Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 10 Septembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 28 novembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/x639z91n02/
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I 21e ANNEE. — Série nouvelle. — N® 502 Le numéro : 10 Centimes (5 CENTIMES AU FHOMT) ». - Trr-i-rn-T. mm . ■ !■■■■■ ■llllMUIIilMilWIMIIWi III i II I il 11 fc IMI—lWIIM17lTm-Ti HIT1TWW Vendredi 10 Septembre 1915 jssdagtion & administration i(lei ne de la Bourse — LE HAVRE fsÀéptioiie: Le Havre tr14,05 gfrscisur : FERHMB 8MÂ7 fouies les communications coneernan la r'daction doivent être adressées $Su*,Tiie de la Bourse, Le Havre» LOfllDON OFFICE: £1,Panîon Street (Leicester Square) s, w. LE XXe SIÈCLE abonnements Franco 2 fr. 50 par mois. » 7 fr. 50 par trimastra Angleterre.... 2 sh. 3 d. par mois. » .... 7sh.3 d. par trimeatro Hollande.. 1.25 florin par mois. »> .. 3.75 flor. par trimestre. Autres pays.. 3 fr. » par mois. ». ..9 fr. » par trimestra PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du journal au Havre ou à Londres Annonces 4* page : Ofr. 40 la ligne Petitesannonces4° paga:0fr.30lal:yne Les petites annonces sont également reçues d la Société Européenne de pubti-cité, 1o, ruede la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. O&soiidiefi be-ijse parais^ant aii Jttavre Unpiège grossier Neutralité et bochcrie On a toujours beaucoup à apprendre de ,a .jujomis, surtout quand ils sont de la aille des Allemands. La campagne en £a-our (le la paix, menée en ce moment aux jats-Unis sous l'inspiration du comte jerhstJorf, est particulièrement instructive larce qu'elle nous fait pressentir les pièges jiM lesquels la diplomatie teutonne tâ-|era de nous faire tomber, le jour eù la ut!e s'engagera autour du tapis vert d'une jnîérence. Nous pouvons être certains que t gouvernement de Berlin tâchera de commuer par la ruse l'échec de ses eombinai-sons militaires et qu'il saura tirer un mer-reille-ux parti de toute disposition de na-bis à affaiblir la position de ses adversai-es sur l'échiquier européen. î'armi les conditions que les Allemands le Washington se flattent d'imposer aux Al-lifs, il en est une dont la résolution doit cous laisser songeurs. La Belgique, disent-ils, sera restauree dans son indépendance, liais elle conservera son statut de jadis Elle redeviendra un Etat neutre garanti par les puissances, comme elle l'était le 2 Soû! 1914 avant sept heures du soir. Cette indi ulion sur les intentions de l'Allemagne jette une lueur nouvelle sur la discussion dans laquelle la « XX0 Siècle » a pris posi-lion.L'es Allemands n'ont pas oublié, -eux, que l.i neutralité imposée à la Belgique en 1831 a contribué à leurrer notre .-esprit pu-Hic et I f trompé sur les dures réalités de 1 politique étrangère; ils n'ont pas ou-t.lié qu'elle avait constamment condamné notre diplomatie à l'impuissance, de façon à nous interdire les accords susceptibles de donner û la prestation de la garantie une valeur ci'i-ec-tive; ils n'ont pas oublié, enfin, iep-jrti qu'ils ont pu tirer de notre situation juridique pour calomnier leur victime le crime un? fois accompli. Le jeu allemand est clair. L'exécution militaire de la Belgique devenant de plus m plus (problématique, l'empereur Guillaume veut, se réserver la faculté de maintenir à notre détriment les servitudes dont il a pu faire son profit. La Belgique doit Tester entourée, d'entraves juridiques, privée de cctle souveraineté pleine et entière qu'elle a cependant payée du sang des meilleurs c\e ses enfants. Son industrie et son èommecrô miinés par l'occupation, son avenir rendu incertain par un traité insidieux, tels seraient le . bénéfice do la guerre dont ÏEoiprarçP pourrait se targuer. Mais les r.elges-ne seront pas ses dupes. Ils ont réfléchi stir leur histoire, ils ont com-pris, à la lumière des faits, beaucoup de vérités qui leur échappaient jusqu'ici. La neutralité permanente, sous la garantie de t. il. le Roi en Prusse leur agi nraît comme un cadeau des Boches do Bochenie dont i! f uit à tout prix préserver leur pays et la fuçori.dont/la. combinaison est présentée ■ne manquera pas de mettre -en éveil les esprits les plus obtus, les plus enracinés dans es erreurs d'un autre temps. 37,i essayé il n'y. a pas longtemps de Hum- ire ici même les sentiments qui ani-ineiM l'armée et les Belges échappés du pays (|ii.-> j ,1 pn xencr.ntrer. C'est un nationa-i ... ardent, et farouche dont il est «émouvant- ('c recueillir les échos. La Belgique vêtre «'aa.îteesse de ses destinées, donc rte su politique. et les générations qu' montent, fore#es S la rude école du malheur «0 sentent, i.i force de conduire la patrie par In route large des. peuples in>rc% isiMliiaïiis, MiPlISTRÊ D'ETAT 1»0« Une pénible nouvelle nous parvient à iîiiislciat, M. Louis Huysmans, député de Bruxelles, ministre d'Etat, vient de suc-"coinbei à Sairite-Adrà double pneumonie. Depuis die nombreuses années, réminent parlornentaire souffrait d une affection goutteuse, qui, tout en le paralysant souvent. ne lui avait rien enlevé de son tal-ent i oratoire', ni de sa forte dialectique. Et rien n'étfiit plus émouvant que de le voir, domptant son mal, aborder la tribune et défendre, avec une ardeur patriotique qui Sera •l'honneur de sa vie, la grande cynse de la i défense de la Patrie. Né à Hasselt en 1845, M .Louis Huysmans avait été le premier stagiaire de Paul Jan-Bon, dont il avait épousé la sœur. Avec le grand tribun libéral, -il entra bientôt dans 3a politiuue active, et devint président de la u Ligno d#s Gueux ». Kn 1802', il était élu membre de la Constituante cl siégea jusqu'en 1894. Lors de la aeconstiiution de l'union libérale à Bruxelles. en 1900, il fut réélu avec MM. Paul Hy-mans et Lcon Lçpage, comme candidat de :la Ligue libérale, et depuis il ne cessa de siégor à la. Chambre. En 1912, il fut nommé ministre d'Etat. Avocat éminent, Louis Huysmans eut, notamment. de brillants succès d'assises. A la Chambre, où son action s exerça particulièrement dans les questions de la réorganisation militaire, sa parole était très écoutée. Homme modéré, il comptait des amis dans tous les can\ps, et s'il eut des a.dver-sfch'ôs on peut dire qu'il ne connut pas un Mnemi. Noue présentons à la vénérable veuve de <c*o bon citoyen, à sa fille Mlle Louise Huysmans, à son fils M. l'avocat Edouard Iluys-man.s, h son second flls,prisonnier de guerre 'en Allemagne et qu'il eut le chagrin de ne pas.voir à son chevet, l'expression de nos Chrétiennes condoléances. Les flamands contre la " Vîaamsche Stem " encore deux protestations • Nous lisons dans la Belgique de. Rotter-sain : « iMagicîa Peeteirs et Eugène Jooi s, ameiene WwatKyftwf^urs de lia Vîaamsche Stem, nous Jouit savoir qu'ils désapprouvent entière-«uanit ki nouvelle tendiance de ce journal et wie iptus rien de corairmm n'existe la nifu- CfW stem et eux. » l! Aiiiigs il pil! . iliiii i lis m ioiiis On déiîienti officiai pi équivaut à un aveu ■No? lecture se rappellent que nous avons publié dans not-i«e numéro du 19 août un i'aoport singulièrement impressionnant d'un prê tre autrichien lavant le gouvernement, (e clergé et le peuple belges de toutes les calomnies allemandes relatives à la prétendue guerre de francs-tireurs.Quelques jours "flus tard, le « Tijd » a publié le témoignage du même prêtre autrichien sur les crimes commis à Louvain sans la moindre excuse t>ar les troupes allemandes. Nous avons re-produit l'article du « Tijd » dans notre numéro du 'ï septembre. Ces réquisitoires écrasants d'un prêtre appartenant à un pay~ ennemi ont produit «liez les catholiques des pays neutres une vive émotion. Aussi lie Ïaiit-ïl pas s'étonner de voir le gouvernement autrichien tenter de la dissipea-. On va voir s'il y réussit. Voici la note publiée par le «i Nieuwe Rot-«rdamsche Courant » dans son édition du natin du l"r septembre : « Ces iours derniers, il a,été répandu dans la presse lu nouvelle qu'un prêtre autrichien. aurait ouvert une enquête an Uelgique et de l-aquelle il résulterait que les Allemande y auraient commis des cruautés sans nom alors que le (jouvernement, le peuple el le clergé belges se seraient conduits de lu (açon la plus correcte. i) La légation auslro-lwngroise est autorisée par son gouvernement à donner le I démenti le plus formel concernant celte enquête cl les résv.Mats qui en découlent. » On reconnaîtra qu il eût été difficile do «édiger de façon moins précise et moins" pertinente ce c< démenti le pluâ>formel ». Ses fermes mêmes en font un aveu à peine déguisé et la moindre contestation d'un seul Ses nombreux faits que nous avons alflrmés aurait eu plus de valeur probante que ce maladroit communiqué. Nous avions, nous, donné des précisions u-uflisantes en déclarant que l'enquête autrichienne avait été conduite à la demande d'une association sacerdotale viennoise et avec l'agrément du cardinal Pifl par un prêtre autrichien d'origine hollandaise. F île doit pas y avoir en Autriche un bien grand nombre de prêtres d'origine hollan fiaise et il n'eût, par conséquent, pas été .difficile de nous convaincre d'erreur,si vraiment nos inforaiatioas avaient été contraires à la vérité. La légation austro-hongrois^ ^ l'ayant pas tenté, on peut conclure que c'était impossible. Mais nous avons aujourd'hui d'autres éléments qui nous permettent de prouver que fe démenti intéressé, de la légation austro-hongroise est dénuée de toute valeur. Le cc Maasbode » ayant, dans son numéro du 30 août affirmé que les documents relatifs à l'enquête autrichienne avaient été livrés à la publicité par M. Hugo Schmidt, correspondant du « Politiken » de Copenhague à Rotterdam, celui-ci a adressé la lettre suivante au journal catholique hollandais qui l'a publiée le 1" septembre : d Monsieur le lïédacleur en chef, n i'oar éviter toui malentendu, j'ai l'honneur de porter à la connaissance de vos lecteurs que ce n'est évidemment pas en ma qualité de correspondant du journal Politiken que j'ai remis au journal belge Le XX" Siècle le document du, prêtre viennois, relatif ù tassassinal cl aux mauvais traitements iulligés aux prêtres belges : j'eusse même préléré que mon 'nom, qui est sans importance, n'eût point figuré du tout à cùlé de ces documents. i> J'ai agi en tant qu'homme, cl parce que — au surplus je l'ai prouvé dans l'al/aire des passeports — parce que .11! NE SAU--HAIS ASSISTER, LA CONSCIENCE TRANQUILLE, AU TRIOMPHE DE L'INJUSTICE.» Au surplus, j'ai longtemps hésité à livrer ces documents à la publicité : J'ESPERAIS QUE « DE L'AUTRE COTE » ON AURAIT SPONTANEMENT, et pour autant que cela fût possible. DONNE SATISFACTION A DES FRÈRES TRAITES INJUSTEMENT. ii Es va.r so schrrn geuiesen, es liât nicht sollensein. » (C'était, trop beau, cela ne pouvait pas Mre.) » Avec l'assurance de ma haute considération.» (S.) Hugo SCHMIDT. n Roilerdam, SO actif 1915.'» Après cette lettre, la cause est entendue. Un neutre impartial vient affirmer la réalité de l'enquête autrichienne et le caractère, de ses conclusions et déplorer que les catholiques autrichiens n'aient pas eu le courage de les publier. Sur les faits eux-mêmes, nous avons donc le témoignage d'un ennemi; sur 1'exislenice et la force de ce témoignage, la parole d'un neutre qui n'a aucun intérêt dans le débat. Que pèse en regard de res accusations le démenti aussi vague qu'intéressé d-e la légation austro-hongroise ? D'un côté, nous avons le témoignage, d'un prêtre autrichien, l'abbé Vandenberghe (d«utres journaux ayant cité son nom,nous n'avons pas de raison de le taire), confirmant en tous points les accusations concordantes de S. Km. le cardinal Mercier et du professeur iibltadiais et protestant Gron-dijs. « De l'autre, on ne trouve que- les dénégations vagues et dénuées de là moindre preuve des accusés et de leurs complices Le verdict indigné du rédacteur neutre d'un grand journal danois sera celui de tous les neutres impartiaux : contre les bourreaux, pour les victimes ! L'artillerie Met eMsH© l?$fiÉfe»MïiPâ Le .graind cfu-nrtier général Jvclffn coîYftïui-rakpe, ;le 8 septembre 191-5-, le bulletin sua-vaaiit : d Lutte d'artillerie intermittente sitr (fût noire ircmt, -particulièrement vive, ce matin-, devant Drxmude où nos batteries ont cn-jlnr»mage, sérieusement, les défenses de t en nemi. » M. THÉODOR SERAIT DÉPORTÉ EN ALLEMAGNE line dépêche d'Amsterdam, 8 septembre, dit : « Le <( Telegraaf » publie une dépêche de Bruxelles, reçue via Derlin, annonçant que 10 gouverneur de la Belgique a décrété la déportation de M. Théodor, président de la i chambre des notaires de Bruxelles. i » La faute reprochée à M. Théodor est d'avoir empêché un avoué de défendre un client, parce que le droit actuel a été intro- ; diut par les envahisseurs allemands. i» M. Théodor doit demeurer en Allemagne j jusqu'à la fin de la guerre. » . 1 Il ne peut évidemment s'agir que de M. Théodor, le distingué et courageux bâtonnier de l'Ordre des Avocate- ù. "JU Cour d'Appel et député de Bruxelles. Il est possible que M. Théodor ait interdit aux avocats de prêter leur concours d'une façon quelconque à la mise en application du décret du gouverneur général allemand instituant des juridictions d'exception. Il est évident qu'il ne peut être question d'une injonction donnée à un avoué, les avoués ne, relevant, pas de la discipJine de l'Ordre det-: Avocate. « Si la nouvelle est exacte, ce serait un nouvel acte d'arbitraire et une nouvelle ini-1 quilê à mettre à charge de nos ennemis. Par sa . noble attitude et sa vigilance patriotique,' M. le bâtonnier Théodor s'était déjà acfl.uis l'admiration de tous. Le voici maintenant mis au rang des grands citoyens qui, ont illustré cette armée de- gloire et de mar- ■ tyre. I * & £ L'agence Wolff confirme la nouvelle Lne dépêcfcue Wolff annonce de Bruxelles ; que le bâtonnier de l'ordre des avocats. | M. Tihôodor, ayant interdit à un avocat bru- i xellois de s'appuyer, pour Ja défense des in-1 térêtis d'un client, sur le décret du gouver- ; neur général allemand du 10 novembre, dont la cour d'ap:pel de Bruxelles a reconnu la 1 validité, les Allemands ont os limé que le bâtonnier a ainsi outrepassé ses droite. C'est I>oarquai, ajoute la dépêche Wolff, le gouverneur général a ordonné le transfert du bâtonnier en Allemagne jusqu'à la cessation des hostilités. M. Théodôr odt surtout coupable, aux yeux de l'ennemi, d'avoir au nom du barreau do Bruxelles, rédigé une énergique (protestation contre les atteintes au droit commises par «les Allemands. C'est évidemment cette protestation qu'on a voulu lui faire expier* On sait qu'à eette protestation des Avocats restés «à Bruxelles se sont joints les Avocats enrôlés sous les drapeaux ou résidant actuellement à l'étranger. On -peut donc dire que c'est tout le Barreau belge qui est aujourd'hui frappé dans la personne de l'honorable bâtonnier de Bruxelles. Persécuté /par un , aussi indigne ennemi, pour qui le Droit et la Jusliioo ont la valeur que l'on sait, le Barreau belge sort encore grandi de cette épreuve, AU JOUR LE JOUR les catholiques italiens voient clair dans le jeu du centre allemand.Les catholiques italiens, que l'épreuve de a guerre a maintenant éclairés sur l'astuce allemande, on tété frappés comme nous du cynisme de l'article de la «Koelnische Volks-icitungn offrant aux catholiques belges l'aide du Centre allemand pour défendre t'Eglise catholique, prétendument menacéo en Belgique. Ils ont été frappés aussi de voir le journal catholique hollandais « De Tijd » prêter ses colonnes au prolongement de cette manoeuvre par le correspondant do Cologne qui s'est fait, si souvent déjà, l'écho des idées politiques du Centre ot le chevalier servant de ses initiatives. Notre confrère l'n ItaPa » de Milan, sous «a signature de l'un de ses principaux rédacteurs, l'abbé Vercesi dénonce à son toui (n° du 2 septembre 1915) la manœuvre dans an article ironiquement intitulé : « Le Centre à la rescousse », où la réponse du ci XX" Sièclo » est largement citée et visiblement approuvée. n La feuille de Cologne, dit l'« lté lia », voudrait jeter le pont de la solidarité confessionnelle entre le pays martyr et le pays "qui l'a mené sur le Golgotha : mais le « XXe Siècle » répond en termes qui ne laissent plaee au moindre doute » f/n Ita.lia » fait suivre le résumé de l'article de la « Koelnische Volkszeitung » et de ta correspondance colonaise dti « Tijd » des lignes que voici : n Bien (pie les victoires remportées par les Allemands en Pologne aient accentué le chauvinisme des plus fervents pangerma-nistes, les personnes plus avisées se rendent compte que l'Allemagne ne peut vaincre contre le monde entier si la guerre continue longtemps encore. De là, la, propagande pa-rifiste des socialistes d'abord, des hommes du Centre ensuite. Tout cela est symptoma-lique, comme est symptomatique le changement d'attitude dans les rapports avec les Etats-Unis. » Et'l'ii Italia » termine en faisant remarquer avec le « XX" Siècle » que, tout cil invoquant, la dernière parole du Pape en faveur de la paix souhaitée, « aucun journal allemand n'a eu l'autorisation ou la bonne volonté de la faire connaître à ses lecteurs. Dont acte. » Ainsi donc pour les catholiques italiens aussi, il est clair que ce n'est pas la solidarité catholique qui pousse le Centre à prendre les initiatives suspectes que l'on a vues, c'est, au contraire, le nationalisme et l'intérêt politique allemands qui l'incitent à ex-ploiter la solidarité catholique... des autres, au bénéfice de l'Rmpire. Malheureusement-, pour le Centre, x ces autres » ne sont pas si nnïfs... Est-ce que la « solidarité confessionnelle » a. empêché naguère. le Centre d'applaudir à la violation de la, Belgique. po,ys catholique?... Alors, les catholiques belges ne trouvent dans leur « solidarité confessionnelle », aucune raison d'empêcher l'Allemagne et le Centre avec elle, de recevoir pour ce crime, 'e châtiment qu'ils méritent. , BELGA. M. le député Verhaegen condamné à deux ans de forteresse La première nouvelle do la .condamnation do M. Arthur Verhaegen, député de Gond, à deux ans de prison, était malheureusement, exacte. M. Verhaegen a, en effet, élé arrêté à son château d-e Mcirelbeke et condamné ù deux aras de forteresse. Le ministère publie allemand avait requis douze ans de travaux forcés. 11 a été transporté aussitôt dans une forteresse allemande. 11 était accusé d'avoir fait tenir un message au gouvernement belge par l'intermédiaire de son gendre. C«lui-ci, M. Mélol, député de Namur, nous déclare qu'il n'a été chargé d'aucune mission de l'espèce. Les Allemands, une fois de plus, ont saisi te premier prétexte venu pour sfc débarrasser d'une personnalité gênante. Pour remplacer Mme Carton de Wiarl dans les geôles berlinoises, les boches y envoient, MM. Théodor et Verhaegen. Et 'dix Théodor et dix Verhaegen se seront levés aussitôt à Bruxelles ot à Gand. Ces Belges sont indécrottables, comme l'a dit si bien ce suave von Bissing I LES FAITSDU JOUR On s'attend de plus en plus à des changements importants dans les Ballcans. Les journaux romains constatent que ta situaiion s'est améliorée el donne lieu de croire à i in tervention prochaine soit de ta Roumanie, soit de la Bulgarie contre les trois empires. Le M'essagigero écrit que l'entente bulijaio-roumaine est désormais un (ait : accQïii]M% que la Serbie et la Grèce désirent sincèrement un accord avec la Bulgarie sous les auspices de l'Entente. En même temps les 'négociations pour l'accord bulgaro-turc, malgré les résistances de Berlin cl de Vienne, sont arrêtées. 'C'est ce que constate la Frank fur ter Zeitung avec une mauvaise humour à peine déguisée : « Il importe de se i appeler q u'aucune entente entre la Turquie cl la Bulgarie n'a encore été signée. Il n'est môme pas nécessaire de préciser si elle le sera sous p)eu ou dans un avenir plus éloigné. Dans ce méli-mélo de rancunes et de truquages diplomatiques qui se croisent en ce moment dpxs les Balkans ï il a bien des raisons tordre fort divers pour aioin ner la collusion d une entente. » 'iiWfôm c&icrcs : çrcsl bon signe ! ivwnvwM Le correspondant du Petit Parisien à Athèixes dit apprendre de source autorisée que le sultan de Turquie vient d'adresser une demande urgente de secours ù l'empereur d'Allemagne ; il déclare que les Turcs ne pourront tenir plus longtemps à Galli-poli.La Patois annonce qu'en raison de Vacli-vlté des sons-marins anglais dans la mer de Marmara, le sultan a demandé à quitter le palais de Dolma-Baglché, qui, situé sur la rive même du Bosphore, est trop exposé aux torpilles anglaises. wwivit'vn Les journaux américains commentent sévèrement la déclaration de M. Dumba, disant qu'il agissait sur les instructions de son gouvernement en cherchant à provoquer des grèves dans les fabriques de munitions. Ils n'envisagent pïus la conduite incorrecte de l'ambassadeur, mais l'ingérence inamicale d'une puissance étrangère. On affirme que l'emploi du passeport américain, pour rouvrir l'envoi non seulement de la lettre de M. Rumba, mais les correspondances de l'ambassade d'Allemagne, est considéré par M. Wflson et par M. Lan-sing comme, un fait aussi grave que les révélations contenues dans 1a. lettre île M.Dumba. Quant à l'affaire de i'Hcsperian, on annonce que le gouvernement, de Rerltn a décidé de considérer « l'accident » de l'Hes-peria.n comme ayant clé cav,sé par une mine anglaise. Mais, s'il était prouvé qu'il est le fait d'un sous-marin allemand, on déclarera que ce sovs-marin se trouvait en mer depuis longtemps et n'avait pu recevoir les derniers ordres du gouvernement. D'après un bruit venant de Derlin, c'est l'amiral von Tirpitz lui-même qui aurait ordonné le torpillage de /Tlesperiain, pour défier le chancelier de RcthmamvIloUweg. On annonce qu'il, prendra un congé de qvel/iucs semaines, mais ne démissionnera pas. IWVWVWW On avait annoncé naguère que Yuan-Clîi-Kaï songeait à se faire proclamer empereur. On signale aujourd'hui de Pékin un message où, s'adressant au Conseil d'Etat, le président de ta République semble dire qu'un changement de Constitution ne conviendrait nullement, au pays. S«2 m rai w l'AsifUfem DIX TUÉS, QUARANTE-TROIS BLESSSS Trois zeppelins ont visité les départements de l'est, laissant tomber des bombes, <tons la goirée du 7. Us ont été attaqués par nos batteries antiaériennes ; des avions se sont élevés, mais il leur a été impossible de distinguer les dirigoaibles. Quinze maisons ont été démolies, -an grand nombre die portes et fenêtres ont été brisées ; plusieurs incendies ont éclaté mais furent .rapidement, éteints. Il n'y eut pas d'autres dégû.fs matériels sérieux. Deux hommes, trois femmes, cinq emr fants om,t été tués. Treize hommes, seize femmes, quatorze enfant-s oail été blessés. Trois personnes manquent. Les victimes appartienncait toutes à. la population crviie, excepté un soldat qui a été grièvement bîesaé. Suivant une dépêche d'Amsteudiuiiri, des soilduts «hollandais et lies canons (les forte ont tiré sur un -de ces dirigeables (tons ie voisinage d'Amsterdam. Les zeippekie ont d'ailleurs tous trois passé au-dessus de la Hollande à une gramete hauteur. LA SITUATION MILITAIRE JeLidi 9 septembre, midi. Les « manœuvres d'automne » paraissent commencer sur notre front. Ce n'est plus la canonnade « par acquit de conscience » qui, tant de mois, y fut entretenue ;cela paraît bien être, en certains lieux, la canonnade des batteries de rupture, comme celle qui gronde devant les villes assiégées lorsque la dernière parallèle es», tracée et que brèche est faite à la muraille pour y lancer les colonnes d'assaut. Prenant audacieu-sement 1 s devants, l'ennemi est parti à l'attaque avec deux divisions, c'est-à-dire avec tout un corps d'armée, soit 50,000 hommes, sui- la lisière occidentale de l'Argonne, sans doute dans ce secteur tout trempé déjà de sang qui de Binarville à Vienne-le-Châ-teau, déroule ses coteaux verts et ses retraites forestières, dans le plus gracieux pays du monde, où, hélas ! aujourd'hui, les obus ont brisé les arbres et labouré le sol jusqu'à ses entrailles.Cette offensive a été foudroyée par l'artillerie française et clouée au sol par de violentes contre-attaques, si bien qu'elle n'a pu s'emparer que de quelques éléments de tranchées de première ligne; or. l'on sait que la premiere ligne française, a la différence de la première ligne allemande qui est continue,n'est formée que de postes isolés reliés à la seconde ligne, qui est la principale, par des boyaux. Attendons la riposte. Nous parions gros qu'elle sera vigoureuse et persévérante. Un fait, plus que tout- autre doit nous le faire croire : Le ministère de la guerre en France a décidé que les hommes naguère réformés qui sont maintenant enrôles seront affectés non pas exclusivement à, l'infanterie mais aussi à l'artillerie et à la cavalerie; il faut donc en conclure que la France met de nouvelles batteries en actions et que le boute*selle sera bientôt sonné dans ses escadrons. Or, le jour où les cavaliers éperonneront leurs chevaux c'est que trouée sera faite. Voulant que fût joyeuse la prise de commandement de son Empereur, l'armée russe du général Ivanof a fait front, près de Tar-nopol, et, fonçant sur l'ennemi, l'a bousculé et rejeté en arrière, lui capturant 8,000 prisonniers et 30 canons. La prise d'un butin d'artillerie est toujours signification d'un grand succès puisqu'elle donne la certitude que la ruée d'attaque a atteint l'arrière des lignes ennemies. D'autre part et formant brelan de victoires, des dépêches donnent à croire qu'au centre, dans la région du Pripet et à l'extrême aile gauche russe, sur 1a. Sereth, c'est-à-dire tout proche de la frontière de Roumaniejes armées rus-•"es se sont aussi couvertes de gloire. L'armée du Prince Léopold d'e Bavière serait arrêtée et aurait subi de lourdes pertes. La Sainte Paissie a proclamé la guerre sacrée, « pro aris et focis ». Piostopchine et Kutu-sof. dures gens de guerre aux inmlacables volontés semblent animer du souffle de leur grande âme la grande armée de la grande nation que nul, fùt-il Charles XII ou Napoléon, ira jamais foulée sans connaître bientôt la défaite èt la déroute. Paul Crokaert. P. S. — Jeudi. 4 heures. — La poussée russe vers Tarnopol n'a pu se développer par suite de l'orage déchaîné par la grosse artillerie ennemie en position fort en arrière des lignes. Le succès acquis n'en est pas moins significatif. P. C. DERNIÈRE HEURE Gsmmuaiquê ofidsî français —o— paris, le 9 septembre, 13 heures. EN ARTOIS, lutte à coups de grenades cl fusillade de tranchées à tranchées dans les secteurs de Neuville et de Roclincourt. Canonnade assez vive au sud d'Arras el dans la région de lloge. EN »tRGONNE, dans la tégion de la Fontaine-aux-Charmes, de très violents combats ont été livrés pendant toute la nuit.. Les Allemands ont renouvelé leurs attaques avec un grand acharnement. Notre ligne, à l'exception d'un élément cle tranchée à l'Est de Binarville, a été partout, maintenue. Nous avons fait quelques prisonniers et pris une mitrailleuse. EN LORRAINE, dans la forât de T'arroy, on signale quelques engagements d'avant-posles où l'avanlaye nous est resté. DANS LES VOSGES,-combat à coups'de grenades sur les hauteurs Est de Mclzeral. Une cinquantaine d'obus ont été lancés hier, par n os avions, sur la gare de CluiUe-range.Dans la nv.il du S au 9, un die nos dirigeables a bombardé la gare cl les usines de Ncsle. »Oii communique OFFICIEL RUSSE Petrograd, 9 septembre. — Officiel. — A la suite de la supériorité de l'artillerie de 1 ennemi, nous n'avons pu poursuivre notre succès dans la région de Tarnopol. Nous avons délogé l'ennemi, ,1e 7, d'une série de villages dans la région de Tren-vovl, faisant 40 officiers et 2,500 soldats prisonniers.Nous avens pris 3 canons et une dizaine de mitrailleuses. Nous avons arrêté l'offensive des Autrichiens entre le Dniester ç.t la rive gauche (1e la Seroth, faisant 11 officiers et un millier de soldats prisonniers et infligeant de grandes pertes à l'ennemi. Nous avons attaqué, près de T«.rnopoI, deux divisions allemandes et une brigada' autrichienne appuyées par une nombreusif artillerie. Nous les avons défaits complet»-1 ment. LES COMBATS EN ARMÉNIE Pelrograd, 9 septembre. — Officiel. — Le C cl le 6, fusillade dans la direction du. littoral. Nos éclaireurs ont pressé les Turcs prés d'Arlcinsk. Dans la région d'Akha, dans la direction: de Nelasgliert el dans la réjim de T'ct-chisla, rencontres de nos avant -tardes avec, les Turcs. Sur le reste du front, situaiion inchangée. NOUVEAU RAID ALLEMAND SUR L'ANGLETERRE ïiOixlres, 9 septembre. — On annonce officiellement (pie des aéronefs ennemis ont visité'lés comtés de l'Est et de la région de Londres, cette nuit- lis ont jeté des bombes incendiaires et explosives. A minuit, ail signalait quelques victimes. Les incendies sont déjà éteints. VICTOIRE RUSSE PRÈS DE TARNOPOL Seus divisions allemaadss et une brigade aufrichiesse défaite? 200 OFFICIERS, 8.000 SOLDATS, 30 CANONS CAPTURÉS Autres succès au centre et à l'aile qauche Pétrograd, 9 septembre. — Officiel. — Ayant appris par des prisonniers que l'ennemi préparait pour la nuit du 8, une attaque menée par deux divisions allemandes et une brigade autrichienne, près dfc Tarnopol, nous avons pris l'offensive dans la soirée du 7. Nous avons battu complètement l'ennemi, faisant 200 officiers et 8.000 soldats prison- 1 niers. 1 En outre, nous avons pris 30 canons, des mitrailleuses, des caissons et autre butin de guerre. ^ [Tarnopol est une vilte de la Galicie antri-chieniric suï* la Sereth supérieure, à unie otLiqui'inilasne de kilomètres au sud-est de •Lfembong.] LES SUCCES au centre et a l'aile gauche D'au.ttre pari, (les dépèches particulières dominent les informations suivantes sur diouix iLOiuveausc suiccès : Genève, 9 septembre. — Selon la Tribune « «die Genève, les troupes du prince de Bavière, « malgré une résistance désespérée entre la : voie ferrée de Siedlec-Wolkowiesh et Sze-zara, ont dû reculer devant les troupes russes qui ont, occupé à nouveau les positions chèrement conquises par les Allemands.A lzabdin et à Swizlocy, les Russes ont fait, de nombreux prisonniers et se sont emparés d'un riche butin. Iji long de la voie ferrée 'de Kobryn à Pi.ri.sk, les troupes de Macltensen ont subi de. lourdes partes cl ont dû abandonner leurs positions. [La ligne ferrée Siedtec-Wolk.ow.iesk court diu sud-ouiesl au nord-est de Brest-Litowsk el lomgie ia gjnain.de forêt de Bielovije. Kobryn est sur la voie ferrée de Bresl-Liitowsk à Pinslc, en bordure nord de la région m a-ré- i oageuse du Pripet:] La seconde dépêche csl ainsi conçue : ; Genève, 9 septembre. — On mande (le « Czernovilz que les Russes ont remporté de-grands succè,s sur la Sereth. Xcs Allemands 1 ml subi de fortes pertes el ont dû céder dit errain à plusieurs endroits. [11 s'agit ici de la région du confluent d1» ia Sereth et du Dniester, non, loin de lai ironitière roumaine.] (.IffifiAUfiïg Ifflâilil! LE GRAND DUC NICOLAS IMOIViMÉ VICE-roi DU CAUCASE —o— Une proclamation du Tzar Petrograd, 8 septembre. — Voici l'ordre lu jour adressé à l'armée russe et signé le l'empereur : » Aujourd'hui, j'ai pris le haut conunan-lomont de toutes les forces armées de terre ;t de roer opérant sur le théâtre de la ;uerre. » Avec une ferme foi dans la' clémence le Dieu et avec une assurance inébranlable dans la victoire finale, nous remplirons lotre haut devoir de défense à outrance de a patrie et nous ne déshoaiorerons pas le lays russe. » Donné h mon quartier général le 83 ioût/5 septembre 1915. » Nicolas. » Ordre du jour du Graud-Due Nicolas Petrograd, 8 septembre. — Le grand-duc généralissime Nicolas a adressé aux U'ou-les l'ordre du jour suivant : «i Année et flotte vaillantes, aujourd'hui 'auguste chef suprême, Sa Majesté i'em--jereur, se nuet lui-même à votre tête. « Je m'incline devant votre héroïsme de pBs d'une année et vous exprime ma re-:o«maissan.ce cordiale, chaleureuse, siri-;ère.» Je crois fermement que puisque le fsar ui-même, à qui vous aviez prêté serment, |

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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