Le matin

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s.n. 1918, 28 Decembre. Le matin. Accès à 24 janvrier 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/707wm14r0w/
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Samedi 28 Décembre 1918 25me Année, n° 41 ABONNEMENTS : Anvers et Intérieur : M an, 24.00 ; 6 mois, t2.60 ; 3 mois, 6.50 ' Etranger : Les frais de port en plus. C. de CAUWER, Directeur LE MATIN Rédaction et Administration : Vieille Bourse, 39, Anvers Le numéro : Dix centimes Annonces: Demandes d'emploi, i ligne, 1.00, chaque ligne en plus, 0.60 ; annonces ordinaires, la ligne, 1.25 ; financières, 3.00. — Réclames, 2.60. ~ Faits divers : tête, 6.00 ; corps, 6.00 ; lin, 4.00. — Chron.sportive, 5.00. — La Ville, 10.00. — Emissions, prix à convenu. Lu annonces étrangères « ont ret uct chez mlî. j. lmëqub & C», à Bruxelles. ADMIS PAR LA CENSURE Le maximum Nous avons dû constater que l'arrêté provincial fixant un maximum de prix do vente pour certaines denrées est très ma! respecté. Débitants et public paraissent disposés à n'en tenir aucun compte et il faudra des mesures de rigueur pour un obtenir la stricte application. Quel effet produiront ces mesures? Com me toujours, elles n'aboutiront probablement à aucun résultat pratique, et elles provoqueront la raréfaction des denrées. Comme toujours, disons-nous, car les pouvoirs publics ont eu fréquemment recours à cet expédient en teyips de crise. Aristophane en fait mention, Dioclétien en fit usage et nous le voyons souvent employer au courant de l'histoire. Pour ne citer qu'un exemple célèbre, la Convention nationale, le 2 mai 1793, édicta des lois draconiennes contre les accapareurs et fixant les prix maxima des denrées. Dès le 21 février suivant, Barrère faisait ressortir «l'effroyable influence de cette mesure sur le commerce, sur les prix, sur les quantités des objets nécessaires à la vie des citoyens». Le 11 brumaire an II, la Convention aggrava encore les rigueurs du système. Rien n'y fit: on ne trouvait pas les accapareurs et les denrées se cachaient, si bien qu'après dix mois d'expérience, on dut abolir le décret. L'effet de l'abolition fut très singulier. Le retour au régime de la liberté provoqua, dans le principe une hausse, mais cette hausse fut rapidement suivie d'une baisse résultante de l'affluence des denrées sur le marché. Et pourtant, l'état de guerre persistait et les communications étaient difficiles.Economiquement, il faut bien reconnaître que le principe du maximum est injuste et porte l'atteinte la plus grave à la liberté du commerce. D'autre part, il est inefficace, car il n'eat pas possible aux autorités de fixer, même pour un temps très court, le prix des choses, lequel est de sa nature excessivement variable, puisqu'il dépend d'une multitude de contingences que les pouvoirs publics sont impuissants à réglementer. Si i'on réfléchit, on se rend compte de ce que trois éventualités, seulement, peuvent se produire: I.e nnximum fixé est supérieur au prix noiinal. Dans ce cas, il est évident que la réglementation prétend éviter une hausse, fixer une limite que cette hausse ne peut dépasser. Le résultat immédiat, c'est une hausse jusqu'à cette limite légale, dont profite Je vendeur et dont souffre l'acheteur.Le maximum se trouve, par accident,égal au prix normal. Dans ce cas, la réglementation n'a d'autre effet que de jeter l'inquiétude dans l'esprit des producteurs et* des consommateurs. C'est l'avertissement que les pouvoirs publics craignent une hausse, qu'ils croient nécessaire de prendre des mesures préventives. Le résultat, c'est l'accroissement de la .demande, la diminution de l'offre et l'achat clandestin au delà du prix fixé, car il existe toujours des esprits timorés, liantes de la crainte d'une situation pire que celle qui existe. Enfin, le maximum est inférieur au prix courant naturel tel qu'il ressortirait du jeu de l'offre et de la demande laissés à leur libre action. Dans ce cas, la réglementation constitue évidemment un attentat contre la propriété en imposant aux producteurs la vente à perte ou, tout au moins, sans bénéfice. Personne n'a jamais consenti à vendre à perte ou sans bénéfice et, dans ce cas, la production s'arrête et des approvisionnements commerciaux cessent, double phénomène économique que l'autorité la plus despotique ne peut empêcher de se produire, alors que la consommation, au contraire, tend à croître. La production s'arrête, parce que le pro-ducti u' n'obtient pas de prix suffisamment rémunérateurs. Les approvisionnements commerciaux se raréfient parce que les commerçants craignent d'être suspectés d'accaparement. La diminution de la production et la raréfaction du produit augmentent encore l'écart entre le prix légal et le prix naturel et le résultat obtenu est tout autre que celui visé par les pouvoirs publics. Il y a un maximum, modéré, mais nul ne trouva de marchandise à ce prix modéré. Ceux-là seulement qui sont en état de payer les produits à leur valeur actuelle vraie peuvent se procurer les articles qui leur sont nécessaires. Ils ont même une tendance à acheter davantage qu'ils n'achèteraient dans des conditions normales et, alors que le commerçant honnête ne fait pas d'accaparement, les consommateurs aisés font une multitude de petits approvisionnements. Ce sont, sans en avoir l'air, les vrais accapareurs. Et, en définitive, ce sont les classes peu aisées qui ont le plus à souffrir de l'introduction des maximums, bien que les pouvoirs publics aient la prétention de les favoriser. En résumé,les maxima ont toujours constitué un remède pire que les maux qu'ils étaient destinés à prévenir et c'est en vain que, depuis les temps les plus reculés, les pouvoirs publics ont essayé d'en assurer le fonctionnement par des mesurés plus ou i moins draconiennes. Ces mesures ont tou , Joi irs été éludées ou n'ont jamais été i\r pectées. Ou on les a bravées ouvertement, ou un commerce clandestin s'est établi, 'onctionnant d'une façon active, et des prix pratiqués ont été d'autant plus élevés que les fraudeurs risquaient davantage. Il n'a jamais existé qu'un seul moyen de remédier aux crises alimentaires; c'est la pratique de la liberté commerciale la plus absolue et la plus étendue. En ouvrant largement les frontières, en supprimant éventuellement les droits de douane, on provoqua infailliblement la baisse des prix et, en quelque sorte, une crise d'abondance. Les empêcheurs de danser en rond prétendent que ce procédé est exclusif du contrôle de la production et de la consommation et qu'il favorise la spéculation. Il m'importe très peu à moi, consommateur. J'entends, en payant, consommer ce qui me plaît, et la spéculation se traduisant par une baisse des prix, ne m'a jamais mquiété. JEAN MATHIEU. Éltranger Nouvelles de France VISITE DU PRESIDENT POÏNCARE PARIS, 26. — Après Mézières, le présidem de la République Française a visité Churle Mlle, Vouziers, Réthel en recueillant partoui sur son passage de chaleureuses acclamations Les villes y.yant été effroyablement éprou vées par la guerre, il a indiquée les mesure! de réparation qui s'imposent pour la remise en fiction des usines. Partout l'ennemi a em ployé les mêmes méthodes de destruction ei on ne saurait douter qu'il s'était donné poui but la ruine de toutes les forces économi ques de la France. En Alsace on a saisi récemment un volu me mystérieusement édité par l'état-majoi IJlemand où tout un programme est établi e des moyens sont indiqués en vue de paralyse] pour environ dix ans l'activité des fabrique: pour assurer la supériorité de l'industrie al lemande, Cet aveu cynique doit être retenu M. Poincaré est reparti dtans la soirée poui Paris. AVIATION PARIS. 27. — La «New-York Herald» racontf qu'à la veille de l'armistice quarante-cinq es cadrilles alliées évoluaient sur le front e qu'avant la suspension des hostilités, elles réussirent à descendre 845 appareils ennemis SUR LE FRONT AMERICAIN CHAUMONT, 27. — M. le président Wilson après avoir assisté à une brillante revue de ré giments américains sur le plateau de Langres a adressé une allocutiM aux troupes pour lei félioiter d 'avoir accompli leur devoir dan: des conditions qui les annoblissent et les glo rifient. Il a indiqué les motifs de sa présenci en France en expliquant que les nations qu firent la guerre ont maintenant pour tâcli< de compléter l'œuvre des soldats, non-seule ment pour la défense de leurs intérêts respec tifs mais encore pour l'établissement d'un* paix fondée sur le droit et sur la justice. En Angleterre LE PRESIDENT WILSON DOljVRES, 26. — Le président Wilson es arrivé à Douvres ce matin. Il a été salui par les navires de guerre, lesquels étaien pavoisés. Le président a été reçu par le duc d< Connaught, lequel lui a souhaité la bienvenu au nom du roi, et par le maire. Une foui enthousiaste l'a salué. M. Wilson est parti pour Londres. LONDRES, 26. — Le président des Etats Unis est arrivé à Londres à 2 h. de l'après midi. Une foule énorme lui a fait une ovatior enthousiaste. LES ELECTIONS Les résultats des élections seront connus 1< 28 décembre. On prévoit une très forte majorité pour le gouvernement de coalition, des gains impor tants pour le Labour Party et des pertes con sidérables pour le parti libéral propremeni dit. Dans les cercles bien informés, on croii savoir que M. Mackenna, ancien chanceliei de l'Echiquier aurait été battu dans sa cir conscription du Pays de Galles. Il en seraii de même pour un autre grand libéral, M. lier bert Samuel. Les évaluations sur les effectifs du parti libéral et du Labour Party dans la nouvelle Chambre ne doivent cependant être acceptées qu'avec réserve. Elles varient pour la Labour Party entre 80 et 130. Pour la parti libéral asquithien, elles ne dépassent pas une soixantaine. LES IDEES DE SIR EDWARD GREY Le vicomte Grey vient de préfacer une brochure intitulée « La Conférence de la Paix». L ancien ministre des affaires étrangères dé-clare être d'accord avec les auteurs de la brochure lorsqu ils émettent les suggestions suivantes:1. Il n'est pas nécessaire de créer la Société des nations à la Conférence de la paix Cette conférence en sera le premier germe qui pourra ensuite se développer selon les circonstances. 11 ne faut pas laisser mourir ce germe, mais il faut en sauvegarder la vitalité en créant un secrétariat permanent; •2. Il faut appliquer à de vastes régions, notamment en Afrique, le principe de la tutelle pour les indigènes incapables de former un gouvernement national indépendant; 3. Il faut que les Etats-Unis continuent à manifester cet intérêt bienfaisant qu'ils pren-! lient actuellement à la politique européenne, et il ne faut pas qu'ils reviennent à leur vieux principe du strict isolement. LE PP.INSE NICOLAS DE ROUMANIE Le prince Nicolas de Roumanie, fils du roi Ferdinand de Roumanie, est arrivé >à T.ondres. La prince Ribesco et le personnel de la légation roumaine sont également arrivés. LE VICOMTE GREY ET LE PRESIDENT LONDRES.- 26. — Le vicomte Grey présidera la délégation de l'Union de la Ligue des nations qui saluei/a M. Wilson samedi prochain à son arrivée à l'ambassade américaine. UN ORDRE BU JOUR LONDRES, 26. — Le maréchal Sir Douglas Haig vient d'adresser aux troupes placv^s sous .son commandement un ordre du jour par lequel il leur souhaite un joyeux Noël et une heureuse nouvelle année. Il exprime le confiant espoir que ses soldats, en rentrant dans leurs foyers, contribueront à la reconstitution de l'empire avec le même dévouement, la même endurance, le même gentiment du devoir qui les animèrent pendant ces quatre années de guerre. La situation en Allemagne LES DIVERS PARTIS La révolution a bouleversé les appellations de partis. Voici les nouvelles: 1. «Freie deutsche Volkspartei» (libre parti populaire allemand), ancien centre; 2. «Deutsche Nationale Volkspartei» (parti national allemand populaire), anciens conservateurs;3. «Deutsche Demokratische Partei» (parti allemand démocratique), anciens progressistes et nationaux-libéraux de gauche; 4. «Deutsche Volkspartei» (parti allemand populaire, anciens nationaux-libéraux de droite. On remarquera que les trois partis qui s'intitulent «populaires» sont précisément les «trois plus à droite», tandis que le parti démocratique le plus avancé s'abstient de cette étiquette. LA NOUVELLE CONSTITUTION | Les «Dûsseldorfer Nachrichten» disent que la ' i conférence tenue à Berlin pour discuter la ' ! nouvelle constitution de l'Empire et à laquelle ' ont pris part le secrétaire d'Etat à l'intérieur et d'autres personnalités bien connues, dont le ministre autrichien, s'est mise d'accord sui 1 les bases suivantes: 1 «Le président élu sera le chef du gouvernement impérial. » Ses pouvoirs tiendront le milieu entre 1 ceux du président des Etats-Unis et ceux du ■ j roi d'Angleterre. I » Le président formera le cabinet d'après les ■1 principes parlementaires; ce cabinet sera ■ assisté par un «conseil des Etats», composé des ; ' délégués des républiques fédérales et qui cor- ■ ; respondra au Sénal américain. Ce conseil des s Etats ne se mêlera cependant pas des affaires . particulières des républiques fédérales, qui seront au nombre de quatorze ou quinze.» LE COMITE CENTRAL DE LA REPUBLIQUE SOCIALISTE j On télégraphie de Berlin: : Le nouveau comité central de la République ■ socialiste a été désigné. Ont été élus: présidents, Lçinert (Hanovre), : ex-président de la conférence d'Empire; Cohen (Reuss) et Herman Muller. Tous trois appar tiennent au parti majoritaire. Le majoritaire SchSffer (Cologne) et Wagnei ■ ' (front oriental) ont été désignés comme treso-',rier et secrétaire.^ ;j LA BAVIERE MANQUE DE CHARBON ! ! Toute l'industrie bavaroise est menacée du ' chômage forcé à cause du manque de charbon. \ Si des mesures décisives ne sont pas prises. ! la Bavière sera entièrement dépourvue de cluu'bon démestique vers la mi-janvier. Il esl ' question de fermer tous les lie x de divertisse ment, y compris les théâtres, et un grand i nombre de maisons de commerce. LE Dr SOLF Soif était un cumulard. En même temps que secrétaire aux affaires étrangères,il était dircc teur de l'Office colonial. Il a démissionné com me ministre, mais est resté comme directeur. HiNQEMBURG CONSERVE SES FONCTIONS j Les généraux von (1er Marwitz, commandani , la 5e armée; Bodmer, commandant les troupes , bavaroises; Kraft von Delmensingen et les J amiraux Hipper,successeur de l'amiral Scheei : à la tête de la flotte de haute mer, et Bach i mann ont été mis à la retraite. i D'autre part, les conférences entre le gouver - nement et le Grand quartier ont abouti à ur - accord d'après lequel le maréchal Hindenburg | et le général Groener conservent leurs fonc i, tions. : Aussi longtemps que l'Allemagne conserve i Hindenburg, c'est qu'elle en attend un service ,1 et qu'elle ne rompt pas encore avec le régime ' i militariste. ,1 EMEUTES A BERLIN ! | BERLIN, 27 — Des manifestants auxquels s'étaient mêlés des soldats, ont occupé les bureaux du «Vorwaerts», malgré la résistance d'un détachement de chasseurs qui en avaient ! reçu la garde et qui furent vivement désarmés. L'ordre a été bientôt rétabli et de nou-' : velles sentinelles ont été placées autour des ' | bureaux. i Cet incident ne paraît point dû aux instiga-I tions d'un groupe politique. On l'attribue à i l'indignation générale et spontanée de la foule contre l'attitude du journal. . La situation en Russie LA LUTTE CONTRE LES BOLCHEVISTES Les troupes russes du gouvernement d'Ar-changel ont occupé Hotscha, Ijma, Borokovo, Krasnohorskoye. Les environs d'Ijma sont délivrés des bolchevikis. On a repris aux gar-: des rouges des objets volés représentant une j somme de 1,016,000 roubles. Les paysans d'Ijma ont décidé de s'enrôler depuis 18 à 45 ans. Ils organisent des troupes volontaires, qui luttent vaillamment contre les bolchevikis. Us ont adressé un appel chaleureux à la population du Nord pour qu'elle mobilise toutes ses forces contre l'adversaire. LES MOBILISATIONS BOLCHEVISTES Les commissaires du peuple ont ordonné la mobilisation de tous les officiers de l'armée russe jusqu'à l'âge de 50 ans, les colonels jusqu'à 55 et les généraux jusqu'à 60. Huit classes sont mobilisées dans les gouvernements de Pétrograd, Novgorod, Tcherepovetz et Olonetz. La mobilisation générale semble être préparée r d'une façon occulte. j Selon des télégrammes d'Helsingfors.les Bol-I chevistes auraient 10,000 hommes sous Narva ; et 30,000 à la frontière finlandaise. La «Commune du Nord» écrit que l'armée rouge doit occuper d'urgence Riga et Reval, et affirme qu'on peut être certain que les troupes allemandes encore en Finlande refuseront de j combattre. Pitirin Sorokine, ancien secrétaire de Ke-jrensky, S'est rallié au gouvernement bolche-| viste; il a été libéré de prison.Le gouvernement des Soviets s'efforce de s'attirer les sympa-• thies des pays d'Extrême-Orient; le dernier ; décret de Lénine place les citoyens de Chine, i du lapon et des Indes dans la situation privi-; légiée des prolétaires russes, non soumis aux jimpôts et corvées qui frappent les bourgeois étrangers. Dépêches diverses DANS LE GRAND-DUCHE Une mutinerie de l'«armée» — elle compte 250 volontaires, — met le pays dans un singulier embarras. Les soldats, caporaux et sous-officiers avaient adressé à la chambre une pétition résumant leurs griefs: ils se plaignent de la nourriture, du surmenage et de l'avancement. Ils demandent enfin que le corps des volontaires s'appelle désormais école militaire au lieu de force armée. On saisit la nuance à la discipline trop raide à leur gré, ils désirent voir substituer un traitement plus humain. Jeudi, à la suite d'une enquête au sujet de cette pétition, l'administration fit mettre aux arrêts le sous-offxcier Eiffes. Ce fut le signal de la mutinerie. Les soldats libèrent le condamné et chassèrent les officiers. Ils se rendirent plus tard au gouvernement pour exposer leurs griefs. Le directeur général qui les reçut leur intima l'ordre de se soumettre sans condition. Sur ce, les soldats retournent à la caserne et s'organisèrent sous des chefs choisis pyir eux. La situation tournait au tragi-comique. Le lendemain, la chambre chargea une commission d'entrer en porparlers 'avec les mutins. On n'est pas encore parvenu à s'entendre. Les soldats ne veulent pas marchander; ils se refusent à tout compromis et réclament l'acceptation intégrale de leurs conditions. Les affaires en sont là. Au demeurant, l'ordre n'a été troublé nulle part depuis que dure le conflit. Le service est régulièrement fait. LES FUNERAILLES DU PRESIDENT DU PORTUGAL On mande de Madrid: Les funérailles du président Sidonio Paes ont eu lieu avec une grande solennité. Le cercueil était placé sur une prolonge d'artillerie. Des forces britanniques débarquées des croiseurs «Adventure» et «Amethyst» ont accompagné le cortège ainsi qu'un certain nombre de marins des navires de guerre espagnols, français et américains. Le ministre d'Angleterre a déposé une couronne sur le cercueil au nom du roi George. La mission militaire française a aussi offert une des couronnes envoyées au palais de Be-lem et dont le nombre dépassait deux mille. Le cortège est parti de l'hôtel de ville où était exposé le corps du président défunt, et a suivi celui-ci jusqu'au monastère des Je-ronymos, à Belem, où il a été inhumé. MM. Affonso Costa, chef du parti démocrate, et José Almeida, leader des évolu-tionnistes, ont publié, au nom de leurs groupements, deux motions flétrissant l'assassinat du président Sidonio Paes. L'enterrement du président de la République a donné lieu à de sanglantes bagarres. Plusieurs personnes ont été tuées, d'autres blessées. LES DELEGUES ROUMAINS A LA CONFERENCE DE LA PAIX M. Bratianu, président du conseil roumain, sera le chef de la délégation roumaine à la conférence de la paix. 11 partira, tiès prochainement pour Paris. M. Rantisko, ministre de Roumanie à Paris et M. Misebru, ministre de Roumanie à Londres, feront également partie de la délégation. LE PREMIER PONT FRANÇAIS SUR LE RHIN On vient d'achever le premier pont français jeté sur le Rhin, entre Nierstein et Op-' penheim. ; Les pontonniers ont rendu les honneurs de-. bout sur les bateaux, rames dressées, le drapeau et les fanions des compagnies flottant aux javeaux. Une manœuvre d'ouverture et de fermeture des portières ont été exécutée en présence du général Mangin. LA QUESTION DES ILES AALAND Bien que les journaux finlandais s'y montrent opposés, on espère, dans les cercles politiques suédois, que la demande faite par le gouvernement suédois de soumettre à un référendum populaire la question du gouvernement futur des îles Aaland, recevra un accueil favorable. La note suédoise a été envoyée afin d'empêcher la Finlande de prétendre, à là" Conférence de la paix, que la question des îles Aaland ne peut être posée, puisqu'on se trouve devant un fait accompli. La Suède estime que si le referendum n'est pas possible, ce sont les grandes puissances qui devraient décider du sort des îles Aaland. On ajoute que le nouvel 'administrateur de la Finlande, le général Mannerheim, qui se trouve actuellement à Londres, n'est pas hostile aux vues de la Suède. ENCORE DES MILLIARDS BERNE, 27. — La «Suddeutsche Zeitung» rapporte que le conseil des mandataires du peuple songe à décréter un impôt sur les bénéfices de guerre qui produirait environ quatre-vingt milliards. X-«et "Ville ggtites coupures Depuis hier, des coupures de monnaie divisionnaire ont été livrées au public. Les petits billets portent notamment le mention: remboursable jusqu'au 15 janvier 1916 à la Banque nationale de Belgique et à la Caisse communale d'Anvers. Cette mise en circulation, nous explique une affiche de la succursale anversoise de la Banque nationale, est nécessaire pour suppléer à l'insuffisance des coupures de 2, 1 francs et 50 centimes. La validité de ces billets a été prorogée jusqu'au 1er juin 1919. Conclusion: leur usage est parfaitement permis et n'expose personne à un quelconque déboire. »vw Les militaires Internés Les militaires belges qui ont été internés en Hollande, dès l'instant où ils ont entamé une besogne, ont été payés et ont dû abandonné un dixième de leur salaire, dont le total devait leur être remis après la guerre, à l'époque où ils quitteraient le territoire néerlandais pour rentrer chez eux. Les internés militaires sont revenus en Belgique, seulement, ils n'ont plus entendu parler des sommes qu'ils avaient précédemment versées. Pour chaque homme, cela constitue seulement un très petit pécule, A NOS ABONNÉS L'Administration des postes mettra incessamment en circulation les quittances d'abonnement au MATIN pour ÎOIO. Le prix de l'abonnement est actuellement fixé à 24 francs par an. Nous prions nos abonnés de réserver bon accueil à nos quittances.• • • Ceux de nos abonnés d© l'agglomération anversoise, de pro-viuce, de Slollande et du Oarssnd-ï>uché de Luxembourg,antérieurement servis par la poste, sont priés d© faire renouveler leur abonnement à l'administratio» des postes de la région. mais dont l'emploi serait utile au premier chef, par ces temps de vie trop coûteuse. A la légation générale des Pays-Bas, on a indiqué à quelques internés l'utilité qu'il y aurait de présenter une réclamation pai l'entremise de l'officier supérieur commandant chaque camp d'internés. Ceci n'est plus guère faisable, puisque tout le monda est rentré en Belgique. Nous insistons auprès du représentant officiel de la Hollande pour que sabienveil-lante intervention nous permette d'apprendre à ces ex-internés, ce qu'on compte faire de leur argent? vvvv ^Pour nos députés Le public qui souffre du manque d'alimentation, de la pénurie de chauffage, est en ce moment péniblement affecté par l'attitude extraordinaire de nos députés et sénateurs. Après quelques séances commémoratives de la libération de la Belgique, mais absolument nulles au point de vue des questions qui, en ce moment, intéressent toute la na tion: l'alimentation, la réorganisation de la vie totale de la Belgique, nos députés se sont octroyés des vacances jusqu'au 8 janvier.C'est peut-être un peu excessif, un si long repos après un travail si court. Va-t-on re commencer le petit jeu parlementaire d'à vant la guerre? L'absentéisme sévirait-i] encore, alors ou bien est-on une bonne fois décidé à sérieusement travailler pour le bien du pays, avant de songer à son bien personnel? wvt Les noms des rue: Nous recevons encore de nombreuses lettres réclamant la suppression des noms de rues allemands. Nous pouvons rassurer nos lecteurs: c'esl fait. La rue von Bary a été débaptisée. Elle portera désormais le nom de rue Jar Blockx. «vn De la justici Un lecteur «un tout petit jass», nous écrit: — L'ordre journalier d'armée qui vienl de nous être lu porte 58 noms d'officiers promus dans différents ordres serbes. A part six lieutenants-généraux divisionnai res, ce sont tous des non-combattants n'ayant jamais paru sur le champ offensii des Flandres. Or, dans notre bataillon, pour la seule journée du 29 septembre, nous avons perdu 17 officiers: 8 furent tués, 9 grièvement blessés, certains se trouvent encore actuellement aux ambulances. Jusqu'à présent, le nom d'aucun d'eux n'a pas paru aux ordres de l'armée et aucune marque honorifique ne leur a été accordée jusqu'ici. Quelle autorité préside à la répartition des distinctions honorifiques? Ne saurait elle y apporter plus de justice, plus de tact et plus de décence? Le simple «jass» qui a vécu avec ses officiers et qui les a vu à l'œuvre, souffre peut-être plus qu'eux de l'ingratitude désinvolte avec laquelle un M. Lebureau quelconque les traite.» ww Carte d'identit< Tout en approuvant l'idée de l'obligation pour chacun d'avoir constamment sur lui sa carte d'identité, un de nos lecteurs insiste pour qu'on lui donne un caractère plus artistique et plus complet que celui des cartes de l'occupation boche. — Il était trop facile, note-t-il, de remplacer d'une carte à l'autre, les photographies, simplement marquéas d'un timbre à l'encre grasse. Le timbre en relief rendrait toute supercherie impossible. En outre, serait-il fort coûteux de donner aux futures cartes d'identité un caractère un peu plus artistique? Que pensez-vous d'un papier parcheminé filigiciné, agrémenté de dessins en couleurs?» Nous n'y voyons aucun inconvénient,sauf peut-être, si l'administration s'ingénie à innover originalement, que les nouvelles cartes d'identité seront mises alors en usage pratique dans une dizaine d'années, vwv Les évacués français Dès la signature de l'armistice, un grand nombre de réfugiés français en Belgique ont cherché à regagner leurs foyers, par leurs propres moyens et sans attendre que des dispositions aient été prises pour leur rapatriement. Cette situation créant les plus grandes difficultés aux autorités françaises, tous les réfugiés venant de France qui sont hébergés en Belgique ne peuvent quitter leur habitation actuelle, en vue de rentrer dans leur pays, aussi longtemps qu'un avis de rapatriement ne leur aura pas été coaimu-niquâ.

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Cet article est une édition du titre Le matin appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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