Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 13 Mars. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 27 octobre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/0c4sj1bj1f/
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2a* ANNÉE Série nouvelle - N" 848 — *g3 TjO îSTuméro 10 Ccntimos <*> Centimes au Fr*oïit> MARDI 13 MARS 1917. RÉDACTION & ADMINISTRATION 13, rue Jean-Jacques-Rousseau, 33 PA RIS Téléphone : Guter.berg 139-65 BUREAUX AU HAVRE: 28"r, rae de la Bourse - LE HAVRE TÉLÉPHONE : n° 64 BELGE L.ONDON OFFICE s 21, PANTON STREET leicester Square, S. W. Directeur : FERNAND NEURAY LEXXE SIECLE Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris ABONNEMENTS France...5. 2tr.S0 pap mois • 7 fr.SO par- trimestre Angleterre. 2sh. 6d. parmoi9 » . 7sh,6d. partrlmestp» Autres pays 3 fr. — par mois » 9 fr. — par trimestr» PUBLICITÉ S'adresser à llflmistratioB t Joaros ou à l'Office de Londres Les petites annonces sonl également reçues à la Société Européeano de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. VERS LA'DSHOGRATIE NOUVELLE" Un livre courageux d'un socialiste français « Vers la démocratie nouvelle » est le ti-li'e donné au recueil des articles, parus *lans la Victoire, soué la signature de Lysis, sur lesquels nous avons, à plusieurs reprises, attiré l'attention de nos lecteurs. Ce livre est caractéristique lie l'époque que nous vivons. Aucun socialiste n'aurait osé, avant la guerre, se livrer à un examen de conscience aussi serré de sa doctrine et en publier ouvertement les conclusions. La lecture en est réconfortante. Nous sentons tous que, sans l'union des citoyens, il sera impossible de panser les plaies de la patrie. En songeant aux divergences profondes qui nous séparaient d'un parti aussi important que le parti socialiste, au courant nettement contraire qui nous éloignait de lui dans l'interprétation des phénomènes de la vie économique et. de la vie sociale, il'aucuns ont désespéré, cette union, de la réaliser jamais. Mais la, guerre a accompli dans les esprits une révolution que rien d'autre n'aurait pu amener. Elle a libéré les consciences, elle a placé les hommes devant les faits. Le livre de Lysis montre que leur éloquent témoignage a été compris par beaucoup et que toutes les espérances sont, permises à ceux qui veulent grouper toutes les forces vives du pays autour d'un programme de réalités concrètes. * * * Lysis fait hardiment, en plusieurs chapitres, le procès du régime démocratique d'avant-guerre. Il ne nous appartient pas d'insister sur les reproches qu'il adresse au régime politique de la France. Mais ce qu'il dit du parlementarisme et du fonctionnarisme s'applique assez bien à ce Que nous connaissons chez nous de ces peaux destructeurs des Etats. Quand Lysis montre la nécessité de Ja stabilité, de A/expérience, de la hiérarchie et de l'autorité dans le gouvernement, nous voyons avec plaisir qu'il taxe de progrès ce que d'aucuns qualifieraient chez nous de sur-rivances d'un autre âge. Nous aussi, ApUs avons été les victimes de coupables Imprévoyances; nous aussi, nous avons Vu les partis,, engagés dans- les luttes d'idées, négliger les intérêts matériels de la communauté; qui sont leur véritable thamp d'activité, -sous une constitution qui gàïantit tous les droits et protège toutes-les libertés. Nous ne voudrons pas Un renouvellement de ces erreurs, dont le pays a. si cruellement souffert. Lysis proclame,, et c'est là l'originalité de son ouvrage, que le socialisme d'avant-guerre a fait- fausse- route en voulant se fcervir de la puissance politique pour modifier la répartition des richesses. Le Socialisme a eu tort de se désintéresser de l'augmentation de, la masse totale de celles-ci, ce qui permettrait de satisfaire et les uns et les autres. Il affirme que le socialisme, s'il veut vivre, doit devenir national'; qu'il doit abandonner dès lors le dogme suranné de la lutte des classes,-qui. est un obstacle primordial l'épanouissement des énergies de la. collectivité. Un tel changement diminuerait de fucitié les difficultés" dont nous serons (fssail)is au moment où il nous faudra reconstruire notre pays. Le parti socialiste, toùt en conservant un idéal particulier, deviendrait un parti de gouvernement, capable de partager la responsabilité des intérêts généraux de la nation. Il ne serait plus séparé des autres groupements (publiques par un passé de haine, par la volonté bien arrêtée de brimer telle ou tell*? catégorie de citoyens. De même qu'il cl accepté de se mouvoir dans le cttdre constitutionnel, il accepterait de se développer sans vouloir bouleverser l'ordre social, en collaborant sur certains çcints avec d'autres groupes, tout'en se réservant de tirer parti de l'évolution naturelle qui transforme la société moderne, tîour que cette union soit possible, il suffit que les socialistes écoutent ceux des leuxe qui ont su voir les faits, ceux qui ont reçu dans leur plénitude les enseigne-, fljeftits de la guerre Au moment de la paix, les Belges auront ÏTimmenses problèmes à résoudre. La guerre a brisé chez nous tous les rouages ne la vie économique. Nous trouverons notre pays dans un lamentable dénuement. 'Nos usines ont été pillées par des bandits spécialistes; nos chemins ce fer jauront. besoin d'une réfection complète ; frotre matériel roulant devra être presque» tout entier renouvelé; nous avons perdu taos stocks de matières premières ; notre felevage est compromis ; nos forêts sont abîrnees pour de longues années. Il faudra pourtant faire vivre nos sept millions d'habitants, payer nos dettes, faire en Sorte que l'aisance et la prospérité renaissent et s'étendent jusqu'aux plus déshérités. La grandeur du cataclysme confronte la nation entière avec ce problème du pain quotidien, qui ne paraît troubler habituellement que les individus. Ce problème nous apparaît brusquement dans £a complexité ; " nous avons immédiatement besoin de capitaux énormes. Pour pouvoir donner des salaires aux travailleurs, nous devrons nous fournir de machines nouvelles, . d'outils, de minerais ; pour produire à bon compte et attirer les commandes, nous devrons réorganiser tout notre système de transports, entretenir nos fleuves et nos ports ; pour que frios produits puissent lutter dans la concurrence Mondiale, nous devrons élever Je niveau professionnel de nos ouvriers, les défendre contre l'alcool, protéger leur ivie familiale. La simple énumérafion de ces tâches multiples montre la solidarité de tous les Belges dans l'œuvre de la restauration du ftays. L' « A bas le capitalisme » ne fera pas germer un grain de blé, ne nous_ donnera pas une machine, ne nous tournira pas un cheval-vapeur. Or, c'est là le problème. Le gouvernement de demain ne »era pas appelé à résoudre des difficultés E" ilosophiques ni à déterminer quel est régime social de l'âge d'or. Il- devra re renaître la vie dans un pays dévasté, et, pour cela, pousser de toutes ses forces à la production. Or, dit Lysis, c'est là une affaire de science, d'expérience^ et d'organisation. Et notre auteur de montrer ce que l'Allemagne a su faire de son sol, et de comparer son outillage à l'outillage français. S'il y a lutte des classes, en Allemagne, sur le terrain des salaires, il y a union sut l'a terrain de. lia production. « En ae« veloppant dans les cerveaux des travailleurs l'idée de lutte des classes sans y mettre à côté son correctif ou son contrepoids on aboutit à créer une fausse conception populaire, accoihpaqnée d'un débordement, de haines et de soupçons qui sont le plus souvent sans justification et nui creusent entre les ouvriers et les patrons un abîme si profond qu'ils ne peuvent plus prendre contact loyalement les uns avec les autres, et que la nation couvée en deux, déchirée, se trouve acculée dans une impasse et ne peut plus marcher en avant ». Abandonnons donc, conclut Lysis* les nébuleuses théories dp l'Allemand Karl Marx. Le socialisme cl'avant-guerre « commettait une erreur de méthode, avait une manière de penser qui n'était pas moderne ». Et il détmomtire, chiffres à d'iaippui, que la classe ouvrière >a intérêt à. ce que l'industrie nationale soit prospère, à ce que ses capitalistes 6oient audacieux, prêts a utiliser touitès (îles conquêtes de 1a. science et cte 1-a technique pour l'emporter sur .leurs rivaux. L'idée d'enrichir le peupl'è de la ruine des patrons est -enfantine. Le syndicat, loin <d;e vouloir tuer -l'usine dont vivent sies membres, doit chercher à stabiliser les conditions du travail et raréfier les grèves; syndicats et cartels sont des facteurs économiques de premier ordre et non pas nécessairement -des machines de guerre. En poussant chaque classe à développer sa force et sa valeur profession-in;eWle, on prépare ïleûir collaboration. D'autre part, (lie socialisme doit . être .énergiqu'ement national, . dit encore Lysis. Le pays qui remporte dans lia lutte économique progresse en Tic liesse, en population, «en puissance politique. L'idée de patrie, l'oiai de. perdre dé sa force, prend de plus en plus consistance. Le socialisme do a pousser à la prospérité générale et ré-ptftftei en ttïeme ;eaaips" .u.uvk ■de rinteirnationalisTne qui prépare les voies -aux invasions. La lutte des classes a pu servir un instant à galvaniser le monde ouvrier; c'est une conception vieillie. La4 collaboration des classes fortifiera ganie^Jtion ouvrière, lui donnera des droits politiques par l'a. représentation des intérêts et d'es.droits professionnels par l'actionnariat ouvrier. * * * Noue avons l'espoir que lie socialisme' belge en&eaniclma iceittiei voix courageuse. Il' est peut-être mieux préparé que le socialisme ■firançaisrpour recueilUir les fiiuits de la politique de ' Lysis. II. est p:lus organisé; le mouvement coopératif l'a: mieux discipliné, hid r>a doffiué un'sens plus exact des réalités; son représentant, sièg-e "déjà dans les ^conseils -de iji Couronne ; . il a en face de lui un pûîiLî <qui par essence se préoccupe vivement ;du dsoH des humbles. Le fossé id:e haine une fois comibOé, les luttes con-fessiannelles une 'fois1 écartées, l'entente sur un programme de -réformes immédiates ne peut farcter. Convaincus de servir les intérêts <£. la-. ifamfilCto, ;de la propriété et de P.atirie, des conservateurs hardis sont résolus à tout mettre en œuvre pour que Touvrier puisse acquérir ces éléments essentiels d'une vie honnête e<t réglée : un foyer sain, -des assurances contre l'invalidité, une instruction professionnelle. <ui& veloppée^ .1-0, possibilité d'obtenir directement une part de propriété dans l'entre-.prise à ilajquieiTCig n collabore 'die' ses bras. Animés -cte sentiments différents quant à l organisation de l'avenir, »les socialistes uonent néanmoins se rencontrer avec eux autour de ce programme, -du moment qu'ils lençsçcent a 1 antipatriotisme et à la guerre des classes. La reconstitution de la patrie est incompatible avec ces concept" désuets-et les exactions de l'ennemi qui ont pour ainsi dire isolé comme ' dans une opération de laboratoire, le phénomène de ïâ solidarité des cœurs et des intérêts dans la Belgique occupée, auront certainement préparé à Lvsis de nombreux ad entes. Unis pour ne pas mourir les Belges sauront rester unis pour vivre et les idée* du Boche Karl Marx ne peuvent ; rien contre cette réaction de -l'instinct vi-i taJE. L. L. La Chambre chinoise approuve la rupture avec l'Allemagne Pékin, 12 mars. — TJne importante manifestation s'est produite au Parlement chinois. Après une. déclaration du gouvernement sur la politique extérieure et une interpellation suivie de débats en comité secret, la Chambre a adoptéy à la majorité des deux tiers des membres présents, un ordre du jour approuvant la rupture des relations diplomatiques avec l'Allemagne. Le président du Conseil a fait également devant le Sénat une déclaration dans le même sens. La Chambre Haute sera appelée à en délibérer aujourd'hui. EN CAS DE RUPTURE SI NO-ALLEMANDE Londres,, 12 mars. — La police de Tien-Tsin a reçu des instructions spéciales pour parer à toutes les éventualités qui pourraient naître de la rupture des relations avec l'Allemagne. LES ETATS-UNIS ET L'ALLEMAGNE Vers l'état de guerre L'autorisation au navires américains ie tirer sans avertissement sar ies smîfis crie nao sitnation nmvele Washington, 12 mars. —- Dans tons les ports américains de l'Atlantique, les cotnmandants de navires marchands qu'on est en train d'armer se félicitent de l'autorisation délivrée par le gouvernement de tirer sur tout sous-marin dont ils apercevraient le périscope sans avoir à attendre une attaque préalable de leur part. On estime que cette décision achève de montrer que si l'état de guerre entre les Etats-Unis et l'Allemagne n'est pas encore officiellement décrété, il existe de fait depuis hier. L'état de santé du président Wilson s'est arpéîioré depuis hier et tout fait prévoir qu'il pourra dès aujourd'hiv reprendre ses occupations. Le Président est prêt à assumer toutes les responsabilités avant même la convocation du nouveau Congrès, qui reste fixée au 16 avril. (1 FEU A VOLONTE >. New-York, 12 mars. — Le correspondant de l'Asso-iated Press à Washington déclare que le département d'Etat est d'avis que la simple apparition d'un sous-marin allemand en face d'un bâtiment marchand américain armé autorise ce dernier à prendre toutes les mesures necéssaires pour sa sécurité s'il présume que le sous-marin a dés intentions hostiles. R Selon cette règle, les bâtiments marchands pourraient donc ouvrir le feu sur le sous-marin. Ce raisonnement s'appuie sur la déclaration allemande de couler ii première vue dans une certaine zone tous ies biUonents "neutreâ comme belligérants, les paquebots aussi bien que les cargos ou les vapeurs chargés de contrebande.LA. SËULE PRESENCE D'UN PIRATE DANS LES EAUX AMERICAINES SUFFIRA POUR LA GUERRE Londres, 12 mars. — Le correspondant particulier du Daily Mail à New-York télégraphie : « Tout envoi de sous-marin allemands dans les eaux américaines pourrait déterminer U président à proclamer que l'état de guerre existe entre les Etats-Unis et l'Allemagne, même si Je Congrès n'a pas encore eu le temps de se réunir. « Certaines personnes croient que le Congrès n'aura d'autre issue que de déclarer la guerre, dès qu'il sera réuni, .» ON N'EST PAS DES BOCHES Use déclaration du supérieur des Pères Blancs | î en Hollande au sujet du traitement subi ; < par les missionnaires allemands de l'Est-Africain \ l Le supérieur des Pères Blancs, de ré- 1 sidenee à ala maison des Missions Saint-Charles, a Eoxtel (Hollande), a fait pu- s blier dans le journal, <i De Tijd » d'Ams- 1 terclam (22 février 1917) une déclaration < d'où il résulte que : 1° des cinq religieux j néerlandais appartenant à la « Société i des prêtres-missionnaires d'Afrique » il (Pères Blancs), trois ont fait savoir qu'ils i continuaient leur œuvre d'évangélisation t dans les maisons de la Société, en Afri- i que; 2" les deux autres, dont aucune nouvelle directe n'est, parvenue, ont été, suppose-t-oii, sur l'ordre des autorités al- < lemandes, adjoints, eji qualité de mis- i sionnaires, aux troupes noires en retraite i dans le Nyassaland. 1 Les lettres parvenues à Boxtel permet- , tent. encore de donner les informations suivantes, au sujet de la marche des missions pendant, la guerre dans l'Est-Africain allemand : 1° dès la déclaration de guerre, les autorités militaires allemandes firent interner à Tabora tous les missionnaires français et canadiens; 2° après la: prise de Tabora, ces prêtres furent délivrés et purent rejoindre, leurs postes ; 3° le gouvernement anglais jugea nécessaire d'éloigner les prêtres allemands ; il permit aux missionnaires de cette natio- j nalité, libérés sur parole, de se rendre dans l'Ouganda, où ils furent répartis entre les divers postes des missions des Pères Blancs; 4" quelques Pères, qui e avaierit servi comme soldats dans les rangs des troupes allemandes furent internés dans le camp d'Admednagar; 5° £ les religieuses allemandes peuvent conti- ; nuer à remplir, là où elles étaient en ser- ; vice, leur mission charitable. r Le Père supérieur ajoute : ti II n'e^t pas c venu à notre connaissance qu'aucun mis- , sionnaire neutre ait été inquiété. » ( , c r ( Lire en 4' page : f LES BELGES EN AFRIQUE ALLE- ' MANDE, par Ernest Hehrion. s Les manœuvres allemandes et les Flamands Quelques réflexions intéressantes d'un Flamand Autant l'opinion publique belge est unanime à vouloir donner aux Flamands au lendemain de la guerre toutes les satisfactions compatibles avec l'intérêt national et l'unité de la patrie, autant elle se montre unianime à protester contre la manœuvre tentée par les Allemands pour diviser le pays sous prétexte de « libérer » les Flamands qu'ils n'ont pas encore déportés ou massacrés. Un Flamand vient de publier dans la Métropole (numéro du 8 mars) un article fort intéressant où, après avoir mis en lumière le caractère de l'œuvre entreprise par les autorités allemandes, il se demande pourquoi les Flamands étant en majorité en Begique n'ont pas réussi sous un régime démocratique à se faire rendre justice plus complète. La reponse que ,1e collaborateur de la Métropole fait à cette question mérite, nous semble-t-il, d'être reproduite comme un document intéressant. D'après lui, la responsabilité de cette situation incombe aux chefs que les flamands se sont donnés ou qui se sont arrogé le droit de parler en leur nom : « Ces hommes — écrit le collaborateur flamand de notre confrère ae Londres — sont et ont toujours été des politiciens, c'est-à dire des personnes qui plaçaient l'intérêt de parti au-dessus de - -ntérêt racique et linguistique, et qui se servaient des revenaica lions flamandes comme d'un tremplin pou: atteindre le but de leurs ambitions. Etan des politiciens, l'objet de leurs efforts étui d'atteindre la basane et de s'y maintenir Mais, dès lors, leur rôle se serait terminé s les revendications dont elles se faisaient le: champions recevaient une solution satisfai santé. Leur préoccupation évidente devai donc être d'embrouiller les problèmes le< plus simples, de les greffer 'sur des branche adventices, de retarder autant que possibh l'avènement de solutions nettes qui auraienl rendu leurs activités inutiles, de provoquer grâce à des exagérations manifestes, de: protestations et des discussions san fin — en un mot de tenir la plaie ouverte et dt l'envenimer ad seternam. Ce rôle était consi dérablement facilité du reste par l'affaiblis sement du pouvoir central, qui avait cess< ^exercer foute action sensible sur notre po litique et était devenu le jouet des partis. C'est ainsi que l'on voit les parlementaires cathliques flamands se désintéresser peDdant longtemps des revendications linguistiques flamandes les plus justes et que l'entrée à la Chambre de représentants flamands libéraux ou socialistes n'apporte aucune amélioration à la situation ; les parlementaires flamands font preuve du manque d'initiative le plus lamentable, et c'est grâce à eux, à leurs exagérations, à leur présentation partiale des faits, aux actes de favoritisme individuel posés aux dépens de la masse que l'opinion wallonne, d'abord indifférente ou même favorable, se tourne contre la Flandre. Au lieu d« suivre une politique constructive et nettement nationale, l'opinion flamande se laisse inoculer un fâcheux esprit ouvertement hostile ù la France ; elle verse dans un pau-néerlandisme humiliant et même dans une certaine germanophilie intellellectuelle, elle subordonne le grave problème de l'université à la dstruction préalable d'un centre de culture presque séculaire. Enfin, et surtout, au lieu de puiser ses forces dans son propre fonds, si fertile et si riche, elle attend tout de l'Etat dont, grâce à un parlementarisme querelleur et détourné de son objet et d'un élec-toralisme stérile, destructeur de toute pensée généreuse, rien ne peut .venir. Pendant ce temps, l'ennemi préparait ses batteries et il ne manque pas aujourd'hui d'utilisr à son profit et au détriment de la nation tout entière un état de choses qui paraissait vraiment créé à son intention ! Rien d'illustre mieux, par un fulgurant j contraste, l'orientation déplorable donnée au flamingantisme par ses chefs politiciens que le contraste de tels mouvements particula-ristes avec lesquels notre séjour en Angleterre nous a rendu familier. » Et Je collaborateur de , la Métropole signale en particulier le régionalisme gallois en notant que les Celtes- du pays de Galle <c ont eu le bon esprit de "comprendre que si la culture de -leur langue est essentielle au libre et complet développement de leur petiple, c'eût été folie de 'leur part de vouloir en faire un instrument d'isolement international, alors que l'Anglais leur ouvre toutes larges les portes de l'univers ». Ces Gallois qui sont environ 900.000 ont fondé eux-mêmes et fait vivre longtemps sans aucune subvention du gouvernement trois Universités qui comptent 1.200 étudiants- Un succès français en Champagne 1.fco mètres de tranchées enlevées Le communiqué français de • lundi 14 heures signale quelques actions de détail oui n'ont mis aux prises que des poignées de soldats. Celui de 23 heures signale un succès remarquable acquis par nos Alliés en Champagne. . 23 heures. En Chaihpagne, nous avons "déclenché au. cours de l'après-midi une no\ive}\le attaque sur les positions allemandes à l'ouest de Maisons-de-Champagne. Sur un front de quinze cents mètres nos troupes ont enlevé toutes les tranchées de l'ennemi, conquis la croupe 185 et pénétré dans un ouvrage fortifié sur les pentes nord de ce mamelon. Au cours de cette action nous avons fait une centaine de prisonniers. Aujourd'hui vers 16 heures, les Allemands ont bombardé avec des obus incendiaires, la ville ouverte de Soissons. Plu-sieur incendies se sont riéelnréc LES ALLEMANDS réquisitionnent lois les ps-sigs Ses taras UlGIS Les Allemands viennent de réquisitionner les Durs-sangs de tous les haras brabançons. Il n'en reste plus un seul dans les écuries. C'est un coup terrible pour l'élevage belge qui avait obtenu, pendant les derhières années, tant de succès et c'est pour notre pays une perte très considérable. La rive gauche du Rhin Comme le XXe Siècle l'avait annoncé, ;< le Comité de la rive gauche du Rhin » i tenu dimanche sa première réunion publique. L'éminent historien, Ernest Ba-ïelon, de l'Institut, y a été Je porte-parole ae Français et de* Françaises, actifs et influents, de toutes les classes, de toutes les croyances et de tous les partis. Et la presse, qu'elle soit radicale ou qu'elle soit royaliste, lui fait écho. Nos lecteurs savent, pour en avoir lu les témoignages que nous avons reproduits dans nos colonnes au fur et à mesure qu'ils paraissaient, que, dès les premiers mois de la guerre, hommes d'État, publicistes, sociologues, patrons, ouvriers, conservateurs, socialistes, partisans de droite et de gauche dans ce pays, virent [pie la victoire serait une occasion « telle qu'il ne s'en présente pas tous les mille ans » de prendre des précautions efficaces contre la haine, les ambitions et la cupidité de l'Allemagne. Précautions d'ordre économique par le contrôle du trafic rhénan et par l'exploitation des minerais de fer, du charbon, de la potasse, dont nos ennemis font un niojen de pénétration et d'hégémonie. Précautions d'ordre militaire par la garde d'une frontière plus facile à défendre et plus éloignée des centres vitaux de la nation. ' •. * » * ® •. « s ■ >1 >") >1 v >î >: ■ -. . . . . Censuré » . . , v M. Batelon a, plusieurs fois et longuement déjà exposé, avec la plus grande érudition, sa pensée sur ces sortes de problèmes. . ..... v • M P5 » •] fsj > • v » >i >1 pi r- » ? » . • • Censuré » . v) ^ ^ ■ r»> . >1 * . . . a >• - .' -«• •. « La nation qui. n'a ni fleuve ni montagne pour appuyer sa frontière, dit-il, en est ré-iuite à se créer une frontière factice par la construction de forteresses qu'il faut en-tretenir perpétuellement armées, suivant les progrès changeants de la balistique et de la poliorcétique... EHe. est entraînée à de prodigieuses dépenses... Elle est onligée de se foire une frontière de la poitrine de ses soldats. Elle reste exposée à être démembrée ç>ar ses voisins, comme le fut la Pologne, i la fin du xviii* siècle, ou à être brusque-nent envahie sans avoir eu le temps de préparer sa défense comme la Belgique en 1914... Censuré » C'est à ces idées que « le Comité de la ive gauche du Rhin » va donner la plus grande-diffusion, par des conférences, des irticles, des livres, des brochures, des :racts des images afin de les mettre à la 3ase du prochain congrès de paix. Il est certain que la presse française eur donnera le plus complet, le plus'efficace et le plus libre appui. k enrôlai Mercier contre les a Buses loelee Le primat de Belgique souligne la mauvaise foi d'une revue catholique allemande Nous avons déjà parlé ù nos lecteurs de la campagne menée auprès des catholiques neutres contre la Belgique, au mépris de toute vérité et de toute loyauté, par un prê-> tre allemand, le Dr Krebs. Un cc/Têspondant du « Tijd » a eu l'occa. sion de demaifdèr au cardinal Mercier ce qu'l pensait des assertions publiées par le Dr Krebs dans sa revue « Les lettres catholiques mensuelles ». Voici une traduction des intéressantes déclarations rapportées par la rédacteur du journal catholique d'Amsterdam' : « — Savez-vous, Eminence, a demandé no* tre confrère, que ces « lettres mensuelles » sont propagées en Belgique et en Hollande par les Allemands ? — Je le sais. Je sais aussi qu'en Belgiquo (il en sera de même à l'étranger, mais je ne puis pas en juger) le docteur Krebs n'est pris au sérieux par personne La naïveté (pour ne pas employer un autre terme) do M. le Professeur frise l'invraisemblable. Ne veut-il pas donner aux pays neutres un. aperçu général de la situation de l'Eglisa catholique en Belgique sous la domination allemande ? « Et pourtant, tout le monde reconnaîtra que tout ce qui se produit dans le domaine moral ou qui se rapporte au droit international intéresse l'Eglise catholique. Après s'être recueilli, Mgr Mercier poursuivit : \ — L'Allemagne a commis à l'égard de la Belgique trois méfaits. Elle s'est rendue coupable de parjure. N'avait-elle pas prêtée serment de protéger la Belgique contre tout envahisseur et n'a-t-elle pas envahi notre pays pour l'oppresser ensuite ? Les Allemands ont commis d'atroces cruautés qui laissent loin derrière elles les plus terribles atrocités des peuples barbares et jetteront une honte' éternelle sur l'Allemagne.« Pour se blanchir, elle a calomnie ses victimes et les a accusées de s'être organisées en bandes de brigands appelees francs-tirears.t,e monde civilisé ^^ntier sait ceci et tout homme juste ie de«$Çf>rouve avec une indignation profonde. Or, voilà qu'arrive ca bon M. Krebs qui, avec la gracieuse adresse d'un acrobate, passe l'éponge sur le triple méfait de l'Allemagne et amnistie celle-ci, Il fait fi — bien entendu — de l'offre que nous avons faite de fournir des preuves irréfutables. Voilà de graves questions qui ne peuvent jamais être étrangères à la morale, catholique. « M. Krebs se débarrasse de ses accusateurs en deux lignes, alors qu'il consacre ues pages entières à des fans beaucoup moins importants. Considère-t-il que ses lecteurs ne sont pas assez intelligents pour découvrir le nœud du problème ? Les soi-disant Lettre» mensuelles catholiques ne devraient pas traiter avec tant de légèreté les hauts principes des lois naturelles. « Pourtant, le sous-titre de cette publication éclaire un peu cette affaire et déter-' mine clairement son but. « Ces revues sont publiées par le « Comité actif pour la défense des intérêts allemands et catholiques uans la guerre mondiale ». « En eff'et, d'abord les intérêts allemands, ensuite ceux des catholiqties. Il n'est pas rare de voir les intérêts allemands primer les intérêts catholiques. Il faut être aveugle pour ne pas constater qu'ici les principes catho- , liques sont repoussés parce qu'ils s'opposent au mépris du droit allemand. » Après la prisé de Bagdad Ge que dut être l'eïîoft de l'affilée de Sif Jïaade Pour les Belges, qui veulent bien se sou-venir de leur histoire, il y a un peu d'ironie dans le fait de qualifier de « rêve » l'Anvers-Bagdad. Il fut un temps où le Bruges^Bagdad et l'Anvers-Bagdad était une < somptueuse réalité. C'était l'époque fortu- ; née où Bruges étai t l'entrepôt du Vieux j Monde et où Anvers possédait des comp- i toirs où des marchands turcs apportaient ; par la Grèce tous les produits de l'Orient. Mais l'ensablement du Zwyn, à quoi ne < furent pas étrangers les travaux inspirés ! par la jaolusie aux gens de Zélande, et la : fermeture de l'Escaut par les Seigneurs i Etats Généraux de Hollande mirent fin à ■ cet âge d'or. En même temps que les na- ■ vires, disparurent de nos villes mortes les lourds chariots qui traversaient toute l'Eu- : rope et s'en allaient charger au loin les i richesses amenées des Indes et de la Mésopotamie par caravanes. L'Allemagne aurait voulu resssusciter cet âge d'or à son profit et c'est peut-être ce dernier qui fut j le principal inspirateur de sa politique guerrière. ] ♦ " * < Comment, dès lors, s'expliquer qu e le grand état-major allemand ait laissé. ainsi i dépourvus les éléments de la 6e armée tur- ] que chargée de défendre Kut-el-Amara et < de couvrir Bagdad ? Enver-Pacha aurait-il donçé l'assurance que les forces turques ( suffiraient à la tâche ? C'est douteux. It semble donc qu'il en faille conclure que le grand état-major allemand a besoin de , toutes ses divisions en Europe puisqu'il n'a pu envoyer du secours à Bagdad, alors que, j au temps où le général Townshenr mena- , çait Bagdad, 4.000 soldats allemands, toute , I une division autrichienne et un puissant ] parc d'artillerie avaient en hâte pris le che min de la cité des khalifes. Le soldat turc est un bon soldat ; l'offi» cier turc est un chef énergique. Cependant, — l'histoire le prouve, — les troupes turques se débandent et se diluent promptement lorsqu'elles perdent leurs points d'appui et leurs pivots stratégiques. C'est ce qui leur advint en 1829 lorsque le quadrilatère bulgare fut tourné ; c'est ce qui leur advint encore, en 1878, après ta capitulation de Plewna. L'événement se renouvelle. D'après tout ce que l'on sait déjà de la retraite turtfùe qui suivit la chute de Kut-el-Amara, il y eut une vraie débandade de ces régiments qui avaient t'ait preuve cependant de tant de courageuse obstination derrière les tranchées du Tigre. ; . * * * Pour savoir quelles pourront être maintenant les ambitions du général sir Stanley Maude, il faudrait connaître exactement l'état de ses forces et de celles de l'ennemi. Or, on ne possède sur ce sujet [pie des informations fragmentaires. D'après M. Charles Stiénon (« Figaro » du 11 mars), le général Maude disposerait de cinq divisions, dont une division de cavalerie. On cite la 3e division de Lahore et la 7f division de Meerut, qui comptent parmi les meilleures troupes de l'Inde, et la 13e division britannique, ^ous ne croyons pas nous aventurer en disant qu'outre des renforts hindous Sir Maude recevra aussi d'importants renforts blancs car. dans les villes du Sud-Afri-n-ue _ nous disent des Belges revenus ie Tabora, — il se trouva de nombreux régiments des colonies et des dominions

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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