Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 15 Septembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 09 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/3r0pr7np2b/
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21e ANNIUÎ. — Série nouvelle. — N° 308^ Le numéro ; 10 Centimes (5 CENTIMES AU FRONT) Mercredi 15 Septembre 1915 rédaction & administration jgtii rfi? de la Bourse — LE HAVRE Téléphone: Le Havre n' 14,05 Sirecteur : îffiMD M? jcnlcs les communications conceman ta rédaction doivent être adressées 38"',rue de la Bourse, Le Havre. LONDON OFFICE: 21,Panton Street (Leicester Square) s. w. LE XX e SIECLE ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois. » 7 fr. 50 par trimestre Angleterre..,. 2sh.6d. par mois. » .... 7sh.6 d. par trimestre Hollande.. 1.25 florin par mois. » .. 3.75 flor. par trimestre. Autres pays.. 3 fr. » par mois. .. 9 fr. » par trimestre PUBLICITÉ S'adresser-à l'Administration du Journal au Havre ou à Londres Annonces 4* page: 0 fr. 40 la ligne Petitesannonces4* page: 0fr.30la ligne Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de publi-cité, 10, ruede la Victoire, Paris, qui en Quotidien beige paraissantau Havre Mttoretraditore Il nouvel exemple îles piotéÉ île ptopapds allemande Le Livre Blanc allemand sur « La con-fluite contraire au Droit des gens de la population belge dans sa lutte contre les troupes allemandes », daté de Berlin, le 10 mai 1015, fournit un nouvel et intéressant exemple de 1' « habileté » des Allemands à présenter la « vérité i> aux différents milieux auxquels ils désirent la faire parvenir. Nous avons sous les yeux le texte original alle-mand et la traduction italienne du Livre Blanc. La traduction no contient que les parties synthétiques du travail : préface, aperçus généraux sur les soi-disant soulèvements d'Andenne, Aerschot, Dinant et Lou-vain. La brochure est bien éditée, beau for-biat, mais n'est pas paginée. Le Livre Blanc, comme on le sait, doit trouver la réalité de la guerre de francs-rcurs en Belgique. Il contient une introduction sur laquelle l'attention du public n'a lia? encore été suffisamment attirée. C'est lun exposé juridique, précisant les raisons pour lesquelles le soulèvement belge a réellement été contraire au Droit des Gens et a légitimé, de la part des Allemands, dC9 répressions sanglantes. La préface donne un court résumé de ces mesures employées. La confrontation des (extes allemand et italien relative à cette partie est instructive. « La population civile belge, — dit le Livre Blanc, p. 4-5, dans le texte allemand dont nous donnons la traduction littérale, — qui avait pris part au combat, ne nouvait prétendre à un traitement réservé aux combattants réguliers... d h Les personnes qui s'opposaient, en combattant, aux armées allemandes, durent être abattues ; les prisonniers, — (c'est-à-dire des civils qui avaient pris part au combat, sans combattre et sans armes î) — durent être traités non comme des prisonniers de guerre, d'après les Droits de la guerre, niais comme des assassins, Ur après les usages de la guerre. Toutefois, aussi longtemps que les nécessités de la 'luerre ne s'y opposaient pas, les formes judiciaires /ment observées. Les prisonniers, lorsque les circonstances le permirent, ne furent exécutés qu'avrès tin interrogatoire régulier. OU BIEN après une sentence d'un tribunal de guerre. « u Les vieillards, les femmes et les enfants i /mm' émrgnés le plus possible, même lorsqu'ils étaient gravement suspects, il Personne,. après de pareilles déclarations, ne s'étonnera des massacres accomplis en Belgique. Comment le texte italien présente-t-il ces déclarations à des lecteurs peut-être un peu plus délicats sur les principes les plus élémentaires de l'humanité que le public allemand ? Les deux propositions plus significatives revêtent la forme suivante : tt Les prisonniers, lorsque les circonstances le permirent, ne furent exécutés qu'après un interrogatoire régulier et un jugement prononcé par un conseil de guerre. » On ne saurait agir plus correctement 1 Plus caractéristique encore est la traduc-i lion de la seconde proposition : « Les 1 vieillard-, les femmes et les enfants FURENT TRAITÉS LE MIEUX POSSIBLE, même quand ils étaient sérieusement suspects. » L'opinion, publique est suffisamment édifiée sur les procédés de guerre allemands pour savoir quelle version donne la vérité. Mais y aurait-il des lecteurs ilaliens, et peut-! être u Un lecteur » italien dont il faudrait continuer à tromper la bonne foi ? X. Bombardements au front belge ——-»0« ■Le grand quartier général belge communique, le 13 septembre, le bulletin suivant : Violent bombardement de Ramscappclle la nuit dernière et ce malin, et ce sans aucun résultat. Bombardement d'Ooslkerke-Sud:, j \Shyvekcnslcerke, Càeskerke, Roodepoort cl là région de Reninghe. Bonnes mesures — »0« Le « Residentiebode » a publié dans son numéro du 1er septembre la note suivante : « La « Vlaaimsehe Stem » est interdite à l'armée belge et dans la Belgique inoccupée ainsi que dans les pays alliés. Des mesures ont été prises pour empêcher la lecture de cel-te feuille dans les camps d'internés et Je | «fugitifs. Les deux rédacteurs, qui sont fonc-pionnaires belges, recevront bientôt leur juste châtiment. Le gnuvernement belge estime en effet qu'ils ont en cette qualité violé leur sermtfit H leurs engagements,Déjà le gouvernement avait invité l'un d'eux à rentrer en Belgique pour y reprendre l'exercice de ses fonc-1 us. 11 avait refusé sous prétexte que les ftlloiiiands l'auraient flanqué en prison. Aujourd'hui rien ne lui serait plus facile que S'obtenir un sauf-cènduit. » lies Allemands seraient, en effet, des in-f'rals s'ils le lui refusaient, mais comme éducateur belge, le bonlhamme s'est rendu lonpossMiJe on Belgique eomme'en Hollande. Qu'il aille donc en Allemagne... P. S. Ces lignes étaient écrites quanti tous avons reçu du camp d'Harderwijck luie lettre énergique de protestation. Cette protestation est absolument justifiée. Elle "nous apprend que le 3 septembre M. Mené De Clerc-q, directeur de la «Vlaamsche fetem i>, est, allé donner une conférence... au camp des internés belges d'Harderwijck ! Sons doute, M. De Clercq n'a-t-il parlé I :;1 que de poésie, mais en vers ou en prose est indésirable et puisqu'il ne le comprend pas, nous espérons que les autorités compétentes sa chargeront d'épargner désormais à nos s'oidat#-4es harangues de ce Mauvais berger. plu"'11 passe Ie Rhin et qu'on Salarie POURQUOI ILS ONT DÉPORTÉ M. THÊODOR four pouvoir s'emparer à l'aise des dossiers relatifs à la succession de Léopold II *0—i •Pouiixrujoji, sans jugernenit, sans la motodre forme de procès, les Allemands ont-ils ar-'rôté et relégué M. le bâtonnier Léon Théo-idior dans une forteresse d'Outrer-Rhin ? Car M. Théodor a été arrêté chez lui mercredi de mer, et, le lendemain, on le conduisait en Allemagne. On a cru -d"al)ord) que nos emmaims avaient voulu se venger de l'énergiiQue et déteisive protestation du bâtonnier contre l'institution des tribunaux d'exception 6ta-îbliis, en dépit des règles prescrites par la convention de La Haye. Mais ces faits remontent à. plusieurs mois et un incident nouveau a dû surgir et servir de prétexte à l'éviction et & L'incarcération de Mc TI160-dor.S'il faut en croire des détails venus de Belgique, il s'agirait de l'intervention du bâtonnier, provoquée par un nouvel et scandaleux abus de pouvoir die l'û/uitorité allemande.Celle-ci se serait introduite, en dépit de tomt droit, au domicilie de M® Francis Wie-1111er pour y saisir les dossiers privés dtu roi Léopold II dans l'affaire (Te" la succession royale et qui se trouvaient dans la succession dte feu le sénateur Wiener, avocat du Roi. Comme tout cela est bien eux L., La maneuvre allemande s'accuase ; UN ARTICLE MEPRISANT D'UN GRAND JOURNAL DTOUTRE - RHIN POUR L'AUTRICHE —0— | La presse allemande com'mencerait-el'e déjà à préparer le lâchage de l'Autriche et son immolation pour la gloire et l'intérêt de l'Allemagne 1 Le c Petit Parisien » du 14 septembre nous apporte la traduction d'un article si-1 gniificat.it de la ci Gazette de Francfort ». 1 Des fêtas ont été organisées ces jours-ci à Vienne pour céléBrer las suocès des ar-! méas autrichiennes et allemandes sur le 1 front orientai. Dans les discours qui y ont été prononcés, le président du conseil autrichien et le président du conseil hongrois ont reporté tout l'honneur de la victoire sur les soldats autrichiens exclusivement. Là-dessus, colère de la u Gazette de Franc-• fort » qui aidrasse à l'Autriche et. à son gouvernement cette leçon méprisante : 11 y avait une fois un chien, raconte ce journal, c'était un chien spécial : vieil' sans peau, édenté, bougon, qui se croyait toujours très important. Savez-vous pourquoi ? Parce qu'il avait un maître qui, pour employer une phrase 'Chère à M. Giolitti, valait « parecciliio » ; aussi bien le vieux-chien tombait dams l'illusion de l'âne qui portait les reliques et qui .croyait que les génuflexions des fidèles lui étaient adressées.ii Le vieux chien s'était, cependant, essayé à mordre, mais il n'avait reçu en échange que des coups. Un beau jour, ie maître qui avait à son service une meute magnifique et qui partait pour ia olutisse. emmena aussi le -vieux chien La chasse çommença. Le maître, allant toujours en avant, arriva aux repaires des lauves. » Le vieux chien survenait toujours lws que tout était fini. Il ne se oonfentait pas seulement de lécher le sang, ruais il s'amusait, pour marquer son triomphe, à mettre sa patte sur les cadavres des fauves. Le maître le laissait faire. ii Puis le maître voulut fêter ses 'succès : il distribua des croix n pour le mérite » aux plus braves de ses chasseurs ; il donna à ses chiens les entrailles et les os des fauves abattus, les peaux à ses sujets.Il adn.".-sa un récit de ses triomphes à son ami de l'au-delà, le vieux Dieu de Luther, et il daigna le remercier. Sur la terre, il n'avait pas d'amis. Au vieux chien, il ne dit pas môme merci. Et vraiment il n'y avait pas de quoi. ii Mais le vieux cliien ne l'entendit pas ainsi. Etant rentré oliez lui, il voulut tê'er ses victoires, pomme l'avait fait son maître. Lui aussi rendit grâoes à Dieu,et. ayant convoqué ses fils et ses nevoux, il fit célébrer -les fêtes et il fit chanter sa gloire. Le mialtre perdit alors patience. Par d mi\ coups Je piod il le remit à «a place-et lui fit comprendre que la proie était à lui, aussi bien que 'la gloire et la protection du vieux Dieu, u La manœuvre semble donc commencer plus tét que nous ne le prévoyions dans notre article d'hier. Quel malheur pour l'Europe, si elle réussissait et si 80.000.fi00 d'Allemands élaient réunis sous le sceptre des HohenzoJlern ! Quel malheur pour l'Europe qu'on n'ait pas essayé, il y a six mois, de détacher l'Autriche de 1'àilliance allemande I LESFAITSDU JOUR Le gouvernement français a décidé la création au ministère de la guerre d'un quatrième sous-secrétariat d'Etat affecté à l'aéronautique militaire. (WWVWWl On continue à publier des informations contradictoires sur l'altitude de la Bulgarie. Il faut s'en défier, en ne pkrdant pas de vue que l'Allemagne a intérêt ù brouiller des affaires déjà pas très cUnres et que, d'autre part, c'est une vieille habitude des hommes d'Etat bulgares d'avoir toujours, suivant mot de Bismarck, deux fers au feu. fWVVWWV Bien de neuf de Washington où on conli-à conférer. Il Mi gui »t un Ih CE QU'OSE ECRIRE UN AVOCAT ALLEMAND DE BRUXELLES SUR NOTRE LOYAUTÉ. Une correspondance de Bruxelles à !a Kœlnische Zeitung » (ti° 901 du 5 septembre 1915) annonce, sous le titre de « L'Opinion . d'un Belge sur la Neutralité belge », la publi- : cation d'un nouveau livre : «La Belgique neutre et l'Allemagne, d'après les hommes d'Etat ' 3 et les juristes belges. » : * L'auteur de cet ouvrage est l'avocat F. _ Norden, du barreau de Bruxelles. Il s'est a.p- ! pliqué à réunir tous les sophismes et toutes ■„ les calomnies que les Allemands oint- répan- 1 i_ dius sur la Belgique. La neutralité, affirme-t-il, n'impliquait pas 1 s pour ce pays l'inviolabilité de son territoire. 1 t Rien ne l'empêchait d'autoriser le passage 1 s de troupes allemandes sur son soL Les Allemands ne se sont en aucune façon montrés ^ cruels dans leur façon de faire la guerre ; .. d'ailleurs ' des excès isolés peuvent toujours , I se produire, ainsi que Ta montré la « guerre , e de francs-tireurs ». En fait, la majorité des K Belges, excités par îa propagande française, , avaient depuis longtemps cessé d'être neu-6 1res. C'est pourquoi l'auteur ne conçoit pas , la colère de ses « compatriotes » pour cette soi-disant, violation de la neutralité belge par '' l'Allemagne. Au surplus, la neutralité belge , était périmée parce que les conditions dans e lesquelles elle avait été instituée, n'existaient _ plus. La Belgique aurait dû savoir qu'en cas de guerre, l'un de ses deux voisins français » ou allemand lui aurait réclamé son droit lé-.. gitirne de passage. Elle n'avait qu'à être suf-' fisarmnent forte pour s'opposer à ce passage, ( sinon s'y prêter. Mais ce qu'elle ne pouvait pas taire, c'ost se jeter de prime abord dans les bras de l'une des parties. Si la Belgique se trouve à présent confondue dans les rangs de l'armée anglaise et de ses alliés, où se mêlent tous les peuples de la terre, y compris 1 les nègres et les indigènes aiistralasiens.c'est f sa propre faute et elle devra en supporter les J tristes conséquences. Telle est la .substance de l'ouvrage de l'avocat F. Norden et le correspondant de ia 3 e Kœlnische Zoitung » ajoute qu'il soulève l'attention générale. Assurément 1 Que nos compatriotes ne s'émeuvent pas et que l'ennemi ne s'empresse pas de danser ; . d allégresse. (. Le sieur Fritz Norden, avocat à 3a Cour t d'Appel de Bruxelles, n'a jamais été, n'est pas et ne sera jamais un Belge. Fils d'AJIe-,, -mand, ii n'a ja-mats acquis la nationalité * belge. C'était un de ces trop nombreux Allemands .: que le Barreau belge, contrairement à l'es-!_ prit de son décret, avait eu l'incroyable can-l deur de recevoir dans sa compagnie. Car, ( seul, peut-être, de tous les barreaux organisés régulièrement, le barreau belge admettait 5 au serment les étrangère. Il paie aujourd'hui t » sa faute. . Le sieur Fritz Norden, allemand comme , 1 tous ses parents qui dirigent à Bruxelles une " maison de fourrures bien connue, paie aujourd'hui l'hospitalité que lui offrirent le < Barreau belge, l'Université de Bruxelles et la , 3 Belgique en nous crachant dans le dos. , C'est une indignité de plus au passif de l'o- , t dieuse nation de proie à laquelle il n'a jamais . - cessé d'appartenir : Son geste seul sufat à le , p prouver. \ £es goches publient un £ivrs gris... ; belge ! lion Encore un trait de l'impudeur allemande, j 1 C'est, ainsi que la chancellerie prussienne | s vient de publier — sous forme de Livre ' ' gris' — le texte français en regard d'une j * traduction allemande avec de nombreuses ' 1 reproductions phototypiques de rapports 1 confidentiels, une série de documents diplo- ' matiques volés à Bruxelles. ! LA CAUSE BELGE AU JAPON ! On nous signale la publication au Japon, ' en une brochure remarquée dans les mi- I , lieux instruits, d'une étude intitulée : « La : neutralité permanente de la Belgique.» par 1 M. Sakutera Tachi, professeur de droit in- : » ternational à l'Université impériale de To- < I kio, qui est considéré au Japon comme 1 au- ! t torité nipponne la plus marquante en ma- ' 3 tière de droit des gens. Cette étude, essen- ' j tiellement juridique, ne se trouve pas en j librairie : elle a été publiée dans un but 1 de documentation scientifique. Ceux qui ont ' J pu la lire s'accordent à dire qu'elle est de 1 nature, vu son mérite et ia grande réputa-J tion du professeur Tachi, à développer davantage parmi les juristes japonais la com-j préhension de l'injustice commise à l'égard ; de la Belgique. i Au Japon aussi a paru une édition japo- , : naise de la <t Belgique martyre » de P. No- - thomb, traduite par l'interprète du consu' lat général de Belgique à Yokohama, avec préface du comte délia Faille de Lever-ghem, ministre de Belgique à Tokio. L'ou- 1 5 vrage n'a été l'objet que d'un tirage privé, hors commerce, mais le tirage s'est fait à j plusieurs milliers d'exemplaires. ■ Dais l'Elire Maiip • LE CANADA FABRIQUERA DES MUNITIONS ET DES GROS CANONS Ottowa, 14 sept. — A la suite d'une con- i férence entre le premier ministre et les , , représentants des banques et usines du Ca- . * nada. le ministre de la milice annonce i ; qu'un comité a été nommé en vue d'étudier > la question des productions des munitions et > de la fabrication dse gros canons. i i LA COLONIE DU CAP ENVERRA DES : REGIMENTS INDIGENES > 1 Le conseil supérieur militaire de la Colo- 1 , nie du Cap a accepté l'offre qu'on lui a 1 faite de former des bataillons d'indigènes i pour la défense de l'Empire. Cette décision 1 a suscité un très vif enthousiasme dans la ' colonie. Jusqu'à présent les organismes 1 compétents ont reçu 13,000 demandes d'engagement,de toutes les régions du Sud-Afri- f min M rïn 7n.nilif.7ia ' , « Rattachons les Flamands à la Hollande et les Wallons à la France... » TELLE EST LA DERNUiRE SL(,GESTION ALLEMANDE 1 Nous ne nous trompions donc pas, quand nous découvrions, il y a quelques semaines, le but des appels adressés aux Flamands pai' M. Kuyper, ancien premier ministre de Hollande, pour les inciter à réclamer leur autonomie. Plusieurs journaux signalent aujourd'hui un « mémorandum allemand » préconisant l'annexion des Flamands à la Hollande et des Wallons à la France. Nous manquons de détails sur la date et l? texte même de ce faclum dont ia dépêche ci-dessous, adressée de Rome au « Matin » de .Paris (n° du li septembre), nous révèle l'existence : Rome, 13 septembre. « Le mémorandum allemand sur le futur sort de la Belgique, proposant la division do ce pays pour rattacher les Flamands à la Hollande et les Wallons à la France, ce qui serait la suppression_effective de l'indépendance de la Belgique, est vivement critiquée par le « Corriere d Italia », organe de la Secrétairerie d'Etat, qui demande la reconstitution de la souveraineté pleine et indépendante de la Belgique après la guerre, « car il s'agit, dit-il, d'une question de justice sur laquelle aucune transaction- n'est possible. » Si l'Allemagne a considéré avant la guerre la neutralité belge comme une fiction, comment, pourrait-on avoir confiance en elle pour l'avenir, étant donné surtout que le concept allemand est que la -force prime le droit.. » Le « Corriere d'Italia » accuse les Allemands d'intempérance politique et dit que tous les Alliés doivent souhaiter que le bloc allemand ne puisse réussir à substituer à l'ancien droit international les théories du droit de la force et de la violence. Cet article a soulevé de très vifs commentaires dans les cercles politiques romains, qui y voient certains 'sous-entendus. » Voilà le rêve commun à M. Kuyper et à sos amis d'Allemagne : une Belgique démembrée, une Hollande accrue de nos provinces flamandes et condamnée sans doute 1 la vassalité vis-à-vis de l'Allemagne. Mais, attendons la fin... Les atrocités allemandes en Alsace ILS SE SONT CONDUITS LA COMME CHEZ NOUS Le " Joumal des Débats » cite quelques friiits qui montrent que les troupes allemandes ont fait preuve d'autant de cruauté en Alsace qu'en Belgique. Citons : Un homme du pays, d'une cachette, assista à la scène suivante : le fermier B..., quand sa ferme fut en flammes, sortit de sa cave. II fut saisi, iié au tronc d'un arbre, et fusillé séance tenante. Sa fille, 15 ou 16 ans, sortie après lui de la maison en flammes, c fut tuée par un officier qui lui traversa la poitrine de son sabre » (ce sont les termes du témoin). Le fils, 14 ans, fut emmené à pied, en savates, vers B..., où se trouvait l'élat-major allemand. L'enfant était à bout de forces ; ses pieds saignants étaient fendus. Il suppliait qu'on le laissât se reposer un moment. Les soldats l'adossèrent à un arbre et l'abattirent à coups de fusil. Les gens de B.., plusieurs heures après, vinrent relever la victime et l'inhumèrent. Le cadavre de la jeune fille resta longtemps sans sépulture. Il ne reste plus, de cette honorable famille, que la mère, devenue folle, et un tout petit enfant. A B..., lors de l'occupation française, un vieillard avait porté un pli pour un officier. Quand les Allemands revinrent, ils prirent l'homme, l'obligèrent à creuser une fosse, à s'y étendre, et l'y fusillèrent couché, à bout portant. Après la bataille de Mulhouse, le -curé et le maire d'un village voisin sont attachés à l'affût d'un canon, traînés sur la ligne de feu pendant vingt-quatre heures et fusillés après. Le fonctionnaire allemand qui Raconte la chose à un Alsacien ajoute avec un gros rire : n Die Leute sollen geheull haben vor Angst. » L'Alsacien fait remarquer que le procédé est. barbare. L'autre lui répond : « Non, ce n'est que juste. On avait sonné la cloche pour annoncer aux Français l'approche des Allemands, u Donc », le maire et le curé devaient payer pour le village. » UN COMBLE LES TROUPES FRANÇAISES SONT ENTREES en BELGIQUE...dès 1909 C'est un grand journal allemand qui l'affirme... I/a presse allemande ne se lasse pas d'accumuler des preuves de la déloyauté belge. Ces preuves tendent à démontrer que, perfidement, depuis des années, la Belgique tramait dans l'ombre contre l'existence de l'Allemagne pacifique et sans méfiance. A titre d'échantillon, voici l'tine des dernières trouvailles publiées par la « Taeglische Runds-c-heu » à la date du 3 septembre 1915, sous le titre de k La Belgique démasquée » : « Nous extrayons ce qui suit, écrit, le journal allemand, d'une lettre de soldat : « Plusieurs tombes de Français, dêoou-» vertes par nous derrière un château, en-» tre AntJiée et Rosée, apportent un exem-» pie particulièrement frappant de l'infâme ii violation du droit des gens (commise par » la Belgique). Ces tombes datent de l'an-» née 1909, de l'époque où la question rnaro-» oaine menaçait et où la longanimité près-» que exagérée de l'Allemagne parvint seule » à éviter une conflagraition générale. Déjà » alors les troupes françaises ont pénétré » sans obstacle en Belgique, et ies lombes » sont celles de soldats français nlorts à la » .suite d'une insolation on 1909. Ainsi, dès » ce moment, ces messieurs étaient en Bel-» gique ; devant une semblable preuve, il » rve faut plus songer à vouloir enoore dé-» nier. » Votià donc la question tranchée. Ia Belgique nia. plus qu'à reconnaître son crime <>t S l'ûvrwûr» LA SITUATION Mil ITAIRP •Mardi 14 septembre, mi'di. N Rien n'est plus réconfortant, que la multiplication des raids d'escadrilles aériennes, d — appelés, on ne sait trop pourquoi, « raids s, de représailles », — sur les villes ennemies. 1s Qu'est-ce donc que ce scrupule excessif de e « légalité » qui maintient debout une con-ir vention internationale depuis longtemps dénoncée, maltraitée, déchirée par un ennemi ii barbare ? Les Alliés ont maintenant la mal-ît trise de l'air. Pour un « taube » ou un « avia-3t tik » qui vole sur les lignes, il y a trois avions alliés qui les survolent, disent ceux ît du front. De cette maîtrise, plein parti ne ie sera tiré que si un ouragan d'obus et de tor-» pilles aériennes se déchaîne sur les gares, le les ponts, les routes, les forts, les camps, les arsenaux de l'ennemi, saris qu'on se soucie de doser l'intensité et la fréquence de cet ouragan à la mesure de simples représailles et dussent quelques maisons et mo-, numents être écornés ou même ensevelis dans la trombe de feu. Trêves et Donaues-5_ chingen, les bords de la Moselle et les sour-? ces du Danube, ont connu maintenant les « horreurs de la guerre ». Il faudrait faire ' connaître ces horreurs à tout le pays bar-' bare qui les a déchaînées. Il aurait tôt fait de perdre sa superbe et. sa confiance. ' Alors que l'extrême aile droite russe sur , la Dwina et sur l'Eckau résiste admirablement, l'aile droite a fléchi vers Swcntsiany, I et le centre droit est en retraite en direc-' lions Lida et Slonim ; quant au centre gau-,e clie, au sud du Pripet, il couvre toujours 'tovno, tandis que '.'aile gauche et l'extrême ,0 aile gauche poursuivent leurs succès en Ga-licie. Voilà, au bref, comment se résume la ^ situation exposée par le dernier bulletin offi-|f. ciel de Pétrograd. U est. tout à fait fâcheux 0 que l'armée de von Eichorn, renforcée par ^ des corps descendus de la Dwina, ait pu at-teindre, au nord de Vilna.la grande voie ferrée transversale d'Odessa à Pétrograd, qui • est l'artère principale des coanmunications à " l'arrière du front russe. La retraite, sur le ' front Orany-Skidel-Mosty-Selwa, c'est-à-dire ^ sur le Haut Niémen, est'beaucoup moins fâ-eheuse parce que prévue et attendue et sans ^ conséquences immédiates graves. Faute :e d'avoir constamment sous les veux la carte de ce front immense de plus de 1,000 kilomètres de développement, on est facilement tenté d'accorder une importance démesurée ~ aux événements de certains secteurs ou de ne point les apprécier à leur valeur. C'est ainsi qpe les succès dans la région excentri-quc'de la Galicie ne peuvent avoir un retentissement immédiat que sur le théâtre tout proche du trilatère Luck-Dubuo-Rovrio (centre gauche russe) où, incontestablement, le mouvement enveloppant de l'ennemi, par S son aile gauche, a été ralenti. Quant aux >s Opérations diu nord, elles n'ont, pu et ne peu-i_ vent être directement influencées par ces q victoires lointaines du Sereth et de la Dupa Ce qui n'empêche toutefois que les Austro-Allemands an sont vivement affectés et que s- le général von Kluege, commandant la 18° division allemande, chargé du poids de la 'à défaite, a été mis à la retraite par ordre du ; kaiser. Les conjonctures actuelles ne per-g mettent, point de porter sur l'heure un juge-). ment d'ensemble sur des opérations en "plein J. développement ; mais tout tend à faire g croire que la grande bataille frontale qui se livre du golfe de Riga à la Roumanie gar-e dera cet aspect général quelque temps en-lt core et. que, d'une part, la fatigue de l'en-^ nemi et la mauvaise saison, d autre part, ,[ la rénovation des forces russes pourraient s. bien, après quelques fortunes diverses, la "e « cristalliser ». s Paul CROKAERT. 1_ P. S. — Au sujet du château de Vicogne, a notre confrère flamand de la Panne, « De Belgische StandaardVi, fait observer qu'il h n'en a jamais annoncé la « conquête », mais bien la « destruction ». La presse, qui a reproduit notre confrère, a donc été la victime „ d'une erreur de traduction. Notre confrère ; nous prie de donner acte : ce qui est fait. à P- C' Iota historique ie la guerre Encore un éloge dont il est inutile die sou-i ligner l'autorité. Le Tejnps, dans son numéro du 9 septembre, a consacré à notre ! volume un long article où M. Roland de : M'arès écrit notamment ce qui suit : ^ te Ce n'est qu'à celte heure qu'on sait , exactement ce qu'accomplirent en Belgique i ceux qui s'opposèrent à la première ruée des Barbares. Liège, Anvers, l'Yser, ce sont pour noits tous les trois étapes d'une émouvante étmpée. Nous connaissons les piinci-pales phases de ces combats, par lesquels un petit peuple s'est prodigieusement grandi devant l'Histoire, mais avec quels éléments i cl quels moyens fut faite toute cette gloire, on ne pouvait que le soupçonner. » Un livre retraçant l'histoire de la « Campagne de l'armée belge du 31 juillet au simplicité de ton de ces documents met heu-ciels », et qui fixe les choses demeurées vagues et obscures avec une netteté remarquable, vient d'être publié. Pas de lilléra-\ tare, pas de commentaires ; des chiffres et ' des faits présentés dans la forme sobre d'un rapport ou d'un procès-verbal. Et pourtant, , ce livre est émouvant ; il se dégage de ses pages une sincère impression de grandeur et de beauté. L'effet obtenu par te simple enchaînement des heures tragiques qui résumèrent la vie intense de lout un peuple demeure profond, à un an de distance. La simplicité de ton de ce sdocuments met heureusement en valeur les gestes qui constituent pour les générations A venir de hautes leçons d'héroïsme. Ce qui fut la réalité poignante s'éclaire ici pleinemenl. » Rappelons que ce beau volume in-ia illustré de nombreuses caries et gravures est » mis en vente au prix de 1 fr. 50 ; 1 fr. 60 1 pour la France, 1 fr. 70 pour l'étranger, par ] tes éditeurs Bloud et Gay, place Saint-Sul-; pice, 7, ù Paris. 1 Les demandes, accompagnées d'un bon 1 postal de 1 fr. 60 ou 1 fr. 70, peuvent aussi : être adressées aux bureaux du XX• Siècle, BHier, me de la Bourse, Le Havre, qui les transmettront aux éditeurs. Pour l'Angleterre, s'adresser ô notre • LondoivOffice : 21, Panton-street (Leiccster-: square), S.-W. Joindre ù la- commande 1 sh. C en posta! order. DERNIÈRE Cemmumquè officiel français —o— Paris, 14 septembre, 15 heures. 'L'aclivilé de l'artillerie SUR LE FRONU D'ARTOIS est toujours la même . AU SUD DE LA SOMME, bombardement réciproque et particulièrement violent aux environs de Tillolon, de Cessier cl de Beu* vra ignés. Actions d'artillerie continues SUR LB CANAL DE L'AISNE A LA MARNE, près de Sapigneul et de Godât; EN CHAMPAGNE, au nord du camp de Chûlons, et surla lisière occidentale de l'ARGONNE. AU BOIS MOFITMARE, nos balteries ont fait cesser le feu des mitrailleuses ennemies et exécuté des tirs efficaces sur certains saillants de la ligne allemande. Nuit calme sur le reste du front. NOS AVIONS ont bombardé la gare 3e bifurcation de Bensdorf, près de Morliange, et les cantonnements ennemis de Châtel en Argonne et de Langemark, ait nord d'Y près., »Q[( UN SOUS-MARIN ALLEMAND ICOULÉ PAR DES TORPILLEURS FRANÇAIS Alhènes, 13 septembre. — Des torpilleurs de l'escadre française qui effectuaient i ne .patrouille ont, liier, torpillé et coulé entra Mytiltène et Ténédos, un sous-marin aile* mand. UN ULTIMATUM ALLEMAND A LA ROUMANIE ? Londres, 14 sept, — On mande de Sofia an « Times » que les relations entre la Roumanie et les empires du Centre sont arrivées à un tournant critique. L'Allemagne aurait demandé le libre passage de ses troupes et des fournitures de l'armée par le territoire roumain. Plus de 2,000 wagons allemands chargés de munitions attendraient à la frontière roumaine,. LA SERBIE N'A RIEN A CRAINDRE Londres, 14 sept. — Relativement à uno menace d'attaque de la Serbie par les Austro-Allemands, le llailv Telegraph » dit. que le chiffre de 100,000 hommes concentrés a Orsova est exagéré intentionnellement, Le chiffre réel était de 20,000 il y a dij jours. ENTRE BOCHES Amsterdam, 14 sept. ■— Une dépêche de Munich annonce que le chancelier de l'Empire a eu une longue conférence avec le roi de Bavière. LE CONFLIT GERMANO-AMÉRICAIN Wastoiinigten, 14 septembre.— Après avoir eu une conférence avec M. Wilson, M. Lan-sing a déclaré qu'aucune décision n'a été prise concernant la proposition allemanda de soumettre le cas de l'Arabie à l'art)*» tarage. ARCHIBALD PASSERA EN JUSTICE Washington, 14 sept.— Le département de la Justice étudie attentivement le cas de M. Archibald, afin de le traduire devant les tribunaux dès qu'il arrivera aux Etats-Unis.UN SINISTRE EN MER New-York, 14 sept. — Un télégramme du, commandant du vapeur « Santanna », vii le cap Race (Terre-Neuve), annonce qu'un incendie a éclaté à bord, dans la cale n» 2, mais qu'il a été éteint. Le vapeur continue son voyage sous escorte.»o« CE N'EST PAS la FAUTE de von TIRPITZ Londres, 14 sept, — D'après une statistique publiée par les autorités du port de Londres les importations en vivres ont augmenté de 84,518 tonnes durant le premier semestre de l'année. La marine marchande austro-allemande a subi de lourdes pertes On a beaucoup parlé des u exploits » des sous-imairilns allemands torpillant et coulant, sons même un avertissement, des navires de commerce ou des païquebots de voyageurs sans défense. JEt on ne saurait tailre de pareils attentats. Siâis il est bon de montrer que les procédés barbares de nos ennemis n'ont pas emnêché leur marine, et die Là sans doute tant de "esiàre et de rago insensée, de sutor'des pertes foTt-lomrdes. A la, fin dui mois cte juillet, nous apprend le Journal des Débats, le détail des navires marchands perdus par les puissances beli-gêramtes pouvait s'établir ainsi : yu LLYtUV p "l'iioi . Navires. Tonnes., Allemands 521 1.113.298 Auitricihiens < 75 254.282 Turcs 56 18.508 Anglais 476 980.773 Français, russes et belges. 82 128.177 Neutres .t.. 419 593.820 -• pno o a oo oco 1.628 3.188.858 Cela fait dtœc, on Je voit, une différence [die près de cent unités au profit des navires; des nations àlliées, et cela sans que leurs flottes se soient départies des règles du droit des gens. j

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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