Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 06 Fevrier. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 15 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/445h990j42/
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/ Année N.160. Directeur-Fondateur t François Olyff. Mercredi 6 Févr. ISiB Les Nouvelles abonnements : HoJlanc » : 1 florin par me 2.50 fl. par 3 mois Journal belge fonde a Maestricm en août iyi4 Administration et Rédaction: H Bureaux à Maestricht : a Haye - Prinsegracht, 16- Téléph. 2787 j Wilhelminasingel 27 ANNONCES: La ligne : 15 cents en 4e page. Réclames permanentes â forfait LES NOUVELLES DU JOUR — Attaques allemandes an N. d'Havricourt et au S. d'Armentières, aisément repoussées par les Britanniques. — L'activité d'aviation en Flandre est toujours très vive. De part et d'autre, chaque jours, de nombreux avions sont abattus. — Le bulletin hebdomadaire officiel de Washington annonce que l'armée américaine t pris possession d'une partie du front occidental.— En Allemagne, les grèves n'ont pas_ complètement cessé. On parle de 100,000 grévistes tn moins à Berlin ; c'est donc qu'il en reste. ^e député social-démocrate indépendant littmann a été condamné à 5 ans de prison de forteresse pour tentative de trahisoitet à 2 mois de prison pour rébellion contre l'autorité. 11 pourra méditer avec Liebknecht sur les beautés de l'impérialisme, plus puissant que Jamais en son pays. — A Brest-Litovsk, on a longuement discuti la question de la représentation aux séances delà Pologne et de la Finlande, Trotsky a forcé Kuhlmann et Czernin à l'écouter des heures durant et il n'y a pas eu moyen de 1 l'amener k composition. On s'est séparé sans j avoir pris de décision. Lesjournaux allemand ,* SI montrent mécontents de Trotsky qui: ur parait point encore assez malléable. — Les maximalistes ont lancé une proclamation violente contre la rada d'Ukraine et les Roumains. — Le congrès des soviets a prouvé que les maximalistes ont de la cohésion. Ils vont «. Jlr leur armée qui les soustraira à la tutelle de la garde rouge. — Les navires suédois en roùte vers la Finlande pour y chercher les sujets Scandinaves, ainsi que nous l'avons dit hier, ont été bombardés par la garde rouge. —Le roi Albert a décerné au général Léman la plus haute distinction dans l'Ordre de Léopold. Le général Léman souffre du diabète. Il va faire un séjour en Espagne pour ' y rétablir sa santé. — La République Française a décerné £ j notre Reine la médaille de la Reconnais- j Sance nationale. tfKBB i ■ a. r~» ? LETTRES DE SUISSE V". Nous avons le plaisir de publier aujourd'hui notre première Lettre de Suisse. Nous avons voulu en accueillant ces correspondances, créer un lien de cordialité, par delà les frontières de Barbarie, entre les Belges réfugiés en Suisse et leurs compatriotes en Pays-Bas. Nous pensons contribuer de la sorte, ^avantage encore, à l'union indispensable dans ces terribles épreuves entre fils de la même mère. Le programme que défend notre "correspondant particulier de Suisse — évadé des geôles allemandes — est comme le nôtre celui du Nationalisme Iutégral avec la devise :. Belges d'abord !... LA ViE BELGE EN SUISSE De notre correspondant particulier : Les Belges ne sont en Suisse de loin pas si nombreux qu'en Hollande ou en Angleterre ; le vrai réfugié y est plutôt rare. A part quelques familles, qui depuis le début de la guerre se sont fixés soit à Berne, Lausanne, ou Genève, la grande majorité des Belges sont des internés (il y en a environ 2000). 11 y a aussi, j'oubliais de le dire des enfants belges qui nous sont venus des bords de l'Yser, arrachés à la mort grâce à notre charitable Souveraine, et envoyés ici où ils ont retrouvé leurs petits frères du pays de Liège et du Hainaut, arrivés il y a six mois. C'est surtout dans le canton de Fribourg, en Gruyère, et aussi aux environs | de Lausanne et de Lucerne, que ces enfants sont hospitalisés. Petites victimes innocentes de cette grande guerre, ils ont été reçus géné-^néreusement par les Suisses, qui aiment beaucoup notre pays. Les Suisses, aiment la Belgique, — non parce qu'ils la connaissent, mais parce qu'ils ont vite aperçu des points de similitude entre les deux pays. Ils ont senti que leur sort eut pu être pareil au nôtre aussi, leur générosité, leur charité a-t-elle été immense pour les Belges. La sympathie pour la Belgique, existe tant en Suisse allemande que romande, et l'on vôit ce spectacle assez étrange de journaux de la Suisse alémanique, nettement germano-phiies,qui cependant condamnent l'attitude de l'Allemagne relativement à la question belge. Combien cependant étaient forts les liens unissant la Suisse et l'Allemagne : Liens de langue tout au moins en Suisse alémanique ; liens d'idées et de religion en Suisse française: , Oenève, Neuchâtel n'avaient pas oublié jusqu'en 1914, ce qui les unissaient à la Prusse. * Mais> ce qui brisa tout, ce fut l'invasion de notre Pays et vous comprendrez aisément •lors la sympathie dont est entouré le nom de Bckje^Ci,Une des grandes consolations qu'on éj.rtmy en arrivant en Suisse, c'est de constater qi ios compatriotes réfugiés dans ce f lys, - sont pas touchés de la vilaine maladie tî s yjeuvrement ou de l'ennui, qui aigrit Ie9 ta. tères et finit par engendrer le pacifisme et l-g'duaitisme. Le motif de cette heureuse caractéristique se trouve dans l'arrivée régulière d'internés civils et militaires ; en effet les Belges qui viennent d'Allemagne content à leurs compatriotes leur calvaire; ils provoquent chez eux une indignation continuellement entretenue ne laissant place à aucune concession sur le terrain politique. D'autre part, les Belges en Suisse, — j'entends non ceux que leur santé débilitée par les souffrances endurées outre-Rhin forcent au repos — travaillent, et travaillent avec ardeur, jetant ainsi les premières pierres de la reconstruction nationale qui nous attend demain ! J'ai déjà parlé des enfants hospitalisés en Suisse : Dans la plupart des institutions où ils ont été accueillis, ce sont des Belges — internés souvent — qui président à l'instruction et à l'éducation de ces petits. On y refait — dans la mesure du possible — la vie familiale belge perdue ; on donne à ces enfants une solide instruction et une éducation profondément patriotique. Les dirigeants de ces institutions, savent bien qu'ils ont en mains une partie de l'avenir du pays, et ils veillent avec un soin jaloux à ce trésor qui leur est confié. De nombreuses écoles et instituts belges ont été créées dans les divers centres d'internement. Qu'il me suffise de signaler l'Ecole d'Aviculture de Clarens, des Arts et Métiers de Vevey et de Bulle, l'Ecole normale de Fribourg. En ce qui concerne l'enseignement supérieur, des cours de droit Belge existent à l'Université de Lausanne, et une faculté belge de philosophie et lettres a été créée à Fribourg.Les œuvres belges sont multiples. Sans parler du Comité Rockfelier, s'occnpant des enfants et des autres institutions privées, citons la section franco-belge des prisonniers de guerre dirigée par M. Hatnoir, et qui envoie mensuellement en Allemagne un demi million de kg. de vivres ; puis la Croix-Rouge Belge de Berne ayant à sa tête la comtesse Germaine de Dudzecle, unanimement Vénérée parmi les Belges. Si la " Belgique en Suisse „ travaille, les cercles belges, si florissants en Hollande et en Angleterre sont plutôt rares. Une initiative intéressante a surgi récemment à Lausanne, ce sont les réunions d'" Entre Belges „ : chaque mois les Belges de Lausanne se retrouvent, pour entendre une conférence. Déjà Pierre Nothomb, Alexandre Halot, — le sénateur de Bruxelles, — récemment arrivé d'Allemagne y ont pris la parole. Sous peu le savant belge, le P. de Munynck, professeur à l'Université de Fribourg, parlera du " Patriotisme Belge „. M. Oct. Maus, attaché de Légation, dirige la partie musicale des réunions. Les Belges de Lausanne ont applaudi à cette idée; en y venant nombreux, et il serait souhaitable que dans d'autres centres belges, l'initiative de Lausanne ait des imitateurs. Le service de l'ihternement est dirigé par un jeune officier, le général de cavalerie Xhardez, qui a obtenu au front ses galons de général. A la tête de notre légation se trouve un diplomate éminent, arrivé récemment en Suisse, et qui jouit déjà d'une grande estime au Palais Fédéral. Berne était pour nos diplomates avant la guerre, un « poste de tout repos „, mais depuis que la Suisse se trouve comme une île au milieu d'une mer de sang, Berne a pris au point de vue diplomatique une importance capitale ; c est le carrefour où les idées de l'Est, de l'Ouest, du Sud s'entrechoquent pour l'avenir de l'Europe, et pour notre pays c'est un poste d'observation de premier ordre. On ne pouvait mieux en confier la direction qu'à M. Fernand Pelzer qu'une déjà longue carriers diplomatique a rompu aux secrets de l'art de Machiavel, et qu'un stage de près de trois ans passé au Hâvre, à la direction de la Propagande belge, a mis à la hauteur des problèmes d'avenir et des questions nouvelles qui intéressent notre pays. Les Belges sont donc à tous les points de vue bien représentés ici ils font " heureusement „ connaître leur pays aux Suisses : les rapports que nous avions avec la Confédération Helvétique étaitent minimes ; la guerre aura au moins eu ce bon effet de nous apprendre mutuellement à nous connaître, et à nous aimer. Et pour l'avenir, ce sera un bien, car il faut que les petits pays se sentent plus les coudes, que les rapports économiques et sociaux s'intensifient entre eux. Mais ceci fera l'objet d'une de mes prochaines lettres, VEDl. Le aepari au geneiai wuwu BERNE, 31 janv. — De notre corresp. Le général Léman vient de quitter Berne. Notre hôte glorieux est parti ce matin pour l'Espagne,via la France. 11 se rend en Espagne, pays neutre, pour y refaire sa santé ébranlée, il a passé par Fribourg, Lausanne et Genève. Partout — tant sa popularité est grande—une foule énorme se pressait sur les quais des gares pour saluer l'héroïque défenseur de Liège. A Fribourg, des enfants belges, hospitalisés à Rosières et venus récemment de Liège et des environs ont acclamé le défenseur de leur cité aux cris de Vive Léman IVive Liège! Vive la Belgique !... puis ont spontanément entonné le " Valeureux Liégeois... „. Ce furent des instants de bonne et chaude émotion. Le général était accompagné de sa fille,Mlle Léman. Il avait l'air très affaibli et très malade. Nous l'avons vu de près ; il porte visiblement les traces des privations qu'il a dû supporter et des souffrances morales qu'il a endurées. Il paraissait fort ému. Il a remercié cependant i d'une voix ferme, en quelques phrases énergiques et bien venues, ceux qui acclamait en lui le courage et la vaillance belges,' en ajoutant qu'il avait, en la victoire final du droit, une confiance inébranlable et que tous nous devons la partager. UN NOUVEAU FOSSILE Nous venons de le découvrir au sein de la Commission Centrale du Reichstag. 11 y est connu sous le nom de Westarpet appartient à la classe des députés conservateurs et à l'embranchement du " Vaterland Partei „. Ces espèces, qui tendent heureusement-à disparaître,ont toujours é£e connues pour leur voracité bien germanique : grands mangeurs et fins gourmets. Gargarisa pangermanistes, ils ont inscrit sur leurs m,s : les peuples et les territoires. ?' Fins gourmets, ils réclament la Belgique. Westarp ne pourrait plus vivre, si la Belgique recouvrait son indépendance politique. Oh ! mon Dieu ! le malheur ne serait pas bien grand — même pour sa Vaterland — si Westarp venait à disparaître complètement. C'est bien le sort qui l'attend — le pôvre ! —«car quelles que soient les raisons qu'il invoque, on ne lui donnera pas la Belgique, dût-il criailler et pleurnicher le reste de ses jours. Pourquoi ? Parce que nous l'aimons plus que lui, notre Belgique, nous l'aimons mieux, et, chaque jour, nous l'aimons d'avantage. " Aujourd'hui plus que hier, et bien moins que demain ! „ D'ailleurs, en a-t-il trouvé une, de raison, pour réclamer le fin morceau ? Une excellente ! Ecoutez : " Nous avons l'impérieux devoir de proté-J ger les Flamands ! „ Où a-t-il été péché cette énormité ? i Les Flamands sont des Belges, à part les quelques vendus du " Raad van Vlaanderen „ chers à Walraf. Or, les Belges entendent et prétendent faire leur lit, comme ils désirent s'y coucher. Avant 1914, nous ne faisions pas trop mal nos petites affaires. Nous avions acquis par notre labeur, notre énergie, nos aptitudes, un rang fort enviable parmi les nations i civilisées. Et cela, ô horreur ! sans demander conseil, ni à Berlin, ni à Westdarp. Après que les boches seront partis, nous irons encore moins en Prusse qu'avant 1914, parce que notre indifférence d'alors se sera transformée en une haine implacable, qu'aucun traité de pajx de conciliation ne pourra faire diparaître. Dame ! les ruines et les cimetières parleront. Les vides dans les familles se feront impérieux. Les relents du canon et des charniers flotteront éternellement dans l'air, et aux couchers de soleil, nous croirons toujours voir les lueurs des incendies rougeoyant les horizons. Et puis, nos petites affaires, nous les ferons encore beaucoup mieux, après la catastrophe, parce que nous saurons profiter de la terrible leçon. Westarp, vous en avez fait des frais de salive, et cela, pour le roi de Prusse. Cachez-vous! Vous faites fuir la paix! Rentrez dans vos sédiments tirpitzo-bismarckiens, et n'en sotrez plus: Croyez en nos gavroches patriotes qui, emboitant le pas à vos troupes traversant Liège en 1914, chantaient avec vos soldats en parodiant leur refrain fameux: " Gloria, Gloria ! La Belgiqu', vous n' l'aurez pas ! „ Ce sont eux qui auront raison ! \ AMBIOR1X Nouvelles du Pays (Reproduction interdite sans indication de source) A IXELLES Sous la présidence de M. Emile Duray, bourgmestre, le Conseil communal d'Ixelles s'est réuni mardi. Devant tous les conseillers debout, le président rend hommage au dévouement qu'a montré en tout temps à la chose publique, le conseiller communal Joseph Postiaux, que la mort a ravi à ses concitoyens. Divers conseillers s'associent aux paroles du bourgmestre. M. Duray propose ensuite de voter un emprunt de 3 millions de francs pour les dépenses extraordinaires pendant la guerre. Adopté à l'unanimité. Le Conseil vote ensuite des crédits divers. A GAND M. Albert Dutry, juge de paix du troisième canton, vient de mourir. Depuis de longues années, il tenait la critique d'art à 1' " Impartial „ d'abord, à 1' " Indépendant „ ensuite et en dernier lieu au " Bien Public — La Ville vient de compléter la série des monnaies obsidionales créées par elle, en mettant en circulation des pièces de cinq francs. Cette monnaie est une grande plaque ronde composée d'un alliage de cuivre et d'aluminium, portant une inscription bilingue.A LOUVAIN Le conseil communal a voté un nouvel emprunt de 4 millions, à conclure avec le Crédit Anversois, au taux de 4.50 p. c., amortissable au pair en soixante six ans. Au cours de la même séance, a été approuvé le projet de reconstruction du quartier de la ville situé entre la gare et la Grand' Place, projet de l'architecte Janlet. Ce projet comporte l'érection d'un " écran „ au milieu de la rue de la Station, de façon à constituer pour la Grand'Place un ensemble fermé formant un cadre approprié à l'Hôtel de Ville. A hauteur de la maison Fonteyn, rue de la Station s'amorce la rue de Tirlemont, qui par une courbe, rejoint la Grand'Place. Du côté opposé, s une nouvelle rue s'amorcera à la rue de Diest. Les rues de Diest et de Tirlemont seront élargies et occuperont un nouvel alignement. DANS LA VALLEE DU GEER L'industrie de la paille tressée De notre correspondant : Nous vous signalions dernièrement le regain de prospérité que prend l'industrie de la paille tressée par suite de la suppression de la concurrence étrangère. Nous sommes bien forcés aujourd'hui de vous mander que quelques malheureux mauvais riches pour qui tout est occasion de profits et qui éprouvent une sorte de malsaine jouissance, quand ils sont bien repus, à voir les autres souffrir la faim, ont aussitôt voulu exploiter de cette situation. Les fermiers donc vendent 1.75 et 2 fr. le kilog. la paille dont tresseurs et tresseuses ont besoin pour leur ingénieux métier. Cette paille, dont les fermiers font du fumier, se vendait avant la guerre, à peine quelques centimes la gerbe. Nous n'avons certes nulle envie de pousser à la haine des classes et à la division entre Belges. Les Boches suffisent à cette tâche antipatriotique. Et nous avons d'ailleurs ici comme partout nos " bons „ cultivateurs, que l'on estime et que l'on vénère. Mais dénoncer les forbans et les jouisseurs quand on peut ainsi les prendre sur le fait, c'est rendre service au pays et a ceux qui en sont restés dignes. Le patriotisme et le courage des Belges opprimés Le ,, Journal des Débats" publie une longue lettre de Bruxelles où se trouve affirmée une fois de plus, et dana die» termes d'unie émotion communieative, 1*1 superbe tenue patriotique die nos frtires opprimés. Nous en détachons le passage suivant : Le bilan de quatre années d'inquisition, de vols, de pillage, durant lesquelles des tribunaux illusoires ont fourni aux bour -re&ux et aux prisons plua dla victimes qu'ii n'existe de geôles ot ■ d'exécuteurs, n'ai modifié en rien) Tefipsrit hostile de dia> population; pour un patriote" pcrcfi, diijx se lèvent afin die continuer l'oeuvre de liaine et) de vengeance qai s'impose aux honnête» gens contre l'infamie allemande, La Bëlgiqita n'a connu quo des heure# brèves de bataille ; quelques semaines die i-ésistaihOet otnlj donné au ptfra l'ivresseU'une défense acharnée, héroïque, pleine de gloire! et d'honneur. Après des chocs qui ont en-, sanglante toutes les provinces, le front s'est éloigné, — hélas l — la tempête s'est a -paisée et la voix grondante du canon s'est affaiblie à nos oreilles. Depuis 1ers, privée de mou veilles, livrée aux information» allemandes, la foule n'aperçoit plus que le trar vail sournois de l'ennemi, la provocation | aux. luttes intérieures par nos bolchevistes ! flamingants, le désastre qu'il sème au foyer, \ l'isolement qu'il impose, la gigantesque pri- j son dan8 laquelle la Belgique, fidèle mal -| gré tout, se meurt, sans plainte, sans renl gretg, portant avec dignité ,1e fardeau de ses ) douleurs* :j Nos larmes vont aux .humbles, ouvriers] et petits bourgeois, qui, sans faiblesse, vi-j vent — Dieu aait comme I aiveo des secours j en espèces et en nature, qui leur apportent la subsistance h peine suffisant© pour no pas mo.urir d'inanition. Aux sentiments d® patriotisme qui se sont éveillés depuis lal guerre, se joint aujourd'hui la charité de tous, dans un élan magnifique ; la douleur' a purifié la nation de tout égoisme, Wj fraternité dans le malheur a rapproché 'es coeurs comme uintiq mère berce désespéré ment l'enfant qui pleure. Quarante mois die souffrances, loin de l'affaiblir, ont avivé la flamme patriotique»! i l'espoir de la délivrance est plus fort que jamais, et si des conseils eib des supplica-^ tions viennent de cette terre martyre jus.; qu'aux oreilles des soldats et des gouverne*! mente alliés, c'est le conseil de ne pas sous*, ©rira à une paix qui ne serait pas réparai.] trie©, la supplication de tenir et de lutter jusqu'au .châtiment du criminel! S'il vous était donné, Français, Angtai»' et Belges qui, de l'autre côté de la barri-, code, travaillez à notre délivrance, de son.' ccr le coeur et le cerveau die ceux qui résistent ici, si vous interrogiez ces veuve», ces mères, ces épouses, ces vieillards, ces enfants élevés dans la liain© de l'Aile-mand, tous von s supplieraient d© poursuit vms votre tâche sans fléchir devant leurj misère ; vous n'y rencontreriez ni plainte] ni soumission, mais l'orgueil épanoui da> prendre & l'arrière leur part de BelgiquaJ dont toutes le3 classes sociales, a'insurgelaW contre une paix allemande, cette paix mon-] struiuise qui ne serait qu'un enfcr'aote da««; le grandi drame qui doit s'achever en une • fois et pour toujours. Tout, ccmrne le soldait de â'Eutento donc l'exeHtpla de bravoure et les prouesses traversent le mur épiais qui isole la Belgique! de toute civilisation, les civils ne veulent paa que leur abnégation ait été vaine. La front et l'arrière, dans uni» même coïumùj-niau de pensée, no veulent qu'il roifc ait Prussien, ni poudre' sèche r.i opée aigilsé.éSf ' Pour nias sacrifices immense , il fàut enfin,' que les chevalie1^ dia la Kulture pioyent le senou devant les champions du droit, dal la justice et d© la liberté ! Nos Braves Le lieutenant Gaston de Pret-Roose da Calesberg, du 1er régiment de lanciers est mort au champ d'honneur le vendredi 18 janvier. Après trois ans et demi de campagne, il a été tué près de Dixmude. C'était un brave entre les braves et il était aimé de ses chefs autant qu'il était admiré de ses hommes. Un don de 30.000 francs aux oeuvres de la Reine dfes Belges Le maharajah sScindia, de Gwalior, quià depuis le début des hostilités, a fait des dons importants aux fonds de guerre et aux œuvre de charité, vient d'offrir au roi, et à la reine d'Angleterre, à l'occasion du nouvel an, une somme de 150.000 francs, au bénéfice des officiers et marins dont les familles sont dans le dénuement. Le maharajah Scindia a également offert la reine des Belges une somme de 30.000 francs, destinée aux œuvres de charité belges. Comment meurent nos marins Le 24 janvier, un service solennel a été célébré à la mémoire des artilleurs Van Essche, Sculies et Van Pée, morts glorieusement à bord du steamer, „ Espagne ", torpillé par un sous-marin ennemi. La cérémonie s'est déroulée avec un» simplicité émouvante. Un catafalque, en», touré de nombreux cierges, avait été dressé dans la petite église de... et recouvert de» couleurs nationales. A côté de celui-ci flot» tait le drapeau frangé d'or et cravaté de crêpe, symbole de la patrie absente. La messe et les absoutes ont été chantées par M. l'aumônier de la base navale^' devant une nombreuse assistance de mili* taires du D. E. qui avaient tenu à rendr»' un suprême hommage à leurs frères d'armes, victimes de la barbarie allemande. Pendant l'offrande, le 1er sergent-major, Deprit, secrétaire du D. E., a chanté d'un»! voix puissante un morceau composé par lui et intitulé " Aux Victimes de la Mer dédié aux marin» et artilleurs, victimes de la piraterie boche.

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