Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 31 Mai. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 19 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/4746q1tp9s/
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4e Année N. 279. Direcleur-Fondaïeur ; François Olyïf. Vendredi 31 Mai 1818 Les Nouvelles ABONNEMENTS : Hollande ; 1 florin par mois 2.50 fl. par 3 mois Journal belge fondé à Maestricht en août 1914 Administration et Rédaction : Bureaux à Maestricht : La Haye - Prinsegrachî, 16- Téléph. 2787 Wilhslminasingei 27 ANNONCES: La ligne : 15 cents en 4e pagé. Réclames permanente à^forfait ^ Notations du Front Belge Matinée rouge C'est devant Dixmude. Un brouillard blanchâtre et dense a ^mpli la nuit, et des tranchées à la plaine qui les borne et où l'alignent les fier» canons, il semble que le fraternel sommeil ait gagné toutes choses. Pas un bruit ne s'élève en ces nuages qui paraissent être descendus de la haut et qui couvrent le pauvre sol, et les sentinelles qui veillent peuvent, en cette immensité, rêver de jadis et des espoirs qui fleurissent dans tout cœur jeune et loyal. La ligne de feu est en léthargie, et ne veut, dirait-on, s'éveiller que très tard, c'est-à-dire quand chantera le soleil. C'est la bienfaisante torpeur où dans le vide s'annihile l'existence. Soudain en le silence de ces premières heures du jour, quatre, cinq, six explosions formidables ont, là-bas, vers la digue, troué l'atmosphère opaque. Retour au présent, ce sont des obus-torpilles qui s'écrasent là où sont nos fantassins, nos chasseurs. Alerte ! Le fusil, les cartouches, le masque ! En même temps, partent les fusées de chez eux, de chez nous. Un temps bref, mais qui,— quand-même — est long lugubrement. Puis sur toutes les tranchées, devant, derrière, Bur les passerelles, sur les abris, aux étroits carrefours, au pied des barbettes, arrivent, sifflantes, en hurlement, des salves multipliées d'obus lacrimogènes, d'obus toxiques, qui brûlent, qui empoisonnent et qui sont le triomphe de la lamentable culture prussienne. La plaine, à ion tour, est balayée par les rafales de ces projectiles, tandis que déclanchant un assourdissant feu de barrage en la zone des batteries d'artillerie, les gens d'Allemagne s'apprêtent au coup de main. Enveloppant le tout, le brouillard en cercle, arrête l'aube. L'odeur de la poudre se mêle à l'odeur du gaz. C'est l'envahissement des mortelles pestilences. Le feu et le poison ennemi barrent les voies de communication, et, en un instant, sont coupés les fils qui transmettent les indications et les ordres. La terre des rouses, la terre des champs, la terre des endroits désertiques, la terre flamande s'ouvre et saigne. A -frotte, au centre, à gauche, c'est le tonnerre qui gronde. Les lueurs des éclatements percent la brume blanche et dans le ciel s'étoilent les schrapnels rau-ques. Et la convulsion dure. C'est l'attaque. Où va-t elle, que vaut-elle, quels sont ses éléments et ses fins ? Problème encore. Et voici que pleins d'orgueil, en une me-, sure admirable, éveillés aux premiers arômes de poudre, nos canons superbement lancent leur réponse. La magique et éternelle vision ! A leurs pièces, décidés, bravant tout, les uns le masque au visage, les autres figure ouverte aux gaz qu'ils méprisent, les artilleurs tirent sans relâche, longtemps, toujours. Autour d'eux baient les entonnoirs des lourds obus allemands, et dans l'excitation du devoir ils ne sentent plus l'air empesté qui rampe. Ils savent — et c'est tout — qu un peu plus loin, à la tranchée, sous une pluie d'acier, c'est le combat. La première ligne est attaquée et les Bavarois ont — grâce au temps — réussi à y pénétrer. C'est le corps à corpi, et munis d'appareils lançant les liquides enflammés, les soldats de l'empereur ont peut-être au cœar le sentiment du triomphe. Ils ont jeté des passerelles sur la rivière et sont venus en nombre, transportés en barquettes aux points d'accès. Us se battent protégés par leurs feux d'artillerie, et les coutelas luisent, et les grenades crépitent, et les fusils visent à mort. Des cadavres jonchent la passerelle, des blessés râlent, et près des mitrailleuses c'est la lutte pour faire des prisonniers. L'héroïsme ici se dépense d'instinct, et de» pauvres bougres se haussent aux plus vaillants des sacrifices. Là, en un coin pulvérisé par le tir, gît un pitoyable squ«lette : ce qui reste d'un sergent, brave entre tous, et qui fut lâchement carbonisé par des jets de flammes usés par l'ennemi. La rage empoigne nos petits chasseurs, et la contre-attaque se produit, irrésistible. Des Allemands sont abattus, et les autres fuient et repassent la rivière. Un groupe la traverse en barquette quand en éclair arrive uu obus belge qui merveilleusement éclate, reaverse, blesse, crase et coule à fond le transport. C'est la rançon à payer à l'Yser. Sur tout le secteur c est Hne mer de nuages intoxiqués qui plane. Et notre artillerie continue à hurler et à frémir. Des hommes sont tués, des hommes, empoisonnés par les fumées délétères, passent transportés ver» les postes »de secours, des homme» se tiennent toujours près des canons. Des heures durant c'est le tir rapide, efficace, victorieux. Le matin est venu clair, et par les routes battues viennent à toute allure les ravitaillements : des bonnes munitions, des balles pointues et des obus. Pas d hésitation, pas de faiblesse, c'est ici et partout la fête royale du devoir. ( Eu les tranchées d'arrière, en les positions de réserve, sont massé3 les renforts Recourus à la première alerte, lis sont là, i œil £u guet, attentifs aux ordres, prêts à donner, songeant aux camarades aux prises lvcc les impériaux. Il semble qu'eux aussi lont pressés de bondir, et en leur air décidé le lisent les viriles résolutions. Trois ans et demi de guerre ! Le moral combattif n'a jamais été meilleur. Les grands jours vont revenir, on le pressent, et on veut ea finir en vainquant. Le feu diminue un peu. En le cielvoleni le» avions aux couleurs tricolores. Le général est allé visiter le» lignes et a noté la bravoure de ceux qu'il commande. C'est un vaillant, et il a du coeur. Il a le moi qui exalte, le mot qui réconforte. Les pertes »ont dénombrées, et si, hélas! des frères d'arme glorieusement «ont tombés, la conviction est venue certaine que le coup de main a été un désastre pour l'Allemand, En plein, dan» leurs réserves, a grondé notre*"artillerie, et notre tir a éparpillé la mort en tous les endroits où l'a sait que st terre l'adversaire. Des grands corps de Germains se recroquevillent près de la digue, et l'eau de l'Yser est peut-être un tombeau muet, mais en tout ca» constitue un tombeau qui fidèlement garde sa proie. Sur la chaussée — la seule qui conduit vers l'arrière — viennent et reviennent le: automobile» d'ambulance. Avec leur croi> rouge, elles vont, sanctuaires de douleur* e de détresse», vers les lieux où règne souve rainement le scalpel ou vers les modestes et pieux cimetières du front. C'est de la Pi tié qui chemine, et c'est un geste auguste qui "depuis 1914, se trace. Me» nobles com pagnons, qu'on transporte je ne sais où fidèles au berceau patrial, vou» dépasses en beauté tous le» grands de la terre. I n'est pa» dans l'Histoire un monarque qu atteigne votre hauteur, et si demain l'oubl venait, que meure mon souffle en vous bé nissant ! Le calme paraît être venu avec le mid ensoleillé. Des détonations se font encon de ci de là entendre, mais nul n'en a cure On se tâte, on s'examine, on s'éveille di cauchemar, on se questionne. Les faits gros sissent ou se rapetissent. Ua charnier a bier été creusé, qu'importe 1 J'entends des bra vea qui rient. C'est la vie qui résiste et qu reprend au front. Dixmude en mines sourit en ses fanto matique» débris. Elle a vu de rechef s'écrou 1er un plan ennemi, et de se» pierre» mu tilées sort une prière de grâces, qui di l'éternité de la Patrie. F. P. Le 18 Mars 1918. Pour te venger de leur échec, les lâches ont hier matin bombarbé Furne». Je viens d'y passer. Dan» la poussière d'un chemin face contre le sol, en une mare de sang trois cadavres de vieilles femmes, aux vête ment» de deuil. C'est là le résultat mili taire du geste allemand. Les bandits et lei lâches ! ■ Lettres du Front Front de l'Yser, avril. La journée du 17 a été dure pour mo comme pour tous les soldats de notre di vision. Avant-hier donc le» boches ont atta qué notre division avec des forces bier supérieures en nombre à nos propre effectifs mais la pelle qu'ils ont pris n'est pas ordi naire je vous asiure, et je crois que les Belges peuvent encore être fiers de lem journée, malgré sa petitesse. L'attaque s'est déclanchée le matin; or voyait les boches arriver en rangs serrés nous les voyions de nos pièces, nous autre! artilleurs. Ce qu'il en est tombé sous, nos barrages d'artillerie et les rafales de mitrailleuses, c'est inoui, mais leur nombre trop grand le faisait avancer quand même. A midi, ils avaient avancé de 3 km. Mai» ils avaient progressé assez et une magnifique contre-attaque de nos fantassins,_ quoique numériquement inférieurs les rejeta dans leurs lignes en rétablissant nos positions ' dans leur entier. C'est alors que le» prisonniers ont commencé à défiler et je vous assure.qu ils étaient nombreux... et contents J'étais'presque devenu fou, moi, aux pièce: avec le huit que nous faisions. Notre artillerie donnait je vous assure — le soir, fantassins et artilleurs s'embrassaient pour se prouver que chacun avait fait son devoir — j'ai vu pleurer un officier anglais, près de nos pièces, tant il était ému de voir avec quelle rapidité nos fantassins reprenaient 1< dessus. 11 assurait que jamais il n'avait vt travailler comme les Belges le faisaient.^ ' Je viens de voir Alfred Bonesire qui étaii aux tranchée» avec le régiment le plus éprou vé mais aussi le plus à l'honneur. Il l'i échappé belle ! Il m'a montré la trace d'un< balle qui lui a enlevé la peau sur la poi trine, juste en face du cœur. La balle es: entrée par dessous le bra» et est sortie pai une boutonnière de sa veste. Il a une Ion gue éraflure sur le sein, mai» ce n'est rier et il a eu de la chance, comme vous voyez, Vous pouvez le féliciter de sa conduite celui-là ; s'il est ignoré de tous, je ne crain: pas de dire que c'est un brave! Je me suis entretenu avec des homme» de sa compagnie qui ne passent pas pour avoir froid .aux yeux, et je vous assure qu'il» m'en oui dit du bien ! Nouvelles du Jour -— » — Les Français ont évacué S o i s s o n : aprè» de vif» combats dans les rues. Ils s< maintiennent sur les hauteurs de Belleu Septmonts et Ambrief situées au S.E. de 1; ville, d'où ils canonneut furieusement l'en nemi. Au S. de la Vesle, ils tiennent d< même avec fermeté la ligne de Loupeigne Brouillet-Thillois qui rejoint Reims ai canal de l'Aisne à la Marne contournant 1; ville vers la N.O. et derrière lequel le: troupes qui couvrent Reims se sont rétirées Il faut remarquer que les troupes franco anglaisses «ont toujours en contact étroit e qu'il n'y a pas eu la moindre rupture di front. C'est l'essentiel. — En Flandre le» Allemands n'ont pa renouvelé leurs attaques. En Picardie il ont vainement tenté plusieurs contre-atta ques pour reprendre C a n t i g n y où lé Américains ont su brillamment se mainte nir. — Le» aviateurs anglais ont exécuté d< nouveaux raid» réussis »ur T h i o n v i 111 et Metz. — Des troupes britannique» sont arrivée dan» le Caucase et c!est là une grosse nou velle. Les ambitious turques sur la route d l'Orient subissent du coup un vilain ac croc. Les Anglais ont déjà occupé Bakot Il est question de faire intervenir aussi e Asie mineure, contre le# Turcs, des troupe japonaises. Ce serait une solution très het reuse de l'intervention du Japon réclamé depuis longtemps par l'opinion unanime.^ — Un transport anglais Leasowe Castle • été torpilla en Méditerranée. 13 officiers < . 79 marin» manquent. — Des aviateurs anglais bombardar Durazzo y ont coulé un torpilleurautr chîen. — Le pape a transmis aux Anglais la d< mande de l'archevêque de Cologne tendar à ce que la ville ne fut point bombardée c jeudi, jour d* St. Sacrement. Les Anglai y ont répondu comme il convenait : e annonçant qu'il ne bc uhr.r Jerait pas ma eu soulignant l'iucc-nveriTi-c d'une pareil! 1 proposition de la part d'un archevêque qu approuva et couvrit jusqu'à ce jour toute le* atrocités commises par »es comp; | triotes. t — Le Roi des Belges a reçu en audienc M. de Broqueville. Il a remercié à nouvea le président Wilsoii de l'aide incomparabl qup nous accorde les Etats-Unis. Il a reç aussi un télégramme typique du roi-goi verneur de l'Est africain allemand. 9 ■'mmTii laTini SUR LE FRONT BELGE ! LE HAVRE, 30. — Officiel belge pj 5 radio : Activité de patrouilles. Lutte d'artillerie normale, plus vive vei N ieuport, Merckem et Langemarc! Nous avons contrebattu l'artillerie ennemi avec succè*. Les pièces à longue portée ennemies oi continué à bombarder les cantonnements d notre zone arrière, notamment à A d i n kerke, Pollinchove et Forthen i Le chef de cabinet chez le Roi LE HAVRE, 28. — Le Roi a reçu aujour ' d'hui le baron de Broqueville en audienc : Un télégramme typique di roi de S'Est africain aSIe mand an Roi des Belges LE HAVRE, 29. — L'aneienne coloni allemande, actuellement occupée par le ; Belges, est gouvernée par le roi Mousing; Ce roi a envoyé au roi Albert, à l'occasio de son anniverssire, par l'intermédiaire d commissaire royal général Malfeyj, le télt 1 gramme suivant: Aujourd'hui c'est l'ann versaire de Boula Matari. Je veux penser Boula Matari et lui parler. Aujourd'hu comme hier et demain, il peut venir che moi et vivre chez moi. Je le remercie a nom de tout mon pays et de tout mon cœi pour la bonté des Belges partout où iis s ' trouvent. Mes enfants ont entendu parle 1 du drapeau de Boula Matari et ont con • mencé à l'aimer. Ils apprennent la langu et les mœurs à leur façon et selon leu jugement. Le sultan du Ronada, Yoko Mousinga. Le roi Albert a répondu : Le Roi remerci Mousinga pour ses sentiment» de fidélité < : de loyauté à la cause belge, auxquels il 1 été très sensible. Le Roi ne souhaite qu le bien-être de Mousinga et de son pays < c'est pourquoi il a chargé ses soldats et se fonctionnaires de les traiter en amis. Moi 1 «inga peut toujours compter sur la pr©te< ; tion du Roi et de la Belgique. Un, principalement, m'a dit ces quelque mot»: " Je passais pour le plu» franc de toi ' t« la compagnie, devant l'ennemi ; je cèd la place a Boaetire, c'est wn chic type célu Jà! „ Concluez! . „ Recevez, etc. Jacques P. L'aîné de« Carnier • Été fait prisonnie pendant l'attaque, mai» a pu heureusemei rentrer dans noa ligne* à la contre-attaqu C'est un brave aussi. 1 Las - Fraiëtrails éwacasaiiit Sssissf&ns ils tiennent leurs positions au S. de l'Aisne et se retirent ! derrière le canal au N. E. de Reims — Les Américains main-j tiennent leur gain — Les Anglais bombardent ïhionville ei ' Metz — Des troupes britanniques arrivent dans le Caucase ; et occupent Bakou — Le Roi Albert et le Président Wilson ■ 0» l * ■ "T"* P K i ï — . — La ïiaeisse ae ivsuusmya ! Violents combats sur la Vesle PARIS, 29. — Havas officiel de 2 h. : t Au cours de la nuit les attaques ajle-: mande, appuyées par de nouvelles divisions, ont été très violentes sur les deux 3 àiles, dan» les directions de Soissons et » de Rei tas. A l'aile gauche nos troupes défendant » le terrain pouce par pouce se sont_ retirées ' jusque dans la contrée à l'est de Soissons. La bataille continue. : A droite, près de S t - T h i e r r y, les trou-: pes françaises et anglaise», après une défense héroïque, se sont repliées lentemenl 8 au sud et à l'ouest des hauteurs qu'elles oc-" cupent encore toujours entre la V e » 1 e el ' 1' A i s n e. > Au centre les combats »e poursuivent avec i. violence sur la rive sud de la Vesle où 11 nos troupes défendent les hauteurs avec une s énergie remarquable. i- A l'ouest de M o n t d i d i e r les Améri-e cains ont repoussé successivement deux attaques allemandes contre C a n t i g n y. a Sur les deux rives de la M e u » er et :t W ce v r e, sur le front de Lorraine ei dan» le secteur d'Embermesnil, la lutte d'artillerie se poursuit avec violence, i- Un certain nombre de raids ennemis at nord de Beionvaux, dans le secteur de Badonvi 11ers et sur le canal du Rhin * au Rhône, ont échoué sous notre feu. j Raids réussis des Anglais en Artois n LONDRES, 29. — Router officiel du is matin: e N eus Avons exécuté la, nui! derftierc i avec succès un raid au sud-est d'Arras :» fait des prisonniers et pris des mitrail- i- leuses. ' , Pendant la nuit, nous avons egalemem. e fait dies prisonniers à l'ouest de M «r-u ville. * Des raids ennemis près ae Itiv ein u chy, Leins et L,a Bassé'e ont étc , repoussés. • Une attaque ennemie contre nos postes au sud du canal Ypres-Ciomi a^es c ■ également été repoussée aprè3 un vif com bat. , , L'artillerie ennemie -a été active ai nord d'Albert, aux environs de Fayett t e, à l'est die R o b e c q et au nord ouest de M© r vil le et a égaletmen -8 montré une plus grande activité à l'ea ( d'A r r as et au sud de L e n s. — e Les Allemands annoncent 25.000 prisonnier! e BERLIN, 29. — Woiif officiel : L activité continue à être vive sur le« i fronts de bataille de 1' Y s e r à. I' O i s e Des attaques partielles françaises au sus dfYprés ont échoué. A l'ouest de Mont d i d i e r, 1 ennemi a pénétré dans G a n » tigny aiu cours d'une attaque _locale. Les armées du colonel-général voi . Boefauri ©t du général Fritz von Below, ch groupe d armées du Kronprinz, ont conti nuè hier leur attaque. Les réserves fran çaises amenées à la hâte ont été repous sées. A 1 aile droite, les divisions du g.é néral von Larisoli, après avoir repoussé e des contre-attaques françaises, ont prii s ia crête de T e r n y-S o r n y et les hau i, teurs au nord-est de S o i s s o n s. n Après un dur combat, les troupes ^du u général Wichœra ont brisé la rési; | âoe :- de l'ennemi sur le plateau de O o m u é. L. i- tort C o n d é a été pris d'aissaut, V r e g à n y. et M i s s y ont été pris ; sur la rivi '» ouest de l'Aisne et de la Vesle, let z troupes allemandes ont gravi les hauteùa-i à 1 ouest de O i r y. lr L-es corps des généraux von Winkdler e von Conta et von Schnnettow ont franohi li ;r Vesle. Braisme et Fismeson été pris. Nous occujpons les hauteurs at e sud de la Vesle. Les troupes -du géné r ral lise ont conquis les hauteurs au nord est de P r o u i 11 y, occupé V i 11 e r £ Franqueux et Oourcy et con: ® baitant actuellement pour les hauteurs d Thierry. a Les ballons d'observation, les troupes ® des services de renseignements et de com :t munications suivent immédiatement le !* forces d'infanterie et d'artiHeaie, qui js'avan !" cent sans arrêt. L'énergique et eîfieaae col laboration des pionniers, des troupes d Ichemins de fer, des contingents chargés di s matériel et de la ctonstruction, a permis 1 traversée du champ de bataille'et l'avanc du matériel de combat. Le "service médice a fait preuve du plus grand dévouement. .' Malgtré le temps dlêiavorable, nos avia u teurs ont bombardé et mitraillé l'ennemi sans arrêt, tand'a que les aéroplanes d il fanterie et d'artillerie observaient lai poui * suite d© l'attaque et l'effet de notre tir. lt Le nombre des prisonniers a est élevé '• 35,000, dont un général français et un g1 nér®l anglais. Les Français évacuent Soissons et se retirent derrière îe canal de î'Aisne an N. E. de Reims PARIS, 29. — Reuter officiel 11 h. soir : A notre aile gauche, dans la région de Soissons, la bataille a pris un caractère de violence extrême. Après une résistance acharnée et des combats de rues qui ont duré plusieurs heures et entravé les opérations ennemies, nos troupes ont évacué la ville, dont elles gardent les -issues Vers l'O. Au S. E. de Soisson», la bataille se développe sur les hauteurs successives de Belleu, Septmonts, Ambrief et Cha-crise.Au centre tandis que sous la pression ennemie nous cédions du terrain dans la région de Loupeigne au N. de F è r e en Tard en ois, les troupes anglo-françaises ont réussi à maintenir leurs positions sur la ligne Brouillet - Savigny» T h i 15 o i s . A l'aile droite, les troupes qui couvraient Reims se sont retirées derrière le canal de l'Aisne, au N. O. ae la ville. Les Anglais cSiassent un détachement allemand près de Beaumont, les Fî an-i çais au N. de Kemmel LONDRES, 29. — Reuter officiel du soir : La nuit, un détachement d'assaut ennemi , a 'ispersé près de Beaumont-Ha-m c i. \ .. Les troupes françaises oit| fait échouer totalement une attaque locàfe ennemie au N. de K e m ca e 1. Ailleurs rien à signaler. Le Communiqué de Berlin BERLIN, 29. — Wolff officiel du soir: ! Nous avons fait de nouveaux progrès près de Soissons et. entre Soissons et 1 Reims. ' ' Les Américains conservent le terrain conquis LONDRES, 29. — Reuter offiJe. de l'armée américaine : ' Trois contre-attaques ennemies dans la - but de reprendre le terrain perdu en Picardie ont été brisées par l'artillerie et l'infanterie américaines, qui ont gardé tout le , terrain conquis le 27 mai. Les aviateurs anglais bosibardeni à nouveau ïhionville et Meîz LONDRES, 29. — Reuter officiel : î Le 28 mai les aviateurs britanniques ont lancé 25 tonnes de bombes, sur les canton- ^ nernents, baraquement, chemins de fer et aérodromes ennemis en arrière du front. , 13 avions allemands ont été abattus en com-j bats aériens et 4 autres obligés d'atterrir désemparés. 5 de nos machines manquent. » Dans la nuit du 28 au 29 mai 5 tonnes de bombes ont été lancées sur différents objectifs près d'A rmentières et sur la gare de Valenciennes. Une de nos ^ machines n'est pas rentrée. Le 29 mai un grand nombre de nos avions ont attaqué Thionville et ont lancé une tonne de bombes sur la station et les voies de garages avec de bons résultats.En même temps d'autres avions ont bom* " bardé la voit de chemin de fer et les hw-5 gars de M e t z - S a b 1 o n. Malgré le vif fetl [ antiaérien, tous nos avions sont rentrés in« s demnes. L'échec en Flandre. -- Le succès l américain t LONDRES, 29. — Reuter : -i Le correspondant de i'agence Reuter près - de l'armée britannique mande en date du - 29 mai que pour le moment toute l'atten* - tion est concentrée^sur l'attaque entre S o i s-■- s o n s et R e i m s, où les troupes anglaises s et françaises continuent à résister énergi- quement. Tout est calme entre L o c r e et V o o r- - m e z e e 1 e. 11 est caractéristique des metnotles 3 allemandes que la bataille en cette région,1 - qui s'est terminée par une défaite complété,, - est actuellement donnée comme un sinip e a raid sur les lignes françaises. L CI»P|<" P®} i l'ennemi de bataillons d assaut appartenant a. à 4 divisions et les combats desesperes sou»| e tenus pour maintenir le terrain conquis i prouvent au contraire 1 importance de en- Les Allemands sont très .contrariés du succès américain. Ils ont exécuté un violent ; bombardement sur les nouvelles position* .. de nos alliés et ont prononce hier 4 5 IV 30 du soir une contre-attaque. Mais lartil^ ?. lerie alliée ouvrit un feu si violent quej l l'ennemi a été'arrêté et rejeté avec delour. ' des pertes.

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