Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1914, 14 Janvrier. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 20 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/vh5cc0w09w/
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MERCREDI 14 JANVIER 1914 L'UNION DANS L'ACTION VINGTIEME ANNEE — N° 14 ABONNEMENTS Pour toute la Belgique Un an *ix. 9.00 S'a mois 4.80 Trois mois 2J9 Gr.-Duché do Luxeml). 20.09 jfuion portai». • • ■ • • 30.00 Directeur : Fernand NEURAY Edition (6 h. soir) Edition (lOh.ioir) Edition (minuit) LE XXe SIÉCLE ANNONCES Annonces ordin.. petite lign« • 0*46 Réclames (3* page), la ligne. 1.50 Faits divers corps • » » 4.00 Faits divers fin. • • » 8.00 Réparations judiciaire» » S.00 Nécrologies • • • » » 2*00 Les annonces «ont reçue» au bureau du Journal 5 centimes te numéro Téléphones 3546 et 3686 Installa-are omnia il1 Ohristo Rédaction et Administration ; 4, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles e.— EDITION * Cléricalisme très gauche... — On a pu voir à la Chambre, la semaine passée. un spectacle étonnant : l'opposition proposant... d'augmenter des traitements des instituteurs et institutrices congréganisbes^ Stupeu-r à droite... puis réflexion. Comment ! Diepuis des années et spécialement depuis le début dio la discussion scolaire, la gauche ne cesse de crier sui les toits que le gouvernement veut gaver les congrégametes, et viodei qu'elle proclame, subitement, qu'il Heur fait la part trop petite! L'opposition défend contre le gouvernement les « moines et les ivo miette s » !... Cette sollicitude inattendue pour «la vermine noire » ne nous disait rien qui vaille. La droite, d'ailleurs, n'eut pas de peine à découvrir l'inspiration véritable de ce cléricalisme de gauche.Les Machiavels de l'opposition cherchaient touit bonnement à provoquer des désertions dans le o personnel » des couvents. Dans ses italiques de lundi, le, «(Peuple» avoue : « Garantir un minimum de traitement am misérables potdts-frères et aux fantomatiques bonnes sœurs, n'eût-ce pas été 'leur assurer un moyen die se reprendre et de se Libérer, un instrument dfmdépendance, une clef d'évasion? Or, les proies sur lesquelles les lourdes portes se sont dio.ses, il importe qu'elles restent jusqu'à '.a môrt, annihilées et prisonnières derrière les hautes murailles qui doivent à jamais borner leur horizon. Qui dira combien d'humbles gars et de ché-tnves fililes, ayant jadis, dians une heure de fièvre mystique, codé à la hantise d'une fausse vocation, ne fuiraient pas éperdument la cellule du monastère pour s'en aller se jeter dons lies bras die Leurs vieux parents en deuil et renouer l'étreinte de tous ceux qui les aiment, 6'iils pouvaient disposer d'un modeste pécule et retrouver un honorable gagne-.pain? » Que nos adversaires mesurent les autres à leur aune, cela no nous surprend point. Les religieux, dont l'histoire est un mémorial de l'abnégation, du désintéressement et du sacrifice, n'en sont pas moins au-dessus de la mentalité que leur prêtent leurs défenseurs inattendus La Révolution française et, plus près de nous; Waldock-Rousseau et Combes, ont, eux aussi, voulu » délivrer » les religieux, les arracher aux couvents dont ils étaient la ««proie», malgré eux. On sait quel fut leur succès et comment lies religieux répondirent à leur attente. Nos Gombes nationaux ont cru trouver mieux en imaginant la prime, le subside ofri ciej à la désertion. La Chambre leur a laissé ça pour compte. Mais ils nous ont donné ainsi l'occasion de mettre en pleine lumière leurs desseins les plus secrets. Le fait est là. avoué, reconnu : L'OPPOSJ T10N TOUT ENTIERE A PROPOS D'AUGMENTER LES SUBSIDES QUE LE PROJET POTTLLET ACCORDAIT AUX INSTITUTEURS ET INSTITUTRICES CONGREGANISTES ELLE A FAIT CETTE PROPOSITION POUR PROVO-QUKR DES DESERTIONS DANS LES COUVENTS. Les conséquences? Qui ne les aperçoit1? D'abord il est. établi, par l'aveu de l'opposition elle-même que toutes ses protestations contre les subsides aux instituteurs libres étaient comédie pure. Il est établi ensuite, par la proposition formelle et le vote de l'opposition, que les subsides consentis aux congréganistes par le projet Poullet NE LEUR PERMETTENT POINT — nous eitons l'aveu terrible du «Peuple» - DE DISPOSER D'UN MO DESTE PECULE NI D'UN HONORABLE GAGNE-PAIN. Où sont-elles, les affiches électorales attaquant odieusement les congréganistes gorgés d"or par le gouvernement? Où sont-ils, les millions des congréganistes? L'opposition, émue enfin de leur misère, demande qu'on leur donne^ autant qu'aux laïcs, faisant justice elle-même de toutes ses calomnies 1 Enfin l'attitude de l'opposition et l'aveu du mobile qui l'excite montrent qu'elle en veut a mort, plus encore à la religion elle-même qu aux religieux. Bien souvent nous entendons les subtils renards de l'anticléricalisme dire : — « Nous ne combattons point la religion, mais les abus de ses ministres. » Aujourd Irai, nous les voyons aller jusqu'à vou'oir accorder à des religieux des faveur^ que les catholiques ne demandent point, et cela en haine de la religion, dans 'l'espoir que ses raligieux et d<b religieiiçe^ auront ainsi r^01 " 6 eva<*er » du couvent. Grâce à cette habileté, les voilà exhibés tels qu lia sont. Nous n'aurions jamais osé m esperer autant. _ EaaSSeflus M. Venizelos est arrivé, à Paris, lundi. I a été reçu très chaleureusement. Déjà, le Premier ministre a eu des conférences avec u. Doumergue et avec le ministre des Finances, M. Caillaux. De Paris, où il pas-era deux jours, M. Venizelos se rendra à -ondres, d'où il reviendra à Paris. Lundi, le Président du conseil des Ministres bulgares, s'est présenté devani e Sobranie et a fait V ex posé de sa politi lue, politique qui sera faite de calme et te résignation. Le ministre espère encore, f défaut de Vappui officiel des diverses ractions parlementaires; pouvoir gouverner dans l'intérêt du pays. On ne tardera bas à être fixé à ce sujet, le ministre ayant <emanclé le vote de deux douzièmes provisoires, que le Sobranié paraît disposé à ut refuser. Aussi, à Sofa} prévoit-on une rès prochaine dissolution de la Chambre. L'OBSERVATOIRE >U .pression reste forte presque partout; elte : est inférieure a 70o mm. que sur l'extrême z continent et sur la Méditerranée et les egjorvs avoismaintes, et elle dépasse 780 mm. «r ie nord de la mer du Nord, le sud-ouest de ' bciièiBw et li Russie. tZ?"I??eïe baisse rapidement sur la Scan> ,ur u r K"1?* septentrionale; il varie peu ™ die l'Europe. st est fa;îï'c 511 modéré, d'eotre nord- st Jr*-90* 1105 con-trces, où lia température pSïï?nSt en,t,re 2° ct 805 au-dessous de zéro. •» Peu de^iVl^ N'"E' à E" modâré! e<i''éQ' ^ Nos officiers peuvent-ils se loger convenablement dans les nouvelles garnisons ? Iî y a, en France, une question « du logement des officiers ». Il y en a une, pareillement, en Belgique. Le «Matin» die Paris le disait il y a huit jours à peine : à Toul, ville frontière de 10,000 habitants, dont un seul escadron, avant 1870, composait toute la garnison, sont maintenant casemés 27,140 soldats, 650 officiers, .1,500 sous-officiers. Les gradés ont grand'peine à se loger dans les immeubles, peu nombreux et peu confortables. Dernièrement, le Parlement français a augmenté da solde des officiers. Eh bien, les officiers de Touil n'en profiteront pas, ou guère. Dès le lendemain du vote de l'augmentation, les logements de la vilLe étaient augmentés de trente, quarante, cinquante pour cent. D'aucuns ont passé de 800 à 1,200 fr. ! Comment remédier à cela? Un journal français a suggéré l'idée dDinterdire aux pro priétaires de dépasser, dans les villes de garnison, certaines valeurs locativcs. Illusion, impossibilité, chimère! Quoi cju'iil en soit, en Belgique également, la question va 6e poser. D'ici à peu de temps, plusieurs petites villes de province auront de fortes garnisons : Saint-Trond et Ath au rontune brigade ; Alost un régiment de cavalerie ; Saint-Nicolas un régiment d'infanterie et un groupe d'artillerie ; Mons, Tournai, Hasselt, Termonde, Lierre verront s'accroître notablement leurs effectifs actuels. Ces villes seront-elles en mesure de fournir à nos offi ciers et à leurs familles — car la plupart sont mariés — les habitations nécessaires 1 "II ne faut pas se le dissimuler. Aucune de ces villes n'est actuellement en état de le faire. A Ath, où il y a actuellement trois écoles régimon-taires avec une douzaine d'officiers à peine, on en verra bientôt une grosse quarantaine, dont trois ou quatre officiers supérieurs. On y transforme actuellement, paraît-il, d'anciens magasins — qu'on ne parvient plus à louer — en maisons d'habitation, eb l'on augmente les loyers!! A Saint-Nicolas, où dix officiers ont de la peine à trouver où se loger, on prévoit qu'il y en aura une bonne centaine lorsque la b>ri-1 gade sera installée. A Lierre et à St-Trond, c'est pis encore : pas T'ombre d'un logement à trouver, nous assurent des gens bien informés; et il en va de même dans la plupart des petites villes dont on augmentera les garni- 1 sons et où Ton en installera de nouvelles. | Conclusion : des mesures s'imposent, et tout de suite, car les casernes prévues au ' budget seront construites dans trois ans, 1 c'est-à-dire à la fin de 1916. Nous ignorons si le département de la Guerre s'est déjà préoccupa do cette situa tion, qui appelle toute son attention. L'autre jour, des officiers préconisaient d'evant nous une solution qui présenterait, à leur avis, ' de grands avantages. Voici : le gouvernement pourrait prélever sur le fonds de la caiisse des veuves et des orphelins du département de la Guerre le capital nécessaire à la construction d'habitations pour officiers dans Les villes d<> garnison,L'argent ainsi employé rapporterait à la caisse un intérêt bien supérieur à celui dont elle bénéficie actuellement, d'où un double profit : le problème des logements serait résolu et la caisse des veuves recevrait pour ses avances une largo rémunération. Est-ce de ce côte qu'il faut chercher la solution du problème? Il appartient aux au torités compétentes et se prononcer. Notre but était d'attirer l'attention du pouvoir sw une question intéressante au premier chef. II sera, tout à fait atteint si les officiers qui nous lisent veulent, de leur côté, étudier le problème et nous faire part de leurs réflexions. X. Y. ■O-g-» Pour ceux qui se dévouent "**" > »j<o»j< « Les largesses du Hero Fund Les membres de la Commission administrative de la fondation Carnegie 6e sont réunis lundi au ministère de l'Intérieur sous la présidence de M. Berryer. Parmi les faits qui leur étaient signalés la Commission a retenu notamment ceux-ci : Le 9 février 1913, vers 11 h. 1/2 du soir, au boulevard Anspach, une femme, voulant éviter un tram qui arrivait de la direction de ' la place De Brouckère, faillit être écrasée par un autre tram venant de la Bourse. M. J -F. Kuhnen, d'Ixelles, saisit la femme et l'éloigna d'un mouvement brusque, mais le : courageux sauveteur fut atteint à l'épaule ' par la voiture de tramway, projeté violemment sur le sol et blessé grièvement. Une allocation de 1,500 francs est accordée à M. Kuhnen ; au surplus, scji cas fera l'objet d'un complément d'enquête. Deuxième fait : Le 12 mai 1913, un dégage- : ment instantané de grisou, au Borinage, se produisit au charbonnage du Nord du Rieu-du-Cœur. La plupart des ouvriers tombèreut ' asphyxiés. Louis P. J., do Quaregnon, par son courage et son énergie, les sauva d'une mort certaine ; pour ce tait, le Roi lui a dé cerné la croix civique de lro classe. Louis a dû avoir recours aux 6oins d'un 1 médecin et fut en traitement pendant sept ' jours. La Commission alloue à M. Louis, à titre de récompense une somme de 500 francs. Troisième fait t Le 29 janvier 1913, la, barque heystoise «Franz Lia» se trouvait eu 1 perdition au large de Zeebrugçe. La barque ; « Gerardus Franciscus », montée par quatre ■ marins, rentrait au port. Le patron et l'équipage décidèrent de se porter au secours de la barque en détresse et,au prix des plus grands efforts, réussirent à sauver le bateau et les ! quatre hommes qui le montaient. Le patron Couwyzer a été incapable de travailler pendant six semaines et son inca- ■ pacité de travail entraîna pour les membres de l'équipage le chômage forcé. La Commission a alloué au patron une indemnité de 200 francs ; à chacun des marins 100 francs et au mousse 50 francs. Quatrième fait : Le 28 mars 1913, J.-F. Henquet, de Liège, voulut se porter au se-Dours d'un jeune homme qui s'était jeté d'ans a Meuse, fi se blessa grièvement au pied. II m résulta une incapacité de travail de trois ; mois. i La Commission lui alloue 500 francs. | La Commission, dans la pensée de se conformer au vœu exprimé par M. Carnegie, a < :îécidé, si les revenus du Fonds le permet- 1 ïent, tout en maintenant intact le principe < le la réparation du préjudice 6ubi par les < léros, de récompenser, par l'octroi de mé- i lailles, ceux qui, sans subir de préjudice ma- « iériel, auraient accompli des actes .vraiment îéroïques. < Les troubles dans le Sud africain Le Palais du gouvernement de Pretoria La situation paraît s'améliorer en Afrique australe. On n'a pas eu à enregistrer de nouveaux désordres présentant une certaine gravité. Du r°stB, le gouvernement a prie a énergiques mesures. Cependant, il ne faut pas oublier que dans 1 Union sud africaine, les troubles e datent toujours à l'improviste et se développent rapidement. Actuellement, c'est dans le Transvaal, et particulièrement dans le Rand, que se trouve le centre d'activité de la grève. L'Union des syndicats a ordonné partout la grève générale, mais il est probable que la province du Cap et le Natal resteront sourds à cet appel. Les 60,000 hommes mobilisés par le gouvernement n'ont pas encore eu à intervenir, et les villes, bien que ressemblant à des camps armés, restent calmes. 1 Citons cependant quelques incidents ? i A G^rmiston (Transvaal, à l'issue d'une réunion tenue dimanche soir par des ouvriers la foule a marché sur la prison et a menacé de la démolir, à moins que M. Wade, eonseiller municipal et chef ouvrier, arrêté le 9 janvier au soir, ne fût immédiateme;ât libéré. Un fort détachement de police à cheval arriva au galop et dispersa la foule. A Kimberley, on a tenté la nuit de dimanche à lundi, de faire sauter le pont du chemin de fer à Fourteenstreams. Ce pont, situé sur un point important, traverse le. fleuve "Vaal sur le tronçon de chemin de fer ' conduisant à Johannesburg et.à Mafeking. ! Cette tentative a échoué, mais les aiguilles de jonction des lignes ont été endommagées et les rails déplacés. LES NOUVELLES Le roi est parti mardi matin pour Os tende où le souverain est allé visiter notamment les travaux de Ravorsijdo. Le Roi est rentré à Bruxelles dans la soirée.Mort de M. la député Petit M. Louis Petit député de Nainur, dont nous annoncions la grave maladie dans un de nos derniers numéros, est mort mardi à Au vêlais; après une légère amélioration, il fut repris, au cours de la nuit, d'une crise extrêmement violente et. vers 2 heures du matin, il expirait doucement, après avoir reçu les derniers sacrements dans les sentiments de la plus entière résignation à la Volonté divine,entouré de 6a famille éplorée. ' M. Louis Petit était né à Auvelais le 30 décembre 1862. Après de solides etudes, il se fit inscrire au barreau de Namur. Il débuta dans la carrière politique comme conseiller provincial du canton d'Eghezée; puis fut, pendant de longues années, conseiller communal d'Upigny. Il était député de Namur depuis les éleotions de juin 1900. M. Petit 6era remplacé à la Chambre par M. Golenvaux, avocat et échevin à Namur, premier suppléant de la liste catholique. Nous présentons à la famille du regretté député l'expression émue de nos chrétiennes condoléances. La manifestation Donny lura lieu on la salle dles fêtes de la Madeleine le vendredi 16 janvier, à 8 h. 1/2 et non i 6 h. 1/2, comme nous l'avons annoncé par . erreur. Une bonne mesure A la suite des nombreux accidents qui se sont produits, en ces derniers temps, sur les ignés vicinales, le ministre des chemins de >er vient d'inviter la Société nationale des ïhemins de fer vicinaux à faire installer, sur toutes ses voitures, des appareils à freinage ïontinu. La société va, en conséquence, munir toutes ses voitures des freins à air qui jusqu'ici l'étaient en usage que sur quelques lignes exploitées à l'électricité. Botrei décoré Nous apprenons quei S. M. le Roi vient do :réer chevalier de l'Ordre de Léopold II le ïh.insonnier Théodore Botrel. Nous nous réunissons de oetto distinction qui va à un >robe artiste dont les œuvres sont bien con-îues en Belgique. Théodore Botrel va revenir parmi nous : :ous ses amis — et ils sont nombreux — l'ac-ïueilleront avec joie et les pauvres que soutiennent nos œuvres de bienfaisance seront îeureux des larges secours que leur vaudra le passage du bon et généreux poète. ® -o L'affaire Delpech La condamnation de Jean Delpech pour rois et cambriolage n'a pas terminé l'af-aire. On apprend en effet que son complice Marcel Girardin, condamné à treize nois de prison, vient de faire opposition au ugement et de saisir le procureur de la République d'une plainte en faux contre Jean Delpech. Dans cetDe plainte, Girardin accise Delpech d'avoir, au cours de l'instruc-ion, déposé entre les mains du juge deux locuments dans lesquels lui, Girardin, reconnaissait être l'auteur dies vols imputés à delpech. Ces documents seraient faux, ainsi ïue la signature. Un expert sera chargé d'examiner îea documents susnects Prochaines élections législatives —>o«— A SAINT-NICOLAS Au cours de l'assemblée générale mensuelle de l'Association libérale, tenue dimanche à Saint-Nicoi-as, il a été décidé, à l'unanimité, de renouveler le cartel pour les prochaines élections législatives. La liste portera comme .premier candidiat «f- 1 fectif un libéral, sans doute M. Persoons. j Los socialistes auront la deuxième candidature effective et la première suppléance. Les cartel/listes comptent lutter avcc une liste complète. Nos amis du Pays die Waes n'attendent pas, ' non plus, la veille des élections pour se mettre : en campagne : Dimanche prochain, les délégués cantonaux à l'Association Catholique de l'arrondissement de Saint-Nicoiliai se réunii ont pour discuter des conditions dans lesquelles se fera la lutte, quant au nombre des candidats 1 effecûifs et suppléants. Il nous revient qu'on y décidera de lutter à liste complète. On se rappellle, en effet, qu'en 1912, alors que nos adversaires, là comme partout, se disaiiemt, d'avance, sûrs d'enlever un siège au nioins aux catholiques, ceux-ci ont obtenu un résultat supérieur de plus de 4,000 voix à celui du scrutin précédent et il ne s'en est fallu que de bien peu. qu'ils ne renversent le Dr Persoons. Il n'est donc pas iinterdiit d'espérer, vu le t-ravai.1 constant aaïquell nos amis se 'livrent et l'union parfaite qui r-ègne dans leurs rangs, qu'en mai prochain l'arrondissement de Saint-Nicolas enverra à ta Chambre non plus trois, mais quatre députés catholiques. \ Un sport à recommander par temps froid 0>ï«0>j«0 « Le match de < pedestrians » au Véin^wirne d'Hiver .,£■ .Debolle, Albert et Isidore Tignol, de - Union athUtiquc bruxelloise, gagnants de la course relais disputée au VeV d Hiv. Chronique du Jour PAILLE ET POUTRE... Les journaux socialistes reprochent, avec amertume, à leurs confrères catholiques d'avoir annoncé la demaaide en autorisation de poursuites contre le député Bologne du chef de complicité d'adultère. « Est-ce que lia lutte des partis, s'écrie le « Journal de Chajrleroi », va dégénérer de plus en plus en querelles de personnalités, en accusations malpropres, en insinuations malfaisantes? Est-ce que le fin du fin, dans l'âpre com pétition des programmes, c'est de ramasser la boue à pleines mains et de s'en, salir pour tenter d'en éclabouser ses adversaires? Un homme peut faiblir. Ce.a ne prouve rien contre les idées dont il se 'rédame, nd contre ceux qui 'les partagent avec lui. De ce qu'un cathoilnque commet un crime ou un acte con traire à ta morale, ne serait-il1 pas suprêmement odieux et ridicule à la fois d'en conclure que tous les catholiques sont des assassins et des êtres ammoraux? » Il nous paraît que 3e •« Journal de Charle-roi » est. bien prompt à parler de boue : il devrait au moins faire crédït au citoyen Bologne, qui proteste énergiquement contre la prévention dont le parquet voudrait l'inculper. Est-ce un crime d'avoir publié, pure ment et simplement, une information rigou reusement exacte et dont, au Parlement, tout le monde s'entretient. Cette vertu socialiste, si prompte à s'effaroucher et à proclamer la nécessité d'une discrétion chevaleresque a quelque chose de comique. Qui donc, sinon 3a presse socialiste, a imaginé le système des agressions personnelles, des accusations malpropres et des insinuations malfaisantes 1 Le6 journaux ca tholiques n'outrepassent point leur droit en publiant des informations sincères concernant les faits et gestes du parquet ot de«s hommes politiques auxquels la loi elle-même refuse la faveur du secret qu'elle assure aUx autres citoyens. Faudrait-il faire de longues recherches pour retrouver dans la polémique des journaux socialistes des « scandales cléricaux » odieusement inventés de toutes pièces? Les chevaleresques puritains d'aujourd'hui ont-ils oublié leurs agressions publiques con tre tel ou tel député de droite, non pas même à raison de ses actes, mais à raison de la conduite de ses parents ? Le piédestal est digne des héros qui grimpent dessus. Du haut de leurs exploits, les socialistes proclament aujourd'hui de bien belles maximes. Le malheur est qu'ils ne s'en sont avisés que le jour où de cruelles expé riences leur en firent comprendre les char mes. C'est au lendemain de l'affaire Fumé-mont que M. Vanclervelde déplora la publi cité donnée aux fautes personnelles. Mais que dit-il lors de la monstrueuse invention du « scandale d'Helmet » 1 Pas un mot. Pour avoir droit, aujourd'hui, à la géné-! rosité des cléricaux, bons gibiers de scàn dales, il vous faut, citoyens, d'autres titres que ceux que vous pouvez exhiber. UN SUR HQJVIAIS Dans le gilet de la a Gazette de Charle roi », M. Buisset continue de pleurer toutes les larmes de son corps. La méchanceté de« journaux cléricaux est seule cause de cette affliction. Ces forbans de la presse ont 1?. criminelle astuce de dissimuler au pays le véritable sentiment de l'opinion publique, la seule, la vraie, celle qui charge M. Buyl et M. Buisset de faire ses commissions, petites et grandes. M. Buisset bien qu'indigné de notre cynisme, se révèle psychologue averti et dévoile,en un tour de main,les cogitations les plus secrètes des journaux cléricaux de notre acabit. « I-ls comprennent, écrit-ifl, froidement, que le spectacle de tant d'iniquités audaeieuseirneinii éta'ées -doit fatalement émouvoir la nat-ion, et lui donner la nausée d'un régime de fanatisme digne d;u moyen-âge, mais inacceptable pour une nation, civilisée en plein XX0 siècle. » Si notre mauvaise foi pouvait- quotidien nement tirer du tréfonds de M. Buisset des phrases pareilles à oelle-là, nos mensonges seraient œuvre méritoire. M. Ho mais avait autant d'esprit que M. Buisset; mais il parlait moins bien.. • iOt CONTRE LE TANGO Le cardinal Amette vient de condamner officiellement le tango. Dans une note qui paraît dans la « Semaine religieuse » d'au jourd'hui, l'archevêque de Paris rappelle qu'à plusieurs reprises il a déjà « recommandé aux fidèles de réagir énergiquement contre les modes indécentes et contre les danses in convenantes ». Pour la mode, il <« demande . lmos chrétiennes de se liguer afin d abolir l'usago de certaines formes de vête ments contraires à la décence ». En ce qui concerne la danse, il s'exprime ainsi : « Nous condamnons la danse d'importation étrangère connue sous le nom de t tango ». qui est de sa nature lascive et offensante pour la morale. Les personnes chrétiennes ne "doivent en conscience y prendre part. Les confesseurs devront agir en conséquence dans l'administration du sacrement de pénitence. » Le a Journal des Débats » que nul n'accu sera, sans doute, d'étroitesse d'esprit écrit à ce propos : « Nul ne prétendra que l'Eglise, gardienne des ames, empiète ici sur le terrain laïque, La danse exotique dont la vogue subite a pris les proportions d'une invasion, est devenue comme un symbole du relâchement des mœurs. Même si elle ne mérite pas nécessairement et toujours tous les reproches qui lui sont prodigués, il n'en est pas moins certain qu'elle justifie, par son fâcheux renom, la défiance de ceux qui 1 ont la charge déîicatc des consciences chré- 1 tiennes. Le cardinal Amette et les autres prélats qui ont pris l'initiative de le prohiber solennellement, ne sauraient'être accusés d'exa- 1 gérer la sévérité, puisque plusieurs cours de ' 1 Europe ont pris des mesures analogues. Il n'est pas douteux que l'effet de ces interdic- * tions^ ne se fasse promptement sentir. L'auto- 1 rité episcopale n'a jamais été plus respectée, < dans le public, que depuis que l'Etat ne la ; connaît plus ou affecte de ne plus la connaître. Et le jugement subsidiaire porté par l'éminent < archevêque de Paris sur les paradoxales toilettes féminines d'aujourd'hui, qui semblent , faites pour le climat et les habitudes de l'Ionie, ne paraîtra pas moins fondé. Cette fois ce n'est ' plus seulement la morale qui est en cause, c'est 1 aussi le bon sens et le respect des saisons. » 1 1 1 LE XXe SIÈCLE est lu pour sa rubuique sportive comme pour ses INFORMATIONS ET SES ARTICLES POLITIQUES ET LITTERAIRES L'éqaivoqae européenne à Constantinople C'EST UN GRAVE PÉRIL Oe qui fait le caraotère inquiétant d'e la situation actuelle en Orient, c'est, comme au début de la première guerre des Balkans le manque de cohésion politique entre les puissances européennes vis-à-vis des Etats balkaniques.On voit très bien où la Turquie veut en venir. Le parti jeune-turc peut avoir eu et avoir encore de graves torts dans ses ''nitia-tives politiques. Mais, se plaçant au point de vue ottoman, on ne peut refuser a ses chefs, à Enver Pacha en particulier, Je mérite d'avoir gardé au milieu des pires revers une foi indéfectible dans les destinées de l'empire turc. C'est déjà ce patriotisme ar dent et opiniâtre qui avait sauvé l'honneur militaire turc en Tripolitaine ; c'est lui encore qui, faisant explosion au moment où les Balkaniques vainqueurs se prenaient do querelle entre eux, souleva les vaincus de Lulé-Bourgas, les rejeta sur les Bulgares et fit retomber inopinément Andrinople en la puissance du Sultan; c'est lui toujours qui, faisant argent (assez témérairement peut-être) du partage économique de l'Asie Mineure entre les grandes puissances,renouant alliance avec l'Allemagne par la mission donnée à des officiers allemands de réorganiser l'armée, reprenant contact avcc l'Angleterre par l'appel fait à des officiers anglais pour la réorganisation de la marine, exploitant au profit de l'intérêt turc les rancunes de l'orgueil bulgare Humilié des viotoiros grecques, et tenant tête enfin à l'Europe dans la question des îles, a rendu à la Turquie confiance en soi et même commence à la bercer de l'espoir prochain d'une revanche. Il est peu de retours plus brusques de la fortune que celui dont la Turquie a offert l'an dernier le spectacle. Si elle en a pu bénéficier, c'est certainement à des chefs de l'énergie et du coup d'œil d'Enver Pacha qu'elle le doit. Enver Pacha a certainement les qualités d'un homme de coups de main et de surprises. Coup de main le renversement de l'autocratie d'Abdul-Hamid par une conspiration militaire ; coup de main le renversement du cabinet Kiamil, avec assassinat du généra liissime Nazim Pacha; coup <îe main, le retour foudroyant sur les talons des Bulgares et la reprise d'Andrinople. La tentative man-quée de débarquement en Albanie, en vue de replacer cette contrée sous la suzeraineté du Sultan, et la souveraineté effective d'Iz-zet pacha, le prédécesseur d'Enver au ministre de la guerre, rentre assez dans le style de ce dernier pour qu'on puisse supposer qu'il n'a pas été étranger à la conception du plan. On prête, en outre, à Enver des qualités d'organisateur et d'entraîneur d'hommes. Oe qu'il a fait en Tripolitaine tendrait à lo confirmer. En tout cas, le ministère dont il fait partie s'est donné pour but précis de «mettre au plus tôt la Turquie en état d'agir militairement et ce serait nier l'évidence que j-de no pas reconnaître qu'il y travaille éner-giquement et avec méthode. L'achat d'un, sinon dr deux Dreadnoughts brésiliens près- ? que achevés sur chantiers est uni coup de maître qui va bouleverser les données du problème naval médÂte.rranéen et celles du problème de l'attribution des îles de l'Egée en oe que cette acquisition va faire passer la supériorité navale de la Grèce à la Turquie et rendre ainsi possible la reconquête des îles sur les vainqueurs* *•» La Grèce a de graves raisons de s'alarmer', tant pour le sort de l'Epire que l'Autriche, l'Iialie et l'Albanie lui disputent que pour le sort des îles que l'« Averoff », son unique petit cuirassé, ne suffira plus à défendre. Elle avait cru d'abord pouvoir-trouver appui auprès de la Triple Entente qui lui avait même fait toutes sortes d'avances (qu'on se rappelle notamment les visites officielles des escadres française et anglaise au Pirée à la fin de novembre 1913); mais des divergences d'intérêt n'ont pa9 tardé à se manifester en-, tre les puissances qui la composent L'Angleterre est fort occupée en ce moment de se faire réserver une grosse parô des faveurs économiques et autres que les Turcs ont le moyen do dispenser à leurs amia en Asie Mineure : la tête de ligne de Bagdad, Koweït et la consolidation de l'hégémonie anglaise sur le Golfe Persique, avec l'exploitation agricole de la Mésopotamie ; des concessions de pétrole en Arabie, en Pyrée et ailleurs; des arrangements douaniers et coeo-cncrciaux; la mission anglaise de réorganisation de la marine turque; des assurances louvelles sur la fermeture des détroits, etc. : tout cela l'absorbe. Ce n'est pas le moment Je froisser son hôte pour le seul plaisir de [îirter avec une jeune puissance navale en-:ore en formation et dont l'avenir est peul* itre à la merci de quelques acquisitions turques de cuirassés sur chantiers du genre du t Rio-de-Janeiro ». La France a bonne volonté; la Grèce lui serait d'un assez bon appoint pour sa politique méditerranéenne si sa marine de guerre prenait de l'ampleur et à la condition que la marine turque restât inférieure en arrne-nents.Quant à la Russie, ses intérêts complexes ui font une situation diplomatique bizarre ?t isolée vis-à-vis de la Turquie et de la jJrèce. Deux intérêts dominent sa politique : la juestion d'Arménie et la question des Détroits.Après avoir paru désireux de résoudre lans le sens de l'autonomie et du contrôle mropéen les-difficultés de l'administration les provinces arméniennes, les jeuncs-turca ;e sont ravisés. La Russie a fait démarches air démarches, mais sans ga-gner grand'i :hose. La diplomatie russe n'a pas été choyée dar-rantage par le ministère 3eune-turc dans la question de9 Détroits qu'a brusquement ra-nenée au premier plan la remise au général illemand von Sanders du commandement nilitaire du l3r corps stationné à Constan-inople.Un général allemand gardien des Dé-roits, libre de fait de les fermer ou de les juvrir à qui bon lui semblera, la Russie a rouvé la sujétion intolérable, elle à qui jadîs 'Angleterre a fait interdire par l'Europe ce >assage à ses navires de guerre embouteillant linsi la puissance navale russe dans la Mer tfoirel... Négociations furent donc ouvertes x>ur obtenir sinon l'ouverture des Détroits, lu moins des garanties supplémentaires de fjrrmnrtd*1 la gardie chargée de veiller.

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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