Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1916, 01 Janvrier. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 08 avril 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/1c1td9p163/
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21e ANNÉE.— Série nouvelle. — N* 416417 Le numéro ; 10 Centimes (5 SOTTMBS AU FRONT) Samedi l"* et Dimanche 2 Janvier 1916 RÉDACTION & ADMINISTRATION îîto! rte 4« ta Bourse — 1E HAYRE Téléphone : Le Havre n* 14.05 Directe : FEENAKS HEURAT Tentes tes communications concernant In rédaction doivent être adressà4a a5w,,ro« de la Bourse,Le Havre. LONDON OFFICE: 81,Panton Street (Leicester Square s.w). LE XXe SIÈCLE Quotidien k>eig€; paraissant au Havre ■wjhiiai ku——■'■iBTim—BBM——pwBMM ABONNEMENTS Franco 2 fr. BO par mois, » 7 fr. 50 par trlm©9t*« Angleterre.... 2 sh. 8 d. per mois. • .... 7 s h. 6 d. par tri mort i* Hollande.. 1.25 florin par mois. » .. 3.75 flor. par trimestre. Autres pays.. 3 fr. » par mois. • 9 fr. » par trlmestftft PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du journal ad Havre ou \ Londres Annonças ** paije: Ofr. 40 la ligne Petitesannonces^ page: Ofr.301aSfgfte Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de publi• oité. fo, ruede la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. 1916 ))ck« __ ©sU! bien nécessaire die' formuler des BOubaiibs au sent de l'année nouvelle ? Nos' vœux ne sonl-ilS' pas dans le cœutr st sur les lèvres de tous les Beiges ? Ils vont vers la victoire et vers tous ceux qui mous la donneront Ces vœux, nous les adressons avec co^1" fiance au Dieu de justice en répétant cette louchante prière d'uni modeste recueil de ptrtètres ë't de chan ts de1 guen-e donit la simplicité s'élève jusqu'au sublime (1) Mon Dieu, protégez ceux qui sont à la guerre, officiers et soldats. Donnez-leur à tous le courage, Vesprit de sacrifice, la résignation ; qu'ils gardent au cceuir une foi inébranlable dans la justice de leur cause, \e triomphe- final et les récompenses éternelles qui les attendent! Do»np,z aux généraux le dénie de la victoire; qu'ils soient noblement secondés par des chefs dont la prudence égale Vaudace, et fjui, comprenant leur responsabilité redou- ' table, joignent à l'énergie qui ne recule pas le, respect de la vie des hommes qui épargne les sacrifices inutiles. , Conduisez les pas des patrouilles qui s'en vont, de jour et de nuit, par les chemins. •Evitez aux sentinelles les surprises mauvaises ; aidez-les dàns leur vigilance inquiète et Vangoisse des heures qui sont si longues. Aux vaïUants des tranchéest immobiles, soirs la menace de Vattaque, tout près de la mort, gardez un cœur indomptable, quœ la monotonie .tragique de leur vie ne lusse pas. Aux blessés des champs de bataille, des ambulances et des hôpitaux, donnez la force (Férue qui accepte tout. Aux morts, disparus et enterrés on ne sait oit ; à. ceux qui lermbèren taux jours de /f jande mêlée et gui dorment dans les fosses communes, à ceux dont les tombes se voient au milieu des champs ou sur le bord des routes avec une petite croix où leur nom se lit à peine : aux morts, à tous les morts cou-~hés au cimetière du village ou à le frontière, donnp:-, Seigneur, le repos, ta paix, et i,o. lumière étemels ! A ceux qui, sont restés, le cœur brisé, au ywys, mères qui attendent leurs enfants, gemmes qui attendent leurs maris, jeunes filles qui attendent leurs fiancés, tout petits attendent leur père, donnez une in-trmcible certitude de retour, ici-bas ou dxins ie ciel Qu'ils soient fidèles aux absents, à peurs promesses d'affection... Que l'épreuve les rende meilleurs et leur *appreme à chercher dans la prière le suprême refuge ! A ceux qui pleurent déjà et qui n'atten-Me.iU plus celui qui ne doit pas revenir, 6 (Seigneur, ô- Ami, 6 Père, en souvenir des ïlarmes de voire mère, donnez l'espoir divin tfui console ; dites-leur qu'à défaut de tombe Uni l'on puisse s'agenouiller, il y a le cœur hde Dieu, où vivants et morts se retrouvent ! .4 tous, ô mon Dieu, à nous qui vous prions,, aux bien-aimés pour qui. nous vous /prions, paix, courage, patience, espoir. ! ILa résistance de la Belgique envahie I.a presse française fait au nouvel ou-'wsge (te notre collaborateur Maurice des jOnottaus un aœueii unanimement élogieux. Voici par exemple le début d*un article .-'de la Liberté du, Sml-Ouesl, de Bordeaux, i(n" du 20 décembre) : « D'après tout ce qiw nous avions appris <te la Belgique occupée, nous savions qu'il manquait un pendaM à l'historique de la campagne de. l'Armée beige, qui est au-dessus de, tout éloge. Voici que, M. Maurice des Ombimjx, vtn écrivain de premier ordre, pas Assez ctmmi en France jusqu'ici, vient de combler cette lacune ar.ee vit ouvrage sin-ws«&ènewwwrf vivant, pittoresque, siibstan-<tiel, intitulé : « La r-ésistai>ce de la Belgique «rtyahie. » fflle est miigniilqvœ celle résistance à l'en-wahisseur. Celle surenchère de patriotisme .donnée aar tontes les clusses de la population, est admirable : il fallait que cela fut Ml e Icela vient d'être dit, avec, un enthou-.siasme frémissant et commvmcatif, par un témoin irrécusable de l'héroïsme civil de Sa Belgique. Pendant dix mois. M. Maurice des Om-■hwJtt: a va les Boches à l'œuvre dans son ytiv/s, et il nous dépehu comment leurs avances aussi bien que leurs insolences et Murs éructions, furent, accueillies par ses compatriotes, ...La vie ù Brmcelles et. dans les provinces, le lableau. de VAdministration boche \htnt vmiée par von B'issing sont peints de r&rùi de nuiitre par M. des Ombiavx. » Ajoutons (fue l'ouvrage de M. Miawioe des Oirri>i8tix est un beau volume in-12. Il sera envoyé tratico par nos bureaux en réponse h touie demande accompagnée d'un bon pastel de 3 fr. 30. UNE RENCONTRE PROCHAINE ENTRE BULGARES ET ITALIENS —o— Athènes, 31 décennbi-e. — La •• Nea Ilime-ra » écrit que l'on s'attend à une rencontre: prochaine entre tes Bulgares et les Italiens sur le territoire albanais, où ont été en-vovéfjs de grandes forces bulgare^. , (1) Prières et chante pour le temps de la pierre nar J. Beiouard. H. Boutord, éditeur 4 n Metif. ma. i PARLEMENT & PARLEMENTAIRES (o) I>ans la Gazette de Lausanne du 27 décembre, M. Maurice Muret publie le ta,-bîeau que lui a tracé M. Mauri«e Spronck, député de Paris « un des esprits les plus cm tivés et les plus droits dont s'honore le Parlement français » de la situation parlementaire.Tableau médiocrement flatteur. D'aiprès M. Spronck, le Parlement est devenu <t formidablement impopulaire à un « ooint tel qu'il serait dangereux de ne p<as « s'en émouvoir pour l'avenir des institu-« trions parlementaires en France. Le dédain de l'opinion s'est, petit à petit, transformé en mépris. Cause principale, d'après M. Spronck : « Notez que le Parlement, en contradiction arvec la vraie doctrine du parlementarisme, s'imagine que sa tâche est de gouverner : ft alors, sous prétexte de contrôle, jl a la prétention de connaître, de surveiller, de déterminer même les moindres actes des ministres. n'ai pas besoin de vous dire que la con-.luite d'opérations militaires et diplomatiques pai* neuf cents personnages. même éniinents et pleins de bonne volonté, m'apparait eomme une pure conception de la démence humaine. Vous imaginez-vous un vais, seau où neuf cents piitotes tiendraient la barre ? Ou bien un malade que neuf cents médecins et chirurgiens soigneraient en même temps : On m'a reproché parfois d'être un ennemi du régime parlementaire ; d'un régime parlementaire ainsi compris, oui, certes. »> Nous n'em sommes pas là en Belgique (évidemment. La plu/part ^ nos députes et sénateurs sont restés bravement dans la Belgique envahie, parmi les populations opfl>rianée.s, pour soutenir leur moral et (pour) l'es défend rYe Ifon't're l'oppresseur. D"au tre part. la. grande majorité de ceux qui ont quitté le pays ont cédé aux motifs les plus honorables. Et plusieurs de ces Messieuir-s ont rendu à leur pays. à. l'armée, en France, en Angleterre, en Hollande, en Italie, l'es plus précieux services. Si nous ne citons personne, c'est uniquement pour ménager des modesties que n-ous savons très promptes à. s'alarmer. Il est d'amitatnt plus affligeant, les choses j étant teJles, de voir deux ou trois honorables s'oublier au point d'adresser au gou- . verneonent, du fond de let«rs retraites, des somm'atians et des Jkases, soi di^airt su roui dçlecteurs dont 1 s ne counaiseat pas l'état d'esprit et d'un navs qui, tout à fheurê, aura oublié jusqu'à leur nom.' Cela aussi est contradiction avec la vraie doctrine du parlementarisme, que bout le monde à intérêt à ne pas laisser fausser. Conclusion de M. Maurice Muret : « M. Maurice Spronck prévoit pour le lendemain de la guerre, ou une réforme .complète du régime parlementaire français, ou ce qu'il appelle « 1a. solution catastrophique ». Le système actuel a fait à l'épreuve une trop fâcheuse figure. » Ainsi soi!-il ! Von Bissing n'est pas content du " XXe Siècle" Vous souvient-il de ce bôrr Doktor à lunettes qui se flattait die conmîhre miaix la langue française que Gaston Boissier... r>our l'avoif étudiée scientifiquement ? Le génér-ai-oberst von Bissing doit avoir été. à l'école de ce pédant. Parce qu'il a été douze mois gouverneur général de la Belgique, il se croit qualifié pour décider quels sont les journaux qui expriment le plus exacteinent les sentiments du peuple belge'. Aux yeux du bourreau d'e Miss Cavel'l, de l'architecte Baxtcq, de Franck, de Baeckel-Jians et de tant d'autres, la presse belge n'a pas d'organes plus autorisés que la Belgique, le Bruxellois, le Quotidien, Ylnforma-lion, le Progrès libéral, le Bien Public, le Vooruit. Y.\mi de l'Ordre et, les autres feuilles K. K. Ne sont-ce pas r\ des journaux de mark ? Quels mauvais belges, au contraire, qias-ceux de la Libre Belgique ! Songez donc : loin de pouvoir les acheter, on ne réussit pas même à les faire vendre et la mise à prix de îeurs têtes ne les emrêche pas de renouveler tous les huit ou quinze jours le scandale de leur publication ! .vm« nous faire l'honneur de promettre quin'/'j mille mark de notre peau, le Keu-tenianl du Kaiser vient de proçlumer que nous ne servons pas mieux l'intérêt belge que les « palriotards » de la Libre Belgique. C'est à un correspondant de la Neue Zur-cher Zeitung qu'il a fait cette confidence et le journal suisse nous l'apporte dans son numéro du décembre. Le général von Bissing a, déclaré profon-diémcul regrettable que le XX" Siècle a.it osé dire tou^ les Belges d'accord pour vouloir que la Belgique sorte de cette guerre plus grand qu'auparavant. Le général est ex-frêmr:.ent mécontent de ce que nous ayons l'outre-uidiancc de réclamer pour notre pays des extensions territoriales. Cette 'Uîfiance d'un peuple écrasé dans •le suce!'.- de sa cause irrite ceux qui croient r^ivoiv vaincu. F!le ne laisse pas non. plus de ti'OUib'ier et cette inquiétude des Bo-ehes est une récompense inappréciable no.n,r tous crtux qui s'efforcent de réconforter leurs conipa trio les. Ln Vlaam.sclie Stein n vus a fait un crime des articles que nous reproche von Bissing. Le général prussien fé!i"ite la Vfaam'sche Stein et loue son bon sa.is. C'est elle et non pas le XX Siècle qui représente l'opinkm, belge, c'est elle et liot, le VA'8 Siècle, qui exprime les sentiments dn: j ^u^p^e belge, c'est elle et non le XX* Siècle qui professe le vrai patriotisme belge. La Vlaanisehe Sl.ein *<: réjouira sans dou.1e cîe ce certificat. Nous? nous en- réjouissons aîiibant qu'elle et bien sine ère m'en t. LES ALBANAIS ATTAQTJENT DES DETACHEMEOTS SERBES Athènes, 31 décembre. — L' « Enibros » apprend que des détachements de l'armée serbe, poursuivis sur le territoire albanais, en^nxî El-Basisaii et Tirana, ont été attaques -fa» J*a Vient de paraître i Une nouvelle liste de prisonniers belges ■ Le premier fascicule de notre nouvelle liste de militaires belges prisonniers en Allemagne VIENT DE SORTIR DE PRESSE. Il contient, en 24 PAGES GRAND FORMAT, les noms de quelques milliers de militaires dont les noms sont compris ENTRE LA LETTRE A ET D E T inclus. Cette brochure, d'un si grand intérêt pour les Belges, sera expédiée franco contre l'envoi de 0 fr. 80 EN UN BON POSTAL au bureau du journal, rue de la Bourse, 28 ter. Le Havre. Les demandes pour l'Angleterre doivent être adressées à notre London Office, 21, Panton Street (Leicester Square) London S. W. Joindre 6 PENCES. £a paix bocks aaxiépeas De Unique Ce qu'on en dit en Suisse o Nous signalions hier l'article de la « Neue Zurcher Zeitung » énumérant les conditions auxquelles l'Allemagne consentirait à accorder une paix dont le refus la déciderait à une guerre d'extermination. Nous disions que cet article avait évidemment pour but de provoquer un débat dlans la presse des pays neutres et des pays alliés. C'est pourquoi on l'a publié à Zurich et les journaux suisses dénoncent tout de suite la manœuvre : (( L'article, rcrit la Gazette de Lauzanne (n° du 30 décembre) semble d'allusion officieuse ou du moins semi-officieaise et il s'agit sa.ns aucun doute d'une nouvelle j tentative de l'Allemagne d'agir sur les es-j prits des neutres et par leur intermédiaire sur ceux de ses ennemis avant d'entreprendre un effort suprême et • désespéré, C'est la seule explication possible de propositions de paix venant d'un Etat qui jusqu'ici e. toiviouvs considéré sa, militaire comme lui permettant de dicter ses conditions à ses adversaires. » Naturellement, le gouvernement alle-ma.nd déclare qu'il n'est pour rien dans 7a publication de la « Neue Zurcher Zein-tiung'. » L'agence Wottff s'est empressés d'e dénier toute origine officieuse au programme du journal zurichois. On sait ce que valent ses démentis ! La « Gazette de Lausanne » s'indigne du couplet destiné à la Belgique à laquelle on demande un tribu-t annuel du montant de son bndjet militaire ou telle autre ga-. nantie (Anvers) contre un retour des événements de 1914. « Les événements de 1914, s'écrie notre .grand confrère suisse, l'irruption en Belgique des armées allemandes contre tout droit, en violation de la parole jurée, la dévastation du territoire belge ,l'incendie, le v'iol et l'assassinat. Nous n'en connaissons pas d'autres. A la Belgique à garantir l'Allemagne contre le retour de ces crimes ! C'est l'histoire du loup et de l'a- ; ' gneau. On sollicite l'opinion de l'Europe neutre de se prononcer sur ces cyniques pro-: pos. Voici la nôtre : pour que la paix, a paix Vraie, la paix durable, la paix par la 1 justice et la liberté soit possible, il faut que les loups soient dépouillés de leuirs ongles et de leurs crocs. » Même indignation dans Te » Journal de Genève » (n° du 30 décembre). <' L'alinéa qui est consacré à la Belgique, écrit-il, e-:t simplement phénoménal : 1 ce royaume ne perdra pas son indépendance parce que la suppression des douanes entre lui et l'empire pourrait porter préjudice à l'industrie allemande, qui re-! gimtbe contre une annexion. Mais la Bel-: "gique payera un tribut de guerre annuel, • équivalant à ses dépenses militaires, ce qui revient à dire qu'elle ne pourra pas garder d'armée, et r Allemagne continuera à exercer la police chez elle jusqu'à ce que cette dette soit acquittée. Comme il s'agit d'un tribut annuel, on ne voit pas quand la mainmise finira. En plus, les vainqueurs de Liège et de Louvain prendront des garanties et peut-être des gagés pour empêcher... le restour des événements qui se sont produits en 1914. Nous avions cru 1 qu'en 1914 les Allemands avaient envahi ja Belgique, dont le territoire avait été reconnu inviolable par la Prusse, l'avaient en partie dévastée et systématiquement ; rançonnée après avoir vaincu ses troupes par une supériorité numérique écrasante. Comment la Belgique peut elle empêcher le retour dte tels événements, dus à l'initiative de ses envahisseurs, et quel gages les Allemands peuv^'ot-ils prendre en Belgique pour les emr'ê&her eux-mêmes de récidiver ? Il est bic^ évident que !e régime annoncé équivaudrait à l'annexion et que les Alliés, l'Angleterre surtout, ne pourraient pas y prêter les mains plus qu'à une annexion pure et simple. » Evidemment et c'est pourquoi nous devons nous convaincre toujours plus que personne ne neuf soustraire notre pays à la servitude et lui donner la paix à laquelle il a droit par un autre moyen que la victoire complète des armées alliées. ♦ * ■ A Êa côte belge UN NOUVEAU BOMBARDEMENT On mande de la frontière belge au « Tele-graaf » qu'un violent bombardement de la r<M.e belg'e a eu lieu jeudi matin, . près de Zeehrugge. Par suite de la brume, aucun bâtiment anglais n'était visible. Mais le bruit du boni-baji'Jeroent provenait de la direction de Schceneveid où se trouve d'ordinaii» l'es-OMh* 1 ( jusqu'au bout !... ; ! « t/WWVvl/WW* 16 line adresse énergique du Présidant de la Chambre be.ge au Roi : —O— < î I>ans une adresse remise à S. M. le Roi 1 à l'occasion de la nouvelle année, M. Schol- < la Jjaert, président de la Chambre des représentes ta/ats, exprime, au nom de ses collègues, '< en- au Roi, à la Reine et à la familiie royale, les ' la vœux ardents qu'il forme pour leur bonheur ! n. si intimement lié au bonheur du pays. < 'V1j : « Nos attendons, ajoute le Président, ' • l'avenir arec confiance, résolus à powsui-vre La Mie jusqu'au, succès final, fiers du ' ~ courage cle notre vaillante armée. » Nous restons résolus à ne. souscrire ' qu'à une paix basée sur le droit et répara-r i" ,rice d" tous les torts qui nous ont été inius. ' lon tement infligés. " I.a paix peut donc tarder encore, mais Il te devoir de tous les Belges est de travailler ensemble, dans une patriotique union, à en :iu" hâter le moment, et à préparer le relève-ment de la Patrie éprouvée. » p°- — i «s mmm mms m U £!K Le texte de la résolution votée par le congrès socialiste français ne tient pas moins de trois colonnes de i' « Humanité ». Est-ce parce qu'il est plus socialiste que français qu'il manque de clarté ? Nous ne savons, mais tout cela est bien fumeux et les dirigeants du socialisme français auraient été plus avisés de garder jusqu'au bout sur leu. délibérations le voile opaque qu'ils avaient réclamé de la complaisance du gouvernement français. \ « Que le gouvernement, justement soucieux dev ne point laisser ébranler la force d'âme de la nation, s'il était possible qu'efe pût l'être, par une propagande criminelle dénuée de toute conscience des responsabilités incombant actuellement à chaque citoyen, ait. exigé une grande réserve, on -le conçoit, écrit à ce propos le « Temps », mais on comprend anoins que les socialistes eux-înémes se soient, dès la première heure, résignés au silence et qu'ils aient cru devoir réclamer la protection de la censure contre les risques de leurs propres erreurs. » Quoi qu'il en soit, on a l'impression, en lisant le facturai socialiste, que leurs auteurs se sont vainement débattus entre leurs doctrines de parti auxquelles ils ne veulent pas renoncer et les nessicités de ne pas heurter l'opinion française résolument nationaliste. Pour cela, ils ont' voulu, coûte que coûte, concilier toutes les vues, même celles qui ne sont pas concilia/bles et sauver au moins les apparences de l'unité de l'action socialiste Il y aurait bien des choses à dire là-dessus. Le k Temps » fait demarquer, par exemple, ce qu'ont d'étrange certaines prétentions du » parti socialiste » quant à 1^ guerre et à la libération de l'Alsace-Lorraine. » Le manifeste dont 4es termes ont été adoptés par le congrès socialiste, écrit le « Temps », affirme nettement que le parti demeurera dans la guerre tant que le territoire n'aura pas été libéré et tant que n'aura pas été brisée la tentative .d'hégémonie allemande. Le congrès aurait-il donc prétendu que le parti se réserve de sortir de la guerre, à son jour et à son heure ? La France a encore un gouvernement et des Chambres. Aux représentants de la nation entière appartiendra la parole, et à eux seuls : les « partis quels qu'ils soient, n'ont pas de volontés séparatistes à faire prévaloir. La République est, et elle doit rester, « une et indivisible ». Le parti socialiste veut au moins le retour pur et simple de l'Alsacc-Lorraine à la France, mais aussitôt ce principe posé, l'équivoque reparait : la France devrait demander à l'Aisace-Lorraine d'affirmer a nouveau solennellement sa volonté d'appartenir a la communauté française ! c C'est-à-dire, remarque le i< Temps », que la France, faisant aux Alsaciens-Lorrains l'injure de douter de leur patriotisme, sera.it invitée à fausser à son propre détriment la réparation du droit. Avant 1860, l'Alsace-Lorraine n'affirma-à aucun fmoment sa volonté d'appartenir à l'Allemagne ; la question n'a pas été posée alors et ne peut l'être actuellement, à moins qu'on ne veuille de parti pris sacrifier nos frères des province: qui nous furent ravies à ces immigrés allemands au profit desquels le droit fut violé il y a quarante-cinq ans. » Mêmes amalgames et même manque de netteté sur les autres points traités par la déclaration socialiste. La vérité, c'est que les dirigeants socialistes français ne savent compter .que jusque i->9 alors gue l'Europe est refaite à coups de 380 et de 420. Tant pis pour eux, mais il ne faudrait pas les confondre avec la France m même avec 1# socialisme français. , LA SITUATION MILITAIRE Vendredi 31 décembre. L'année s'achève sur quelques illusions perdues, mais aussi sur de grands espoirs. Chaoum s'étonnait, il y a un an, de voir les Anglais, partout où ils établissaient leurs bases, Louer immeubles et terrains puur'ir- ~s 1 ans au moins et on n'était pas Join de croire . que c'était là quelque excentricité. Aujourd'hui!, chacun possède une vue perspective pHus juste sur l'avenir, Pour triompher, les Alliés doivent encore parachever leur for-» mkiable préparation et il leur faudra mener quelque douze mois de campagne victo-1 rieuse avant, d'obliger l'ennemi à ployer les genoux. D'ici aux grands événements que ; préparera les Alliés, il est à prévoir que l'ennemi, fidèle à sa méthode et grâce à sa préparation technique, j iLsqu 'ici supérieure, teiïtera encore un grand effort, en France, en Russie ou ailleurs. Le distingué chroniqueur militaire du Journal des Débats s'en explique on ne peut mieux : « L'expérience 1 die la guerre, — écrit-ail, — confirme lie taux de consommation de 300,000 hommes par mois, qui avait été annoncé il y a un an, A laisser traîner les' choses, l'Allemagne, obligée de suffire à cette consommation, est fatalement perdue. Elle n'a qu'une chance à " courir, celfle d'obtenÊr une grande victoire, cette décision qu'elle a cherchée quatre fois sans l'obtenir. Dans cette cinquiième tenta-i tive, lia est conforme aux règles de la guerre - et a sa propre doctrine de jeter en- bloc ce . qui lui reste. C'est un magnifique atout , qu'eMe a à jouer. Mais c'est son dernier. » 5 Ce qui lui Tes te, ce sont les 700,000 jeunes r soildats de la classe de 1916, précieusement conservés et intensivement •entraînés dans tes casernes et les camps d'Allemagne. Sii ce ' coup de boutoir ne pam ient pas à enfoncer " la muraille aliliée, — et tout fait. croire à son- échec, — l'heure des suprêmes revan-, Ches sonneira. U fauit voâr des présages heureux dans quelques actions de ces demieijs jours. En Haute-Alsace, les Français n'ont pu encore se rendre maîtres de toute la posi-'l'ion de rHartmanwiller parce q-ue, sur leur flanc gauche, au nord, les Allemands conti-1 nuent à occuper une position en potence. Par contre, au sud, en direction de Wettwil- Par contre, au sud, en direction de Wettwil- i ' MWHi.uL ^ ^ ■ wfèêÈËsÈi&Sïïk lea-, les Français sont parvemis à avancer sur rHirzstein, si bien qu'ils menacent la irouite de Cerna y à Soultz et que toute nouvelle progression les placerait, à leur tour, ien ipotence, sur La gauche allemande. - En Bessarabie, — encore que les communiqués dei Petrograd restent, muets, — il paraît bien que La bataille fait rage. A Vienne, on avoue qu'unie division autrichienne' a dû se repllier. Nous ne sa.vons emc.ore si les routes de la- Bu-ko^ne sont ouvertes devant les Russes; mais sa el'fes de-va/ienit l'êti'e, ce serait le bouleversement de tous les projeta de l'ennemi en Orient Pau? firokaArt LES FAITS DU JOUR ? | Suivant le journal hongrois A'ilag, le con- ■ [lit. entre l'opposition et le gouvernement ■ hongrois va 'prendre fin, le gouvernement ayant amené le minisire des finances, il/, de . Tales:Uy, à donner sa démission. . (.VWWWWWV Suivant un télégramme officiel de. Berlin, i le kaiser souffre d'un furoncle bénin. J; ne garde pas le lit, mais seulement la chambre. WWWWVVWV î La Haute Cour de justice des Etats-Unis vient de mettre en accusationL pDur avoir * conspiré contre les Etats-Unis, plusieurs jv 1 politiciens et meneurs socialistes dont l'un ^ est membre du Congrès. t tes inculpés sont accusés de propagande ^ allemande et d'excitations à la. révolte. Les agissements qui leur sonTreprochés se rap- j. lïortent principalement aux manœuvres destinées à provoquer des grèves dans_ les usines travaillant pour les Alliés. j€ WWWVWWM Le gouvernement turc a répbndu à Mgr s Doloi, porteur de la protestation du Vatican - au sujet des massacres d"Arménie, quune c L enquête a été ordonnée, et qu'on attend le rappori demandé. Cependant tes massacres^ continuent. Parmi les dernières victimes on cite un ^ <svèque Qui a été brûlé vif. fsj M iWWWWVW d- Les Chambres françaises viennent de se Sl séparer d'elles-mêmes, sans intervention n gouvernementale. La session parler^entaire^ rfl ai«d» ainsi duré sans interruption depliis le m YZ janvier 1915 jusqu'au 11 janvier 1916. ja Cetie permanence du Parlement est con- vi traire à la Constitution française et n'a pas ri de précédent. Le Temps signale cet aban- ri dorn par ln pouvoir exécutif de sa préroga- a.' tive constitutionnelle. W-VWVUWWD p* Les journaux allemands publient des dé- 10 pèches' de La Haye, signalant une réunion du bureau socialiste international qui aurait eu lieu en cette ville la veille de Noël, r Naturellement, les débats auraient roulé , sur la question de la pair. t. u, autre dépêche de La Haye à la T!ele-•: .r i en-Union de Be rlin, anno nce Véchec complet d.c cette réunion à laquelle assistaient notamment les citoyens Scheidemami pi I ; et Eberi. {^ V DERNIERE HEURE Communiqué officiel frssçai^ Paris, vendredi 15 heures. — En Champagne., l'ennemi a tenté pendant la nuit de nous enlever à coups de grenades un petit poste d'écoute vers la côte 195 ; l'attaque a compiètement échoué. Nuit relativement calme sur le reste du front. »o« LES ANGLAIS DEBARQUENT A CAVALL4 Lomdres, 31# décembre. — Le n Daily Chronicle » reproduit une dépêohe du « Se-colo » et reçoit de son propre correspondant des informations disant que les Anglais débarquent à Cavalla. )>0« LA REPONSE DE L'AUTRICHE AU SUJET DE L' « AKCONA » Amsterdam, 31 décem'bre. — D'aprô3 ,m tél-égramme de Vienne, le gouvernement auistro-hongrois. dans sa répernse à la seconde noie américaine,' relative au torpillage d'e VAncona, se déclare entièrement d'accord avec le gouvernement de Washington, que les lois sacrées de l'humanité doivent être respectées même pendant la guerre. Le gouvernement autrichien' rejette la responsabilité des pertes de vies humaines suir l'équipage de VAncona, qui s'enfuit dans les premiers canots sans secourir les passagers Toutefois le commandant du sous-marin, a été puni pour avoir violé les instructions de la marine austro-hongroise, en se tenant pas compte des difficultés que ta panique a occasionnées pour le sauvetage. A l'occasion du nouvel an, le » XX* siècle » ne paraîtra pas demain ; par contra I10U9 ,publierons un néméro après-demain lundi 3 janvier. La révolution en Chine j>o« YUAN-SHI-KAI RECLAME L'AIDE BH GOUVERNEMENT FRANÇAIS.- LES PREMIERS INCIDÊNTS. Il est avéré, après lecluire des dermièrew diépêches de Pékira, que te Vummaa et i« Kwangsi sont en pleine révolte et agissent de concert, d'après un pian .soigsveusemetïfi préparé, la premier acte officiai des insurgés a éité d'informer les gonvëEEoSrîfnW étrangers de leur Résolution de i-espccter ta vie et la propr.élé de le :rs résidfcimt®. Le gouvernement de Pékim fait les pùus grandis efforts pour amener le gouvernement français à proclamer l'état de siéae dans la région iimitrophtei du Tonfein et ,à accorder le concours du gouvemenr-g&K-rat de l'Indo-Glinre ; tout pariïrrrh'èreioenK YuannShi-Kaï demaode à la France de i couper la comimmication p-Tr èhemim de fer avec le Yunnan. et de suspnadw; ta navigation. sur le llfi ive Roitçe. U y a déjà eui des incidente sérieux. Les rebeUteS' se sont emparés du gouvernKur de ta, province de Kweichow, qjji apparemment refusait de prandre tour parti. Les événeamienite promettent de marcher rapi-demeiït. timpossille nsutratité de la Sslpiis »o« Essore use lettre sigsùSsative —a Il nous est doux die constater que la ligne e conduite adoptée par le « XX® siècle » a égard de toutes les grandes questions qui intéressent, l'avenir de la Belgique est approuvée par ses lecteurs. L'année qui vient e s'écouler nous en a apporté d'innombrables témoignages, tandis que quelques bit-ïts seulement nous faisaient griei' de nofc*e ttitude en l'une ou l'autre circonstance. Aujourd'hui, encore nous arrivent djeœrç ïfctres bien significatives. L'une nous vient du ft*ont et nous ïm doav-^rons donc la première place . Voici ce que nous écrit un de nos 991-bats de l'Yser : « Mon cher XXe, C'est avec joie, que mes amis et moi, !eete*a$ ïsidus du XXe Siècle, saississons l'occasion dïï ouvel An pour venir exprimer à la rédaction u XXe Siècle tous nos vœux de bonheur et de iccès pendant 1916. Nous espérons qu'il conti-uei-a ériergiquement ses campagnes pendant Lie nous achèverons la nôtre. Les. combattants, les Belges du front voirier/t ae Belgique plus grande .et sans neutralité, cfût guérie durer encore 17 mois. Arrière donc les 2térinaires et les pédagogues de village qui De •vent que d'« une Belgique comme avant.» Ar-ère les « traîtres, embusqués en Hollande ou Heurs. Qu'ils viennent au front : j'y suis so*-ats depuis 17 mois. Jamais la moindre dispute ître Flamands et Wallons. Au contraire. Les lamands s'amusent à parler wallon, les Wal-iiis à parler flamand. Vive la grande Belgique ! Bien à vous, d Donnons maintenant la parole à Octay» ^titjean, un de nos compatriotes réfugiés tans les Basses-Pyrénées . Monsieur le Directeur, Je lis, non sans étonnement, les articles que nblie depuis quelque temps le XX* Siècle sur « iœpoâftfele neutralité de la Belgique de d* ■

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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