Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1916, 04 Janvrier. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 18 fevrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/0c4sj1bh6q/
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21e ANNEE. Série nouvelle. N* 419 Le numéro : 10 Centimes (5 CSNTIBfllltS AfljragHT) ■ '""" "" ■ ^ ; —: Mardi 4 Janvier 1916 RÉDACTION & ADMINISTRATION fftsi m de la Bourse — LE HÀ7RE Téléphone: Le Havre n* 14.05 Sifêotsur : FEUliâHE flSÏÏKÂ? fontes tes communications conccrr.ant la rédaction doivent être adresséêa s8*",rue de la Bourse, Le Havre• LONDON OFFICE: £1,Panton Street (Leicester Square s.w). LE XXe SIECLE Quotidien belge paraissant au Havre ABONNEMENTS Frtito» 2 fr. 60 f>ar «no»». » 7 fr. 50 par trlmeiHtd Angleterre.... 2 an. 8 d. par mois. • .... T ah. 9 i. par tri rostre Hollande.. 1.25 florin par mole. » .. 3.75 flor. par trlmostr». Autre* paye.. 3 fr. » par mois. • .,9 fr. » par tclmeet** PUBLICITÉ S'âdr&ssBf à l'Administration dujûurntî aj Havre ou \ Londres Annonces 4' paga: Ofr. 40 la ligne Petltesannonces^ page: Ofr.SOIaligne Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de publi• oité, 1o, ruede la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. L'impossible neutralité de la Belgique jVos réflexions sur le veto opposé par le Dr Van de Perre, au nom de la neutralité belge, à V'adhésion de notre pays au pacte. tte Londres nous ont valu plusieurs lettres. . Le sentiment de nos correspondants sf. résume en une profonde stupéfaction. Ils ne peuvent comprendre que des Belges songent encore à imposer à notre pays, le guerre finie, la neutralité dont il a faill mourir. Ils comprennent encore moins que des Belges osent prétendre que la Belgique soit encore liée par n'importe quelle obligation envers l'Allemagne* Ils se demandent s'ils révent quand ils voient un député belge écrire qu'une union plus étroite de la Bel giqvé avec ses alliés obligerait l'Allemagne ki « traiter notre pays en ennemi ». Ces énormités les dépassent, et ils refusen «•» croire. Parmi les lettres que nous avons renies txrus en. retenons une où M. Auguste Melot ttéputé de Namur, montre très clairemen que ces fantaisies qui heurtent le bon sen: toc peuvent se colorer d'aucune apparenci fatidique, , Paris, te 30 décembre 1915. Monstojr le directeur, Des jtttrroaux (parisiens ont publié (fc fiéclarations, qu'aurait faites un déput Ibelge à propos de l'adhésion de la Belgiqu au pacte de Londres. Mon eSceltent collègue Van de Perre ai irait dit qu' « en adhérant à ce pacte la Be jgique sortirait des limites du droit, jenit «•art sa neutralité et donnerait à l'Altem? gne 3te droit de la traiter en ennemie. » Le XX* Siècle a fait, quafit à l'authentic 9jé de ces déclarations, des réserves aus iqueffies je joins les miennes. Mais il sera pesat-ètre utile de -préciser à cette occasio in situation que la guerre a faite à noir pays. Je ne me prononce pas sur l'utilité qu\ y a.uraiit pour la Belgique à ad/héreir ai pacte de Londres : îes éléments d'aippréciE *#<m nie mtoqpent. Maie que, d'accord avec l'Angleterre, 1 IPramcc et la. Russie, elle eu ait le droi c'est, ce qu'aucun Belge iue peut contesta .Par le traité du 19' avril 1839, la Belgiqu S'est engagée à observer te neutralité eI Wrs (bous -les Etats. Les grandes pwissaT eœ se sont engagées d'aotie part à respe» Ifé cette neutralité ; eiles t'ont même placé siws tero- garantie. Deux de ces grandes puissances ont viol ferais engagements : te 2 août, l'AMerns S®e ; le cfeattceïier de l'Empire l'a reconrr pusNiqiîeiceint dans la séance da Reîchta w 4 août. - fteiras son Bitintatem, V)¥lfe»>a«ne déch »e : i o Sî la, Befefique se comporte d'un *-*acwt -hostie con.tjre les troupes -t'titrai " £A*e®w®ne sera obligée df. con-s «..cterer la Belgique en ennemie. Dans c t> cas... eSe laissera le règlement trttériet' » «tes rappcœts des deux Etats l'un vis T3 Ê* ''autre à te décision des armes. *je aoTÏt 1914, lfes grosses baitteries envoyées par l'Autriche on.t déshi ?*oré ha Sî^na4m*e d*» cefôe poissante, ser ÎS? ^ gouvempment 'autr cmen. fît ipart au goiiverneroent he3"e d pon intention de manquer à ses obligation; Tels soni tes faiils. Qu'en résulfe-t-ij fLe&t qve la Belgique non seulement e: «lésasse de 4owt« oWiigatwn vis-à-vis d t Afleipa^ne et de l'Autriche maie encore ffem a une réparation. ateis si nous n'avons phw d'obligatk) P®7à-Vîs des d'eux poissaïtees qui ont fo-'aB' f loonïteur, nous restons tenus vis-i SwÊnTaDCeS qBi °nt respecté Qaelles sont les obligations de la Belgwru 1 Angleterre, la France, .' Hles sont, de deux ordres Les premières découlent de notre jjewtr.-Wte meine. « Une puissance neutre, dit I M Convention de La Haye - et ce sont, le » Allemands qui ont fait voter cet article -t» ne doit tolérer sur son territaire aur.u » 'fies actes visés par l'article 2 n ; ces acte sont- : le passage à travers son territoir «es troupes ou convois de munitions et d'a.t prov-isionneroents des belligérants. Awssi .longtemps qu'il y a sur territoir w^ge des troupes ou des convois allemand-Ba. Betgiqpe n'a pas fe droit de faire la pai pvec rAllemagne. r Mais on peut, supposer qu'un jour viei ima ou 1 Allemagne, sous la pression de set BijHions de Russes, éprouvera le besoin d f-retrecir son front d'Occident. Ce serait aloi SJOTir elle un inappréciable avantage d'èvi «uer la Belgique, si elle pouvait ainsi se coi ;vrrr <te la neutralité belge contre les armée Anglaise et française. Supposé que dans ce cas, elle propose u Bmangement au gouvernement, belge, celu F* n'aurait pas le droit d'interdire le passag ide son territoire aux années alliées, pm Beux raisone dont, cliacune est péremptotr. La première, e!est qu'un belligérant a «étrhnent de qpi un territoire neutre a éj '■violé, a le droit de suivre sur ce ferritoîr fes armées qui l'ont violé. En vertu de t prênope, Moltke dormait, en 1870 comme jrw fractions aux généraux allemands de suivr é-w?«tuellemen{ Tarmée de Mac \Jahon su territoire belge, sfffis attendre d« nouveau crti-es. La. deuxième c'est qu'au traité de 1839 ei ivenu s'ajouter un accord nouveau que Belgique a conclu avec l'Angleterre. 1 France et la Russie. ■Le 4 août-,elle a fait appel à-ces puissance1 Branme garantes de sa neutralité, pou Coopérer à la défense de son territoire. Le 5 août, ces puissances ont répondu fcon appel et accepté de coopérer h la di îensie de son territoire. Que cette proposition et cette acceptatioi Vpre cet aocord ait, ou non pris la fonne d'il ïraité, il impose à la Belgique, et aux pui: Bances des obligations nouvelles. L I^P»e d& ce& .ot*ig«tioQS «est évitteoiraei pour notre pays de ne traiter avec l'Allemagne que d'accord avec les puissances garantes. Il ne nous est pas loisible de fausser compagnie à des amis qui. répondant à notre invitait-ion, ont pris des dispositions stratégiques pour défendre et reconquérir notre territoire et de nous entendre sans eux avec leur ennemi qui est en même temps le nôtre. Nous n'en avons d'ailleuTs pas l'intention. Bien que de tous les belligérants, ce soit sans doute le peuple belge qui ait, le plus cruellement souffert, sa volonté d'aller jusqu'au bout s'est fortifiée dans l'épreuve. Les Belges — ceux du dehors comme ceux du dedans — comprendraient (parfaitement qu'un traité formulât envers nos grands alliés un engagement que la Bel^ri-qwe a déjà fcpris froidement résolument, tenaoement vis-à-vis d'elle même. Ils comprendraient aussi qu'en, échange nos Alliés précisassent les promesses qu'"= nous ont faites à diverses reprises, que M. Yivtera, en réponse à M. Segers, répétait hier encore et qu'ils sont, résolus à tenir. 0 Liant au système de la neutralité perpétuelles qui noirs avait été imposé, seules, les puissances qui l'ont respecté auraient te droit de nous demander de l'accepter à nouveau et je constate que ce sont au contraire les puissances mêmes pair qui il a été violé qui parlent de la. rétablir. Mais je n'ai pas l'intention d'ouvrir un débat aor cette question. A. Mélot, député belge. Le nouvel UN TELEGRAMME DE LA REINE En réponse a»x voewx que Dui avaient envoyés -les femmes des ministres, la Rteine g. adressé ce matin ce télégramme à Mme Henry Carton de Wiaft : « Vos aimables souhaits me touchent pi'ofondiémsnrt. te vous en remïercie pour moi et mes enfants et vous eovoic, ainsi qu'aux dames signataires de te dépèche, mes voeux tes meilleurs avec l'expression die ma vive gratitude. Elisabeth. » «\l rouvre 5a foyer lu soldat beige à paris Nous avons déjà eu l'ocac&ion de jparler de l'Œuvre du Foyer du Sokiat Beige, l'ondée à PajTS, sous le pra^roiiage de M. de BToquev-ilie, ministre de la guerre, et que pi'éskle, avec une louaWe sefevité, le député Emile Brune t. H manquait à l'Œuvre un local as-sey. vaste pour y abriter les soldais qui iraient en congé à Parte, sous les auspioes de l'Œuvre.Le local est trouvé ; il est vaste à 6ut.n-isan>ce ; c'est le l'efuge de nuit Benolt-Malon, sis 107, quai de Vaimy. Gi-éce à l'oWigecWifee intervention de M. le Préfet de la Seine, le Conseil m-umeipad de Paris a, dans sa séance du 20 déoembie, dé cidé, à ï'uBaifîMBité, d'accorder la diaposifekrn de ce local à FŒwvre du « Foyor du Sokiat ïîe*ge ». Nous avons le devoir de remercier la. ville de Paris de ce nouveau geste de liante sympathie pour la Belgique et ses soWats.Ceux-ci, désormais, pendant les cinq ou six jours de congé qu'éloignés de leur iatmite ils powront passer à Paris, trouveront, grAce au Préfet de 'la Seine et à l'acb.ninis-trattosi municipale, un gîte convenable ej. des sans, dont leurs parents sauront gré û. l'Œuvre du « Foyer du- SoMat Bedge. » LESFAITSDOJOUR Le Vorwaeris annonce que le bloc des conservateurs et du Centre catholique s'est reformé, comme en 1909, pour faire aboutir la réforme fiscale. D'antre pari, on remarque dans la. presse catfwlique allemande et dans certains fourneaux suisses, obéissant évidemment à un mot. d,'ordre une nouvelle campagne au sur jet 'bi pouvoir temporel des Papes, iCes journaux disent que l'Allemagne résoudra la question romaine en faveur du Saint-Siège.Cotte mancettvi'e a visiblement pour but de pro-voqmr un conflit entre le Yalican et le Quirinal, de séfkuire les calholiqu.es des pays nev.tres et d,e susciter, dans Venr tourage du Saint-Père, des ambitions dont la. monnaie d'échange serait une proposition de médiation par le jtape, ç#i vue d'arrêter les progrès prochains des AUiés. Il suffit, pou,/- la déjouer de rappeler que le pape a dêià repoussé des avances de même ordre en déclarant qu'il ne pouvait accepter duwtcune intervention étrangère la solution du. problème romain. C'est donc m vam que les Allemands tentent de compromettre le pape dans levers machinations. IMHUMUU La presse àltemand.e poursii.il. sa campagne en pteeur déts mesures qui doivent aboutir à l'asservissement de l'Autriche. Bien que l'entente, économie] ne soit combattue dans quelques initiaux autrichiens, elle rencontre l'approbation d'un certain nombre de ver'sonnaliiés et de sociétés, et les journaux allemands ne manquent, pas de signaler le fait cluutue fois qu'il se présente C'est ainsi que ht Frankfurter Zeïtung publie un mamfeste de 850 professeurs appartenant. aux écoles supérieures d'Autriche. en fawier de l'alliance économique. Ces malheureux sont impatients de se voir enchaînés ! \\1 / M* cours des onze premiers mois ddl 1915, les dépôts dans les caisses d'épargne de l'Etat russe se sont, élevées à 534 millions de roubles ; en 1015, ils avaient été de 95 millions et de 38 millions 1913. An 1!. décembre dernier, le total des dépôts atteignait 2.SS" million* de roubles {sept milliards et 720 millions de francs). On attribue u.naivimenwnt cet accroissement, de l'épargne jxtpulaire à la diminution de. t atcaolisme,. Le piège de la paix boche La manœuvre allemande à laquelle la P Neue Zurchei* Zeirtung » s'test 'prêtéte afin d'amener les alliés à discuter des conditions éventuelles de la paix échoue piteusement.Non seulement, aucun journal de rE tente ne se laisse prendre au piège, mois ' les journaux suisses eux-mêmes proclament qu'il y a bien là une nouvelle maciiinatio » allemande et qu'a serait vain. *Tesp rer qu'elle pourra ébranler les alliés dans leur volonté de conduire la guerre jusqu "u bout. Natoellement, le diémemti _ _ allemand qu'on pouvait prévoir s'est déjà produit, mais la « Neue Zurcher Zeitung » fait remarquer qu'il ne porte pas sur ks "<n-ditions de paix elles-mêmes. Les iournaux allemandis insistent, en t fet, surtout sur le caractère privé des « pe.i sées de paix » de la « Nouvelle Gazette de Zurich. » Et l'agence Wolff, dans une rî ' pêche qui n'a d'ailleurs pas peu continué à attirer l'attention sur l'article de a feu:«-le zurichoise, s'est bornée à affirmer qu i' ne s'agissait nullement d'iwi ballon d>s?'ù allemand comme on paraissait le crrire en Suisse. Le « Journal de Genève » a fait remarquer à ce sujet toute la malad ess» de cette explication. L'article que V Te ace WoLff dénonçait dans un télégramn^ de Berlin, du 25 novembre au soir, avait pain à Zurich, le matin de ce même jour. Et avant qu'aucun organe helvétique ait i>u le commenter,l'agence officieuse de la chancellerie impériale savait déjà que la presse le considérait comme un « ballon d'ecsai ». Elle avait même eu le temps de s'inforro°r en haut lieu où on lui déclarait qae ^e*te conception était injustifiée. « Si on avait connu d'avance à Berlin les « pensôf? 'Je paix », on n'aurait pas pu agir avec une plus surprenante célérité », remarene non sains malice le « Journal de Genève. » auquel nous empruntons cette judicieuse observation On aura une Idée de l'impression produite chez les Suisses de langue ailemu'.-de par cet extradt d'uin< de leurs princi paux journaux : « Malgré la forme élégante de l'article, disent les « Basler Nachrichten. » on examinera son contenu dans le camp de l'Entente et on>ne montrera pas la moindre «lis-position à discuter ces conditions de paj\. On a. appris, pendant ces 17 mois de gu H*-re, à coiHteîti'e la. force des /puissaai^s centrales, on a pu mesurer leui* force rie résistance contre la France, la Russie et l'Angleterre unies, et l'on sait, en conséquence, qu'une paix qui diviserait les puissances derEntente, les rendrait même e^ nemies les unes des antres, ne serait pas autre chose qu'une capitulation définitive dievant l a dominat-ioai mondiale de l'A Lie-ma-gne. On ne song*e aujourd'hui à pareille capitulation ni à Paris ,.ni à Pétr gv«J. ni à. Londres. Et cela, on le sait aussi à Berlin, au ministère des affaires étra^gè res, en raison des expériences faites ters rte tentatives de prises de contact dip oxaliques. » Il est intéressant de voir un journal a us si peu suspect que les « Basler Nachrichten » confirmer ce que les journ .ux *ie l'Entente ont écrit des démarches tentées à plusieui^s éprises par la diplomatie- austro-allemande en vue d'obtenir une paix i séparée. La plus récente de ces manifesitatkOTs fut, nous dit le « Temps » (n° du 3 janvier), une nouvelle avance à la Russie. On sait comment les armées du tsar y répondent en ce moment en Galicie ! Cette réponse sera ceJle de tous les alliés ainsi que l'a dit un diplomate d'une puissance alliée, accrédité à Berne à une per-sonalité autorisée de Suisse dans un entretien rapportée par la « Gazette de Lau-.Satane ». Ce diplomate s'est, paraît-il, exprimé de la façon suivante : « L'article de la « Nouvelle Gazette de Zurich » ne nous a rien appris de nouveau. A plusieurs reprises, des personnages de pays neutres ont donné connaissance de prétendues conditions de paix allemandes. 11 est bon qu'on sache que les Alliés ne peuvent accepter, dans l'état' actuel! £L'es choses*, aucuno intervention, même la mieux intntionnée. » Les cercles officiels allemands ne doivent pas se faire d'illusions à cet égard. Les Alliés; ne laisseront pas entraver par des propositions de paix allemandes leurs mesures en vue de la continuation de 'a guerre. Us n'admettent qu'une seule issue à la. hitteet cette issue n'est pas de cetfles qui admettent un compromis. » Le ton des déclarations faites à l'occasion du nouvel-an par les principaux personnages des pays alliés aura achevé de convaincre la diplomatie allemande de l'inutilité de ses espoirs. On y chercherait vainement la moindre trace d'une défiance quelconque à l'égard de l'avenir. Partout dans les pays de l'Entente, la certitude de vaincre est complète. Le doute, aujourd'hui, habite Berlin et Vienne. Cœurs de lièures K parait qu'il y a en Hollande des gens frottés <ie droit et même investis de man- , dats ou de fonctions qui perdent leur temps à discuitariller la légalité die l'arrêté-loi appelant sous les drapeaux tes jeunes belges. « Là où' notre existence est imise en cause, di.fi fort bien notre excellent confrère Charles Bernard dans ÏEcho belge, il n'y a f lus qu ujne loi, la première de fouies et qu'au demeurant les îes codes consacrent : la loi de salut et de conservation. C'est en soki nom que notre gouvernement prend les mesures qu'il juge convenables pour /récupérer notre territoire occupé et rendre au peuple belge les bienfaits d'une législation équitable et humaine. Et s il faut à ces esprits timorés, lattacsés à la lettre des textes parce qu'ils sont incapables d'en comprendre l'esprit, une formule capable de les satisfaire, nous dirons que nous ne sortons du droit que pour y renMei\ » C'est ce que comprend tout le peuple bel-ge et ceu-x quii» refusent de s'incliner devant cette loi de salut public, se préparent un dur réveil. Qu'ils n'espèrent aucun ména-, gement de la part des Belges restés au pays et. qui valurent eux, tout ce que réclame la ! -libération de la patrie. « Ah ! s'ils le pouvaient, écrit encore Charles Bernard, comme ils .servienti heureux de partir tous nos compatriotes valides restés au pays ou qui ont eu le tort d'y rentrer. Ils serrent des poings impuissants en voyant, une soldatesque brutale envahir nos administrations, traîner ses bottes sur le pa.vé de nos vîlles et imposer partout sa corute'ointe de fer. Leur cœur, à ceux-là, sans s'en, distraire un sœi moment, est avec nos braves de l'Yser qui doivent les délivrer un jour. Quel ]our .? Touiment de chaque heure, de chaque minute, de ne pouvoir pas, en se joignant à eux. en formant cette niasse de six ou sept cent mille hommes que notre Belgique eût pu jeter dans la balance, hâter l'avènement de cetfe victoire irop longtemps mais si ardemment attendue. EJt ceux-là% penson's-r bien, ceux-là envient le sort de leui's iimi-, qui oni pu échapper à la griffe boche, s'évader de la prison trop bien gardée en quoi les envahisseurs ont transformé notre pauvre pays. Ils les envient non, point parce qu'ils respirent dans un libre où ils jouissent de foutes les com-modifés de la vie, mais parce qu'ils ont la j:as-sibiliité de i-emrolir le devoir sacré qu'a tout homme de servir sa. patnie. k Au.ssi que d'amers regfrets se préparent ces cœurs de lièvres à qui une an,née de séjour dans un pays neutre a fait oublier que les Allemande ont envahi notre pays sans ra.ison. rasé no^ 'nlies, x&vâgé îtkjs chomps et fusillé quatre mrîle de nos frères, de nos femmes e* de nos malheureux enfants. » Ame une digue parlfennentaire ou juridique — qu'on en ©oit bien convaincu — ne pourra les saijver de la vague de mépris et d<e colère qui les menace avec tous ceux qui se risqueraient à vouloir excuser leur lâcheté- i Gamment se répartissent les forças sustre-allemaads? Voici, d'après des reni3eignements puisés à divenses sources et d'après des indices concordants, comment nous paraissent se répartir les forces a.ustro-aitemandes et quelles soot les réserves de l'Allemagne. L'Allemagne dispose de 141 divisions d'iïi-fa.rrterte ou de 70 conps d'armée, comprenant 1829 bataillons,<p>i paraissent ainsi r^rartis: En Flandre et en France. » 1.312 bataillons En Russie 4SI » En Orient 66 » 1.829 bataillons L'Allemagne a appelé sous les drapeaux tous les hommes jusqu'à -45 ans et les classes de 1914 (fin 1914), de 1915 (mai-juin 151.) et de 1916 (août et septembre 1915). Cette classe de 1916 — suprême réserve et suprême pensée — représente 700.000 soldats, jeun"3 et solides, qui sont dans les dépôts et qui peuvent constituer une masse de ma nœuvre. Quant à l'Autriche, aile semble avoir ainsi réparti ses forces : Contre la Russie 680 bataillons Gontire l'Italie 203 » En Orient 66 » (?) 949 bataillons La Russie a. donc devant, elle 451 bataillons allemands et. 680 bataillons autrichiens, soit 1.131 bataillons. Parmi les 23 bataillons autrichiens qui font face à l'armée italienne, il y a, parait-il, 3 bataillons de skieurs allemands. En ce qui concerne las forces autrichiennes engagées contre la Serbie et le Monténégro. on en est réduit aux* conjectures ; mais il est à présumer que l'année autrichienne de von Koewers n'était pas inférieure en nombre à l'a-umée allemande de von GaMwitz. VSeîTit de paraître s Une nouvelle liste de prisonniers belges Le premier fascicule de notre nouvelle liste de militaires Italges prisonniers en Allemagne VIËMT DE SORTIR DE PRESSE. Il contient, en 24 PAGES GRAND FORMAT, les noms de quelques milliers de militaires dont les noms sont compris ENTRE LA LETTRE A ET D E T inclus. Cette brochure, d'un si grand intérêt pour les Belges, sera expédiée franco contre l'envoi de 0 fr. 60 EN UN BON POSTAL au bureau du journal, rue de la Bourse, 28 ter, Le Havre. Les demandes pour l'Angleterre doivent êtro adressées à notre London Office, 21, Pantwi Street (Leicester Square) keiNfon S. W. Joindre « PENCES. Suède et Belgique COMMENT LES SYMPATHIES des SUÉDOIS POUR NOS COMPATRIOTES SE SONT MANIFESTÉES Le « Nieuwe Rotterdamsche Courant n du 19 décembre nous apporte des détails précis sur les sympathies qui se sont manifestées en Suéde à la nouvelle des malheurs de net compatriotes. Voici ce qu'écrit le journal hollandais : Les Suédois ont fait preuve également d'une iaçosi éclatante de sympathie pour les victimes belges. Au mois de novembre 1914, on a commencé à faire des collectes, après un appel lancé au public pair le Comité suédois-belsr», soutenu par une q»antilé de personnes très connues, dont plusieurs étrangers. Parmi les Suédois, il y avait le prof. Svonte Arrhe-nitis, Selma Lagerlot, Ellen Key,.le compositeur Emil Siogren, Sven Scholander, l'archevêque Sooeribiom, des hommes politiques, etc. Ces collectes se sont continuées. On a donné des conférences, des soirées artistiques etc. Dans le mois de septembre, le produit réalisé atteignait 163.000 couronnes, sans compte^ ce qui a été ré'tni par les soins des différentes institutions religieuses. Les associations professionnelles ont apporté la somme de 240.000 francs à utiliser pour la cons tmcttoo de nouvelies maisons pour les Belges. Une partie de l'argent collecté a été remise par l'intermédiaire du ministre Davi-gîton à la. reine Elisabeth, pour être employée à l'installation do colonies pour les enfants d'école de la région de l'Yser. Une deuxième partie a été confiée à M. Haiald Pétri< consul suédois et à M. Borjeson. il Anveas, pour en disposer là où ils le jugeront nécessaire. Une troisième partie est donnée au bénéfice d'un des camps de réfugiés érigés dans notre pays, et une quatrième p3<rtie est employée au bénéfice des éeo-jes pour les soldats internés, que la ville de Bruxelles a fait ouvrir dans notre pays, et pour des demeures à construire à l'usage de ces hommes. Mois Julia Horta, épouse du prof. Horta, de Bruxelles, suédoise de naissance,, a donné des conférences dans son pays et collecté une somme importante en faveur des Belges. La femme de lettres Marika Stjernsiedt, qui a été au front français pendant l'automne, a égatement travaillé pour les Belges. Mlle Anna Lindhagen, membre du Conseil communal de Stockholm, et secrétaire du Comité suédois-belge, est allée à Bi-uxelles au mois de mai dernier, et elle a édité dernièrement un livre iHtxstré donnant une description du sort actuel des Belges. Mme Anna Glasell Andersonii éfiouse d'un professeur, est la trésorière du Comité suc-dofe-belge.Le Comité orgaaiisera sous peu une nouvelle souscription, et aussi longtemps que ® Belgique sera dans la détresse, on travaillera en Suède en faveur du peuple beige, u Que nos amis de Snède veuillent croire qra tous les Belges sont profondément ém-us de leur sympathie et qu'ils en garderont un souvenir reconnaissant. LA SITUATION MILITAIRE Lundi 3 janvier. Brusquement, voici l'axe de notre attention de nouveau déplacé et ramené en Vo-rnynie et en Galicie, dans les fanges et les neiges du Styr» de la Strypa et du Dniester ou, en septembre, les anmées adverses se sont figées en des lignes parallèles tracées au sud au nord. En Yo'hynie, c'est autour de Tcharloiyski que la bataille se rallume. Les Russes ont passé sur la rive gauche d i Styr et menacent . de nouveau Kowel, — nœud des routes et des voies ferrées de la région. D'autre part, en Galicie, à plus de 2o0 kilomètres au sud, le feu, qui couvavl sous la cendre des derniers combats d'automne, tlambe de nouveau, sur la Strypa où, aux dernières nouvelles, l'ennemi avait dû abandonner .ses premières lignes et cher" cher abri sur une autre position. Quelle est l'organisation et la puissance de cette position ? De quelles forces et quel matériel disposent les Russes ? Est-ce une démonstration ou une action destinée à obtenir une décision ? Nul, sauf l'état-major, ne le saurait dire. Ge qui parait certain, c'est que les Russes ont bien préparé leur action car ils ont couvert celle-ci, sur son liane gauche, en obtenant la maîtrise du terrain dans le triangle décrit nar .'a Strypa et le Dniester, là où l'accumulation des forces de l'ennemi, en septembre, avait empêché les Russes de poursuivre, au nord, le cours de leurs succès. Enfin, sur les opérations, tout au sud de la Galicie, entre le Dniester et le Pruth, e i direction de Gzernowitz, nous ne savons pis grand'chose, sinon que les Russes ont abordé les réseaux de fil de fer barbelé. En soi, une opération en Bukovine ne peut être qu'accessoire car elJe est trop excentrique. Elle' ne pourrait avoir une influence capitale que si la Roumanie entrait en lice et envahissait la Transylvanie, ce qui, — a supposer les obstacles diplomatiques levés, — serait toutefois fort malaisé en cette saison. Cependant, une opération là-bas épaulerait efficacement l'action qneïiée sur la Strypa, en dehors de l'effet mora1 que produirait mie troisième occupation par le^ Russes de Gzernowitz, capitale de la Bukovine.Si vraiment, avant l'heure qui paraissait fixée, l'armée russe du généra.' Ivanof esi déterfinée à marcher à fond, il est à souhaiter qu'elle ne se batte pomt seule et que les Alliés réalisent leurs intentions de coordonner leurs mouvements. Il n'est point jusqu'à l'armée de Salonique qui ne pourrait sortir de ses abris*. Pau! Groftaert. DERNIERE HEURE GommimifQê dkïû français Paris, 3 janvier, 15 heures. En CHAMPAGNE, près de la roule de Vahure il Sommepy, une attaaue alleman-ie à la grenade, a été repoussée. En ARGONNE, près du Four-de-Paris, » près un tir efficace de nos canons de tranchée sur les ouvrages ennemis, les Allemands fuyant hors de leurs abris ont été aris sous nos rafales de 75. LA GRANDE-BRETAGNE ET L \ CONTREBANDE COMMERCIALE Londres, 3 janvier. — Le ministère des Affaires Etrangères a créé un nouveau département appelé le département du com-•nerce avec l'étranger, ayant pour mission le veiller à l'application de la nouvelle loi prohibant le commerce anglais avec les maisons ennemies établies dans les pays neutres. LE ROI PIERRE A SALONIQUE Ath&nes, 3 janvier. —- Le ministre de Serbie est parti pour Salonique, où il rencontrera le roi Pierre. )>0(( ON PURGE SALONIOUE Athènes, 3 janvier. — L'arrestation des sujets ennemis qui se trouvent à Sataniqae continue. Ils sont embarqués à bord d'un navire allié. Les autorités ont décidé de débarrasser Sa ville de tout élément suspect. Nos timbres l.aaniirii«i-rauoii ucs ^ik^wuio v.^ ^ ges vient d'émettre une nouvelle saiie de timbres de chemins de fer, destinés notamment à l'affranchissement des colis postaux. On sait que de grandes quantités de timbres de l'ancienne émission ont été volés dans les stations par les Allemands qui les ont envoyés à Berlin d'où certains marchands les ont expédiés à leurs succursale» en Suisse. Et bientôt les marchands de timbres français ont été inondés de prospectus offrant à vil prix la série corfiptète : les 20 timbra^ d'une valeur de 30 fr 60, pouvaient s'acheter, par cent séries à la fois, à raison de 80 centimes la série. Bès que l'administration des chemine de fer a eu connaissance de ces faits, elle a pris de9 mesures pour éviter que ces timbres pussent être utilisés et elle a fait défense aux bureaux restés ouverts i>n Be^ique d'accepter des bulletins d'expédition atiinn-chis eu moyen de timbres par les expéditeurs eux-mêmes. En même temps, elle faisait imprimer une nouvelle série dont on dit beaucoup de bien et qui aura bientôt le phis grand succès auprès des philatélistes. Les nouveaux timbres sont mis en vefrto dans les stations restées ouvertes en BelgiqueOn pourra, toutefois, s'en procurer également "au bureau des postes belges, place Frédéric Sauvage, à Sainte-Adresse. Le bilan de 1915 Le colonel reyier donne, dans le « Journal de Genève », celui de la guerre en 1915. Voici ses conclusions : « L'offensive germanique des Balkans constitue le troisième chapitre fondé-mental de la. guerre. Ce que la stratégie austro-allemande n'a pas réussi à l'ouest ni à l'est, elle l'a partiellement réussi ^n Serbie. L'appoint des Bulgares lui a permis de défaire à peu près [ armée serbe, mais non définitivemeiut. Premier paragraphe du chapitre troisième, le suocès n'a rien changé d'essentiel à la situation. Sera-t-il suivi du deuxième para' graphe claironné par la presse d'outre-Kiiin à ses lecteurs ? Vewons-nous le grand mouvement contre l'Angletej-re par Suez efc l'Egypte ? Cest l'histoire de demain. Libre à l'Allemagne de l'écrire, s'il lui reste trop de soldats à faire massacrer. « En résumé, 19x5 n'a rien fini. L'offensive r>n Russie n'a pas été décisive ptas que ceile d'Occident en 1914. Elle l'a moins été. On :* peine à croire que l'état-major impérial la reprenne en 1916. On a peine à croire aussi qu'il envoie en Egypte plus que de modestes ffectifs perdus parmi les tores. Il ne lai reste qu'à revenir à son plan primitif et h détruire les Alliés d'Occident ou à se voir détruit par eux. Le plan primitif, qui échoua si oonnplèfa-ment ^en 1914, n'a aucune ohance de réussie en 1916. m Belges es Frai A MONTCEAL-I,ES-MINES Lundi 13 décembre dernier a eu lieu, à Montceau-les-Mines, une grande soirée de charité au profit des réfugiés de Saône et Lu Organisée par MM. Poncelet, rôîrés-pondant du Comité officiel Belge de Secours ei M. Lefebvre, aumônier belge', que secondaient des notabilités de la ville, la fête obtint plein succès. î a salle était comble ; c'était, une vériial-' Mobilisation des âmes charitables de la ville. I..es assistants ont écouté avec intérêt la belle conférence sur la bataille de l'Yser donnée par M» Ronse, avocat du barreau de Gand. Cette soirée de bienfaisance a fait res» sortir, une fois de plus, la fraternelle sympathie des Français pour la Belgique.

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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