Le Mercure Anvers-Bruxelles: journal d'informations locales et générales

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s.n. 1914, 25 Juin. Le Mercure Anvers-Bruxelles: journal d'informations locales et générales. Accès à 15 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/w950g3j21s/
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4meAn.née |\| ? 195 [py* 30, REMPART KIPDORP ^0% egt TÉLÉPHONE &125 oa,|| \\\ BUREAUX. TOUS LES JOURS OE 10 H' // v\ A MIDI ET OE 3 A 6 HEURES J/J PUBLltS OU NON LIS MANUSCRITS^^^^V) fe) NE SONT PAS RENDUS^^-^^^^ Le Merenre ANVERS - BRUXELLES 25 Juin 1914 * f/f , BELGIQUE. Cl NO Prs , \\\ / ETRANGER. .SEP. rp» -î* \\\ lil LES ABONNEMENTS PARTENT OU PREMIER II J ' \\\ DE CHAQUE MOIS ET SE POURSUIVENT J JUSQU'A REFUS FORMEL /f/J POUR LA PUBLICITÉ S'ADRESSER C) C^2j^^^AU BUREAU OU JOURNAU^J^^^^rJ 0 LENUMÉRO 10 CENTIMES JOURNAL D'INFORMATIONS LOCALES ET GÉNÉRALES^ , PARAIT 1 F .IFIini MAT.M . Nos Conseillers en Voyage Louis Franck L incident vaut qu'on s'y arrête. Ainsi donc 44 Le Matin " a reproché amèrement à M. Louis Franck son agaçante manie des voyages et l'a sommé de s'expliquer. " Il n'est pas admissible, en effet, ajoute le journal libéral, que M. Franck qui déjà s'occupe de tant de choses, néglige les séances du Conseil communal. M. Franck a l'honneur d'être notre élu, il nous doit de remplir son mandat avec conscience. Voilà pourquoi nous demandons que l'on ne réserve pas jusqu'à son retour du Congo certaines questions du plus haut intérêt et qui — partant ne sauraient souffrir aucun retard. — C'est très bien et tout compte fait " Le Matin " semble avoir raison, car il n'établit aucune distinction entre les conseillers communaux qu'ils s'appellent Stroum, Arents ou Franck. La voix de l'un vaut la voix de l'autre. Quant au reste, il importe assez peu qu'ils aient ou non du talent. L'essentiel c'est qu'ils "remplissent" régulièrement leur fauteuil. Plus il y a de fous plus on rit. Eh bien je demande l'indulgence pour M. Louis Franck, n'en déplaire au "Ma-i-:*' " et si possible un traitement .v même qu'on accorde au prisonnier après une longue et déprimante détention. Je demande de l'air pour cet homme qui étouffe dans un milieu nui n'est pas le sien et dont il n'accepta de faire partie que par pur dévouement à la Cause. C'était — si je me souviens — quelques mois avant les dernières élections communales.Franck prônait ouvertement le cartel et rêvait de tourner ainsi la R. P. contre les catholiques, qui avaient refusé de l'appliquer aux petites communes. La victoire était assurée. On supplia Franck d'accepter un mandat. Mais il s'y refusa tout d'abord alléguant ses multiples occupations (il possédait à l'époque un cabinet qui lui rapportait plus de 100,000 francs), et la crainte qu'il avait, de ne pas pouvoir se donner entièrement à la chose publique. Mais on insista tant et si bien qu'il finit par céder, peut-être parce qu'il nourrissait des projets plus vastes, peut-être aussi parce qu'il ne pouvait pas faire autrement. Quand il parut sur l'estrade de la salle aux Laines, où avait lieu un " Monster Meeting ", ce fut du délire. Il faut vous dire qu'à peine rentré d'un voyage en Espagne, qui avait failli lui coûter la vie, Franck s'était mis à la disposition de ses amis. Et je me rappelle comme si c'était d'hier, son superbe discours, plein d'enthousiasme débordant pour Anvers qu'il revoyait avec orgueil, après avoir pris les leçons de l'étranger : "En toen, disait-il, zag ik daar uit de neve-len opdoemen, dat steenen kantwerk van O. L. Vrouwetoren. En ik vergat al wat de vreemde mij had geboden aan genot en heerlijkheid, ik vergat de stormen en de gevaren, en enkel dat één gedacht glansde in mij ! Antwerpen, mijn moederstad ! Rond den toren, zag ik dan lang-zaatm voor mijn oog komen, én de huizen, én de dokken, én de schepen — een duizendvoudig bosch van masten, — héél onze stede lag voor mij open met haar leven, haar weelde en haar nijverheid. En ik zegde tôt mij zelven: Het moet toch schoon zijn te strijden en te kampen voor onze stad, die niet alléén de stad is van Ru-bens en Van Dyck, maar nog de Stad van Mar-nix et de kloeke geuzen ! C'est ainsi qu'il accepta de faire partie du Conseil communal où bientôt il devait se sentir profondément dépaysé. Que voulez-vous, il était seul ou presque de son espèce. Les autres — à part Royers, Strauiss et Desguin — ne rêvaient que discussions stériles et sottes. Alors qu'il attendait en vain le débat qui lui eut permis d'e mettre en lumière son merveilleux talent d'orateur et d'homme d'affaires, la majorité c'est-à-dire les médiocres, les assoiffés de ridicule et de pouvoir palabraient de longues heures durant sur la question de savoir si l'on vendrait du bols ou du boonekamp à la laiterie du Nouveau Parc. Le niveau de ces gens-là était décidément trop bas pour lui qui s'étalit fait une réputation mondiale et qui comptait parmi ses amis voire parmi ses admirateurs, des hommes de la trempe des Beernaert et des Lejeune. Et désormais il se tut. Une fois, pourtant, il rompit le silence. Comme ce brave Bongers venait de se fâcher tout rouge taxant de aduol^aatenstrelzen les quelques mots sensés qu il avait essayé de placer au cours d'une discussion oiseuse, il lui répondit sur un ton à la fois paternel et doux : " Mijn-heer Bongers, gij ziijt een bekwame smid Ce fut son dernier mot. La vérité c'est qu'on lui en voulait un peu de s'être élevé trop rapidement et d avoir éclipsé pas mal de gens qui jouissent aujourd'hui encore d'une réputation usurpée. On le lui fit d'ailleurs bien voir après 1 échec du Cartel aux élections législatives. Au Weber où s'étaient réunis les gros bonnets du libéralisme anversois, M. Shéridan que son emploi à 1 Association astreignait à cette pénible besogne, proclamait d'une voix aigre les résultats désastreux: ' Il nous manque 1000 voix, Messieurs, n'applaudissez pas! " Dans un coin Delvaux jurait comme un possédé : " N. d. D.... on a foutu par terre le libéralisme. Ainsi l'idole de la veille dégringolait de son piedestal. Dès lors Franck comprit que sa popularité avait subi une rude atteinte et il rentra dans le rang décidé à n'en plus sortir. Je suis de ceux, vous le savez, qui professent une violente répulsion contre toute alliance avec les éléments d extrême-gauche. Pourtant j'ai toujours considéré Franck comme l'unique figure anversoise dont un parti ait le droit de se glorifier. Car s il préconisa le Cartel, ce n'était pas qu il approuvât lui, modéré convaincu, les théories socialistes. Mais il espérait, grâce à cette alliance d un jour, faire la conquête du gouvernement et réaliser un idéal semblable à celui des libéraux angolais qui proclamèrent la liberté religieuse des catholiques. Voilà l'homme auquel Le Matin — aujourd'hui repentant — vient de chercher querelle. Mais qu'à cela ne tienne. M. Franck partira pour le Congo, non pas pour le plaisir, mais simplement par devoir. Le Roi, a, en effet, retenu à déjeuner plusieurs foiis de suite le député d Anvers et cec'i se passe de commentaires, n'est-ce pas ? Quand S. M. fera appel à M. Stroum, on pourra causer. Mais d'ici là... Maxime Laroche. faits et Gestes AMNISTIE cette semaine. C'est que le lJqûc-! be avait bien garni les charrettes. Et il y en a eu tout lin cortège: cinquante huit prévenus, dame . cela •prend, de la place. C'est très bien : respectueux de la justice et de la loi, même quand cette loi est inique il nous semble entendre parler M. De Vos en personne ■ nous nous inclinons devant les décisions de nos magistrats, ces héros qui pour treize francs cinquante par jour assument la défense de la société. Mais s'il a été prouvé, assez mal d'ailleurs, que l'organi-, sation du Zeemansbond portait préjudice à MM. Strasser et Cie, cent mille francs de traitement — ce procès a également révélé les abus scandaleux, dont les marins étaient les victimes de la part dun tas de parasites. Mais ces abus-là, auxquels il a ete remédié dans une certaine mesure par Vinterven-tion heureuse de VautoriU administrative, il paraît qu'ils ne tombent pas sous l'application du Code Pénal. Et les juges n'ont point à en connaître. C'est le fâcheux de l'affaire. Certes on ne nous accusera j)as de pencher du côté des démagogues ni de l'utopie collectiviste. Le déchaînement des appétits d'en bas est autrement dangereux que l'assouvissement des appétits d'en haut. Nous sommes pour un gouvernement fort, le gouvernement d'un seul au besoinb ayant mesuré le fond de l'inanité et de Vimvuissance parlementaires. Qu'on fasse respecter l'ordre et la propriété, fort bien. Mais, pour Dieu! qu'on ne donne même pas un semblant de raison à l'élément révolutionnaire de se propager. C'est la société qui fait les Bonnot et les Garnier.ï.a société n'a qu'à s'en prendre à elle-même si ces fauves se retournent contre elle. Et' c'est pourquoi, bien mieux que ce néfaste article 310, interprété de telle façon qu'il autoHse les pires attentats des patrons contre les salaires des ouvriers, mais qu'il réprime impitoyablement jusqu'à l'idée même d'une entre, prise contre la liberté d'embauchage des patrons, une législation sociale plus parfaite que l'embryon dont on nous a doté jusqu'ici, garantirait autrement le bon ordre nécessaire au progrès et au développement de l'humanité. Encore une fois, les magistrats dont M. le juge d'instruction Barbe, l'honorable M. Strasser et les courtiers maritimes, sont hors cause. Ce sont les institutions que nous visons. Mais les ouvriers, les marins sont incapables de juger in abstracto. Ils maudissent leurs juges et leurs malédictions ne trouvent qu'un écho trop complaisant dans la presse socialiste. Certainement ces messieurs déclareront tout haut qu'ils s'en fichent. N'en croyez rien: ce sont des hommes comme les autres et ils sont, comme on dit, très embêtés. Quant au directeur de la prison de la rue des Béguines, qui ne sait où loger les fournées de pen sionnaires qu'on lui envoie, il est encore plus embêté. Bref, une amnistie générale soulagerait bien des consciences et arrangerait tout. Qu'en pense M. Carton de Wiart, ex-démocrate devenu ministre de la Justice? Celui-ci devrait bien se souvenir de celui-là. Robert C0UT1DLE. La Maison de Rubens Donc, M. De Vos a pris sous le bras un de nos confrères et lui a fait cette déclaration : — Mon brave ami, l'exposition de 1920 est dans les patates, où elle est allé rejoindre notre bon ami Charles Cnoops et sa septième olympiade. Ça est tout de môme dommage, hein? Je le disais encore toute à l'heure à Mélis. Ça aurait donné de l'animation à la ville et ça aurait fait beaucoup de bien aux nouveaux quartiers. Enfin, soit. « Mais il ne m'a pas dit que cette année 1920, car je compte bien que je serai encore bourgmestre à cette époque-là, et Mme De Vos y compte également, et vous aussi vous y comptez, n'est-ce pas, mon brave ,::ni? il ne sera pas dit que celte année 1920 ne brillera as en lettres de feu dans le livre d'or de la Ville d'An-> "rs. Nous avons acheté la maison de Rubens. Bravo ! — Chut! mon brave ami, taisez-vous. On ne peut pas chcore le dire, et si Delbeke savait que je vous fais cet-If confidence, il me donnerait sur les ongles. Donc, i ous avons acheté la maison de Rubens. — Combien? — Ça ne sera pas loin du million. Mais il ne faut pas i ; dire non plus, car alors c'est Cools qui m'attraperait. 'ous comprenez, la caisse est vide, le Gouvernement roi use d'approuver nos nouvelles taxes et nous devons U-1 re pour 800,000 francs d'économies par an. Stroum i Aalders et tous les autres conseillers sérieux que le Matin » propose en exemple à Louis Franck, vont '£* ore une '°'s crier qu'il ne faut pas jeter l'argent par S;1 fenêtres quand il serait si bien dans la poche 'des i' ;,canbedienden et des mannen van de mestpacht. — Mais qu'est-ce que vous allez en faire de la Mai-de Rubens, Monsieur le Bourgmestre? — Mais nous allons la restaurer, mon brave ami. Vous avez bien vu notre pavillon à l'Exposition de Bruxelles, n'est-ce pas? Hé bien, ce sera la mémo cho- Max Rooses et Van Kuyck m'ont dit que c'était rimme ça. Ils s'y connaissent, moi je veux bien. Mais, Mitre nous, si Rubens avait dû peindre dans un atelier aussi mal éclairé que celui que nous avons vu à t/uxelles, il n'aurait jamais pu représenter que des i ombats de nègres pendant la nuit. Et il aurait aussi l'i faire mon portrait puisqu'on dit que je ressemble i un nègre. Ici M. De Vos rit abondamment, après quoi il con-Snua.« Oui, vous me demandez ce qu'on pourrait bien ;v.ettre dedans, dans la maison de Rubens. Pas la Descente de Croix pour sûr, le doyen de la Cathédrale ne oudrait pas; quant aux Rubens du Musée, c'est Pol <-'t. Mont qui ne veut pas les lâcher. On y mettra les de M. Max Rooses... — On pourrait aussi y mettre M. Max Rooses lui-:->ême, empaillé, dans une vitrine, le plus lard possible, évidemment. — Il ne faut pas vous moquer de M. Max Rooses. C'est un grand savant ; il a son nom dans le dictionnaire Larousse. Ah ! s'il y avait une nouvelle édition... » - Vous y seriez également. — Et pourquoi pas? Est-ce que je ne suis pas digne ■ e figurer dans le dictionnaire comme sur le paravant ■l'j grand orchestrion mécanique de l'Aleazar? Mais, tevenons à la maison de Rubens. Hé bien, nous v mettons la chaise du maître. . — La chaise? - - Oui, la clmise, vous savez bien, celle qui se trouve ans la cave du musée. C'est là dessus que Rubens t asseyait pour peindre et pour lire dans Tacite; c'est olui-là sans doute qui a écrit le fameux traité : « De oloribus », car, vous savez, au temps de Rubens, tout faisait en latin. — Cette chaise, en effet, me parait la seule épave \u ait échappé à la dispersion du mobilier de Rubens. videmment, cette relique n'a pas de prix. Mais rebâ-. tout un palais rien que pour y mettre une chaise, , «st peut-être beaucoup. Ça rappelle l'histoire du coudai! de Jeânnot. A propos, le million, c'est pour le i frein seulement? ; — Evidemment. , Et à combien estime-t-on les frais de reconstruc-g" ' ..->n? t - Ca, mon brave ami. Je rijaîCSPVi4.% - ","L~ \ ^ .. , „ (Oe pô.3 clTlX ;utis'.' wi o«.; J *_> {i o.» vi\I "Tin. Et puis, les Fla-ningante vont hurler. -r Les Flamingants? ■ Mais oui. Vous ne lisez donc pas les articles de ce i'oû d'Omer Wattez, dans le « Handelsblad »? Ce Wat-te;' est parti en guerre contre tout ce qui est étranger, c'est-à-dire contre tout ce qui n'est pas flamand ou allemand, car pour lui c'est la même chose. Nos pères n'ont-ils pas bu l'hydromel dans les cornes d'aurochs au fond des forêts de la Germanie? Encore une phrase de Melis que j'ai retenue. Hé bien, ce va-t-en guerre de Wattez a dit qu'il fallait proscrire tout ce qui était du style Renaissance, comme étant empoisonné par le souffle latin et grec. Et Rubens, c'est du style Renaissance.— C'est même du style Jésuite. — Vous dites? Mais alors nous allons aussi avoir les francs-maçons sur le dos, Tyclc et sa bande. C'est vrai que nous nous sommes fourrés là dans un joli guêpier. Voulez-vous que je vous dise, mon brave ami, mais ne le répétez à personne : si De Caters avait flanqué la maison de Rubens par terre, c'eut été dommage, hein, et tout le monde aurait crié au vandalisme. Hé bien, il nous aurait rendu un fier service. Mais, saperlipopette, je vois qu'il est quatre heures. On m'attend au Weber. Je vais annoncer la nouvelle à mes amis. Surtout, pas un mot, je compte sur votre discrétion. Au revoir, mon brave ami. Pour copie informe, L'Indiscret. LA QUESTION DU PAVAGE L'Echevin STRAUSS déclare ignorer ce qu'il doit faire Un exemple entre mille ! La longue rue d'Argile (près du boulevard Léopold). L'état scandaleux du pavage a donné lieu lundi soir au Conseil communal à une interpellation de M. Terwagne. Mis en demeure d'intervenir d'une façon active et radicale pour mettre fin a une situation devenue intolérable, l'échevin des travaux publics a répondu par un non possumus. A la vérité, nous nous attendions de sa part à une déclaration nous promettant de faire respecter scrupuleusement dans l'avenir par la Cie des Tramways, la convention et le cahier des charges. Eh bien, l'honorable échevin n'en a pas soufflé mot. « Je reconnais, a-t-il répondu à M. le Conseiller Terwagne, le bien fondé de votre interpellation, mais, je demande que vous me disiez ce que je dois faire. Depuis plus d'un mois, 38 hommes s'occupent exclusivement de réparer les voies. Je vais en engager 24 de plus. Cela vous suffit-il ? » Hé non, cela ne nous suffit pas Bien que nous ne touchions pas .10,000 francs par an pour diriger les travaux publics nous nous sommes néanmoins donné la peine de lire attentivement la Convention et le cahier des charges, qui — au demeurant — fournit à, ce problème, en apparence si complexe, un© solution d'une simplicité enfantine. Il y est dit notamment à l'art 80 : « Les voies proprement dites doivent être réparées. relevées, damées, par les soins du concessionnaire et à défaut, d'OFFICE, après mise en demeure, comme il est stipulé à, l'article 14.» Article 14. — «Le concessionnaire se trouvera en demeure d'exécuter les obligations qui lui incombent sans qu'il soit besoin d'aucun acte judiciaire moyennant un simple avis par écrit, resté 3 jours francs sans complète exécution. Le concessionnaire renonce dès maintenant à exiger toute autre formalité ». Il suffit donc d'une lettre recommandée pour obtenir l'exécution immédiate des travaux faute de quoi ceux-ci devront être mis en adjudication publique aux frais de la Cie. Passons maintenant à la question de l'entretien du pavage et rouvrons le cahier des charges. Nous lisons à l'art. 81 = <( L'entretien de la Voierie à charge de la Compagnie et situé sur le territoire de la Ville d'Anvers, sera assuré par cette dernière à la satisfaction des agents du gouvernement et de la province et aux frais du concessionnaire ». « L'état des travaux exécutés par la ville sera présenté à la Compagnie tous les trimestres: le montant sera versé à la caisse communale endéans le mois. » C'est parfait. Mais encore faut-il que les travaux exécutés par la Ville offrent à la Cie des garanties sérieuses. Or, est-ce bien le cas? Est-il matériellement possible que 38 hommes travaillant deux mois par an pour réparer plus de 100 km de voies, puissent arriver à un résultat durable? Sans parler de la façon sommaire dont la plupart de ces travaux sont faits... On est donc en droit de se demander s'il ne vaudrait pas mieux confier à l'entreprise privée une besogne pour laquelle la Ville ne dispose ni du personnel, ni des compétences nécessaires. M. l'échevin a bien voulu reconnaître également que les ingénieurs de la Cie s'étaient montrés «plus forts » que ceux de la Ville. Nous n'en exigions pas autant, encore qu'il nous soit permis de nous demander quelles mesures eussent été prises par une Cie bien organisée contre ceux des membres de son personnel, qui, dans une affaire grave, auraient manqué — comment dire — de perspicacité. A moins que l'honorable M. Strauss qui a les régies en horreur ne songe aujourd'hui très sérieusement à confier le département des travaux publics à une société privéie. Quoiqu'il en soit nous ne saurions nous contenter de cette double excuse à savoir que les ingé-oes d e\ik affirmations sont parfaitement iiiexacu^-iout „ hLoi J leL- qui 30 so,:t occupé* la transformation des voies sont assez connus pc ar qu'on ne les discute plus. Dès lors M. Strauss se démènerait en vain pour nous faire admettre que son service n'a pas vu qu'il manquait des pavés et des boutisses, que l'on établissait des joints trop larges, qu'une filière longitudinale remplaçait les boutisses verticales, que les rails n'étaient pas profilés droit, qu'il manquait du ballast et des billes sous les lignes. Enfin qu'on ne faisait pas les fondations en béton comme le prescrivait l'article 21, Tout le monde a vu cela à Anvers, et les ingénieurs ne s'en seraient pas aperçus, eux qui étaient chargés, conformément à l'article 81 de surveiller les travaux de façon qu'ils soient faits à leur entière satisfaction. Allons donc! Ensuite la Ville ne serait pas suffisamment armée alors qu'il lui est loisible de faire d'office tous les travaux, de suspendre la circulation des voitures, sur une ou plusieurs lignes, de supprimer les privilèges des trams, de saisir les péages... .que sais-je encore! M. l'Echevin Strauss a voulu rire, tout simplement. g LA VILLE Le banquet. Nos conseillers ont donc fait ripaille 1 autre jour et, comme S'était aux frais de la princesse, ils s'en sont donné à cœur joie. Six tables latérales avaient été appliquées verticalement contre la table d'honneur et nos conseillers avaient été placés par petits paquets de cinq à l'extrême bout de ces tables. Ils se trouvaient ainsi entre eux, loin de ces insupportables congressistes. et ils pouvaient boire et manger à leur aise. Toutes nos bonnes fourchettes étaient là, depuis t erwagne et Michel Hndrickx, qui « savent là contre», comme on dit, jusqu'à Bongers, qui dévore un poulet comme il forge du fer, en l'empoignant à pleine main et en le broyant dans l'étau de sa puissante mâchoire. Et les conseillers ont beauooup parle aussi. Ils ont parlé de l'affaire Van den Bergh-Stroum-Wauters et consorts. Ils en ont parlé avec une animation do plus en plus vive, sans se soucier des congressistes qui, de temps en temps, lançaient des regards effrayés vers ces petits groupes de gens congestionnés et vociférants. M. Van den Bergh seul, demeurait pâle, dune pâleur de prélat italien et il souriait tandis que ses yeux fermés à demi, reflétaient une joie extraordinaire. . Gageons qu'au procès, M. Van den Bergh, qui est au-dessus des partis, sera le seul à s'amuser comme une petite folle. L'affaire dite de l'Hôtel de ville. C'est donc le 22 octobre prochain que sera plaidée la fameuse affaire de boxe qui fit couler tant d encre et dans laquelle sont impliqués deux conseillers communaux. La victime, M. Van den Bergh est, paraît-il, décidée à réclamer des dommages et intérêts considérables en raison du préjudice porté à sa santé. <( Ils paieront cher! » nous affirmait, l'autre jour, un avocat catholique, très connu. Espérons, néanmoins, que, cédant à bon mouvement, M. Van den Bergh se ravisera et réclamera le franc traditionnel .Ainsi l'honneur sera sauf et tout le monde sera satisfait. Quoi qu'il en soit, les débats de cette affaire promettent d'être d'autant plus intéressants que l'un des prévenus a décidé de citer comme témoins tous les conseillers communaux. Ce jour-là, la séance du Conseil communal se tiendra | au palais de justice. Que de joies en perspective!

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Cet article est une édition du titre Le Mercure Anvers-Bruxelles: journal d'informations locales et générales appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1913 au 1914.

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