Le patriote

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s.n. 1914, 02 Août. Le patriote. Accès à 13 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/rr1pg1jk4j/
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LE PATRIOTE Administration (tél. 1182) - Rédaction (tél. 382) • BRUXELLES 12, Montagne-aux-Herbes-Potagéres, 12 Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus. ABONNEMENTS BELGIQUE : Un an, 10 fr. ; 6 mois, 5 fp ^ 3 mois, fr. 2.50. Étranger: Un an, 30 fr.; 6 mois, fr. i5.50; 3 mois, 8 francs. Hollande et Grand- Duché de Luxembourg : ,8 mois fr. 6.50; G mois tr. 12.50; 1 an ir. «-UU. < A l'étranger, la plupart des bureaux posteaux dô-livrent des abonnements avec réduction sur ces prix. i ANNONCES (téléphone H82) A Elles sont remues exclusivement au bureau du PATRIOTE, 1t, rue 1Montagne-auas-Herbet-Potagires et à l'Agence Hav'as, s, place des Martyrs, à Bruxelles. Sujets demandant place : 1 à 4 petites lignes 0.75 DEMANDES et OFFRES D'KMPLOIS id. 1.00 -«•«. : de 1 à 3 lignes 1.20 (Ghaque ligne supplémentaire) 0.40 KÉCLAMES, . .♦*-i(av,le*Bourses|laligne 1.25 FAITS DIVERS((:oïnai\E)ilifluoufin):3.4ou 3 00 REPARKTtO S JUDICIAIRES : la ligue. . 4 00 NECROLOGIES : la ligne 3.00 On ne garantit vas les dates d'insertion. Dimanche 2 août 1914. o centimes le nméro pour toute la Belgique. Trente-unième année. — N. 214 > lu conflit flostio-Seme. LA SITUATION l« LA dl i ua i son Samedi midi. LES G BIEFS ALLEMANDS CONTRE LA RUSSIE. Hier soir, à St-Pétersbourg, on constatait que l'Angleterre tente un dernier effort pour trouver une formule acceptable par les parties en cause, mais l'espoir dans le succès était très faible, à cause, disait-on, de l'Allemagne qui se montrerait récalcitrante. Récalcitrante à quoi ? A Paris aussi on incrimine l'Allemagne; on lui impute la responsabilité du fait que. en huit jours, « la Crise a pris des proportions excessivement graves ». Or, à Berlin, un organe gouvernemental retrace les faits, à propos de l'échange de dépêches entre le Tzar et le Kaiser.Le Tzar ayant écrit à l'Empereur Guillaume d'user de ses bons offices, Le souverain allemand s'est rendu à ce désir. L'Empereur a employé ses efforts dans ce sens malgré la mobilisation partielle de l'armée russe et bien qu'on eût l'impression que les sentiments de la Russie n'étaient [nullement paoifiques. [ La nuit de vendredi encore l'action conciliatrice de l'Empereur Guillaume, de concert avec sir Edward Grey, s'exerçait selon une formule qui laissait bon espoir. La mobilisation totale de l'armée russe doit donc être esonsidéïée comme u>ne provocation des plus nettes. I Autre fait: ces jours derniers des ru-BS»urs relatives à l'attitude menaçante de la Russie sur la frontière allemande étaient parvenues à la connaissance de l'Empereur ; le Souverain allemand a donc donné une preuve toute particulière de loyauté à l'égard.' d-u Tzar en n'abandonnant pas le rôle ,que celui-ci l'avait prié d'aooepter.La Russie a répondu à cette confianoe d© la façon la plus outrageante. « L'Empereur Guillaume. conclut le journal berlinois, s'était montré jusqu'ici le prince de la paix, la (Russie va maintenant trouver dans le descendant de Frédéric-le-Grand le prince de la guerre. » Hier, les manifestations patriotiques, à 'Berlin, ont commencé le soir et ont duré •b&vciro 1 rr\ a«té. A. o ux ob, J'EiixpOi £uz*~ Ci u-Zl- jlaume, l'Impératrice et le Prince Adalbert apparurent devant la fenêtre de la salle des chevaliers du palais Impérial et furent l'objet de chaleureuses ovations. L'empereur a dit: "Une heure grave a sonné pour l'Allemagne. Nous sommes cernés de tous côtés par des en-,vieux qui nous obligent à nous défendre l'épée à la main. J'espère que si je ne parviens pas à amener nos adversaires à une autre conception et à maintenir la paix, que nous brandirons l'épée avec l'aide de Dieu d'une telle manière que nous pourrons la remettre au fourreau a.vec honneur. Une guerre demanderait des sacrifices énormes au peuple allemand: Nous montrerons à nos adversaires ce qu'il en coûte d'attaquer l'Allemagne. Et maintenant je vous recommande à Dieu. 'Allez maintenant dans les églises, prosternez-vous devant Dieu et priez-Le d'aider notre vaillante armée. ) D'immenses et frénétiques acclamations accueillirent ces paroles. Des « Och » furent portés en l'honneur de l'Empereur tandis que des chants patriotiques étaient entonnés. \ J». , * * ) Il semble qu'après cela, tout espoir soit perdu. L'engagement de l'Autriche de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Serbie, la substitution de commissaires russes aux commissaires autrichiens dans l'enquête réclamée par l'Autriche au sujet de la conspiration serbe ne pourraient-ils pas servir le base à la conciliation 1 A la suite d'une visite faite hier, tard dans la soirée, au Tzar par l'ambassadeui d'Allemagne, comte de Pourtalès. le brui court, à St-Pétersbourg, qu'une légère dé-tente s'est produite. E. ,% L'armée suisse est mobilisée sur pied de >a- guerre. f . Le Canada, « au milieu d'un vif enthou- )1.r siasme », va mobiliser une division. Le dé- ." partement de la milice est en grande acti- vité : les officiers de l'état-major attendem une division de 20,000 hommes qui seronl n" mobilisés pour le service actif. Les colonelf >s" de plusieurs régimenta de milice reçoivenl a des offres de service. nt e_ Samedi, 3 heures. é" L'ULTIMATUM ALLEMAND, w- L'ITALIE NEUTRE. u. A Rome, tanelis qu'une note officieuse e_ nie l'envoi de l'ultimatum allemand à terri- me précis, on prétend que l'ambassadeur ls d'Allemagne, M. de Flotow, s'est rendu r. hier soir à 8 h. 15 rendre visité à M. di San m Giuliano; il lui a annoncé que l'Allemagne it avait envoyé en même temps un ultimatum à la Russie et un autre ultimatum à la a- France. 2- A la Russie elle demande de suspendre 8- dans les six heures l'ordre de mobilisation. ;a A la France elle demande de faire connaî-it tre dans les 18 heures au gouvernement im-i- périal si en cas de guerre avec la Russie, la France restera neutre. î- L'ambassadeur allemand demanda ensuite le à être renseigné sur l'attitude de l'Italie ît en cas de guerre de l'Allemagne et de l'Au- ■ ; triche contre la Russie et la France. ie Le marquis di San Giuliano a réservé sa i- réponse jusqu'à ce qu'il eut consulté le Pré-e sident du Conseil M. Sanandra. Le minis- 3- tre des affaires étrangères et le Président n du Conseil se trouveraient parfaitement i- d'accord. Comme il ne s'agirait pas dans it l'occurrence d'une guerre défensive, l'Italie a se bornerait à constater et à faire consta-5- ter que les engagements du traité d'allian-e ce ne l'obligent pas à prendre les armes dans les conditions actuelles et qu'elle res-à tera neutre. é II en serait ainsi tant qu'elle aura la cer- ■ Ui/ud6 qut. ou-., iiiOi'-ctiD «-.jroût va-' J"i "t teints. « Quand le Roi aura approuvé cette ligne )- de conduite, le gouvernement communique- a ra officiellement sa déclaration. A Londres aussi, on affirme que l'Alle- 5 magne a adressé à la Russie et à la France i- un ultimatum. Il A la suite d'un échange de dépêches en-'g tre le Tzar, le Kaiser et le Roi George,l'im->c pression parmi les milieux ministériels de 18 Londres était ce matin que l'Allemagne est 18 maintenant disposée à exercer une influen-r ce sur l'Autriche en vue de la reprise des i. conversations diplmatiques soir les bases tr acceptées par les autres puissances euro-péennes. Mais la Russie est déterminée à continuer les mesures militaires « pour em-iB pêcher des malentendus et des déceptions i- possibles »... t LE ROLE DU JAPON. Le baron Kato, ministre des affaires étrangères a dit: « Si malheureusement t les hostilités éclataient entre l'Angleterre j. et d'autres puissances nous sommes prêts à faire ce que noue oblige notre alliance - (avec l'Angleterre). J'espère sincèrement [- que rien n'arrivera dans oette partie du i- monde mais si nos alliés sont entraînés dans s une guerre il faudra faire notre devoir. » lespt à le vie Humaine! contre fafîoi&ieat stupiils. Pour les î81iliIl6S — i, M. Jaurès, chef du parti socialiste français, a été tué à bout portant par an individu qui, tout semble l'indiquer, n'est qu'un dément. Quoi qu'il en soit à ce sujet, l'opinion de tous les catholiques s'exprime rai huit et clair: ce crime ne peut ni se justii er ni ; s'excuser en aucune manière, paçc que c'est un attentat à la vie humaine, h e violation du préoepte capital : TU NE TUERAS PAS. Que le verdict Caillaux et le langue de certaine presse après l'assassinat de M Calmette, de l'archiduc Ferdinand it 'le la duchesse de Hohenberg, agissent la comme un réflexe maladif, cela est prolabi-a: Ceux qui, comme nous, considèrent comme , un dogme l'inviolabilité de la vie humaine, maudissent tous les crimes, tous les attentats et demandent justice au nom de l'humanité.Le « Figaro » inspiré par un louable sentiment, dit: ...Pour nous, qui n'avons cessé de combattre le directeur de 1' « Humanité » de dénoncer sqp rôle dangereux, de condamner, chez un homme de cette extrême intelligence et de cette parfaite probité, son attitude antimilitariste et ses erreurs en politique extérieure., nous, que son journal n'a pas toujours Ménagés, nous avons le droit de proclamer notre in-' dignation de cet assassinat et de saluer ce j mort. S La neutralité belge j 2 et ses grands voLins. ; lie u" DÉCLARATION DU REPRÉSENTANT DF LA FRANCE sa A BRUXELLES -é- is- Note officieuse: nt nt M. Klobukowski, ministre de France £ ns Bruxelles, a eu un entretien avec M. Davi lie gnon, ministre des affaires étrangères dt ,a_ Belgique, auquel il a dit qu'il était auto n ri&é à déolarer que conformément d'aii leurs à ses déolarations antérieures le Gou es vernement de la République française ris >s" pecterait la neutralité de la Belgique ■? | cas de conflit international, •r-1 Seulexnej^t,4ans l'hypothèse où la EkMiAra I par une autre puissance, le Gouvernemenj français examinerait quelles mesures i e_ conviendrait de prendre dans l'intérêt de sa propre défense,. e- ce DÉCLARATIONS RÉCENTES DE L'EM PEREUR ALLEMAND ET DE SES MI SISTRES. n- 1° Aux grandes manœuvres allemande! n- qui ont suivi la visite de l'empereur G-udl-ie laume II en Belgique, celui-ci a dit au gé-st ; néral Heimburger. notre envoyé militaire n_ « La Belgique a bien raison d'avoir con. es fiance en moi. » ' 2° A la commission du budget de l'empire 08 en avril 1913, le secrétaire des affaires étrangères de l'empire M. von Jagow, ré a pondant à une interpellation de députés eli n- Reichstag a dit et répété : « La neutralité ns de la Belgique est fixée par des convention; internationales que l'Allemagne est décidée à respecter ». 3° Le ministre de la guerre, à la même commission, a fait cette déclaration : Le es Belgique ne compte pour rien dans lei nt motifs de la loi militaire dont les raisons re gisent exclusivement à l'est de l'Allema t31 gne. La neutralité de la Belgique, garantit ce par acte international, ne sera pas perdu< . de vue par l'Allemagne. ? 4° S. M. l'empereur, en juin 1913, a fait u siennes oes déclarations de ses ministres. Q? Nos hommes politiques ne l'ignorent pas, L'ordre et le ravitaillement seront sauvegardés. Un député socialiste écrit: Les mouvements connus des troupes- aile- _ mandes confirment du reste que les régiments descendent vers l'Alsace-Lorraine. Notre gouvernement affirme donc simplement sa volonté de faire son devoir, selon les trai- g tés. Nous insistons sur ce point afin d'éviter a tout affolement parmi la population. Nous n aurions donc des chances d'échapper à la t conflagration, tout comme en 1870. d Il ne faut pas non plus que l'on se figure p que nos services publics vout cesser de fonc- s i.icnner. Evidemment, la mobilisation et cer- t tains mouvements de troupes nécessiteront l'utilisation de trains et de divers moyens a de transport; mais tous 'es services conti- t Jureront normalement, chemins do fer, pos- s tes, télégraphes, téléphones, etc. U ne faut pas se faire de fausse3 idées quant t au ravitaillement de la copulation. Il n'y t aura pas de famine. Dans les régions soumises des demain — comme aux alentours des forts — à l'état de siège, on a pris des mesures pour assurer l'alime itation, non seu-lement des troupes, mais aussi des habi- \ tants. En outre, il convient de se rappeler qu'en 1870, la Belgique, au lieu d'être affar d mée, devint une sorte d'entrepôt. ( Aucun des navires dirigés vers Anvers n'a ^ changé de route. Il n'est pas vrai qu'il y , eut moins de bateaux à quai Qu'en temps normal, à pareille époque. Si le gouvernement a acheté les grains disponibles à An-vers, c'est autant pour empêcher la spécu- ® lation que pour les réserver à l'armée. i Si tous les régiments quittent Bruxelles 1 où certaines grandes villes — ce qui n'est 1 pas du tout certain — la garde civique sera ^ appelée à son rôle de police. _ r Si de grands services publics se voient privés de leur personnel — usines à gaz, c électricité, distribution d'?au — le gouver-inent interviendra. Si des abus de négo- 1 iants rapaces se produisent, il agira aussi, I tans la mesure de ses pouvoirs, et en période d'état de siège, ils sont vastes. Les Chambres seront réunies dans quelques jours pour prendre connaissance des mesures prises et envisager celles qui res- t teraient à prendre. t Le gouvernement a envisagé le cas où les < treize classes seraient jugées insuffisantes; au lieu d'appeler les 14e et 15e, il croit qu'il f vaudrait sans doute mieux alors d'appeler la classe de 1915, qui doit entrer en septem- l bre et qui donnera plus de 35,000 hommes lont l'éducation commencerait à Anvers. f Voilà l'essentiel des renseignements que -nous avons obtenus du chef du cabinet.Nous avons pu l'entretenir pendant quelques ins- , en particulier, et il uous a répété avec * >ok' V® na conviction intime que notre terri- j lesl\'î!° ne serait pas violé. Nous tenons à le, I -f nnro'np.nt, à nos lecteurs, et à i l , j Jeu.' rappi— . j sang-froid que nous ne cesserons 3è leur i donner. ] L'heure est grave pour le pays, pour le ; prolétariat. Si le crime le plus formidable qu'il fût possible de rêver soulève la malé-, diction du monde civilisé, sachons rester di- 1 gnes, à la fois du nom d'homme et du nom de socialiste. Nous approuvons hautement ce langage. Le commerce n'a pas à craindre Le président de la Chambre du Commerce de Bruxelles écrit: i La position-or de la Banque Nationale est ' plus forte qu'elle ne l'a jamais été; sa position-argent plus solide qu'il ne faut pour faire face à toutes les nécessités. La Chambre de Commerce rappelle aux négociants qu'en 1870 la situation était au-! trement grave au point de vue financier. Et cependant la Banque fit front à toutes les demandes de remboursement sans sourciller • et cela avec des ressources qui étaient loin :1 d'avoir l'importance de ses ressources actuelles.Les banques ont augmenté depuis deux jours leur dépôt d'argent à la Banque Nationale de 82 millions à 108 millions. A la même date et malgré les nombreux remboursements en espèces effectués dans ces derniers jours, la Banque a, par devers elle, 261.600.000 francs d'or, 56.000 000 d'argent et 120 millions en disponibilités or sur I étranger dont la plus grande partie fait route en rp moment vers Bruxelles et Anvers. Qg nos mm. : Nous recevons de M. l'architecte Francken C 'illomaerg cotte iettro: tl A. En oe moment de crise, où tous les Bel-bs, à quelque classe de la Société qu'ils ppartiennent, unis dans un effort com- lt iun, remplissent leur devoir envers la Pa- ^ •ie, n'estimez vous pas qu'il est urgent e venir en aide aux familles des soldats C eu aisés qui ont laissé femmes et enfants ins ressources et ce sans la moindre dis- a nction d'opinion ou de religion. B Je souscris pour la somme de cent francs, vec le vif espoir que tous nos compatrio-îs se montreront généreux en cette ciroon-bance ! Il faut agir vite ; ouvrez de suite une lis-». de souscription dans les colonnes de vo-re journal. j t •Le « Patriote » applaudit à cette idée no- j le et chrétienne. Ses directeurs souscri- ent 500 francs. t Bien des situations, par suite du rappel d es classes, sont hautement intéressantes, in en cite en grande quantité. Le salaire « u père, parfois chargé de 3 ou 4 enfants, tait le pain de toute la famille ;à maints * ïyers, une naissance est attendue. Donnons donc, vite et à propos. Nul man- ataire n'est mieux qualifié que la Confé- 1 ence de S. Vincent de Paul ou le curé de 5 î paroisse.A eux seront remis les dons qui ous seront adresscs.Le Conseil supérieur , e la Société de S. Vincent de Paul s'inter- = osera volontiers, croyons-nous, à cet effet, ntre nos bureaux et les répartiteurs lo- j aux. II veillera à ce que les intentions des i onateurs soient observées, et ce sans la c îoindre distinction d'opinion ou de religion, j ! Au moment de publier cet appel, un ami, 1 n apprenant la destination et la réparti- I ion des fonds à recueillir, nous remet son ~ bole: 100 francs. Le signataire de la lettre ci-dessus : 100 ; rancs. f Nous avons reçu encore de : Marie Elisa- i ieth et Yves Devadder, 20 francs. < Un abonnement au PATRIOTE ne coûte [ue fr. 1.75 jusqu'au 30 septembre et fr. 4.25 i usqu'au 31 décembre 1914. * Envoi gratuit (les numéros parus des 39.CSHF,V • J >u par simple carte postale adressée au bureau du journal, 12, rue Moniagne-aux-lerbcs-Potagères, Bruxelles. La répsrGossloo de la giisrre mr le marché des Gémies et le piii du pain. Le bassin du Danube, que se partagent , l'Autriche-Hongrie, la Serbie et les autres Etats balkaniques, est le grenier de l'Europe. Les farines de Hongrie sont universellement réputées. La mobilisation est venue prendre les travailleurs agricoles à un moment où, heureusement, la récolte du blé - est terminée. Le stock habituel de froment est donc assuré, mais las marchés de l'ouest ne pourront en disposer, les exportations étant suspendues. La production a été excellente dans la partie occidentale de l'empire austro-hongrois; l'est et le sud-est.c'est-à-dire la région où passent los armees se rendant en Serbie, a été moins favorisée : on y constate un déficit de 7 à 14 pour cent. En Serbie, la population est surtout agricole. Pays de petite culture et par conséquent de production intensive, elle fournit annuellement dix millions de quintaux de froment, 2 millions d'orge, 1 million 1/2 d'avoine, 14 millions de mais, et 2 millions de sucre de betterave. Le paysan serbe exporte tout son blé, et se nourrit de maïs. Les grains de la récolte de 1914 sont déjà emmagasinés dans les en-, trepôts communaux, une institution qui rend de grands services aux cultivateurs : la con-î servation de leur marchandise y est assurée, s et ils peuvent toucher immédiatement une - partie de l'argent que produira la vente. Le maïs est encore sur pied, et comme cette récolte se fait en octoore, il est essen-> tiel pour la Serbie que la guerre soit termi-5 née pour cette date. Le maïs constitue la _ base de l'alimentation du peuple serbe, or, c'est une céréale qui doit être récoltée à point voulu, elle se gâte vite sur pied, et ne peut alors être consommée qu'avec de grands dangers pour la santé quand viendra i la Saint-Michel (29 septembre), — qui est 3 le signal de la moisson pour les grandes 5 étendues de maïs qui couvrent la Serbie ; — le gouvernement serbe ne pourrait retenir l les hommes sous les drapeaux sanj provo-! quer de dangereux mécontentements. 3 Si l'Autriche-Hongrie a terminé sa récolte des grains, il n'en est pas de même en Russie, où les semailles se font au printemps. Sauf dans l'extrême-sud, où la moisson est commencée, aucune récolte n'arrive en maturité en Russie avant la mi-août. La mobilisation surprend donc les paysans russes à une mauvaise époque. Si la guerre devait , éclater entre l'Autriche et la Russie, surtout si elle se orolons'eait. l'Eurooe occi- De Wiesbaden à Bruxelles, \dans la nuit de vendredi à samedi. r -'Un de nos collaborateurs, rentré d'Allemagne la nuit dernière, nous envoie ce récit: Il est quatre heures de 'l'après-midi, ven-'dredi. Sur les pelouses de Wiesbaden ont lieu les concerts quotidiens. Rien ne trahit l'inquiétude. A oe moment, tel un coup de foudre, éclate la nouvelle de la proclamation de « l'état aie guerre ». La foule se porte vers les bureaux des journaux : on 1 ni jette, du haut des balcons, des feuilles volantes reproduisant la dépêche de Berlin. Pas un cri. Un silence angoissant règne aussitôt partout. — N'attendez pas demain pour rentrer en Belgique, dit l'hôtelier. Un express quitte cette gare pour Cologne dans une demi-heure. Prenez-le, car demain vous pourriez être pris dans la tourmente des trains militaires...! Déjà, l'express arrive bondé de Francfort. Il recueille aux arrêts de nouveaux contingents d'étrangers. Ceux-ci ont 24 heures pour sortir d'Allemagne. Indifférents à ce tohu-bohu, ies steamers train de fortune. Cependant, le train international pénètre à toute vapeur dans l'immense gare de Cologne. Il est minuit.Une animation extraordinaire où domine l'anxiété, règne sous cet voûtes. En moins de deux heur s l'engorgement y est indescriptible. Du nord, du centre, de l'est, les trains déversc it dans cet entonnoir une multitude sans cesse accrue. Les Français sont les plus nombreux. E1 avec eux attendent pour continuer le voyage, des Belges, des Anglais, des Espagnols, des Hollandais, beaucoup d'Américains, el des femmes traînant des -ébes dans la cohue.Impossible de monter ou de descendre lef escaliers; on se presse on se tasse; des officiers passent rapidement donnant des ordres ; pas un cri; mais la fièvre est peinte sur les visages. Du dehors arrive maintenant l'écho répercuté du » Deutschland ûber ailes ». Déjà, tous les points stratégiques sont occupés des soldats munis de mitrailleuses scrutem l'horizon du haut des tours de la cathédrale et un projecteur militaire balaie le ciel d'un jet blafard. Quand partirons-nous? Très obligeam ment, faisant face à la multitude des quémandeurs de nouvelles, le personnel de la gare engage les étrangers à poursuivre leui voyage fût-ce au prix d'une lourde fatigue. Pn t» Wa mi /-.i /tamnm enro_t.il fait.1? m Des trains militaires roulent vivemenl e d'Aix à Cologne. Deux heures sonnem quand la frontiere est atteinte. Mais la jonc L_ tion des trains ne se fait plus. Partout des s soldats allemands en tenue de campagne, h j. fusil en bandoulière, le casque enveloppé d'une toile portant le numéro du régiment £ Tous sont impassibles comme des statues. J A travers la nuit, par des chemins sans lumière, où des femmes et c'es enfants trébu ^ chent et où des valises roulent dans les té j nèbres, la caravane des voyageurs se dirige pédestrement de la gare frontière d'Herbes-thaï à celle de Welkenraedt, soit un demi kilomètre. Des bébés sont portés à dos pai s des hommes compatissants; on les transoa-hute, inertes, épuisés de fatigue et de pn varions. , e Enfin, la Belgique ! Tive la Belgique crient les Français et leur clameur réveille .. au loin dans les campagnes, les échos en t dormis. Nous voyons alors vriller plus d'une .'. larme... Vive la Belgique! ^ On salue au passage, de bravos enthou . siastes, nos troupiers debout, l'œil am aguets, aux ouvertures des tunnels de lî Vesdre. On accueille à bras ouverts les rap pelés ele Verriers et de Liège. Des scène; émouvantes se produisent à ces embarque 'a ments. Au milieu de la nuit, les mères oni ir amené là leurs enfants ; et plus d'un rude 3 houilleur revêtu de sa poussiéreuse tunique d'il y a dix ans s'essuie l'œil en pressant ur Les agitateurs pan-serbes. .u - f Quelques jours avant la déclaration de ' guerre, le correspondant de la « Vossische Zeitung » précisait comme suit le prograin ^ me de la propagande pan-serbe: En 1906, lors du couronnement du roi Pierre e le chef du département des affaires étrangère; 3- présentait, d'accord avec Pachitch, un mémoire i- contenant le programme de la propagande pan-ir serbe. V oiei les principaux articles ele ce docu-ment: Alliance entre la Serbie et ie Monténé gro; convention avec l'Italie au sujet tdes questions relatives à la mer Adriatique; lutte à ou-. trance contre l'administration autrichienne er ! ' Bosnie et préparation d'une révolution en ce le pays ; formation d'un e»mité ambulant en vue l- de la réalisation des projets que la politique of e ficiolle serbe ne peut exécuter. (On sait que Princip et Cabrinovitch; les auteurs de l'atten-tat de Serajevo, ont agi au nom de ce oomité. ; x Le roi Pierre approuva ce programme, dont le but ultime était la libération de toutes les pro vinces slaves habitées par des Serbes. Ce pro J~ gramme fut appelé naguère par le ministre ac-ïS tuel serbe de 1 intérieur « le torpilleur que la s" Serbie lancera contre la monarchie austro-hon it groise et, en même temps, contre la triple aile liance. » e Toute une série de sociétés furent créées par n ce ejomité, notamment la « Narexlna Obrana « /Vlrf\n4- 1'A n+.ri/>Vi/x.T-T/">-nerria viont. rîerAr la. His, Des criears peu scrupuleux vendent Védition ordinaire du PATRIOTE comme édition spé-1 ciale au prix de 10 centimes! En cas d'édition spéciale, i c'est-à-dire tout exceptionnellement, quand des événements extraordinaires l'exigent, mention ai s est faite sous le titre du iournal, et - le prix du numéro reste invariable-t ment fixé à S centimes le numéro, s comprît-il 6, 8, 10 ou 12pages. S REvilE DELA PfiESSE T1 .11 - u ArminJ- •• i i i>ll <1 ! Esprit « radioal » et esprit national. — Les lignes qui suivent donnent un éoha.nJ tillon de l'esprit élu radical « Express » de • Liège et de ses amis: Vendredi matin, place St-Lambert : Une trentaine de curés et de petits vicaires débarquaient; ' de la gare du Palais et s'avançaient en groupe. Tiensl s'écrie un loustic, on mobilise les . curés ! — Diable! riposte un passant, si nous n'avons ' pas la guerre, nous aurons du moins de la ver-' mine... Le « Matin » d'Anvers qui appartient au . même parti que l'« Express » écrit plus di-j gnement : i Un monsieur parlait, dans un tramway : p Pour ma part, s'écria-t-il, je ne peux mal de défendre un tas de curés, de religieuses et un gouvernement catholique 1 > Erreur, Monsieur ! Erreur qui ne pourrait ■ justifier une lâoheté, ni une hésitation condam- Dans aucrun pays, on ne demande de défen-k dre le gouvernement. On ne défend que son ter- ■ ritoiro, que son sol et tous ses habitants indis-tinetemnt: on se défend donc soi-même, pensez-y. Monsieur. Si l'horizon se fait menaçant, il faut que tout le peuple belge, sans distinction de classes ou de partis, se dresse pour la défense de son sol, de ses institutions et le maintien absolu de son indépendance.Voilà l'unique raisonnement des honnetes ' gens. Le reste, Monsieur, espérons-le, n'est que fiots de paroles irréfléchies, et laissez-nous crol-- re que vous seriez des tout premiers défenseurs du pays — si la neejessité s'en faisait sentir. . ■ J : Ai Clro at an Mêles 1 . dis diflcisu b BiUqiul • ^ -c Nos très chers Frères, L'heure est grave. L'angoisse étreint les i cœurs. Des enfants, des épouses, des mères pleurent. Cependant, nos vaillants soldats partent d'un, pas ferme vers nos frontières, eiécidés à défendre, s'il le faut l'indépenelanoe du sol natal. Saluons-les avec respect, oes braves. Que notre parole, interprète de la vôtre, aille leur dire notre confraternelle sympathie ! Qu'elle leur soit, dans leurs incertitudes, un réconfort! Demain, dimanche, 2 août, dans toutes les églises, un salut sera chanté, auquel les représentants des pouvoirs publics et les familles seront convoqués avec une insis-. tance particulière, afin qu'il plaise à Dieu de détourner de la Belgique et de l'Europe les dangers qui les menaoesnt. Les prêtres, à partir de demain, diront, tous les jours, les oraisons de la messe « Pro Pace s. « O Dieu, Maître souverain des royaumes » et des rois, Vous qui nous frappez pour . » nous guérir, et nous épargnez par bonté ; » soyez miséricordieux envers nous ; ma>in-, » tenez-nous, par votre puissance, le bien-» fait de la paix, et donnez-nous d'en profi-- » ter pour l'amendement de notre vie. Nous > vous le demandons par Notre Seigneur , » Jésus-Christ. » Signé : les archevêque et 'évêquas de Belgique. LÂ JOURNÉE ie M. de Schoen, ambassadeur d'Allemagne ; j® à Paris, se rendant à Berlin, est passé à j" Verviers, dans la nuit ele venareeli à saaaa- " di. Il s'y est arrêté une demi-heur©,. et r, » à ;fc Les « rappelés » hollandais. — Çà et là, l0 mêlés aux uniformes de l'armée belge, on a rencontrait, samedi, à Bruxelles, des uni- .j- formes de l'armée hollandaise. C'étaient 's <ies sujets de la Reine Wilhelmine, habd- _ tant la Belgique, qui rejoignaient leur rô- [r giment. - >- • ;e Les tramways diruiuueut à Bruxelles. — s_ Cinquante pour cent des voitures ont cir- 3. culé samedi. Les autres sont restées dana 5t les dépôts faute de personned. Nul ne se ^ plaint.* A la guerre comme à la guerre 1 V • a it Le tocsin. — Dans nombre de communes r- belges, a sonné le tocsin pour annoncer aux i- habitants que le Roi avait décrété la m obi-

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Cet article est une édition du titre Le patriote appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1884 au 1914.

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