Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 10 Août. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 19 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/639k35n965/
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2i9 ANNÉE, — Série nouvelle. - N» 271 Le numéro ; 10 Centimes (5 CBOTnM AU FEOCT) Mardi 10 Août 1915 rédaction ^administration î8!k idb de la Bourse — LE ETRE Téléphone : Le Havre a* 41,05 DirêfiSeur : FEKMS fontes les communications concernan ia rédaction doivent être adressées û8K*',rue de la Bourse, Le Ilavre♦ 1LONDON OFFICE: 21, Canton Street (Broadmead Houso) LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS Franoa ....... 2 fr. 50 par mois. » 7 fr. 80 par trlmestro Hors France.. 3 fr. » par mois. » .. 9 fr. » par trlmastl*» Angleterre.... 2sh.8d. par mois. » .... 7sh.8d. par trlme3tp# PUBLICITÉ S'adresser à l'Administrât' jn du journal au Havre ou à Londres Annonces 4* page: 0 fr. 40,ia ligne Petitesannonces4° page:Ofr.301a Jign# Les petites annonces sont également reçues à ia Société Européenne de publia oité, 1o, ruede la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. Quotidien- t>ei£i<^ p^rsiis>seoi. sy. Havre A propos des mitrailleuses KSFLSXiOfSS SUR LASPECT DE LA GUERRE Les mitrailleuses. jouent en ce moment Sans les opérations militaires un rôle considérable. On en a placé partout : à bord ûes avion®, des autos, des canots. L'infan-Jt&rie, la cavalerie, parfois même l'artillerie an traînent derrière elles. Au début do la guerre, les Allemands, qui en faisaient te plus large usage, en jetaient dans les villages dès que leurs patrouilles avaient ilépassé lour lisière. Combien de fois les éiaJis de nos troupes ont-ils été brisés par leur feu infernal ! Le nombre des mitrailleuses ennemies nous étonnait. Nous croyions exagérer les hypothèses en avançant que chaque bataillon disposait constamment de deux engins au moins. Cette base, parfois contestée il y a dix mois, semble être actuellement au dessous île la vérité. On évaluait récemment 4 -96,000 le nombre des mitrailleuses des empires centraux, ce qui représente une mitrailleuse par 100 hommes environ ou deux pair compagnie. De tels accroissements de matériel n'ont rien d'anormel. L'histoire montre que plus tes guerres s'a'longent en durée, plus la proportion de matériel augmente.C'est quil est bien plus facile, lorsqu'un pays a mis en ligne toutes les forces vives de la nation, de construire un engin que de fa're un combattant; et lorsque l'engin peut remplacer plusieurs hommes, on comprend le grand intérêt qu'il y a à le multiplier pour boucher les vides. C'est ce que les Allemands ont fait. Ils l'avaient d'ailleurs pré vu. Leurs écrivains militaires, analysant ta guerre de 1870, ont maintes fois souligne ce caractère particulier des guerres qui se prolongent. Les Alliés de leur côté ont aussitôt cher-thé â compenser leur infériorité. Il faut Honc s'attendre à les voir atteindre les proportions de matériel de leurs adversaires, M même les dépasser. A L'adjonction des mitrailleuses à chaque compagnie -et même à chaque peloton d'infanterie aura certainement une répercussion sensible sur les méthodes de combat cultivées jusqu'à ce jour dans notre armée. Les principes essentiels de la. tactique sur vivront sans aucun doute; mais leur adaptation aux conditions nouvelles d'armement .-s tro.-pes d'infanterie conduiront à des mobilisations profondes (ïc& procéae». Jadis, de même d'ailleurs qu'il en avait été auparavant -pour les fusils à répétition, la question des munitions fut le gros argument opposé à l'emploi intensif des mitrailleuses. On craignait que les approvisionnements pondéreux alourdissent les colonnes; que celles-ci perdissent leur mo-MM-é, leur capacité de manœuvre. Il faut distinguer. La manœuvre d'auirefois avait pour fin d'amener des troupes à portée du point où leur action serait la plus efficace. Cette oc-' fîon s'exerçait dans un laps do temps relativement court. C'était l'événement décisif. Au début de la campagne de 1870.. la nuit marquait la fin d'une bataille. Actuellement. l'issue- des événements ne se détermine plus en une journée. Le matériel Considérable dont, on fait usage interdit de se-dégager par des retraits rapides. Si en août dernier, pareille manœuvre put être opé -ée par les armées alliées,c'est parce qu'elles ne traînaient qu'une proportion 'de matériel très inférieure à celle de l'en-•lieiïii, et si- actuellement l'armée russe «e dérobe facilement, c'est que là encore, les approvisionnements en matériel et munitions sont-loin d'égaler ceux des Austro-AI lèinàn'dâ Lorsque les ressources des adversaire' seront équilibrées, la manœuvre se résou dra en une lutte obstinée, une progression lente, une conquête successive de po-tit'ions fortement organisées et obstinément défendues. C'-est le propre des Allemands ii'avoir dès les premiers jours de la guerre organisé sans répit des positions. Aussitôt quelles bordèrent l'Ourthe, leurs avant-gardes mirent le cours d'eau en état de défense. Leur cava Brie, battue à Haelen, se retranchait le lendemain à Lunnnen. Depuis lors, il est hors (le doute que des lignes Successives de résistance ont été construites en arrière du front actuel. La rupture de celui-ci donnera-t-elle l'occasion de ces coups de boutoir qui changent en quelques heures la face des choses et transforment les retraites imposées en déroutes auix conséquences décisives ( Dn peut en douter. D'aucuns avancent que la retraite de^j Allemands sur l'Aisne ne put être exploitée & cause de la fatigue des éléments de poursuite. Ne s'agit-il pas plutôt, en cette occurrence, d'un épuisement des approvisionnements alliés d'abord et ensuite de l'arrêt prémédité du vaincu sur une position ébauchée, mais puissamment pourvue d'une artillerie lourde hâtivement amenée fte l'arrière où elle suivait à allure lente les colonnes d'invasion poussées sans répit à travers la France ? Aussi,dans oette accasion d'hier, la pour- j suite menée comme au lendemain d'Iéna, nie put-èlte être rééditée. Les circonstances de septemtoedernier étaient cependant bien plus favorables que celles de demain, et il est vraisemblable que la poursuite dans Jes opérations futures sera de courte envergure et se réduira à la saisie de positions d'approche voisines des nouvelles lignes de résistance de l'ennemi. *•* i Ces positions devront être fortement organisées dès qu'on s'en sera emparé. Il importera d'y amener une infanterie qui s'y retranchera immédiatement, et sera largement pourvue de mitrailleuses, car la guerre a montré la puissance de résistance des postes défendus par ces engins. Ainsi .e mouvement se calculera non plus sur la vdfesse' ancienne des colonnes d'infante-r'e niais .sur la vitesse de transport des engin? ,et de leurs munitions. Ce sera .:ans doute là une guerre de po-fiitiajvs, une guerre où l'art et la finesse de ia manœuvre- seront ramenés à des formes 'jrudEmontài-es. Mais il en a toujours 'été de même lors des transformations. de !'..r:nomori{. T.-ors'-ï ^ùe 'la ni'-.t'iiel se SOI" e.llé%''- nrn;.; - n,-/'frVA7V\ ï,1 •'■T.o.n'ïlKVi't or 'v.. WWHI1' ■■■11 litaBragaB»MMMt—BM—g»infli1ll nés et développés à suffisance, l'art de [a manœuvre reprendra un rôle sans cesse croissant. Déjà, en 1914, la Belgique semblait avoir pressenti cette évolution "de la méthode de guerre. Aux mitrailleuses, elle voulait opposer un fusil automatique. A l'artillerie de campagne, elle voulait joindre un obu-siar plus puissant aue le canon de campagne du môme poids que celui-ci. Dans jes deux cas elle cherchait à alléger les engins tout en augmentant en puissance d'annement L'intérêt avec lequel l'attaché militaire allemand suivait les expériences de mai 1914 à Beverloo montre suffisamment que la voie où s'engageait !t< gouvernement belge était celle qui conduirait l'année à un stade d'organisation supérieur à celui des armées allemandes. Les événements n'ont pas permis d'atteindre oe stade et la conduite de la guerre actuelle se poursuivra par les procédés ru-dimentaires de manœuvre qu'impose l'or-ganisatiion hâtive du matériel créé dans la précipite,tien des .péripéties de l'invasion du p"ys.. Commandant B. G. Le 2M de Lottvaia et la lêggnds des fraacs-tipeurs UN NOUVEAU TEMOIGNAGE ACCABLANT Au fur et à roerure que les notabilités de la vieille vlUe universitaire parviennent à quitter la Belgique et peuvent parler librement sans crainte de représailles, les témoignages arrivent plus précis, plus -lé-taillés sur les horreurs dont Louvain fut !e théâtre à la fin d'août 1914. Et tous, successivement, viennent corroborer ce fait aujourd'hui indiscutablement établi : il n'y a pas eu de francs-tireurs à Louvain, pat> plus à Louvain que nulle part en Belgique, ce sont les soldats hanovriens — les soldats du 165" régiment d'infanterie hanovrienne, un régiment dont la réputation passera à la postérité, — qui, tirant des coups de feu par les rues ont simulé des attaques et provoqué le massacre des habitants,, l'incendie des maisons et de l'Université. Le professeur Verhelst, dans le témoignage recueilli par la. Commission officielle d'enquête, a signalé que deux soldats entrés chez lui, rue Léopold, étaiont montés au second étage et avaient tiré d'une fenêtre deux coups do feu qui provoquèrent une fusillade générale dans ce quartier de la villa. .. . . ■ Le recteur de 1 Université a vu, de ses yeux, dans le jardin de sa demeure, deux soldats tirer les premiers coups de fou qui ne pouvaient avoir pour but que de faire croire les sentinelles à une agression de civils et d'amener aicsi la mise à -sac de ta rue de Narmir Et voici M. Dupriez, également professeur à l'Université de Louvain, membre du Conseil colonial, qui, ayant pu quitter la Belgique avec les siens, "adresse à la Commission d'enquête l* véct détaillé des faits dont il a été le témoin Des soldats du 165° lianovrien précédant un bataillon, un sergent à leur tête, entrèrent dans la mie de Bruxelles. Lé servent, tout à coup, tire un coup de revolver en l'air, on se précipita sur sa maison — la plus importante de 'a rue, celle où, vraisemblablement, il y aurait le plus à piller — sa femme, ses enfants furent ainsi que lui-même traînés hors de leur maison et, tandis que des soldats les tenaient en joue, d'autres se précipitaient à l'intérieur, en vue du pillage. Et tout cela à cinouante mètres des officiers oui regardaient et laissaient faire ! M. Dupriez et les siens durent leur salut au hasard, l'arrivée d'une autre compagnie de hanovriens entrant dans la rue. De sa déposition précise, il résulte, xme fois de plus qu'il n'y eut jamais de franc-tireur à Louvain et que seule la soldatesque allemande est responsable du sac de la ville. lasoldatespe allemande contre les mineurs belges NOUVEAUX TROUBLES SANGLANTS ? Les Journaux parisiens publient cette dépêche de La Haye, 8 août, que nous reproduisons sous toutes réserves : « Les désordres dans les mines de charbon de Mons et. de Charieroi s'aggravent. Les mineurs belges se refusent, obstinément à travailler pour le compte des Allemands, qui fusillent les récalcitrants. » LEURS TRUCS Depuis quelque temps, on voit en BeJgiqu beaucoup de soldats allemands venus du front russe. Ils viennent chez nous en congé, ils s'y promènent, visitent nos villes, admirent leurs monuments sous la conduite de cornacs empressés. On les voit aussi dans les campagnes, et c'est là que se révèle le motif de leurs promenades. Là, on cause plus facilement et ces gens s'en vont répétant que c'en est fait de la Russie, que l'armée du -tsar n'existe plus, que l'effondrement. n'est plus qu'une question do jours. Uhlans ou « infanteristen », ils répètent tous la même leçon. S'ils savaient comme nas paysans se moquent de leur antienne ! Autre truc. Depuis le 7 juillet, il n'est plus besoin de passeport, en Belgique pour circuler à l'intérieur du pays ; il suffit d'une simple pièce d'identité. Les journaux allemands ont naturellement, montré dans cettè mesure une preuve de la générosité magna-! nime du gouvernement afemand. En réalité, le gouvernement allemand y a vu l'occasion de faire une économie de « 26,000 » soldats qui étaient jusque-là chargés du contrôle des passeports dans- nos différentes provinces. Le fait qu'il ait dû songer à cette économie ne manque pas d'intérêt. Le gouvernement allemand n'a d'ailleurs pas renoncé pour si peu à londre nos compatriotes. Le 7 juillet on rie lui paya plus de passeports, mais le 8, le 9 et lo 10, toutes les prisons du Limbourg regorgeaient de braves gens qui avaient été arrêtés dans la zone frontière encore interdite à la circulation. On ne les relâcha naturellement qu'a-■p:ï- - '.- paiement «finie fera- amende. De'ln sorte, au lout ne fui nas r. ■' i ' L'héroïsme des ouvriers belges LE M1TVRE IlIFLiOÊ A 108 GHEiNOTS OE LilTTBE PAO LA BARBARIE ALLEMANDE Nos lecteurs ont pu, par l'interview de l'honorable ministre des chemins de fer, les rapports de la Commission d'enquête, les détails publiés par- notre confrère ha-vrais « Het Vaderland », so rendre compte des avanieis infligées aux braves ouvriers des atelréns de l'Etat à Luttre, pour les punir de leur refus de travailler pour l'ennemi.Do nouveaux renseignements très précis nou3 parviennent On no les lira pas sans intérêt et sans une pensée d'admiration pour le courage et la dignité avec lesquels nos travailleurs ont supporté les mesures de rigueur et les mauvais traitements plutôt que de se soumettre au joug allemand. Ces renseignements n'ont pas été obtenus sans poine, l'ennemi continuant à exercer dams la contrée un régime de terreur et menaçant de mesures de répression ceux qui révéleraient les mauvais traitements subis en Allemagne, mais les détails qu'on va lire sont d'une exactitude absolue. Nous énu-mérerons las faits par catégories et, autant ,que possible, dans lour ordre chronologique. Par la faim et par la menace A la suite du refus des ouvriers de reprendre le travail, conformément aux réquisitions de 1 autorité allemande à Luttre-Pont-à-Celles, celle-ci cherche à les affamer : elle fait défense aux autorités communales de lour donner des secours soit en nature, soit en argent, et quelque temps après, m vue de leur enlever toutes ressources, elles procèdent à l'arrestation èt à l'emprisonnement de presque tous les fonctionnaires et agents de l'Etat qui coopèrent à la distribution des secours, ainsi quo des personnes notables oui ont prêté IfelU.T5S mnio -cniroCto clLtA. pi clIlieTS. Ot r-- les ouvriers, sont l'objet de diverses menaces : de voir leurs maisons incendiées, de les envoyer, eux et leur famille, comme prisonniers en- Allemagne, d'avoir à héberger chez eux des ouvriers allemands. Les ouvriers sont réquisitionnés à domicile par deux soldats, baïonnette au canon; quand ils sont absents, on prend comme otages, iusqu'à ce qu'ils se rendent à l'atelier, un membre de leur famille (père, mère, femme ou enfant). Ce fut le cas notamment pour une fillette de 14 ans. L'arrestation des femmes d'ouvriers était chose courante à l'époque des réquisitions. X.es officiers allemands injuriaient grossièrement les ouvriers qui oxcipaient de leurs sentiments patriotiq'ues ou de ce qu'ils ont, un fils, un frère, etc., au front, pour rèfuser de travailler. Traitements imiignes On détient les ouvriers pendant neuf jours, avant lour départ pour l'Allemagne, dans une voiture oie chemin de fer de 3" . classe et dans un wagon à bestiaux, en nombre tel qu'ils doivent dormir dams 'a position assise ou accroupie. Ils ne peuvent en sortir que pour satisfaire leurs besoins naturels; ils souffrent du manque d'air et de la chaleur, les voitures étant exposées, immobiles, toute la journée aux rayons du soleil. Enfin, ia wagon à bestiaux, " qui n'a pas été nettoyé, dégage oies odeurs nauséabondes de fiente et d'urine. L'axitorité allemande avait d'abord autorisé le ravitaillement des prisonniers par leurs familles; mais le sixième jour, exaspérée de leur résistance, elle les mit au pain sec et à l'eau. Comme mesure coercitive contre la population de Pont-à Celles, on la menace de faire vernir 150 uhlans, à loger et à nourrir chez l'habitant et à ses frais. Cette menace fut mise à exécution, sauf toutefois qu'ils ne restèrent « chez l'habitant « qu'un jour et une nuit. Les uhlans font des patrouilles dans les rues pour intimider la populatton.Au cours de ces patrouilles, ils vont jusqu'à charger, lance en arrêt, de paisibles habitants, conversant sur le seuil de leurs portes. Deux personnes furent blessées dans une de ces charges. Ils escortent, lance au poing, les ouvriers réquisiiiortnés dans les villages limitrophes de Pont-à-Celles, de manière à impressionner les autres. Malgré toutes leurs menaces, leurs brutalités et des vexations de tout genre,les populations conservent leur attitude calme et digne, leur énerg'e et leur froideur vis-à-vis des Allemands. Quand finalement l'autorité -allemande décide l'internement de nos ouvriers en Allemagne, elle les divise en deux catégories : a) Ceux qui ont opposé un refus catégorique de reprendre leur service et n'ont jamais tra<. aillé ; b) Ceux qui, après s'être laissé intimider et avoir repr's -leur travail pendant quel- . ques jours, se sont ressaisis, l'ont abandonné et se sont constitués prisonniers. Ces derniers sont considérés comme des indisciplinés. des « mauvaises têtes », et incorporés dans une colonie pénitentiaire soumise à 'in régime particulièrement rigoureux.ta déportation en Allemagne Les prisonniers sont expédiés par groupes de 50 envTon à la fois. Durant le trajet de Luttre au camp d'internement de Senne (Westphali-e), ils ne reçoivent de la nourriture -et même de la boisson qu'en quantité insuffisante. Ils passent, la nuit à Cologne dans une cave (celle de la gare). Ils y sont tellement à l'étroit qu'ils ne peuvent se cou cher pour dornjir. Les 68 hommes dont sa compose le convoi des « mauvaises têtes » soru entassés dans le même réduit. i-.-Ot plu - odieux encore, ce n'est qu'après - -.i.m.,<"Cu..e,- iastaia rvi (MO le.- oris,mi niers obtiennent l'autorisation de sortir de la cave pour satisfaire leurs besoins naturels.A leur arrivéïe au camp, les prisonniers sont marqués : on leur applique la lettre « Z » à la couleur sur le dos et sur une jambe; sur une manche on coud un « Z » en étoffe. Les prisonniers' do la seconde catégorie subissent les masures que l'on prend à l'égard deti prisonniers de droit commun; on leur coupe los < heveux ras, on les soumet à une visite médicale, on passe leurs vêtements dans une étuvo à désinfection dont ils sortent détériorés. Les travaux auxquels les prisonniers furent ast'reints étaient extrêmement pénibles, surtout pour des hommes qui, d'har bitude, ne maniaient que 1» marteau, 'a lime, le burin : ils consistaient soit à défricher la forêt, soit à creuser des tranchées pour canalisations d eau et à poser des tuyaux. La «instance du camp au lieu des travaux variait de 5 à 10 kilomètres, soit 10 à 00 kilomètres aller et retour, de sorte qu'aux fatigues de travaux excessifs, s'ajoutaient celle d'un long trajet. Bien que les terrains à défricher et à creuser soient formés de saMes «mouvants» et que partant des mesures de sécurité telles que l'étançonnement soient élémentaires en parai cas, défense es, faite aux ouvriers d'en prendre : on veut évidemment leur rendre le travail aussi pénible, aussi dangereux,aussi insalubre que possible. En effet, du manque de mesures de sécurité, il résulte que, dans la forêt, des arbres tombent soudainement, au risque d'écraser les ouvriers dans les tranchées profondes parfois de 3 à 4 motr x., des éboUtments se produisent, epse- elissant des ouvriers et les mettant en sérieux danger; enfin* les tranchées sont souvent envahies par l'eau de source glacée et c'est les pieds nus dans celle-ci, pour éviter de rentrer au camp avec leurs chaussettes et leurs chaussures mouillées ou remplies» d'eau, que les travailleurs doivent accomplir leur pénible tâche. Les sentinelles unpêchent tout repos. SL un ouvrier, fatigué, se redresse pour se reposer un instant, il est frappé à coups de bâton ou de crosse de fusil, voire lai'dé de coups de baïonnette. Enfin, toute fi.ute individuelle retombe sur la collectivité. Par exemple, à la demande oui leur avait été faite un jour de consentir à reprendre leur service à l'atelier central de Luttre, les uns répondirent affirmativement, tandis que d'autres refusèrent.. L'attitude de ces derniers valut à tous de ne recevoir le lendemain matin, qu'un maigre hareng-saur pour toute nour-r-iiluuv ii. ..lu'nu repas de midi, sans comp- t/\r- ri 11,6 Truc— <y-_ ,—â. e_—..jaà > cfe la part des sentinelles, à des menaces et à des voxations sans nombre. Nourriture exécrable D'une manière générale, la nourriture était insuffisante, mauvaise et même malsaine. On en jugera par' ce tableau des différents menus d'une semaine : Dimanche : le matin, 230 grammes de pain dont la farine est largement additionnée de purée de pommes de terre ; décoction de malt. (Ce repas est le même chaque jour.) A midi .soupe très aigre à la choucroute. Le soir, soupe au maïs avec boudin (le boudin est le plus souvent exécrable.) Lundi : à midi, souipe à l'orge ; le soir, malt, 250 grammes de pain. Mardi : à midi, soupe aux fèverolles ; le soir : soupe à l'orge, boudin. Mercredi ; à midi, comme la veille ; le soir, soupe au maïs, un peu de fromage, boudin. Jeudi : à midi, soupe à l'orge ; le soir, malt, boudin (exécrable). Vendredi : à midi, soupe à la morue (goût très désagréable). Le soir, soupe aux fèverolles, un hareng . Samedi : à midi, soupe aiu. maïs ; le soir, malt, boudin. Il n'était pas Tare que les harengs et les boudins fussent avariés ; force était pourtant à nos ouvriers de les manger car la faim leur tenaillait l'estomac d'autant plus vivement qu'ils travaillaient toute la journée au grand air. Il arriva à des ouvriers de tomber malades au cours du travail, ipar suite de la faim. Les -sentinelles se bornaient à les déposer sur le côté, exposés à la pluie ou au soleil suivant le cas. Pris do pitié, les soldats prisonniers français et anglais, dont le camp n'était séparé du leur que par un chemin, jetaient aux prisonniers civils, des vivres qu'ils avaient en trop quand ils recevaient un colis postal. Il est à remarquer que les soupes, hormis celles à l'a morue et à ia choucroute, étaient faites au moyen de grains qu'on utilise en Belgique pour la nourriture des animaux (fèverolles, maïs, orge, betteraves). Elles ne contenaient que très peu -de pommes de lerro. Une telle nourriture devait évidemment répugner à des ouvriers tels que les nôtres, habitués chez eux à ne manger que des aliments bien préparés, sains et agréables au goût (café, pain blanc, viande, légumes variés, etc.). A propos, de propreté, notons que les pom-•m'es de tere furent, durant trois semaines^ jetées dans la souipe sans lêtre lavées ni éplu-cl'ées et portant des germes. En fait de literie, certains ouvrière avaient des couvertures, d'autres, tout simplement di-s planches. Raffinements de cruauté Il est superflu dé dire que la moindre faute, la plus légère infraction au règlement, était sévèrement réprimée. Les punitions étaient variées, mais toujours cruelles : un do nos ouvriers, qui ne s'était pas rendu à la douche en même temps que ses compagnons, fut! placé pendant plusieurs heures, les pieds nus, la figure exposée au soleil, sur la toiture — en carton -bitumé — d'un hangar. Une autre punition consistait à faire coiirÉ. Ha'victime pendant plusieurs heures avec, sur l'épaule, un sac contenant des /briques, ou encore avec une brique dans chaque main et deux briques, attaquées de chaque côté du veston. Un repos de 5 ou 6 minutes et -un verre d'eau étaient accordés toutes les deux heures au malheureux. Parfois, la course était remplacée par le -passage continuel, avec la même charge, d'une petite rivière dont les rives sont très abruptes. Parfois enfin, on ligotait la victime contre un poteau ou un arbre; la figure exposée au soleil, pendant plusieurs heures. Quatre de nos ouvriers sont tombés gravement. malades et sont restés en. traitement à l'hôpital du camp. Plusieurs autres sont I devenus malades dttouis leur .renlrée an pays. Qui dira que ces mauvais traitements et ces privations n'y sont pour rien î Un certain nombre de prisonniers voulaient résister malgré tout. Les autres, en majorité, déprimés par les privations et les souffrances, s'avouèrent vaincus, cédèrent et entraînèrent les premiers avec eux. Faut-il les en blâmer ? Nous ne l'oserions pas. Dans une foule, les énergies, la force de résistance physique et morale varient. Dans le cas présent, les ouvriers qui ont fini par céder ont tenu dans toute la mesure de leurs forces, après toute la résistance dont -ils étaient capables. On peut donc dire qu'ils ont fait leur devoir et qu'ils '<nt bien mérité du pays. Les figures amaigries, los yeux hagards de la plupart d,e nos ouvriers lors de lour rentrée à Luttre le 2 juillet, témoignaient d'ailleurs de ce qu'ils avaient souffert et marquaient bien, pour beaucoup, qu'ils étaient à bout de force. Ajoutons pour finir que la belle conduite des habitants de Pont-à-Celtos et des environs au milieu des rudes épreuves qu'Js ent traversées est encore rehaussée oar le fait que ce paisible village et le v-l'age voisin d'Obaix ont subi en août 1914 les horreurs de la guerre. Les Allemands, après une rencontre sanglante avec nos alliés les Français, y ont tué des civils, pillé et incendié des maisons, etc., et ont de plus menacé les habitants de représailles à leur rétour, sous prétexte que c'étaient de «mauvais villages»!. Le clergé français à la guerre DISTINCTIONS ELOQUENTES Simple extrait du dernier tableau des citations à l'ordre du jour de l'armée française. : Mtjr Ruch (Charles), aumônier militaire au groupe de brancardiers d'un corps d'armée : S'effaçant, malgré son éminente per-gni-té, dans- une- situation modeste, fait preuve d'une activité et d'un dévouement inlassables. Depuis le début de la campagne, et notamment au cours des derniers combats, la visite des tranchées, la recherche des blessés sur la ligne die feu, les veilles dans les ambulances, son calme courage, lui ont acquis l'affection, respectueuse de tous. Prêtre-soldat et~prôlre nan-cé»n, il est, parmi les troupes du corps drar méo, la vivante représentation de la toi des apôtres et de la foi patriotique lorraine. Vaillant, abbé, curé de Saint-Nicolas-Ies-Arras : Resté dans sa paroisse malgré un ■bombardement intense, se multiplie, depuis sept mois, au constant péril de sa vie, pour relever nos blessés, encourager et soutenir leis combattants, ensevelir les morts, don-Haut récoiflclrt morAI?"^ '■ De Bonnières, abbé, curé de Saint-Sauveur, faubourg d'Arras, attaché à un corps d'armée : Est demeuré à son poste après qpe tous les habitants de sa paroisse ont été évacués. Aumônier volontaire des régiments qui se, succédèrent en première ligne depuis huit mois, ne cesse de faire preuve d'un dévouement admirable en donnant à tous l'exemple du plus magnifique courage. Pasquet (Alfred-Guillaume), aumônier du groupe de brancardiers d'une division- d'infanterie : Depuis le début de la campagne, :fliv.ee auiant de zèle que de courage, n'a cessé d'apporter aux soldats blessés de la division, dans lés postes de secoure, et dans les ambulances, le plus précieux réconfort ,ett .d'entretenir chez tous les autres le plus pur encouragement moral et patriotique. Le Père Edouard, aumônier auxiliaire d'une division A fait preuve en maintes circonstances d'un dévoue-mont et d'une abnégation au-dossuiz de lout éloge-, en particulier dans la recherche de nombreuses tombes de zouaves morts qu'il a réussi à idbnlifier. A assisté en particulier aux combats du 12 novembre et du 6 juins avec une entoerie exceptionnelle, transportant les blessés, leur prodiguant ses soins sous un feu violent avec un complet mépris du danger. Bel exemple pour tout le bataillon. 'fessier, abbé, aumônier titulaire au groupe de brancardiers d'une division d'infanterie : A fait preuve du plus beau courage ai allant chercher sous le feu. à très faible distance des tranchées ennemies, tes coaips de nombreux soldais- français- tombés pendant le combat, les' a identifiés et enter-tnés, donnant pendant plus d'un mois un-effort magnifique et soutenu. Homme de devoir, a gagné par son dé-vouiemïant l'estime et le respect de tous. Exemple vivant pour tous die courage, d'énergie et d'abnégation. LES FAITS DU JOUR L'opinion allemande semble plus divisée qite jamais par les problèmes relalils à la guerre On remarquera la dif-jërence ïïe Ion entre des discours que nous reproduisons plus loin : tandis que l'empereur se contenta de iscruJiaiter une paix honorable, le roi de Bavière, lui, réclame uns paix glorieuse et des annexions qui doivent sans doute apporter une compensation des sacrifices formidables imposés à l'armée bavaroise. Dans le même temps où ce désaccord s'at-iirrae, on lait prévoir la retraite de M. von Jagoio rendu indésirable par les révélations du Livre gris belge sur les tentatives du secrétaire d'Etat des affaires étrangères en vue du partage du Congo belge. Selon le V'orwœrts, des signes de désunion se manifestent dans le parti national-libéral allemand, qui fut toujours divisé en un groupe modéré inclinant vers les radicaux et un groupe conservateur qui se rapprochait plus du parti des conservateurs profXement dits. Le groupe modérparait à cette heure vouloir se détacher des partisans d'une paix de grande annexion, MM. Bassermann, Stresemann et Fuhrmann, représentants de la grande industrie rhénane et ennemis personnels du chancelier. bwwwwvt On mande de Genève que le Conseil fédéral vient de terminer son enquête sur la (violation de la neutralité suisse par un aviateur allemand. Cette enquête a démontré que les faits annoncés par les journaux sont exacts. Le Conseil fédéral a transmis une protestation à la légation d'Allemagne à Berlin. — Le gouvernement suédois a publié un décret prohibant, à partir du 5 août, l'exportation du salpêtre du Chili (nitrate de soude) et du salpêtre de Norvège (nitrate de c-a.ie.ilimV LA SITUATION MILITAIRE Lundi 9 août, midi. En Pologne, les arrière-gardes russes font partout tête à la meute et les chances s'accroissent de voir l'armée moscovite échapper à la poursuite et occuper son nouveau front Niémen-Bug. Elle renouvelle ainsi ses traditions de 1812, où on la vit se dérober â l'étreinte formidable de la Grande Armée^ Aujourd'hui, comme â cette époque, elle a pour elle l'espace et le temps, les deux grands facteurs de la victoire pour une armée dont le moral est aussi inébranlable que ses ressources immenses. Le péril d'enveloppement était, surtout au nord, à Kovno et à Ossowiec, et au sud, vers Cholm et Ko-wel ; ces points forcés, la retraite russe aurait dû se précipiter et le nouveau front russe aurait couru risque d'être désarticulé avant même que d'être occupé ; or, aux dernières nouvelles, dans ces secteurs, les Fuisses tenaient bon. Ossowiec, particulièrement, est un centre d'admirable et ingénieuse résistance. Un voyageur qui l'a visité aux premiers temps de la guerre nous l'a décrit comme une vraie région fortifiée, entourant une mince bourgade et où toutes les ressources de l'art des tranchées et dos boyaux avaient été admirablement mises à profit ; la grosse artillerie allemande bombardait le jour, mais, la nuit même, de nombreuses équipes de pionniers russes, poussant des wagonnets de cim'ent et de béton, s'en venaient combler les brèches et. fortifier les entonnoirs d'obus. Le grand-duc Nicolas, généralissime russe, est secondé dans l'exécution de sa lourde tâche par des chefs d'une rare énergie : le général Ro.ussky commande les armées du Nord • le général Alexeieff, les armées du nord-ouest ; le général Ivanow, les armées du sud-ouest. Où que morde dono la meute ennemie, elle est reçue à grands coups. Il parait bien que les moyens de défense des Russes ne sont pas seulement la baïonnette comme on se plaît trop à le faire croire, car les derniers communiqués par« lent à deux reprises de l'artillerie lourde moscovite qui, notamment, de la rive droite de la Vistule, s'acharne ù bombarder les travaux des pontonniers allemands. Le saillant de Pologne abandonné, le front russe, du golfe de Riga à la frontière roumaine, aura, comme nous l'avons déjà dit, à peu près 900 kilomètres de longueur. H sera ainsi réduit de plus de 350 kilomètres. Cette notable réduction rendra, de part et d'autre, certains effectifs disponibles et, r dl'àl f 'S'flfefiil'ir'a' -ÎUK- prendre au secteur septentrional du front, entre Riga et Powevyesk, car le secteur central est défendu à la fois par la nature1 (marais du Prépet) et par des places fortest. Par contre, le secteur méridional, où un« liaison s'établira peut-être avec un noinjî allié, tentera apparemment l'état-majf. russe, le jour où l'offensive lui sera de non veau permise : il v a là, en effet, une rontq difficile peut-être, mais fort courte pour pé< nét.rer dans la niaine hongroise. L'armée italienne a- poussé de l'avant dans la région abrupte du Monte-N'ero, ac< cenluant ainsi te mouvement d'enveloppement de l'fsonzo supérieur et menaçant la route de Klagenfurt. D'autre part, sur le1 Carso, c'est-à-dire sur l'Isonz-o inférieur, les Autrichiens sont serrés davantage encore et c'est ici la route de Laibaek qui sera prise sous 1® feu de nos alliés. Pau! Croknei-î. DERNIERE HEURE Gommusiquê afkisl français Paris, 9 aoûtL 14 II. 40. EN ARTOIS, nuit mouvementée dans M secteur au nord d Arras Une Attaque allei mande au nord de la station de Souchez « été repoussée. Dans le secteur de Neuville-Saint-Vaast, à l'Est de la route de Lille, les Allemands, après avoir fait exploser une mine, ont violemment, bombardé nos posU tions et ont essayé de sortir de leurs tranchées ; ils ont été immédiatement arrêtét par nos feux d'infantene et d'artillerie. EN ARGONNE, près de la roule de Vienne* le-Château à Binarvitte, l'ennemi a attaqué à coups de grenades et. de pétards nos postes avancés et les tranchées voisines ; il a été rejeté dans ses lignes pur notre feu. Dans la partie occidentale de la forêt depuis la Haute Chevauchée jusqu'à Vauquois, lutte i coups de bombes, et de grenad.es et fusillade p«rw dant une partie de la- nuit. DANS LES VOSGES, une nouvelle atteu, que allemande contre nos positions du Lingà a été prononcée vers une heure ; elle a coin plètemènt échoué. Nos tirs de barrage on( infligé à l'ennemi des pertes sensibles. ()Qo •—— HYDRAVIONS ALLIÉS CANONNÉS AO LARGE DE NIEUPORT Paris, 9 août — Au large de Nieuporti les Allemande ont essayé de détruire dJeui hydravions alliés, par un tlir d'obus do gf-os calibre. Notre artillerie a réduit na-pi. dament au silence les batteries ennemies. Des d'eux appareils l'un rentra par ses propres moyens, l'autre fut remorqué sani dommage jusqu'au rivage. îïCIrc—.— —i rf VISITE MINISTERIELLE M. Albert Thomas, ministre des munl< tions, a passé ia journée de lundi au Ha/ vre où il a vis ité les diverses usines où on travaille activement à la fabrication dea munitions.

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