Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 02 Fevrier. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 18 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/gb1xd0rw4s/
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LE XXe SIECLE 1 A DM 1 NI STRATION | »■ de la Bourse — LE HAVRE I- Téléphone : Le Havre n° 14.05 OFFICE SPÉCIAL A LONDRES : V s)l) Panton Street (Broadmead House) London (S. W.). 1 Directeur : FERNAN9 HEURÂY Toutes les communications concernant la rédaction doivent être adressées aux bureau£ du XX' SIÈCLE, 281", rue de la Bourse, Le Havre, avec la mention : " Rédaction Quotidien belae peraissant au Havre ABONNEMENTS : France 2 fr. 50 par mois. 0 7 fr. 50 par trimestre Hors Franco.. 3 fr. » par mois. » .. 9 fr. » par trimestre Angleterre— 2 sh. 6 d. par mois. n .... 7sh.6 d. par trimestre PUBLICITÉ Correspondance de réfugiés et communications personnelles : Sur le Continent: Les 3 lignes O fr. 50 La ligne supplémentaire O fr. 25 Angleterre: la ligne 3 d. PUBLICITÉ COMMEriGIALB : On traite à forfait L'impartialité de l'"Qsservatorc Romano,, i L* « Ossiervatore romaino » a tout d< blême fini par rompre, dans son. numéro da |2;4 janvier 1915, le silence qu'il gardait obs Itinémen-t sur le traitement infligé au cardi Jiai Mercier. Mais ce n'est pas encore pouJ feelairer ses lecteurs ; c'est uniquement pou) répondre au « réquisitoire » d.u. « XX0 Siè de » ; el encore, ne s'y est-il résigné qui lorsqu'il; l'eut trouvé reproduit et apprauvi idans une dépêche du correspondant romaiï de 1' « Echo de Paris », déclarant, qu'à Romi fou l'avait It-onvé « pleinement mérité ». La défense de 1' « Osservatore romano ne brille ni par la force, ni par l'adresse. Il en appelle d'abord à ses lecteurs « es jm'.ls sereins et. impartiaux, dit-il, qui son 'témoins du soin diligeiH et assidu, avec le H'uel il s'abstient de. tout jugement quelcon (jue ou appréciation qui puisse, même de loin fclr.ss"!' le principe d'une stricte neutralité. N'-iiïf aveu l Ce « soin diligent et assidu que F n Osservatore romano » met à se tai le, c'est tout juste ce dont nous, l'avons pce.usé. Nous regrettons de devoir lui remontre; p' nouveau, que le parti pris de m-utismi csl, une règle de conduite d'une sécurité mo raie fort relative en présence d'un confli pu genre die celui auquel noua assistons Devrions-nous avoir besoin d'apprendre £ ftiii journal paraissant à Rome et aussi vers* [q ie 1* « Osservatore » doit l'être dans les iw'ières de morale, qu'oïl ne pêche pas ki ulement par action, mais aussi par omis-|i»n. 11 est bien des façons possibles d'offenser la neutralité tout "en ayant l'air de n'y bris t,nicher. Les jugements passionnés son'l repréhensibles certes, mais certainement pnins que liés prétérilidns calculées pour Ion.-1raire la vérité au lecteur. L' « Osscr-[ral-ore romano » est à trop bonne école, édi-I'- à deux pas des Palais apostoliques d"oi'i sont gorlio tant d!e revendications du droit vi .lé el de la justice méconnue, pour ignorer qn'i'ii de certaines circonstances graves, un journal catholique n'a pas le droit dlè se pire. Par exemple, lorsque la liberté de la li rolo épiseopale est vinculée et qu'il est foilé puiiliqu,eme!hit atteinte à la dignité d'un pi i.nco de l'Eglise" par un pouvoir oppresseur : en uni, tel cas, protester devient un levoir rigoureux, l'impassibilité persistante es; une défaillance et le silence une farfai-Slll c. [ La « règle de neutralité » obligeait ici positivement 1' n Osservatore romano » au minimum à (enir soigneusement ses lecteurs lu courant des faits, c'est-à-dire de la lettre Snstorate du cardinal Mercier et du traitement indigne infligé à cause d'elle, au plus tout représentant d'e l'Eglise catholique en Belgique. I Or, — rien ne nous empêchera de le dire, p" pce que c'est la vérité —, pas un journal au monde, même allemand, n'a publié sur h1 graves incidents aussi peu (l'informa-Ions que 1' <i Osservatore romano ». |<>qirait-on que, même à l'heure actuelle, es lecteurs exclusifs du journal romain en joui encore à ignorer tout, absolument tout 3" texte et même du contenu d'e cette Letlre laslorale, qui a remué le monde entier et Bovoqué le soulèvement de la conscience n verselle ? Dans ses colonnes, ni l'ana-pe n'en a été faite, ni aucun, extrait pu-Jié. On n'y a même révélé le fait que le car-lir al-archevêque de Malines avait écrit une Rltre pastorale que par l'insertion d'une Soie officieuse de la « Norddeuilsche Allge-feeine Zeitung », où cette Letlre, écrite on leomplisserncnt d'un impérieux devoir foi-xopal, était représentée comme un docu-Rnt séditieux !... |Ce n'est pas tout. I,' ii Osservatore » croit achever de se jits-Itkt du second reproche que nous lui P'"ws fait en disant, d'une part, qu'il pous-i---- de n-e {"«ÎBer au- ë te scrupule au pum» _ — .i«s tue nouvelle sur la guerre en o«îora ,. pèches de l'agence Slefani et, d'autre lit, que s'il lui est arrivé de supprimer cer-■n ■ dépêche annonçant l'arrestation du »"inal Mercier, c'est qu'il savait pasiti-Irucnt que la nouvelle était fausse. [Cet argument n'est qu'une défaite. ■Il est donc avoué que 1' « Osservatore ro-Biiano » bien qu'il garantisse à ses lecteurs, biiiiiue un minimum d'information sur | guerre la publication des dépêches Ste-jpi, n'en public en réahté qu'une partie, t quelle partie ! (Noug connaissons par la lecture des au-fes journaux italiens1, abonnés aussi à agence Stefani, les dépêches qu'a reçues1, ■ jour le jour, depuis le 6 janvier, 1' n Os-b-vatore romano ». Nous y avons-constaté roc stupeur que ee n'est pas seulement la oiivclle de « l'arrestation » du Cardinal uc 1' « Osservatore » a éliminée, mais en-fc toutes les dépêches Stefani de source feJaise et hollandaise pouvant, de près ou I loin, révéler aux lecteurs italiens l'abus I pouvoir commis par les autorités allc-proles contre l'Archevêque et son clergé, ïcl a été, par exemple, le sort de la tlé-lolic donnant un aperçu de9 passages sl-■fteatifs d'e la Lettre pastoralte ; de la déplie relatant l'émotion causée en Belgique ai l'incident de la saisie de la Lettre et ses pic» ; die la dépêche rapportant les démen-» rtes prêtres, correspondants du Cardinal, Ims dans le « Tijd ; de la dépêche racon-|il los arrestations de curés, la condamnn-P; de l'imprimeur diocésain, les entraves I toute espèce apportées à la lecture de la fti'e, ctc. Pas un mot non plus du télé-Saiiimc do roi Albert au Pape, ni die la ré- du Pape. Même la dépêche Stefani de ■lares, pourtant indubitable celle-là, an-PÇaiU la traduction et la diffusion en An-P«re de la Lettre pastorale par les soins ■ cardinal Bourne, n'a trouvé grâce de-JHles ciseaux du journal romain. P'1'1 'put et pour tout, en fait de dépêches ffmni, (le source autre qu'allemande, il n'a If"' passer dans ses colonnes, et seule-R'I aPr^s notj-e réquisitoire, que deux dé-ictics relatives au nouvel incident issu du Pwiti du cardinal Mercier aux assertions finies du général von Bissdng. Par contre, ï" «s démentis intéressés et inexacts, P'niiiniipiés de Berlin ont été rcligicuse-l':: insérés. Bue résultc-t-il de là 1 Tranchées et groupes de canons j allemands démoli DUELS DARTILLERIE IWWWVWVWWVWWVVWWWVXWWVV Paris, 1er février, 15 h. La journée du 31 a été marquée comme la ; précédente par une lutte d'artillerie qui a ' été parliculièrement vive dans TOUTE LA j REGION DU NORD. - "TU~SUC-EST D'YPRES, les Allemands " ont tenté sur nos tranchées, au nord du r ciuial, une attaque qui a été immédiatement - arrêtée par nos feux combinés d'artillerie | et d'infanterie. 1 SUR TOUT LE FRONT DE L'AISNE, de-a puis le confluent de la rivière et l'Oise jus-„ qu'à Berry-au-Bac, nos batteries ont réussi un'certain- nombre de réglages heureux qui C'est que 1' « Osservatore romano » induit » ses lecteurs en erreur lorsqu'il leur laisse „ croire, sur la foi de son fameux averlisse-. ment quotidien, qu'il s'en tient purement et 3 simplement à la neutralité Slefani. Eu réalité, il ne s'en lient ni à l'a ncatra-r lité, ni à Stefani. Il opère clandestinement e un Iriage des dépêchés qu'il reçoit ; il laisse . passer d'emblée et sans contrôle tontes cel-t les qui viennent de Berlin ; les autres, même . exactes, dm moment qu'elles sont die source t franco-anglo-hollariidaise et qu'il les sotiip-; çonne de pouvoir déplaire à l'Allemagne, il i les retient au passage, attend un démenti j officieux allemand, puis s'en autorise pour - dire qu'il a cru devoir enfreindre la règle - de neutralité Stefani par amoiir de. la véri-r té... prussienne. t Nous disons « même exactes » * car il est t misérable de jouer sur le mot « arresta- ■ tton ». La vérité est connue depuis quinze - jours par le témoignage du Cardinal lui- ■ même, écrivant de sa main à ses prêtres i qu'il a été tenu trois jours aux arrêts dans t son palais, empêché d'aller dire la messe ■ ù Anvers et soumis à un inlcrrogatoire liu-t miliant ; qu'on l'a. outragé dans sa dignité : (le citoyen, d'évêque et de cardinal, vinculé . dans l'exercice de ses fonctions pastorales, cl qtte maintenant encore, il est consigné, ; lui Primat de Belgique, dans son diocèse: Stefani a rapporté tout cela dans une dépêche du 20 janvier. Celle-ci, venant après ; nos réclamations, 1' « Osservatore » n'a ■ iplus osé la dérober à ses lecteurs. Mais cela ne l'a pas empêché, quelques jours après, • d'insérer complaisamment. dans son numéro ■ du 24 janvier une note Stefani de Berlin 23 i démentant absolument qu'il y ait eu des sentinelles postées devant le palais archiépiscopal de Malines !... Que le journal romain, cesse d'argumenter de sa « stricte neutralité »! C'est une neutra-Jité qui montre trop d'accommodements... pour Berlin, pour pouvoir être appelée de ce nom. Qu'il s'explique plutôt sur les accusations précises uue. nous renouvelons contre lui. Nous lui faisons un grief non. seulement ide taire la vérité, mais de la retrancher, de l'exiler et «le la proscrire de ses colonnes. Ce n'est pas une dépêche unique qu'il a supprimée au sujet du cardinal Mercier, c'est plusieurs. Ce n'est pas seulement une nouvelle prétendument inexacte qu'il a celée à ses lecteurs. ce sont aussi des nouvelles cxactcs Enfin, dans le choix qu'il fait des dépêches à insérer et des dépêches à retenir, il accorde à l'empire protestant d'Allemagne un privilège inijustifiaible sur la catholique Belgique ; le Kaiser est préféré au Cardinal. En présence deces faits irrécusables, nous faisons, à notre tour, appel aux 'esprits sereins et impartiaux. Si ce n'est pas là commettre un déni do justice vis-à-vis de la Belgique et une flagrante irrévérence vis-à-vis d'un prince de l'Eglise, c'est assurément, et en tout cas, dresser sur la route des faibles oc que l'Evangile appelle « une pierre de ^caudale. » FF.rn.VXD PASSELECQ. "■yticle était écrit lorsque ' P. S. — !&*«■<>. -■> . ' "wo de consta-nous avons eu le pîaBÎJ' um^— '' 'f ter que 1' « Osservatore romano » veniuutr-*,. recevoir à la fois la récompense qu'il am- ■ bitionnait et le châtiment qu'il mérite. La récompense : 1' « Osservatore » c.«l en effet, détendu contre « les journaux catlio-iliqnes belges paraissant an Havre » et con-lire « les journaux catholiques français »>, ■ notamment n contre la n Croix » par... la a Kœlnische Votkszeitung » ; ce journal al- , lemand a naturellement apprécié toulc la valeur pour l'Allemagne de la n stricte, neutralité » du journal romain. Le châtiment : les manifestations épisco-ipales en faveur dxi cardinal Mercier ont pris, malgré tout, unie telle ampleur que 1' « Osservatore romano », s'est trouvé obligé de reproduire dians son numéro du £7 janvier (qui vient de nous parvenir) la t elle lettre des évêques de la province de Ly..n, où il est dit, notamment, en termes si <-rer-giques, qu'en présence des souffrances imméritées de la Belgique et du traitement infligé à son -archevêque il n'est pas une c> ns-(rifence catholique qui puisse observer ie silence... ce silence même que 1' « Osservatore » met un soin si assidu et vigiilant à garder 1 Le Japon offre un sabre an roi Albert Le sabre d'honneur qui sera offert, par les Japonais au roi des Belges, est une arme i ancienne d'un exquis travail artistique. La, .] monture de la garde et du fourreau sont cl'or finement ciselé et ornés d'un héron en or j (fui se répète sur la loque, du fourreau. La n Jame, d'un armurier célèbre, porte la date i (le 1577. C'est dans leur profonde sympathie pour - la Belgique et leur haute admiration de la i vaillance du roi que le's Japonais ont ré- ( pondu à l'initiative prise par le journal < « Aschi » (Soleil du matin). L'écrin coule- i riant le sabre porto l'inscription suivante : i ii Humble témoignage clu profond et pieux I respect inspiré an- peuple du, Nippon par < llinfatigable persévérance de Votre Majesté comme par le patriotisme au-dessus de tout ;] c.;-.cmple montré par les neiges dans la dé- 1 /ensc de l'humanité et de la civilisation. » < W WWVWWWVVWVVWWWVVVWl/V vwwv ont démoli des tranchées en construction i et des abris de mitrailleuses et fait taire en i plusieurs endroits les canons lancc-bombes l et l'artillerie ennemie. EN CHAMPAGNE, au nord-^st de Mesnil-' le's-Hurlus, nous avons consolidé notre or-1 ganisaition autour du petit bois dont nous 1 nous sommes emparés avant-hier. 5 Journée relativement calme DANS L'AR-. GONNE, où les Allemands paraissent avoir . beaucoup souffert des récent? combats, i Rien d'intéressant à signaler SUR FRONT i iWOEYRE-LORRAINE ET VOSGES. • La Mpne, M. Gheaadieff ei !a Tfiplg-Efitenfs t é — i Le « Berliner Tagiblatt » publiait il y a . -quelques jours une interview accordçe à son . correspondant romain, disait-il, par M. Ghe-i nadieffr L'homme d'Etat bulgare : 1) y af-. fichait uine chaude sympathie pour l'A 11 c -l magne et l'Autriche ; 2) donnait des assu-i ramees formsjfês louchant l'attitude de la ■ Bulgarie. ; Nous recevons de M. Georges Lorand. ami personnel de M. Ghcnadieiï. qui est en ce niomejït à Rome avec lui, le télégramme , ci-dessous : .1 GHEN.VDIEFF PROTESTE DANS LE « SECOLO » CONTRE L'INTERVIEW , TENDANCIEUSE QUE LUI PRETE LE « BERLINER TAGBLATT ». Il semble dès lors que la feuille berlinoise a travesti la vérité. Nous île manquerons pas de reproduire le ; diémenti donné au « Secolo ». îfsii ifiifgji rifiit sffprtsÉmlfcf Le paiace Koudach'eff s'est rendu- la se-. maine dernière au- grand quartier général de l'armée belge po.ur présenter au roi Albert le prince Youssoupôff, général-major à •lia .sui:lo de S. M. rempereui- de Russie, et son ad'joint, M. le comte Golenisteheff Kou-touzoff, gentilhonime .de la Chambre. Le prince Youssoupoff était chargé de re-metfre a notre souverain des décorations ipour les troupes belges, des décorations en témoignage de l'admiration du Czar et de la Russie pour leur valeur ; il a apporté aussi la médaille militaire que l'Empereur de Russie a conférée & la Reine Elisabeth pour reconnaître la bravoure qu'Elle a montrée en exerçant son œuvre de charité jusque sous le l'eu de l'ennemi. Le Roi a retenu à eîéjeiiner :e Prince Koudacheiï et les envoyés du Czar. Il a conféré la grand'eroix de l'Ordre de la Couronne a,u prince Youssoupoff et la croix de chevalier do Ordre àc Lé»po]cJ $ M. le comte pTole^iStcheff KoutouzolL Les voleurs aliéné pris iaiiiaioÉiis km UNE RUSTITUTION AU GOUVERNEMENT BELGE Un incident peu' banal de là guerre d'a-paches menée en Belgique par les soldats clu kaiser : Le gouvernement français vient do faire remettre à M. Carton d.e Wiart, ministre de la justice, une somme de 324 francs, représentant la somme d'argent que le soldat allemand Kurt Liebender avait volée, au " d'août 1914, à un habitant inconnu moio - -«tit village de la vallée de la d Onhaye, ia,. Meuse. ] 1 , „ -i -'«c, aveux, a été Le Coiirj t.-1-S-j Qui a ra.il, i.,, ' —m'er condamnié à mort le il np-vembre a-c».... par le conseil de guerre français. Il est probable que le gouvernement belge .priera le ministre d'une des puissances neutres présents à Bruxelles de vouloir faire les recherches nécessaires en vue de remettre cet argent à son légitime propriétaire. K EN GRÈCE -Rome, 31 janvier. — Le Giomale d'ilalia apprend. d'Athènes : Les journaux annoncent que l'armée grecque passera la frontière en cas d'invasion de la. Serbie par les armées austro-hongroises.Les socialistes allemands opposés à la paix Dans le journal socialiste « Chcmnitzer Volksstimme », le député allemand Schcep-flin se prononce contre toute propagande .prématurée en faveur de la paix. « Si. les belligérants, dit-il, faisaient aujourd'hui une paix mal assise, ce traité serait un nouveau stimulant pour les armements à outranco ; le danger de guerre resterait, aigu ; le commerce- et l'industrie devraient attendre pour se développer une nouvelle catastrophe. La situation dans laquelle se trouve l'Allemagne et les intérêts du peuple allemand interdisent absolument « au parti socialiste d'Allemagne d'exercer, par son action a l'intérieur, une pression sur le gouvernement en vue de liàter la conclusion de la paix. » Selon le « Yorwaerls », de Berlin, les députés socialistes allemands se réuniront au Reichslog le 2 février. On prévoit que leurs délibéraiioiïs dureront deux jour» Le m_ m Louvair les Victimes des fusillades EXIHIMtl S PLACE M LA GÀR Uft'ECMMOME ÉMOUVANTE Le' correspondant du « Tijd » avait ai nonce jadis que des civils belges, fusilk place de la Gare, avaient été enterrés ai tour du monument Van de Weyer, ce qui h valut, dans la « Kolnische Zeitung » un (lf menti formel de la part d'un des membr( de l'adminisinatiott allemande de Bnixello; Une dépêche nous a annoncé l'autre joi: que les cadavres avaient été exhumés. L ruiirespondant diu u Tijd », qui a assisté l'exhumation, dlonne de la cérémonie u compte rendu saisissant. Lorsque notre confrère arriva devant 1 statue Van die Weyer, le R. P. Valériu Claes qtui jusqu'ici, avec une admirable al négation, procéda en ville à l'exhumatio de 98. cadavres, était penché sur la fossi C'est à lui qu'incombait le. triste privilèg (l'aider à ce que les familles présentes n connussent les morts. En blouse blanche d chirurgien, les mains gantées de caculchou il rassemblait les membres épars, dans m abominable état de décomposition, aidé dan son lugubre travail par M. Lucien Spédei Tontes les autorités de la ville étaient pr< sentes : MM. Alfred Nerincx, professeur l'Université et f.f. die bourgmestre, le- di Louis Maldague, professeur à l'UniverS'ili le dr. Dieu-donné, médecin de la ville, le jdg d'instruotion Simons, D'autres personnal lés vinrent assister à la cérémonie, dans 1 courant de la journée, tel le professeur di Noyons, l'échevi-nde Munter, le colonel allf mand Lubbert. Kommandeur de la ville', < son oide-de-canip, le commissaire de polie Gilbert et l'avocat TiLemans, membre d conseil communal. Les rues avoisinant la Place de la Gar étaient gardées par la police, de façon ; empêcher le public d'approcher (le l'eiidroi où, d'après la « Kolnische Zeitung », aucui corps n'avait été enterré ! Les soldats allemands eux-mêmes ne pou vaient stationner sur ia place. Une sentincl le veillait, l'arme aux pieds, devant la tom lie des 1G soldats allemands qui reposent av bas de la statue, frappés eux aussi de balle; /iUemauik-s I . Une trentaine de cercueil peints en jaune attendaient, cûte à côte, d'à voir à se refermer sur les tristes dépouilles Par bonheur, il ventait frais ce jour-là car l'odeur dégagée par la tombe ouvert! était irresnirable. I.es obiets trouvés sur te; cadavres étaient aussitôt glissés dans ur sac numéroté. Vingt corps furent exhumés après un travail épouvantable, vingt corp; entassés dans un trou qui ne mesurait pa: plus de quatre mètres carrés ! Il fallut prendra d'infinies précaution: pour ne pas ramener des jambes ou de-f bras appartenant à d'autres corps, tant le: membres étaient mêlés... L'émotion étreignait tout le monde. Mê me le colonel Lubbert ne put s'empêcher (1( dire au f. t de bourgmestre ; « Aboutir à ui: tel résultat, c'est incompréhensible, lors-qu'on sait combien notre peuple est, instruit, cultivé ! » Et l'aide de camp d'ajouter : « Je suis heureux de ne m'être pas trouvé à Lou-vain en ces moments tragiques ». Paroles qui ont leur prix et montrent bien que los honnêtes gens d'Allemagne regrettent à présent l'acte inqualifiable que leurs dirigeants ont ordonné, au mépris des lois de l'humanité la plus élémentaire. Le professeur Maldague, qui s'était trouvé parmi les pauvres prisonniers qu'on choisissait l'un après l'autre froidement pour les massacrer, et qui avait miraculeusement échappé à la mort, ne put maîtriser l'émotion profonde qui l'élreignait. En ce jour fatal, il était, défendu au troupeau humain,- de regarder les cruautés commises par les soldats de la cultivée Allemagne, mais une femme qui se trouvait' à côté du professeur Maldague se risqua quand même et vit que les victimes choisies en expiation (de quels crimes ?) devaient se coucher à plat ventre sur les pavés. On les tuait alors d'un coup de feu dans la nuque, le dos ou la lAle. La plupart des victimes gisaient donc le crâne fracassé, non seulement par suite de coups de feu, mais de coups de crosse I Et cela ne suffisait pas. Tous les corps retrou-- les rapports médicaux en font foi — vos '—de coups de baïonnette! ont été transp; i. . -*-Ws bras «as- Certains avaient les jambes tu. . ses I Seuls, deux corps ne portaient aucune blessure. Une autopsie sera faite afin de se rendre compte des causes do la mort. On s'accorde à croire que celle-ci fut provoquée par asphyxie, mais il sied d'attendre les constatations médicales. Madame Van Ertrijcfc reconnut ainsi, au bord do la fosse, son mari, figé de GO ains, le fabricant de cigares bien connu, et son fils, âgé de 27 ans,' puis apparut le corps d'un soldat, belge qu'on n'a pu identifier, ensuile celui d'un petit garçon qui n'avait pas 15 ans (aussi franc-tireur sans doute '?) Charles Munkemer, époux de Amélie Marant, né en 1885 ; Edgard Bieqnet, brasseur à Boort-Mcerbeek et dont la famille connue de tout Louvain, habite rue de la Station ; le major pensionné belge Eickhorn, âgé do 60 ans (inventeur de cartouches pour le tir réduit) ; A. van de Gaer ; O. Candriès ; Madame A. Bruyninckx, née Au g. Mariën ; Madame Perilleux, âgée de GO ans environ. Mais en remuant la. terre, on découvrit une seconde tombe oui contenait sept, autres cadavres, dissimulés sous trente Centimètres de terre. Le lendemain, la funèbre besogne reprit. D'une toute petite fosse, on mit encore au jour deux cadavres : celui de Henri Decorle, ju-vrier à Kessel-Loo, celui d'e M. van Bla-:lel, curé d© Iïèrent. Pas un bruit quand 311 exhuma le grand corps de l'infortuné prêtre. Seul. le R'. P. Claes laissa tomber îcs mots : n Le curé de lièren t ». Le pauvre iiomme était âgé de 71 ans ! Impressions atroces, inoubliables, que vécurent les quelques témoins oculaires. Dommage que les rédacteurs de la n Kolnische Zeitung » n'assistaient pas à la céré-nonie 1 I Courrier de Louées Moules et frites Non loin de Holborn, un drapeau belge me tire l'œil vers une modeste boutique et je lis cette annonce : MouiLes et frites. Pou-vait-on résister ? je n'ai pas résisté. Et depuis, j'entends souvent cette question que je pose parfois : Avez-vûus été au Moule-et-l- Frite ? s Le Moule-et-frite est modeste, mais acha-i; landé ; malheureusement, lambic et faro y n manquent. C'est qu'on 11e s'improvise pas - comme cela, en Angleterre, meirchand de li-s queurs « intoxicantes ». Ce fut là une amôre 5- désillusion pour do nombreux belges qui r crurent qu'ils pourraient transporter un peu e de la patrie avec un comptoir, des fioles, a une pompe à bière. Le souverain dispensais tour des licences se serait-il laissé attendrir par la plaidoirie du réfugié qu'il ne lui au-a rait quand même pas fait grâce de la taxe, s qui est énorme. Le fait est, m'a-t-on dit, que les Belges qui ont voulu ouvrir des caba-a rets, s'en sont vu refuser l'autorisation. Pourtant, pourtant, — n'ayez crainte, je q ne vais pas plaider pour le « sclmi-ck », — >_ ce « Moule-et-frite » m'a bien fait plaisir, et * que j'aurais donc volontiers avalé un verrp ^ de faro ! 1 Puis, il y avait autre chose, dans cette s boutique suffisamment avenante, avec ses tables de bois bien nettes ; il y avait : l'ihs-tallation. Voilà un Belge qui sY.si débrouilla lé ; il travaille. Il a résolu pour son compte . un problème qui s'est posé déjà, quï se po- sera bien plus aux réfugiés. ^ Une lettre du ministre du Home office _ aux journaux, nous fait savoir que les An-c glais étaient priés d'offrir de nouvelles installations aux réfugiés. Les locaux ma^-f- quent, spécialement à Londres, el tout le l monde voudrait demeurer h Londres. Le c « War refugees comittie » entretient à l'hô- j 1 tel 800 personnes ; c'est une ruine. En principe, le réfugié 11e devrait demeurer que trois jours a l'hôtel ; maintenant, il y traîne î un mois et plus, attendant et espérant... t quoi ? t II vaut mieux voir les. choses en face- la 1 guerre peut durer longtemps encore. On a été sévère pour les Belges qui ne voulaient pas travailler... Il y en eut qui déçurent les bonnes volontés. Mais ils subissaient un sentiment estimable ; faire sa vie en An-glêterre, n'était-ce pas renoncer à la vie en , Belgique ? Puis les Anglais disaient aux ! premiers réfugiés : » Nous vous offrons ]e ' gifo et le couvert, mais pas de travail, nous ne voulons même pas que vous travailliez.» Anglais et Belges se trompaient sans l'avouer sur la durée de la guerre. Ceci est a . noter que, à Londres, beaucoup de propriê- • taires rentrant en ville après Christmas, l comme c'est la coutume, ont maintenant be^ : soin des appartements qu'ils avaient mis a 1 la disposition des réfugiés. EL los réfugiés ; se plaignont. Il y en a qui quittent Londres, mécontents, vont à Paris, d'où ils reviennent mécontents. C'est un exercice qui sup-; pose des ressources. PeutLêtre auraft-on dû 1 demander aux réfugiés qui avaient recours à la libéralité anglaise, de certifier par écrit qu'ils étaient sans ressource. Mais quoi, au . début, les Anglais disaient : « Vous avez de l'argent ! c'est bien, surtout, n'y touchez pas, vous allez être aux frais de l'Angleterre, logé, nourri, blanchi... » Il y a-qviatro ci cinq mois de cola. Or, il y a quinze jours, j'aurais bien voulu trouver simplement un petit appartement dans des prix très, très doux. Les compétences du Comité ont-chaussé leurs bésioles pour découvrir lob-jet de mes désirs, ils n'ont, rien trouve. Aux temps de la grande émigration française de la Révolution, on connut les niâmes aventures. Un marquis arrivé en 1792, no voulut pas défaire sa valise en arrivant ii Londres, il comptait retourner le lendemain en France, dans lo château de ses pères ; il y retourna en 1815. Maintenant, on s'évertue, on maint endroit, à donner du travail aux Belges ; c'est décidément plus sage. On dit bien que tout emploi ne sera que provisoire, limité à la durée de l'occupation de la Belgique par l'Allemagne. Ce sont dos sentiments excel-lonts qui ne veulent pas frustrer la Belgique d'un seul de ses citoyens. Mais... on verra. La vérité, c'est que la grande, la noble charité de l'Angleterre, l'anxiété et l'infortune du Belge, n'avaient pas énormément tenu compte des réalités,ni surtout escompté la durée de la guerre. J'avoue avoir admiré' la sagesse du manager du « Moule-et-frite ». J'aurais voulu l'interroger ; resterait-il à Londres après la guerre ; regagnerait-il quelque rue do Bon-cheri, des Eperonniers, du Berger, où son industrie a son cadre séculaire ? Maintiendrait-il ce morceau de Belgique en Angle- 1 terre ? +A11« cas, ce sage n'aurait pu que me imi .0 . *:\'!a-toi, le ciel t'aidera ! » commenter le : « ■ *"* 1a meilleur qu'il a mis en pratique et qui ebL ^ . des conseils en tout temv-S-^t les secours . qifon ne lui donne pas à lui, on peut les ( donner à un autre. Pour cette raison, j'au- f rais pris volontiers ma pension au « Moule- t et-frite » de Londres, si je ne quittais l'An- i gleterre tantôt. ? L. S. ] — ] Ces Russes, victertesx, ; entrent â Zanrir. i i ( Djoulfa, 30 janvier. — Après un combat ' livré à Sofian, les Turcs, qui ont énreuvé j de grosses pertes, se sont retirés précipi- 1 tamment vers Tauris, où les troupes russes sont entrées, aujourd'hui à midi. Les Turcs et les Kurdes ont pris la fuite dans la direction de P.laragha. 1 Le consul généra! de Russie à Tauris est e parti pour cette ville. p Parmi les trophées pris à Sofian, figure le draneau de la guerre sainte. e ! [Tauris, appelé aussi Tabriz ou Tebriz, v est une ville de Perse, chef-lieu de l'Ader p baïdjan à 180 kilomètres de Téhéran, et qui compte 190,000 âmes. Elle est l'une des j villes les plus importantes de l'Asie.] r i gfiffis m li bel COMMENT ON VIT A BRUXELLES. —> L'UMANSiVilTE DES ESPEHAMCES. — LA CENSURE ET LA PRESSE C'est toujours une heureuse aubaine de rencontrer ici un ami arrivant de Bruxelles, car il apporte, avec des nouvelles de la ville qui nous est chère, l'affirmation répétée des sentiments admirables de nos concitoyens.L'ama rencontré hier et à qui nous demandions des nouvelles de là-bas. nous répond aussitôt : — A Bruxelles ? On est aussi confiant, aussi certain du triomphe final, aussi dédaigneux d méprisant pour les Prussiens qu'au premier jour I « Il n'y eut — et ceci, vous montrera la force d'âme et les espérances de tous — qu'un moment de tristesse : ce fut pendant les quelques jours d'octobre, quo,nd on n'entendit plus tonner le canon I Mais cela ne dura guère. Le canon recommença à gron-dpr ; c'étaient les batailles de i'Yser, et les Bruxellois se disaient : nos soldats sont là ; le jour est proche où ils refouleront l'ennemi ! Et, bien que le jour espéré tarde à venir, on vit, plein d'espoir, dans l'assurance du succès final et ce succès, c'est le canon qu'on eiitend toujours tonner du côté d'Ypres qui en "donne l'assurance. « Et nuis malgré tout, malgré la su-rvei£" lance des Allemands, malgré les arrestations, les nouvelles arrivent chaque jour, les journaux pénètrent. On n'en a pas des paquets, mais on va les lire en famille, chez soi, ou bien dans quelque café, où l'on, est sûr que les espions ne peuvent se glisser ; on se 1-es^ passe de maison à maison, et M. von Bissing a beau faire afficher des nouvelles do victoires allemandes, personne n'y croit. « Au début de janvier, nous avons eu la belle et si réconfortante lettre de Mgr Mercier. Elle fut lue, malgré la diligence des Allemands, dans toutes les églises de l'agglomération bruxelloise et elle provoqua cette indicible et profonde émotion qui a été partagée dans le monde entier. Ce fut comme un rayon lumineux dans la nuit de notre existence monotone. Ceux qui l'avaient entendue se firent, sur l'instant, les missionnaires de la parole épiseopale et, chez tous nos concitoyens, il n'y eut plus qu'un souci : en posséder le texte. » En un clin d'œil, les libraires quï avaient la, brochure furent dévalisés. On vit dans- des tavernes bruxelloises des compatriotes, naguère anticléricaux notoires, lire-tout haut le patriotique et ardent appel du cardinal. « Les Allemands, d'ailleurs, avec leur doigté habituel, réussirent à appeler l'attention de tout le monde sur la lettre du prélat. Figurez-vous que les pseudo-journalistes allemands qui siègent au bureau do la censure supprimèrent une des feuilles éphémères paraissant à Bruxelles, « le Belge-», parce que ses rédacteurs avaient voulu donner la première partie de la lettre cardinalice 1 — A propos de journaux et de censure, comment cela se passe-t-il ? La censure ? Elle est exerces notamment — à tout seigneur tout honneur — par un des-plus anciens journalistes allemands do Bruxelles : H-aekérubroïch, correspondant de la catholique « Kœlnische Volkzeitung ». Parfaitement. C'est d'ailleurs ' le plus arrogant, le plus désagréable, le plus allemand des censeurs. Car ces « messieurs » sont trois: avec lui siègent à la censure un autre ex-correspondant allemand! à Bruxelles. Wertheimer, roux et hirsute, correspondant, de la a Vossische Zeitung, qui collaborait à l'Agence Havas de Bruxelles en qualité de correspondant du « Wolfl-bureau puis il y a un ex-habitant d'Anvers, déguisé en hussard, le fils du pétrolier Rieth. — Et Neiter, correspondant de la «Frank, further »? Il n'en est pas ? — Depuis longtemps cet individu, qui est 0 ailleurs officier de l'armée prussienne-, faisait en Hollande et en Belgique un,e besogne ténébreuse et assez louche. Il a continué- son be.ni métier, faisant, en bourgeois. la navette entre la Ha.ye et Bruxelles-' et prenant, en « a parte » les gens qu'il a connus en Belgique pour leur dire, avec son délicieux accent de la Jouden Slrasse : « Fous safez, moi che souis afec les Pel-ches tans cette avaire. L'embéreur il a gom. mis une pêtisé; z'est une impéeilc... Foiiï, foui, clic souis afec les Pelches. » Cela dit, Neiter essaie de vous tirer les vers du nez. Mais comme on l'a entendu venir, il n'a pas encore appris grand chose. En tous cas, il faut prévenir ceux qui pourraient le rencontrer. C'est un vilain oiseau qu'il vaut ïueux éviter — Voilà la censure. Mais les journaux ? — Il v en a un dont on a beaucoup parlé. Il a pris le nom de « La Belgique ». Il est «wierilu de vous dire qu il est dans la main *ifiin.ntur. Ses propriétaires ne le la Koniimu,— - l'ntt. (Iq Ç-OVrec- >ont autres que les frères ionmelle mémoire. Quant à ses ïftmcwul'9, 1 vaut mieux ne pas en parler. Cet organe iinspire uniquement du désir d'être agréa. >le aux Prussiens ; de la première à la derrière ligne, la choso s'avère. Si vous en roulez une preuve éclatante, la voici : La i Belgique » n'a pas donné une ligne de la ettre pastorale- de Mgr Mercier, mais elle i, publié toutes les notes de l'Agence Wolff ' relatives et notamment celle contestant es mesures dont le cardinal avait été l'oh-et-« Les a utres journaux vivent par la grâce le MM. les censeurs, mais le public a su lien vite à quoi s'en tenir et « Belgique » !t autres canards n'ont guère de lecteurs-[ue parmi les Prussiens venus se réinstal-er à Bruxelles. — On a raconté que nombre 'te personnoa taieiit arrêtées pour le moindre motif et îème sans motif ? — Il v a toujours de trois à quatre cents -ersonn.es arrêtées et maintenues en déten-ion dans les greniers du ministère de la-uerre, rue de Louvain. On- vous arrête our le moindre motif : ".ne lettre anonviiig uffit, comme le motif le plus futile ; la ville sgorgA d'espions, les trams en sont bondés t au moindre mot vous sentez une main abattre sur votre é-paul-e, tajidis qu'une, oix tudesquo vous invite à passer à la Commandai! tm*. « F.t les condamnations pleuvent dru. 'autre sema, ne, un Français habitant, ruxelles et qui! avait permis à son petit ... J Le numéro^ Centimes Mardi 2 Février 1915 . — Série nouvelle. - - y ° $5

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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