Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1914, 28 Avril. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 25 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6w96689g98/
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MARDI 23 AVRIL. 1914 L'UNION DANS L'ACTION VINGTIEME Awntt — n° no ABONNEMENTS Pour toute la Belgique Un as, . . . . . . fr. 9.00 Six mois .••••«• 4.60 Trou mois •••••• 2.S9 Gr.-Duché de Luïemb. 20.00 jmou postale. « ■ « » • SO.M Directeur : Fernand NEURAY Edition ¥¥"¥• (6 h. soir) Edition JjUf (I0b. soir) Edition jf- (minuit) LE XXe SIÈCLE ANNONCES Annonces ordin.. petite ligne . 0,49 Réclames (3* page), la ligne. 1.59 Faits divers corps • • » 4.00 Faits divers fin. • . » Jt.00 Réparations judiciaires » H.OO nécrologies • • • • e 2*00 Les annonces sont reçues au bureau du journal 5 centimes le numéro Téléphones 3546 et 3SSQ Instant-are oranla In CJirlsto Rédaction et Administration : 4, impasse de la Fidélité, 4f Bruxelles EDITION * Une page nouvelle dans l'histoire de la Pologne russe Le Tsar lui promet la liberté administrative Le mois de mai ne se passera pas, croyons- . nous, sans nous apporter cette étrange surprise de voir le tsar de toutes les Russies, héritier politique de Catherine II et de î'em- i Fereur Nicolas? se faire, contre le Conseil de Empire, dernière et suprême incarnation de l'esprit autocratique et centralisateur, le défenseur de la liberté administrative de la Pologne. L'histoire a de ces stupéfiants re- < tours. Qu'est-ce donc qui nous vaudra cette i surprise déjà partiellement réalisée, et l quelles chances la Pologne a-t-elle de voir ( ses espérances s'accomplir? | Instruite, par les douloureuses leçons de , 1830 et de 1848, de l'inutilité de chercher son ( salut dans les violences stériles, la Pologne . s'est résignée et s'est recueillie. Elle a cherché son salut ailleurs, dans sa fidélité à sa foi, à »es traditions, à sa langue. Elle a travaillé avec une ardeur persévérante à son relèvement intellectuel et économique. Ce ' plan, poursuivi avec générosité, sans défaillance, mais dans un certain silence, a eu oette vertu spéciale de refaire à la Pologne russe «ne personnalité nouvelle toute déoordante aujourd'hui de vie, de santé, au point de faire sauter les mailles dans lesquelles l'avait enserrée le génie astucieux de la bureaucra , tie russe. _ , Oette renaissance est principalement caractérisée par deux faits. D'abord, la Pologne, même meurtrie, même contrariée dans son 1 développement et dans ses aspirations, n'entend plus être plainte par l'etranger. C'est Ve propre des souffrances qui sentent la gué-rison prochaine d'accueillir avec une certaine irritation les témoignages de pitié stérile et larmoyante. La Pologne veut qu'on lui fasse crédit et que l'on ait confiance. 11^ y a quelques semaines, le «Journal des Débats» publiait un manifeste polonais dans lequel nous avons lu avec surprise, avouons-le, les lignes que voici : « Qu'on cesse de nous considérer comme des malheureux dignes seulement de pitié et condamnés à rester toujours mineurs. Que l'on se rende compte de ce fait que la Pologne devient de plus en plus une force morale par la justice de sa cause, une force économique par le développement qu'elle a apquis en dépit de toutes les difficultés ; une force politique par le rôle qu'elle peut jouer en cas de conflit internatio-naL~a-.Donc, une force et une force consciente d'elle-même. Et le manifeste se terminait par ©es mots qui en disent long : t II est entendu que les Polonais sont persécutés, qu'ils subissent des vexations, comme peut-être aucun autre pays du monde ; mais ces persécutions, ces vexations, si dures qu'elles soient, sont leur pain quotidien. C'est avec ce « pain » qu'ils c>nt été élevés et nourris et c'est ce«pain » qui leur donnera un jour la victoire. Il est vrai qu'il existe, aujourd'hui encore des Polonais qui volontiers viennent se plaimdre à l'étranger, qui envoient à la presse étrangère ,aux sommités étrangères, des protestations et des suppliques^ qui vont jusqu'à menacer l'étranger d'une révolution en Pologne, si telle ou telle de leurs exigences n'est pas satisfaite ; mais ce romantisme politique (mouvement impulsif d'âmes brisées et par là digne de respect) n'est plus aujourd'hui qu'une exception. Les esprits vraiment politiques de Pologne n'ont plus de ces illusions. Ils savent très bien qu'en politique, comme dans tout le reste, on ne compte plus qu'avec la force. Et puisqu'ils se sentent une force, c'est cette force acquise, et à l'augmentation de laquelle ils travaillent sans cesse, qu'ils voudraient que l'on connût mieux à l'étranger, et que l'on appréciât plus sainement, » Cet esprit de réalisme politique explique te «eeona fait auquel nous faisions allusion. Par là même que la Pologne prenait conscience de 3on relèvement et se développait, dans les limites que lui fixait l'obstinee^ méfiance de la Russie, sans que jamais on eût pu relever contre elle de périlleuse veHéité de retour au passé, la bureaucratie russe s'est trouvée désarmée jusqu'à sentir l'injustice et le ridicule de sa politique oppressive. t Ainsi s'est-il fait que les cercles politiques se «ent trouvés tiraillés entre deux tendances : îes uns persistant dans l'antique tactique de méfiance et de vexation ; îes autres croyant fue l'heure avait sonné d'accorder à la Pologne au moins certaines satisfactions et de ®e relâcher en sa faveur d'une sévérité qui e'était plus de mise. Il n'y a pas jusqu'aux circonstances poli tiques fartes à l'empire russe au cours de ces 4ix dernières années qui n'aient servi la eause des Polonais russes. A mesure que se refroidissaient les rapports de l'empire avec fAilemagne et l'Autriche, la question se po-aait, à Varsovie comme à Saint-Pétersbourg, de savoir si la prudence la plus élémentaire ne commandait pas à la Russie de s'assurer, par un traitement plus équitable, la confiance «es régions q\ii. dans l'hypothèse r\ me ru^ tore, auraient à supporter le preiTaer cho- * Et l'on rappelait quels résultats satisfaisants a eus pour l'Autriche laconduite prévenante dont elle a usé vis-à-vis des provinces démembrées de l'ancien royaume de Pologne. Ici nous entrons dans l'histoire positive des dernières années. 'La considération de prudence^ politique avait vivement frappé M. Stolypine. Très •xactement renseigné sur les dispositions de l'esprit public en Pologne par* les rapports du gouvernement de Varsovie, le premier ministre russe avait un jour émis, à la tribune de la Douma, cette idée qu'il y avait lieu d'accorder à la Pologne ethnographique une Wge autonomie. Dans sa pensée, cette autonomie devait se traduire par un self-govern-a&ent municipal. L'œuvre à réaliser était-elle si considérable 1 Non. Et la Pologne, elle-même, avec un rare esprit de modération, fcxait la limite de ses ambitions actuelles. La liberté municipale, elle l'avait depuis qu'une législation du xvii0 siècle lui en avait assuré le bénéfice. Oette législation fut respectée en apparence par la Russie, mais elle fut faussée dans son esprit comme dans son fonctionne ment par des dispositions nouvelles accor _ dant le pouvoir municipal à des Russes qui ne connaissaient ni la langue nationale, ni les lois indigènes, ni les coutumes du pays, «t prescrivant impérativement l'emploi de la langue russe comme langue officielle. Le ïéaulta/fe pratiqw3 cla ces mesures si feah&e- ment combinées avait été, d'une part, de < tenir à l'écart de la vie municipale tous les élémeuts indigènes; d'autre part, de permet- I j tre l'introduction dans les conseils municipaux de Russes qui n'avaient songé à profiter de leur situation que pour se livrer à de scandaleuses dilapidations. On en eut, a la fois, la preuve et la mesure, en 1606 et ea 1907, par oertains procès où, à propos de canalisations à Varsovie, des actes de concussions, des vols de terrains furent établis avec une lamentable évidence. M. Stolypine avait compris la nécessité d'en finir avec pareil régime. Mais il mourut, avant d'avoir pu mener à bonne fin l'œuvre de réforme qu'il avait conçue. Ses successeurs ne surent faire preuve ni de la même prévoyance, ni de la même énergie. Sans rompre directement avec les vues de M. Stolypine, sachant qu'elles avaient l'agrément de l'empereur, ils défendirent le chapitre premier de la réforme — qui se bornait à autoriser l'emploi de la langue polonaise dans les délibérations municipales, réserve faite pour le président qui devait parler russe ( I) — avec une mollesse bien faite pour en préparer l'échec final. Quand la discussion s'engagea au Conseil de l'Empire, après un double vote favorable de la Douma, le comte Kokovtzoff déclara fort paisiblement que la mesure proposée n'était qu'une mesure transitoire à pratiquer pendant quelques années, jusqu'au jour où tous les Polonais auraient appris le russe! On pense quelle fut la 'éponse du Conseil à ce langage, a Naïveté ou provocation », avait-on répondu à M. "Kokovtzoff, et le projet fut rejeté (10 décembre^ 1913). Cet échec, auquel le président du conseil ne parut pas sensible outre mesure, fut, assure-t-on, une des causes déterminantes de sa retraite, le tsar ne lui ayant pas pardonné d'avoir fait preuve de si peu de vigueur dans la défense d'un projet sur lequel il avait engagé sa parole. *•* Il doit y avoir du vrai dans cette version, et voici qui nous permettra de mesurer les chances de victoire finale pour la Pologne. Premier fait : le successeur de M. Kokovtzoff, M. Goremvkine^ vient de reprendre pour son compte le projet rejeté par le L'on-seil de l'Empire. Il l'a présenté à nouveau . à la Douma et, sans rien modifier à ses votes * antérieurs, la Douma l'a approuvé (9 avril , 1914). Voici donc l'affaire renvoyée devant j le Conseil de l'Empire. Celui-ci va-t-il persister dans ses vues antérieures? On eu doute à Saint-Pétersbourg. Car il existe un second fait qui présente, celui-ci, une importance décisive : c'est qu'il y a promesse formelle de l'empereur! On s ai t.en effet, à Saint-Pétersbourg, qu'au lendemain du vote fâcheux du Conseil de 1 Empire, le tsar reçut la visite du général Skalou, gouverneur de Varsovie, venu tout " exprès pour lui faire rapport sur la situation. Le général rappela au souverain que depuis 1904 la politique russe vis-à-vis de la Pologne s'était caractérisée par un esprit de conciliation relative et posa nettement la question . c sur ce terrain : veiller aux intérêts de l'Etat; 1 sans porter atteinte aux droits de la Pologne 1 s dont l'existence nationale n'est pas incornpa- I c tible avec ces intérêts. Or l'empereur répon- j s dit qu'il se portait garant de faire passer au 1 Conseil de l'Empire le paragraphe accordant ^ la liberté de la langue polonaise dans la nou- j velle loi sur les municipalités du royaume, ! t Cela se passait le 30 janvier 1914. Et voilà j s pourquoi le projet, rejeté par le Conseil de j s l'Empire, a été repris par M. Goremykme. ! j Le Conseil va-t-il persister da-ns ses opinions antérieures et s'insurger contre la vo- J ^ lonté impériale? Même s'il prenait cette ( attitude invraisemblable, le fcsar, fait-on ob- € server, pourrait user d'une disposition constitutionnelle qui lui permet, da.ns des cas t exceptionnels, d'édicter une loi sacs le con- g cours des Chambres. c Ces incidents démontrent assez que les t chances de la Pologne sont très grandes et ? qu'elle peut espérer voir lé tsar prêter l'oreille aux suggestions de la justice et d'un { intérêt national sainement compris. . S EN EX ( 1 Votes for women! - Miss Sylvia Pankhurst qui est vernie à Bruxelles four nous expo-set les beautés de la grève de la faim et j les horreurs de Valimentation forcée. LE XX- SIÈCLE est le moins cher «les grande Quotidiens belees illustrés LE ROI ET LES SPORTS Le Roi s'est rendu dimanche au terrain du Léopold four y assister à la finale ' de la coupe de football de Varmée où Us grenadiers ont battu Véquipe du 11° de ligne. Le Roi a été fort acclamé par le nombreux public qui assistait à ce match. Heureux à bon compter! Etoile Belge » triomphe, M. Hymans aussLMais le programme ^ du parti libéral est toujours ev égaré. ils Décidément, malgré les efforts les plus Jï} désintéressés,il faut considérer le programme libéral comme définitivement- perdu. C'est à ' ,;e s'arracher les cheveux ! A nos pressantes J questions, encadrées d'aimables offres de i ro service, nos adversaires s'obstinent à ne vou- j ce loir rien répondre. Et cependant, ils mènent. jn grand tapage. _ ' L'«Etoile belge», qui avait un instant re-;^ trouvé le programme égaré,et à laquelle nous avions timidement demandé quelques ren- J seignements, nous les refuse avec la plus grande détermination. a. Elle a préféré parler d'autre chose, s'enga-ger dans un sentier tortueux, au bout du-quel elle croyait bien rencontrer la Victoire ca et la prendre au lasso. ^ Aujourd'hui, c'est chose faite. L'«Etoile» triomphe et, pour qu'il ne manque rien à sa gloire — si ce n'est, toutefois, le programme du parti libéral qui reste introuvable — elle a fait le «XX0 Siecle» prisonnier. Elle le mène _ pendre, en grande solennité. Il y a quelques jours, on se rappelle, nous I avions relevé un article où notre confrère ' reprochait au gouvernement catholique d'avoir lâché, depuis trente ans,les uns après les autres, les programmes électoraux grâce auxquels il avait conquis et gardé le pou- d voir. p. Dans son numéro de dimanche, 1*«Etoile» H entonne à ce sujet le chant de triomphe. ^ Le • XX* Siècle », s'exclama-t-elle, ne con- , teste pas les faits 1 'l q c II ne nie pas que ses amis, depuis 1884, aient maintes fois légiféré contrairement à leur / ' programme et à leurs promesses : il explique, v il excuse, H plaide les circonstances atté- rù '-amantes. » £ Après quoi, l'«Etoiles reproduit le « plaidoyer du joyeux eonfr.ère » — ça, e'est nous, d Elle le* reproduit... partiellement, en laissant ^ ■de côté les lignes ou le «XX0 Siècle» protes- , tait formellement contre les allégations de a 1'«Etoile» l'accusant, en termes exprès, de d bien mal peindre la réalité. m Nous avons le plus vif désir de faire plaisir à l'a Étoile belge». Elle le sait bien. Mais, tout ^ de même, si elle veut causer avec nous, nous ne pouvons accepter que, simulant une mé- et prise, elle nous attribue, par omission ou au- f trement, exactement le contraire de ce que nous avons dit. _ ^ De même, dans l'article qui donne à l'«Etoile» sujet de triompher de cette façon, V tîous avions écrit quelques lignes d'apprécia- a\ tion générale sur la politique suivie depuis /» trente ans par le parti catholique. L'« Etoile» ^ feint de croire qu'en ces quelques lignes se trouve exprimé l'immense programme réalisé n par le parti catholique depuis 1834 et trouve jt cela extraordinairement piteux. d \ A la vérité, elle se fait une notion très e ; exacte de la valeur de pareille argumenta- . tion, en écrivant : g — Mais nous perdrions notre temps à essayer de convaincre notre confrère. » En effet. De cette façon-là, il est inutile d'essayer de nous convertir. L'« Etoile belge» aurait mieux à faire en perquisitionnant dans les greniers du libéralisme, pour retrouver son programme. Pour l'instant, il y a quelque danger pour elle a ® reprocher aux catholiques, ainsi qu'elle le fait encore dans son numéro de dimanche, £ d'avoir réalisé des réformes dont les libéraux étaient partisans. . » M. Hymans, parlant dimanche à Hamoir, dans le but d'attacher, comme Etoile», une plume à son chapeau, s'est exposé au même péril : C) « Le parti au pouvoir, a-t-il dit, a rendu un ei éclatant hommage au parti libéral ; il a dû prendre deux des plus belles réformes inscrites « à notre programme : le service général et l'instruction obligatoire. C'est un triomphe pour un parti, depuis trente ams dans l'opposition, que d'avoir su imposer à la majorité les deux -plus belles revendications de son programme. » Fort bien. Mais alors, nous le leur demandons pour la centième fois, pourquoi les lihéraux ont-ils eomhattil ces deux réformes %}-' Pourquoi ont-ils voté contre le service général — ou contre les moyens de le réaliser, ce qui revient au même1? Pourquoi ont-ils voté contre l'instruction obligatoire? Si c'est parce que ces deux réformes furent réalisées par les catholiques conformément au programme et à la politique catholiques, c'est très bien. Mais alors que les libéraux ne se vantent pas qu'on les leur ait empruntées. Au contraire, si les catholiques se sont rencontrés avec eux, pourquoi les libéraux ont-ils laissé à leurs adversaires l'honneur de réaliser les réformes qu'ils demandaient eux-mêmes? Mieux que cela : Pourquoi les ont-/ ils combattues? Et de quoi ont-ils à se van-i r'er aujourd'hui? | Tant que l'«Etoile» et M. Hymans n'au-1 ront pas trouvé de réponse satisfaisante à | ces questions, ils commettront une grande ■ imprudence en rappelant publiquement ce qu'ils ont fait à l'occasion de la réforme mi-: litaire et de l'instruction obligatoire. | Mais comme les libéraux sont des rhéteurs incorrigibles, au point qu'ils veulent discuter programmes à tout prix même quand ils ouït, avec préméditation, détruit la plus grande partie du leur et perdu le reste, il y a des chances que nous ayons, souvent encore, l'occasion de leur adresser des questions de ce genre. Peut-être, un jour — après les élections, par exemple — finiront-ils par trouver une réponse. CAZ. Bulletin politique Pour la première fois le bulletin officiel de santé de Vempereur François-]oseph publié lundi matin est nettement rassurant: il constate que la nuit a été franchement bonne; que le catarrhe jusque-là sous la forme sèche commence à se résorber, quoique la toux soit encore forte et il déclare que l'état général est bon. Souhaitons an vénérable souverain que ces pronostics, rassurants soient l'indice et la garantie d'un rétablissement prochain et total. — Peu de nouvelles nous parviennent du Mexique où la proposition de médiation des républiques Sud-Américaines, déjà acceptée par les Etats-Unis, se traduira nécessairement par un arrêt au moins momentané. Reste encore à savoir si le général Huerta acceptera la médiation. On admet à Washington qu'elle sera acceptée, mais cette acceptation, quoiqu'affirmée, n'est pas encore officielle. — Les nouvelles reçues des Balkans et de l'Orient parlent avec des détails navrants des méthodes pratiquées par les autorités turques pour contraindre à l'exode les Grecs installés en Thrace, en Macédoine et en Asie-Mineure. Le cabinet d'Athènes qui avait déjà fait à ce sujet de vives remontrances à la Porte, vient de dénoncer la situation aux Puissances européennes dont il réclame l'intervention.— >— Le temps qu'il fait... et celui qu'il fera Une dépression ayant son centre, inférieur à 749mm, dans l'extrême nord du continent, couvre la Scandinavie septentrionale et la Russie. Par contre, la pression est toujours très forte sur le centre, l'ouest et le sud de l'Europe, le maximum, supérieur à 776mm, s'observant à l'ouest de l'Irlande. Le baromètre monte sur le nord et le sud, et varie peu sur le re§te de l'Europe. Le vent est faible d'entre N. et E. sur nos contrées, où la température est comprise entre 8° et' 11°. , , Prévisions : Vent N.-E. modère ; beau. — L.E1 XXe SIÈCLE est lu pour sa RUBRIQUE SPORTIVE comme pour ses INFORMATIONS ET SES ARTICLES POLITIQUES ' \ ET LITTERAIRE»» A Les RÉFLEXIONS DE M. GRAINDORGE Socialisme et tyrannie 1?action du parti socialiste est entachée d'un vice qui, tôt ou tard, "produira dam les HULtses une réduction salutaire. Je veux parler de la froide et systématique tyrannie qui sévit dans les régions où les rouges so-nt les maîtres. Une autorité dictatoriale y impose ses décisions sur les chantiers, au café, aux meetings, dans les réunions syndicales. Elle a son conseil exécutif qui donne le voile de Vanonymat aux ukasef des meneurs bien rentés; elle a son service d'espionnage qui surveille la conduite des citoyens conacients enrôlés « sous la han nière de lu liberté »; elle a sa police formée de gars bien découplés prêts à jouer du bâton. On connaît les excès dus à cette organisation en temps de grève : plus d'un ouvrier a appris à »es dépens comment les soi-di tant défenseurs du peuple s'entendent pour assommer ceux qui ne veulent pas plier so-us le joug. Mais ce que Von ignore trop, c'est la tyrannie savante et continue Qui pèse, même en temps ordinaire, sur les adeptes du parti. Tout le monde doit être abonné à tel journal, se fournir à telle coopérative, manger tel pain, boire telle bière. Dans les réunions syndicales, défense de se montrer conciliant, modéré; défense de s'insurger contre la; dictature d'un comité qwi émane généralement des éléments les plus jeune et professionnellement parlant, les moins qualifiés du métier. « Fonder un pouvoir personnel, a dit Gustave Lebon, est extrêmement compliqué. Créer un pouvoir anonyme est au contraire assez facile. On discute le premier, on subit le second. » Rien n'est plus vrai; mais cela ne dure qu'un temps. La violence accumule trop de rancunes pour ne pas tuer les causes qui en vivent. Le parti socialiste l'apprendra un jour à ses dépens, d'autant plus rapidement que le matérialisme dont est pétrie sa doctrine développe dans les cadres subalternes de l'organisation une dureté et un arrivisme grandissants,. Les consciences froissées et les intérêts lésés par la rigueur du système ne peuvent manquer de s'insurger.Pour s'en convaincre il faut connaître, comme moi, une région industrielle où la population ouvrière, suffisamment nom breuse pour donner au parti d'abondantes recrues, ne l'est cependant pas assez pour qu-e la surveillance des meneurs en so-it relâchée.En public, les ouvriers se montrent socialistes jusqu'à Vexagération; ils refuseront même parfois de. répondre au bonjour d'un bourgeois de peur de passer pour suspects. Mais dès qu'ils sont seuls, cette morgue démocratique — car il y a une morgue démocratique, tout aussi odieuse que l'autre — se fond dans la bonhomie nationale. Il arrive même qu'un pauvre diable s'excuse d'avoir dû se montrer grossier par crainte d'un boycottage qui lui ferait perdre son gagne pain. Là même où la tyrannie socialiste paraît assurer aujourd'hui la suprématie de l'extrême-gauche, j'ose prédire qu'elle fera, faillite à la longue. J'ai confiance dans VEsprit contre la Bêt.e; j'ai confiance dans le tempérament belge qui ne supporte pas la domination.Le gréviste forcé, le client obligé, l'abonné d'office réfléchissent. Ils perdent petit à petit l'enthousiasme qui seul donne à une cause des serviteurs dévoués, prêts à tous les^ sacrifices. Ce serait au bénéfice du scepticisme politique, et de l'abaissement des caractères — fruits naturels de tous les despotismes — si nous n'avions rien à opposer à ce système déprimant. Il faut que l'Etat, sous peine de faillir à sa mission, affirme nettement son droit de hante police et punisse les attentats ; il faut qu il veille à ce que la législation ouvrière ne soit pas détournée de son but de protection pour servi)' à des fins inavouables. Il faut surtout que le mouvement social chrétien active son rayonnement et oppose sans ces se à la violence la justice et la charité. Graindorge. LES NOUVELLES Conseil de Cabinet Les ministres se sont réunis en conseil de cabinet hindi matin, au ministère de la Guerre, sous la présidence de M. de Broque-ville. Ils se sont oceupés de la question des assurances sociales et des prochaines promotions et nominations dans l'Ordre de JLéo-po-ld intéressant les membres de la législature.Le gouvernement insistera vivement, nous dit-on, pour que la Chambre adopte, dans son entièreté, le projet déposé par le ministre du travail. Les promotions militaires Nous avons annoncé que le colonel Cuve-lier, commandant l'Ecole militaire, serait promu au grade de général-major au prochain mouvement trimestriel. Les six autres colonels commissionnés seront également élevés au même grade. Ce sont les colonels De Ryckel, sous-chef d'état-major général; de Castres de Tersac (Brasschaet); Bertrand (Liège) ; Bansart et Henrard (Namur), et Werbrouck (Anvers). Trois autres colonels seront encore promus le 26 juin. Pour les assurances sociales On nous communiqué l'ordre du jour suivant : «L'Union Démocratique Chrétienne de Saint-Gilles, réunie en assemblée générale le 2-5 avril, exprime à l'unanimité le ferme espoir que la loi sur les assurances sociales, tant attendue pai la classe ouvrière, puisse être votée_ intégralement avant la clôture de cette session et prie les mandataires catholiques d'y consacrer tous» leurs efforts. » Un nouveau Rubens pour notre Musée Les conventions conclues entre l'Etat et les princesses de Belgique auront une heureuse conséquence pour notre musée Ancien. L'Etat est entré en possession du tableau de Rubens « Le miracle de S. Benoît », admiré en 1910 au Cinquantenaire, lors de l'exposition de l'Art belge du xvii0 siècle. Le ministre des Sciences et Arts s'est empressé de mettre le tableau à la disposition de la commission des musées. Lt chef-d'œuvre sera exposé au palais des Beaux-Arts, rue de la Regence, des mardi matin. Les Princes de Belgique Charles et Léopold ont passé l'après-midi de lundi au Luna Park pà ils ont paru se divertir énormément. 74 Nos Souverains à Luxembourg — La ville de Luxembourg a fait lundi soir au Roi et à la Reine des Beiges un accueil chaleureux. (De notre envoyé spécial) Luxembourg, 27 aiv/riL Les Souverains belges ont reçu cet après-midi à Luxembourg um accueil très chaleureux, beaucoup plus chaleureux mêm» qu'on n'eût osé l'espérer de la part de copulations au tempérament si peu démonstratif.Pour les accueillir, la capitale du Grand-Duché, déjà si coquette naturellement, avait revêtu une parure de grand gala. D« la gare au palais, c'est le long d'avenues ©fc de rues superbement ornées de. mâts de triomphe, de draperies, d'oriflammes, d» verdure, de banderoles, d'écussons où détachent 'harmonieusement les couleurs du Luxembourg, de Belgique et de la Maison de Nassau, que le cortège des voitures de la cour a défilé. Sur tout le parcours, qui comporte près de deux kilomètres, une foute considérable que depuis le matin des trains spéciaux ont amenée de toutes les directions. Enormément de Belges et d'Allemands. La service d'ordre est assuré par les pompiers, la gendarmerie et la police n'a pas fort à faire, la foule étant ici fort disciplinée. CJ»n peu avant cinq heures, dans les san-daux de la cour arrivent les ministres Eys-chen, Braun, Monguenast et de Waha, ainsi que le comte d'Ansembourg, ministre du Grand-Duché à Bruxelles; puis cJest i<a Grande-Duchesse (Marie Adélaïde et la Grande-Duchesse mère portant en sautoir le grand cordon de l'Ordre de Léopold. Après une courte halte au pavillon royal, la Grande-Duchesse, escortée par le capitaine Speller, aide de camp, le commandant Beck et le ministre d'Etat, passe ea revue la compagnie de volontaires alignée le long lu quai ; la jeune et gracieuse souveraine a vraiment grande et noble allure. k la gare de Luxembourg A cinq heures précises, !le train royal, remorqué par une locomotive pavoisée de drapeaux belges et luxembourgeois, entre ea gare ; la musique militaire exécute la a Brabançonne », tandis que les soldats présentent les armes et que les nombreux agenta belges du chemin ae fer présents poussent de vives acclamations. Le Roi, la poitrine barrée par le grand cordon de la Couronne de Chêne, descend le premier, s'incline devant la grande-duchesse qui s'est portée à sa rencontre, lui fait le baise-main, puis présente ses hommages à la grande-duchesse mère. La Reine Elisabeth s'avance à son touï et les deux souveraines s'embrassent affec-tueusement;il en est de même avec la Grande-Duchesse mère. Du train royal descendent encore le comte de Steen, ministre de l>elgique, portant le grand cordon de la Couronne de Chêne qua la souveraine lui a fait remettre ce matin, ainsi que le commandant Van Dyck, le comta et la comtesse do Viïlers et M. de Colnet, chambellan, qui, attachés à la personne d*» nos souverains, sont allés à leur rencontre jusqu'à la frontière. Le Roi et la Grande-Duchesse présentent les dignitaires des deux cours; puis le Roi, à la droite de la, souveraine, qu'escortent les personnalités militaires belges et luxembourgeoises, passe en revue la compagnie d'hon-ueur au son du « Feierwon » et de l'hymne des Nassau. Cours arrêt au salon royal, puis les voiture» de gala de la cour s'avancent ; le Roi et la Grande-Duchesse prennent place dans uns victoria attelée à la Daumo-nt, précédée par des piqueurs à la casaque orange. Quand la voiture s'ébranle, d'enthousiastes acclamations sont poussées par le public et notamment par une délégation de la colonie belge conduite par M. Diederich, directeur de la Compagnie du Prince-Henri, et qui s'est avancée avec un drapeau tricolore largement déployé.- Des fillettes en blanc portant au corsage les couleurs belges portent des,gerbes de fleurs et les remettent à la Reine ; la voiture du Roi et de la Grande-Duchesse est encadrée par M. von Bohlen, écuyer de la Cour, et le capitaine Sipeller, aide de camp, qui montent de magnifiques chevaux. Dans la seconde voiture prennent place la Grande-Duôhesse mère et la reine Elisar beth ; puis -vient la série des voitures emmenant les dignitaires des deux cours, les ministres luxembourgeois et diverses personnalités.Le cortège s'engage dans l'avenue de la Liberté à allure rapide; les acclamations au passage des souverains et plus spécialement de la reine Elisabeth sont vives.Dans la Grand'Rue c'esit un enthousiasme débordant; on jette des balcons des fleurs dans la direction des voitures. La place du Pa» lais, comme toutes les artères, est noire de monde, d'un public qui tantôt manifestera même son dépit un peu vivement parce que malgré ses frénétiques ovations, le Roi et la Reine ne se décident pas à paraître au baAcon. Au Palais Ducal Dans l'entretemps, tout le monde officiel est entré au Palais où toute la famille grand-ducale — les cinq sœurs de la souveraine notamment — est présentée au Roi et à la Reine. Après avoir pris un peu de repos, nos souverains reçoivent dans le salon des Rois les chefs des missions étrangères accrédités à la Cour luxembourgeoise : l'ambassadeur de France, M. Mollard ; le ministre d'Allemagne, M. de Busch ; le ministre d'Italie, M. le 1 comte délia Tore, puis MM. Kervyn de Mee-rendré, attaché à la légation de Belgique, et , le comte d'Annoville, attaché à l'ambassade , de France. On présente encore MM. Laval, président de la Chambre; Vannérus, président du Conseil d'Etat ; Arendfc, président de la Cour supérieure de Justice ; Thorn.pro- - cureur général d'Etat; Munchen, bourgmes-■ tre de Luxembourg, etc. , Le dîner. — Les toasts ; Le dîiiier est servi ensuite dans la grande salle de danses; il comporte une cinquan-. taine de couverts. 'Le Roi préside la table, i ayant à sa droite la Grande-Duchesse et à» - sa gauche la Reine, à côté de qui ont pria place la Grande-Duchesse mère, les minis- ' très luxembourgeois et étrangers et leurs femmes ; les personnalités citées ci-dessuss, 1 les digmitaires des deux cours et le service c d'honneur des souverains y assistent égabo-4 ment.

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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