Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 25 Mars. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 31 mai 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/jh3cz3374r/
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Après six mois de guerre Où les Alliés et les Allemands en sont Un tableau comparatif des forces et des chances axvwvvwwwvvww Une personnalité lilLénajare et militaire, qui .suit constamment l'année française et fa été chargée d'étiré plus, tard l'historiographe de la guerre, a rédigé une relation uoeumentiée des1 six premiers mois de la {guerre pour les débilités et sénateurs français. Le (Moniale U'italia publie quelques Extraits et la oonckinion de ce document {pour montrer quel est le véritable état d'âme des Français dane cette guerre : à savoir, ■a la cimliamce et l'espérance », fondées s>pé-'cialemeni spr l'extraordinaire prestige dont jouit te généralissime Joffre parmi toute il'armée, dieppiis les "énéraux jusqu'aux plws Ifiiinbles fantassins. C.e travail, dont les journaux anglais viennent de commencer la publication, est du plus haut, intérêt. . L'auteur de ta relation démontre, chiffres en maint que l'armée française, surprise au '» ■ Kit, s'est successivement renforcée de jour en jour, qui® les hommes se sont aguerris et qu'urne fouie d'officiers jeunes et vaillants se sont révélés siuir le champ de bataille.LT,n des grands avantages des Français a tété et est e.naore la supériorité de l'artillerie. LA SUPERIORITE DE L'ARTILLERIE FRANÇAISE La supériorité du capon de campagne de 75 était connue déjà avant la guerre et s'es't manifestée merveilleusement depuis le dé-■but des hostilités. Malgré l'énorme consommation de projectiles, l'état-major français est désormais, sûr dis pouvoir faire fivjjjt, sans effort et sa.no surprise, à toutes les nécessités die la guerre, quelque longue qu'elle dfaive être. C'est celte certitude qui u. permis aux Français de céder des mtuni-1 icins aux animées aliées, et spécialement à la Serbie et à la Belgique. L'artillerie pesafite, qui était en formation au diébut de la guerre, d'où résulta d'abord une infériorité indiscutable pour l'armée •française, est maintenant constituée. Elle s'est montrée supérieure par son abondance, sa parlée, sa précision et sa puissance. Résultat obtenu par deux moyens : l'intensité de la fabrication et l'utilisation sur le front »le l'artiH.eiriie de tout calibre existant dans les places toiles. 'L'interrogatoire des prisonniers alle-i!iw.nds faits d^ins les derniers deux mois rf.jcm.i.i'c i"1 - • •• —--p-* française et s-péctralement du. canon de ij. L'EPUISEMENT DE L'ARMEE ALLEMANDE La prolongation de la campagne a amené l'épuisement maitér-iel de l'armée allemande. A cet épuisement matériel, a correspondu û,n, épuisement moral qui est constaté par l'interrogatoire des prisonniers,. par la lec-luf.i des carmets de soMiats et par la correspondance trouvée sur les prisonniers et les morts. ,, , ., Alors qu'au débuit l'aillée ail-l-emlainide était Mil entière animée d'utne foi inébranlable dans la supériorité militaire de l'Empire, les prisoinniers se déclarent maintenant toujours moins sûrs du succès. Ce revirement a été causé surtout par l'éno.rmité des certes ■allemandes devant Ypres. où elles dépas-séivnit, en dix jours, 150,030 hommes. .Vu uj lis de ianvi'er et mime à la fin de décembre, tas prisonniers les plus cultivés et intelligents admettaient tous que « per-goom nie pouvait plus dure de quel côté serait la victoire ». Unie lettre pilise sur un officier supérieur envisage la possiibi'lité dte se trouvai', auprès lia guerre, « les mains et les poches vides. » 11 ne s'agit plkis, dit-il, comme au début, il d'imposer la loi du vatinqueur h l'adver-saire réduit à merci, mais de lutter avec m l'énergie du désespoir pour obtenir une >i paix raisonnable. » Un officier d'ètat-major, fait prisonnier le 18 janvier, a dit : « Peut-être celte lutte ti-i-clle déjà commencé. !...» L'auteur expose, e»i conclusion, les raisons pour lesquelles l'armée française est idoine die confiance. LES SEPT ECHECS BE L'ARMEE ALLEMAN3E D'abord, le plan fondamental de l'armée allemands; a échoué.. Ensuite, .depuis le début ife la guerre, les Allemande n'ont p. i-nrouvé moins dte sept échecs distincts '•'l ande inraortaaice : 1° écliec do la brus iritaqw-o sur Nancy ; 2' échec de la marc), ii.iiiirbyante sur "Paris.; 3° échec de l'enve lonpeiuént (le la gauche .française, au mot d'août ' 4° échec du même enveloppement ci iseplembre ; 5° échec de la percéc au centre .en £'«otemibre ; 6» ôohec de l'attaque le loni ■ des côtes vers Dumlterque-Galais ; 7° éctiee dn: plateau'd'Ypres. T.'armée allomande, quelque courageuse qu'elle soit, n'a donc réussi sur auouin poi»' u .s'assurer l'avainitage, et son arrêt forci après six mois de guerre la condamne à uni: ,i e '.raile dont tes Russes pourront hâter le nnarcha, mais dont la nécessité est assurée dès à présent, même indépendamment de; i;;œcès russes. L'Allemagne, ayant raté V rapide succès snr lequel elle comptait, e -, iv'raiais perdu la partie: LES RESSOURCES BES ALLIES EN HOMMES Du point de vue milii'laire, l'armée fran raise s'est fortifiée oliaefue jour en arlillerii !; -sanie, en inetaumeats de tranchée, en pK) jcctiles. , . On sait, d'autre part, que l'armée anglais* cri Francié;, forle au début de quatre divi isions, compte aujourd'ivui (fin. janvier, dfiti de la'reïaitoon), diix divisions anglaises, 2 dji irisions iindiennes et 2 corps de «avaler» avec «00 canon®, dont 100 pièces lourdes On sait aiussi que le nombre des trompes en cadrées, à l'instruction' desquelles on pour voit el'u côté anglais, est de 1,700,000 hom jn.es. , , On. .sait auissi que l'année belge, poursui vaut son iwntorcement, araira d'ici pei (N. D. L. R. C'est chose faite.) 6 division d'infanterie et 2 divisions de cavalerie : effectif de guerre ; qu'elle complète ses ap pirovisiojwsmenis en matériel et munition et, qu'elle est prêle à démontrer de nouveai ses magnifiques qualités. On sait enfin qoe la Russie, puisant dan HT im,rnense réserveitr de son .recruitement m'en a encore utilisé (fin janvier) que la ving liéme partie. Telles sornt les raisons pour lesquelles 1 comrpandant frcinçais ne précipite rien c attend l'heure qu'il jugera favorable. IVWWWVVWWVW QUE RESERVg L'AVENIR? Si donc on. considèiND ravenir, dit L'aateur de la relation, on constatera que : 1° L'éipiuisemient de l'airmée allemande est, sou9 tout asipect., pdius not-atole que celui de l'ainnôe française. La pjrincipale cause en est dan,s la sfupôrioritô de l'artillerie française et d)ans les méthodes de combat de l'infanterie alleamunde.; Jusqu'à présent, il Ee trouve régulièrement qiuie 1 es> pertes de nos adversaire & sont le double des nôtres. 2° Les ca.paeités de l'année allemande ■qjuant aux effectifs, vont de p-to en plus en déoro'iiss'ant. En fait, la population allemande en état de prendre les armes est, au regard de La popjuilatioai française, dians la proportion de 3 a 2. Or, étant comprise la Lan dis-turm, l'Allemagne peut porter sur le front trainçais un nombre d'hommes armés qui représente les deux tiers de ses ressources, et &ur lte fromt russe Le troisi'ème tiieirs. A caulse des défaites autriicMennes, l'Allemagne sera obligée de se renforcer toujours ■plus contre les R'uisses et, par conséquent, 'le nombre des trouves opposées à la France devra diminuer. La situation des Français en tirera avantage ; elle tirera aussi avantage du fai't des nombreuses portes allemandes qui seront certainement supérieuires, enfin dju fait des 1,700,000 hommes die renfort que les Anglais enverront sur le continent "d'ici au mois de juillet. 3° La possibilité de formation des cadres dans l'armée allemande, déjà inférieure à ceïle de l'armée française, deviendra toujours moindre, car, admettant que les Allemands aient eu, au début de la. guerre, des cadres plus nombreux que les Français, on .-relève dans les annuaires mie leur supériorité à cet égard était sensiblement moindre que leur supériorité en effectifs de troupe : elle n'était pas de 3 contre 2. Or, il se trouve •régulièrement que les pertes en officiers, ipour les Allemands, ont été supérieures à ioelles des Françaiis. VERS L'OFFENSiVE ï En résumé, tout l'effort des Français est à présent tourné vers cette offensive qu'ils sont en voie de prendre à leur tour, et qui ne laisse pas de doute quant à ses résultais. ■C'est en vue elle l'offensive que les renforts sont hisfruits dans les camps d'instruction, vtisiionnemieiits en munitions, en vivres et en moyens de transport, et qu'on a constitué d'importantes réserves de matériel tele-(graiphique, téléphonique et die transport (erré et maritime. . A Loi.it cela, qui pour les Français est sur et diisponiible, l'Allemagne ne peut opposer rien d'équivalent ni de semblable ; les considérables ressources en hommes, ofiioiers, matériel et munit/ions cl iiut elle disposait il y ■a six mois, lairgement employées tout de suite après le commencer;vent de la cam-"paffne dans res^péna-nce d'écraser les forces adverses sous l'effort de la masse et sous ,Veffet de la surprise, sont aujourd'hui à peine suffis Punies, après l'échec de cette ten-i.ative. dour résister sur la dô'féinswe. » L tative, pour résister sur la aeieoibivc..» | Ësmme on !si hait ! —n— i Le gouvernement belge vient de recevoir une somme de 300 francs pour nos soldats, r Ce don lui est envoyé nar une de nos oori-3 mîmes où les habita,nts parlent la langue . allemande. Cet envoi n'en est donc que |)1 » , significatif et prouve que l'envahisseur est - parvenu à se faire haïr mémo oar les Belges c avec lesquels il avait le plus d aftimtos. e Ajoutons que cet envoi n'est pas le premier et qu'il ne sera pas le (iernLeir. A mier eu q;u u ne i-v,o ^ LESFAITSDUJOUR La Russie tout entière a fêlé avec, enthousiasme la prise de Przemysl. La presse an-niaise en félicite vivement les Russes et considère ce lait comme un heureux augure oar la campagne du printemps, déclarant I'on n'en saurait exagérer la portée, le :< stratégique russe reposant sur la mar-' vers Cracovie ,désormais ouverte. IVWWVWI Décidément les allaires du Kaiser ne vont pas bien. Les journaux allemands sont de : trop mauvaise humeur. Non contents d'ac-; cuser de haute trahison les socialistes qui '' ont, osé incriminer le gouvernement au Reichstag, voici qu'ils se mettent à injurier ' grossièrement les Svisses coupables de ma-[ ni [es ter leur sympathie a\\- civils français ; sortis des geôles allemandes. La grave Ga-! zelte de Cologne va fusqu'à déclarçr qu'au-[ c.un Allemand, n'ira plus en Suisse. C'est î bon signe pour le présent ...et pour l'avenir. i mvvwM L L'attitude des gouvdmcmenl-e balkaniques n'est pas plus claire aujourd'hui qu'hier et les déclarations qu'Us prodiguent n'apportent aucune lumière, Une dépêche de Sofia nous a appris mercredi (/ne le président du [ Conseil avait annoncé au Parlement que lu ' situation générale de la Bulgarie est des plus favorables et que les relations avec v tous les pays sont amicales. Il a ajouté que ; le gouvernement ne se départira pas de la ] neutralité qu'il a observée jusqu'ici. aussi ' longtemps que les intérêts du paijs ne néces-~ siteront pas une nouvelle orientation de sa ' politique» Lrs Turcs sont décidément aux a'uois. Une - dépêche de Dedeaqalch au, Temps montre que Ips milieux politiques de Constunlinoph - s'attendent au pire eï s'efforcent seulement i de sauver quelque chose du: naufrage. 3 Un délégué du groupement libéral don, i fait partie, dit celte dépêche, Ahmed Rizc - beli, l'ex-président de lu Chambre ottomane. 3 a i'Ié envoyé à Athènes la semaine dernière x pour voir le prince Sabali eddme, le clic! de f Entente libérale, et l'inciter à se mettre i s la tète d'un mouvement destiné à constitue! , 'un nouveau gouvernement, turc aussitôt que - le cabinet acl.uellemoii au pouvoir démis sionnerait ou tomberait. s 0)i dit 'tue le prince a accepté avec cm t près sèment et se lient prêt partir pow Constanimoplc au premier signal. . £es atrocités alkmaoDes en Belgique REVELATION D'UN NOUVEAU CRIME La commission officielle belge d'enquête a recueilli le 20 mars d'un camionneur de Sempst, David Jordens.né le 12 février 1879, une déposition accusant les soldats allemands d'un crime dont le récit provoquera partout un sursaut d'horreur. Voici dans sa terrifiante simplicité cette déposition Le jour de l'arrivée des Allemands à Sempst, des solelats sont entrés dans ma maison au nombre de trente ou trente-cinq, vers 8 heures de l'après-midi. Ils ont demandé à manger ; ma femme leur a donné de la bière, des pommes de terre, du larel ; ils ont mangé tranquillement. ; après avoir mangé, ils ont renversé la table. Je leur ai {ait une remarque à ce propos ; ils m'ont alors lié sur une uchaise : ils m'ont tenu en respect avec leur revolver et leur baïonnette et cinq ou six d'entre eux ont violé, dans un coin de la chambre, ma petite fitte, âgée de treize ans ; puis ils l'ont embrochée sur leur baïonnette et l'ont fait tournoyer suer cette baïonnette ; ils ont (le même embroché mon petit garçon de neuf ans. Les deux enfants ont survécu une dizaine de minutes. Ma femme criant, ils l'ont tuée d'un corn de revolver. Les soldats belges sont arrivés sur ces entrefaites ; ils m'ont délivré et ont tué tous les soldats allemands. Je sais que la plupart des jeunes filles de Sempst ont été violées. Sempst est une commune de 3,000 habitants située aux portes de Mailines sur la route de Bruxelles, à trois lieues à peine de la capitale. Les faits monstrueux dont on , vient de lire le récit s'y sont passés à la fin du mois d'août, quelques jours après l'occupation de Bruxelles. Une sortie de l'armée belge alors retranchée dans Malines a heureusement permis le châtiment immédiat des criminels. Mais combien d'autres forfaits sont restés impunis ! les ciiMipes lia!» ci la guerre Conversion ou revirement ? Faut-il dire « conversion » ou « revirement » 1 « Conversion » est un beau mot et une belle chose ; ne le galvaudons pas et contentons-nous de « revirement ». Le fait n'en est pas moins frappant. Hier, les catholiques italiens et leurs journaux étaient catégoriquement adversaires de l'intervention armée de l'Italie dans la grande guerre aux côtés de la Triple-Entente. Ils étaient formellement et même, si l'on peut ainsi dire, agressivement adversaires d'une guerre contre l'Autriche. On les voyait invoquer tour à tour ou simultanément et l'intérêt de l'Italie, et l'intérêt de l'Europe, et l'intérêt du catholicisme, et l'intérêt de la morale. Nous avons souvenir de certain article d'un journal catholique romain, revendiquant la sainteté des traités et déclarant une monstruosité morale la politique qui, sans aucun fait nouveau, précipiterait l'Italie de l'état d'alliance avec l'Autriche dans l'état de guerre. Cet article, notez-le, était écrit lorsque déjà l'entreprise du forcement des Dardanelles était commencée ; mais visiblement le journal romain s'efforçait d'empêcher ses lecteurs de le considérer comme un fait assez nouveau ; ce journal et ses confrères catholiques de toute l'Italie soutenaient, qui plus, qui moins, la politique eles négociations amicales et prophétisaient, il l'encontre de l'incertitude des résultats d'une guerre, le succès certain du marchandage Bûlow-Salandça. Subitement, on a vu le journal «Corriere d'Iialia n publier un article où, au lieu de préconiser catégoriquement la non-inter-vonlion de l'Italie, il reprenait l'ancienne thèse de la « neutralité conditionnée n. L'Italie, disait-il, en résumé, ne doit rester neutre que pour autant que ses intérêts le lui permettent. Le u Times », frappé de ce revirement., le signala à ses lecteurs. Le « Corriere d'Italia » protesta aussitôt pour défendre la logique et l'esprit de suite de son altitude ; mais sa défense ne fait qu'accuser davantage le changement survenu. On voit très bien que si, hier, aux yeux du journal italien, les"intérêts de l'Italie réclamaient la paix avec l'Autriche, aujourd'hui le même journal estime que les faits imposent une attitude moins austro-phi le. Les faits ! Quels faits ? Il ne s'est pourtant rien passé de nouveau depuis l'entremise du forcement des Dardanelles ?,,, Evidemment c'est que le marchandage Bulow-Salanclra ne marche pas... On le laisse entendre mais on ne veut pas le dire. Ce cfui accentue la portée du revirement, c'est ejue même 1' u Osscrvatore romano » v emboîte le pas. Dans son numéro du 21 mars, il publie un article éditorial où il se rallie entièrement au point de vue de la n Tribuna » : « L'Autriche, contrairement à l'avis de l'Italie et h sa volonté, est entrée en guerre ; elle a par cet acte intempestif remis sur le tapis toute la question de l'équilibre européen ; l'Italie est donc dégagée du traité de la Triple Alliance qui coneré-tait cet équilibre ; elle a à pourvoir de nouveau, d'une manière indépendante, à la sa-tls/action eles' aspirations nationales italiennes qu'elle n'avait que momentanément fait laire par loyauté politique. » A ce langage," approuvé aujourd'hui par le journal romain, sans aucun fait nouveau survenu, mesurez le pas qui a été fait vers l'intervention et dites si nous avons tort de signaler le fait comme un véritable revirement. — F. P. Un-comité de dames hollandaises a envoyé un télégramme au général Botlia, faisan! appel à'sa magnanimité en faveur du "énéral Dewet. " fin conseil de guerre de l'Est vient de condamner à mort une femme SchmidtAgée de trente ans, pour espionnage au profit de l'Allemagne. M-wA^mk-aamoil'- H mjr*, t, L — ■BCmaiBaggr-' Dernières Nouvelles Communiqué efSeiel fraspis Paris, 24 mars, 11 h. 45. Une division de l'armée belge a progressé SUR LA RIVE DROITE DE L'YSÉR. Une autre a enlevé une tranchée allemande sur la rive gauche. A HARÏMANSW1LLERKGPF, nou.s avons enlevé après la première ligne de tranchées, dont il a été question dans le précédent communiqué, une deuxième ligne sur le front de trois compagnies. Nos troupes s'organisent au delà île cette deuxième ligne et à 1res courte distance élu sommet. Nous avons fait des prisonniers parmi lesquels plusieurs officiers. UN PIRATE DÉÇU Amsterdam, 2i mars. — On mande de Flessing'tie qu'un bateau allemand a poursuivi et oanonné vainement le vaipeur Meeldembourg, qui a continué sa route pour Londres. LFS OPÉRATIONS BUSSES Petrograd, 2î mars. — La note officielle suivante est communiquée : Abandon de Memel Nous avons abandonné Memel Nous rous sommes repliés sur notre territoire. Succès sur le reste du front Nous avons repoussé les Allemands dans la région de Malienpol, en leur infligeant de grandes pertes. Près de Szipliszki, nous nous sommes eni 1 parés d'un .train allemand et de voiture ; : d'approvisionnement. Nous avons progressé dans les Carpatlvjs. entre les cols de DoukLa et de la San supérieure.Nous avons fait £.000 prisonniers et pris 3 canons et 10 mitrailleuses. 120.800 jiris'iiiiiisrs à Przemys! La garnison de Przemysl consiste en 9 gi-réraux, 93 officiers supérieurs, 2.500 oiliciers subalternes et 117.000 soldats. Nous sommes entrés da*is la forteresse. Nous avons pris possi ssion des forts. Nous établissons létal d" l'artillerie et du butin La capitulation de Przemysl a déchaîne & Niich et à Cettigné le plus grand enthousiasme.La foule parcourt les rues pavoisées, acclamant les Alliés. NOUVELLE DEFAITE TURQUE EN (EGYPTE —O— Le Caire, 21 mars (officiel! ■). — Le 22 mars, à l'aube, près du posle El Kabi'i, une de nos patrouilles a découvert un détachement ennemi composé d'artillerie, d'infanterie et de cavalerie. Après un léger bombardement, le détachement s'est retiré à. huit milles à l'Est du canal de Suez. Le 23 mars, au lever du jour, nous l'avons mis en déroute complète. L'ennemi est en pleine retraite. Un prisonnier a déclaré que le détachement était accompagné de quatre officiers allemands, dont le général Traumer. Le patriotisme belge recomii! pas* les allemands 'Le BerUner Tàgeblatt du 16 mars a publié dans son. édtitiom du matin, une correspondance de Bruxelles, décrivant longuement les moyens auxquels ont recours les.' espion* qui travaillent on Belgique contre l'Allemagne. Le correspondant (Max Hochdorf) affirme noiaminent que des officiers belges ont tra&vilLé, déguisés on ouvriers, aux travaux de reconsTruetioin des forts de Liège Toutefois il ajoute qu'ails m'ont rien pu voi] et que ce qu'ils croient être de l'héroïsme n< leîutr servira dJe rien. Il raconte ensuite com ment s'y prennent les fraudeurs de correspondances. Mais- ce qu'il faut signaler, c'est le dernier .paragraphe, coincemant les jeunes gens qui vont ïejo>;/nidire 1"année belge : « On .dloit reconnaître à de nombreux Belles eue leur" patriotisme est sincère. Si Aëê pas à,répondre ; même a exprimé le désir que les Belges ei état d!e porter les armes cherchent a tou prix à rejoindre les troupes. Par ditferemte.' ordonnances, le gouvernement allemand c oontrarié l'appel du- Roi. T^es jeunes gens trouvés sur le chemin de la fuite sont nor •seulement punis d'après le droit de la guerre ou envoyés en Allemagne, mais leurs pa récits peuvent en outre être tenus pour res p on sables. Malgré cela, il existe encore au iou'.rd'hui, notamment à Bruxelles et à An "vers des bureaux de recrutement pour 1 ar mée belge... Le nombre des recrues qui on rejoint f armée belge -ctoms ces conditions s'élève à env-iiron 3,000. Naturellement i faut faire la chasse à ces fugitifs et cett< chasse est parfois fantastique. ïi arwv< qu'elle doive cesser au milieu d'une maison celle-ci se trouvant à la fois em territo*r< belge et en Hollande, u ~ j Un avertissement intéressant UN JOURNAL SOCIALISTE AUTRICHIEN SE PRONONCE CONTRE L'ANNEXION de la BELGIQUE —o— En ce moment troublé, les manifestations d'opinion chez nos ennemis doivent être suivies avec attention. Nous signalions hier l'attitude des socialistes allemands qui osent élever la première protestation contre l'es crimes du militarisme prussien. Voici du côté autrichien une autre manifestation non moins intéressante qui osl si-■ gn-alée dans une dépêche de Vienne(18 mars) au « Messag-ero » : n Le journal socialiste «Arbeiter Zeitung», : faisant allusion aujourd'hui aux premières 1 conséquences qu'aurait la défaite complète de l'un des groupements de puissances en ' guerre, c'est-à-dire l'annexion de nouveau;; territoires, met en relief le péril qu'un tel ' système préparerait dans l'avenir. L'artici : ! est rédigé en termes assez vagues. Toutc-1 fois, il parle d'un peuple arrivé à maturité ' et conscient de son existence autonome, la : Belgique On devrait don-: supposer que ' l'avertissement est destiné à l'Allemagne. " L' II Arbeiter Zeitung » rappelle que, en 1870, ' après la campagne victorieuse contre la " France, Bismarck disait qu'il éitait nécessaire, -pour garantir l'Allemagne contre la pos-" sibilité d'agressions futures de la France, " d'effectuer l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine : « Aussi longtemps que la France resti ra " en possession de Strasbourg et de Metz l'offensive stratégique française sera tou ' jours plus forte que notre défensive. En ren-I' fiant donc plus difficile à la France l'offen 1 sive, l'Allemagne agit également dans l'm-5 lérêt de l'Europe, c'est-à-dire de la paix. « ? Dès Ions, pourtant, Marx prophétisa que lès frontières améliorées,;, grâce auxquelles f ''Allemagne aurait dû être mieux défendue, 1 seraient l'origine de la prochaine ïwor™. Si nous nous ne savons pas quel rapport 8 aurait existé entre la France et l'All.emn- * t-nc au cas où l'Allemagne ne se tôt jy>s annexée l'Alsace et la Lorraine,nous savons " pourtant que 14 années n'ont pas servi & , cicatriser les blessures, et que pour la vieille douleur, une nouvelle génération est obli-oée" de verser son sang. Les frontières améliorées n'ont en aucun cas procuré l'amçho-À riitlcn de la défense. Depuis 1870 iusqu au- 9 i.ïnrd'h'i' la démocratisation ele l'Europe a l f-,i! de f'rands progrès, et démocratisation signifie pour nous le mc/ment où les peuples MÎoiwrwnl ler.r majorité politique. Mie sifO»-fi""lè.ur effective participation à la yie_de • pF.tp! Or. l'annexion d'un peurvle arrivé a - W-ntnriiâ et conscient, rte son existence auto à serait bien différente; de Voecnraiion de» rteuv provinces rhénanes d'il y a M an--, o i a oaix durable ou'il semble nue Ion veuille 0 établir aujourd'hui «ur des frontières anu:-13 iiornes serait en réalité un perpétuel pe.nl do guerre. » I/AMETERKE ET LA BELGIQUE Eigtii fÉÉises il i' Elweri firoy —0— Nous avons signalé hier le discours prononcé à Londres par Sir Edward Grey sur les responsabilités de l'Allemagne dans la : guerre actuelle. Revenons-y pour signaler le passage suivant dont il est inutile de souligner l'intérêt pour la Belgique : « Nous avions dvnné à la Belgique, a dit Sir Edward Grey, l'assurance que nous ne violerions par sa neutralité aussi longtemps que les autres puissances la respecteraient. J'en avais fait la promesse à la Belgique, longtemps avant cette guerre. À la veille du conflit actuel, j'ai demandé à la France et à l'Allemagne de faire la mâ- "• Lor-sepie-~âprrf 'dMl'lwmrf,,«*&&<} .tlt-lc rent la Belgique, nous étions forces de nous t/ opposer de toutes nos forces. Si nous ne j l'avions pas fait dès le début, lorsque l'Ai- j lemag'ne attaqua les Belges, lorsqu'elle fusilla,' sans distinction. combattants et non-combattant5, lorsqu'elle ravagea le pays, de manière à violer les lois de la guerre des temps récents aussi bien que des temps anciens, est-il quelqu'un aujourd'hui qui croie que nous aurions pu rester immobiles et simples spectateurs sans encourir une honte éternelle ? En ce qui concerne le résultat pour lequel nous combattons, le temps viendra où les conditions de la paix seront présentées par nos alliés et par nous-mêmes ; mais une condition essentielle devra être le rétablissement de l'existence et de l'indépendance de •i la Belgique, de la libre possession de son I territoire et de la réparation, autant qu'il 'J sera possible, de tous les maux cruels qu'elle a dû souffrir. Cela fait partie du grand but que nous voulons" atteindre. Ce grand but consiste, pour, les nations (\ l'Europe, à être libres de vivre leur propri vie indépendante en travaillant clles-mêmcl a fixer leur forme de gouvernement et à as< r surer en toute liberté leur développement na< a, i tional, et ceci, que ce soit de grands ou de 1 petits Etats. l" Voilà notre idéal. Nous avons été inondés de l'idéal de l'Ai .. lemagne par ses professeurs et ses publicis« [L tes depuis le commencement de la guerre. e Cet idéal consiste à croire que les Aile• f mands sont un peuple supérieur auquel tout '• est possible et contre lequel toute résistance '■> doit être sauvagement écrasée. L'Allemagne . doit être libre d'établir sa domination sur '' toutes les nations du continent. Mais moi-, j'aimerais mieux périr ou aban- % '-/lyvrr,'» "Ch. JouiV.)/>,'.• Iiun.ilfl S les autres nations européennes, être libres ^ j de vivre sans les continuelles menaces qui sortaient des maîtres suprêmes de la guer- - re, sans cliquetis d'armes, sans chocs des - épées enfin remises au fourreau. e Nous demandons, et nos alliés demandenl s eux-mêmes, qu'ensemble nous assurions pour l'Europe le droit à une souveraineté e indépendante, le droit de poursuivre nos in-■t férêts dans un esprit d'idéal et de liberté. ). c Ce discours, où se marque une fois de d plus lia résolution énergique de l'Angleterre, .9 h été maintes fois interrompu par les aip-r nlnuflissements de l'assistance. * COMMENT LES ALLEMANDS I TRAITENT LEURS PRISONNIERS Cinq mois ie oaptivite d'as civil m oaiiip ie Zossan s ——— r Les Allemands viennent enfin de; relâcher il une partie de leurs victimes. Plusieurs cen s taines de civils belges faits prisonniers au début de la guerre par les bandes de sauva-i- ges chargées d'accompagner partout les i- troupes allemandes et ele répandre la ter-;) reur par des procédés dignes de la barbarie la plus raffinée, sont revenus dans leur pays. La raison de cet acte de justice tar-'' dive ? Les prisonniers que j'ai pu interroge) ^ ont dit l'ignorer comme ils ignorent et igno „ reront toujours les raisons pour lesquelles, " après les avoir brutalement arrachés à .fi leurs familles, on les a condamnés à subir, pendant quatre ou cinq mois, 1-e régime dé-bilitant et trop souvent meurtrier des camps de concentration de l'Empire. Faut-" il admettre que, tardivement édifiées sur ses '[ responsabilités élans les abominables tu-o-.. ries de Dînant et de Louvain qui ont fait frémir d'horreur le monde civilisé, les au-i ' torités militaires allemandes ont été prises l d'un remords subit ? N'est-ce pas plutôt nour des liaisons d'économie qu'elles ont dû se résigner à licencier nos malheureux compatriotes après les avoir astreints aux plus cruelles privations? Je ne chercherai ... pas n approfondir ce problème dont la so-lution pour le moment" importe peu. Dès que la nouvelle de ce retour a com-. mencé à se répaudlrc, ie me suis mis à la recherche de® rapatriés. J'aii e.u l'a chance ' d'en rencontrer plusieurs et, bien que l'au-~ torité allemande,toujours prudente, ait pris soin de faire promettre à ses victimes ter-v- rorisées de ne rien divulguer au sujet des f" événements de leur exil, bien qu'il leur ait fait signer comme condition de leur élargis-rt sement une sorte de certificat attestant ' nu'elle avait été nour eux pleine de préve-nances et d'éeards.les prisonniers m'ont ra-,, coiité tout-e leu.r histoire et m'ont fait le ré-i. cit complet des souffrances et des maux ;j qu'ils avaient endurés. Ce qu'ils m'ont ré-i; \ élé de leur triste odyssée constitue un nou--, veau réquisitoire à ajouter au dossier de la o barbarie teutonne. Je vous livre ici le récit que m'a fait ele"ses aventures un des deux u mille rapatriés. î" UNE ODYSSÉE LAMENTABLE l — J'ai été fait prisonnier tout au début h do la guerre à X...,près de Liège. Mon crime o était d'appartenir à la garde civique. Sim- m nie prétexte pour justifier l'arrestation en o masse d'une foule de citoyens qui pouvaient b pour les Allemands constituer un danger, f.- Un jour nous avons reOu l'ordre de nous Je présenter à la Maison communale « pour justifier de notre, état civil ». On nous y a \ retenus comme on a retenu par le même procédé hypocrite 'les gardes civiques de nombreuses localités de la Wallonnie, du Limbourg et du Brabant. Puis sans nous permettre de rentrer chez nous, on nous a embarqués, au nombre de quarante, a destination d'Aix-la-Chapelle. Nous étions prisonniers.Nous sommes restés à Aix-la-Chapelle juatre jours, vivant de l'ordinaire de la ca-;erne. Nous avons assisté là aux mouve-' nents des troupes; nous avons vu instruire le soldat allemand que l'on fait marcher là-bas sous la menace du fouet. Nous avons vu les hommes s'exercer au tir sur des cibles représentant des soldats français. Des Zeppelins et des avions passaient à tout instant au-dessus de nos têtes et nos nuits étaient troublées par le va et vient continuel des régiments chantant le « Gloria » et le (( Wacht am Rhein ». Un matin, à 7 heures, on nous réunit dans la cour de la caserne et nous partons. On nous fait traverser la ville où notre passage suscite une vive curiosité. Sous le feu des regiards hostiles, entre deux haies de spectateurs dépourvus de toute aménité, on trions conduit vers la gare. Nous restons là quatre heures durant alignés sur le quai. Pour nous réconforter, on nous passe un croûton de pain noir arrosé d'eau qu'un soldat extrait d'un seau au moyen d'une tasse. Arrive un train de prisonniers et de blessés venant de France, de la région de St-Quentin. Le long convoi ne se compose que de fourgons à bestiaux. On nous introduit dans une de ces voitures où se trouvent déjà quelques civils français. Nous sommes là. une soixantaine serrés les uns contre les autres et nous allons vivre ensemble des heures cruelles. Notre voyage doit avoir Wunsdorff comme terminus et nous mettrons à l'accomplir cent quarante-huit heures. Cent quarante-huit heures pendant lesquelles nous souffrirons de la faim et de la fatigue : car nous serons obligés, faute de place pour nous coucher, de rester debout jour et nuit la tête reposant sur l'épauile du voisin lorsque nous ne pourrons plus résister au sommeil. Songez à ce que cela représente un voyage de six jours effectués dans des conditions s aussi douloureuses. A Cassel on nous fait descendre et, dans un hangar dp chemin de fer, on nous donne , une soupe que nous dévorons. Depuis deux jours nous n'avons mangé que de méchants i croûtons de pain. Fort heureusement j'ai 1 eu la présence d'esprit de vider dans ma , 1 poche avant le départ d'Aix-la-Chapelle le ANNÉE. Série nouvelle. - - N° 134 Le numéro ; 10 Centimes Jeudi 25 mars 1915 2°e

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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