Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 04 Avril. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 11 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/542j679s43/
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20' ANNÉE! — Série noiiveltef— N05 14£ eFl&f Le numéro t 10 Centimes ^ Dimanche 4 et Lundi 5 avril 1915 ^ RÉDACTION & ADMINISTRATION éS ter ne de la Bourse — LE HATEE Téléphone : Le Havre n' 14.05 Directeur : FHM9 îiEBM? Tîntes tes communications concernant la rédaction doivent être adressées s>8Xii,riie de la Bourse, Le Havre. î_OS\SDOSM OFFICE: 21,Panton Street (Broadmead House) LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS Franco 2 fr. 50 par mois. » 7 fr. 50 par trlmestr® Hors Franco.. 3 fr. » par mois. » .. 9 fr. » par trimestre Angleterre.... 2sh.6d. par mois. & .... 7sh.6 d. par trimo3tr» PUBLICITÉ Correspondance de réfugiés et communications personnelles • Sur le Continent: Los 3 lignes O fr. 50 La ligne supplémentaire..... O fr. 25 Angleterre: la ligne 3 d. - n»r —azœssvise** «B»aag»WBi||||i|iiwiig «£££» Quotidien belge paraissant au liavre Le Droit contre ta force i m tir Sas preiesiaiioa élsqaêafs -4u barbeau de Bruxelles contre les escès de la seidatesqus ailsasade ^ —Or- iNoiis avons signalé la protestai ion adressée par île lmr.ro.au do Bruxelles *au général trarb Bissic^g contre la. création de tribunaux ^ «l'exception et la violation flagrante '-e 'a (Cïynveriition de La Haye dans '»'o"g misation tack!ol;'e de la justice en Belgique. Io Nous ajvonè .sous les yeux le texte de cette S( prèlestation. datée de Bruxelles le 17 février 'c.. et signée par M0 Théodor, bâtonnier de l'Ordre des avocats et par tons les membres du ï'C.n-:soi:l de discipline. Cette protestation du. droit contre l'abus Sl <'iê In force est. admirable d'éloquence, de roulage et de dignité. j>, I/O conseil de l'ordre déclare tout net <<. >.qn « à voèr les choses dans leur ensemble, q usai"® passion et sans parti pris, l'homme de q ^oi .-ne (peut pas ne pas reconnaître que tout, ç] dans l'organiis-ation judiciaire allemande en -j" Belgique, est contraire aux principes du ts -Droit. » C'est ce que démontre ensuite une argu-rooutation serrée où est surtout dénoncée $'.incertitude où se trouve actuellement le B vpublic belge vis-à-vis des (prescriptions du C i';>ouvoir occupant et des tribunaux chargés C d'en assurer la sanction T' ■ On .ne lira pas sans émotion ce passage où ( ' le biiionnior stigmatise le régime imposé à S1 f-îâ Belgique par ses envahisseurs : » Combien d'infractions, portées <i la contai séance du public belge par de simples af- n ! flroh.es sans que ces infractions aient, été q ijpréciséos ou définies dans aucun de leurs c ['éléments constitutifs? <q (Combien de faits ont été punis dont le g< •.caractère délictiiel était ignoré de la population?•Combien de fois la peine n'a-t-elle pas été p( j-ann -!!:.-':e, en- cette brève formule : « Los i coupables seront punis » ou « Je punirai » ? Colle absence de certitudes n'est pas .seulement la négation de tous les principes du D telioit; elle pèse, sur les esprits et les con-> scier-ces ; cite ittccaifo les imaginations ; elle P jsemble être une Tnénace peraraHra-ik: j ». fîoàis, et'-le danger est d'aiu tant plus réel, que ocr juridictions n'admettent ni procédure C '■publique, ni procédure contradictoire, que C île prévenu ne reçoit aucune communic'a.tion C j-tle son dossier et qu'aucun droit de défense T j-ne lui est assuré. S | C'est la.justice sains contrôle; c'est le yuge livré à lui-même, c'est-à-dire à ses impressions ses préjugés et a son ambiance, pv l'C'est le prévenu abandonné dans sa dé- ~ t tresse, seul, aux prises avec son adversaire (i J-iou!. puissant.. •Celle justice sans contrôle, et partant, ~ ïs'ons garantie, constitue pour nous la plus l'iî.nngeVo.iise'ct la plus oppressive des illéga- i Tiités. 'Nous ne concevons pas la Justice 'ieomnVe une possibilité juridique ou morale îsans la IVore défense. et La libre défense, c'est-à-dire la lumière n rprojlée sur tous les éléments du proeàs; la A -oonscionee publique se faisant entendre au p: sein du prétoire ; le droit de tout dire, dans •les formes Les plus respectueuses et aussi le c courage de tout oser,* mise au service de rl'infofiune, de la justice et du droit. Elle est d'une des grandes conquêtes de i notre histoire intérieure ; elle est la pierre •d'assise de la liberté individuel'le. ^ ; Quels sent vos moyens d'informations ? La dehors de MM. les juges judiciaires : la toolise secrète cl les délateurs. a La police secrète, sans insignes extérieurs isf» mêlant à la population de la rue, dans ,ves cafés, sur îa plate-forme des tramways, [tendant l'oreille aux conversations, prèle à en saisir les secrets, à. l'affût nf>n seulement ^ •des actes mais des intentions. ^ T.es (léîateuirs, la race, dit-on, s'en est .'multipliée. Que peuvent valoir leurs décïa-jration's inspirées par la haine, la rancune . ; ou la basse cupidité? De pareils auxiliaires ^ i ne sa.nrai'enû- apporter à l'œuvre de la Jus- ' i tice aucune collaboration utile. Si l'on ajoute à cette absence lot aie de " : contrôle et de défense les arrestations pré- 1 j ventives, les longues détentions; si on y J l-'ajoule encore les perquisitions domiciliaires, [■l'on aura une vision, à peu près complété ! des tortures morales auxquelles sont sou-: 'mises on ce moment nos aspirations, notre ^pensée et nos libertés. ■Le Belge, libre par ala.visme, habitué h • j)onsoT el h parler librement, sans con.-' Irainte, dans l'intimité de son foyer comme ■ ./Tans les lieux publics, exerçant son droit ; iclo libre cri lient o, contre les' hommes, les c] • choses et les ■msliituilions, n'épargnant per-sonne, si haut placé fût-il lui-même, se \ £urve.i,!tie désormais, n'ose plus se livrer; il ; •vide ses tiroirs des papiers "les plus inoffcn- v j 'sifs; des (.rava^leurs de la. pensée hésitent fV'i recueillir des faite en vue de l'histoire, de r Hpeur qu'un jour, une main indiscrète n'en T | prenne possession et n'y découvre un délit, 4 H e délit d'intention. 1 ;T'*ira-t-on que nous vivons sous îa loi martiatè; que nous subissons les dures né- [ tirbss-ilés de la guerre; que tout doit céder \ (devant l'inlérét supérieur de vos armées? £ Je comprends la loi martiale pour les nr- ] mïées cri cD.mpag.no. Elle est Iïmmédfoate J, iiriposîe ù une agression contre les troupes, 1 là répression sans phrases, la justice som- 'l ! maire du chef d'armée responsable de ses [ : soldais. • Mais nos a;rmée9 sont. loin; nous ne som-}«n;es plus dans fa zone des opérations m>R4- f i ta/ire-. Rien ici ne menace vos troupes, la 1 ^toputalion est calme. Le peuple a repris le travail, vous l'y aviez conv.ié : chacun se dévoue; magistrats ( §itclk'.ifia'rcs, magistrats provinciaiux et com- ( fluunaux, clergé, tous sont à leur poste, ad- 1 vmirabïes de civisme, unis dans u.n mémo c élan de solidarité nationale et de frater-. riiîé. 1 j. Pourtant ce calme n'est pas l'oubli. i ! Le peuple belge vivait, heureux, sur son i coin de terre, confiant, dans son rêve d'indé- ( g>endanco; il a. vu ce rêve brisé; il a vu fcon pays ruiné et dévasté; son vieux .sol ' isi Ijosp.i.ia.iicr a été semé de milliers de tom- 1 3>és où dorment les" nôtres;, la guerre a fait < , inonler fies '-larmes, qu'aucune main ne s'è- ]■ ctiora. Non, son în -nrtrie, n'oi bliera < jan, ii-'. c Mais ce peuple a le profond respect de ses devoirs; il les respectera.» Le Conseil de l'ordre termine en demandant au gouverneur général si l'heure n'est pa~s venue de substituer aux mesures d'ex- , ception le régime défini par la Convention « de La Ilaye et aussi de rendre au Palais de j Justice une atmosphère de dignité impos- 1 sibîe dans le (( décor de salle 'de garde » que lui donnent depuis le mois d'août les soldats allemands. ^ f c*. k paiss^Bce navale desallsis etde nas ennemis n u JLa guerre sur mer prend chaque jour plus d'importance pan- la piraterie allemande et ® par l'attaque des Daj'damcllies. Dans les ta- P bloaux cà-èessofe nos lecteurs pourront lire ^ la puissance respective des flottes on pré- ? scnce au début die lia guerre et les perles subies jusqu'à! pirôsent : " Angleterre Portfes Si].per-drea<ïooii,ghU 14 — a DreadooMgfiità is — IVo-tUvatlnou.glils (1895-190S) .. 38 & A Suiper-d'readlnoiughts (en constr.) S — 0 Croiseurs cuirassés (1901-190S) ?A G ° Groiseurs (1890-1914) 8T 5 f Coniti-e-torpflleuirs (1893-1914) .. 227 I . «• Torpillturs (1885-1908) 109 ( 4 P Sous-marins 75 e '> France Pertes c r Dreadniouglits .t......... 10 — d Cuirassés d'escadre 14 1 n Groiseurs :ig r Torpilleurs 110 ) '1 Contre-torpilleurs SO j 0 n Sous-marins 50 g q Russie Pertes ji Dreadnouglits 4 11 Croiseurs cuirassés 10 1 '< Croise:urs » 2 1 !? Goiitre-torpilteurs 80 ■— (1 Sous-miariûs 24 — d Ces chiffres se rapportent à la flotte de la, ^ Baltique; une flotte moins forte de moitié ù peu près, se tient dans la Mer Noire. 11 Allemagne Partes J Cl Dreadnougîhts 13 — k id. (on construction) .°» {j Pré-Dreadnonghts M 891-1908) 22 —- n ^""^"11^893) .. » Croifeurs cuirassés (1892-1913) 40 5 p Croiseurs (1893-1910) 12 10 h Con'lre-torpilleurs (1889-1913) .. ÈB2 ( o a Torpilleurs (1887-1898) 45 ) ° a Soùs-marins 40 (i s ri Autriche Pertes c Dreadnoughts ............. 3 — u Cuirassés d'escadre 12 — t: Croiseurs cuirassés 2 — c Croiseurs 9 2 e Contre-torpilleurs 15 ( , ti Torpilleurs 58 \ . Sou.s-mar.ins 0 lu Dans les chiffres ci-dessus, ne sont pas compris les croiseurs auxiliaires, dont le 1 rtombre est- pàirticuliàremént nombreux en cl Angleterre, les canonnières, les bateaux ;l pose-mines. Les forces globales respectives des alliés p et de leurs ennemis sont donc : "S 1; Dreadnoughts el croiseurs cuirassés Angleterre, France et Russie 146 t Allemagne et Autriche 98 I Croiseurs Angleterre, France et Russie lir. ï Allemagne et Autriche 9 Contre-torpilleurs cl torpilleurs Angleterre, France et Russie 665 Allemagne et. Autriche 261 i < 'Sous-marins •< Angleterre, France el Russie 160 Allemagne et Autriche 39 , g 1 LE RAID DES AVIATEURS ! ANGLAIS! SDK I0B0KEN —0— D'après un témoin oculaire Amsterdam, 2 avril. — Un témoin oculaire du raid des aviateurs anglais sur Hoboken, au cours duquel quatre bombes ont été jetées sur un sous-marin en construction dans les usines Cockerili, publie le récit suivant dans le « Telograal' » d'Amsterdam : « lin des aviateurs descendit d'une très grande hauteur jusqu'à environ 100 mètres au-dessus des usines. d L'appareil portait, croya.it-cxn, le pavillon allemand, et. fut salué par les hourras des Allemands. Tis (pensaient que l'aviateur leur apportait d'heureuses nouvelles, et qu'il ■ avait l'intention de descendre dans les environs. Mais subitement l'aviateur lança des bombes, reprit de la hauteur, puis continua ■ h tournoyer au-dessus des usines. Alors, le toutes parts, on tira le canon, et les projectiles éclataient autour de l'appareil, qui ne fut pas atteint et disparut bientôt. » Tous les habitants de Hoboken vinrent dans la me ; mais aussitôt les soldats aile- 1 nia mis firent évacuer celle-ci, et défendirent ' aux habitants de sortir de chez eux. ' Dos auto-ambulances arrivèrent, et il faut j croire que le résultat du-jet des bombes fut efficace, car on vit plus tard 21 auto-ambulances quitter les usines dans la direction i d'Anvers i n L'attaque aérienne sur les usines de Hoboken produisit une vive impression, et , remplit, d'espoir les Belges. On distribua . même des billets annonçant l'arrivée prochaine du général Joffre. >i Los Allemands sont, mueis au sujet de ce qui arriva à Hoboken. et les journaux bflges ne publièrent aucune infermaiion à ce sujet. Les journaux hollandais, tolérés par la censure allemande, oui Sonnaient des détails au sniat d:! ii;(j aérien sur Hoboken, f V.! ''''■' ''' 'f. Il j L'ITALIE interviendra-t-elle ? Elle ne pourra y échapper, déclare i n député italien -o- l s Un député de Turin, M. Ciuseppe Bevioine. f a publié dans le « Petit Parisien » du 2 avrii un article extrêmement intéressant sur l'attitude de l'Italie vis-ù-vis de la guerre. 1 M. Bevione estime que les négociations j entamées à Rome par lo prince de Btilow ne 2 peuvent réussir, d'abord .parce que l'Autriche ne consentira pas le sacrifice qu'on lui demande, ensuite parce que l'Italie ne peut ' être certaine d'en jouir, enfin, parce que mA- 1 me si on lui en assurait de fruit, elle ne pour- \ ra.it s'en contenter. Par les négociations actuelles, l'Italie ne peut, en effet, résoudre que le problème adriatique : « L'intervention de la Turquie à côté des ' Austro-Allemands, écrit M. Bevione, en a ouvert un autre, celui de la Méditerranée orientale, qui a -pour l'Italie une importance . Gfsento)lle. L'Italie, pays uniquement médi- 1 terranéen, ne peut pas assister incrie au c partage de l'Asic-Mincurc entre la Ptussie, la France, l'Angleterre et la Grèce. Quelles z garanties aurait l'Italie, en s'accordant pacifiquement avec l'Autriche sur les territoires nationaux, de pouvoir également résoudre lo problème de l'équilibre méditerranéen ? Aucune ! Au contraire, elle s'exclue- S ra.it indiscutablement do tout partage de îa a Turquie, . parce que l'Entente ne pourrait montrer à l'Italie de manière plus î)énévo'ie qu'on l'excluant du nouvel arrangement avec l'Orient son mécontentement .pour l'aide donnée indirectement à l'Autriche. En d'autres mois (et cela fut solennellement affirmé par {! le premier ministre .Salandra. le 3 dêccm-bre), l'Italie a des intérêts capitaux à garder non seulement dans l'Adriatique, mais dans la Méditerranée ; les négociations de , Yienne, si elles réussissaient, par miracle, ne leurraient résoudre que le problème de Ç'Adriatique, en compromettant de manière irréparable le problème de la Méditerranée, j T .a participation de l'Italie dans le conflit, 'i 1 cAté de l'Entente, au contraire, permettrait r\ la réalisation intégrale dos intérêts fie l'.lla- s lie dans l'Adriatique et dans la Mé'iil^r'U- ' née. Pour cela, j'ai la certitude invincible | ^ pression que, avant la rèUniôai 'do. la Cham ';Ci bre, convoquée pour le 12 mai, l'Italie aura \ appelé ses Fils sous les drapeaux pour réunir au royaume les .provinces séparées et pour s'assurer dans la Méditerranée une position digne de son importance et de son avenir. » L'opinion de M. Bevione n'est pas isolée, car une dépêche de Rome signsle le 2 avril ■un article du Corricrp, délia Sera où un autre député M. Terre déclare, M aussi, qu'il croit impossible une entente entre l'Autriche et l'Italie au sujet des'compensations territoriales.Les raisons qu'il en donne sont celles mû-mes qu'indique M. Bevione. Pour réussir, dût M. Tonrc, les négeeîa-lioms eussent dû englober tous les éléments des questions internationales aoi icHement mises sur le taç>is. Pu côté d^ î'Tialie. lo problème consiste en ceci : réalisation dé l'unité nationale, sécurité militaire des frontières terres 1res et die rAd'.riaW'que ; enfin, précision des rapports futuins avec les peunles s-laA-es lu sud; i vsnir ce dernier point encore, les intérêts au- 1 trichiens sont en désaccord avec ceux (tes ; Italiens . i tvwwwv\ Sn s3C0ïd serait déjà conclu me la Serbie si la îtussie Voici un télégramme de Rome qui confirme de façon prévue sensationnel lo les vues développées par les députés Bevione et Torre : '<( Certains journaux russes ont tenu, ces temps derniers, un langage qui aurait pu faire croire qu'une contradiction existait entre lo point de vue italien et l'objectif russo-serbe sur la mer Adriat ique. Le ministre de Serbie à Rome tient * faire remarquer que les théories de ces journaux ne .reflètent nullement les intentions des gouvernements intéressés ; l'Italie, la Russie et la Serbie, loin de soutenir des thèses divergentes, se sont mises pleinement d'accord sur ■ 1 attribution éventuelle des provinces méridionales de l'Autriche. Le diplomate s'est refusé à faire connaître>les bases de cette entente, mais, il est à noter qu'aucun démenti n'a été opp sé par lui aux indications données par une asrênce ministérielle italienne, et dont voici la substance : (t T,a Serbie recevrait la Bosnie, la Croatie. les îles Quaméro. la Dalmatie méridionale f du fleuve Citina :usqu'à Raguse,avec la possession des ports d'Amissa, de Ma-karska, de Sabbioneello et do Gravosa). L'Italie se verrait accorder Trieste, l'Is-trie. Fiume inclus, et la Dalmatie septentrionale. Hisau'au fleuve Citina, avec l'archipel dalmate. Quant au Monténégro, il s'agrandirait de l'Hcrzée-ovine et des bouches de Cattaro, avec Budna et Spizza. » Çh et Ih —Pour soulager tes civils, le gouvernement russe a acheté pratiquement tout le blé susceptible d'être exporté en France et. en Angleterre de la région de la mer Noire, au cas où le passage dos Dardanelles serait forcé. — En présence de l'augmentation du prix du charbon allemand, les pécheurs hollandais refusent do prendre mer. — Le journal russe la « Riefch » annonce que le général japonais Xaksima est arrivé au quartier russe. Chez une dame Thiébaut, rue des Archives, qui se livrait à des escroqueries, la .police a saisi les sceaux de la chancellerie et les titrés de la Banque d'Etat du rei Die-rid I", souverain fictif de l'imaginaire « royaume do Syrie et d'Arabie ». -—— Mgr Monestès, évêque de Dijon, est ' ..1. .[ '.I '1' ' S.: H i' ' ;, :1 1K ■' , - . Dernières Nouvelles Gsouausiçuô ofldel français Paris, 3 avril, 15 heures. DANS LA REGION DE LA SOMME, à Eoisselle cl à Dompierro, la guerre de mines s'est poursuivie avec un avanla-gc marqué pour nous. Le nombre total des prisonniers laits à BOIS-LE-PRETRE, au nord-ouest (le Pont-à-Mousson, du 30 mars au 1" avril, dépasse 200,donî six officiers. L'AVION ALLEMAND qui a clé ABATTU hier malin venait de jeter des bombes sur Reims. L'appareil a pris feu en atterrissant; le< deux aviateurs, sains et saufs, ont été faits prisonniers. LES RUSSES POURSUIVENT LEUR SUCCÈS —o— Petrograd. (Officielle). — Sur le front du Niémen,nous avons repoussé les Allemands en leur infligeant de graves pertes. Nous nous sommes emparés des positons à. l'Est de la ligne i'ilwixlai-Exmarianpol-Au-gUBtOWO.bans les Carp;:tlies, le 31 mars, nous ' avons continué, avec succès, notre offensive : : 'particulièrement dirigée sur le front Volia-■Michowa.t Nous nous sommes emparés d'une série ' importante de hauteurs et de la presque totalité du sommet do la chaîne Polonina. j Nous avons repoussé avec des perles coa-r sidiérables les efforts de l-ennemi. Les contre-attaques autrichiennes il i l'ouest do Goumennonoie et de Mezolaboirez ont été rc,poussées. La totalité des prisonniers faits dams les Carpalhes est de 32 officiers çt 2,300 soldats, plus 5 mitrailleuses. i Dans la direction de Chotine, nous avons ; cap'tiuré; le 30 mars, plus do 30 officiers et 2,000 soldats. , UNE BOMBE Sofia, 3 avril. — On a trouvé uno bomba dans Je jardin de l'Hôtel de la. Légation de Grèce, à proximité du bureau de travail dj ministre. 3jE DECOURAGEMENT EN AUTRICHE Rome, 3 avril. — Une dépêche de Vienne au u Secolo » dit que le journal autrichien « Az-Est » commente d'une façon particulièrement amère la chiite de Przemysl : « Qu'on ne tente pas d'atténuer notre deuil on disant que parmi les prisonnière, 45.000 sont incapables de porter les armes pour un motif quelconque et que 28.000 sont dans les hôpitaux. Il faut avoir un coeur de tigre pour trouver le réconfort dans dp tels arguments. » <i Az-Est » conclut eii ces termes : « Voici mars qui réveille le printemps, el le doux avril qui fait renaître les espé. rances, « On nous dit d'espérer malgré tout, mais qu'on "nous laisse pleurer ». Le oIer|â feeip ofHoieliemeiit ; favê le tootes les aooiisatious allemandes ! ( tlii aveu écrasant peu? Is soemêiiîit è lerlin j Amsterdam, 23 mars.— Du correspondant du « XX0 Siècle » : Le « Tijd » publie aujourd'hui une lettre de son correspondant de Cologne attirant î l'attention sur 1111 article que Lorenz Millier î publie dans le dernier fascicule de la revue ■' scientifique « Dcr Fols ». Le correspondant ( s'étonne que la censure allemande ait laissé < • «r <l;ms le « Féls » dos déeîaralions ana- ( Logucs à colles pour lesquelles la «■ Kolnische ( - « a cté suspendue un jour. ( appaTeuts et bien espaces îa aci-wnirrou -^— voici : d Officiellement, il n'a élé établi aucun cas où on aurait tiré de tours d'églises avec l'aide de prêtres. Tout ce qui est connu jusqu'à présont et qui a fait 1 objet, d une emiuête, au sujet des prétendues atrocités attribuées aux prêtres.catholiques au cours de petto guerre,a ététrouvé faux et totalement imaginé, saiis exception aucune. Votre empereur a iélegraplue au pi ::Sident des Etats-Unis de l'Amérique du Nord que n même des femmes et des prêtres commirent des atrocités dans cette gue.rre de •tperillas et. blessèrent des soldats, des me-ri'viim et des ambulancières. Comment cet o dépêche peut être mise en rapport, avec lo fait, ci-dessus (que rien n'existe à charge des prêtres), nous ne pourrons le. savoir qu'après la guerre. » De sorte que, de toutes les accusations H ne reste rien, absolument rien... sauf OUA-PiANTF.-NEUF CADAVRES de cures belges assassinés par les soldats allemands. Nous invitons les catholiques des pays neutres qui hésitent encore à fixer leurs .sympathies à méditer ce chiffre. Erratum fin lapsus s'est glissé dans notre article du 2 avril sur les aveux du gouvernement allemand au sujet de l'innocence du clergé bel-ce de toute excitation à la guerre des francs-tireurs. Ce n'est pas un prêtre, .mais trois qui ont été mis il mort par les soldats allemands dans le diocèse de Tournai, ce qui, avec treize prêtres du diocèse rie Matines, vingt-six urètres du diocèse de Namur, six urètres du diocèse de Liège et un prêtre Ou diocèse de Bruges, donne bien le total de ouarante-neuf assassinats de prêtres que nous avons mis à. l'actif des troupes impériales. ÏÏn nouveau centre Mrnciion pour offieiers d'artillerie 11 sera créé incessamment un centre d'instruction pour candidats sous-lieute-nants auxiliaires d'artillerie. Pourront y être admis : 1° Les engagés volontaires pour la durée de la guerre porteurs du diplôme d'ingénieur ou candidat insénieuv, docteur ou candidat en sciences physiques et mathématique,etc.,quelle que soit l'arme ou le service aucrael ils appartiennent ; 2» Les" militaires servant à "'artillerie, ayant une instruction et une culture générale les mettant à même d'être rapidement au courant des fonctions d officier d artillerie La préférence sera donnée aux militaires avant fait les études du degré supérieur. ,. , , Pour l'admission, on tiendra compte également des services rendus par les candidats : durée du séjour pendant la, guerre dans uno unité combattante, bravoure, caractère. etc.... Il v aura deux sessions. La* 1™ aura une durée de 4 a C> semaines ; ello comportera 45 élèves. Pour y être admis les candidats devront, savoir monter cheval ou présenter des aptitudes pour l'équitation. Doux cents notables Vieux-Turcs fuyant les perséeutoins des Allemands et du .comité Union et Progrès se sont réfugiés en Bulgarie. La ville de Lille vient d'être frappée d'une amende do500.000 francs.... parce qu„ la population avait acclamé des prison- LESFAITSDUJOUR . „ Suivant une dépêche de Rotterdam au Daily Mail, on estime, aux Pays-Bas, que la situation entre la Hollande cl f Allemagne est extrêmement critique, mais les Hollandais, calmes et confiants en eux-mêmes, ne se montrent pas excités, Us ont foi dans [j leur gouvernement. Les autorités militaires travaillent avec une énergie tranquille; les soûlats en congé ont été rappelés, un a con-t vogué également des réservistes. Le trafic des marchandises avec l'Allemagne a virtuellement cessé. e /.a revue hollandaise Vragcn van den Dag t public un article du docteur Schepers, rdu-r pelant que le gouvernement allemand a pris c soin lui-même, par sa communication du 4 t, août, rie déclarer que l'annexion de la Bclgi-é que ne serait efficace rjuc si on y joignait - quelques provinces hollandmses. L'auteur e engage ses compatriotes à méditer les" le-'. eons de l'histoire. La NijmMeuteehe Zeitung écrit qm c'est son existence même que l'Allemagne doit s défendre dans '« lutte actuelle. Cet article c pessimiste d'un fouvnal officieux est très remarqué. ® Signalons une circulaire du ministère de i® l'agriculture allemand déclarant que grâce à id! emploi économe du blé disponible, l'ad-~ ministration a réussi à constituer un stock i 'pour assurer la fabrication du. pain fusquà e la prochaine récolte et de manière parfailc-i ment satisfaisante. U en sera- de même, dit la circulaire, si t l'on ménage les stocks de pommes de terre. r* WWlWVll e ;e M. Tittoni. ambassadeur d'Italie à Paris, r est parti pour Rome. On attache une yrande importance à sa présence à Rome dans te momc\t actuel. il v _ IVÏV1UV s Malqré les circonstances abominables qui [s ont rendu les' opérations des sous-marins ;s allemands, pendant la semaine passée, plus !S odieuses que jamais, le chiffre des pertes anglaises en tonnages et en navires est sensiblement moindre que pendant certaines semaines antérieures; les arrivées el les départs des longs courriers dans les ports u anglais se sont élevés au chiffre de 1,559 5- qui n'a été atteint dans aucune autre se-l- maine, depuis lç commencement du pré-s- tendu blocus. L8 (WVWVWV On annonce que le Tsar va promulguer la ~ loi suir l'aMonomie des municipalités polo-' naiscs. Cette réforme promsée ilcux fois par n (p gouvernement et votée deux fois par la Douma avait, jusqu'ici, clé repousséc par le j'' Conseil de l'Empire. Elle comporte des liber-tes paw l'emploi de la langue polonaise. iwvwwvt _ M. Vent-clos continue il se défendre éner-q'iqucment contre les attaques dont sa poli-'tique est l'objet. Il déclare que dès te début des hostilités il a proposé au Roi, dans une lettre confidentielle, de céder à la Bulgarie 2,000 km: carrés en Macédoine orientale, mais â des conditions lui auraient assuré à la Grèce par une participation à la guerre -e un agrandissement territorial considérable a. surtout dans la partie occidentale de F Asie-Mineure.M. Gounàris, président u conseil, ré-pond que son cabinet repousserait toutes concessions territoriales. ^ xaawxwi é- Le. correspondant du Morning Post à Tien. r- isin envisage avec pessimisme la. situation de la conférence sino-javonaisc, qui s'est c, aggravée depuis quarauiê-huit heures. é- La population de. Tsi Nan Fou est alar- it niée, lâspœparatifs des Japonais lui faisant 1- prévoir te sièac de la ville. : <S» prévoir la siôr/e do la ville. <S»— «t | Mélancolie Le major Moratb, critique militaire du ii Beriiner Tagblatt », qui est actuellement en Autriche, a eu uno conversation avec le chef ' d'élat-major austro-hongrois, le général von i Hoet-zendorf. Il constate la profonde gravité de son ia-! terlocutcir et ajoute : n La puissance défensive do l'Autriehe-Honcrie fut imposée à notre alliée. Dans l'héroïsme muet de ia lutte des Karpatlus ; contre une puissance effroyablement si'r.é- , rieure, des fleuves de sang coulèrent, dans . les montagnes comme en Galicie. Sur le théâtre nord oriental de la guerre, on remar- • que les mêmes alternatives d'offensive et, i)<3 : défensive qu'en Prusse orientale ; et, en Pologne, commo en Galicie, la masse russe ar rêle nos élans les plus magnifiques «î k* plus prometteurs, » ; Gi@qiïi I© giiii© f s départ pour Ses \mékz —o~— Le crépuscule descend sur le village oi sont cantonnées les troupes, de va-et-vient des soldats et des attelages militaires lui donne une animation extraordinaire, f.cs petits débits, les humbles boutiques sont combles. C'est l'heure de la suspension di. service, du délassement jusqu'à l'appel du soir. Toutefois, les hommes ne s'éloignent guère; des sentinelles sont placées aux débouchés du cantonnement pour empéchu nos fantassins d'aller trop loin, afin que, cïi cas (l'alerte, ils puissent se rassembler ut quelques instants aux endroits assignés. ' Tout à coup, sur l'ordre bref de quelque; sous-officiers, des hommes rentrent dar.f les granges ou les baraquements qui leiî plie de café. En silence, ils viennent se ranger sur la route.. Les sergents fout l'appel do leurs sections ; ils houspillent les relar dataires. Los officiers arrivent. « Tout le mondt est là ? chacun a ses cartouches, son sache: de pansement, ses vivres do réserve ? > Les réponses sont affirmatives. Le commandant fait il ses hommes les communications et les recommandations que comporte le service il fournir. Puis : u Compagnie droite, par quatre! Droite... En avant, marche... » La compagnie s'ébranle, tourne, gagne la foute qui mène vers les tranchées. L'obscurité est venue. La troupe s'enfonce dans le nuit... Entre eux, les hommes parlent à voix basse.Mais les conversations ne tardent pa.' à languir. On est trop préoccupé d'éviter le? ornières, les accotements boueux, les fla-ouos d'eau, que l'on devine plutôt qu'on ne les voit. Cette marche dans la nuit donne d'indéfinissables sensations. Une certaine angoisse semble peser sur la compagnie ; on sent tout le monde livré à de graves réflexions. Mais ne vous y trompez pas : il n'est pas "ueslion ici de crainte, ni de peur, mais d'impressions que donne l'ambiance sombre, lo décor lugubre dans lequel on se meut. A mesure qu'on approche de la ligne, celle-ci se révèle do mieux en mieux par Ion fusées lumineuses qui, £i tout instant, s'élèvent en différents points de l'horizon et éclairent vivement, l'espace de quelques secondes, une vaste étendue, de la zone qui sépare nos tranchées des tranchées ennemies.Parfois, l'on entend les grondements du canon, L'oreille exercée de nos lignards distingue aisément la nature des détonations, et leur direction. Elle est depuis si longtemps familiarisée avec tous ces bruits de guerre ! On arrive dans un village en ruines. Dos silhouettes irrégulières se détachent, sinistres, dans la nuit : pans de murs oit se découpent des trous qui lurent des feja'.ii :s, restes branlants d'une tour d'église, charpentes rompues de granges oventrées par les obus. Un silence impressionnant plane -dans, celte agglomération qui parait morte, et. qui ne l'est pas tout à fait, cependant. Car, & l'un ou l'autre rez-de-chaussée resté ii peu près intact, un peu de lumière filtre entre les volets clos. A l'intérieur se tiennent des brancardiers, des hommes du génie, des artilleurs, prêts à marcher si l'on a besoin d'eux. La compagnie se trouve en plein dans 1e rayon d'action de l'artillerie ennemie. Elle avance en silence, vers les ruines, vers les abris où elle doit se tenir en réserve, en attendant son tour d'aller relever les occupants des tranchées de première ligne. Ordres brefs : on détache une garde par ci, des travailleurs par là, et chacun va occuper son poste, sous la conduite des gradés... . Pendant ce temps-là, le duel d'artillerie continue. Nos batteries crachent des projectiles dont on entend le sifflement nu départ ot l'éclatement là-bas, où se ferre l'ennemi. Mais celui-ci riposte aussi : et de temps à autre, des obus arrivent (les lignes d'en face. Seulement, la campagne csl grande, et nos troupes no s'exposent pas imprudemment : c'est ainsi que, généralement, les petites marmites au on nous expédie n'arrivent pas à leur adresse ! j Tel est le début de la première nuit devant l'ennemi. Les hommes pourront dormir tranquilles si, de l'autre côté, aueund attaque n'est préparée, et si, du nôtre, en' ne médite pas d'aller relancer nos envahisseurs dans leurs tanières. J. N. ... -1 Les croiseurs alliés ont, en une seule semaine, saisi, en Méditerranée, plus (le 2.500 coite postaux d'origine allemande. Cinq vapeurs ont eu leurs cargaisons sai- g! CS.

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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