va continuer imperturbablement, sans refrain patrio tique il est vrai, mais les résultats seron l«s mêmes : l'accapareur et le « smokke laar » s'enrichiront, rapidement, et li [population crèvera de faim. J'entends h population honnête. I Et ne croyez pas à une information erronée. Nous avons entrepris, hier matin, une rapide enquête. Nous avons visité les principaux centres où s'amassent les marchandises à écouler vers Bruxelles et i intérieur du pays. Les « assembleurs. » sont demeurés les mêmes. Ils travaillaient sous l'occupation allemande , ils recommencent leur trafic, sans plus. ' , ,su^it1c^€ payer les prix indiqués à leur tarn et vous obtenez immédiatement du café vert, du beurre, du chocolat, de la lame, des souliers, des épices : noix .de muscade, vanille, poivre, du tabac, "es C]oares> des cigarettes, des boîtes de conserves, viandes, légumes ou poisson, etc., etc., car la liste serait trop longue. [ Naturellement, 1 assembleur connaît Bon prix de vente. La concurrence entre «smokkelaars » le corse, forcément Lelui-ci surenchérit sur l'offre de son toism. Qu'importe : les marchandises i écoulent, au grand galop. D où proviennent ces marchandises ? j Ceci ne nous a pas été possible de déter- < miner. Peut-être constituent-elles des * stQcks cachés qui se liquident, ach vilement ? j C'est à l'autorité à prendre des mesu- j res radicales, à la manière forte, système i prussien. Il n'y a pas à mettre des gants i avec les êtres qui spéculent sur la faim , pour s'enrichir. Il y a d'abord à empêcher leur trafic et ensuite à les condam- < ner, impitoyablement, avec toute la dureté , toute la sévérité possible, car il * s'agit de protéger l'existence des honnê- . tes gens, suffisamment éprouvés par la . guerre pour ne pas être encore tondus au plus près de la peau par des conci- ; toyens, des compatriotes pour qui l'amour et le respect de leur cassette où , ils serrent leurs bénéfices, constituent l'essence même d'un singulier patriotis-; me. [ Des mesures s'imposent, sévères, i Toutes les voies de communications doi-vent être strictement surveillées et les , pourvoyeurs suspects doivent être mis ; sous clef, d'abord, jugés en deux temps et trois mouvements, — la juridiction militaire, extra rapide nous plairait, — et punis avec rigidité. Le prohlème se pose très nettement : 1 pour un « smokkelaar » qui s'enrichit, ; il y a des masses de femmes, d'enfants, ! de vieillards qui dépérissent, qui meurent. Cette situation perdurera-t-elle ; lnogiemps encore ? m [ A côté de ces premières mesures, il importe, au plus tôt, d'établir des barèmes officiels des prix de vente ; il importe surtout de tenir l'œil à leur stricte i exécution, aussi bien dans les grandes villes que dans les petits villages. L'époque du libre bon vouloir, -— plus fréquemment de mauvais vouloir, — est passée. Les autorités communales ont à s'incliner aujourd'hui vis-à-vis des décisions de l'administration ceslrale. Si l'on rend les bourgmestre et échevins responsables des méfaits d'accaparement commis dans leurs villes, ils sauront, au plus vite, faire respecter les . ordres prohibitifs de ce trafic louche. - L'époque de réorganisation commer-î ciale pratique de la Belgiqué est encore lointaine, mais d'ici à ce qu'«elle soit judicieusement ordonnée, il importe de 3 ne pas laisser leur liberté de mal faire , à tous les pêcheurs en eau trouble, au i monde des accapareurs et des « smokke-t laars ». Espérons que notre cri d'alarme ne sera pas une exclamation poussée dans le ' désert. La situation matérielle de la po-■ pulation devient terrible. Faut-il attendre jusqu'à ce que la faim pousse nos • compatriotes ou bien à des rébellions ou ; bien à des exécutions sommaires ? Pierre LE SCO f. i Dépêches La siïuffïsisîî nnaECiera Lcra-dres, 11 décembre. — Dans un discours qu'il a prononcé à Dundee, M. Wilton Chuir- < : chill a déclaré que la question financière de- i _ vient de plus en plus grave. Nous sommes < grevés d'urne dette énorme mais les 6/'7es de cette dette nous sont dûs à nous mêmes. Les n i difficultés ayant trait à cette part peuvent < , 'être aplanies à l'intérieur de nos proprets t frontières. La dette extérieure est une source de précautions beaucoup plus grandes. Nous sommes lourdement endettés envers les Etats-- Unis. Nous avons envoyés aux Etat-Unis -±0 i < . millions de livres sterling- de numéraire et ; 800 à 1000 millions de livres sterling de < fonds^ publics, amassés par uin commerce l prospéré de deux générations. Le paiement d° L l'm/térêt de cette dette et la perte des intérêts sur les fonds publies que nous possédions imposeraient urne charge très gTava pour les années a venir.Nous n'avons pas assumés cet- i te charge très grave pour les années à venir Nous n'avons pas assumé cette charge à nen T tre propre profit mais au profit de nos alliés et de la Russie. Par suite des engagements que mous avons outremer mous aurons à supporter des dh.ar.ges comme jamais nous n'en avons supporté mais nous, ferons face 1 aux difficultés avec courage et résolution et < nous tiendrons notre parole sous tous les rap- 1 ports. 1 Ls sîOMaeati rôgissse des mines La Chambre française a continué l'examen du projet de loi modifiant le régime minier I et a voté l'article 2, suivant lequel la durée 5 des concessions pour les mimes de charbon est c fisée à soixante-quinze ans au minimum et à £ quatre-vingt-dix-neuf ans au maximum. Pour J les autres exploitations, le minimum est abais*- * sé à 50 ans; le maximum reste fixée a 99 ains. s La fuils e!u kaiser Le < Vorwaerts i publie un article intitulé , « La fuite de Guillaume le dernier, extrait ç des notes d'un fonctionnaire de la cour», 6 dans lequel un ancien serviteur de l'ex-kaiser n décrit la fuite de ce dernier et les événements © des quelques jours qui l'ont précédée. q Parlant du départ de Potsdam, il dit : 0 • J'ai pris des provisions pour environ dix b jours, d?s provisions de truerre du château, q iù d'énormes approvisionnements de tout renre se trouvaient accumulés, et les ai places dans le train impérial. » D'après l'auteur des notes, l'ex-Kaiser fail-it être tué par des bombes françaises le 3 lovsmbre, à la gare dAlost, dans le nord de a Belgique. Cette gare fut entièrement dé-nolie par un aviateur français dix minutes iprès que le Kaiser fuit sorti du_ train. » Au sujet du passage du train impérial à :raver,s la Hollande vers Kaarr. il dit : « Il est simplement impossible de décrire :e qui nous arriva au cours de ce voyage, "ihaque station ressemblait à une ruche l'abeilles ; tout le monde siflaiî, huait à qui niéïftt mieux, montrant la lanfue, crachant, îtc. » Parlant du séjour du Kaiser à Amefaagen, 'ancien serviteur remarque malicieiÎ5%3.ent i II semble, être très confortable i l'ex-Kaiser sort à cheval, en automobile et est comme chez lui. Un valet mous a dit qus l'on a tout au château: il n'y n inque que de: danses. » Congédie ou honte? La « Leipziger Tageblatt» mande de sour-x bien informée que l'ex-Kaiser a tenté de s< suicider. Un membre de sa suite aurait au ierni . moment empêché l'acte de désespoir e-serait blessé lui-même à cette ooeasio- La p; e tien poitisine L après un télégramme de Rome à l'Ex-change Agemcy. le pape se propose de sou mettre la question romaine à la Gonféreno de la Paix, afin d'arriver à une solution ; l'amiable avec le Quirinal. Des prélats émi n.ents confirment que des démarches en vu« d'un règlement amical de la question ont déjî été entreprises par le gouvernement italien Le projet pa^aal propose que la somme di trois millions de lire à payer aïusuiellem-enit ai Saint-Siège par l'Italie depuh. 1870, mai; que le Vatican s'est toujours refusé à aocep ber, soit consacrée çlobalememt à l'aoquisi tion d'un territoire qun donne au Vatican uni issue sur la mer et permette ainsi au pape d< sortir à volonté du territoire italien. Il demandera aussi au gouvernement ita lien de renoncer à son droit de confirmation de la nomination des évêques italiens. Le coût de Sa gawre D'apTès une communication à la Chambre tes dépenses effectuées pour la igiuerre pa: l'Italie s'élevaient, à la fin de juin de cett< année, à 2 milliards 300 millru's de livre: sterling. iSéJMissiff** Les informations selon lesquelles le 'Minis tre des Affaires étrangères des Pays-Bas, li Jonklheer van Karnebedk., démissiionnerait i la suite des conflits surgis par le pasîagi des troupes allemandes par le Limbourg sem blent se confirmer. Selon le « Maasbode » son successeur proba ble est le Jonkheer Marees Van Swinderen actuellement Ministre des Pavs-Bas è Lon dres. S la CîiaBïa&Fe StœSSaBssSaise avons rendu compte du discours qu le Ministre de l'Intérieur a prononcé hier j la chambre hollandais© au sujet du séjour d l'ex-empereur d'Allemagne à Amercmgen e du passage des troupes allemandes dans h Limboiuirg hollandais. Continuant la discus-siion le député Marchant a dit qu'il considérait !•-s déclarations du' Ministre comme satis faisants. Le gouvernement n'aurait pas pi agir autrement. L'orateur est convaincu que l'aronexior l'une partie du territoire hollandais ne pouir rait jamais avoir lieu qu'après une nouvell< Iftnerre. Le député van Ravemstein, socialiste-révo-utionnaire, déclare que les Pays-Bas n'au raient pas dû laisser entrer l'ex-kaiser. Il; auraient dû le livrer au tribunal du peupl< allemand. L'orateur proteste contre les pa-rôles de son collège Marchant «n disant qu« nême l'annexion d'une parti du pays ne devrait pas être la cause d'une nouvelle guerre. - ; député van Groenendael, catholique, dil [ue toutes les assertions concernant ses prétendus efforts en vue <ïo favoriser des projets l'annexion par la Belgique sont inexacts. Le socialiste Schaper déclare que le gouver-îement ne mérite aucun blâme pour avoii lonné asile à l'ex-kaiser et livré passage auj roup--, allemand-3. Korî îS'sssa g'9*Kn:"-arc*;3«{uc - âle 11 décembre. — On mande de Vienne [ue 1 archiduc François-Charles Salvator, fils lîné de l'ajrchiduc François Salvator est morl les suites de la grippe. Le défunt était âgé de 36 ans. L'ex*hslsei'ii« tn&'aûe La Haye, 11 décembre. — Le «Vaderland» nnonce que l'ex-impératrice d'Allemagne esrt rès sérieusement malade au château d'Ame-ongen. Elle souffre^d'une maladie de cœur. Jn médecin a été demandé à Berlin. La Burine Czernowitz 11 décembre. — Le congrès laitional de la Bukovine auquq] assistaient Les représentants d®s nationalités roumaine, ioIonaise et allemande, a proclamé à l'una-imité sa réunion à la Roumanie. Var-s la proie Korno, 11 décembre. — Le Bureau de la tresse des i»ays balftdques annonce que par uite die la retraite des trouipeis allemandes, es bandes bolchevistes appro'cihent des né-ions des céréales sans lesquelles Riga est ondamfoé à la famine. Des band'es d« volon-ïi es se sont formées autour de Riga pour 'opposer à l'invasion. CSuand iSs agagcrcchenS da ia caisse Un véritable cri d'alarme retentit à travers la resse allemande. Il est maintenant avéré que les bnseils des ouvriers et des soldats allemands ont a besoin, en deux semaines, de 800 millions de îai'k. Avant la guerre les dépenses de la Prusse : de l'Empire atteignaient annuellement quel-ues milliards. Si 1rs Conseils continuent à pro-îder comme ils le font actuellement, ils auront eeoin de 20 milliards en chiffrer ronds et dans oelçLues semaines l'Allemagne fera banqueroute. Les républiques ers Aï'emagne La « Gazette populaire de Cologne » suggère que l'on pourrait créer en Allemagne quatre républiques : 1. La république du Rhin et de Westphalie, comprenant les provinces du Rhin, de Westphalie, la Hesse-Nassau, la Heese, Bade et le Palatinat rhénan;2. La république des pays du Danube, comprenant la Bavière, le Wurtemberg et l'Autriche allemande; 3. La République de la Baltique, comprenant l'Oldenburg, le Hanovre, les villes hanséatiques, le Slesvig, le Holstein, le Mecklembourg, la Pomé-ranie, la Prusse occidentale et la Prusse orientale; 4. La République de l'Allemagne centrale, comprenant tous les autres Etats de la confédération actuelle, le royaume de Saxe, les provinces de Saxe, le Brandebourg, la Silésie et Posem Le gouvernement en ASiensagne D'après des explications données par un 1 des membres du gouverniemieut lui-même, par S ch e i cl-e m an n, v o ici quelle serait à grands traits l'organisation actuelle: Le gouvernement proprement dit est exer-1 cé par te cabinet. Il se compose de six membres, à cela près que les ministères des cbe- ■ mrns de fetr, diu trésor et des affaires étrangères, n'étant pas socialistes, on les a «flanqués» chacun d'un socialiste chargé de les «contrôler». A côté de lui siège un comité révolution-s maire, émanation du Conseil des O. et S., qui [ remplit les fonctions attribuées au Reich- ■ S'bag. O comité est pTovisotrc. Un nouveau s comité représentant l'Allemagne sera élu le i 16 décembre. Mais ce comité révolutionnaire . a, lui aussi, une émanation qui s'appelle le i «Comité exécutif». Naturellement, tes fonc-1 tions de ces divers organismes sont assez ; peu définies. D'où des tiraillements d'autant ' plus inévitables que chacun d'eux cherche [ probablement à tirer toute la couverture à ; lui. La capëiuËation de SSac&enssn Le journal hongrois «Azs annonce qu'à la 1 suite d'un accord les troupes de lwmée Mackemsen se trouvant dans la région de Hcrmannstadt, rendront leurs armes au pénétrai Bexfhelot. Les autres les remettront à ' une commission militaire hongroise. La Suède et les Bolcheviks La Suède a rompu les relations diplomatiques avec la ïtessie et M. Vovovski, ministr-s bolcheviste à Stockholm, a été invité à quiit-; ter la Suède.ll partira d& que la Russie aura ^ garanti le retour des sujets suédois résidant ; en Russie. [ La raison de la ruptuire est que la Russie avait choisi Stockholm comme centre d© pro-. pagande bolcheviste. La presse suédoise commente favorable-- ment l'événement. L'iitisraat!ona!e Le leader socialiste hollandais Van Kol a 2 télégraphié au nom de C. Huysmans aux lea-1 ders des partis socialistes à Londres, Paris, ' Berlin, Vienne, Stockholm et la Haye pour , leur demander s'il y a lieu de convoquer à ; bref délai en Suisse le Bureau inteT 'ional . socialiste pour examiner la que-sti - de la . convocation éventuelle d'un congrès socicu liste internatinal. Un nouveau roasbSe On annonce que, pour améliorer les con-; dition.s monétaires dans le nord de la Russie, l'Angleterre, d'accord avec te gouvernement provisoire de cette région,a créé un nouveau rouble (papier) au taux fixe d'échange de 40 i rouhtes à la livre sterling. 1 Un office pour la conversion a été établi à Archangel. Souvenirs de l'Yser TJn soir... E&ns l'abri bétonné édifié au milieu ■ de la campagne, tout contre le parapet de la première ligne, les mitrailleurs, en attendant leur tour de garde, groupés près de leur chef-de-poste, jouaient au jeu de hasard, le « vingt et un ». La partie était passionnante. Les joueurs étaient accroupis sur le plancher de l'abri. Deux bougies fichées à l'extrémité de couteaux plantés entre ; deux planches, projetaient une clarté tremblante dans l'étroit petit trou. Des nuées de fumée traînaient dans l'atmosphère. Au-dehors, on entendait la rumeur sourde d'un formidable tir de barrage. Des balles « zuinaient » dans l'air et l'écho répétait, très sec, leur double claquement de départ. Des bombes alternaient làr-bas de part et d'autre du Redan de Steenstraete. Le mitrailleur de garde, accoudé au parapet, tout à oôté de sa mitrailleuse, sifflotait l'air populaire de : « Quand Madelon nous verse à boire... » Le gradé de ronde, jouant l'équilibriste sur le parapet, silhouette brune dans la nuit, l'air médiéval avec son casque enfoncé sur la nuque, allait, de barbettes en barbettes, veiller à ce que les sentinelles fussent à leur poste. Or, soudain, là-bas, dans le secteur d'Ypres, l'incendie pourpre et violacé d'une attaque nocturne s'alluma. Des lueurs d'artillerie à m'en plus finir se succédaient sans répit, grondantes et fulgurantes en même temps, car on eût vraiment dit que les lueurs elles-mêmes étaient des voix et que toutes ces voix hurlaient un ooncert apocalyptique et dantesque. Ce devaient être les Anglais qui attaquaient, car de toutes parts, les Allemands lançaient en l'air les fusées à feux rouges du commandement connu. « Alerte ». Ces fusées bientôt, dans la rumeur grandissante de l'orage d'artillerie, furent suiv'ss de fusées vertes par lesquelles les Allemands demandaient un tir de barrage. Lee joueurs de vingt-et-un avaient lâché leurs cartes. Tout autour de la mitrailleuse, tous contemplaient l'horizon. Le speotacle était admirable: gigantesque feu d'artifice, là-bas ; l'attaque nocturne se développait, haletait, grondait. On voyait dans l'air sombre la trace rouge des bombes monter, hésiter au sommet de la trajectoire, puis retomber soudain vem le fracas du maur* «t sanglant éclatement. Avis à nos Abonnés Les abonnés qui ne recevraient pas régulièrement le journal sont priés d'en avertir sans retard l'administration. Nous prions les abonnés d'excuser les erreurs qui pourraient se produire durant les quelques jours qui vont suivre. Mous nous efforcerons de les réparer aussi promptement qu'on nous les signalera* Les mitrailleurs suivaient des yeux et applaudissaient. Soudain, tout en face d'eux, un éclair rouge raya le ciel ; puis on entendit le grondement du coup d© départ, un sifflement, un vrombrissement. L'obus était tombé, et, tout autour de la mitrailleuse restée en place, gardienne impassible, des oorps se tordaient au sol ou demeuraient à jamais immobilisés dans la mort... Maurioe GAtTCHEZ. 1L.O, "Villo Une réunion Une réunion d'sintermédiairesïs industriels et commerciaux a eu lieu à Bruxelles pour l'examen dç la situation que te département des affaires économiques entend! créer en ce ,qui concerne l'importation des matières premières pour l'industrie. Rappelons que ce département compte installer, à Londres et à Paris, un Compteil-national d'achat, qui s'abouchera avec un/ comptoir interallié pour la reconstitution de la Belgique et lui adressera les commande?. Ce dernier comptoir répartira tes commahj-des entre les producteurs par l'intermédiaire d'un troisième comptoir fonctionnant dans' chaque pays. Le département des affaires économiques entend ainsi supprimer les «intermédiaires inutiles». C'est ce que contestent ces intermédiaires qui soutiennent que, connaissant la clientèle et ses besoins et connaissant les producteurs, ffc> serviront l'industrie plus vite ét mieux que l'armée de fonctionnaires qu'oit veut leur substituer. Les organismes rêvés par le gouvernement sont aussi des inteiy1 médiaires, tout aussi coûteux q,ue tes autres, -et avec la paperasserie ou plus. D'autre part, ces intermédiaires sont bel-, ges; ils ont droit, comme les autres Belges, £■ la réparation d'es dommages causés par la guerre, et, comme dédommagement, on entreprend de ruiner leur situation. Que le gouvernement vienne en aide aux industriels éprouvés, rien de plus justey mais qu'il laisse aussi fonctionner l'initiative privée et n'interdise pas l'importaton des matières premières sous le prétexte baroque que La liberté du commerce créerait unet situation anarchique. Cé serait bien la première fois, * * * Humble requête On nous promet une augmentation cousis dérable de la ration de graisse et de îécià lents qui nous est attribuée. Le ravitaille? ment alimentaire de la Belgique atteindra 3,500 calories par "jour et par habitant. 3,500 calories! Si avec cela on ne parvient1 pas à engraisser? Nonobstant, tes ménagères ne semble#! pas enthousiastes: 3,500 calories ou 35 miK lions de calories, ça leur est égal; cela ne se voi„ pas. Ce qui les paralyse, c'est la monotonie du menu: lard, saindoux, céréaline et haricot®, on ne sort guère de oes quatre produits et,' quelque nourrissants qu'ils soient, ils finish sent par saturer l'organisme et par ne plus être tolérés. N'est-il pas possible de varier un peu? Les; pâtes alimentaires, par exemple, ne sont pas introuvables. Nos prisonniers de guerre, en' Allemagne, en recevaient dans les coltè suisses et paraissent quelque peu surpris dei n'en pas voir en Belgique. Mais ce qui ferait le plus de plaisir, ce sont les stimulants elles rafraîchissants,bien que leur assemblage puisse paraître paradoxal. Un peu de thé ou de café, quelques modestes oranges seraient reçus avec recon-, naissance et te comité de ravitaillement fe« rait véritablement œuvre pie en s'y employant.* * * Les créances hypothécaires Un lecteur mous écrit : « J'ai lu avec um vif intérêt les articles que le « M..tin i a consacrés à la question d'es loyers. Celle-ci, très-importante, n'en amène-t-elle pas une autre qui atteint la même importance? Je veux par-ter des créances hypothécaires. Combien de personnes, avant la guerre, n'ont pas fait construire une maison qui, quoique fortement hypothéquée, fuit d'estimée à force d'économie et de travail à devenir, tôt ou tard, libre de toute charge. Bt*n ucoup d'employés onit eu ce but, quand tout à coup la guerre a éclaté, îég laissant sans ressources. Les intérêts sont restés impayés. Qaslies seront les conséquences ? Leur maison sera.-t-eïïe vendue? Leur ser,a-t-il accordé des délais?! Les intérêts seront-ils réduits? Dans le premier cas, vu la moins-vaiue des iromeu'btes, leur dette sera peut-être triplée, le créancier n:e parvenant pas à se payer e® entier ; de là saisie des meubles et s,ur les appointements, obligeant le débiteur à traîner, un boulet jusqu'à la fin de ses jours. Dams le second cas, quoique paraissant moins grave, le pauvre employé ayant souffert quatre années de privations, devra continuer à te priver gtàct nécessaire, peaï-

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Cet article est une édition du titre Le matin appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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