Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1916, 06 Novembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 27 novembre 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/sj19k4718f/
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LE XXe Siècle dtt 6 Novembre 1916 DERNIÈRE HEURE, 7 heures du matin LE « COUP » ATTENDU lies Empires Centraux proclament l'autonomie de la Pologne IÊ ROI DESIGNE SERAIT LE PRINCE LEOPOLD DE BABVIERE Y r 'Ainsi que nous l'annonçons plus haut, fle<s Empires centraux viennent d'accomplir la manœuvre devinée depuis longtemps, en proclamant l'autonomie du royaume de Pologne. La note officielle publiée à Viepne et à Berlin sur ce sujet affirme que l'empereur d'Autriche, roi de Hongrie, et l'empereur allemand veulent « affranchir les régions polonaises de la domination russe »• en y créant une « monarchie héréditaire constitutionnelle ». Çë qui est capital, c'est que la désignation des frontières du royaume de Pologne demeure » réservée ». Par contre, ce qui n'est coumis à aucune condition et précisé avec une candeur remarquable, c'est que le nouveau royaume de\ra avoir une armée dont « l'organisation, l'instruction et la direction seront réglées d'un commun accord entre les •monarques alliés• » Le rôle de cet Etat « libre et heureux », «atisfait de sa vie nationale, que les deux ■empereùrë prétendent vouloir faire surgir, sera, sans aucun doute possible, de fournir des hommes à la coalition ennemie.A Berlin et à Vienne, les journaux et les gouvernants se sont livrés à des manifestations diverses pour donner à cet acte Je plus- d'éclat possible : Chose curieuse et attendue : les territoires polonais gui sont gouvernés par la 'Prusse et par l'Autriche ne feront point partie du. nouveau royaume, lequel ne comprendra que les territoires acquis à la 'Russie ! François-Joseph, se rendant compte de la répercussion qu'aurait la manifeste -dans la province polonaise d'Autriche de Galicie, a décrété, par une lettre adressée au docteur Koerber, que la Galicie recevrait, «lie aussi, de son côté, une sorte d'autonomie. Celle-ci permettra à la Galicie de régler ■îes propres aspirations, autant que cela est compatible avec sa dépendance envers l'ensemble de l'Etat autrichien. La chose- est claire : la Galicie ne fera pas partie du royaume ! Mais, pour qu'elle ne s'en émeuve pas, ellfe aura un semblant de Constitution. Grâce à ce subterlu-f-ge, les 115 députés de Galicie ne siégeront plus au Reichsrat de Vienne, et les Allemands, qui v étaient au nombre de 233 contre 259 Slavïes, y jouiront d'une imporante majorité qui leur permettra de 'brimer les Tchèques et Iougo-Slaves en toute tranquillité. Il faut remarquer en outre que l'autonomie de In Pologne ne fonctionnera qu'après la paix, et que le recrutement, ïui, fonctionnera immédiatement... 4, % On télégraphie de Rome au Matin : « Dans les milieux diplomatiques on annonce que les empereurs d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie ont désigné d'un commun accord comme futur roi de PoJogne le princo Leopold de Bavière. Le roi de Bavière est parti pour Varsovie où il assistera aux cérémonies du couronnement. » * * * Voici le texte de la proclamation affiché par le général Bessler, gouverneur de Pologne : « L'Empereur d'Autriche, roi cîe riqn-grie, et l'empereur allemand, mus par une ferme confiance dans la victoire définitive de leurs armes et inspirés du désir de préparer un avènir heureux aux régions polonaises arrachées à la domination russe au prix de lourds sacrifices, se sont mis d'accord pour créer dans ces régions un Etat autonome, sous la forme d'une Monarchie héréditaire constitutionnelle. « La désignation plus exacte des frontiè-rss du royaume de Pologne demeure réservée-« Le nouveau royaume trouvera dans ees relations avec lès deux puissances alliées les garanties nécessaires pour le libre dév?Ioppement de ses forces, et dans' son armée particulière revivront Tes célèbres faits d'armes des armées polonaises des temps passés, ainsi que le souvenir des braves combattants polonais de la grande guerro actuelle. « L'organisation, l'instruction et la direction de cette armée seront réglées d'un commun accord entre les monarques alliés.« Ces derniers désirent ainsi exaucer les aspiration-? d'autonomie et de développement du royaume de Pologne, en tenant compte comme il convient des c'reoastan-ces politiques générales de l'Europe, comme de ''intérêt et de la sécurité de leurs propres Etats. Les grandes puissances voisines à l'ouest du royaume de Pologne verront avec joie se créer et prospérer à leur frontière orientale un Etat libre heureux ,et satisfait de sa vie nationale. » * — rjTTn Unsuocès britannique dans i'Esl-Âfricaia allemand Londres, 5 novembre. , ~'d$ troiipcs ont emporté d'assaut une position ennemie à l'ouest de la rivière Ru-hudjc et ont repoussé l'ennemi au delà de Vi rivière, lui luavt ou blessant plus de 600 hommes et lui prenant 82 prisonniers, un canon de campagne, des munitions, rj mitrailleuses et une grande quantité \';e fusils et de matériel de guerre. Nos pertes totales dans, cet enangem -ni font de 21 hommes. (Officia.' ) ~ " — ..... J Action d'artillerie au front belge ! (Officiel.) 5 novembre, t- ''du frontC me sur 'a ^vs gi'ànde partie Actions d'artillerie réciproques dans le j fecteur de Boesmghe. | Double succès français près de Verdun et sur la Somme Reprise du village de Damloup Occupation totale du village de Vaux t w . -, ? w NOS ALLIÉS ONT OCCUPÉ EN PARTIE LE VILLAGE DE SAILLISEL ET LE BOIS DE SAINT-P1ÈRRE-VAAST Le mauvais temps n'empêche pas Français et Anglais d'enregistrer chaque jour de nouveaux succès. COMMUNIQUES FRANÇAIS 5 novembre, 3 heures après-midi. Au nord de la Somme, l'ennemi n'a pas renouvelé ses tentatives sur nos tranchées du bois de St.Pierre-V aast. Le chiffre des prisonniers faits par nous, hier, dans ce secteur est d'une cinquantaine. Pendant la nuit, lutte d'artillerie intermittente• Sur la rive droite de la Meuse, bombardement assez vif des régions de Dàuau-montî , de Vaux et de la Laufée. A l'est du fort de Vaux, nos troupes, élargissant leurs progrès, ont occupé, pendant la nuit, le village de Damloup où nous avons fait des prisonniers. 11 heures soir. Au nord de la Somme, nos troupes ont mené avec succès plusieurs attaques au cours de la journée et réalisé, depuis la région au sud du Transloy jusqu'au sud du bois de Saint-Pierre-Vaast, une série d'avances appréciables. Entre Lesbœufs et S ailly-Saillisel, nous avons poussé nos lignes de plusieurs centaines de mètres dans la direction du Transloy. A l'est de SaiUy-Saillisel, nous nous sommes emparés d'une tranchée et nous avons conquis la majeure partie du villaqe de Saillisel. Au sud de ce village, nos troupes, attaquant de trois côtés à la fois le bois de Saitit-Pierre-yaast, puissamment organisé pciv Vennemi, ont viciraaê une avance sé-rieuse. Elles ont enlevé successivement trois tranchées qui défendaient la corne nord de ce bois et toute la ligne des positions adverses d la lisière sud-ouest. La lutte a été particulièrement acharnée dans cette partie du front. De violentes contre-attaques allemandes ont été brillamment repoussées à la grenade et à la baïonnette. Au cours de ces actions, nous avons fait 522 prisonniers, dont une quinzaine d'officiers. Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d artillerie s''est pousrsuivie dans la région de Douaumont. Nous avons occupé entièrement le village de Vaux. Journée relativement calme sur le reste du front. Les Anglais prennent les hauteurs voisines de la butte de Variencaurt COMMUNIQUES BRITANNIQUES 5 novembre, 14 heures matin. Il a plu violemment toute la nuit. Rien à ajouter en dehors de l'activité ordinaire des engins de tranchée. H h. 05 soir. Aous avons attaqué aujourd'hui sur différents points du front et réalisé une certaine progression en faisant des prisonniers.A l'extrême droite, nous avons enlevé un réduit ennemi. Au centre, l'avance s'est poursuivie sur un front de plus d'un kilomètre. Les hauteurs voisines de la butte de Warlencourt sont tombées en notre pouvoir. La, tempête continue. LA REPRISE DU TAS OE PIERRES QUI FUT DAMLOUP Le « Petit Parisien » de lundi écrit ; Hier, en y rentrant (à-Damloup), les formations de la division Andlauer n'ont rient trouvé : du riant, village qui s'étageait, avant la guerre, sur les pentes qu descendent vers la Wœvre, à l'est du fort de ^ Vaux, il ne reste plus qu'un amas de pierres rougies par le feu, noircies par la fu-méei Le village de Damloup fut entièrement», brûlé en juin dernier. C'eët dans la nuit de samedi à dimanche que le'ç troupes françaises, qui s'étaient avancées dans la journée à cent cinquante mètres dû vilage en ruines, rentrèrent dans ce dernièr. Avant l'occupation de, Damloup, une de nos patrouilles envoyée dans le village, y avait fait prisonnier un petit poste composé d'un Sous-officier et de quelques soldats qui se rendirent sans résistance à l'arrivée de la patrouille. Celle-ci ayant appris par un- des prisonniers qu'un poste semblable devait venir relever le premier, a atten-d uet a capturé le second poste, comprenant un « gefreiter » (sous-officier) et huit hommes, dans des conditions analogues. L'ATTAQUE FRANÇAISE AU NORD DE LA SOMME Nous usons dans le « Matin » : L'armée du général Fayolle a procédé à une série d'attaques locales depuis le sud du Transloy, où s'opère notre jonction avec les Anglais, jusqu'à l'extrémité méridionale dui iiois de St(-Pierre-Vaaat. Parlout, nou savons réalisé une avance fort appréciable. - Entre Lesbœufs et Sailly-Saillisel, nous avons gagné plusieurs centaines de mètres en profondeur vers le Transloy. A l'est de Sailiy, n<?us nous sommes emparés d'une tranchée, sans doute de la tranchée dite de Saillisel, à une centaine de mètres à l'est dèv l'église — ce qui nous a permis de pénétrer dans l'agglomération de Saillisel, tenue jusqu'ici par l'ennemi. Celui-ci a dû reculer jusqu'aux dernières maisons que seules il occupe encore. Mais c'.est surtout dans la régi.èt du bois de Saint-PierFe-Vaast que la lutte a été acharnée. Ce bois avait été longtemps un des repaires de "l'artillerie ennemie. Depuis deux ou trois semaines, il est vrai, les Allemands, pressentant que leur recul était inévitable avaient transporté leur artillerie plus à l'est, sur la ligne de la Tortille, entre Moislains et Makncourt. Mais le bois de Saint-Pierre-VaUst demeurait une formidable organisation d'infanterie, avec systèmes multiples de tranchées et nids de mitrailleuses. A la corne nord du bois, trois de ces tranchées sont tombées entre nos mains. De même, à la lisière sud-ouest, nous avons enlevé toute la ligne des positions adverses. A plusieurs reprises, les Allemands nous ont cohtre-attaqués. Nous les avons repousses à la grenade et à la baïonnette. Au cours de ced diverses actions, nous ayons fait 522 prisonniers, dont une vingtaine d'officiers. L'ACTION COMBINEE FRANCO-BRITANNIQUE SUR LA SOMME Dans la journée d'hier, les Français ont attaqué sur un large front entre la région au sud-ouest du .Transloy et Rancourt. Leurs allies ont pris l'offensive sur plusieurs points de leur front et lutté avec plus d'acharnement que partout ailleurs au sud de la butte de Warlencourt et en direction du Transloy, en liaison avec l'aile gauche française. Ces efforts et ceux des soldats de. sir Douglas Haig ont été couronnés de succès. Il importe de faire remarquer qu'il s'agissait hier encore d'une opération préparatoire et non d'une attaque générale sur les deux rives de l'Ancre et au nord de- la Somme.L'ennemi tient encore certains points d'appui qu'il est nécessaire de lui ravir, avant de1 monter une large offensive. Ces points d'appui une fois enlevés, les armées alliées pourront plus facilement manœiu vrer pour atteindre le principal' objectif. Un succès russe au nord de Dornavatra COMMUNIQUE RUSSE FRONT OCCIDENTAL. Après avoir bombardé fortement avec des ■obus chimiques nos pos~itions près du village de Noga.ky, au nord e Postavy, les .Allemands ont délogé nos troupes de ce village, mais ri otre feu. les a obligés à reculer et nenis notl s sommes emparés de nouveau du viUugeJ >1 Dntt la région de Garodichtch, au nord de Pr.stcLtïj, les Alelmands, après un fort bom jar<le,nent, ont fait une attaque ac-covi-pagnie d'émissions de gaz. Dans les secteurs à l'est de Dcnibn'owo et dy la. '.haussée Iirody-7Ajlotchew, reconnaissances dp nos ôclaireurs. Le combat dans la régir ft. de l.a forêt de Mitchichtchcnic et de Lip- tza-Dolna s'est ap<.iisé. Tans les Caruathes boisées, à deux kilo-mi tres au sud du mont Capoul," notre feu a obligé une batterie ennemie à quitter ses position*. Au sied de Dorna-Vatra, nos troupes se sont avancées un vev. et se sont emparées d'une ligne de hauteurs du mont Moun-teki,, «J; village d'Esolo et ou sud-est de Putva. FRONT DU CAUCASE L'innemi est entré à Bidchare avec des forces considérables_ Les attaques sud, Sultanabad ont été re-poussées. Les Roumains continuent à lutter avec succès 11 *Q* COMMUNIQUE ROUMAIN FRONT NORD ET NORD-OUEST. - Tout le long de la frontière ouest de la Moldavie et jusqu'à Predelus, la situation n'a pas changé. Dans la vallée dé la Prahova, nous avons repoussé plusieurs attaques ennemies. Vers le soir, l'ennemi a réussi d occuper une partie de nos tranchées sur le mont Dihamu (nord-ouest d'Azuga). Dans la région de Dragoslavele et sur la sonbvîiv Sun3:isnid 'nfjâï 3P a au ennemies ont été repoussées. Dans la vallée dit Jiiil, la poursuite continue ; nous avons encore fait plusieurs prisonniers'. A Orsova, la situation n'a pas chan-gé.FRONT SUD. Tout le long du Danube, échange de cou ris de feu. FRONT DE DÛBROÙDJA. Légers engagements.FRONT ROUMAIN DE TRANSYLVANIE. — Il n'est rien survenu d'important. FRONT ROUMAIN DU DANUBE. - Sur le front Kasimdja-Rimsk-Tawerdy, fusillade et escarmouches d'éclaireurs. Petrograd, 5 nolyembre. — Gabrlele d'Annunzio a été promu capitaine. Il fait office, depuis son rétablissement, d'agent de liaison. ■ • " ■ ' !... ■ ■ I ■ I .11 I. .» % SUR LE CARSO * Les italiens étendent leurs succès ILS FONT ENCORE 200 NOUVEAUX PRISONNIERS « f ' COMMUNIQUE ITALIEN s'j s Rome, 5 novembre. Dans le VaUarsa, dans la zone du mont Pasubio et sur le haut plateau d'Asiago, l'artillerie ennemie s'est montrée, hier, très active. Dans le val Travignolo, l'ennemi, après avoir tenté une action de diversion sur le Colbricon, a lancé successivement cinq violentes attaques contre notre position d'A-versario, sur les pentes de la cima Bocche. Il a été repoussé chaque fois avec des pertes graves et s'est dispersé. Parmi les nombreux cadavres ennemis restés sur le lieu ds l'action, nous avons; trouvé ceux de quatre officiers. Dans la zone est île Gorizia et sur le Carso, nos troupes ont renforcé, hier, les positions conquises, malgré les tentatives de l'artillerie ennemie. Par de petites opérations offensives, nous avons étendu notre' occupation au- sud de la. route d'OppacchiaseUa à Castagnevizza et nous avons fait 200 prisonniers nouveaux, en grande partie blessés et dispersés sur le champ de bataille- Dû 1er au & novembre, le nombre des prisonniers faits par nous dans ce secteur s'élève à 8.982, dont 270 officiers, ce qui porte à 40.363 prisonniers, dont 1.008 officiers, le nombre des prisonniers faits depuis le 6 août sur le front de Giulie. LA LIGNE AUTRICHIENNE EN GRAVE PERIL On mande de Rome au « Petit Parisien » : La ligne du front actuel, sur le Carso, présente pour lés Autrichiens une double menace. Au nord, toute la région arrosée par le Vippacco et que la moindre pluie suffit à transformer en marécage est sous le feu des batteries italiennes, installées sur toute la chaîne allant <lu Nad Logen au Faiti Hrib. Au sud, toute la région de Duino peut maintenant être attaquée de flanc. On sait que le massif -formidable de Her-mada commande tout le secteur Duino-Na-bresina. Or, grâce aux marais du Lisert, il était presque impossible d'avancer fronta-lement, les Autrichiens ayant de nombreux canons cachés dans les cavernes et aucun mouvement de troupes ne pouvant s'effectuer dans les marécages. Le général Ca-dorna a tourné la difficulté et l'empressement avec lequel les Autrichiens ont amené de fortes' réserves et une nombreuse artillerie pour défendre la ligne Castagnevizza-Hudilog-Jamiano prouve que l'état-major italien a to'^ché le point sensible. L'ennemi va faire des efforts considérables pour se dégager, mais tout fait prévoir que nos alliés sont prêts à faire échouer ses tentatives.^ ; : Croiseur anglais coulé Londres, 5 novembre. — L'Amirauté communique la note suivante : Un communiqué officiel de l'Amirauté allemande, en âate du 4 novembre, annonce la destruction d'un petit croiseur d!ancien modèle, au large de Ij côte ouest dé l'Irlande, par un sous-marin allemand, le. 33 octobre. _ L'Allemagne et la Belgique L'ALLEMAGNE A TOUJOURS REFUSE DE DONNER L'ASSURANCE DU RETABLIS-SEMENT DE LA BELGiQUE M. Herbert Bayard Swo.pe, du New-York World, de retour d'Allemag'ne, commence la publication d'une série d'articles sur les conditions de l'Allemagne. 01 traite 'abord dé la paix et des aspirations allemandes. « Depuis dixhuit mois au moins, dît-il, onze questions ont été posées au gouvernement allemand quant à la Belgique. » La question a été posée par les Etats-Unis, l'Espagne, le Danemark, la Hollande, la Suède, la Suisse, La Norvège et d'autres neutres de savoir si l'Allemagne donnerait des assurances formelles quant à la restauration de l'indépendance de la Belgique à lâ fin de la guerre. » Cette assurance n'a jamais été donnée et le gouvernement du kaiser n'a jamais permis de lui prêter ni de propager l'îdée qu'il considérait le rétablissement de la Belgique dans le statu quo ante comme étant une chose essentielle! » Dans quelques notes que j'avais préparées pour être soumises âu chanceilre a propos des objectifs de la guerre, la suggestion que la Belgique SSïait ré'litégrée dans ses frontières fut soigneusemeniTfayée au crayon bléu par un fonctionnaire qui agissait au nom du chancelier. „ 11 y a, malheureusement pour l'Allemagne, d'autres facteurs-que le crayon bl«*i du chancelier. Le brusque ajoarEemest du Reicbstag i i . |Q» On mandç de Genève : C'est sur l'ordre de'J'empereur lui-même que les séances du Reichstag ont été brusquement ajournées jusqu'au 13 février. S'il faut en croire le Be'rliner Tageblait, cet ajournement imprévu à provoqué par* mi les députés un tumulte tel, que le chancelier dut renoncer à prendre la parole pour éviter des débats qui auraient été particulièrement oir.geux. Les partis conservateur, national-libçral et Socialiste avaient en effet, manifesté l'intention d'entamer une longue discussion sur.le discours que devait prononcer Ji. de Bethmann-Holhveg afin de pouvoir prendre nettement et ou* vertement position contre lui. D'après les Dernières Nouvelles de Leipzig le chancelier aurait fait pressentir les divers partis politiques pour leùr demander de ne pas commenter son discours dans les circonstances actuelles. Les démarches du chancelier se heurtèrent à un refus formel. C'est alors que, d'accord avec son gou-vernemnt. M. de Bethmann-Hoîlweg renonça définitivement à prendre la. parole. Ce qu'il y a dans les Journaux de Lundi matin L'AUTONOMIE DE LA POLOGNE L'4ctlon Française. — J. Bainville : En créant ep Pologne une sôrte de demi fait accompli, l'Allemagne se propose <3e peser Sur la Russie, de lui faire sentir qu'il n'y tfurai plus pour elle, si elle ne se hate de'faire amerkle honorable, de moyen de 'rentrer dans le. gi-Qupe des co-partageants. On espère qu'on lu l'inspirera ainsi des regrets, qu'on ranimera, chez elle le désir de retourner aux an-cieiirrès "combinaisons. Faux calcul, d'ailleurs: l'Altertiagne aura' seulement coupé le dernier pont sur lequel elle pouvait compter pour rétablisses anciennes relations'avec la Rus-;sie. | Le Figaro. — Fitz-Mauric« : Il n'ast pas possible que les Polonais se prêtant \à la sinistre comédie dont ils seraient lès.victimes et ne sachent pas qu'ils ne' peuvent attendre leur véritable indépendance que de l'exécution de l'engagement pris erivé*|s eux, le 16 août 191-4. par le grand-duc Nicolas, au nom du Tsar. Cet engagement, qui: \sera -tenu, ne comportait -nicune restriction,'j— c'est à toute là Pologne que, ce jôur-lù, idès l'entrée des troupes russes en Pologne,\a été promise'son indépendance, et,c'f^t toute la Pologne qui la recevra. L'Echo dè> t'aris. — M. Jean Herbetfe : Mais les malheureux Polonais doivent être beaucoup moins désireux de se jeter da.ns cette sinistiV aventure, La plupart d'entre eiix ne s'y jetteront probablement que s'ils sont terriûés\par la persécution austro-allemande Est-ce \ainsi qu'on créera la fameuse armée polonaise, forte d'un million d'hommes, que l'ennfemi a fait annoncer ? Il y à donc une bonne part de bluff dans les les nouvelles qui arrivent de Berlin. Mais, s'il faut, se gardei de croire tout ce que l'Allemagne dit, il ne faut pas négliger de voir, en revanche, les projets dont elle ne parle point. D Son Seul .but n'est pas d'employer les Polonais comme combattants contre la Russie. Si ce systèrrie lui donne des déboires, elle tachera de" les' utiliser à l'arrière. Et quelque déception qu'ils lui infligent pendant la guerre, même à l'arrière, elle espérera encore tirer- parti d'^ux après la paix. La Gaulois c Le but de nos adversaires est par conséquent très clair ; ils disent aux Polonais : n Nous vous donnons l'illusion de l'indépendance,, mais en revanche, nous vous prenons vos fils. » Et pour comble, ils vont les obliger à combattre contre leurs frères d'armes de la veille. Ce peuple, qui a connu tant d'amères déceptions, sera-t-il assez candide pour se laisser prendre à cette duperie gigantesque • LES OPERATIONS DEVANT VERDUN Le Matin. — Ct de Civrieux : Ainsi, après le coup de foudre d'Iéna, les forteresses prussiennes capitulaient devant Un peloton 5e hussards. Et cette réminiscence amène à remarquer que de même la reprise des forts de Douaumont et de Vaux constitue un fait unique dans l'histoire militaire. Jamais dans le passé une armée défendant l'enceinte dune place de guerre n'a, de ses 1 propres'forces, rompu le cercle, voire le demi-cercle, tracé par l'assiégeant, ni arraché à ce-i-llii-ci un fort cfti un ouvrage extérieur tombé entre ses mains. Pour reconnaître la vérité de -cette assertion il suffit de rappeler au souve. rnr là suite des luttes d/yant Port-Arthur et en particulier devant Sébâstopol, dont la défense, analogue à celle de Verdun, ne cessa pas de communiquer librement avec le territoire national, recevant de lui approvisionnements, ft reniorts. Les soldats du général Nivelle ont donc écrit une page inédite au livre des prouesses guerrières ; et cette page n'est pas ia dernière des récits héroïques offerts par eux aux générations futures ; pour ceux qui, d'un seul bond, reprirent le tertre formidable de Douaumont, il, n'est plus rien d'impossible. Le Figaro. — Polybe : On sait que les Allemands ont envoyé des hommes de leur front occidental sur leur front oriental. En Volhynie et en Galicie, au secours de l'Autriche. En Transylvanie et en Dobroudja, contre les Russo-Roumains. Il est aA'éré, notamment que six divisions, qui avaient pris part aux premières rencontres de la Somme, sont aujourd'hui en Orient. A la vérité, le nombre des divisions allemandes sur notre front s'est accru : de 121 à 130,- Mais ce n'est que façon d'écrire les choses, puisque l'Allemagne réduit, comme on l'a déjà dit, sa division d'infanterie de 4 à 3 régiments. C'èst cette réduction qui a permis de garder une façade et de faire à nouveau cou-riz' sur la navette les renforts que Hinden-bourg réclamait pour son plan oriental. D'autre part, à cette diminution du matériel humain a correspondu une augmentation du matériel d'acier, que le nouveau ministre prussien de ta guerre jug(e (failleurs insuffisante.Il restait, à la fin d'octobre, 9 divisions allemandes devant Verdun, pendant que 20 divisions se battaient sur la Somme, que 81 tenaient le reste du front, que 13 se reconstituaient ù. l'arriére, que 7 formaient la réserve disponible. SUR LA SOMME L'Echo de Paris. •— Marcel Hutin : Dans ëes contre-attaques puissantes, l'ennemi. n'a pas eu la force de rentrer en possession de ces points d'appui et a laissé plus de 500 prisonniers tn nos mains. D'après des compétences militaires, nous devons nous tenir pour satijfai;s du résultat de la journée d'hier sur ia Somme, qui nous a donné «ne vue plus large sur le bois Saint-Pierre-Vaast. Toutefois .il est indéniable que, par un temps plus favorable, notre prorgession eût été plus profonde. On s'aperçoit, au de la Somme, que l'ennemi pousse avec fur et à mesure que se poursuit la bataille acharnement la défense de ses positions, et accumule ses batteries en même temps qu'il renouvelle ses réserves. 11 ne faut donc, pas compter sur une avance rapide, raison de pins pour être émus et reconnaissants de l'effort magnifique de nos fan-t3$sifl6NOS INTERNES EN SUISSE Exoatsior : 0 Les soldats belges et français internés en Suisse suivent dei- cours théoriques et pra-. 1 tiques pour passer maîtres en l'art de cons- | truire un poulailler, un- clapier et un ru? i cher, ! Ne souriez pas ! Cette humble besogné aura bien son utilité. Au lendemain de la victoire, nous n'aurons pas besoin que d'architectes; et, à côté de la maison démolie, il faudra bien aussi relever la ruche en ruine ! Un concours de ces ruches sera, paraît-il, j organisé à Genève, dès les premiers beaux j jours iours du printemps prochain, Détail i original : ce seront des abeilles qui constl- j tueront le jurv ; un essaim sauvage devra j choisir entre les différents ruchers pour y i élire domicile, et ce sont aussi les abeilles qui ; décerneront ■ le prix du concours, car leur | miel appartiendra à l'heureux constructeur de leur ruche !" LA PRESSE~ENNEI\1IE L'AUTONOMIE DE LA POLOGNE T a Gazette rte l'Allemagne du Nord ! Beaucoup d'expériences faites avec les Polonais qui appartiennent auourd'huij et pour toujours à l'empire ne nous paraissent pas fttvorables au grand coup que nous venons <fe faire. Mais au-dessus de tous les « *&ur » et les <( contre » plane le principe que, dans l'intérêt de notre propre avenir, la Pologne ne doit pas redevenir russe. La sécurité de l'Allemagne exige pour .l'avenir que des armées russes ne puissent plus se servir (Je !a Po'ogne comme d'une porte A i d'invasion pour envahir l'empire et séparel là Priisse orientale de la Prusse occlca-nune et de la Silésie. Un destin favorable, ne nous donnera pas toujours un Hindenburg pour arrêter la vague rilsse. La population de le'mpire géanl de l'est augmente de trois' millions par ua, Des frontières plus courtes et plus fortifiées formeront la'base la plus utile de rapports calûies avec nos voisins russes. Nous envisagerons comme un grand gain d'avoir à nos côtés dans l'accomplissefnent. des tâches qua nous réservent les futures années de paix, les Polonais qui par leur religion, leur civilisation et leur histoire appartinnent à l'Occident et y appartiendront toujours. Aux Polonais libérés du régime russe nous offrons la faculté de s'appuyer, constitués en Etat autonome, aux empires centraux pour pouvoir librement vivre leur vie politique, ■culturelle et économique en étroite union avec eux. Beaucoup de choses ont été faites déjà pendant la période de l'occupation grâce à la col. laboration intelligente des Polonais. Ceux-ci ont également fôrmë des contingen/, militaires qui ont lbuté avec, nous pour les .libérer du joug rusâe- Les légions polonaises ont déjà combatlù glorieusement à nos côtés dans plus d'une bataille contre les Russes. La création d'une armée polonaise n'es! donc rien de nouveau. En autorisantl la Po, logne à se créer une armée personnelle les puissances centrales réalisent un de ses désirs les plus chers qui est d'ailleurs très compréhensible chez cette nation dont les qualités sont si grandes. La constitution de l'Etat polonais suivra ■la puissance créatrice de notre peuple et ré a. Usera le grand but malgré toutes ses diffi. c-u lté s. Ainsi avec le tenips nous aurons en i Etat polonais un voisin amical qui garantira la sécurité de VAllemagnè à l'est et qui cons-tituera pour l'Europe de l'avenir un coilabci, rateur émérite. LA CLOTURE DU REICHSTAG Vorwaerts : 'Le Reichstag se trouvait cette fois en face d une tâche considérable à remplir : il sein- vnir fStPoSK l? q,u'U se St5Parât avant d'à-vou fait, aboutir les réformes urgentes uui T' f?ntaihioïwT VrtKSn 1 Je peuple allemand i"'0 iÎ bien constater que, encore une fo^s les désirs - du peuple allemand seront dé- r';cnefaitqUe lfc R,eichstaS, s'en va sans a y-rj Zukunft. — M. Maximïïien Harden : Nous voulons que le droit règne même sil ne repose que sur une loi improvisée honnêtement ^ rhonnête }i°mme soit traité Nous ne voulons plus entendre des « Fx-cellences » que leur titre seul et non leur mérite ont portées à ces hauteurs, nous îa- e,n i rance et en Angleterre l'état de siège et la censure sont pires que chez ZUSf' % qu'à Paris et à Londres, le Pa"C-ÏÏ^L^°m*CKPenldant la majorité exerce le po.noir) est beaucoup moins informé de 1* po.iaque internationale qu'à Berlin, car une affirmation pareille porte ia marque d'une épouvantable ignorance des faits réels Munchner Post : Il est souhaitable que les représentants du peuple puissent prendre position devant ces événements Nous répondons par l'affirma- "Matsil y a des gens qui sont pour ^ négative. Ils ont grand peur des paroles prononcées, de la constatation des faits -t certainement, il serait mauvais qu'il se produisît dans la situation actuelle une position nui se manifeste ouvertement entre les idéns du gouvernement et cedles de la majorité du Reichstag, Mais on peut sa demander s'il n'esit pas encore plus mauvais qu'une telle opposition, s 11 elle existe, soit passée sous silen- Un sous-marin allemand échoue et se fait saule ■■■ ■ ; Copenhague; 5 novembre. Un sous-marin allemand s'est échoué près de Harbooere. Un bateau de sauvetage de Liloers s'était rendu à 10 heures auprès du sous-marin, mais l'équipage ne voult pas accepter son aide. Des torpilleurs ont essavé de le remttre à flot. Le sous-marin s'est échoué à vingt brasses de la côte. A 12 h. 30, l'équipage a fait sauter la sous-marin. D'autres navires de wuerre ont pris l'équipage à bord, puis sont partis. • «as—- — — Mgr Maurin, évêque de Grenoble est nommé archevêque de Lyon en remplacement de feu le /ardinal Sevin. —"Les dc-rniers discours de la campagne électorale aux Atats-Unis ont été prononcés hier. M. Roosevelt a violemment attaqué M. Wilson à New-York devant une grande foule. M. hughes a parlé dans la même ville dans deux,' meetings en plein air et trois réunions en diverses salles dans le quartier de Manhattan, entre midi et trois" heures. Le soir il a prononcé son discours de clôture devant un auditoire de douze mille, personnes à Madison Square Garden. Il n'y a rien dé surprenant à ce que le candidtvait paru le soir, courbé, maigri et vieilli' de dix ans — Les partis bourgeois du Rekh>rig se, sont mis d'accord pour désigner le • comte Zeppelin comme candidat collectif, au sièé£ devenu vacant par la condamnation du député Lieblmecht. T Le ministre de Norvège à Berlfh a remis dimanche la réponse de la Norvège au «or. Vernement allemand. ® * — Le gouvernement portugais a décider d'ajourner les élections et de convoquer i« Parlement en sessio nextraordmaire. Motif : les manœuvres allemandes ù l'inté. rieur du pays. f HYGIÈNE"» I îla TOÎLCTYE H îo^r u: $$.'ni. & Hmchn, rallertriir Ip t g rrencivop, torlif/or cueveux, pour It, H ablutions hygiéniques, pour Je 'iLvza ' i| des nourrisson, i:.-. * jy de faue usage r.u » iCoaltar%suiL,, .Jeu; |ï .qui oossède propriétés o^tise** l'timies et détersives {HOISPESSfiBI G B pieduits destinés à ces usagèt,-|j qualîiôs qui iui ont va!;: son admissions g «Sans «je Péyis; B » «AtV» Ctb PHARMACl^i ft lnûfl«r cipa Imitation*, je ^■i i;uç son Sucufts A fait nâttr». Hp? Le Gérant : L. COSSO.V. fmjî de la Bourse de Commerce (G. Burëâï» r J.-J -Rousscau, Paris. - •% / 4 • '

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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