Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 28 Août. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 19 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/348gf0nx4n/
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TROISIEME ANNEE. — N® 1039 * __________ î^e Numéfô : lO centimes MARDI 28 AOUT 1Ô17. - PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 téléphone i Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Seciété Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, qui an a le monopole pour Paris. LE XXE SIÈCLE QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURÂY v LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 28<ef Téléphons s 84ij Beige ABONNEMENTS France , 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par triraestrf Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. G d. par trim» Autres pays . 3 fr. par mois •— . 9 fr. par trimestre CE QU'IL NE FAUT PAS OUBLIER LE MOIS SANGLANT ■ S»S Les crimes de l'invasion allemande dans le pays de Liège et à Dinant . Que de noms de villes et dé villages be fies évoquent depuis trois ans, à l'égal d .ouvain, des images, de sac et de massacre Les Allemands étaient entrés en Beig Que avec ordre de se montrer impitoyable envers les malheureux habitants d'un pay qui avait préféré l'honneur au bon plai sir teutoiy-que. Dès leur échec devant le forts d^ Liège, leur férocité se révéla. Il •occupaient Francorchamps, paisible peti village de la frontière-, depuis le 4 août- L £, sans raison, ils se mirent à tirer dan les fenêtres, s'emparèrent des habitants e en fusillèrent «traifcà. dont trois femme dans la cour de l'hôtel. Mme Bovy, âgé de 65 ans, s'avançait portant une cruche d lait qui leur était destinée ; ils l'abattiren h coups de feu. Le 14, une autre troupe .allemande pas s • ©t met le feu à vingt-cinq maisons, histoir de se divertir un peu. A l'Hôtel-des Fa gnes, le tenancier M. Tricot et sa femm s'étaient ca-chéis dans une cave ; ils ei furent extraits et le mari fusillé à l'ins tant. L'ancien chef de station,' M. Derlet es attaqiué par des soldats ivres ; ils lui ti jrent des coups de fusil et le blessent. Or le transporte chez lui, sa femme le pans< dans la cuisine. Un boche accourt poui l'achever à coups de hache. Mme Derle se jette au-devant de son mari et pousse de tels cris qu'un officier arrive, mais c'esi pour achever le blessé de trois coups d( revolver. D'autres s'emparent des deux fil; Derlet qu'ils martyrisent- Dès la frontière, des solda,ts qui ne voulaient pas s'exposer et qui se figuraien.1 que la guerre serait de courte durée, se blessaient eux-mêmes. Comme il n'y avait pas de troupes belges dans les environs, ils alléguaient que des « civilisten » avaient tiré sur eux. L'accusation servait à merveille le système de terrorisme recommandé par les autorités allemandes. Une jeune fille portant un enfant est atteinte de plusieurs baUta ; l'éaïaat est tué dans ses bras. M- Lauide, ayocat bruxellois font estimé, en villégiature à Francorchamps, se réfugié .dans une cave avec sa famille. Les Allemands frappant à la porte, M. Laude et son beau-frère leur ouvrent ; ils sont abattus aussitôt ; les femmes et les enfants sont violemment chassés ; une femme ac-pouche au cours de cet exode. Des habitants sont emmenés près d'une briqueterie et .fusillés. LE MARTYRE DU CURE DE HOCKAY A Hockav, les envahisseurs tirent sur les maisons, prétendant qu'un coup de fusil est parti de la tour de l'église. Ils brû-.lenit des maisons. M. Cloes, qui protestait de l'innocence de ses concitoyens est fu-eifflé- D'autres malheureux sont menacés de subir le même sort. Le curé Dossogne se présente : « Si on veut une victime, dit-il, qu'on me prenne ! » On le traîne à Tiège en le rouant de coups. En dépit des protestations courageuses de ses paroissiens, il est passé par les armes. Partout, aux alentours, les troupes volent et pillent. Dans la nuit du 15 août, les soldats ivres chassèrent les habitants de Visé, pillèrent les maisons puis mirent le feu à la ville. Ils attisèrent l'incendie jusqu'à ce que l'église elie-mûme eût été anéantie. A Soumagne, les habitants, rassemblés à coups de crosses,furent poussés dans une prairie appelée « le Fond Leroy ». Là, les soldats de la Kultur se ruèrent sur eux, les perçant à coup de baïonnette, les achevant à coups de- talon. Cent-deux malheureux périrent, les autres servirent de couverture le lendemain, aux troupes qui attaquaient les intervalles, entre les forts de Flénon et d'Evegnée ; l'armée allemande avait souillé à tout jamais l'honneur de ses armes. Dans tout le pays de Liège, c'est la même horreur ; il n'est pas un hameau qui n'ait son martyrologe. LES MASSACRES DE DINANT Le 23 août au una-tln, pendant que les derniers obus français passaient par-des-bus le fleuve, les hordes du Kaiser entraient à Dinant. La première colonne arriva au Fonds de Leffe et fusilla M. Him-mer, vice-consul de la République Argentine, avec 152 ouvriers de son usine Victor Poncelet fut passé par les armes en présence de sa femme et de ses enfants. La deuxième colonne entra par la rue Saint-Jacques, massacrant, pillant et brûlant tout sur son passage. Les Saxons de la troisième colonne, depuis la rue du Tribunal jusqu'à la prison rassemblèrent 'hommes, femmes et enfants. Les prisonniers furent rangés sur une longue file pour servir d© bouclier contre le tir des Français, pendant que les troupes allemandes défilaient derrière ce rempart vivant. les Français cessèrent le feu dans cette direction dès qu'ils virent queUes victimes étaient offertes à leurs coups. Près de la prison, tous les hommes valides furent alignés contre la muraille et en présence de leurs femmes et de leurs enfants, ils furent- fusillés par les Saxons tandis que les Prussien*, qui assistaient à ce carnage du haut de la terrasse d'un jardin proche, riaient aux éclats. N'était-ce pas pour eux la guerre fraîche et joyeu-ee, dont avait parlé leur Kronprinz ? Il y eut là 129 victimes. Certains condamnés échappèrent au massacre en se laissant choir au commandement: «.Feu! » Couchés parmi les cadavres, ils attendirent la nuit pour se sauver dans la campagne. Le banquier Wassaige, ayant refusé d'ouvrir les coffres-forts de La Banque nationale fut r/vv, :- emmené avec sa famille et fusillé avec i e deux fils aînés. ,! INCROYABLES HORREURS s s La quatrième colonne était descend - par la rpute de Froidva.u ; les habitai s arrêtés, furent gardés près de la Roc 3 à Eayard. Le feu des Français s'étant : t lenti, les Allemands entreprirent la coi 3 truction d'un pont ; quelques balles les ç s nant encore, ils en conclurent qu'il! t étaient tirées par des francs-tireurs. = : ordonnent à M. Bourdon, greffier adjoi 3 au tribunal, de se rendre sur la ri\e ga { che pour annoncer que si le feu'contim t les otages seront' passés par les armi M. Bourdon passe la Meuse, puis revie 3 dire aux officiers allemands que ce so 3 les troupes françaises qui tirent. Alors, 1 - Boches exécutent leur menace et. q.uati » vingts victimes tombent sur le pavé de i rue- Le soir, les Allemands fouillent pan les morts. Sous la masse de ceux-ci, qn . quas _ malheureux vivent encore. Us so retirés, joints à des prisonniers amen • d'ailleuirs et forcés de creuser une fos > pour les suppliciés. Ensuite, on les ei ; mène en Allemagne. Parmi eux il y a i . enfant de quinze ans, fils du greffier Bou ' don, trouvé sous le corps de son père, i ; sa mère, de son frère et de sa sœur f ; sillés. Parmi ceux que l'on enterre, u: ; femme vit encore, elle gémit ; peu il porte, elle est jetée à la fosse avec les c davres. Le procureur du roi de Dinant fut parr ' ceux qui furent emmenés en iprison en lemagne. Le directeur de la prison de Ca sel lui fit cette déclaration qui est la co damnation 'des Boches par eux-mêmes « Les autorités militaires à Berlin soi maintenant convaincues que personne n tiré à Dinant. » • Et pourtant, près d'un millier de Dina tais avaient été jetés en pâtur.g au Moloc germanique et odieusement mâ'sgSérês. Est-il vraiment un cœur belge qui puisi vouloir d'une paix qui. loin d © venger toi ces crimes, nous obligerait à traiter li monstres qui les commirent, en amis sine en maîtres ?... ~a.vww CEUX QUI N'OUBLIENT PAS Les socialistes belges n'iront pas à Stockholm Même si les socialistes alliés y allaien eux s'en abstiendraient Amsterdam, 26 août. Le Comité socialiste de Bruxelles, a cours d'une réunion tenue en vuç d'exi miner l'attitude du parti socialiste oi vner à l'égard de la conférence de Stocl holm, a voté presque à l'unanimité, un résolution déclarant que les socialiste belges devaient s'abstenir de toute part cipation à la conférence, même si les si cialistes alliés croyaient devoir s'y rei dre. « NOUS VOULONS, ont-ils affirme CONTINUER A PROTESTER CONTR L'INIQUITE DONT NOUS SOMME VICTIMES ET NE PAS ENERVE, CEUX QUI ONT LA MISSION DE S) BATTRE. » (Agence Paris-Télégramme LA CONFERENCE SOGIALISTE INTERALLIÉE Londres, 27 août. M. Arthur Henderson,-secrétaire du part travailliste, présidera la conférence socia liste interalliée qui siégera à Londres le 28 et 29 août. La Grande-Bretagne, la Belgique, I Russie, la France, le Portugal, la Grèce e l'Afrique du Sud y seront représentés. Parmi les délégués britanniques figure ront MM. Wardle, Mill Tborno, Clynef Roberts, Sidney Webb, Gosling, Smillie Hende-rson, Ramsay Macdonaîd, Georgi Bernard Shaw, Hyndman. (Radio.) La destruction de nos forêts Suivant les divers renseignements reçus par le gouvernement belge, l'autorité mili taire allemande procède actuellement à h destruction systématique des bois magnifi ques d'Urscl. de la forêt de Soignes, etc Les Allemands réquisitionnent la popula tion civile et la contraignent de travailler -WWV\ - L'affaire éu Bonnet Rouge En ouvrant la session du Conseil généra du Lot, ISI. Malvy, ministre de l'Intérieur t président, a prononcé un discours dans» le quel il s'est défendu longuement contre les accusations dont il fi été l'objet tant t propos de son œuvre au ministère de l'intérieur qu'à l'occasion de ses relations avec Vigo, dit Almereyda : c'étaient, a-t-il déclaré, des relations purement politiques, comme un ministre en a avec des journalistes de toutes les opinions. I AU FRONT BRITÂNHÎÛOE 1 MESSINES Dans les ruines couleur de sang (De notre envoyé spécial) Les Anglais ont laissé la petite ville de Messines dans 'état où l'a mise la batailie du 7 juin. Je ne sais si c'est par coquettù-;es rie, pour pouvoir montrer aux visiteurs la puissance de leur artillerie, ou tout simplement paree que le moment n est pas encore venu d'utiliser les routes qui passaient par là. ue En tous cas, deux mois et demi après la its reconquête, la visite de cette localité, tom-he beau de milliers de Boches, est encore a- singulièrement émouvante, îs- - * rg. * * es On y accède par la route — la route ! — tls venant d'Ypres qui passe à proximité de nit Wytsehaete u- Passé l'emplacement de Wytsehaete ---te, je dis l'emplacement et non les ruines, car :s. pour y voir des ruines, il faudrait en con*-nt truire — on arrive au carrefour du caba-nt ret Staenyzer. On y trouve un pan de es mur encore debout. On peut v lire, tra-e- cées en énormes caractères bleus, les six la premières lettres du nom du propriétaire ou du tenancier : FQNTEY.., ni C'est la seule inscription belge décou-îl- verte à Wytsehaete, après trois visites. » nt Par contre, les plaques indicatrices en és anglais et même en allemand n'y man-se quent pas. Les Boches ont parfois voulu n- faire de l'esprit. Au dessus d'un banc, ils in avaient cloué l'inscription : c. Interdit aux r- nourrices et aux accoucheuses ! » le „ u- * * En quittant Wytsehaete pour Messines, Q- on est surpris dé se voir tout-à-coup sur a- une bonne route, avec de vrais pavés, en rangs serrés, et avec deux rails de vicinal, ai bien parallèles, à moitié enfouis sous des J- touffes d'herbe et séparés de la route par s- une bordure en pierre. Au premier arrêt a- du tramway vicinal, l'ennemi avait élevé : une redoute immense. Il était si satisfait it de son œuvre qu'il l'avait appelée : « Kai-a ser Schanze », Redoute de l'Empereur. Un tas de tonnelets de ciment, à peu prèat : T; vides, gisant à-côté, indiquait que la consfh " truction était récente. jSj La première maison de Messines qu'on : rencontre à sa gauche, c'est le moulin à : ;e vapeur. Dans la soirée du 31 octobre 1914, ' 15 le premier régiment territorial britannique débarqué sur le continent, le London Scot- ] n tish, livrait, en partant des abords de ce i moulin, une furieuse attaque aux troupes < . prussiennes qui occupaient la ville. Une ] demi-compagnie parvenait jusqu'au centre 1 de la localité. Malgré la violence des bom- < bardements, l'emplacement du moulin est ; toujours indiqué par la machine à vapeur t rouillée et tordue et ses meules en pièces. Nous entrons dans la ville. Tous ce que ( , j'ai vu jusqu'à présent au front britanni- j » que, en Belgique reconquise, n'est rien à i côté du spectacle de ces ruines de Messi- ] nés, dignes de faire oubfier celles de son ] [, homonyme sicilienne. L'officier qui m'ac- ( compagnait et qui fait campagne depuis j tantôt 3 ans répéta à plusieurs reprises : , — C'est pire qu'à la Somme C'est pire f qu'à la Somme ! j u Le travail de l'artillerie fut fantastisque, | dépassant tout ce que j'avais imaginé. Les c j énormes monolithes de bé/ton armé ont été secoués, rompue, renversés, écrasés, mâ- c chés. Je n'en ai trouvé qu'un seul qui pa- | e t rût avoir résisté. . 5 ! Les maisons sont réduites en poussière T t- et les quelques pans de mur encore debouits f >- ne doivent Leur existence qu'à l'amoncelle-ment de cette poussière rouge sombre qui ■ ■ les a préservées des obus. , ! Comme un symbole se vautre au milieu c '' de ces ruines un gigantesque obus de 380. . E Un visiteur a posé dessus, debout, un obus , 0 du canon, de campagne anglais, du 18 livres, comme disent nos alliés. De loin, on " croirait voir un minuscule sous-marin ç échoué. " > A Wytsehaete où les maisons étaient ^ ' plus ou moins dispersées, la végétation a " déjà recouvert les ruines. A Messines, où 1 les maisons formaient un groupe compact, c la couche de débris est trop épaisse pour que l'herbe la plus tenace ait pu s'y forer * . un passage. Et tout- est rouge sombre. 1 1 L'eau qui stagne dans quelques gigantes- ® " ques trous d'obus est de la même couleur 0 s rouge-sang. 1 La grand'place de la ville peut être iden- ~ J tifiée, grâce à la quadruple rangée d'ar-t brisseaux qu'on y avait plantés peu avant la guerre. Us pointent leur chicot ébran-" ché, parfois encore cerclé d'un corselet de > fer, à travers l'épaisse couche uniforme des , débris arrachés par les obus aux habita- ; 2 tions. Le tas immense qui s'élève sur les fon- 3 , dations de l'église doming les ruines. Les | briques ont été à tel point pilées, qu'en y montant, le pied glisse et s'enfonce comme dans le sable des dunes. Des capotes allemandes mouchètent ça et là de leur teinte gris-clair l'uniforme' ltn-• ceu.l rousse-sombre. On en compte par dou- - z ai nés. Quelques-unes d'entre elles sont dé- ? i chiquetées. La plupart portent aux pattes , - d'épaules le chiffre-18- Presque toutes sont " . marquées de larges tâches brunes... U n'y a pèus rien, absolument plus rien . d'intact dans le village. Si cependant. Là. dans la direction de Warneton, quelques >, frêles monuments se dressent encore vers a le ciel. Ce sont les seuls qui pouvaient r garder leur place dans cette cité de mort. ^ Ce sont les croix du cimetière- l A. MATAGNE. li > — Le gouvernement allemand a»ordon-né la saisie des biens des Chinois dans'les ban- q' ques. g —• Un service de propagande fonctionnera ti en Grande-Bretagne, sous la direction de Sir „ Edward Carson, membre du. cabinet, de guerre. , — Le nombre des victimes du torpillage de la « Provence » est de 771 militaires du 3e ré- friment d'infanterie coloniale et 139 marins. t'1 Lés heures graves de la Russie La dictature réclamée par Kerensky est froidement accueillie Que sortira-t-il de cette assemblée nationale russe que le ministre Kerensky vient, après en avoir désigné les membres, d'ouvrir à Moscau, bien l»in des éléments turbulents et perturbateurs de Pé-tr.ograde ? Tous les alliés et amis de la jeune Rusgie se posent la question. Le moment est grave. Trois révolutions successives viennent de déchirer la Russie ; la' première, qui balaya l'odieux régime toléré par le faible Nicolas II, donna le pouvoir à la Douma fit aux partis bourgeois ; la seconde, socialiste et somme toute pacifique, a exclu les bourgeois du gouvernement au profit des partis avancés ; la troisième, anarchiste, dut être étouffée dans le sang par Kerensky, revenu des ç/reurs'de ses débuts au pouvoir exécutif. \ Mais de la seconde révolution, désormais triomphante il subsiste toute cette innombrable hiérarchie de Soviets, qui ont substitué leur incurie et leur irresponsabilité à l'autorité des ministres, des gouverneurs de provinces, des maires, des chefs militaires at même des directeurs d'usines.L'anarchie militaire suivie des désastres inévitables, devait coûte que coûte être vaincue. Korjiiloff, nommé généralissime, reçut à cet égard pleins pouvoirs et il semble de taille à lutter pour la réorganisation de'l'aripée russe sur les bases du bon sens. Une autre atteinte fut portée à l'autorité des Soviets : Korniloff réclama l'organisation dictatoriale des chemins de fer. Ces mesures, reconnues nécessaires et appliquées par Kerensky ont aliéné au chef du gouvernement des sympathies au sein de son propre parti. D'autre part, deux dangers redoutables menacent le nouveau régime russes : la contre-révolution qui pourrait ramener au pouvoir des Sturmer et des Protopopoff vendus à l'Allemagne ; ou l'ultra révolution conduite par ces autres soudoyés du Kaiser, les Lénine et les Grimm. Entre ces leux dangers Kerensky cherche l'appui des partis modérés, cadets et socialistes. A ;out gouvernement, fût-il une dictature, il :aut un appui. Dans l'impossibilité de réunir une Constituante — une campagne ['assemblée nationale de Moscou. Il espère : router là l'appui dont il sent le besoin. Les dépêches nous ont fait connaître le îrogramme présenté par Kerensky à cette issemblée de Moscou. Le ministre s'y 2ève contre les tendances séparatistes de a Finlande et de l'Ukraine. Il réclame net-ement la dictature pour le gouvernement -t pour lui, chef de ce gouvernement. II m,nonce une répression implacable de ou te tentative révolutionnaire nouvelle. Cette assemblée ayra-t-elie une attitude pii permette au gouvernement de s'ap-rnyer sur ce corps consultatif en le trans-ormant en un rouage gouvernemental ? (arensky , qui a avec lui le généralissime (orniloff, peut dompter sur les cosaques lont ce dernier est l'idole et l'on sait que es cosaques ont toujours été un des novens efficaces de .gouvernement en Rus-■ie. Le congrès des cosaques exige.le trans-ert définitif du gouvernement à Moscou. Mais les partis modérés accueillent froi-lement le programme de Kerensky. D'autre part, les éléments maximal fat es herchent à provoquer une agitation vio-emta contre la Conférence de Moscou,qu'ils «régentent comme une manœuvre contre-évolutionnaire. Et cependant Kerensky se ait obéir ça et là. En Finlande on vient de rétablir la « gar-Le rouge » : 6,.000 soldats assureront au 10m du gouvernement de Kerensky l'ordre [ans le Grand Duché. Le comité ré vol u-ionnaire de Cronstadt fait remettre en iberté les gendarmes et policiers qu'il avait .rrêtés. Néanmoins l'opinion pessimiste que le XX0 Siècle » avait signalée dès vendredi n annonçant l'ouverture de l'assemblée de loscou, continue à prévaloir dans les an-réciations des grands journaux de Paris r ds Londres. La première séance n'a pu faire consta-er un de ces courants irrésistibles et enthousiastes qui soulèvent les assemblées ux heures graves. La réflexion et l'étude ■e la situation réaliseront-elles l'union- des artis qui peut seule sauver la Russie ? ~ P. - - L--* - ---m i. < Lire en quatrième page : LA VSE MLITASRE ■ " ' ■ WW —— ■.■■■■■■-, » Mil es orspi it HfsleMlûlis constatent leur échec Londres, 27 août. On mande de Stockholm au Daihj News ue le comité organisateur de Ja conféren-3 socialiste internationale vient d'adres-3r un message au bureau du congrès des îinimalistes russes, qu! se tient actuelle-îent à Pétrograde. Ce document affirme témérairement que adhésion des partis socialistes de tous s pays à la Conférence a été réalisée ; il joute que des difficultés ont surgi pour obtention des passeports nécessaires aux êlégués, mais qu'on espère beaucoup, 3ur les aplanir, sur la réunion des sociales alliés à Londres. Lès organisateurs confessent, en termi-ant : « 11 est évident que ces difficultés politises et techniques rendent très difficile de ter, pour l'assemblée de Stockholm, une ite acceptable par les -différents partis itiunaux ; aussi est-il certain <iue les (IC-qliés ne pourront pas se rendre à Stoc-ioteri pour le 9 septembre, et qu'une nouille prorogation s'impose » | LA TRIPLE OFFENSIVE DES ALLIÉS NOUVEAUX ASSAVTS DIKSL£SFUNBBES — Progrès incessants des italiens Onze cents prisonniers à Verdun DANS LES FLANDRES j COMMUNIQUES BRITANNIQUES [ 27 août, après-midi. Nous avons réussi, ce matin, un coup de ( main à l'est de Oestlaverne et fait quel- t ques prisonniers. Bien d'important à signaler sur le reste ( du front. ( 22 heurts 15. c LA PLUIE EST TOMBÉE EN ABONDANCE TOUTE LA JOURNÉE. CET c APRES-MIDI, NOUS AVONS ATTAQUE 7 LES POSITIONS ENNEMIES A L'EST r ET AU SUD-EST DE LAN GEAI ARCK. LES PREMIERS■ RAPPORTS INDIQUENT OUE NOUS AVONS EFFECTUE UNE PROGRESSION SATISFAISANTE. I Une tentative de coup de main sur un de <-nos postes au Nord de Lens a échoué ce 1 matin avec pertes pour les assaillants. r Nos pilotes ont exécuté, hier, avec acti- r vité, des opérations de bombardement et du travail en liaison avec l'artillerie. Des r, abris, des convois et des formations d'in- c f enter ie ennemie ont été pris avec effica- l cité sous le feu de nos mitrailleuses. L'aviation allemande s'est montrée active et agressive pendant les intervalles de beau temps. Quatre appareils ennemis ont été abattus en combats aériens et trois autres contraints d'atterrir désemparés. Deux des nôtres ne sont pas rentrés. NOUE «AS» THIEFFRY * MARQUE SA NEUVIÈME VICTOIRE " ç COMMUNIQUE BELGE 'j Pendant les journées des vingt-six et * ■vin$i-i*pt août, faible activité de !'artille-< 1 rie allemande sur le front belqe. Avecap- * velle et Adinkerke ont été bombardées par v des pièces à longue portée. d En moins de vingt-quatre heures, le sous- lieutenant Thieffry a livré quatre combats ^ aériens, dont l'im s'est terminé d son avan- Ç tage, l'avion ennemi attaqué étant tombé ft' en flammes au Nord-Est de Mannekens- vere, portant ainsi à neuf le nombre des ^ avions abattus par cet officier. 1 ç A VERDUN COMMUNIQUES FRANÇAIS d ti 14 heures. Sur le front de l'Aisne, les Allemands ont manifesté cette nuit une qrande acti- vité. ' o Après des bombardements très vifs, leurs ^ détachements spéciaux ont prononcé une rl série d'attaques en divers points de nos li- 7l gnes, notamment à l'est de la ferme Moisy, à l'est et à l'ouest de Cerny, ainsi v'. que de part et d'autre du Monument f, d'ilurtebise. '1 Partout la vigilance de nos troxipes a c\ déjoué les tentatives de l'ennemi qui n'a vu obtenir le'moindre résultat. Vl SUR LA RIVE DROITE DE LA MEUSE, ™ LES ALLEMANDS ONT TENTE, P\R j UNE VIOLENTE CONTRE-ATTAQUE, DE NOUS REJETER DES LISIERES SUD DE BEAUMONT. NOS FEUX ONT ANEANTI LEURS EFFORTS.NOUS AVONS MAINTENU TOUTES », LES POSITIONS 'CONQUISES SUR LES- p QUELLES NOUS NOUS ORGANISONS. h LE CHIFFRE DES PRISONNIERS VA- P 'ADES FAITS DANS LA TOURNÉE DU 8 DEPASSE 1.100, DONT 32 OFFICIERS. Deux coups de main ennemis au nord et vu nord-est de Vaux-les-Palameix ont choué. Aviation Les Allemands ont lancé de nombreux t bus sur Commerey. Un enfant a été lue, rois civils blessés. Dans lcs~journées du 25 et du 20 août, rois avions et un ballon captif allemands <nt été abattus et quatre autres appareils •r,{ atléni, désemparés, dans leurs lignes. Le ter rai.i d'uv' K «* d'Ei,r, les baraquements de Foameix, les bivouacs de Cré-nilly et de la Wavrille ont été copieuse-nent bombardés par nos escadrilles. 23 heures, Actions d'artillerie assez violentes sur a rive droite de la Meuse, notamment lans la région au Nord de la côte 344. .'ennemi n'a fait aucune tentative contre ;os nouvelles positions au cours de la jour-\ée.En Lorraine, vers Seiclisprey et à l'Hart-lannsivillerkopf, nous avo7is repoussé {eux coups de main ennemis et fait des ;risoniers. Jounrnée calme partout ailleurs. AU FRONT ITALIEN Officiel. Rome, 27 août. Sur le haut plateau de Bansizza, Vin-visité de la lutte a augmenté Avec un charncment extrême et un emploi ptus irge de forces, l'ennemi cherche à ?ious mpêchcr de progresser vers le bord Est u plateau NOS TROUPES AFFRON-ENT AVEC RESOLUTION LES NÔU-ELLES RESISTANCES ENNEMIES ET ES .ONT DEJA VAINCUS SUR PJLU-ÏEURS POINTS. Les bataillons alpins du ionte_Tonale et du monte Pasibio se sont istîngués par leur altitude héroïque. PENDANT I.A JOURNÉE D'HIER, OUS AVONS CAPTURE PLUS DE CINQ ENTS PRISONNIERS. Nos avions, pares bombardements efficaces et répétés, nt semé la destruction à l'intérieur des gnes ennemies, augmentant le désordre t U y règne par suite de la retraite précitée.LE COMMUNIQUE AUTRICHIEN Genève, 27 août Le bulletin autrichien de cet après-midi mne les détails suivants sur les opéra-ons du front italien : La 11° bataille de l'Isonzo continue, 'ennemi a de nouveau dirigé ses allaites contre nos lignes sur le plateau de ainsizza-IIeiligenkronz et au nord de Go-zzia. La lutte a été extrêmement acliar-ée, particulièrement à l'est d'Auzza où ?s détachements du 47* régiment 'dal-ate (?) et du 37e (?)... chasseurs ainsi que antres troupes ont résisté avec succès à mnemi ; la lutte a été également des plus 'harnée sur les positions chaudement Isvutées du Monte San Gabriele. Les allantes troupes de la défense se sont aintenues contre toutes les attaques. Sur le plateau du Carso, il n'y a eu qu<$ ■s escarmouches. Trois avions italiens ont été abattus. LES PERTES AUTRICHIENNES Rome, samedi. — Il est établi que lei n-tes autrichiennes, au cours des quatre -emiers jours de la bataille sont de 65.000 ommes mis hors de combat. (Mornine ost.) Patriotisme et union Nous trouvons chaque jour le plus précieux réconfort dans une foule de lettres qui nous viennent du front et dont les auteurs nous écrivent qu'ils pensent comme nous sur la plupart des questions intéressant la restauration du pays qu'ils ont sauvé et qu'ils s'apprêtent à "délivrer. L'un d'eux nous" écrivait ces jours-ci en nous expliquant qu'il achèterait désormais le XXe Siècle au numéro au lieu de le recevoir par abonnement : Je continuerai de lire votre journal ■parce que vous y développez de belles idées patriotiques, parce que vous y conviez tous les partis à la confiance mutuelle. Je vous souhaite, Monsieur le Directeur, d'amener par le cœur et sans concession de principes à l'Idéal catholique c'est-à-dire chrétien tous' ceux qui nous ignorent. Beaucoup malheureusement prennent pour essentiels des actes et des paroles n'engageant que notre personnalité humaine. Je vous salue. Monsieur lé Directeur, et vous prie, etc. Des lettres comme celles-là, nous pourrions en citer par dizaines et elles nous consolent amplement de bien des mesquineries et de bien des indignations phari-saïques. Nous remercions profondément nos correspondants et nous binons avec joie dans leurs sentiments éicvés et frà-ternels de belles promesses rviur l'avenir de notre cher cav? 4| LES DIODES UN LIVRE DE M. HENRY COCHIN C'est le'titre d'un nouveau livre de notre" éminent collaborateur et ami M. Henry Cochin. Entre les deux guerres, celle de sa jeunesse et celle qui ensanglante le monde, la pensée de l'écrivain a flotté pendant ces dures années. C'est dans leur comparaison qu'il a trouvé une des meilleures sources de courage. U a crié haut et fort l'amour de la patrie et les raisons d espérer. Ce sont des notes, des observations, dJS fragments d'histoire, écrits sous l'excitation quotidienne. La plupart des morceaux ont paru dans les journaux et des revues — notamment dans le « XX» Siècle ». Ils formeront dans Favenir comme les fragments de mémoires des Français en guerre et le journal de la vie -de leurs âmes. En tète du livre, nous trouvons les souvenirs de la première guerre qui se sont présentés à l'auteur pendant la seconde. Tout d'abord, ce fut le jour de l'an 19-15 : il l'a porté à se rappeler le mois de jarJ vier 1871. -Il n'a pris pour cela ni un livre ni une note : il a fermé les yeux, et it a vu repasser les jours, les hommes et les choses d'alors, tels que ses yeux de sçi'zo ans les avaient fixés sur l'écran de sa mémoire.Ces premiers souvenirs du siège (publiés dans le « Correspondant ») en amenèrent d'autres comme il arrive. Ils dirigèrent le mémoire de son condisciple et ami Paul Bourget vers les lointaines années uê -collège- Celui-ci avait dans les mains justement les lettres charmantes et vivantes

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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