Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1916, 08 Juin. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 22 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/8k74t6g40k/
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LE XXE SIECLE RÉDACTION &ADMINISTRATIOK 'î tir ras de is Bssïsb — LE HATRE Téléphone : Le Havre a* 14,05 fii?65tiar : FEPA8D ISBR&T Tentes tes communications concerna& la rédaction doivent être adressée* o8x",rue de la BoursctLe Havre. LONOON OFFICE: 21. Panton Street ABONNEMENTS & Pf*«IIOt 2 fr. BO par mois. » ........ 7fr.~80 partrimestr#, $ Anglaterr* a lit. 6 4. par sasis. I» ..... 7 sh.If tf. par trimas»» Outrât ptyt.. »ra. sw ml » . 8tr. » par trlmwtr» PUBLICITÉ If&tfresser à F Administration )urnt$ au Havre ou à Londres Amsncos 4* pages Ofr. 40 la ligna petites tnnonc9s4* paga: Qfr.3QUI!gn« Les petites annonces sont également reçues à La Société Européene da Publicité, io,rue delà Victoire, Paris, qw en Quotidien foeiye parèês^saot «psj Havre un BOCHE... On chercherait vainement dians toute la presse ennemie, dtepuds le commencement de la guerre, une parole, nous ne dirons pas étogieuse, mais seulement indifférente à l'endroit du XX* Siècle, dont le nom est inva-riabLement aiocompaené, dans les feuilles d'ouire-Rhin, d'une bordée d'invectives et d'outrages. S'il est vrai que les injures de l'ennemi sont la croix de guerre des puibli-cfetes, il faudra que nous sollicitions de la bienveillance de M. le ministre des Chemins de fer, le jour de la rentrée au pays, un wagon spécial pour transporter nos décorations. La dernière en date est de la Gazette de Francfort qui à reçu de Hollande une liottée de boueuses insultes à notre adresse L'aUteurr, boche et même bochissime, a beau ne pas signer les lettres qu'il adresse de La Haye a la Gazette de Francfort : nous le voyons, nous le sentons comme s'il était à quelxpues pas de nous. 2STous voyons les fondrières de son cou raviné, et la perpétuelle inquiétude de ce regard d'espion qui se demande., du matin au soir, s'il ne couchera peut-être pas en prison. Tous les journalistes qui nous lisent- Vont, déjà reconnu à ces signes : c'est Moussie "Meter, jadis correspondant bruxellois de la Gazette de Francfort, parfaitement incapa-Ibis de comprendre et à plus forte raison de résumer les débats parlementaires qu'il faisait semblant de suivre, mais pourvu vrai-semiblaiblement de talents plus Titilles L 1 Allemagne, dont les uhlans en bourgeois infestaient., longtemps avant la guerre, notre malheureux pays. On lui montait, à la tribune de la presse, des bateaux qui auraient figuré avec honneur dans la flotte de combat du kaiser, des espèces de dreadnoughts insubmersibles. Hors d'état, après plusieurs années de séjour à Bruxelles, de saisir, même grosso modo, le sens de n'importe quel discours, il s'en allait, de pupitre en pupitre, cuêter des renseignements auprès des confrères réputés complaisants. Un ou deux fumistes — toujours les mômes — se récréaient à le mystifier. Et il télégraphiait à sa Gazette. à oui l'on a fait une réputation de sérieux, «5e"gravité et de sûreté qui lui va comme une ,-robo d'innocencnj à une fille, les bourde* Jûh plus extraordinaires. C'était, chaque • matin, parmWlcs Belges qui lisaient l'allé rnand, un dflre, une folie die galté. Netei Ven recommençait pas moins, chaqu( après-midi, s en métier de ramas'seur v mogots; », impavide comme le héros d Ho. race. Comment un tel individu porvui^-ii c entrer dans la confiance de quatre ou cinc lionn-êtes <ïens de gauche et d extrême gvnu ehe ? seuf le triste état die nos mœurs poli tiques, qui induisait les politiciens de tous les partis à chercher des appuis dans l opi Dion étrangère, peut expliquer ce plitno mène. Ne ter affichait d'ailleurs une .naan< farouche .tkhm* la superstition romaine. Pendant l'été de 1910, il me..prodigua les manil'es^aitons de son obséquieuse amitié ,]'habitais le même quartier que lui. Il me tait devenu impossible d'aller flànftr &cm: -les beaux arbres de l'avenus de Cortenner? r-ans être exnosé à ses souaires et & se: salutations. Je me souviens qu'il me força iim jour, de visiter sa maison, bâtie en pui stvle Louis XVI. « En style vrançais, moi cher, car j'aime la Vrance, moi, et noui( Emberàr aussi, il aime la Vrance»... La fin dfe nos relations date du_ procès dei princesses, filles de Léopold II. Un j01îr. sU1 la plate-forme du. tramway Bourse-Samt .Tns«R-Placc des Gueux, comme il revenai du Palais de Justice, il voulut me régaler efans son français de Francfort, d un ver tueux réquisitoire contre ce qu il appelai 3'immoralitê du vieux r<>i, contempteur i l'entendre, de toutes les lois divines et hu marnes Je lui dis tranquillement : « Qui vouJez-w.is, Ne ter ? tou t le monde ne peu vas être honnête comme Bismarck ni auss bon fils nue Guillaume II. — Qu est-ce qui fous foulez dire, mon char ? — Ce que je dis mon cher... et j* lui tournai le dos. _ J'ai sujiar des amis d« Hollande qu il es resté aussi obséquieux. On l'a vu rôder au tour de nos consulats, guetter les Belges di 'sa connaissance, entrer en conversatioi avec eux. Un ami m'affirme l'avoir entend' plaindre la Belgique et bîftmer \Emberer rruii lui a fait la grâce, cependant, de m point te rappeler sous les drapeaux, pM 'confiant sans. doute dans ses facultés ser pentines que dans ses vertus militaires. Lt lecture de Ja Gazette de Francfort me per •sijade qu'if est toujours aussi bête. A s? place, un homme doué du plus vulgaire boî sens ferait l'éloge du XX® Siècle et de se: collaborateurs : cé:serait le plus sûr moyei de nous diminuer auprès de l'opinion bel3< et de rendre suspecte d'abord, odieuse en suite cette compagne « annexionniste » d^n la seule idée le fait écumer de fureur. Est-i donc au-dessus de son intèlligenee de co!l^ prendre crue les Belges qu'il hissé sur^soi pavai sont exposés, par le fait même, au: yeux de leurs concitoyens opprimés, comm è un pilori ou sur une sellette ? Je comprends que vous nous en youho fuHerisemrnt, Ne ter, je le comprends par faitement. Le temps de votre beau tenir* touche à sa fin. Il faudra liquider vos un mciftlea vider Ta place, prendre \b tn-pour Francfort. Ach.l c'est bien dur. Corrm. je vo^is connais, vous êtes hoimme à av'>i «ru crue, ta paix conflue, vous .reprendriez è Bruxelles, votre bonne vie d avant ! cnerre, smrs la protection de l'ambàssad d'MtemiaCT.e, dont vous saviez si bien invo que- les foudres, c'est une justice à von rendre, miarnd on vous reprochait de vou m^ler indiscrètement d-es affaires de notr pays. Mais adieu veaux, varhes, cochons !.. Le beau temps, pour les boches et pour leur mouches, petites et grosses, est passé ei Belgique. Vous no"s feites l'honneur d' ero're que le XX" Siècle y est pour quelou chose ■ cela se voit, cela se sert q votr prose. Ce n'est p;as mal raisonné, Nefor pour une Iriis : m'nis encore un coup, à votr pTn.ee. nous ne nous serions pas vengé s bêtement... Fernand NEURAY. Les journanx allemands annoncent l'ir troduction imminente des jours sans bièr dans tout l'empire. t,e «Borl'ner Tagèblott écrit que pareille mesure équivaudrait à un catastrophe. UN MISÉRABLE Du fonctionnaire belge se fait acclamer au Reiciistag en insultant au patriotisme des Flamands !L REOLAME L'ANNEXION DE LA FLANDRE A L'ALLEMAGNE ! Nous signalions dans notre numéro du 6 juin, d'après une dépêche de la « Mornlng Post » une réunion consacrée au Reiehstag par de9 membres de tous les partis à la question flamande. La « Morning* Post j: ne nous avait signalé qu'une conférence du député allemand von Schultzo Gaevernitz, mais les journaux allemands nous apprennent qu'on v a entendu aussi un orateui flamand. Le député boche avait réclamé I'anne xion d'Anvers à l'Allemagne. N'allez paî croire que le Beige qui lui a succédé a la tribune ait protesté contre ce projet. ST avait prétendu à cette audace, on l'aurail envoyé rejoindre dans un « in-pace » Al fons Sevens. Paul Frédéric*} et les autres flamands qui ont prouvé aux Boches la pureté du patriotisme belge. Pour qu un Belge soit admi • à parler er Allemagne, il faut qu'il porte la muselièr* boche et qu'on soit sûr qu'il aboiera en me sure. Les Boches avaient raison de fair* confiance à leur invité car il avait fait se? preuves et nous avions déjà eu à dénonce] ici &a_ trahison. Il s'agit en effet du nommé Raymonc Kimpe ce conducteur des ponts et chaus sées qui s'est signalé, il y a*quelques mois en envovant à von Bissine- au nom d'uni section de 1' « Algemeen Nederlandsch Ver bond » de Lierre une adresse délirante d< germanisme. Fidèle à la doctrine qu'il i défendue dans la « Vlaamsche Post » ave< l'allemand Wirth. le hollandais Domeh Nieuwenhuys Niegaard et les embochéi Minnaert elrPicard, Kimpe déclarait aior que la Flandre ne peut attendre son salu que d'uno union p'ius étroite avec l'Aile magne. C'est cette même thèse, que ce ira! tre vient de développer dans une des salle de ce Reichstag où on a voté avec enthou siasroe les crédits nécessaires à l'assassi nat de son navs et où on a acclamé le victoires allemandes de Couvain, d'Aers chot. de Lierre, do Termonde. Voiici comment la « Vossische Zeitung ; du 20 mai résume sa harangue : « L'ingénieur Kimpe. de Lierre, exposa d\ point de vue flamand les vœux de son peu pie pour l'avenir. Il expliqua de manière convaincante combien veu jusqu'ici le peu pie flamand a pu obtenir son droit dans soi union à VÈtat bêla* et montra aussi qu'il U' pourra pas plus l'obtenir dans %ne Bahgiqu> de nouveau restaurée. » Par conséquent l'affaire du peuple {la rharid est une affaire qui intéresse tout l monde germanique. Et elle ouvre pour l'Ai lemagne une voie vêrs une entente toucham l'avenir de ce membre de 1a. famille de. peuples germaniques. » Retenons aussi ce passage de la « Koel njsohe Volkszeituntf (n# du $1 mai) qui es tropie le nom du Judas : « C'est un Belge qui a pris ensuite la pa . rôle : M. Kinge, ingénieur, président d\ . groupe Jeune Flandre de Lierre. près d'An l vers. Il prit la parole pour décrire la situa iion intenable dans Laquelle devaient vivr ' les Flamands, exposés aux injustices et i [ l'oppression des Fransquillons. La Jeun L Flandre ne combat pas seulement pour s• langue, mais pour sa race au dehors, et ell \ mène une lutte sociale et économique au ds. { dans. Sa solution est, celle-ci : LiberaMo\ t- complète de la Flandre. Sade l'Allemagn > peut résoudre celte difficulté et elle doit h résoudre dans son propre intérêt. L'orateu 1 a expos4 dan* rel ordre d'idées des projet t précis et exprimé l'avis que de cette façon cinq millions d'âmes retourneront au ger , manisme. Il s'est, servi dans sa conférenc [ de la langue allemande pour, comme il l\ , dit, démontrer mieux encore l*étroite pa renté des Flamands avec VAllemagne. Il < ; terminé par quelques mots en flamand, a. | milieu d'applaudissements et d ouations. » i Qu*l châtiment l Ces applaudissement et ces ovations boches ont-e.lles bien pi t étouffer complètement dans la conscienc de ce misérable les voix vengeresses de ne | tre pavs martyrisé, de nos villes en rui ? nés, de nos milliers de morts de nos pri ' sonniers des innombrables victimes bel ges qui attendent de l'écrasement de l'Ail* " magne la liberté ou la vengeance ? . un Belge acclamé au Reichstag ! Il y ; dans cet accouplement de mots ennemi une monstruosité qui dispens • de toute ai: tre flétrissure. La <t Kceîn.:sche Volkszeitung » termin le compte rendu quo nous avons cité plu haut en notant que le député Mumms a cK turé la réunion par un discours où il relevé le revirement d'opinion, qui se ma nifeste p.-rmi les Flamands en faveur d l'Allemagne. Le député Mumm se trompe et on !e lu fera bien voir. Il y a quelques jours à pe r ne, la « RJheinische Westphalische Zcitung était obligée de confesser que très pe i nombreux sont les Flamands qui conser J tent à se laisser impressionner par les t: - rades allemandes sur le germanisme et 3 vo'r dans les Jtoches autre chose que le s bourreaux de leur pays. Ce n'est pas la tre i hison d'un fonctionnaire du ministère de . travaux publics qui changera quelqu ^ chose à ce lait,'. Les mesures que le gouvei -, nement belge ne peut manquer de prendr ^ contre ce serviteur félon rie feront qu'e? » primer dans une faible mesure le dégoO ? qu'insnire à tous l'es Belges et tout d'abor aux Flamands son incroyable exploit. > . , ■ , . .... NAVIRE GGULÉ Marseille, 6 juin. — Le paquebot « Duc de-Bragance v d^ la Compagnie général "j tra.7isa.tlanticrue', est arrivé ce m-.tin à Mai • ; seille. venant directement d'Alger, avant j bord 663 passagers, parmi lesquels 29 hoir » i mes composant l'équipage du vajrëur ita '3 » lien « HemersBerg, récemment torpiÙé e: 1 Méditerranée. Le chancelier embarrassé Le chancelier de l'Empire allemand a prononcé, lundi, au Reichstag, pour sa défenso personnelle, un discours dont le résumé télégraphique prends dans les journaux, deux colonnes pleines. Pour se défendre contre qui ? Contre le3 ALliés ? Point, ou si peu que point. Les ennemis de M. de Bethhtann-Hollweg sont allemands. Apnement attaqué dans deux brochures répandues par tout l'empire, M. de Bethniann-Hollweg a gémi Ion;-?nement devant le Reichstag sur l'injustice ue cette agression. Une de ces brochures esl anonyme ; l'autre porte un nom connu que le chancelier ne nous a point révélé ; elle? font l'une et l'autre le procès de la « faiblesse » de M. de Bethmann-Hollweg, accusé de s'être effondré, au mois d'août 1914, er présence de l'ambassadeur d'Angleterre e: d'avoir conduit la guerre trop mollement Ces querelles tfallemand's ne nous inté ressent guère. Nous les prenons pour a qu'elles valent. Elles ne nous donnent pas le change. Elles ne sont qu'un intermède comique dans une affreuse tragédie. En d' uit de la gravité des événements, le ch<anee lier impérial prête à rire quand il s'en vie» entretenir sérieusement les députés d* l'Empire, pendant une demi-heure, des rai sères que lui font dieux brochuriers. On m l'aurait pas cru si sensible aux » chiffoni do panier » î... Mais sans doute ne se plain drarit-il pas tant s'il n'avait de bonnes rai sons de croire que ces toits répondent ai sentiment d'une partie au moins de l'opâ nion allemande. [ \ grand renfort de gros mots, il a plaid non coupable, invoquant en sa faveur L bon sens allemand et la justice de Dieu. Me faible, moi effondré, moi traître à la patri allemande ?... L'embarras de sa positio] paraît dans son discours. Ses détracteur appartiennent à l'espèce farouche des conseï valeurs prussiens, qui, après avoir établ leur diomination sur îe peuple allomianc rêvent- de régner -maintenant sur l'uni ver entier. S'il cède à leurs injonctions, de que ne seraient point capables une armée lass et un peuple affamé ? Ma.is s'il leur résiste pourm-t-iï tenir le coup ? Et Guillaume 1 pourrart-il le maintenir -ru pouvoir san s'aliéner les partis et les hommes qui cone tituent précisément le ressort de la machin de guerre allemande ? Le reste du discours ne vaut pas îa pein d'être commenté. Quand le chancelier d ' que l'Allemagne n'a ni voulu ni préparé 1 gueïTe. il lia dit pas Ikx vérité, "ir. jifùte 1914, l'Angleterre avait décidé l'Autriche 1 soumettre à.une conférence le conflit austn l «ierbe. Qui a brusqué les choses ? Qui ' rendu la conférence impossible^? L'Ail* ' magne, et l'Allemagne seule : tel est le jug< ; ment de l'Histoire. Qui a envahi crimineH* ^ ment et sottement la Belgique? L'Allemagn* ' Tout le reste est vaines paroles-; Quant au propositions de paix faites prétendument ^ l'Allemagne par les nations de l'Ententi ' A.'e«t une invention comme les autres." L " jour n'est peut-être pas éloigné où les nom 1 des négociateurs soudoyés par l'Allemagn f essoufflée pourront être imprimés tout vif: Que l'Entente regarde la carte — s'écrie ! chancelier aux applaudissements du Reiciis t-ag. Hélas ! même en Allemagne, il y a de gens qui méditent souvent devant la cart* ruais non pas seulement celle d'Europe. Deu grands journaux d'outre-Rhin se lamer taient l'autre iour sut la parte des colonie 1 allemandes, plîus indispensables à l'indu-4rie et au commerce allemand^, selon eiu: l que tout l'empire austro-hongrois. ] S'il avait voulu, dire toute la vérité, voil ; ce q>ue le chancelier aurait dit au Reichstag ' Mais ni le Reichstag ni lui né sont cncor en état de regarder la vérité en face. ; F. N. : LfS FA ITS DU JOUti ; La Chambre française a décidé, mard i d'accord avec le gouvernement, de siéger e comité secret le 16 courant. A la demand i de M. Briand, il a été entendu que toutes le i questions pourraient être traitées sans lim tation d'ordre du iour. WA.VWVXWtV* 3 i La nouvelle des fiançailles de la prlncess e Yolanda, la fille aînée du roi d'Italie, aoe - le prince héritier d'Angleterre, circule ave - insistance à Milan. Si elle se confirme, cil est l'indice d'un rapprochement étroit, entr - l'Italie et la Grande-Bretagne, que des a( ~ ~or,ds financiers et commerciaux ont déj consacré. ^ AA1AAWV1VV M. Skouloudis a fait lundi à la Chambr yrecque des déclarations sur l'occupation d ^ territoire meidonien par les Germano-Bu tares. Il a dit qu'ai avait évacué le fort d ' Roupel pour conserver la neutralité ; la r; sis tance du gouvernement grec aurait er e traîné le pays dans le conflit. Le gouvernement grec a protesté contr i 'n proclamation de Vétat de siège à Sale . nique. ,> A,Wi>VWWW*» 1 A propos de la grande bataille navale, 1 Matin dit tenir d'une source absolxnner C sûre qu'un grand nombre d'unités allemar J des ont été gravement détériorées. Les e-j. perts maritimes estiment que d'ici plusieur g mois la flotte du kaiser n'aura plus la puû 3 sance nécessaire pour entreprendre une eo. .. pédition de quelque importance. e — \ LES NEUTRESRWITAILLEURÎ LE GOUVERNEMENT HOLLANDAIS INTERDÎT L'EXPORTATION DU BETAIL e On Bwàde de Londres : . ! «A la eonférMfcoe qui vient de se tenir n j ministère de l'agrictiUc-re de Hollande, il i . été décidé d'arrêter toutes les exportation ' ds bétail pendant les prochains mois. » NOTES B'UN AUMONIER MILITAIRE FRANÇAIS LA "FAUVETTE" niiiBfgm One visite des sonveralns beiges aux poilus de première ligne —i)>0«— L'autre jour, le général R.} qui commande notre groupement, avait annoncé une • prise d'armes pour remettre quelques croix de la Lésion d'honneur. La cérémonie se fit, | en la forme accoutumée, sur la bande sablonneuse qui traverse la dune et qui nous sert de terrain de manœuvre. Mais un in-' cidont gracieux devait en marquer la fin. Au moment où les troupes allaient s'ébran-' 1er pour le défilé, on vit poindre à l'horizon ; un cavalier et une amazone : le roi et la ; reine des Belges faisaient leur promenade 1 à cheval. Notre général se porta aussitôt à ' leur rencontre et les invita à présider la dernière phase de la revue. Leurs majestés • acceptèrent avec empressement, présentè-5 rent leurs félicitations aux nouveaux dé- ■ corés et admirèrent la belle allure de nos > hommes qui défilaient aux son^"alternés de 5 la « Brabançonne » et de nos hymnes guer- ■ riers. Un murmure courait les rangs : « Le roi 1 et la reine 1 Ben, mon colon I Tiens, la - « fauvette » nous regarde ». Nos poilus ont ainsi baptisé la reine,à cause de sa grâce 5 ; vive et de sa démarche ailée. Et vous devi-î nez comme ils bombaient le torse, mar-i quaient le pas et s'appliquaient à l'aligne- 5 ment a i La « fauvette » royale a voulu voir de 3 plus près les braves soldats qui travaillent - à reconquérir sa chère Belgique. Depuis i longtemps elle demandait au général R., , de lui faire visiter nos tranchées de pre-s miere ligne. Le « patron » hésitait. Lour-i de responsabilité ! Vovez-vous que les Bo- 6 ches procèdent, au cours de cette visite, à , un « arrosage » intense ! Il fallut que le I roi lui-même intervînt : « — Mais, général, s ma femme va bien dans les premières li- • gnes belges. Pourquoi ne pourrait-elle pas a parcourir vos tranchées avancées ? » L'expédition fut donc décidée en princi-e pe. Elle s'est faite ce matin, par le temps t le plus favorable : une brume légère qui s, devait plus tard se résoudre en pluie, mais [ qui n'étajt à l'aurore qu'un voile discret et ^ protecteur. On partit à trois heures du ma-i. tin, en automobile jusqu'à 1a seconde li-a gne qui est marquée par les ruinés d'une pe-tite ville jadis prospère et animée. Pauvre Z petite ville ! Pauvres maisons dont les toits i. et les murailles sont troués par les obus î j Comme la rue principale est en vue de l'en-^ nemi, on circule de maison à maison, tra- • versant des cours dont les murailles éven-trées forment chicanes. Des villas élégantes, '' du casino somptueux, de la belle église il no reste que des murailles branlantes. Dans les caves, dans quelques rez-de-chaussée . mieux conservés sont établis des postes de '• secours, des cantonnements provisoires de , sections. De là il fallait suivre à pied le « boyau » — un boyau très confortable d'ailleurs et fort bien entretenu, dallé de briques et for-x tifié, à chaque mètre, par des pôurelles de sapins, éclairé par de petits sabords ou par s des lampes électriques. J" Le roi portait son uniforme habituel, de :j couleur kaki. La reine était vêtue, d'un 1 costume tailleur de môme nuance protégé à par un manteau de caoutchouc. Mais la l- « fauvette >» ressemblait plutôt à Minerve ^ ou à Bellone : elle avait coiffé le casque belge, qui ne diffère du casque français que par le lion héraldique dont il est timbré. Son fin profLl prenait, sous la visière d'a--« cier, une expression guerrière qui ajoutait encore à son charme. Le général fit à ses visiteurs royaux les I honneurs de leur frontière provisoire. On passa l'Yser sur le pont Joffre. On alla jusqu'au poste écoute, à quelques mètres des ■ Boches là où il ne faut parler qu'à voix J! basse pour n'être pas entendu par « ceux d'en face ». On visita la première sentinelle de France h son poste d'honneur. On exa-; mina les divers ouvrages de défense. On passa en revue des lignards et des marins. Vous couvez imaginer l'émoi joyeux de nos hommes quand ils surent la présence, dans, leurs tranchées, du roi. — et surtout celle'de la reine. c — Ah ! c'est chic de venir nous voir com-£ me ça — Elle est crâne la. petite reine î 8 _ Tu parles qu'elle n'a pas volé sa croix de guerre ! i — Mon vieux, quand l'écrirai çà chez noms, on ne voudra pas me croire. F* *'TU'S les abris sortaient des têtes curieuses.. e dit le général, ranger-vous un w peu • ln reine va vous photographier ! Le troupier français n' son .amour-propre. ii II n'aime pas poser devant l'objectif. dans le simple a.ppareil D'un poilu que Von vient d'arracher au p ' [sommeil. i. Un caporal s'approche et fit remarquer respectueusement qu'on était « mal ficelé » les effets « en pagaie », de la paille dans les cheveux, les molletières détachées. Si sa ma c jesté voulait accorder quelques minutes ■i pour rectifier la tenue et donner un coup - de brosse ? — Non, non, dit l!a reine en riant. Comme ,ç vous êtes ! Ce sera plus nature, plus pitto - resque. Et quand elle a fait jouer le déclic, un officier d'ordonnance passe dans les rangs, prend les adresses des familles et promet que chacune d'elles recevra une épreuve du , cliché royal. Cette délicate attention ravit nos soldats. On aura, chez eux, leur portrait et celui des camarades et tiré par la reine ! Ah ! il faudra qu'on l'encadre avec soin cette photographie-là, et qu'on lui donne une place d'honneur ! Mais yolri un audacieux qui ne doute de rien. Il demande à la reins... sa signature. Elle consent gMment. Le général beuge-nne un peu devant cette indiscrétion naïve. — As-tu au moins un stylo ? n Personne n'a. do stylo, mais le poilu ne > se découverte point pour si peu. ïl débou-p ■ *nne sa veste "et sort de la poche Intérieure un vieux cahier de deux sous fripé et sali, par un long usaga Un crayon mal taillé es» 0 » * ; accompagne. La reine accepte de bonne |||<r O iprâce cette papeterie un peu rudimentaira irS6 aëSfeSaB fc&s Elle signe, puis se tourne vers le roi : - — Et toi aussi, dit-elle, il faut signer ! cahier replie précieusement la page 'S Si désisleient sigsiM fin Hun liïmi Elisabeth et Albert ont inscr't leurs noms. . „ ,, . „ . fiai l affaire PrSi — Je me suis demandé quelles pensées, Nous trouvons dans le « Tijd n du SI ms? quelles émotions agitaient l'âme des souve- cette correspondance de Luxembourg : rains belges pendant cette visite aux troji- chées françaises. Ils avaient voulu sans « Cette semaine devaient se poursuivre» doute rendre un hommage délicat à la vail- devant le tribunal civil de Diekirch, les dé- lante armée qui les défend et qui les venge- bats dans le procès Erzberger-Prpm. ra, qui monte une garde vigilante à l'en- » M. Erzberger cependant écrivit au jugé tree de la libre Belgique en attendant de qu'il désirait formellement retirer sa plainte les aider à reconquérir la Belgique captive, è charge de M. Prûm et qu'il était prêt à Mais je devine aussi, dans leur démarche, prendre à son compte les frais occasionné» le désir de se rapprocher le plus près pos- jusqu'ici par le procès, îiible, sur ce point du front, de leur peuple » Le tribunal décida qu'il accéderait $ martyr et de leur terre violée, comme on cette demande et le sensationnel incident se presse aux barreaux d'une prison pour Erzberger-Prûm peut donc être contiidérè mieux voir et mieux consoler les détenus. comme clos. Leurs yeux se fixaient à l'est et cher- » Si je suis bien informé la décision de M. eh/aient à découvrir, à travers l£ brume, Erzberger doit être attribuée aussi bien à des horizons familiers. ^ l'influence exercée sur lui par une haute per- Le roi ..pensait à ses forteresses *, à Ses sonnalité ecclésiastique-qu'au fait crue l'on -s nobles villes si actives, si industrieuses : reconnu que, lors de l'invasion allemande à ses fertiles campagnes ; aux champs de en Belgique, des soldats aRemanda ont com» bataille où sont tombés tant de vaillants rnis certains excès au sujet desquels le pro* soldats. «eès ferait naître de nouvelles controverses.}» La reine devait revoir son entré© à Bruxelles un beau jour d'automne, et le palais On eonnalt trop le Herr Erzberger pou# qui abrita son jeune bonheur, et les jardins qu'on puisse se tromper sur les motifs qui où iouèrent ses enfants, et les foyers en l'amènent â retirer sa plainte contre le deuil où tant de mères et d'épouses pleurent vaillant bourgmestre de Clervaux. Ce n'es% ceux oui ne reviendront pas, et les maisons ja générosité qui l'inspire, mais la souillées par la présence des Barbares... crainte. "Le but qu'il se proposait-est atteint, Ils restèrent ainsi un moment silencieux, puisque M. Prtim est en prison, condamné Cependant, malgré le brouillard ce jour de mépris de toute justice sur des poursuî-mai s'éclairait un peu du côté de la mer. fftg directes de l'autorité allemande. Si La princesse, qui sait comprendre et gou- Erzberger évite de nouveaux débats, e'ese ter les beaux spectacles de la nature, re- qU'jj pe-doute, comme le laisse entendre gardait maintenant vers la plage ou les correspondant du a Tijd », la lumière vagues venaient mourir doucement... qu'ils pourraient jeter sur les crimes conv* jj. mis en Belgique par les troupes allemandes, «fc & Sa dérobade vient s'ajouter à toutes celles . ... . oui ont. accueilli les propositions d'encpiêtes J ai rencontre le général qui r entrait ch ez évêques belges et des autres accusateurs lui. — Les Boches ont été sages ma-t-il l'Allemagne dit. Pas un coup de fusil Pas une torpille. Qe ^ Mais, c'est éaral, j'aime mieux que cette pro- UR£ EN 2* PAGE : mena de soit finie î " J à son £rtte " éteU Eem EN GAL10ÏE ET A L'EST B'YPRES î Jean LImosin, LA LEg0N pu JUTLAND, Par P. CRO- (Ctanoine G. Ardant.) KAERT. ®SBS!Bg®SBS UI\ DBUIL POLR LES ALLlhs Mort, tragique il Lord KitoheniP LE CROISEUR "HAMPSHIRL" QUI LE TRANPORTAIT EN RUSSIE A GCULÉ SUR UNE MINE, OU A ÉTÉ TORPILLÉ La brillante carrière du soldat et de l'homme d'Etat —»Ot(— La Grande-Bretagne et les Alliés viennent de foire une grande perte. Le comte Herbert Kitchener de Khartoum, ministre de la guerre en Grande-Bretagne, vient de mourir. Il est mort au champ d'honneur, sombrant sous la mine ou sous la torpille allemande avec le navire de guerre qui le transportait en Russie. Et une telle mort achève dignement une vie qui fut consacrée entièrement à la grandeur de la Grande-Bretagne, et dont les vingt derniers mois ont pourvu à l'accomplissement de l'œuvre gigantesque de la création des armées britanniques.Chose curieuse, lord Kitchener commence sa carrière en prenant les armes contre l'en" nemi d'aujourd'hui sur cette terre de France où il vient de lancer des millions de combattants. Il avait vingt ans en 1870, et il aimait la France où il avait passé la plus grande partie de son adolescence. Sa famfïïe — dont le bérceau est Tralee, en Irlande — était une famille militaire. Son père était lieutenant-colonel. Le jeune Kitchener entra, après 1870, à l'Ecole royale militaire de Woolwich, d'où il sortit pour entrer dans le corps des Royal Engineers. Il servit successivement en Palestine (1874-), puis en C-hypre de 1878 à 1882. Il nassa en ce temps-là en Egypte, où il eut le commandement de la cavalerie égyptienne. 11 ririt part comme lieutenant-colonel à l'expédition du Haut-Nil (1884-S5) et fut deux ans gouverneur de Sounkim. 11 devait rester d'ail/leurs longtemps en Egypte, prenant part comme commandant, des troupes égyptiennes à toutes les expéditions destinées à assurer la sécurité des frontières méridionales de l'Egypte et du Soudan. Dè? 1890 il avait reçu le titre S''rdnr nu généralissime cles forcée égyptiennes. Ft en 1R98. où il acheva l'expédition de Khartom, il re-r'ut du gouvernement anglais les plus grands honneurs et fut élevé h in pairie On s^ r annexe que. visitant récemment ;fi front des armées alliées en Belgique et en France, il fit la rencontre du général Mar-ehand. avec rru.i iJ avait failli en découdre lors de cette expédition qui consacra sa re- nommée. Ta guerre du Transvaal lui valut de nou-velles'occasions de sr< distinguer.Chef d'état" ma.ior du <*oros expéditionnaire du Sud-Afri-orre en 1893, il en* le commandement en chef des t mîmes de 19W à 1902. jusqu'au jour où la connu été achevée, 1a pacification du pays et s s l'ovale adhésion à l'Empire furent cho-ses assurés. Tjord Kitrhen^r devenu vicomte fi] nVtsit jusTnie-IA mie barnn) fut _pnsuiti* notnm^ su rommandem^nt pfinéra! *d" l'prmpp des ln-TJ rV.m.uir?, rliarg^ fonctions in?- .-n,v.y| 1000 et. fut nlors r.o-nm^ f»W-'nnr,'^hal ■»t. l'armés piih'T-te, inemVire du Cmif^ r1» la dA'en=e de' l'Emnire. Il retciîirrsa ensuite rx\ Es[yr>te en mialifé d'agent rïiplomatifj'ue, | en remplacement d-e lord Cromer. Il n« quitta ces fonetiftiis q«'â 1a âwsraratien d» guerne, et consul général. C'est le 5 août 1914 que lord Kitchen«B prenait possession du ministère de la guerre. On sait ce qu'il a lait de l'armée anglaise, armée presque insignifiante en nombre en regard des grandes armées européennes fft : qu il laisse égale aux plus puissantes. Cette prodigieuse transformation suffira assurément à la gloire de ce grand homme di guerre. Il fut vraiment le type représentatif de 1s nation britannique, dont il incarnait à mer i veille la froide volonté, l'inébranlable perse* j véi'unce. Les qualftés de son tempérament et de sa race, qu'il avait exercées pendant quanunte-çuatre ans pour la grandeur dj sa patrie lointaine — c'est en Grande-Bretagne qu'il a le moins vécu —, sa science ! militaire, ses talents d'organisateur, c'est à notre service aussi bien qu'à ceïui de notrs grand© alliée qu'il les consacrait depuis.-1914. C'est pour nous autant que pour eu» mômes que des millions d'hommes, parmi lesquels la fleur de la race britannique, lut tent crante* les Barbares en Europe et s cas tous les deux. Les jwines « briteris n dent Kitchener a fait les soldats du droit, et qui portent aveé ergwci! san nom, il les a lancés dans la fournaise pour libérer la Belgique en même temps que pour cueillir de nouiveanx lanjj riers à la gloire britannique. IH 'i-is, quel exemple et quelîe ieçtm dans )a vie de cet homme ! En vingt mois, il o transform'é Ja flrande-Rvetogne 'la sei-vi^s volontaire, en une nati-on oonsôtewtB da sa dbsteiéE et jalouse d» m force ; eïïe qui eft «oniontait de cent ciiiqna«,te mille vtîon-taîres, il Ici a fait équiper cinq millions <5? solda-ts ; il l'a convertie, il l'a éveillée, il lds a faft. compreTudre les nécessités cfe l'heure. Et à la vou île ce grand «hef, cm vit le pens pie briterïiïiqira applaudir, il y a à pem« trois semaines, A la loi qnS dépeuplait set foyers pour ferger à la patrie un reirrpaa^ vivant digîie de son prestige at de sa force: Tel est la bienfsisatïf miracle dont lord KiS-ohener est le premier ouvrier, et tel «si l'exemple qu'il a donné aux hommes d'Eiai ippeiée comme lui à veiller sur les destâ-, w:es d'une nation. Avec tout le peuple britannique, le pettpfè belge s'inclinera avec dou.lewr devant c» gpsnd sold'at, et sa reconnaissance est ao qtuise à celui çrn vient de mourir pour la caïuse commune après lui avoir consacré avec succès le meilleur de ses efforts et d® ses facultés. 7i(HC — LA NOUVELLE OFFICIELLE Londres, 8 juin. — Le secrétaire de l'Amirauté communique le télégramme suivant, reçu à dix heures du matin du cem- « .Je vous annonce avec un profond regret- que le croiseur-cuirassé anglais « Mampshire « ayant ft bord lord Kitchener a été coulé à huit heures du soir à l'ouest Le numéro * î® Ceatimes (S CSMTSSSSS M SF&ONT) m 25t JI.NNËE. — Série nouvelle.—N* 576 Jeudi S Juin f*916

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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