Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1918, 04 Mars. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 17 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/qb9v11wp74/
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QOSTRIEMB 'ANNEE. — N8 2027 » Le IVuniéwo : ÎO centimes "LUNDI 4 MARS Ï918 PARIS 3, Place des Deux-Écu$, 3 Téléphone ■ Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal LE XXE SIÈCLE QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURAY , LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 28tw Téléphone i 64 Belge ABONNEMENTS Françe. 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois —- .. 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays. 3 fr. par mois . 9 fr. par trimestre "g '! ITALIE ET BELGIQUE Dos iDiDlfBBtation à ëom eo l'ioief des magistrats belges (Correspondance particulière du XX'Sièol Rome, 26 février. La Ligne Italo-Belge, qui vient de : constituer à Rome, sous la présidence c piinee D. Giovanni Boirgfrese, et dont 5 le député L or and est un des vice-prés dents, ne pouvait mieux débuter que m l'inoubliable manifestation qui eut lie hier soir au Théâtre Argentins à Rome, « l'honneur des magistrats belges. Le grand théâtre romain était littéral nient bondé d'un public d'élite, -qui ava répondu à l'invitation lancée par la Ligt Italo-Belge. Le gouvernement italien était représen officiellement par le ministre de la. justie M. Saochi ; la ville de Rome par M. l'a 1)6 Benedetto, éebevjn- Les délégués ofl eiels prirent pla.ee sur la scène avec le pr aident de la Ligue, le prince'Borghèse, avi les vioe>-présidents MM. 1 .i.imnd, Amici Git vanni, secrétaire d© la Chaqiibre rte Iienn av. Del fi no, le secrétaire général, pro Oiuseppe Morabito, le trésorier M. Georgt Genet et plusieurs merabres, dont M. U tini, consul d'Italie .à Bruxelles. La tab des orateurs était drapée aux couleurs be . ges et italiennes. Dams une grande loge, mise à la dispi sition du comité par la CoUr, et garnie d( couleurs belges, se trouvaient : M. le corn; van den Steen, ministre de Belgique Rome ; la comtesse van den Steen et s fille ; le général Morei, attaché militaii et ohef de lia mission militaire belge ; Mb et Mlle Miûrel ; le comte de Lichtervelde M. et Mme Papeiarjs de Morchoven, ft Duncfo^ etc. Bans une autre loge on remarquait 3V Vanden Heuvel, ministre de Belgique pré le Vatican, et Mlle Vanden Heuvel, ain que M. le bàfoh van ZliyTëtt. D'autres loges étaient occupées par lo • représentants des pays alliés, la miskm m litaire française1, les représentants des m nistres italiens, le nombreux magistrats r présentant les -Cours de cassation et d'à) pel de Rome, par une élite de députés, s< iiatçmrs, avocats, hommes d'affaires et c daines de l'aristocratie romaine. La colon belge était largement représentée. On r-marquait Mgr Pottier, Mgr Vaes, Mgr Pc zer, le prof. Cûmont, M. Van Hiffenhovei M. Bol le, M- de Harven, M. Jaminet, ]\ Genet, M. Morhet, etc. Dans la loge royal on remarquait un groupe de glorieux mi tilée. Lù^es, galeries, parterre, fauteuils, toi tes les places étaient bondées. A l'entrée de MM. le ministre Sacehi i 1# député Lorand; te musique -ete 4*1 gren; diers joua l'hymne royal ; toute la sali debout, aoclama la Belgique et la magi trature belge. Iles acclamations se renoi velèrent, encore plus vibrantes, lorsqu immédiatement après; la musique jeu l'hymne belge. Lee notes de la Brabai çonne furent saluées par une ovation grai tttose. Le prince Borghèse rem a,rcia le publié <fi avait accepté l'invitation de la Ligue Ital Beige ; celle-ci voulut commencer se» tri •vaux par un hommage à la magistrat#! belge, dont la conduite a été sublime. « Ju tice et liberté sont à la base de notre civil sation, dît le prince ; éïles ont tau]ours é en grand honneur en Belgique et en Iti lie ; pour elles, on combat ; pour elles, no\ remporterons la victoire ! » M. Sacchi, ministre de la Justice, au noi du gouvernement italien et de la magi trature italienne, rend hommage au coi rage et à la grandeur d âme de la magi ■trature belge : « A vous, magistrats be ges emprisonnés par l'ennemi, dit le m nistre, j'envete de Rome le salut unanin du gouvernement et de la magistrature it liens. Vous avez été frappés pour avo fait tout votre devoir. Honneur à vous Votre exemple, vos souffrance® seront pot /• nous une raison d'intensifier nos efîoir ipouir la victoire ». Le ministre, très souvent interrompu p( les applaudissements, rappelle les ho; r.eurs décernés par le barreau italien à > le bâtonnier Tihéodor : « Aujourd'hui, di il, nous rendons honneur à la Justice pli même, en nous solidarisant avec les m gistrats belges qui résistent si vaillàmmei aux manuvres de l'envahisseur et qui soi les premiers à défendre la Patrie et Droit ». M. Sacchi termine, très vivement a clamé, souhaitant que « la victoire, la seu qui puisse nous libérer pour toujours de ibairbarie allemande, vienne au plus tôt : itérer toutes les Patries opprimées ». Lorsique M. Lorand se lève, toute la sali debout, lui fait une émouvante ovatio Résumer le discours de M. Lorand est pre que impossible. Il a parlé plus que dei heures. Chaque période résumait une pha du martyrologe belge. -Chaque pœioi était soulignée par des acclamations à Belgique ou par des cris de haine à l'Ali magne. L'attention du public ne se lasi pas un seul instant. Le public sentai* profonde sincérité de l'homme qui était d v&nt lui. Autre mérite : M. Lorand par l'Italien comme un Italien ; pas un m n'était perdu. M. Lorand fit remarquer que, jama dans l'Histoire belge, il n'y eut des qu relies entre Wallons et Flamands. L'AI] magna exploite une simple question inl rieurs ; ail# prétend la représenter eomr une question de nationalité. M. Lorand i vendjque Je droit de la Nation belge. 1 Nation belge existe depuis des siècles ; e' existera toujours ; elle sortira de ce ma tyre plus belle et plus glorieuse. M. Lorand décrivit ensuite l'admirai résistance de la magistrature! belge ; il co cDut, au milieu des acclamations générait . «n afâimant que ceux qui luttent pour 1.ES INTRIGUES D'ERZBERCER m Un nouvel échec des catholiques allemand! Pas un seul catholique de l'Entente n'a assisté à leur prétendue wiiïcrence internationale de Zurich le) Tandis que les socialistes du Kaise continuaient auprès des socialistes a] se liés l'action qui vient d'aboutir aux re fin solutions votées à Londres sur les ins •H- tances de M. Camille Huysmans, le I*" catholiques allemands s'efforçaient d'ai eu tirer des catholiques des pays de l'Ec en tente dans une conférence de droit intei national. le- Le résultat est singulièrement récor; lit fartant ; pas un seul catholique alli ne n'a consenti à se fourvoyer dans cett aventure. Voici comment un correspor dant du Tijd d'Amsterdam fn° du 7 fé jy' vrier) enregistre le fiasco dans une coi •gl respondanee semblant vênir -de Zurich :ec « Aussi bien que la conférence ç-ethe lo. lique interparlenientaire qui a élë tenté ie, en territoire suisse, la conférence d af. l'Union internationale catholique tenu es à Zurich du 28 au SI janvier a, hélas Jt- été un échec à la suite du refus des ca tholiques des pays de l'Entente de prer dre part à cette réunion proposée pa )0_ les catholiques des pays de l'Ententt es les catholiqy,es des pays de l'Entent ite se plaçant à ce point de -vue que de à conversations particulières avec des sv sa jets de pays ennemis ne sont pas pei re mises et serviraient seulement le pac\ '^e fisme auquel tend l'Allemagne pou yj' amener par tous les moyens possible une paix allemande. Si bien que le VI. catholiques des Empires centraux, rt ès présentés par Erzbèrger, le professeu isi Ebers de Munster, le docteur Fehrer, bach, etc., ont dû se réunir avec le e.s seuls austro-hongrois Zichy, Czernt witsch et une couple de Polonais. .g] La conférence discuta le rôle du Pap p. sut la paix, décida la constitution d'w ;é- bureau permanent de l'Union cathoUgn de qui siégera dans M ville où auront lie\ >ie les négociations de paix. *®" Erzbcrqer proposa d'adjoindre à l conférence de la paix une cornpétenc yj' en matière dé droit ecclésiastique et d morale, pour chaque pays, et de fair u- pression dans ce sens auprès des qoh vernements respectifs. Des télégramme u- ont été envoyés aux autorités eeclésiai tiques et au ministre d'Etat, le docteu et Spahn. ^ Les pays neutres étaient à peine rc |S1 présentés à la conférence. » •u- ««»"■« m U RE EN 2' PAGE : n LA VIE ffliLITAIRE ^ «VWVW-— —- Le conseil de guerre fertaiçue li-e îs- Londres, 3 mars. ti- Après !a nombmtion de sir Henry Jî îte wilson, en remplacement du général si -a" William Robertson, ët l'adjonction de si us Henry S. Rawlinson a,u Conseil de Vei saiiles, le cabinet de guerre britannique ^ été ainsi constitué : >u- Président : lord Derby; membres : géne is- rftl "sir H. S. Seymour Ra.wlinson, généra el- sir Henry Hughes Wjlson, lieutenant-g<: ai- néral sir J. S. Cowans, lieutenaiit-générn ne sir cecil F. N. Macready, major-généra :a" sir W. T. Furse, major-général sir°Robei D. Whigham, M. la.n Macpherson, M. Her s- ryW. Forster, sir William Guy Granet e M. Andrew Weir. rt» ■ ,ar ,n. droit doivent être nécessairement vair M. queurs. it- M. le ministre Sacohi donne l'accolade le- l'orateur ; celui-ci reçoit les plus chalet reusés félicitations de tous ceux qui 1er ■nt tourent, dont le représentant de la Vlll mt de Rome, l'av. De Benedetto, pendant qu le la musique joue la Brabançonne, et que 1 public, deboht, fait à la Belgique une ove 1C_ lion enthousiaste. Les spectateurs se toui nent vers ia loge officielle où se trouver la le ministre de Belgique et le général More aux cris de : « Vive le ministre de Belg que, vive l'armée belge ! !e Puisse l'écho de ces manifestations arr ver jusqu'en Belgique envahie; les magi: efl" trats belges vei*ont que le monde entk ux est avec eux, et que Rome a tenu à salue: la première, leur courage et leur grai\deu ,de d'âme. || ja Ensuite un film du front belge, graci«a ie, sement prêté par le Bureau de propagand sa bôlge, a permis d'acclamer le Roi des Be %a ges et sa vaillante armée. j(> La séance s'est terminée par une chalei r, ' reuse allocution du lieutenant Dgo Dadon lot secrétaire de la Société d.es mutilés it; liens qui, de la loge r ovale, apporta l'hon ,js mage des mutilés italiens à la magistri ,e_ ture et au peuple belges. j._ La Ligue ItalOTBelge a remporté, pot u ses débuts, un sijoeès de bon présage paii m" l'avenir ; il ne pouvait d'ailleurs en êtj re autrement, étant donné le dévouement tl r „ comité directeur, et spécialement du prés ,])„ dent, M. le prince Borghèse. Sous peu Mgr Pottier, le savant proie seur de sociologie au séminaire Léonien c ble ^onîe fera> sous auspices de la Ligi 3n_ Italo-Belge, une conférence sur le sujet-es Wallons el Flamands. lé 1 BRUZIO ROMANO. La paix est signée v ù 'BresfaLitoVsk •9 . L'ALLEMAGNE A AGGRAVÉ SES EXIGENCES - Bâie, 3 mars. —On mande de Berlin, mars : r La paix avec ia Russie a été signée c - soir dimanche, à cinq heures. L'AVEU DE LA CAPITULATION s Petrograde, 2 mars, i- Voici le texte du télégramme par leque - les délégués russes à Bi est-Litovsk ont an ■- noneé leur décision aux commissaires di peuple : La délëggtio'q russe a 'déclaré hier qu'ell § se refusait ti l'examen des conditions de pai qui iufi étaient pràpoeées, vu -que l'action m B Ltaice conte la Russie continue malgré 1 repris» das travaux de la cunlérence de 1 i- paix. La demande de la ii.élégatioji à la su* pension des opéirations militaires a été reji tée. : Bans ces conditions, tout lë ti'aâté de pai devenait un ultijriatunî que l'Aliemagne ar • puis immcdiateme.nt par la violemcè d'un g action armée* la délégation russe a sign ^ sans discussion les conditions de paix quà lu " étaient jjielées, 6 Ell« considère de son devioir de dire tout • la vérité à ce sujet aux puvxters, aux paysan de la iVtirstie et de toute la terre, les laissar jug-es de toutes les conséquences de act< La signature 4e la paix entre la Russie « r-<s\s- î l'Allemagne et 'ses alliés comptera à partir du dimanche 3 mars. 3 Renforpant ses prétentions, l'Allemagne détache le Caucase de la Russie Pétrograde, 3 mars. On apprend ici avec indignation que le traité de paix que vient de signer la dé-1 légation russe de Brest-Lifcovsk s'aggrave - de nouvelles conditions qui en augmentent i encore, si possible, la douloureuse humiliation., Parmi ces nouvelles conditions, dont s ijuelques-uines demeurent encore secrètes, i. on signale notamment celle par laquelle î les districts du Caucasie, d'Ardagan, de a. i-'arz et de Baternm sont désormais sépa- - rés de l'Empire russe. Le prétexte invoqué " par les Allemands est qu'il s'agit de favo- riser, dans ces différents districts, l'auto-îiomie des nationalités. — (Radio.) e ! L'Allemagne avait récusé Trotsky Bâle, 3 mars. 'Les journaux allemands annoncent que ® l'j i gouvernement allemand a grépusé t TrÀtsRy pour négocier îa paix au nom de i.' la ^Russie. C'est pour cette raison qute e L'HEURE oè JAPON \ LES NÉGOCIATIONS ; sont sur le point d'aboutir s Les Allemands en Sibérie r L'opinion alliée est unanime à souhai s ter l'intervention prompte du Japon dan: ,. les affaires russes, dans u-n but de protec tion pour toutes nos armes et en partiou . lier pour la situation de notre allié d'Ex trème-Orient. Les Etats-Unis adhèrent i % un programme étendu, s'il faut en croirt e une dépêche de l'Associated Presse où i i est dit : Le département d'Etat se laissé lêntemen 3 et âë minière continue influencer à se rai è lier au point de vue qui semble prévaloir ei 0 Graatle-BretagHe, en France et. peut-être « Italie, -ouS la puissànoé unique diisposan e d'une' armée et d'une marine efficientes si - trouvant à portée facile ,4b th«!âtrie dies opéra S tiens et, agissant en vertu d'un accord géné ral, se trouve plus à même de faire face i la situation acttjélie GUe no le seraient de: T forces internationales. Il va de soi que des accords préalable: - sont néeeisisaires. A ce sujet, îa même dê pêche dit : Par suite de la coopération du Japon, d< l'Amérique, de la France, -et de l'Italie dan: d'autres questions relatives à l'Extrême OriéiïT., lé mikado a fait entendre qu'il verrai oveç satisfaction les gpuv.arnfme-nts de ce: pays approuver tout, progranirpe radical qu'i pourrait être obligé d'adopter relativemert aux territoires asiatiques de la Russie. Des pourparlers très actif« se poursui vent" à Washington. A Tokio également, ot le vicomte Motono et' l'amiral Togo Kat( ont conféré av«e le mlîcado. Dans les çercl«s officiels japonais on con r sidère le rappel des diplomates de Pétro r grade pour le m'Oins comme un rupture de-'■ relations avec ta Russie. Le contre-amira 1 Tacana., ancre nattaché à Pétrograde, c quitté Vladivostok. La presse japonaise demande une actiox j immédiate en Sibérie; les marchands ja 1 ponais insistent vivement auprès du gou verneniept pour la protection de leurs den rées * entreposées en Sibérie et en Mând ! chourie. 1 C'est qu'il est urgent d'agir. Une dépé * che de Tokio annonce que les bolchevik se sont emparés de l'un des quais de Via dîvoistock oo se trouvent entreposée un a énorme quantité'de munitions représentan une valeur de plus de cent millions d i- roubles ; ils ont en outre manifesté l'inten tion de saisir un steamer étranger ancr à dans le port. Suivant d'autres informations de sourc i- officielle, l'Allemagne, dont le désir d e posséder un port important sur le Paçifi e que ne fait pas de doute, s'occupe active e ment de russe«ibteiMotites les forces qu'el! t- peut avoir en Sibérie orientale et en Mand chourie en vue d'une prochaine opératioi it contre Vladivostock. I, Deux mille Allemands sont déjà réuni i- et entraînés à Irkoustk. De plus large contingents sont attand'UB de l'est de l: i- Sibérie, Irkoustk d'ailleurs, ainsi que d'au 3- très centres importants de la Sibérie, Bla r gavestebensk, Khiaibaro&sk, Ortisk, etc., son -, aujourd'hui entièrement entre les main r des maximalistês. Peut-être l'action des Alliés a-t-elle déi i- commencé ; car on annonçait hier à Toki .« que les navires alliés qui croisent devan 1- Vladivostock se préparaient à débarque des contingents d'infanterie de marine. V" i . . : ■ fitâHhtâ ! — n ^ Les poussées d'infanterie î- gagnent le front italies rT (Officiel.) Rome, 3 mars. e Sur Us pentes du val Brentela, une pous u sée de l'infanterie ennemie, larqement sap i- tenue par Vartillerie, a complètemcn échoué sous nos tirs de barrage. 5" Sur le reste du front, les deu.r artillerie e ont exécuté des actions de harcèlement nv e dinaires, plus fréquentes notre part nc '■ tamment sur VAsiaqo et plus obstinées d la part de l'ennemi là long de la Piavc dans la vallée du San Pona. S CONTRE LA SUEDE 1.ES ALLEMANDS dfÉirqtient aux îles Aland .. l ) " ■ ■ !i!t , ! |Protestationa à Stockholm 'Par5 ordre de son gouvernement, le mi-; n'stre d'Allemagne à Stoekholm a porté è. It, o«innaissance du ministre des affaires - étrangères de Suède que l'Allemagne avait - l'intention d'envoyer, sur la demande du i gouvernement finlandais (11 s'agit du Sé-1 nat de M Svinhoufvoud, qui s'appuie sur ! l'armée « blanc!he_1i_[raL-4^-1. R.]), des troupes en Finlande pour réprimer la révolte , qui .y régna et cpie ces troupes, du consentement de la Finlande, se serviraient, au i cours de leurs opérations aussi des îles i Aland. î Afin de ne pas entraver l'accomplisse-; ment de la tâche humanitaire assumée par la Suède relativement aux îles Aland, " l'Allemagne se limiterait cependant à uti-; liser ces îles pour y organiser une étape nécessaire à l'expédition militaire. (C'est toujours voh Lue it m qùi parle. — N. d. i l. R.) Il a de même été assuré que l'Allemagne n'a point d'intérêt, territorial dans tes îles ; et que la question des îles Aland devait, ; par égard pour leS intérêts vitaux de ia • Suède relativement aux îles, ètrs réglée dans une entente étroite avec ce pays, | Tout en prenant acte des déclarations t faites de La part du gouvernement allemand, le gouvernement suédois a fait valoir sas objections sérieuses contre une utilisation éventuelle des îles Aland, de 1 nature à pourvoi1- 'aire entrer les îles dans 1 la sphère des .ûtiéraiious de guerre ûu_à empêcher raccompUssement de la tâche hiu manitaire a&sumée par la Suède en vue ; de la protection de la population des îles. ' Le gouvernement suédois a donc considéré [ de son devoir de souligner qu'à son avis 1 même l'utilisation limitée des îles Aland qui aurait lieu, aux termeis de la eommu-1 nication faite, pourrait comporter des difr ' Acuités pour une réalisation, de la mar ' nière voulue, des fins"humanitaires de la ' Suède à l'égard des îles. - ■ i D'autre part, le gouvernement révolu- tionmaire finlandais, qui a fait appel à ; l'aide allemande, se livre à des manceu-1 vres -destinées évidemment à justifier la "résence des soldats du Kaiser dans les ■ îles Aland. Son représentant à Stockholm 1 oublie dans les journaux des notes où il dénie l'existence de tout accord au sujet ; du débarquement antérieur des troupes 5 suédoises. Or, ce débarquement, prétendon Stockholm, a eu l'agrément de cet am-' basisadleuir. 3 On peut en conclure que l'Allemagne a - mfe comme condition à l'appui militaire - prêté pari- elle à la nouvelle république 8 l'occupation temporaire ou définitive de " 1 ' archipel jrooheux qui commande le golfe 1 de Bothnie, et lui a imposé le reniement te ses "Conventions d'il y a quinze jours 5 avec le gouvernement suédois. Quant à la demande de secours adressée 1 de Vasa à Berlin, on en connaît le texte " par les Uunchener Neueste tiachrichten cfmi en jpubUie les passages principaux. : Voici c-e qu'on peut y lire : 1/ê gouvernement finlandais ose espérer . Tue S. M. l'empereur, en sa qualité de plus IJ.uiùssant protecteu* de la culture germanique ^ t de la foi évangélique, voudra à la proçhai-t > ; conférence die ia paix appuyer les efforts r lu peuple finlandais pour obtenir le droit le. se développer pacifiquement. L'empereur saaira exiger que toutes les pompes russes évacuent définitiv«men> la "(/tïlande et tes forteresses sntiore occupées ir les Rosses : U voudra bmi demander qu« s a,rjms donnée* aux émeuMer* soient res-! tuées au gouverement régulier et que les revendication* finlandaises reçoivent complètement satisfaction. III .11. ■ I ... .1 I www .. ....... — A Toronto (Canada), la foule a empêché f a.u. cri die « A bas les pro-germams î » une 1 conférence <p*e devait pnenondet M. Bryan, ancien secrétaire d'Etat de M. Wilson. s — Oinjanche ont eu lieu h Dunkerque les funérailles solennelles .Ju preift'er officier américain mort, pour ta fc^use commune, " — Le générai Smu.ts, membre du, cabinet c de guerre britannique, est arrivé A Londres ■ 1» nw. de retour d'une importsnto mission à l'étranger. NOS HÉROS CIVILS Le Pape intervient en faveur de Colleaux et Lsgros Home, 3 mars. {De notre correspondant particulier) par télégraphe i'ïtalift de ce soir annonce que le Pape, sitôt, connue la nouvelle de la condamnation à mort par les Allemands du sénateur Colleaux et de l'ingénieur Legros, est intervenu en leur faveur. Sa Sainteté a télégraphié personnellement au Kaiser pour lui demander la grâce des deux condamnés. LE SENATEUR COLLEAUX En annonçant dg.n$ la « Victoire » la con-daâanàtion a mort du sénateur Colleaux, M. Loua® Piérajrd adresse à cette nouvelle victime de la tyrannie boche eet hommage que nous gommes heureux de reproduire : « C'est une belle figuré du mouvement socialiste belge. On aime en lui une fermeté, une droiture parfaites ai liées à une grande urbanité, il nous souvient de se g débuts aq Sénat, de ï'impregsioTi profonde que produisit dans 1p. torpeur de cette assemblée, son langage énergique. L'odieuse agression allemande, ie martyre ipfligé à la Belgique par l'empire félon, fit de cet antimilitariste convaincu un ardent patriote. Son fils, qu'il aimait, tendrement, combat -dans l'armée du roi Albert depuis les premiers jours de la guerre. Dès leur arrivée à Liège, les Allemands se saisirent de Colleaux et le tinrent prisonnier comme otage, pendant plusieurs jours, en même temps qu'une dizaine d'autres personnalités. Il aimait à raconter avec quel plaisir, quel réconfort; il avait eausé durant ces journées de captivité, avec Migr Rutten, l'évèque de Liège, son voisin sur la « paille humide ». Le brave Colleaux disait : « La guerre finie, pous reprendrons le combat des idées, la lutté politique et sociale avec autant de fer veut ^qu'auparavant; mais quant à moi. je ne pourrai plus attaquer ces gens-là... » C'est de se6 adversaires qu'il entendait parler, signifiant, par là qu'en Belgique comme en France, les leçons de l'union sacrée ne devaient pas êtpe vaines, qu'une tolérance nouvelle de-yait tempérer l'âpreté de nos luttes politiques, en faire disparaître les argumente u ad hominem »> les grossièretés, les méchancetés et les perfidies trop à la mode dans tous les partis. • c . Pendant l'occupation, Colleaux fit des prodiges pour le ravitaillement de Là populeuse région industrielle de Liège. Ces! a ce titre, qu'obtenant des Allemands des passeports, il affla en Hollande à plusieurs reprises pour faire différents achats. Il remuait cîél et taire pour arriver à son but, faire lever les interdictions. On l'a vu,- quand il échoua, qui pteuT3.it presque à la pensée que sea camarades ouvriers auraient un peu plus faim encore... Les Allemands accusent aujourd'hui cet homme d'avoir fait, de l'espionnage à leur détriment. Depuis l'ignoble supplice infligé Cesare Battisti, l'exécution do miss Cavœlil et tant d'autres assassinats perpétrés dans l'immense « in pace » qu'est la BeSgique depuis trois ans et demi, nous avons de bonnes raisons de nous défier des accusations de « haute trahison » formulées par les Allemands. Tant qu'il en est temps encore, rrou« espérons que parmi les socialistes des différents payis alliés et-neutres, un énergique mouvement d'opinion va se dessiner en faveur du brave Colleaux. On annonce que Troefctra. leader du Pairti socialiste hollandais. aurait demande à Scheidemanr d'intervenir auprès du gouvernement impérial allemand en faveur du sénateur socialiste de Liège, condamné à mort. Lee Sozial-Demokrateis allemands qui, nous l'espérons, savent qu elle somme de heine s'est accumulée déjà contre l'Allemagne. peuvent se le tenir poutr dit : lie sang d'un CbMeaux répandu ferait lever dans l'âme ulcérée du prolétariat socialiste belge de nouveaux levains de haine. >: Lire prochainement: U RATION BELGE Grand journal quotidien d'union nationale paraissant à Paris flsarst devient maititnallsie Nevfc-York, 3 mars. M. Heaî^t, après avoir fait récemment déclarer par ses, journaux què le discours du comte Sertllng était fort encourageant et faciliterait la conclusion de la paix, publie aujourd'hui un appel en faveur de la reconnaissance immédiate du gouvernement maximaliste, qui est selon lui le gouvernement le plus démocraticfue d'Europe. « Ne perdons pas de vue, dit-il, ce qui est notre idée dans cette guerre et reconnaissons la phls grande démocratie existant aujourd'hui en Europe et dans le monde ». On relève que M Hearet a signé cet appel, ce qu'il je fait que dans les circonstances qu'il juge d'une importance exceptionnelle sens u iQflg tmm Le travail forcé en Belgique Des nouvelles de source sûre permettent d'affirmer que le régime du travail forcé tt (remplaçant hypocritement les déportations) — est appliqué, en Belgique occupée., avec une rigueur impitoyable. Dans le Luxembourg, l'arrondissement dé Neuf-château n'y a pas échappé, bien qu'il ne sait pas compris dans la zone des étapes. Voici ce qui s'est passé là, en octobre 1917 : Les cantons de Neufçhâteaq et de Pali-seul ont reçu l'ordre de livrer la liste des ouvriers aptes à travailler pour les autorités allemandes. Les bourgmestres ont refusé de les donner. Le bourgmestre de Neuf château y a mis une telle énergie que les Allemands ogt réduit leurs exigences aux hommes à partir de 17 ans, On a dpuc dû fournir la liste dans ces conditions- Le 2 octobre 1917 a. été placardée à Nettf-ehâteau, sur l'ordre de l'autorité allemande, une affiche ains iconçuo : « Tous les sujets mâles âgé? de 17 ans et plus, 00 tant qu'ils ne -sont pas occupés à des administrations ou «xpiiitad tms allemandes, doivent se présenter, metoedi 3 otobre, à 9 heures du matin .heure allemande) devant la maison communale (plaçç de l'Hôtel de Ville). Un officier du bataillon désignera, en présence du bourgmestre, les homme j qui devront travailler à la Schwellengswinnugstelle-Straimont. Au cas ou cet ordre ne serait nas exécuté complètement, la commune sera, outre une amende personnelle au bourgmestre de 1,000 marks ou 5 mois d'emprisonnement, imposée d'une amende de 5,000 marks. » Un tiers seulement des hommes se rendit à cet ordre. Ils se réunirent sur la place., Les officiers allemands y ont chdisi, au hasard, trente individus et furieux de constater l'abstention du plus grand nombre, ils ont fait appeler le lendemain, à 4 heures du matin, le bourgmestre qui était au lit et ils l'ont forcé -de les accompagner dans les rues de Neuf château. Des soldats allemands empêchèrent tests circulation, tandis que d'aurres. énlisnt dans les maisons, pérquîsiti jt i liaient jîâr-tout et obligeaient les nommes à les cinvgg» Tous les hommes qui ne s'éi aient pas présentés la veille, furent amenas dans là cour d'une maison : on en prit, an hasard, vingt-qiuatre qui, réunis à cesix de la veille, durent partir immédiatement pour le chantier du bois de Straimont, à 18 kilomètres de Neufehâteau. On leur remit un ordre de se trouver au travail le lendemain S octobre, sous, peine de 3 mois de prisoa oa de G0>0 marks d'amende. XjG bourgmestre de Neqfchâteau 3 été puni pour n'avoir pas obéi asse? rapidement aux ordres de l'autorité .mil-îgirg. îi avait déjàété an tériey r emeot € m P i iscu.né deux fois et fut cette fois condamné ù 300 marks d'amende.. Dans tous les villages des alentours de Neuf château, les autorités communale cîs± ret?u des ordres analogues. Au 2C octobre, cinq localités avaient été l'objet d© mesures semblables : Orgso, Herbsumont, S.tiiy, Rossart et Saint-Médard. Toutes ces communes, qui avaient éjté fortement ravagées iors des ejjrqbais d? 1914 e-t ont leur population fortement réduite, ont été traitées satj$ 'égard; on leur a enlevé une bonne centaine d'hommes. ■ ■■■ ■■■ * - ■ » »■. . ■ i POUR NOS SOLDATS An Cercle militaire u Paris Le local, clair et coquet, dû « Cerclé SSi-litaire » de Paris a été inauguré, hier après-midi, par une matinée au programme très artistique et dont chaque numéro a été chaudement accueilli par le très nombreux public. Aux premiers dangs, .Mme» Ghislaine de Car aman, damé d'hopn'êur de S. M. la Reine, la oamtesse Greffalttfc, la comtesse Edmond d'Hespel, la générai® Jeostens, 'G-anshiaif, Lancksweort, et Mo-tar ; i\IM. le ministre Brunei, lçs sénateurs F. Empam et Fraevs do VeUbSke ; le coloiid BepiteS, attaché militaire espagnol ; les colonels Fourcault et de QqS-l>edo. ; le m®jor Moenaert ; les ^omtnan-dants Lambert et, Du puis ; le capitaine iBuxhman ; les aumôniers divisionnaires Beckx et Van Luyten ; l'abbé Moyersoefi ; l'aumôhier Buckens ; le baron Etienne.va» Zuylen de Nyevelt ; Bastin. consul de Belgique -, Dôîphï Kairn ; le comte de Rotutce, secrétaire de légation ; les lieutenants Van Schille et Dotez ; les menibrfs du essoité du Cercle militaire belge de Pajis : MiM. i'aumônier Felten, directeur; Derihon, vice-président ; lieutenant Lancksweert, secrétaire ; Féiix Van de Kerohove, trésorier; de nombreux soldats belges. Ce public, enthousiaste et eltoisi, a vivement applaudi Mmes Rodez, du Trianon-Lvrique ; Delorme, violonoelliste ; Viscontt, de 1 Opéra ; Deslandelles, de l'Odéon ; P. Beyer, de la Monnaie ; Hannigsberg, pta«. niste ; MM. Dufranne et Huberty, <fg l'Opéra. M ."Noté, sans être inscrit au prà-grdinme, nous a fait la surprise de r'-» sieurs morceaux très applaudis, dont «Vf air de Patrie, tout, de circonstance et Ver/ l'Avenir. M. Dufranne avait chanté la se-rénade de Y Amant jaloux, de l'illustre lié' geois Gréfry. Ce» brillant début est de bon augurs pour l'avenir du Cercle militaire belge. D'autres1 fêtes y seront organisées ; dès à présent, nos soldats et nos permisoinnaircs 4 Paris trouveront 51, rue des Petites-Ecuries (près de la « Neuwîîfe-Franeè >,), le mai-leur accueil, des consommations expeilentes à prix réduits — et tous les rènsagnfe-ments qui feront leur congé utile ou agréai ble — et les deux à La fois !

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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