Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 04 Mai. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 14 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/qf8jd4qt5s/
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"20e ANNÉE Série nouvelle wstfarraa: wi—i n numr'i^rapzga&s - N° 173 r^.iflBnKWÉaf^rBavffggSJg ^ Le numéro : 10 Centimes Mardi 4 Mai 1915 riSD ACTION & ADMINISTRATION JC'.tr rte k !a Bourse — LE HAYRE Téléphone : Le Havre n* 14.05 ibtâm : rnurn DURAI Tontes les communications concernant la rédaction doivent être adressées a S1" g rue de la Bouï'setLe Havre. LQNDON OFFICE: 21,Panton Street (Broadmead House) LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS Franoo 2 fr. 50 par moîs. » 7 fr. 60 par trimestna Hors Franco.. 3 fr. » par mois. o «. 9 fr. » par trimestre Angleterre.... 2 sh.6d. par mois. » .... 7 sh. 6 d. par trimestre PUBLICITÉ Correspondance de réfugiés ot communications perso/molles : Sur le Continent: Les 3 lignes O fr. 50 La ligne supplémentaire o fr. 25 Angleterre: la ligne 3 d. Quotidien beige parai&sdol au Havre L'ALLEMAGNE REPARLEDEPAIX 'jlous irons jusqu'au bout" repensent les Alliés Les intrigues allemandes pour la paix continuent de plus belle. La « Kolnisché Zeittung » (lu 29 avril, ia publié l'importante note suivante : « On nous écrit du Iront que diverses personnalités s'entremettent en ce moment pour la paix. Leur situation politique, religieuse. scientifique ou économique donne du poids à leur initiative. Des noms sont prononcés dont quelques-uns, qui sont étrangers, sonnent particulièrement bien à nos oreilles. Nous recommandons la plus grande réserve à l'égard de ces initiatives en vue même de leur succès, car il nous faut une paix qui dispense nos enfants de recommencer une aventure aussi effroyable. » Quelles peuvent bien être ces personnalités qui s'entremettent en ce moment poui la paix sur le front ? Ce n'est généralement pas de paix que l'on parle sur ie (front. Et auprès de qui s'entremettent ces personnalités et au nom de qui agissent-elles ? Chose curieuse, le lendemain du jour où a paru la note ci-dessus, on trouve dans le « Vorwacrts » un article où le député socialiste Sclreidemaïur répond à un r écent discours de M. Vandervelde. Dans cet article, M. Scheidemann écrit que si la liberté de la Belgique est la condition préalable de la paix, il sera, possible d'arriver à s'entendre. Mais il ne faut parler, conclut M. Scheidemann, ni de guerre à outrance, ni de guerre d'expiation. On voit quo c'est bien La manœuvre. On veut se servir de la Belgique pour obtenir des alliés qu'ils renoncent à faire la guerre à outrance. Cette manœuvre ne réussira pas. Elle ne servira qu'à convaincre les alliés de la situation peu brillante de leurs ennemis et à augmenter leur ar-.dertr et leur confiance dans Je succès d'une lutte qu'ils sont décidés à mener jusqu'au Itiûllt. JUSQU'AU BOUT » DISENT MM. VI-V1AK1, BESCHANEL ET ANATOLE FRANCE. Ce mot d'ordre reste en effet le leit-mo-jtiv de tous les discours prononcés ces ij ours-ci chez les alliés. Samedi, à Paris, à une fête organisée au Trocadé- o £ l'intention des blessés, M. Vi-■viani. président du Conseil, a terminé un éloquent discours, par ces paroles frénétiquement applaudies : « Quand l'Histoire, toute rententissante du bruit des armes, même longtemps après ■qu'elles seront déposées, se demandera pourquoi ces combats furent livrés, elle 'répondra : aucune ambition malsaine n'a térmenté dans l'âme héroïque des nations .appelées aux suprêmes sacrifices. — Pourquoi donc se sont-elles levées ? — Pour répondre à une agression brutale; pour détendre l'indéoendance des nations faibles, «lue la loi du plus fort a ovulu opprimer; ipour taire respecter les contrats que déduirait la brutalité du glaive; pour élever vers la vie, la liberté, les peuples; pour rendre enfin l'Europe respirable ou pour périr... Eti'liistoire ajoutera : elles ont triomphé du militarisme prussien, elles ont affranchi les peuples, après que, sous l'influence de l'Angleterre et, souvent, par la îpensée et la main de la France, les hommes peu à r>#u l'avaient été. Oui nous irons avec "nos indomptables et nobles alliés russes. belges ot serbes qui, comme nous, refoulent 'l'Allemagne et écrasent l'Autriche, nous irons tous jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à ce que la justice se lève et que le KStrfttinrent retombe. i> M. Paul) Deschanel, président de la Chambre, et parlant au nom de la représentation nationale, n'a pas tenu un langage moins énergique : « Voilà, û mes amis, a dit M. Desclianel. ile secret de votre force, voilà le secret du miracle : c'est qu'il ne s'agit pas seulement de délivrer l'Alsace et la Lorraine, il s'agit de savoir si désormais la conscience humaine sera libre ou asservie. » Voilà pourquoi vous tiendrez jusqu'au Îîoiit, sachant bien que le premier qui perdra patience sera vaincu et que les chefs admirables qui vous conduisent veulent, en (gagnant du" temps, épargner vos existences.» Voilà pourquoi la lutte est et deviendra de plus en plus universelle, comme le .■problème qu'elle doit résoudre. Voilà pourquoi, dans c® drame gigantesque, nous '.oyons à nos côtés la glorieuse Angleterre" mère de la liberté civile et de la liberté politique, l'Angleterre dont le génie a civilisé la planète, l'Angleterre patrie de Shakespeare et de Newton; et la sainte .Russie, protectrice de tous1 ces peuples islaves qui, pendant des siècles, ont gémi ïsous le joug turc, tels quo cette Serbie et ice Monténégro, dont la tragique histoire iest une des plus sublimes épopées qui aient ■brillé sous le ciel; et fa Belgique, dont la ■shair est notre chair, doni le sang est noire sang, la Belgique dont la résistance a itioîîfriitué à sauver Paris, la Belgique, patrie de l'honneur. » Et voici enfin une létte de M. Anatole 'Frarfce publiée par le journal russe les l« Nodosti » et reproduite par le « Temps » Idu 3 mai : « Liberté, Liberté chérie, » Combats avec tes défenseurs ! « Amis, » Cette guerre, que nuus n'avons pas voulue, nous la ferons jusqu'au bout, nous poursuivions notre œuvre terrible et bienfaisante iusqu'à son entier accomplissement, jusqu'à la destruction complète de la puis?;; ace militaire de l'Allemagne. » Nous aimons trop la paix pour la souffrir louciie,-fausse ou débile; nous la.vou-lons grande et forte, assurée d'une longue et liante destinée. Je l'ai dit dès le début rie la guerre, je ne me lasserai pas de le répéter : la paix, cette paix si chère, si .précieuse, il est criminel de l'appeler, de la désirer avant d'avoir réduit à néant les torces d'oppression qui pèsent sur l'Europe lepuis un quart de siècle, avant d'avoir préparé le règne auguste du droit. Jusque--a, nous ne devoirs parier que par la bou-he de nos canons. » Il ne faut pas que tant de héros aient péri en vain. Notre heure, l'heure de la istice. est proche. La liberté combat avec rous; le triomphe est certain. » i-E G HI £ N ENRAGÉ DE L'EUROPE1 DOIT ETRE ENCHAINE » Même décision Outre-Manche. Lord Cur-zon, ex-vice-roi de l'Inde, qui a visité récemment les champs de bataille de Fran-e et de Belgique, a prononcé, à la réunion ,énérale de la ce Primrose League » un discours dont nous extrayons ce qui suit : « Non seulement, dit-il, nous avons à chasser les Allemands de France et de Belgique, mais nous devons encore renverser cette idole d'airain aux pieds d'argile. '■O chien enragé de l'Europe doit être en-ohainé. Il n'a eu cle pitié pour personne; je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour lui. cc Nous devons faire des prévisions pour une guerre qui ne durera pas simplement pendant l'été et l'automne, mais toute l'année prochaine et peut-être au-delà. La question que nous avons à nous poser n'est pas : « Sommes-nous découragés ? » mais : « Nous occupons-nous sérieusement ■ Avons-nous l'intention d'aller jusqu'au bout V » ' UNE VOIX BELGE A toutes ces voix de pays alliés joignons une voix belge. Les cc Nouvelles » de Maës-trieht protestent énergiquement dans leur numéro du 27 avril contre ci les manœuvres qui s'exercent dans certains milieux prétendument en faveur de la paix. » Voici la conclusion de cet article des cc Nouvelles » : ci II y a un intérêt primordial, au point de vue financier comme au point de vue militaire et moral, à ce que les hostilités ne se terminent qu'après le succès complet de nos armes. C'est pour l'Europe, et qu'on ne s'y trompe pas ; pour l'Allemagne el-le-même. une question de vie ou de mort. La civilisation, ou bien sera la proie du minotaure insatiable qui déjà lui a fait tant d? mal, ou bien elle le domptera définitivement pour poursuivre sa voio dans le calme et la prospérité. Pour cela il faut que les Alliés comprennent que ce serait un crime de s'arrêter prématurément "sur le chemin de la victoire. 11 faut qu'ils ail-fœuvre poursuivie laborieusement jusqu'à ce jour et qui ne doit s'achever, quels que soient les sacrifices nécessaires pour cela, que dans la gloire d'une paix désormais inattaquable. Nous-avons tenu à reproduire cet article parce que le journal qui l'a publié est un des organes des milliers de Belges réfugiés à Maastricht et dans les environs. On voit que ces Belges, victimes de la guerre et désireux certes, de rentrer au plus tôt au pays tout proche, ne sont pas plus accessibles que quiconque au découragement ou aux tentatives insidieuses des agents de nos ennemis. BEBBBRE _ Semmusiquê efisisl français -—o— Le 2 mai, 11 h. 40. Les Allemands ont tenté deux attaques avec yaz asphyxiants l'une au N ORD D' YPRES, PUES DE SAINT-JULIEN; l'autre au SUD D'YPRES, près de la cûle 00. Us n'ont obtenu, aucun résultat. Sur le reste du. front^rien n'a été signalé. DOUZE MILLE ALLEMANDS XUjÉS DEVANT YPRES Londres,, 3- mai. — L'état-major allemand avoue 12,000 morts, au cours de la bataille près d'Ypres. «on L'ATTAQUE DES DARDANELLES Londres, ;i mai. — Los Dardanelles ont été bombardées toute la. joui née de samedi. Le tir du Quecn Elisabeth est terrible. L'ETAT-MAJOR ALLEMAND PREPARE UNE SECONDE CAMPAGNE D'HIVER Bucarest, 2 mai. — D'après une source diplomatique absolument sûre, l'état-ma-jor allemand aurait donné des ordres pour préparer une autre campagne d'hiver. LES AUTRICHIENS CONTRE LE MOiMEiSLt.HO Celtigné, 3 mai. — Les Autrichiens ont été très actifs sur le littoral des touches de Cattàro. Les forteresses de Goraanr'de et de Gralio-vatz ont ouvert un feu d'artillerie. Les attaques (l'infanterie ennemies sont restées sans résultat. Les pertes monténégrines sont insignifiantes. DEUX AVIATEURS FRANÇAIS PERDUS EN MER Flessingue, 3 mai. — Un vapeur pilote a débarqué ici deux aviateurs français, recueillis près du bateau-phare « Noordhin-der ». »un LES VICTIMES DES PIRATES Londres. 3 mai. — Le vapeur fiançai; ci Europe >' a été torpillé et coulé. L'équipage a été sauvé. Lo bateau de pêche « Fulgent. » a été tor pillé et coulé également. Neuf survivant-ont été recueillis. le il M !!gti i 11 Ëiile i'ïpi LA SITUATION ACTUELLE (De noire envoyé spécial au jronl) De la vaste fête de pont englobant Steen-straat, Het Sas et Lizerne, les Allemands n'occupent plus que le premier de ces points. Encore faut-il voir les choses avec leurs justes dimensions. Steenslnaat n'est qu'un hameau comprenant une douzaine de maisons et l'emlprise de l'ennemi sur la rive gauche de l'Yperlée ne dépasse pas quelques hectares.Des bombardements d'une intensité vraiment inouïe ont taillé en pièces en un peu plus d'une heure de temps les occupants de Het Sas et de Li'zerae. Rien qu'à Lizerne, petit hameau dépendant de Zuydschoote et ne comprenant que quelques fermes, l'ennemi abandonna GOO cadavres. D'autre part, presque tout un bataillon y fut forcé de se rendre. La lutte continue très vive entre les troupes alliées et les Allemands sur le front s'é-'■..n riant de Steenistraet à Lamgemarck. L'avance momentanée que l'ennemi a pu exécuter grâce à l'emploi de gaz asphyxiants est peut-on (Line enrayée de façon définitive. Comme il est peu probable qu'en celte saison de l'année les Allemands aient encore une douzaine d'heures de vent du Nord modéré et que, d'autre part, les Belges ont en vingt-quatre heures trouvé le moyen de résister à l'effet de ces gaz et muinii les troupes d'un appareil ad hoff, — moyen qu'ils se.sont empressés de faire connaître à leurs alliés — on peut être parfaitement convaincu de l'inefficacité des efforts allemands. Dans la lutte qui se poursuit actuellement, le rôle des Belges est devenu secomdaire.Mais c'est grâce à la résistance de nos troupes, aux ordres hardis donnés par nos chefs cl à la décision de nos soldats que la percée tentée ,p'ar les Allemands n'a pu se réaliser. CE QUE FUT LA LUTTE Le jeudi 22, vers cinq heures du soir, des hommes de garde aux tranchées belges atti-a'èrent l'attention 'de leurs chefs sur quelques flocons de fumée jaune verdâtre, à peu près semblable à la fumée que dégaigent certains obus de gros calibre et qui sortaient des lignes allemandes. ,1 ! .•*•>»" ' ' 1,' „ Petit à petit, uin mage compact a une Kur-«eur d'environ trois kilométrée et d une profondeur de dieux cents mètres se trouva formé et, poussé par le vent, s avança lentement vers les tranchées françaises. Une odeur âone, des émanations très vives a^i-rcrut sur les muqueuses des yeux, de la ©or-ge et des oreilles. Atteint par les gaz, lesi territoriaux fiançais qui occupèrent ces pomts ne purent que fuir devant ce nouvel ennemi pour éviter l'asphyxie. A droite des troupes françaises, des troupes anglaises voyant leur aile gauche dégarnie allèrent occuper des positions de repli. Mais, se reformant bientôt, ces troupes — le corps des Canadiens — organisèrent une vigoureuse contre-attaque qui leur rendit la majeure partie du! terrain aban. donné entre Langemarek et Yp^.tfmdus crue les Français, enfin débarrasses des 0-az empêchaient les Allemands de pousser du delà de Lizeme. , De leur côté les troupes belges, bien qu'avant leur flanc droit à découvert, loin de lâcher pied dans leurs tranchées, repoussèrent par le feu les attaques allemandes et allongèrent leur ligne vers le Sud en occupant quelques éléments de tranchées contournant le hameau de Steenst.rael, empêchant ainsi les Allemands d'utiliser le pont pour faire passer des trompes en grand nom-lire sur la rive gauche. Les colonnes d attaque allemandes qui sortirent des tranchées a la suite des gaz, entre Steenstraet et Bix-schoole, en colonnes par quatre, précédées des officiers sabre au poing, fuirent accueillies par des feux extrêmement violents d infanterie et d'artillerie. . , Comme les positions des Belges, qui n a-vàient pas cédé un pouce de terrain-, menaçaient tout mouvement offensif des Allemands, ceux-ci tentèrent de les contourner et de les prendre à revers. Mais encore une fois l'andacieu-se manœuvre ordonnée pai nos chefs, confiants dans la bravoure de nos soldats, lit avorter le plan de l'ennemi. Ouand les masses allemandes, débouchant de la tête de pont remontèrent vers le norc dans la direction de Pypegaele, elles trouvé rent devant elles plusieurs bataillons de nos «renadiers et de nos carabiniers, qui arrêté rent net leur avance en leur infligeant d( lourdes pertes. , ; . Les ordres' de nos chefs étaient courts e brefs: —- Vous avez ordre de résister à outran ce-: tenir ou mourir ! . ..pendant que nos bataillons luttaient opi niâlrement, les trouipes françaises, comple tement en main de leurs chefs, débouchaien de Zuydschoote et exécutaient de violente; attaques sur les positions allem'aindes de Li ZRi-ne et de Het Sas, assurées que leuirs aile: .liaient solidement couvertes par les trouipes belges à leur gauche et par les troupes bri taniniques à leur droite. Aussi les Allemand: se trouvant en rase campagne en présenci des Français durent-ils céder une gros» partie du terrain conquis grâce aiux gâz di chlore uniquement. C'est, donc à l'accrochage des Belges > leurs tranchées du Nord de Steenstraat, pui à leur disposition nouvelle et immédiate ei forme de potence qu'il faut attribuer l'éche de l'offensive allemande. LA BRAVOURE DE TOUS Le moral de. nos, soldats est meilleur qu jamais. Les blessés notamment qui «ont éva oués vers l'arriére sont pleins d'entfhou siasm'e et fiers d'avoir pu verser leur san pour lu patrie. Quant aux troupes qui von au com'bat, elles y marchent en chtatan comme à la fête. Tantôt, plusieurs bataillon travaillaient à quelque mille mètres- des. 1: gnes ennemies. Leur calme, leur jovialité leur entrain étaient magnifiques. Les off: ciers, colonel en tête, circulaient au milie des hommes, dirigeant leurs travaux. C'< ta.it une véritable ruche en pleine activité ■^.t cependant des centaines de trous d'obu .-d récents, des slirapnéls qui s'en venaier .-Prier deux par deux à quelques pas de îldats, quelques tombes aussi, héPas, in aient témoigner que l'endroit n'était pa •ns danger. Tous les hommes cependai consciencieusement et intelligemsment s'appliquaient à organiser les travaux de défense. Plus loin un autre bataillon, se reposait, après quelques jours de rude labeur. C'est lui qui a aidé pendant une lutte incessante de quarante-huit heures, sans trêve ni repos, les Français à reconquérir les quelques fermes nichées dans un boqueteau et entourées de haies pour la possession desquelles les Allemands avaient sacrifié tant d'hommes. Maintenant le hameau est repris et le bataillon se repose au soleil. Voilà que passe un caporal, haut comme cinq fois ses galons qui sont flambant neufs Son accent révèle un « valeureux Liégeois ». Valeureux est bien le mot. Le caporal Le- i, comte a enlevé ses hommes pour un assaut jj en s'exposant plusieurs lois au feu pour leur t donner l'exemple, puis parti en reconnaissance avec deux soldats, ayant rencontré . une patrouille allemande, il a talé deux ennuis à la baïonnette et fait prisonnier le -, sous-officier qui commandait la patrouille, i Deux fois gros et grand comme le précédent, .. suit l'adjudant Miuylle. avant la guerre sub- i stifut au Congo belge, déjià décoré de la v croix militaire, et qui a aocoviipli les plus p périlleuses missions sous la mitraille. Voici q l'adjudant Lisfranc, qui accompagnait son s inîijor quand il est tombé sur une tranchée n occupée par quelques Allemands. L'un d'eux j-visa l'officier, mais avant qu'il eût eu le e temps de presser la gâchette, Lisfranc l'a a tué d'un coup de pistolet. Les autres se ren-cent. aussitôt. Mais à quoi bon exalter les actes de lira1 *1 voure, iiiidi vi diuej le ? C'est surtout 1& bravoure 1 collective des troupes qu'il convient de sou- P ligner. Pas un horn'me dans tous les batail- i1 tons engagés n'a fia,niché, tous ont fait tout " C3 que leurs chefs leur ont demandé. f, _ Et ceux-ci leur avaient dit : tenir ou mou-nr ! u A. M. £ Jurais cis sir lislit '* i)Q«* L( Le grand quartier général belge publie a les communiqués suivants : ^ 1™ mai, 19 heures. d) Journée calme. Vartillerie ennemie est restée presque inaclive. 2 mai, 19 heures 10. J Journée calme. L'artillerie ennemie s'est montrée lieu active. A LA MÉMOIRE ? Paul REN Kl IN ;; d) UNE CEREMONIE PATRIOTIQUE si Le service funèbre pour le repos de l'âme oi du sous-lieutenant Paul Renkin, glorieuse- di rnent mort au champ d'honneur, a eu lieu p lundi matin, en l'Eglise paroissiale de Sain- r. te-Adresse. Belle et impressionnante céré- h inonie qui a revêtu le caractère d'une manifestation nationale — tous les Belges, quel- t, les que fussent leurs opinions ou leur condi- c' tion, avaient tenu à être là, pour exprimer , leurs sympathies aux parents du jeune ofn- ,. cier tué à l'ennemi et aussi pour affirmer () leur patriotisme. i, Devant le oh-ceur, sur le catafalque, qu'en tj velOppaient les couleurs nationales, repo- ^ saient le képi du défunt et son épée, à la „ garde endeuillée de crêpe, tandis qu'au pied, -j ( sur un coussin de satin blanc, s'étalait sa s croix de chevalier de l'Ordre de Lôopold, si ,a vaillamment conquise q Au haut du chœur, le. lieutenant-général ' Jungblilth. chef de la Maison Militaire du . Roi, représentait le Souverain. a. Lo Ministre des Colonies. Mme Jules Ren-kin — dont la douleur faisait peine —, lad-judant Jean Renkin, conduisaient le deuil ; 1 à gauche du chœur, on remarquait MM. les 1 Ministres de Broqueville : Carton de Wiart; Berryer ; Davignon : Helleputte ; Hubert c Seoters et Vandevyvère ; M. Schollaert, 6 président de la Chambre; MM, les Ministres % d'Etat <i>oreman ; comte Goblet d'Alviella s et Liebaert; MM. Klobukowsld, ministre de £ France ; les ministres de Grande-Bretagne, de Russie, du Japon, d'Italie, de Roumanie, r du Portugal, du Brésil et les membres du c personnel des diverses Légations ; le baron ; Lalrure, consul de France à Biuxelles ; le . contre-amiral Charlier, gouverneur militai- t re du Havre; le général de Lallement; 'o colonel d'élat^major Wolsli, de l'armée an-glaise ; MM. Talon, commissaire général du Gouvernement Français près le Gouverne-ment Belge; le sdus-préfet du Havre ; le ' lieutenant des Gâchons. A droite, se trouvaient.: MMmes f.oore-man, Louis Huysnrans et sa lille , liubci t et l ses filles ; Davignon et sa fille ; Kobukows- I ■ ki et sa fille ; du Roy ; de lilicquy, etc. Dans la foule énorme de ceux qui onr- ; - plissaient les deux nefs, on notait encore . , i les sénateurs François Empain, de Spot i - Struye; les greffiers Campiom et Pauwls; i M. Fieullien. député suppléant; le général , : de Coune; les colonels comte de Grunne, , Van don Diiessche et Tonglet; les com-î mandants Biaise et Lauwers, du cabinet : i militaire; MM. de Paeuw et Bléro, respec-s tivement chef de cabinet et secrétaire du i cabinet civil du ministre de la guerre; lo secrétaire général Buisseret; les majors i Beauduin. Disière, Marlier et Thys; les commandants Denis, De Bi'oux, Hélin, i Matthias; les capitaines Brouyère et Do-3 gnionlle; le capitaine Couche, du cabinet du ministre des Colonies; MM. Cattoir et Sergysels, du département de l'Intérieur; Erns't Dullaert, Bauffe, Mousset et de ■ Locht] de la Justice; Paésmans, van der 3 Cruys'sen et Vincent, des Finances; Van - Brabandt et Van Parys, des Chemins de - ter; Van der Elst, baron de Gaiffier, Cos-l termans. de Bassompierre, Huisman. de t Changv. Guillaume, de Ramaix, des Affai-t res étrangèi^es; Lannbin et Campipn. des s Travaux publics; Liebaert. de l'Industrie et - Travail, et la foule de tous les Belges ré-, fugiés au Havre, hommes et femmes, ve- - nus apporter aux parents du vaillant offi-J cier nrort pour la patrie, le réconfort de - leurs svmpathies unanimes. :. Et tandis que le service funèbre se dé-s roulait au milieu de l'émotion intense de t tous chacun évoauant le souvenir de la s belle et mâle figure de Paul Renkin. per-:- sonnifiait en lui les vaillants fils de Belgi-, s que qui, clraaue jour, se battent, et meu-'-l rent, pour la Patrie !... Ils emploient ès balles dum-dom ! Dramatique incident au front Uni <1:0 nos amis, officier suipéd^ieuir d'artil-snie, nous envoie doi fax>nit ces détails d'un îicidieiijL dramatique djont il fut un. des' ac-ïurs J » Malgré l'as, atrocités inieonte stable s, — i aujourd'^uii incontestées, — commises ar les Allemands en BeLgiquie et eji l'Vanee, i ne pou.va.is pas me résoudire à, croire que os adversaires ponssa^enit la dédoyauté isqu'à utiliser des balles « dum-dum », 'est-a-d'ire des projectiles d'armes portâmes, se déformant au contact -des os, s'épa-oucitssant et déchirant, par conséquent les Iiaiirs d'unie façon af£reuse. Gomme on le lit, l'emploi de ces balles a été condamné a r les conventions de Genève et de la iaye, dont les conclusions furent adoptées I signées par «des plénipotentiaires ofliciels Llemands. » Je me disais, — dians ma naïveté ! — ue toutes les liorreuirs qui ont jalonné les nvtes suivies par les trompes allemandes ou valent ôtre le résiuilltat de l'atbandon mo-tcutané à el'le-môme d'une soldatesque à l rucliesse naturelle, à la civilisation su-:jrficiele,_ à l'a men/talité arriérée, et dont la'rognerie était le moindre défaut. Mais a homme d'Etat ausitio-hongrois', le comte ndiras&y, n'a-t-il pas dit récemment qiue le ries sien, et en général l'Allemand du Nord, aient de véritables brutes V » Je me refusais cependant à admettre ie le gouvernement allemand ait commis ; crime de distribuer à ses troupes des irtou'ches. avec balies « dum-d'um », car j pareifls approAlsionnemients impliquent ?e essais, des adjudicatioins, des comman-îs, en. un mot : la préméditation. » J'ai cependlant dû, a,u cours de cette unpagne, me rendre à l'évidence die faits ) >nt ]*ai éfté le témoin oculaire et dont je , l'blieirai un jouir les détails avec les noms j ïs principaux acteurs. Aujourd'hui, rien ne doit 'étonner de la ' irt de nos adversaires, Lorsqu'on lit la jcla,rati>on suivante die La Gazette de la ■ployer... Il est absolument çrroné de nous laisser dominer par la chimère d'une guerre conforme au. dnoi't des gens. » j » Mais j'en reviens aux balles « dum- ' rm. » « Le ..., vers six heures dlu matin, on fit risonnniier, (Devant X..., uire trentaine de nSdats allemands, ccanmandés' par un offi-ea- ; cetoi-ci fut fouillé : il avait sur lui îux espèces de cartouches, dont uine nous irut suspecte ; elle présentait une légère rinuire entre la douille et l'ogive de la | » Des expériences comparatives eurent eu immédiatement : les dieux espèces de iirtauehes furent essayées, au moyen du rv.j.lver de l'officier, sur une cable de forme, composée die quelques planches ; tan-is que les projectiles provenant des car-inc.lics réglementaires, —• recueillies en-•e lies planches et le mur contre lesquelles ies> avaient été placées, — étaient bien oftes et ne présentaient pas la inoindre dé-irmafion, les balles dles munitions diouteu-is s'étaient complètement épanouies ; elles valent pris la forme d'un champignon, uadruplant ainsi lie calibre de la balle et résentant des bavures irrégulières, qui evaiient faire dans les plaies d'horribles avagles. ii II n'v avait pas à douter : c'étaient des ailes ci dluim-dum » ; elles furent, du reste, lonirées à l'officier. „ _ Fusillez cet 'homme l commanda sè-lrement le chef d"état-major, qui avait pré-idé attentivement aux expériences que je iens de décrire, et dlorat aucun détail ne lui vait échappé. Un peloton d'exécution fut Mimé. » L'officier allemand, s'adressant alors à iioi, — j'avais, je crois, l'air moins terrible ,ue lo chef d'état-nrajor, — ne chercha pas nier l'espèce criminelle des balles qui .vait été trouvée en sa possession ; il es-aya de sauver sa vie : » — Je suis marié, me dit-il en français. Jes ci 'patenn n (cartouches) sont réglemen-aircs- ; j'ai pris les autres dans lo sac d'un ifficier de mes amis, tué près de moi, il y l quelques jours. n De ce court plaidoyer, je ne voulus re-enir qu'une chose : les balles étaient du y,pe ci dum-dunr n ; l'officier lui-même ne le discutait pas. Dans ces conditions, une exé-mtion sommaire aurait étouffé la lumière, dors qu'il importait, au contraire, de ren-li-e public cet acte déloyal. n Aussi, j'intervins auprès du communiant en chef et proposai die traduire l'offl-•ier devant un conseil de guerre, qui, lui, raurr-ait, mieux que nous, provoquer une protestation officielle auprès des puissances reutres. Cet avis prévalut, et le prisonnier ut averti qiu'il aurait à s'expliquer devant M tribunal militaire. Le peloton d'exécu-;ion fut retiré. „ Nous avions à peine commencé la ré-•laiotion d'un procès-verbal, destiné aux uembres du conseil .de gi'Jerre, que l'officier HiUemanid, trompant 'la vigilance des sol-fats placés à ses côtés', fit brusquement lemi-tofiir et prit rapidement la fuite à travers champs, vers tes lignes ennemies. Cêtait l'aveu... u Quelques secondes s'écoulèrent, longues "bien longues, et comme personne ne Lirait : « Abattez cet homme ! » cria un officier, et j'assistai alors à une émouvante chasse : taudis nue ça et là, partaient des coups de fusil, le fuyard gagnait du terrain ; il se jeta d'ans un fossé, dans lequel il disparut un instant, ipuiis il reparut sur la berge opposée. Pour s'alléger, tout en courant il se débarrassa du sac qu'il portait sut le dos et. malgré le feu dirigé contre lui par les quelques hommes du quartier général, il commençait déjà à prendre suffisamment de distance pour que nous nous demandions s'il n'allait iras parvenir a s'échapper^ quand une balle bien ajustée le frappa à ta nuque. m il roula sur. le sol. » LESFAITS DU JOUR La question de l'intervention italienne teste sans reponse absolument certaine. Les assiureurs anglais semblent refléter fa situation en donnant à cette intervention 00 pour cent de probabilités Dans la presse italienne, les dépêches annonçant la conclusion d'un accord entre le cabinet de Rome et la Triple-Entente sont suivies de démentis catégoriques. Les iour-I nwux interventionnistes continuent à affir- tivement menredi^ La cérémonie de l'inauguration du mnmti ment des Mille, qui aura lieu ce jZZ au Z°'ler/? °"art0' TJTàs Gènes et Sil le poète d Annunzio doit ptendre la parole devant le roi, prend tous les jours une impor-grande. Jusqu'à présent près (les deux tiçrs des députés et des sénateurs ont envoyé leur adhésion.. Joutes les usio Zn!^,SJpat'70li'fies de Vltalie *cront éga- lejnent representees. En attendant, la diplomatie auslro-alle-munde continue à travailler. Le jAince de Bulow a encore eu, dimanche, une entrevue d'heure avec M. Salandra. D autre pai t, on annonce la prochaine arri-vee à Rome du comte Gotuchowshy, parent ^tie£l?lIUSlr? ,ies, ■ aflaires étrangères a Autnche, et du député catholique allemand hrzberger. Tous deux seraient charries dune mission politique, l'un nrès le Quirmat. l'autre près le Vatican. L'objectif de ces deux missions serait identiqne et aurait pour but d'empêcher ou de retarder l entree en scène de l'Italie. Le prince Ghika, ministre de Roumanie a Rome, a eu, de son-cûté, un long entretien à la Consulta. Le Carrière d'Itulia croit savoir que le cabinet de Bucarest a, donné l'ordre à son le-pré s entant à Rome d'établir, de concert avec le gouvernement italien, la ligne de conduite que devront suivre les deux Etats. D'après certaine$ informations, une entente détaillée serait même conclue entre l'Italie et la Roumanie ; elle succéderait à l'accord, général qui a été négocié il y a quelques mois déjà. Les pourparlers de Rome doivent êtré rapprochés de ceux qui ont lieu entre la Russie et la Roumanie-, M. Diamandy, ministre roumain à Petrograd, vient de reprendre son poste, avrès avoir reçu les dernières instructions de MM. Bratiano et Po-rumbaru, le président du conseil et le ministre des aflaires étrangères. Il laut les rapprocher aussi d'une dépi-jroniiere roLunuide, si m yuinumo d'infanterie, huit régiments de cavalerie vingt-quatre batteries d'artillerie. Enfin, constatons, pour être complets sur ce chapitre, que le général Savojf, après un court séjour à Bucarest, a continué son voyage vers la Russie, où il remplira une mission. L'itinéraire du général Savolf est aussi intéressant que le but de son voyage, si l'on veut se rai\peler que le général est chef de Vétat-major général de l'armée bulgare. iuuuiv Les dépêches d'Athènes annoncent que i'OffiCièl « publié un décret partant dissolution du Parlement et fixant les élections au 13 juin. Le gouvernement fait remarquer que celle dissolution parlementaire ne modifie en rien la politique extérieure du gouvernement, mais le Times dit qu'on a des raisons de croire que la question de la participation de la Grèce à la guerre contre la Turquie sera résolue avant les élections. tvnwiu Une dépêche {le Pékin annonce que le gouvernement chinois a fait savoir à Tokio qu'il ne peut accepter à aucun prix les propositions du gouvernement japonais, celles-ci étant incompatibles avec l'honneur et l'indépendance de la Chine. .4 lions-nous voir éclater là-bas une nouvelle guerre ? UTOWM Une polémique assez vive s'est engagée dans la presse danoise. Pour les journaux conservateurs, l'Angleterre doit être considérée comme l'ennemie principale de l'Allemagne. Au début, elle attribuait ce rôle à la Russie. La presse libérale, au contraire, envisage celle-ci comme l'ennemie héréditaire et préconise une entente avec l'Angleterre. On estime que le gouvernement a permis cette polémique envue de préparer l'opinion à une entente de l'espèce. Le frant sud de Mets bombardé Les deux communiqués français de dimanche ont annoncé que le front sud du camp retranché de Metz, ou tout au moins l'un des forts de ce secteur avait été bombardé. Le fait est intéressant et doit nous réjouir, bien qu'il ne faille point en exagérer l'importance militaire ; mais il n'a rien qui Juive trop nous surprendre. En effet, l'armée française occupe au sud de Metz, autour de Po.rt-à Mousson, sur les deux rives de la Moselle, de fortes positions, dont la plus connue <'^t celle du bois Le Prêtre, où se sont livres de furieux combats. Or, de ces positions jusqu'aux premiers forts de Metz, il n'y a à vol d'oiseau que 16 à 17 kilomètres. Os premiers forts sont le fort, de Sommy et. le fort llucse-Ier. bâtis tous deux sur des collines d» la-rive droite de la Moselle, un peu au tic-d du village de Corny. Ces forts sont., eux-mêmes, distants du corps de la place de Metz de 11 à 12 kilomètres et font partie de sa première ligne de défense. Ce front sud de Metz est le se il qui r.n.sre être actuellement battu pur i:i gr"-s0 nrti'le-rie française, car les forts 1p* pl'is avancés du front ouest de cette place sent à Su eu 10 kilomètres des lignes françaises les plus proches, c'est-à-dire les lignes qui se courbent vers l'Est entre Etiin, sur I une des deux chaussées de Metz à Yeri in, et Fresnes, bâti sur l'autre de ces ehs-nsées. .—- - —2 Ce ïoBrœaï rae pewt êire vew«!a sjste 30 CEMÏIMES on I PENRiT en Angleterre.

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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