Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1914, 12 Janvrier. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 13 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/rr1pg1jr7v/
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LUNDI 12 JANVIER 1914 \ 1 'LJISJïON DANS L'ACTION VINGTIEME ANNE — N° 12 abonnements Pour toute la Belgique Un an fr- 9.00 Six mois 4.60 Trois mois 2*35 Gr.-Duché de Luzemb. 20.80 Union poitale. . • > • • 10.00 Directeur : Fernand NEURAY Edition Jf (6 ««'O Edition** (10 h. »oir) Edition Jjt (minuit) LE XXe SIÈCLE Instant-are omnia in Cbristt Téléphones 364G et 3B3Q ) nij—^4- AWminictt-oHnn • A imnassft H#> la Fidélité. 4. Bruxelles ANNONCES Annonces ordin.. petite ligne . 0.40 Réclames (3* page), la ligne. 1.59 Faits divers corps . . » 4.00 Faits divers fin. • • » 2-00 Réparations judiciaires » 3.OC Nécrologies r « • • 2»00 Les annonces sont reçues au bureau du journal 5 centimes le numéro _ EDITION*, A PROPOS i braco'nnao »(>î"î<)«—— Mieux vaudrait prévenir- .—»o«— Saison do chasse, période habituelle I caractérisée par une recrudescence de ti t «s attentats ou d'amcidents douloureu; I n'est pokiit d"ainnée qiuii, pondant ces c | nues mois, n'a.it connu ces heures sombri I douloureuses de l'aimée 1913, en dépit ■ sou von i rs encore si 'près Kj«e- nous epu ils_c | font oublier les incidents du passe, n < I probablement été ni plus ni moins faita,le ses devancières. . C'est tradi.tion.niel, disons-nous, et n table. Qu'est-ce donc qui explique < i Nous pouvons en parler bien à l'aise, j f ignorons tout de la passion de la en | mais cette ignorance ne nous dérobé rie E la psychologie du chasseur, .psychologie ! s pool aie, très complexe, faute d'instincts | viques remontant par leurs origines ï époques lointaines où la chasse, comn ; pêche, était unie condition même de 1 S fcenee; faute aussi du coût naturel des i? t.ions, des aventures, d un besoin inavo' H destruction et de domination, du peau aux exercices physiques et à la combat vestige toujours vivace des âges barbare I • toujours prompt à se réveiller. A mesure que les sociétés ont marche une stabilité plus girande, que le tr s'est organisé et développé, que la -noti< i propriété particulière s'est précisée, qi jouissance collective et vague s est. si |- tuée unie .jouissance rigoureusement p tive, on à senti le besoin de réglem l'exercice du droit de chasse, autant une -pensée de sécurité et de conserv que dans une penséo de fiscalité. Mais tes les législations, sans en excepter le romain, ont gardé l'empreinte visible H conflit permanent entre l'iinstinct géné: lediroit d'un seul. Ce conflit s'accentua ticulièrement pendant la période >?é( au cours de laquelle le droit de dhass fusé aux manants, devint nettement régalien et accessoire apprécié du dre haute justice. O'éfcait privilège extraordinaire c des lettres patentes accordaient le dre chasse à des collectivités — comme ce j K cas pour les habitants de Beau vois, en L attainte au droit du seigneur su ch-aoao était alors sanctionnée par. des p ext<ravag>î«n(te3 : peine de mort contre concilie était surpris chassant d'ans les i royales; le chambellan d'un duo Gou do ftour#ogm© fut lapidé pour avoir ti buffle dans la forêt de Vassac ; suppii< I * 1a pendaison infligé à qui dérobait,, do du gibier dans les garennes du Béauvo: Et il en fut ainsi jusqu'à l'ordoninaiK 1669 qui raya la peine de mort du cata des peines pour délit de chasse. ' m-] La olinaa© .n'en resta .pas moins plais luxe de grand seigneur, à oe point qu'ii. oait pas permis de préserver les récolte dévastation-? des fauves et du gubier. La révolution de 1789 a introduit <$a dooiaiine des idées égalitaires et supp tout privilège aristocratique. C'est, elle d-écret de l'Assemblée constituante de droit reconnu à tous, sous réserve des i res de police et do la stricto obligatic respecter la propriété d'autrui. Il a'en a pas fallu davantage pour r. 1er au jeeur teîes « manants » une passio chaînée par la crainte de rigoureuses ] itiés et iià s'y est joint le désir, chez la ! geoisne, de prendre sa irevanche de la le infériorité qui l'avait humiliée. Mais est résulté aussi une accentuation du et mettant aux prises des passions égale ardlentes, conflit dangereux si l'on cons que le braconnier opère à main arm qu'un ootup de feu, dans la nuit, peut H un gage d'impunité et de salut. Nous en sommes là. Des attentats fréquents ont démontré la nécessité de n garantir la sécurité publique et la vie. » que faire? La réglementation do la chasse s'in K on raison même du devoir de sauvegard propriété pràvée et il ne pourrait être tion d'en revenir au régitme de la ohass nale. Mais dès Ioïs aussi -naît le conflit la reconnaissance même d'un « d'roi chasse». Et comment protéger ce « di contre les atteintes auxquelles il est h ment exposé1? Comment surtout préveni rencontres qui aboutissent trop souve des conflits sanglants, qui ressuscitent nos campagnes de vraies scènes de bat laissant derrière elles une longue train rancune, génératrice de nouveaux a tats? Le problème n'est pas nouveau. Notre nière lai de 1882 a fixé le code de la ch minutieux et sévère. Le fait de chasse illicite est puni avec rigueur de nature, semblait-il, à .faire cliiir. Peine perdue. Depuis 1882, les a tats n'ont été ni plus ni moins nombre Faut-il chercher remède au mal dans aggravation des peines? On l'a soute m voquant à l'appui de cette thèse l'exe cle l'Allemagne où les délits die chass* raient rares, en raison de la riigueur et promptitude de la répression. Il est tou malaisé et dangereux d'aller cherche: renseignements à l'étranger, mais à si ser exact oe qu'on nous ait de l'Allern; aious craignons fort qu'en Belgique un gravation de peines n'ait d'autre rés que de rendre les conflits plus grave soulignant l'intérêt qu'a le braconnier happer à la répression. Qu'on y pi garde, du reste : à moins de bouleverser l'échelle des peines ou d'armer le$ t naux correctionnels d'un compétence finiie, ce sera lia cour d'assises qui gue le braconnier. Peut-on-avoir confiance absolue dar jury et croit-on sérieusement qu'iil pr( oera le « oui » de la condamnation, qua romistère public aura établi à charj I accusé le « meurtre » de quelques lap Des Iapims! voilà le mot lâché. II peut vexant pour le titulaire d'un droit de cl de 'voir sa chasse Ravagée par des bn nieis et nous concédons que ce droit — nie tout droit — doit être respecté, jamais l'esprit p a établir une éohello des droits, comme a une echeiile des peines et des dev oirs. ^n11"3 316 pouvons nous rall/ier ïu,1 aggravation des peines. Le < À«î otîfcaî 1<eo°nnu, l'autorité se même dJen protéger l'existence l'exercice, c'est entendu. Le braconnier es en général, sujet peu recommandable, noi le concédons encore. Mais mous nie croyoi -pas que l'ordre sera, assu.ré^ quand l<a^ l aura condamné tout braconnier aux galère A notre humble av'S, une surveillance pr Eventi've serait autrement efficace. La 1 pourrait armer des agents éprouvés et ne des gardes particuliers, du droit de pral quer des visites domiciliaires, là où ces vie tes pourraient être justifiées par des pr somptions graves, et ériger en délit le se fait de détenir certains des engins perfc tionnés à l'aide desquels opèrent nos mode , nés braconniers. Elle aurait le droit d'< ie • agir ainsi, moins dans la pensée de protég agrXj « les lapins», que dans la pensée <le prév y 'niv et d'empêcher des pratiques qui se tr ; 1 duisent trop souvent par mort d'homme. :9 ? Mais ne nous 'berçons-nous pas die foll illusions? Ceci est'du domaine de la poli 10us rurale : or, depuis combien-de temps no luJ"a parle-t-dn de la nécessité reconnue de q'u,e réorganiser et de la renforcer î f . Senex. lévi- — fJms Bulletin politique asse, n de Commentant les suites probables i ÏS voyage de M. Venizelos à Rome — le p. aux mier ministre de Grèce est parti same ie la soir — la Tribuna écrit que dans les d< «o«- nières vingt-quatre heures,un courant s'i ràde manifesté plutôt favorable à l'annexi, liant de Lemnos à la Grèce. Quant à Samotht vité, ce, il paraît que la Porte n'insiste pas tr, ® et à ce sujet, car il s'agit d'une petite Me sa ports, habitée par une quarantaine de 1 ava" milles de pécheurs. Elle ajoute que les f «n de gociations au sujet de la réponse de 'à La Triplice à la proposition anglaise n'êta ibsti- pas terminées, il n'est plus douteux que ''ter délai fixé pour Vévacuation de l'Epire se dans prolongé au delà du 18 janvier. Dans l c ttion tour âge du grand-vizir, à Constantinop, tou- on affirme que les intentions belliqueu: 4rolt prêtées à la Turquie sont gratuites et i ■al et justifiées. par. — te voyage de M.Asqui/h à Pans au idrule, bien,en dépit des démentis que nous avo e' *T'~ signalés, un certain caractère politique. >de P7gm^7 ministre se proposerait, d'après Daily mail, d'effacer au cours de son . jour en France, d'atténuer la mauvaise i uand Presslon produite à Paris par les récen, it de M bruyantes déclarations de M. Lo lut le Georgey au sujet d'une entente avec l'Ai 1397. magne pour la réduction des armemen r. sa II paraît que M. Winston, qui, lui mis ^qui8 a un séjour en France, se serait dt orêts employé à cette tâche. Mais ses assurant. wtrain auraient paru insuffisantes f M —- if LES NOUVELLE >e de Un incident entra MM. De Mo ir et et Max H ail et I n'é- Nous avons rapporté qu'au cours do la c s des j^ière séance du conseil communal, M. M Halle t avait traité M. De Mot d'«infâ ns co iiKlividu ». rimé M. De Mot vient de faire demander ■ ïpuis explications au délicat échevin soci;ilw 1790, Mais celui-ci n'a pu être touché par cette oesu- mande, étant actuellement en S-uisse, poui n de plus grand bien du pauv' peuple. îveil- 1.9 premier bal de Oou II Cin" pour lequel trois mille invitations avaient < )éna-^ lancées, a obtenu, en dépit de quelques a k)u r- tentions dues à la grippe, son habi-bu-el s ngue cès. ]ja grève des auto fiacres n'a pas em i'1 en ohé ies nombi-eux invités d'arriver au Pal miîit en tomps uJtile pour assister à l'entrée du c memt tège royal. . idère 11 était 8 heures et dem'ie lorsque le Ptoi ée et La Keine se sont rendus dans le salon bleu, être se tenait le cercle diplomatique. Tous les j nistres étrangers accrédités à Bruxelles trop trouvaient là, avec le nonce apostolique, lieux les souverains se sont fort aimablement Mais tretenus avec eux avant d'aller dans un sa voisin recevoir les nombreuses personnes < ipose avaient sollicité l'honneur de leur être p er la sentéee. q-ues- C'est au rythme de la « Marche ae < e ba- bourg s, exécutée par la musique du 1er re par ment des guides, que le Roi et la Reine, sui t de du corps diplomatique, des ministres et oit » nistres d'Etat, ont fait leur entrée dans -taie salle de bal. La Reine portait une délice r ces toilette de soie blanche lamée d'argent'a ^t à manteau de cour en tulle rubis doublé d'or dans Le bal commença dès que Leurs Majes aille eurent pris place à l'estrade. Il fut irit le rompu vers 10 heures et demie pour permet tten- au R°i et à la Reine de se rendre au p< buffet installé dans la serre. lcjlel La fête a pris fin vers minuit, après que asse souverains se furent retirés. > ll(nje A !'Académie do médecin réflé- L'Académie de médecine de Belgique vi tten- d'élire comme membre titulaire le doct-ix. C- Goris, en remplacement du défunt prol seuj* Thiriar. ^ ['™\„ Au département des chemins de fe » M- Closon, directeur du groupe de l'exp » ^1 tation à Liège, est nommé directeur d'ad r® nistration à la dii'ection de l'exploitation, [ , remplacement de M. Lanneau, promu gracie d'inspecteur général. PP°" M. Debienne, chef de station à Louva igne, norûmé directeur de service, à Liège. 3 0 ultat G L'Avenir Le bateau-école a l'Avenir» finira son d1 é- chargement vers le 22 janvier. Il quittera M enne bourne à ordre vers le début de mars. boute — „-<> ri'bu- tes «aux potable indé Une nouvelle Intercommunale des es ttera vient d'être créée : vingt communes de banlieue de Liège se sont associées avec is le province pour amener chez elles les eaux * ►non- source du Néblon, affluent de l'Ourthe. îd le travail à réaliser est très important, car ;e de eaux qu'il s'agit de capter sont situées ins? 45 kilomètres de la ville de Liège. On é étire luo dépense à cinq ou six millions. icon- ri Une ég,!se a'icniande à Bruxeliej com- Grâce à la générosité de la colonie a" mais mar)de, les catholiques allemandis de Bru> ■jbiic iesy von^ avoir une eglise. Elle sera constru •{ près des locaux du a Gesellenverein » et ^ pose (solennelle de la première pierre au-ra 1 très prochainement. Les frais d'acquisiti du tei'.rain sont couverts déjà par des dons Les Pères_ Oblats du « Gesellenverein » c à la appris, ees jours derniers, par l'entremise Irait prince de Hatzfeldt, charge d'affaires d'Al doit magr>e en Belgique, que l'empereur Gui-llau s et J accorde au comité un don de dix mille mari ..... j» Le ministère conservateu i a débuté, en Espagne, i de !a façon la plus heureus l'_ u6; Il y a pourtant un léger nuage De notre correspondant ar Le 9 janvier 1£' ■- e- La, période électorale-est d'ores et déjà o a- i verte en E'spagne. Le décret dissolvant 1 \ Cortès actuelles à paru la semaine passe es î J] fixe au huit mars les élections légxslativ ce ( pour la Chambre populaire. Les électio us \ pour le Sénat aurojit lieu le dimanche' si la vant. Le décret en question ne dissout p •j 1e Sénat pour que, en cas d'événement n prévu ,1e gouvernement puisse s'appuyer e ™" l'un des corps constitués die la nation. Am S bien le renouvellement du Sénat par ren< tion ne se fait que par moitié. Ce sont J personnes morales : univeisités, cliapitâe lu | députations locales, autorités judiciaires q ,g. \ nomment cette moitié. - L'autre est design »• ^directement par le Roi et son ministre. E ; est composée de sénateurs qui sont nomin ■7" ^ à vie (vital ici os) en raison de leur situatu 'st i sociale, de leur naissance, de leur fortune 1 m } de leurs mérites personnels. Je dois d'ailleu ' ajouter que oe second mode de recru tome j est très combattu par les républicains et à 1P } ministres libéraux comme Canalejas avaie ns « annoncé qu'ils le modifieraient^ a- \ L'article 32 de la Constitution établit J ' | intervalle de ta*ois mois entre 1a date de . " dissolution du Parlement et sa réouvert lu } Dans ces conditions, a déclaré M. Dato, . nt | nouvelles Cortès fonctionneront le 30 ma le ? prochain. ra \ Jusqu'ici tout semble réussir au ministè ' actuel. Il a eu d'excellentes élections mui ]l~ 5 cipalcs ; la grève du Rio-Tinto, qui inenaç-i e, J de devenir grave,a été terminée sans incidea es i grâce à la prudence du président du Couse: n. les maniféstations contre la guerre du Mare dont les républicains avaient pris l'initiativ ont lamentablement échoué ; la petite révo" ra des étudiants, à propos de l'accideht de trac ns vvay dont un adolescent avait été^ victime Barcelone, n'a pas eu plus de succès : l'exe 7 lent effet produit dans toute l'Espagne et , ! particulier en Catalogne par le decret sur ;e~ i c mancon>munid.ade.i » attire au gcuven'-i m- j ment les sympathies et la collabora lion d 'es ; homiœes émkients qui «ont à la tête du me j veinent régionaliste cataian; l'organisati : du protectorat de l'Espagne au Maroc ■e" réalise totus les iouw, sans trop de péri ts. d'hommes, sous rnabiilé direction du généi sit Marina. Bref, cet ensemble d'heureiix évé. ; • > n*ent3? dont la plupart «ont dus au tact et / la décision du nouveau ministère, et en par es oiiilier de l'én>ment homme d'Etat qui le pi side, lui aes-urent arec de'brillantes éiloctio en sa faveur, un long aivonia- qui profiter ». à » e:ïai»»cUice înoralo et aK*té:-ielie dfc S *** ^ La seule ombre à ce tableau est l'opiKJsiti plus bmyante que profonde- faite au pouv< par certains jeunea conservateurs qui prête ^ dent défendre M. M au-ra et sa politique cc tre la presque unanimité du parti. Jusqu' <>r" M. Maura a été admirable de dig'nité et ax tenue. Ii n'a ni encoura.g'é ni découragé ce me qui se groupent autour de son nom. Je , répond-rAλ pas cepeaxla-nt que si le gouven ^ ment venait à ne pas suivre la voie qu'il cr< 'p- être la voie droite, il ne le dît et très liai rï.0- Et il sei^ait entendu, car il n'aurait qu'à le a te Le -doigt pour ramasser autour de lui ù niasse rm'pciwintc .de partisans décidés à suivre où il .voudrait Isa mener. r / Son fils, Gabriel M.au-ra, semble ne pas v< îté loir imiter sa retenue. Il a pa ru, il y a quin jours à peine, dans un journal de Madrid, u iic- note de Lui qui était une change violente cc )ê- t,i» les ministres actuels, surtout contre . ais I>ato, auquel il reprochait une ambition c or- m -surée du pouvoir. Dato a répondu qu était assez connu pour n'avoir pas à se c et fendre contre semblable accusation. Il av; où accepté le pouvoir parce que le Roi l'av; ni- coniuiré de ne pas le laisser dans l'embari se où te mettaient les divisions des libéraux et le refus de Maura. Oe n'est qu'après av< 3n- eu rassentdment de toutes les têtes du pa on conservateur, sauf une, qu'il s'était décide lui constituer son ministère, où son«t entrés 1 ré hommes -qui, de tout temps, ont passé po les plus dévoués à M. Maura. I9 *.** ^ Quoi qu'il en soit, je ne serais pas surpr v1^ comme je vous l'annonce depuis plusiei l\ mois, que la situation actuelle ne prodaii un déclassement des partis espagnols. U extrême dioite « constitutionnelle » se forn rait chez les conservateurs dont M. Mau serait le chef. A elle se joindraient, non p er* les chefs, mais tout le populaire de l'ini kre grisme et du carlisme. Vers la droite moc rée, présidée par Dato, affluerait la maf ' ' foncièrement religieuse et ardemment mon.; ]0:. chiste, mais qui plus en contact avec les fa ^ par sa sitaiation. est plus réaliste, moi portée aux attitudes épiques. Beaucoup ceux qu'on appelle ici o libéraux » et qui s \ . vent Garcia Privto em Romanones, y tr< veraient leur compte. Remarquez d'ailleu ^ur que Dato, après Canovas del Castillo, es dessein formé, ne parle jamais que du « pa libéral-conservateur ». On le lui reproc r assez dans certains journaux extrémistes. Luis Molina <—5—ç aï! Le Moniteur •„ du 11 janvier m' ORDRE JUDICIAIRE - Sont accepta les démissions : de M. Caroly. juge au trit }) nal de première instance d Anvers; de . Sauweni, greffier adjoint sumuméraire au t el- bunal de première instance d'Anv|rs; d pense de 1 obligation de résider au chef-li du ressort est accordée à M. Pierre, juge î tribunal de commence de Bruxelles. ,ux BEAUX-ARTS. — M. Zimmer, professe la de violon au Conservatoire do Gand. -f la chargé du cours de musique de chambre a\ les piano à cet établissement, en remplacemc Le d'î M. Lebrun, démissionnaire, les TELEGRAPHES. — M. Kayaert, int à nieur électricien, et M. Macrfen6, id., ont e ^a- nommés chefs de section à l'essai des té graphes. PONTS HT CHAUSSEES. - M. Morea I, sous-chef de bureau, a été promu au grade chef de bureau. el- ite LE XX SIECL-E eu . on est lu pour sa RUBIOQUE SPOHTÏVI ^ comme pour se» le" INFORMATION ET SES ARTICLES POLITIQUE ne es. ET LITTERAIRES r Aoiundsen à Bruxelleî a^oijn——— Roald x\mundsen, le héros du pôle Sud, econférencié samedi soir, en la salle Patrie où, malgré un temps affreux, il y avait pou l'entendre une foule considérable. C'est M. Pavoux, président de la vSociét royale de géographie, qui a présenté l'expia rateur à ses admirateurs. Il a rappelé qu des liens étroits de solidarité scientihciue uni: sent notre pays à l'illustre voyageur : Amunc sen, en effet, fut du voyage qu'en 1895, sou la direction de de Gerîacne et de Lecoint u- la «Belgica» fit dans les régions aritarctiqu< es où elle hiverna, chose jusq.ue-là inouïe, a e. delà dii cercle polaire. Sieul de tous ceux qi es tentèrent ce "akl audacieux, Ainundsen pe ns sévéra dans la dure carrière d'exploratei i\- hyperboréen. 1 ■ts Quelques années plus tard, en effet, à boi a- de la coquille denoix qui s'appelait la «Goja. Llr il tenta et réussit la traversée du nord-oues puis reprit la mer pour réaliser cet explo •c- fantastique : la conquête du pôle Sud ! ( e» Quand les applaudissements qui saluèren <5 à combien juste titre, le rappel de ces hau u{ faits, se furent ap-aisés, M. Pavoux remit 2,e A.mundsen les seuls ténioigna-ges d'admir lc tion dont dispose la Société royale de géogr; és phie en faveur de ceux qu'elle veut honorer )n un diplôme de membre d'honneur et une n> )U daîlle. rs Les applaudissements reprirent de pli n,t belle, puis Ainundsen" parla. es II rappela avec simplicité son voyage ; coi Qt ment, après l'expédition Shacfeleton,qui éta parvenue jusqu'au 88.3 à 179 kilomètres c m Pôle il partit en août 1910, à bord du «Fran la de Ntansen, pour la barrière de Ross cor ■e ment il. abandonna son navire à la baie d ^ Baleines où il s'établit avec quelques-uns < rs ses hardis compagnons ; comment il s'en ail le 16 décembre 1911, vers l'inconnu, vers re Pôle qui, depuis cFes siècles, tentait la curi sité du monde savant tout entier, et s'en al avec la certitude morale de réussir, « car 1 ,(• entreprises polaires sont avant tout ui ] .' grande entreprise de camionnage sur lC' glace ». Et il réussit en effet : les dépôts * e' vivres qu'il avait d'us posés — au p-rix < quelles fatigues ! — de 110 à 110 kilométrés < î3. distance les uns ries autres lui assurèrent pe \ dant les 1,000 kilomètres qu'il avait à f ranch y{_ les ressourcés" matérielles indispensables, [Wi le 16 décembre, 9ans avoir perdu un se cs homme ni éprouvé un accident sérieux, rai r6_ giré des froids de 59 degrés, il pl-antait au Pc ea le drapeau norvégien 1 u_ Fuis oe fut le iv>tour, rendu plus léger p >n l'orgueil du triomphe, et la rentrée, le 30 ja se vk>r 1913, à bord du «Fram», après un voya. die -97 jours, poursuivi à une allure moyen: ,a[ de 36 kiJomèfcrcs par vingt-quatre heures. Arhujwisen s'exprimait en fran-çaiis et s< ^ débit se ressentait de son imparfaite canna sai>oo do notre langue. Mais ses ince>rrectie> de langage n'ont rien enlevé à l'intérêt ni na la beau té de-sa conférence, adauirabsle leçt ja d'énergie et de courage, donnée arec une sii ie - pdicitc qoiien dov-bîait je mérit-e.. l>e public, faut lui iwwdre cette justice. T'a bien co: pris : il était profondément intéressé et ém >n e,t l'a bien piouvé dans l'ovation finale qu >ir a faite à l'homme énergique qu'il avait deva •n- lui. n- De belles vues cinématographiiques iilîi ici traient cette conférence et en augmentaie de encore l'intérêt. iix ne | Après i'acquittemenl ï de Saverne u- ze — t** MAUVAISE HUMEUR DES JOURNAL ALSACIENS ET DE LA PRESSE ALL VL. MANDE. lé- Le double acquittement de Sr-tasbourg a c [£. fort mal accueilli en Alsace. Il fallait s'y i tj|. tendre. Aussi n'attacherons-nou-s qu'une ii portance secondaire aux commentaires qu' font. a?- Signalons toutefois cet incident : ^ La « Nouvelle Gazette de Strasbourg » i n" sure que le président du conseil de guerre et1 télégraphié au préfet de.police von Jagovv a au juncker voji Oklenburg, l'ami du kronprk es le verdict qu'il venait de lire, et qu'il y ur ajouté : « Mes plus sincèi^es félicitations. » La a Nouvelle Gazette de Strasbourg, q trouve ce fait inouï, ajoute : « La confiance dans la justice militaire se 1S» fort ébranlée de ce procès. L'armée devie rs i un danger permanent, après le jugement d'à >ït jourd'hui, pour la paix intérieure de l'Alsac ne Lorraine et pour la bourgeoisie tout entière, le- Il peut être plus intéressant de signaler l'a ra préciation de la presse radicale allemande. ag Le t Berliner Tageblatt » écrit : t Partout où l'on ne veut -pas de bien à l'Ei / pire allemand, vont régner à bon droit la sat faction et la joie. Les monceaux de décombr ^ en Alsace-Lorraine grandissent sans cesse, l'on se demande aujourd'hui s'il y a quelq Lts chose encore à casser. ns « Ailes Kaput ! » tout est fichu ! s'écriait i de député au Reichstag, le 3 décembre. Il se ii- en droit de le répéter aujourd'hui avec plus hu- force encore. :9> ^ Le rire des habitants de Saverne a failli et étouffé dans le sang, d'une douzaine de < rti toy°'ns- ^n, avait préparé une mitrailleuse po , * cela. Les désirs du colonel von Reuter auraie été exaucés; mais, d'après le jugement ren« aujourd'hui, cet officier aurait dû être acquit même si son attitude avait eu pour cons quence le sacrifice de vies humaines, car colonel se croyait dans son droit, et, suiva sa conception, l'habit du Rioi est un chape de Gessler devant lequel tout bourgeois d( faire la^ révérence. es Contre cjuiconque rit, sourit ou paraît se a- rire, c'est à coups de crosse, à coups de baïc nette et à coups de mitrailleuse que l'on pe agir. Si tel est le droit dans l'Empire allemar • personne n'est plus sûr de ne pas.recevoir ' jour une balle ou un coup de crosse..» Telle est, samedi soir, la seule véhémer protestation. Les autres journaux annoncent la fois des représailles contre le pouvoir ci ur en Alsace-Lorraine, qui, disent-ils, n'a pas f; sst tout son devoir, et un régime d'exception cc ©û, tre la population alsacienne. nt té L'OBSERVATOIRE é- ^ ^ La pre«-sion est forte sur -la plus gran partie de l'Europe. Elle atteint 784 mm. s j-. la côte occidentale du golfe de Bothnie, et n'< plus nulle part inférieure à 760 mm. Les minima se trouvent près de Paris (7 mm.) et sur le golfe de Gênes (671 mm.). Le baromètre descend au sud-ouest des II , britanniques, et sur la Frajn.ce et la péninsi * hispanique, il monte partout ailleurs. En Belgique, 4e vent est faible ou mode i q entre N.-E. et E., et La température est coi S prise entre 1° et 5° au-dessous de zéro. Prévisions : Vent N.-E. à S.-E., faibllie < modéré; beau, refroidissement. mi I IIHIM I 11 ; Comment on traite les malades ctan9 J les hôpitaux de Bruxelle <e Une réponse du Conseil des Hoi 'a pices et ce qu'il faut en penser u i - Nos lecteurs se rappellent les faits revcl ir naguère clans les colonnes du a XX6 Siecle par M. Mourmaux, un Bruxellois dont d femme était morte à l'hôpital dans des ci », consiances vraiment révoltantes. Le Cons< t, des Hospices nous adresse à ce propos ui it lettre que nous n'accompagnerons d auci commentaire. Nous nous contenterons de t, faire suivre de la réponse de M. Mourmau ts laissant à nos lecteurs le soin de juger çoi à me ils le méritent les procédés de l'admini tration des hospices à l'égard des malad ^ eo de leur famille : a' « A Monsieur le Directeur du Journ c Le XX0 Siècle ». 1B Monsieur le Directeur, ;i- Dans votre numéro du 31 décembre, vo it avez inséré une plainte de M. M... à charge < u personnel de l'un de nos hôpitaux, plainte q vous qualifiez de « récit émouvant » et ;1_ « terrible réquisitoire ». . ,R| L'épouse M... a été admise a 1 Hôpital > u. Pierre (et non à l'Hôpital St-Jean) le 27 od _ bre 1913 (et non le 28). i ' Nous affirmons que cette personne a si combé à une maladie infectieuse et non à u bronchite contractée à l'Hôpital St-Pien "a comme l'insinue votre correspondant. ^ L!éix)use M..., loin d'avoir été abanelonn ie un jour entier, a été au contraire l'objet d la soins les plus empressés et les plus dévou< îe Elle n'a d'ailleurs cessé de témoigner la pl le vive reconnaissance aux médecins_ et aux a très membres du personnel du service, n Ses dernières paroles ne furent-elles po: rJj- des paroles de remerciement pour tous ce ^ qui l'entouraient ? Contrairement à ce qu'affirme M. M... 'i malade a reçu journellement, à diverses i prises, la visite des médecins : on lui fit, r 1° tamment; des injections stimulantes, on posa des wntouscs, on lui appliqua des em ir lop pensent s humides, etc. n- Malheurevseinent, tous ces efforts furent îr je tiles, et la mort survint si brusquement et manière si imprévue qu'il fut impossible faire appeler l'aumônier en temps utile. ,n Ce sont là des faits contre lesquels no' personnel ni nous-mêmes ne pouvons rien. _ " Les secours de la religion sont à la lil < » disposition des malades et administrés r a » los ministres des cultes qu'ils professent. m Tel est le texte de l'article du règlement n." vigueur dans nos hôpitaux et dont l'applû " tion, nous pouvons l'atrirmer, est ea'rrecter.if n- observée par le personnel de ces établis: u. ménts. 'id D'ailleurs, les malades catholiques qui dé< nt dent dans nos hôpitaux sans qu'un prêtre pu être appelé en temps voulu pour leur adr nistrer les derniers sacrements ne^ sont p pt plus nombreux Que les cas de l'espèce qui produisent en ville ou ailleurs. Au surplus, des réclamations à cet égard _ nous ont jamais été formulées ni par ies nilles ni par les ministres des cultes ci iv-ë nés, car ceux-ei, noub le répétons! exerct f libce.nent leur mission. • .Dès que l'état de la malade dont il s'aj fut jugé grave, son mari reçut une autorisati écrite de la direction.lui donnant accès à l'hô tal en dehors des heures des visites régleme taires. Quant à la somme de 4 fr. 18 et à Vanne de mariage délaissés par Mme M..., il sut v sait à M. M... el'en demander la restitutic p Les prescriptions Ijgales eussent été trai b" gressées en ce qui concerne l'anneau et sat fp"tion lui eut été donnée comme à tous i ■té ii. agents se trouvant dans son cas.^ lt_ Nous vous prions d'insérer le présent dr. n_ de réponse dans votre plus prochain numéi js en première page, dans les mêmes caractèi que l'article incriminé et sous le titre « Co ment on traite les malades dans les hôpita de Bruxelles ». Un récit émouvant qui est a terrible réquisitoire. » Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, 1'; ,7 surance de notre considération distinguée. ' Par ordre : Le Secrétaire Général ui " S. MERCKX. rt Nous avons soumis cette lettre à M. Moi nt maux qui -est visé par la lettre du Cons-u- des Hospices et dont nous avions reprodi e- ici les déclarations. M. Mounnaux confin » purement et simplement le récit que no P- avons fait mais il le complète cette fois p des charges et des précisions accablante Voici ce qu'il nous a autorisé à affirmer : — Que ma femme soit entrée à l'hôpit gj Saint-Pierre le 27 ou le 28 octobre, ce deta €t nous dit-il, est insignifiant et importe pc je Mais lorsqu'on conteste qu'elle ait succom à une bronchite contractée à l'hôpital, m m'étonne. Comme vous l'avez dit, ma fema ra s'est rendue à -l'hôpital pour y subir une oi le ration chÎRirgicale. Je suis allé la voir lendemain du jour où elle fut opérée : e r.e était en parfaite santé et parlait même :i" quitter l'hôpital après quelques jemrs de ^ pos. Malheureusement elle commit l'imp.i ju dence d'aller voir sa fille qui était en traii ment à l'étage. Il lui était défendu de é- lever. Comment a-t-elle pu quitter la sa le ainsi? Les malades, sont donc laissés sa nt surveillance? Quoi qu'il en soit c'est à iu suite de cette imprudence qu'elle a commen )it à tousser. Le medecin l'a constaté lui-mên N-'a-t-il pas déclaré à ma femme qu'elle av; u~ pris froid dans un couloir ou pendant qu'e n" se trouvait à l'étage 1 H1 Le dimanche suivant, 2 novembre, la to ' était plus accusée. Le mardi suivant je reç 171 de l'hôpital un. carte de ma fille : elle i te prévenait que ma femme avait une doul à pneumonie et qu'il fallait aller la voir d'i ril gen.ee. Je me rendis aussitôt à l'hôpital ut s heures et l'on me permit — bien que ce 1 n- en dehors des heures — de voit* la malax Elle avait une assetz forte fièvre. Je me représentai à l'hôpital le mercre ~ On me Tefusa l'entrée. Le jeudi ma fem: était mourante. Je puis la ve>ir pendant u heure comme tout 1-e monde. Mais l'heure la visite passée, je dus me retirer. Tout que vous avez écrit à ce sujet est l'exa» vérité. Je Le Conseil des Hospices prétend que ur malade n'a pas été abandonnée la veille st sa mort, qu elle a été l'objet des soins plus empressés, qu'elle n'a cessé de tém gner la reconnaissance aux médecins et f sos dernières paroles ont été des paroles* je remerciement pour ceux qui l'entouraiei Mais alors que signifie ? On m'a déclaré l'hôpital que ma femme était monte o subi Q. ment ». On m'a donc menti? Et s'il est v: que ma femme a été entourée de soins jn >u qu'à ses deniiors mewnonts au point qu'il été pos.sibl« de ^ecneillir ses ultimes paroi comment concevoir que l'administration soit assez odieuse, assez inhumaine pour ne pas mander auprès d'une femme expirante son mari et quelqu'un de ses quatorze enfants? Comment peut-on ad mettre qu'on l'ait laissé mourir comme un chien sans qu'aucun des siens fût auprès d'elle et 6ans les secours de la religion qu'elle eût sans nul doute obte-^ nus ? 3 On a cependant le toupet d écrire que la mort survint « d'une manière z-rusque et imprévue ». On affirme gratuitement aussi qu'elle a eu la veille de sa mort les soins du r médecin. Voici ce que j'affirme et ce que tous les témoins — car il y en a — confirmeront. Lorsque je suis allé voir ma femme la veille de sa. mort entre trois et quatre heures, elle m'a fait elle-même l'aveu de son abandon : a — Je n'ai pas reçu, disait-elle, la visite eles médecins aujourd'nui parce eiu'ils ont 3 dû opérer trois femm.es dans la salle. » * S'ils avaient vu ma fenime réellement, ils a auraient constaté la gravité de son éta« et 'j auraient fait inscrire son nom comme d'usage à la conciergerie. Les proches des personnes e inscrites sur ces listes noires sont clans ce 11 cas autorisés à se rendre dans les salles en a dehors des heures. C'est à cette négligence jerâve que je dois de n'avoir pu demeurer au rheviet de rna femme pour l'assister avec mes nfants dans ses derniers moments. Et l'on 3 n'aurait plus eu le droit de me chass&r comme un importun. Est-ce vrai ce que je , dis là, Mme Leeriaerts ? 1 Mme Leenaerts est une des locataires de la maison. Elle était à l'hôpital de jeudi ; elle a vu Mme Mourmaux et a conservé très vives les impressions de ces minuties doulou-15 .reuisos : u — Oui. Tout cela est vrai, fait-elle avec £ chagrin et preseme avec colère. 11 suffisait de voir Mme Mourmaux _ j>our constater t_ qu'elle était « loin ». Son visage où les yeux 5_ enfoncés avaient perdu tout leur éclat était effrayante Quand îe l'ai quittée le jeudi, je lui ai dit au revoir de la main, mais à quelque îe distance elle ne voyait déjà plus le geste. 2, J'ai dit à Mourmaux en sortant : « C est fini, avec votre femme! » e Puis elle ajoute en bonne Bruxelloise : ;s — Je deviens froide quand j'y pensel Ah! 5; Monsieur, je préférerais crever &ur une chaise ls_ que d'aller jamais à l'hôpital. Mourir ainsi J" sans voir personne, loin de tout le monde ,t quand on a quatorze enfants ! Et pas de mé-1X elecin à ce moment pour vous soigner! Car j'étaiis là Monsieur, j'ai entendu Mme M ourla maux affirmer « que les médecins n'étaient e- pas passés et quand je 6uis partie avec son 0- mari j'ai môme dit, me rappelant tout cela : ji « C'est dégoûtant ] » e- M. M ourma<uX ajoute : — Il y a dans cette lettre des Hospiiees t1- une chose qui me révolte peut-être plus que toute autre. C'est co passage : « Dès que l'état de la malade dont il s'agit re fut jugé grave, son mari reçut une autorisation écrite de la direction lui donnant accès re à l'hôpital, en dehors des heures des visites *r réglementaires. » » :n Voulez-vous savoir, Monsieur, quand j'ai n- reçu cette autorisation? « Le vendredi matin ^1 quand ma femme était morte depuis plusieurs heures >>. La lettre était datée du 6 ; elle répondait à une demande que j'avais intro-?" du i te. Si on me l'avait adressée par exprès | le jour même au lieu de la jeter à îa poste. Lg je serais encore arrivé à temps. Un crued se concours de circonstances a voulu qu'au mo-ment où le facteur m'apportait cette lettre, je je recevais 1a visite de l'agent de l'hôpital a- me notifiant le décès et me priant d'aller à <- Saint-Pierre accomplir les form/ailités néoes it saires. Ne trouvez-vous pas que le Conseiil des Hos.pices après cela a quelque audace à i1 répliquer comme il le fait? "J ïSfâtion ~~ J dass le Sud africain devient t révoîoêionnaire ÎS i*-—j»o« LE GOUVERNEMENT MET ^ 60.000 HOMMES SOUS LES ARMES V- L'appel sous les armes des citoyens du Natal lx et de l'Orangée met 60.000 hommes à la dispo-in si tion du gouvernement. La mobilisation des milices du TransvaaS 5. s'opère avec une rapidité merveilleuse. . Les régiments arrivent de divers côtés, ot dans un ordre parfait, à Johanmesbung ainsi qu'à Pretoria. On est de plus en plus convaincu qu'on se trouve plutôt en présence d'une tentative révo-r_ luitijonnaire que d'un mouvement gréviste, jl Dans tla province du Cap, les municipalités ■t non touchées par l'ordre de mobilisation offrent d'enrôler des habitants p<5iir remplacer la gen-ie darmerie locale qui pourrait ainsi être employée IS contre les factieux. ir Dans les arrondissements mobilisés • de la 3. même province, tous les hommes valides de seize à soixante ans sont sous les armes avec il cheval, fusil et ration pour trois jours. On mobilise toutes les forces d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie qui sont actuellement à !e Durban. 1e Les milices îocafies gardent le port, les garea ',c de chemins de fer et la voie ferrée jusqu'à m.i-p - chemin de Pietermarizburg. le De Johannesburg : le La ville a pris ï'aspect d'une place forte en le temps de guerre. e Ce ne sont partout que des mouvements de a. troupes de"toutes armes. e Les points stratégiques sont occupés tout le long du Rand. ? Les autorités sont entièrement maîtresses de la situation. ,1S L'état de siiége est proclamé à Prétoria. La é COMMENT S'EST PRODUITE L'ATTAQUE e. CONTRE JACERSFONTEIN '}* Voici comment s'est produite, d'après des dépêches de Bloemfontein ce grave incident que nous avons déjà signa'lé-hier. IX Un Bassouto étant mort à ia suite d'un coup 1S de pied qu'il aurait reçu d'un blanc, ses cama-if rades dem-aindèrenit l'arrestation du meurtrier, le Le gérant de la « réservation » essaya en vain r de calmer leur colère. Furieux de ne pas obte-à nir satisfaction, ils se mirent à tout briser dans Lit les locaux de la t réservation » et s'emparèrent e de l'argent de'stiné à (la paye. , Un moment, sur l'intervention du gérant 1- principal, on cruit que les indigènes allaient s'a-" paiser et les blancs accourus avec des fusils f lurent inviités à se disperser. Mais les Bassou-^ t os se remirent au pillliage et force fut aux -*e blancs de revenir pour (leur barrer le chemin. Un combat s'engagea; les Bassoutos atta-te quèrent les blancs, qui ré-pondi:nënt à couos de fusil : plusieurs Bassoutos tombèrent. Cepen-la dant, un détachement de blancs se^ portait au le secours d'un autre groupe assiégé dans unie es vieililie maison, près de la « réservation ». Les Bassoutos paraissaient exaspérés; ils es-[,e sayèrent, à diverses reprises, de se porter vers ^ 'la viilile ,dans le but de s'emparer des femmes . et des enfants. A chacune de ces tentatives, les : bik-ncs durent faire feu. a L^? Bassoutos furent finalement repousses, €: au prix fie grands efforts, jusqu'à la « reser-ai vatiôn » et ^ns leurs huttes. s- Une panique s'était produite dans lia ville a pammi les femmes yui son-gaient qu'il y avait s. seulement 150 bilancâ wour les défendre contre

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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