Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1914, 29 Decembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 27 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/2r3nv9b47c/
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ANNnH.— Série nouvelle.— "N"0 4 T « - ,C„,. • i A PRIX DE L'ABONNEMENl 3 Francs par mois (à envoyer par mandai postal) Envoyer les demandes à L'ADMINISTRATEUR DU JOÎIRN 281", ras ds la Bourse — LE HAVRE Directeur : FERNAND NEURA^ LE XXe SIÈCLE PUBLICITE PETITE CORBESFONDAlVe^ Les 3 ligne* O.SO Li^nc oopplémentaire.... O.S5 Anuouees diverse» à forfait Adresser les annonces à ^ L'ADMINISTRATEUR ou JOURNAL 28 ter me de la Bultsb — LE HATRS Os iratirlitf=»r» ripiinp: ri«vre NOEL PARISIEN Paris, le 2C décembre 1914. Pour la première fois, depuis quarante-doux ans, Paris m'a pas réveillonné. Les au iorités civiles et militaires oui été d'accorc pouï maintenir la fermeture des cafés à nui heures et celle ile.s restaïuirumts a dix heures Je les eu lotie tans réserve, ïiien que la tra Alton du révoSton me soit chère comme ; tous les Parisiens. Et comment aurions-nous pu festoyer gaiement alors que les Boches tiennent encore sous leur botte une partii de notre territoire et presque toute la mal heureuse Belgique. Le gouvernement a rai son : Pas die fêtes avant lia libération du ter riiiàire. A Paris, nous n'avons pas fêté — même vingt-quatre heures — la victoire d< Jo Marne qui cependant a arraché à l'enne jy>1 la. "moitié du territoire einivahi. Et pour •tant H que diraient ceux qui sont restés ; Bruxel!'•», à lilte, à Saint-Quentin, à Sedat s'ils apprenaient que les Parisiens ont célé j>ré la Noël par îles riipailles ? Paris a éti jusqu'ici admirai)te <te dignité; il continuer! jusqu'au bout.' Mais si les cafés sont restés fermés, si te: rues n'ont point retenti du joyeux tumulti habituel, par contre les églises ont regorgi d'une foule plus nombreuse et plus ipieusi que de coutume. l.es am'ateurs de bonni musique étaient restés chez eux, car 1e pro gramme était partout sévère et ne sacrifiai rien à ta curiosité des profanes. C'était h Noël des ohréteis, qui se réunissaient pou? célébrer la naissance du Sauveur, mais avei des pensées graves qui harassaient une cer laine joie. Dès onze heures cl demie, les église! étaient pleines, et il a fallu fermer les porte: pour éviter un dangereux encombrement Ah ! le beau Noël, le pieux Noël ! Tous lei chrétiens qui y ont pris part ne pensiaicn qu'à la patrie et à ses défenseurs. Sur en: et sur elle, ils appelaient avec ferveur le.' bénédictions du divin rédempteur. Bercé pai les chants liturgiques, je rêvais à un dis cours familier que le l'ère Janvier adressai niix puiblicistcs chrétiens huit jours plus tôt Il disait en substance : «.Las Allemands son arrivés presque aux portes de Paris et il: n'ont [m le prendre. C'est là, .pour moi, 111 miracle du Ciel. Qui nous a valu cette fa veur unique"? Mais .c'est Paris qui l'a méri lée à la France. Pons ceux qui ne la con naissent pas, cette capitale est la ville de: plaisirs. Pour nous, qui la. connaissons, elti est' la ville de la charité, .l'affirme que mulli an monde ne peut lui être comparée à ci point de vue. Rappelez-vous, journalistes que [i ' it est charité et que l'aumône cou vr-. la multitude dies péchés. » Et les miniers de chrétiens qui avaient as sisté à. la messe de minuit sont, rentrés ch y eux à pied, par les rues mal éclairées. G i- processions nocturnes ne manquaient poi d d'un charme mystérieux et austère, it La matinée de Noël a été, comme la nu '• consacrée à la prière. Jusqu'à une heure . l'après-midi, ce fut dans toutes les églis a un véritable entassement. Les fidèles suec s idaienli a.uix iftdèlee sans quie jamais ni s chaise apparut libre. Et des cierges, en a •° on lait brûler, de tous les prix et de tout !" les grosseurs ! Dans un coin de l'église N tro-Dame-desaObianips, près d'une porte 1 térale, une vieille dame à l'allure d'uo ~ chaisière vendait ces cierges en égrena le son chapelet. Je la lorgnais du coin de l'œ elle et ses clients. J'ai vu défiler là des pt ■j sonnes de tout âge et de toute condition, » j.e pouvais deviner quelles pensées ai n maiient chacune d'elles. Cette enfant so é; geait à son père; cette jeune fille à son frèi le à son fiancé peut-être; cette jeune femme 'a son rrïari. A qui pensait cette femme ai cheveiux blancs voilés de crêpe ? A son fi is sains doute, mais ce fils devait être tom le au champ d'honneur, et c'était pour le rep ;é de son Ame qu'allait briller le cierge. Pei îe être qu'aussi cette mère douloureuse pris ie à la fois pour un vivant et pour un moi > Que Dieu exauce sa prière, donne la pa it éternelle au mort et lui garde le vivant ! a Que j'en ai vu défiler devant la chaisiè ir de vétérans de 1870, avec leur ruban coi 'c mémoratif, et de convalescents des bataill r- de 1914, déjà prêts à repartir pour le froi Et la chaisière recevait les gros sous et. 1 's pièces blanches sans môme lever la tèl f Mais les femmes voient sans reganter. 1 t- petit soldat laisse tomber vingt sous :s prend un assez gros cierge. — ci Pren it doux cierges, petit, si tu veux, mais gar x ton argent, lui murmuré une voix clievi ss tante. Ceux de ton régiment ne payent pa, ir moa fils en était. » C'était la chaisière q 5- avait parlé; elle continuait aussitôt à égi it ner son chapelet, semblant suivre une' ' t. sion lointaine. I3 Sainit Nicolas, patron des enfants saa n on Belgique, a peut-être négligé ses jeun protégés réfugiés à Paris ; mais le petit j j_ sus qui, lui, de date immémoriale, s'occu 1. dies petits Parisiens, a largement réparé 1 ,s oublis de saint Nicolas, et il v a. eu bea lé co,1.'l> de i°i<S pe® jours-ci, parmi tous I le petits réfugiés bêl-ges ou français. Pour e ,e surtout — je pourrais presque dire po 5 eux seuls — Paris a voulu que Noël fut u. i- f«te vraiment joyeuse, et faeia encore < très parisien. s- A. VTRFV U guerre aérienne AVIONS ANGLAIS A CUXHAVEÏ Copenhague, 27 décembre. — Des avion anglais sont allés, le 25 décembre, jeter de bombes à l'entrée de l'Elbe sur Cuxhaver avant-port de Hambourg. COMMUNICATION OFFICIELLE. — DE! DETAILS SUR L'ATTAQUE L'Amirauté anglaise nous tournit idée détails sur l'attaque de Cuxhaven. Ell nous a.ppreud que 7 hydravions, escorté d'une escadrille de croiseurs légers et d contre-torpilleurs, ont bombardé des nav: res allemands ancrés dans la passe d Schilling, près de Cuxhaven. Deux zeppelins, plusieurs taubes et de sous-marins attaquèrent vivement l'escî drille anglaise, qui ne subit aucun dornm; ge et attendit le retour des hydravions, e vue de la côte allemande, pendant Iroi heures. Elîe put réembarquer trois hydravions elle recueillit ensuite trois aviateurs an glais, dont elle coula les appareils. Le se] tième aviateur manque. Son appareil a ét aperçu, brisé, à huit milles d'Hcligoland. L'étendue des dégâts causés par les hj dràvions anglais est inconnue, mais le aviateurs ont lancé tous leurs projectile sur des points présentant une certaine in Spiuianee militaire. AVIONS FRANÇAIS A POLA ■ Rome. 27 décembre. — Une communies tion qfficielle de Vienne reconnaît que de | hydrofiéroplanes français ont survolé Pc la, le 25 décembre et que, malgré le tir d tous les forts, le3 pilotes sont parvenus : s'enfuir. LE RAID DE SAMSON SUR OSTENDE, BRUGES, GAND ET BRUXELLEI Nous avons annoncé qu'un aviateur an gais avait survolé Bruxelles et lancé de bombes sur le hangar des Zeppelins édifi par les Allemands "dans un des faubourg de la capitale. Le « Daily Mail » publii quelques détails au sujet de ce raid auda cieux qui fut accompli par l'aviateur an glais commandant Samson. Celui-ci arrivi à Bruxelles vers 6 h. 30, après avoir passi 1 au-dessus d'Ostende, Buges et Garni.Quam il eut atteint la plaine d'Etterbeek, où si trouve le hangar our Zeppelins, il descen dit à quelques centaines de mètres de terri et laissa tomber des bombes. 11 ne quitta 1; plaine d'Etterbeek.que lorsqu'il eut vu le1 flammes jaillir du hangar qui ne for m; bientôt plus qu'un grand brasier. Le com mandant Samson put rentrer sain et sau dans les lignes anglaises. Le Livre d'or lg§e l'armée belge Xïitis apprenons que le Roi a voulu qu'i 'l'occasion du nouvel an, des distinction-; dans nos ordres nationaux soient décer nées à tous ceux de nos officiers et soldats qui se sont vaillamment conduits pendan les cinq mois de guerre. Le souverain vient de signer dans ce bu de nombreux arrêtés qui paraîtront inces samment au « Moniteur ». — On mande de Rome que parmi les se nateurs qui seront nommés au nouvel an figure le nom de M. Guillaume Marconi l'organisateur bien connu de la télégraphi sans fil. j te Russes tttîrsîif de fiesitai sw Hongrie ' v^me' S7, déc«™bre. — On reconnaît à 3 Vienne que les armées russes ont occuné de nouveau les districts de Jaslo, Krosno et . om rhassi ! Les "'difficultés' du kaise? : Copenhague.—.Répondant, à une adresse 5 n n\Ja' i adressée par une société aile-% mande, le kaiser a écrit : « J ai coaifiance dans la volonté indomp- - table de conquête du peuple allemand qui - défend une cause juste. Avec l'aide de Dieu nous réussirons à délivrer les pays des ? «^di.fficuites )> qui 1 assiègent. » ; iHiÉsairtnies ; ENVIRON DEUX MILLIONS D'AI.VP MANDS ET UN . MILLION E'AUSTRS" - HONGROIS HORS DE COMBAT e Les dernières listes des .pertes alleman- if&fnr01 à 10?' Tlioni,ent lfis - Jo.683 oficiers et. soldats tués, blessés ou 3 disparus, portant le total des pertes prus-3 ™cs connues jusqu'ici à 753.202 hom- A ces pertes, il faut ajouter 80 listes saxonnes, S2 wurtembourgeoises, 125 bavaroises et 13 lis les de la marine. Les pertes bavaroises sont tellement, éle-3 v„ Au 0,1 estime que presque la moitié des effectifs est hors de combat. ; Les pertes allemandes jusqu'à ce jour, en 1 Y comprenant celles qui n'ont pas encore SLffT™' peuvent être évaluées à S52-SS2 l\ommos tués. «0.000 disnarus et H.iO.OOO blesses, soit en-tout environ un mil-i lion et demi d'hommes. En y ajoutant les . pertes saxonnes, wurtembourgeoises, ba-; varoises et celles de la marine, on arrive à , un total global d'environ deux millions ; d'hommes. , Les officiers figurent dans ce nombre . nour 25.000 tués, 25.000 blessés et seulement 4.000 disparus. — Londres, 27 décembre. — D'après des : informations de Vienne, les pertes totales I austro-hongroises s'élèveraient à un mil-. lion et demi d'hommes environ, tant en officiers qu'en hommes. Les siicialistes ailenils et la guerre Le Vorwaerts de Berlin, du 22 décembre, reproduit un article d'un, journal socialiste de Saxe, la. Chevinizcr VolhsstimnîB, , approuvant le chancelier d'avoir déclaré que l'Allemagne n'avait aucune raison de chercher la paix ou une médiation pacifique. Quand un de ses enn/emis sera à ' terre et implorera la paix, on verra ce qu'il y a lieu die faire. NOTRECOTomÈ Dans les premiers jours de janvier, M. Rénkin, ministre des colonies, se rendra à Londres, où il réunira les chefs des nom-■ breuses sociétés coloniales en ce moment établis dans la cité et avec lesquels il conférera de» la situation de nos affaires d'Afri-3 que et dés' mesures à prendre éventuelle- PROGRES EN FLANDRE : : dans les Hauts de Meuse et les Vosqs t, !| COMMUNIQUÉ OFFICIEL FRANÇAIS Paris. 28 décembre. 15 heures. ie ' ' t- EN BELGIQUE, nous avons continué i A avancer à l'ouest de Lombaertzyde. Nou: , sommes actuellement au pied des dunes sui ie lesquelles l'ennemi a établi sa ligne de ré it sistance. jl' Au sud d'Ypres, nous avons perdu dei et éléments de tranchées, près d'Hollebeke. ki- Dans la REGION DE LENS, près de Ca rency, l'ennemi a cédé devant nos attaque: 800 mètres de tranchées de sa première li ,x S"®- S Dans la VALLEE DE L'AISNE et I CHAMPAGNE, canonnade intermitten particulièrement intense dans la région à | Reims et dans celle de Perthes où l'ennei ■us a spécialement visé les positions que no ur avons conquises à l'ouest de cette locali ré- SUR LÈS HAUTS-DE-MEUSE, lége progrès de nos troupes sur tout le front. les DANS LES VOSGES, l'ennemi a botnfe; dé la gare de Saint-Dié. Le service de ^a. voie ferrée n'est pas interrompu, les EN HAUTE-ALSACE, au norcUest li- Steinhich, une contre-attaque alleman ibé '!» ^ 1 LEPEÎh DHâPty BELl ia.it 1)1 Le « Gaulois » communique la note jalx suivante : Un million ! Tel est le chiffre magnifique que nous ~ " envoient les vingt-deux premiers dépar-' . tements qui ont fait connaître au comité 'jJ1' oentoll ïranco-belige te résultat de leurs A,p recettes. tt ' Encore convi.ent-il de dire qiie ces ré-c, sultats ne sont pas complots, la vente du nds P'-ti' drapeau s'étant poursuivie hiei* et ' , 'devant oontinuer durant toute la journée du premier janvier. as I Ces viingt-deux premiers départements, 'nui fI'""e 110us inscrivons au Livre d'or, 'en at-' tendant les autres, sont : les Hautes-Alpes, " les Bouolies-du-Ithône, le Calvados, la Charente, C.onstantine, la Corse, l'Hérault, l'Indire, l'Indre-et-Loire, la Loire, le Mor-iiges bihan, la Nièvre, Oran, la Sartlie, la Sûmes voie, la Ilaute-Savoie, la Seine, Setne-et-Jé- Marne, le Var; la Vendée et l'Yonne, upe Nous n'e comptons, dans ce bilan, que j les pour 500.030 francs les recettes de la Seine -au- et des Bouchcs-du-Rh6ne ; or, c'est là un les chiffre qui sera certainement dépassé, eux Quant au total général, il sera, nous n'hé-lour sitons pas à l'affirmer, supérieur à 1 mil-une lion 500.000 francs. est Sur les indications du président du conseil, les préfet® ont rivalisé de dévoue-^ ment, les p.filiations ont lutté de générosité pour affirmer leur communauté d'i-dées et de sentiment avec le comité central do Paris en vite de soulager la misère des réfugiés belges — nos amis et nos alliés — et d'affirmer, en môme temps, dans un élan ■jjSa unanime, leur reconnaissance envers « l'in-S'i? trépide Belgique ». 1 ,à Serait-ce vrai ? e de et ussi On nous annonce que, parmi les membres de la commission de ravitaillement, si heureusement constituée pour nourrir les malheureuses populations de la Belgique, i figurent : 1° un Allemand naturalisé, directeur d'une société financière, à Bruxeles ; 2° un suiet italien, homme honorable d'ail-n leurs mais administrateur d'une des filia-les de la célèbre société allemande d'élec-nvn tricité A. E. G. . - Cette société est célèbre entre toutes les compagnies allemandes qui préparèrent Z,' l'invasion et la conquête de la Belgique. A la faveur de complaisances sur lesquelles ! il faut espérer que toute la. lumière sera . faite un jour, l'A. E. G. finit par évincer, S; petit à petit, notre industrie nationale d'électricité. Elle avait des grâces d'Etat. Elle ne rougissait pas d'offrir à ses concurrents belges, pour les détourner de soumission-ïtp ner en concurrence avec elle, 50 ou même ko" 100-000 francs.Combien de fois a-t-elle enlevé des commandes importantes grâce à la bienveillance — pour ne pas dire plu de ;jn~ tel ou tel rédacteur du cahier des charges, ; de Allemand de la veille ou germanisé, qui ou avait imposé telle ou telle particularité que n,s" seule la firme allemande était en état d'ob. om- server ! Un ingénieur de l'A. E. .G., officier de ré-sa" serve de l'armée prussienne, est revenu en lva~ vainqueur à Bruxelles, dans les locaux d'une de nos grandes administrations pu-<ye" publiques, dont il connaissait tous les dé-tours.Nous nous permettrons de penser qu'un !, en administrateur de cette fourrière de l'inva-'or® sion prussienne était imparfaitement dési , ^ «né pour présider à un service de ravitail- ' nil lement de la les ' S ta Bataille des Flandres lire ule- LA LANDSTURM SUR L'YSER des îles Amsterdam, 27 décembre. — Des forces mil- de landstunn actuellement en Belgique of- vont être envoyées sur le front dans la direction de l'Yser. Elles seront remplacées — dans leurs cantonnements par des détachements de cavalerie. LES ALLEMANDS RENONCENT A REPA-nnp RER LES ECLUSES DE ZEEBRUGGE [ i U Londres, 27 décembre. — On annonee que les Allemands ont abandonné les travaux em- qu'ils avaient entrepris pour réparer les' ci a- écluses de Zeebrugge. ,m7î LA PUISSANCE DEFENSIVE DES ALLE-Larô MANDS i de cifi- Les prises faites le 24 décembre dans les à, tranchées allemandes dans la région de lu'il Perthes comprennent, en outre de deux mitrailleuses, des engins de place montés sur affût, un ii Minenwerfer » de 215 mm., un canon de 50 mm. sous coupole cuirassée et un canon-revolver de'37 mm. Cette énu-mération suffit à indiquer la puissance de l'organisation défensive en présence de la-, quelle nous nous trouvons et qui n'a pu cependant arrêter l'élan de nos troupes. lent ;on- Le « XXe SIECLE » est en vente dans fri- tous les kiosques du Havre; dépôt princi-ile- pal, coin de la rue Thiers et de la place il SOS MINISTRES ENMISSIi LE SORT DE NOS CHEMINOTS M. iiegers, ministire des clremins de fel marine, postes et télégraphes', qui est en c-moment à Londres, s'y est occupé de diverses questions intéreesmmt son département placement de ses ' ag.'n,ts, rammiandes matériel pour le înonient où le pays sera oiégajy, assurance pendant la guture na.vii'es battant pav~.;liion belge, situalio malérielle de nos péciicuirs. .M. Seigers' a vu les directeurs généra.,!. des grandes compagnies de chemins de fei. Il a obtenu le place.lient de 3.000 de se âge.ils sur leurs lignes. Ceux-ci, amenie-. surtout de Hollande, sont groujiés en troi: catégories : ouvriers îles ateliers, ouvi-iei des machines et de la voie, ouvriers et agents des services d'électricité. Lin nombre déjà considérable de ce. agents étaieint hébergés avec teur famille à l Ale.\aud:ra Palace parmi d'autres réfugiés, e j Le mimsfré leur a rendu visite en compa-3 i gnie du Comité dm Kailway executive Co-» mitteê et die son présiderait, M. Dent. Il jeu» ■ a aO'i'essé des conseils au sujet de leur sé - jour en Angleterre. i.' ministre a visité également 1'hiipital rosenré aux blessés beiges et le cinietièi, - qui a été concédé aux ou.irons de Londres - aux victimes belges die la guerre. i CkSS^CtJlffcs i Nos officiers et nos soldats, sur l'Yser, l- ne cliassenl pas seulement au Prussien. Ils tirent, à balle, naturellement, le lièvre et le lapin. Le ci n est pas un conte. Nous con-naissons quelqu'un, qui, invité à une table d officiers, dressée dans une maison sans .°ii a,?,av.our^ une ^ibelote parfaite et un rabie delieieux. Les deux victimes avaient - etc immolées la veille, le lapin d'un coup de i 1er, le lièvre, d'un coup de bâton. Des lié-s v res, innombrables, effarés, éperdus, galo-, pent, en effet, à travers les lignes, sous un . qui vive perpétuel, chassés de gîte en gîte ; par la fusillade incessante. Un officier en - a abattu plusieurs, le même jour, à coupt- - de sabre. p Le poisson, dans les cuisines régimentai-rps, tient .compagnie au gibier. Les soldats s peenent dans les rivières des brochets gi-t dantesques et charnus h souhait. Parfois ^ les obus allemands font leur office. On voit s souvent des centaines de beaux poissons x flotter a la surface de l'eau, le ventre ou-' vert, tués par un obus ou une volée de . shrapnels. e mois d'octobre, quand la bataille de 3 I Vser fai•■•ait rage, les hérons volaient au-. dessus de la plaine inondée, s'arrêtànt de e temps en temps, pour se reposer, à côté d un monceau de cadavres.I.es hérons sont x Partis. Mais les poissons sont reslés. Et des e légions de moineaux piaillent à côté de nos tranchées. On les voit se précipiter sur les j restes des repas de nos soldats. ; Fraternité d'ormes i * Nieuiport, 2i décemb-e. (De notre correspondant particulier). Les journaux ont relaté à diverses repri-! ses les exploits accomniis à Dixmude uar le-. fusiliers marins français et les soldais bel j ges. La plus étroite fraternité ne ce«.sa d cgner entre eux. Un trait, -qui donne une idée de l'étroit collaboration des troupes des deux navs mérite d'être cité : ^ Une forte colonne allemande se lançait à l'assaut d'une tranchée qu'occupaient, e nombre à peu près égal, dies fusiliers français et des lignante belges. Mitrailleuses i ' fusils sèment la mort dans les rangs de assaillants. Arrivés à vingt-cinq mètres de: tranchées, les survivants doivent faire d'e. mi-tour, au milieu des fils die fer barbelé' s qui ont arrêté leur élan. Déià les Belges sur e lent des traoeihées pour se ieter à la baïon-. nette sur l'ennemi, quand tes fusiliers qu: s eslimaiont quie les Belges avaient assez' trn-. vaille, surgissent de leur côié el -■ -tni • « Restez, les Belges! Votre baïonnette e^; plus petite que la nôtre ! » i iiiiatoBelgii MOUVEMENTS DE TROUPES A LOUVAIN 3 On mande le 22 décembre au « Tele-, graaf » de Turnhout, où vient d'arriver un ^ fonctionnaire venant de Louvain, que dans f celle dernière ville, règne une grande in-i quiétude à cause des mesures militaires , prises là par les Allemands. Le dimanche . 20 décembre et le lundi 21 décembre, cent ; trains au moins ont passé, venant de l'Est - et se dirigeant vers la frontière française, i Jamais l'animation militaire n'a été aussi grande dans la ville. Toute la journée, des camions automobiles conduisent à ïiirlo-j mont, où il y a un atelier de réparations, . ou emmènent de là des canons, j On s'attend à Louvain à des événements imnorta.nl s. Le Noёl des Réfugiés f ^ Elle fut magnifiquement réussie la fête J organisée par la Branche Normande du Cjnstirl National des Femmes Françaises et qui eut lieu dimanche après-midi dans LA la vaste salle du cirque du boulevard de Strasbourg. , ' Celle-ci était ardu-comble et aux premiers rangs, on notait la présence de l'é-'m: lite de la société havraise et de nombreux >us représentants de la colonie belge. Parmi ité eux l'on notait : \f.VI. i amiral Charlier, gouverneur du Ha-re ; Benoist, sous-préfet ; Louis Brindeau, .ônateur ; Jules Siegfried et Georges An-ar cl, députés ; colonel Caloni, adjoint à l'ami-î; al-gouverneur ; général Williams, com-rtudant la base anglaise, accompagné de lusieurs officiers de son état-major ; Klo-d uKowski, ministre de France à Bruxelles 1(3_ ' les autres membres du corps diplomati--10 accrédités près le gouvernement belge; préfet Hennion, délégué du gouver-\uuent français auprès du gouverne-i Mit belge ; le lieutenant Des Gâchons, ■' » i îi t au commissaire général ; Hou-:,'e. commissaire spécial ; Sisteron, mimissaire spécial adjoint ; Harry-'L. "hurchill, consul général de S. M. Britan-î'ïue : Hoefkons, consul de Belgique. Djuvara, ministre de Roumanie ; le prin-> Koudncheff, ministre de Russie ; le lieu-' 1 •nanit-général Junjg'bluth, adjudianti-génié-/Cî- ' 'm Roi ; M. Inlenbleek, secrétaire de n-L r.L. MM. ; M. Paul Berryer, ministre do L'intérieur, les 'ministres, et Mines Davi-era rnoni van de Vyvere, Poullet et Renkin ; \s ministres d'Etat e.t Mines Cooreman, 10 naul Hymans, Lo-uii<s -Huysmans et Lic-^ei-t ; MM. le comte Goblet d'Alviella, ^,iI' Schol'laert e-t Van den Heuvel ; M. -de Pa-fei. oUWi chef du cabinet civil du ministre de s* 'a guerre ; les greffiers du Sénat et de la IIK? Chambre ; MM. Campioni et Pauwels ; les ron p-mctiohniaiires supérieurs de nos divers Dé-iei nartements. ministériels. . La partie musicale ce. Le programme, excellemment choisi, eut Le à des exécutants de choix. Ge furent : Noté, iés. notre ami Noté, le Tournaisden, qui est tou-Lpa- jours lt\ lorsqu'il s'agit d'exalter la Patrie. Co- Il avait revêtu sion uniforme de maréchal loui des logis d'ar/tiiJeirie — car avant d'être sé le chanteur acclamé il passa par 1-es rangs de notre armée et y fit vaillamment son >ital service — et, plus en voix que jamais, il : ièit fit sonner magnifiquement notre hymne i l-rcr :riationall, et aussi la « Marseillaise », ét maints autres morceaux encore. Il obtint — faut-il le dire — un succès enthousiaste ; puis, les chœurs des élèves du lycée, de l'école primaire supérieure et de l'école ••• pratique des jeunes fil-les et un orchestre comprenant un groupe de la Lyre Havrai-ser, se c(t quelques artistes des Goncerts Popu-lis kiiires, sous l'habile direction de M. Louiis t le Revel, exécutèrent la belle et martiale -*on- marche de « Sambre et Meuse » et une ible délicieuse et fraîche composition de Sel-ans lernck : « Dis-moi quel est ton pays », évo-un quant un vieux chant alsacien. 'ent M. Mancel-Ferrier, de l'Opéra-Comique, } ^e atteint d'une forte grippe, ne put se faire i.10" entendre, ainsi qu'il avait été prévu au pro-aJo- gramme, dans le grand air de la prison il" d'« Hérodiade », mais il récita, avec beau-® coup de sentiment, « La Brouette », d'Ed-c" mond Rostand, et « Le Galop de la Victoi-uPb re », de Sully-Prudhômmc. tai- *** Injn "'? Mais si prenante que fut la musique, la . f*: fôte n'eût pas été complète, en ces jours vJj; graves, sans quelques réconiariantes paro-ont, les sur les événements de l'année. MM. gy1". Steinhen Piohion et Barryer surent trouver jp les accents qu'il fallait. DISCOURS DE M. PICHON L'ancien ministre dies affaires étrangères aV" du Cabinet Barthou, qui a assumé à Paris V'|Ç la présidence du Comité eenteal Franco-. JJ Belge, parla presque exclusivement de la 'S'' Belgique, dont il fut toujours, et est plus Jj0g encore que jamais, un ami et un admirateur i„g éprouvé. Après avoir évoqué tes supplices subis par notre pays, M. Pichon s'écrie : Chère et héroïque Belgique, peuple mélé aux plus grands drames de l'Europe, toujours égal'aux situations les plus tragiques et aux vicissitudes les plus poignantes, toujours digne d'y faire face et de les surmon-e- ter ! Y eut-il jamais souffrances compara-oies à celles qui l'accablent, et force d'àme , ■ supérieure à celle qu'il oppose à sa détresse. ,'o Qu'a-t-il fait pour s'attirer les coups du . . sort ? Bien que d'être fidèle à sa parole et à sa signature, à son patriotisme et à sa di-' milité, — rien que d'être honnête, comme le , .. proclamait, il y a quelques jours, avec une " ' admirable éloquence, le chef de son gou- . ment. - .. Pour avoir été honnête — et rien que pour ela — il a vu son territoire envahi, ruiné, ,c iaccagé, ses Jjebilants attaqués, traqués, ran massacres, suppliciés, ses villes'et ses vil-s.f âges élru.its, ses monuments réduits en I uidrcs ou en poussières, son roi et ses re-,0: u'ésentants obligés de chercher un asile à 'extrême frontière, ou même sur le sol ; élranger. 11 a subi toutes ces douleurs, enduré tou-l0a". les ces iniquités, avec une intrépidité que 1;" ! ■: n'a pu abattre, une foi dans l'avenir que rien n'a pu décourager. Aujourd'hui ; o n uti'é, martyrisé, touchant com-e:" ne on l'a dit au fond de l'abîme, il crie à ni'vers, où de tous côtés répond l'écho, —* i certitude de sa victoire et des réparations B. qui lui seront, faites. Et, sous 1c talon des h u-des i trangères comme sous le drapeau li lui abrite son indépendance et dans les tranchées, où luttent ses soldats, partout où bat un cœur belge, partout aussi où bal un cœur français, c'est un même cri, vibrant de bravoure et d'espérance, qui monte èle- au ciel pour affirmer la foi dans la Justice, un le triomphe et l'immortalité du Droit ! nns f>u salle frémissante fit à ces nobles pa-in- rôles un accueil enthousiaste. ALLOCUTION DE M. P. BERRYER icnt Puis, M. P. Berryer, ministre de l'inté- 'Est rieur, en un discours d'une belle élévation ise. et que nous regrettons vivement, faute de .issi place, de ne pouvoir reproduire ici in ex- des tenso, célébra la France généreuse et hos- rle- pitalière, remercia M. Pichon, et félicita les ms, 'femmes françaises qui prirent l'initiative de cette fête de lia charité. Et, parlant de >nts la Belgique, M. Berryer dit : | Sous la menace, d'un bond, sans prendre le temps de réfléchir, ayant à choisir entre ! notre tranquillité et l'honneur, nous avons choisi l'honneur. Nous ne savions pas, alors, ce que nous ont appris depuis les événements, que notre agresseur était de cette catégorie de bandits de grand chemin qui crient ta bourse ou la vie, et qui prennent à la fois la bourse et la vie. Le problème était simple. Us nous avaient promis la restitution de nos territoires, le respect de nos colonies, l'or à pleines mains pour ses réquisitions. Mais à quel prix ? Que sert-il à l'homme de gagner l'univers ? aimait à répéter un grand théologien, s'il vient à perdre son âme. Le peuple belge ne s'est pas dit autre chose : que sert-il à la Belgique de gagner l'univers, si elle vient à perdre son âme ? Et son parti fut pris. Dès maintenant, elle l'a sauvée cette âme,qui habitera sur les sommets de l'Histoire des régions réputées inaccessibles. Dès les mois qui viennent, par ses armes et par les promesses des alliés, elle aura sauvé par surcroît ses territoires, son indépendance, ses libertés. Dans l'effort que nous avons réalisé, la France a vu — et oertes il ne m'appartient pas de la contredire — l'événement décisif qui l'a préservée elle-même de la ruée des hordes sauvages. Elle s'est plu à le proclamer avec cette belle loyauté dont elle est coutumière, et a en déduire les engagements de réparation si précis qu'ils auraient attaché tous nos coeurs, s'il en avait été besoin. Mais combien ces engagements précis étaient inutiles pour lui donner notre plus chaude affection ! Dès l'instant où il esl apparu de quel côte était 1e Droit et de quel côté l'agresseur, d'un seul élan, tous noa cœurs s'étaient portés vere elle en un mouvement de suprême et d'indéfectible confiance.Ah I on avait tenté de faire croire qu'il y avait deux Belgiques, l'une qui allait naturellement vers votre patrie, l'autre qui . aurait nourri vers elle des préjugés sur les. quels l'Allemand pouvait établir ses grossières spéculations. Eh bien I je. puis la proclamer, moi enfant de ce pays de Lièga — où les sympathies pour votre nation ont toujours été si vivantes, qu'on nous appelait les Français de Belgique — du jour où la menace fut proférée, avant même que le crime allemand n'ait été consommé, je n'ai.perçu ni une hésitation, ni une réserve. Instantanément, tous les Belges, ceux de Flandre comme de Wallonnie, se sont ■ tournés vers vous pour la défense commune du Droit, pour l'œuvre dtes revanches : et des réparations. : Nous ne formons plus avec nos alliés que • comme une seule nation, s'il est vrai, com- - me l'a dit Benan, que « ce qui constitue i une nation ce n'est pas de parler la même ; langue ou d'appartenir au même groupe ; ethnographique ; c'est d'avoir fait ensem- - ble de grandes choses dans le passé et de - vouloir en faire encore dans l'avenir. » " Oui, nous allons réaliser ensemble de , grandes choses dans l'avenir I J'ignore ce ■ que la guerre durera encore. Mais noua sa- - vons tous jusqu'où nous voulons la conduire et quel aboutissement, fatal, inéluctable nous donnerons à cet abominable cauche- ■ mai'. Vous tous qui souffrez, et en particulier mes chers compatriotes, regardez vers l'horizon ! Le présent, certes, n'est pas sans tristesse. Qu'importe Le présent. I On a si bten dit. qu'il n'était qu'un passé qui s'à-3 chève et un avenir qui commence. L'avenir qui commence nous renlra ; os fovers, nos familles et nos princes dans • une Belgique glorieuse, dont l'unité aura été reforgée dans le creuset de la souff'an-ce. fl rétablira la France danis son intégrité par les restitutions nécessiires et 'a ° T.n- i finnera dans sa belle mission de défense ' 4e toutes les nobles causes. Il libérera, définitivement l'Europe de cet atroce fardeau i que le militarisme faisait peser ur elle. ' Ce discours du ministre de l'intérieur fut, à chaque phrase, peuil on dire, haché par . les applaudissements diu public et une lar-' ge et émouvante ovation en salua la péroraison.^ La distribution des cadeaux aux enfants . des réfugiés Une ample distribution de cadeaux de . Noël, aux nombreux enfants des réfugiés . français et belges, recueillis au Havre, ter-3 mina cette belle fête. Qu'il nous soit, permis d'en féliciter cha-i leureusieirieriit les dévouées organisatri-i ces. Ajoutons qu'une gerbe de fleurs fut re-; mise au baryton Noté au nom te vos con- k la patrie {e!ge ; A BRUXELLES LA BOURSE OFFICIEUSE La Bourse,comme nous le disions dernièrement, fonctionne officieusement, La rente belge y serait négociable, dit-on, aux en-, virons de 60 francs. Il y a preneur. La ren-. te française est très bien orientée; les fonda russe remontaient ces jours derniers. LES PORTRAITS DU BOURGMESTRE MAX Les portraits du bourgmestre Max que > des magasins continuaient à vendre ont été saisis par ordre de l'autorité. Ce n'est évidemment pas cette mesura qui affaiblira les sentiments du peuple belge pour l'hérojû que défenseur de la cité brabançonne. L'ENTRETIEN DES TOMBES DES SOLDATS TUES Les présidents des corps administratifs civils dans les provinces belges ont reçu ordre du secrétaire du gouvernement général de Belgique, d'avoir à s'occuper de l'entré* tien des tombes des soldats tués. Les tombes doivent être marquées et le3 signes distinctifs doivent être protégés contre les intempéries et enregistrés dans chaque commune. Les autorités communales doivent veille* à l'entretien des registres et ils sont res< ponsables de l'entretien des tombes. Un journaliste allemand avoue que les Bruxellois sont irréductibles Enregistrons l'aveu du correspondant do

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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