Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 19 Mars. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 22 janvrier 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/2v2c825k4f/
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4e Année N.HQ6. Directeiir-t-ondateur : François uiytr. V MardTTQ MarslQTS * Les Nouvelles Journal belge fondé à Maastricht en août 1914 ABONNEMENTS J Hollande: 1 florin par mois 2,50 fl. par 3 mois i—iiiiiimii iiiii i • t iir• iti""ti n rr'"r mvimr'iï Administration et Rédaction: La Haye - Prinsegracht, 16- Téléph. 2787 ■I———M—I—WiB1^j Bureaux à Maestricht : * Wiihelminasingel 27 ANNONCES: La ligne : 15 cents en 4e page. Réclames permanentes à forfait Hommage au général Leman Nous commençons aujourd'hui la publication des innombrables souscriptions que nous avons «reçues pour l'adresse à envoyer au général Léman. Le succès a dépassé de loin toutes nos espérances. Le volumineux dossier de lettres, télégrammes et correspondances de toute nature que nous avons reçus, constitue une grandiose manifestation de patriotisme et de reconnaissance. 11 est impossible de le parcourir sans se sentir profondément remué par la saine émotion qui se dégage de ce témoignage si éloquent dans sa simplicité, dans sa sincérité.-Nous disons merci, un grand merci qui vient du fond du cœur, à tous ceux qui se sont associés à notre mouvement et qui nous ont permis de lui donner cette magnifique ampleur. % PREMIÈRE LISTE Légation de Belgique, à La Haye : S. E. le baron Fallon, ministre de Belgique à La Haye; S. A. S. Mgr. le prince de Ligne, conseiller à la" Légation ; Comte Pli. d'OuItremont, premier secrétaire de la légation ; Comte de Kerchove, secrétaire de la lé-gation ; „ Comte H. de Baillet-Latour, attache a la légation ; Office belge à La Haye : M. le docteur Terwagne, membre de la Chambre des Représentants de Belgique; MM. Jos. Lespagnard, Nelly Ficher, A. Cleymain, Henrard, Raymond Gicart, V. d. Peire», Albert Sieru, P. Van Hecke Cfear?r magne Druart, Arthur Panneccucke, Julçs Lepièce, E. Hubert, G. .De Coo, Gabrielle Luyten, J. Leefson, Herbiet, Commandant Piérard, Ch. Herbiet, H. Haeck, Jussiant; Consulat général de Rotterdam : M. F. yan der Heyde, consul général de Belgique à Rotterdam; M. Jules E. de Sone, administrateur des Hôtelleries belges à Rotterdam ; M. jacqmain ; M. F. Derthoo, chef de service au Consulat général; Chevalier Charles de Ghellinck; M. Paul de Schryver, avocat au Consulat général ; MM. Mampaye, Meysmans, Grosemans, C. O Haesevoets; Ferdinand Henry; Léon Dachy ; Léon Javaux ; Véronique Janssen ; le lieutenant d'artillerie Cambion ; Jules^an Roy, le capitaine-commandant Hulpiau, maréchal-de-logis d'aftillerië Bruneel, Jules Thi rimont, maréchal-de-logis d'astillerie Van Hoorens, A Theuwen, 1. Raeymaekers, Van-hove, Bozet, F. Denis, Vigne, Edmond Wa-gemans.Consulat de Flessingue : M.J. van'Boven, consul de Belgique; M. Dcroover, agent consulaire de Belgique; MM. De Mey, R. Geurts, P. A. Cox, Maer-« «h, Ver-miert, And. Van Kerchoven, E. Can-uaerts, E. Kesteleyn, E." Van den Broeck, Ph, Ferstruits. A, Hendriex, A. E. Hulmand, A. Devrac, A. De Cock, A. Clément, J. Blers, L. Ackx, Jean Van Hiem, Albert Hans, A. De Smet, C. De Geyter, J. De Bussches P. H. Deroover, Jacqueline Deroover. Consulat de Tilbourg: ' Paul Truyens, agent consulaire ; Léon Fabry, Jules Herbiet, Pierre De Cock Louis Fronville. Coisulaf de Boi8-le-Duc r- J. Dony, consul de Belgique ; R. Goedvriendt, J. van Gverstraten, J. Van Leema, A. Ooghée. Consuiat de Maestricht: L. de Villegas de St Pierre, consul de Belgique;J. Van Egten, J. Coibion, M. Al*il, A. De-"gueldre, J, van Wœnsel, E. Francotte, G. Huydts, Ed. Lagasse de Locht, J. Theuwis, E. Franchimont, M. Midrek. Cercle Belge, à Zwolle : Le général-major Werbrouck, le colonel Demey, Madame Demey, Mimine Demey, Pierre Demey, Fernande Duquesne, le gc-néral-major Trocmer, Mme Trocmer, Mlle j. Desfexhe, François Trocmer, Albert Pou-reau, le lieutenant Kort. Jeanne Coens, Gaston Marneffe, Anna Marneffe, Joseph Marneffe, Simon Marneffe,-Jean Marneffe, Jules Fabry, Joséphine Fabry, Léo Fabry, Pere Beets, Eclgard De Bruyn, Jos. De Hoeck, Ed. Claessens, P. Bahir, Ch. Symons, P.J.-jvlichiels, O. Jamoulfe, A. Bemier, P. Sor-geloose, C. Victor, J. Van Laeken, Edg. Hougardy, Charles Beullens, Mme Beullens, 'J"nia Beullens, P. "Van den Broeck, Joseph au ' Léon Boodts, Auguste De Keye, Aifons Gords, Jos. Larvrière, Jean Comyn, j- Goyens, P. De Backer, Dieudonné Lon-fe.e> juleç Vervliet, Frans Gooris, Ch. J. ekaert, sergent-fourrier Vandevivpre. Mme t Vandevivere, Joséphine Reynders, S. Bas-cour, Karel Wouters, Antoon Oyen, Gérard Billen, Maurice Simoen, A. Verbrugge, Frans Van den Bossche^ D. Van Nieuwen-hove, E. Dumoulin, Frans Peeters, Van Havermaat, L. Van Willugenburg, J. Rob-bin, Ed. Dedecker, Louis Vanderpleyn, R.-J. Wanzeele, Pierre De Heyn, Paul Mol, Léon Arnold, Pedro Debure, Cyriel Goe-man, H. Bauwens, Maria De Houwer, J. Wanpens, De Deyne, J. Bauwens, M. Ken-nis, J. De Backer, J. Huyts, Jos. Momont, E. Delissen, De Groote, De Meulemeester, W. Schaïs,- P.-J. Van Gils, J. Brandemans, J.C. Van de Wierd, Bertha Hoebeke, Henri Dussen, Harman Kleyn, François Montfort, J.-S. Piquet. — Fl. 9.60. Comité Belge de Schoondykc : MM. Daneels, Edward Peeters, Victor Hoste, Victor Monballin, Camille Dom-brecht, Aloïs Philips, Anna Daneels, Louise Daneels, Frédéric Daneels, Rachel Roegiers, Maria De Craene, Marie Engels. — FL 1.10. Bclgische Eendraclit, Koewacht : MM. B. Kiekens, Th. Van Damme, Famille Pieters, Th. Onghena, G. Moerdijk, Mme Vve Verbiest, De Waele, Apers, E. Waelput, A. Goossens, P. Verhoeven, P. Ongenae, Mme Vve Buysse, Mme Vve Van Damme, P. Apus, Uiterbaert, A. Kochuyt, D. Van Goeye, Van Damme, Leleux, A. Boon, Fr. De'Maeyer, Van de Goore, Paul Declercq, Alfons Smet, Petrus Plaquet, Flipse, Mad. Flipse, Mlle Van der Heyden, Bothi^r, Mad. Vertongen, Mad. Van De Wiele, Jos. Sœtens, Onghena. — Fl. 9.75. Oostburg : MM. Gratuma, bourgmestre d'Oostburg; a:qs, vice-consul de Belgique à Oostburg; Mme P. Lebrun, M. P. Lebrun, avocat; Herman de Groot, docteur à Oostburg; Preij, pharmacien ; Mme G. Daneels-van den Bos, Jan Daneels, industriel; Mme C. Bagin, Mme M Van den Broucke, MM. Van den Broucke, agent de change ; prof. Aug. Vanderlooven, prof. Edward Peeters, O. Paelinck, fabricant; Jef Haegeman, imprimeur-éditeur; Mme Schepens, François Wuijts, Mme Desutter, Dolphyn, fonctionnaire ; F. Lazoene, camionneur ; P. de Waele, Van Quaeth'em, A. Van der Vekens, J. Meysmans, tailleur; A. Blomme-Teirlinck, négociant ; A. Biomme, négociant ; Ch. van de Moortel, L.-Mcysman,fermier; DeCandt,-reritier; Alphons Degroote, peintre; A. Pi-laels, M. Van Troyen. — Fl. 3.25. Pensionnat St.-Joseph à l'Ecluse : , MMiles Marguerite Dhanens, Gabrielle de Vleeschouwer, Suzanne Blot, Marie Elisabeth de Wilde, Julia De Cort, Simone De Cort, Gabielle d'Hoore, Rachel D'Hoore, Alice Cooreman, Valérie Cooreman, Marie-Louise Bonté, Elisabeth Vandevelde, Marie-Christine Vandevelde, Marie-Louise Nevejan, Anna Vanderhaeghe, Marie Vanderhaeghe, Louise de Coen, Josepha ^e Coen, Marguerite de Coen, Jeanne Tanghe, Marie-José Bagein, Marie-Elisabeth Bagein, Mariette Clayes, Marguerite Sonck, Véronique Milios, Petra Gonzalès, Fabiola Lazaro, Nivia Salas, Vaniah Maestre. Lucie Roache ; Marie-Louise Sonck. — Fl. 4.36. Ecole belge de Papendrecht : Stockmans H.-L., Mme Stockmans, Ver-linden Elisa, De Wulf Cyrille, Dolhain Eli-sa, Ver Moesen Léon, Mme Verlinden, Pé-tré Oscar, Mme Pétré, Verlinden Marg. Maelfeyt Alph. Eug., Faucompret Jeanne Pieter Hertog, August Nauwelaers, Ferdinand Nauvvelaers, Aster Pelemans, Jozef van ttnmelo, Alphonse Van Keer, Loui» Wauters, Anna rleurquin, Louise De Pauw, Pauline De Roover, Hertog Angeline, Hertog Phi-lomene, Jamin Joséphine, Schaep Wilhelmine, Van Daele Angelique, Van Damme Maria, Van Geenhoven Rachelle, Van Looveren Rosalie, Van Puymbroeck Bertha, Vleminckx Leona, Wittock Aline, Cabay Blanche, Cop Frans, Courtin Angèle, De Bie Madeleine, De Cleene Madeleine, De Kimpe Rosa, Dreesen René, Henry Léonce, Nauwelaers Pierre, Paap Maria, Peer Philomène, Pele-man Alphonse, Scheltjens Marfa, Van Bo-gaert Maria, Van den Eede Mathilde, Van-derlinden Pierre, Van Emmeloo Léopold, Van Geenhoven Frans, Van Herbruggen Gustave, Van Ingelgem Jeanne, Van Kam-pen Maria, Van Noolen Louis, Van Puymbroeck Germaine, Van Reeth Désiré, Wil-laert Jan, Bodart Marthe, Cobbaut Nathalie, De Cleen Suzanne, De Kimpe Rosa, Den-dale Emilie, Garin Gilbert, Jamin Henri, Nauwelaers Frans, Pauwels Adolphe, Pau-wels Leopoldine, Pauwels Russell, Poot Louis, Tonneau Julien, Van Bogaert Frans, Van Roy Bertha, Verheyen Jeanne, Delvaux Edmond, Bodart Hec-tor, Delvaux Emile. - FL 1.76. (A suivre) Nouvelles du Jour — Une vive activité d'artiHerie ennemie règne depuis deux jours à l' Yser sur le front belge et sur le front anglais d'Ypres à La ^ Bassée. _ — Les troupes beiges ont étendu leur front. Elles ont repris un secteur près de la côte de la mer du Nord qui était tenu par les Anglais. — Les Français ont remporté un beau succès sur la rive gauche de la Meuse en pénétrant dans les tranchées ennemies sur un front de 1400 mètres et une profondeur de 800. Ils en" ont ramené 160 prisonniers et une dizaine de mitrailleuses. Sur la rive droite, ils ont repoussé plusieurs violentes attaques allemandes prédédées de bombardements violents. On signale l'apparition sur le front entre la Meuse et les Vosges d'un nouveau groupe d'armée allemande commandé par le général Gallwitz, un des lieutenants de Hinden-burg qui commandait en Russie depuis 1915. — L'activita d'aviation reste très grande. Les Anglais ont effectué deux raids réussis, deux jours de suite, sur les usines allemandes. Le 15 mars, ils ont abattu 19 avions ennemis et 23 le 16. 1 — Un protocole a été signé entre les Centraux et l'Ukraine pour la délimitation des frontières de ce dernier état. — Le congrès des soviets à Moscou, ratifiant la paix imposée par l'Allemagne, a reconnu enfin la nécessité d'organiser la nation armée. > — MM. Clemenceau et Orlando ont été conférer à Londres avec les gouvernants britanniques. M. Clemenceau est rentré à Paris fort satisfait. — Nous apprenons qu'en conseil des ministres, samedi soir, le gouvernement hollandais aurait décidé de répondre négativement aux exigences des Alliés en ce qui concerne le tonnage maritime, mais un "môdus vivendi,, a été trouvé qui donne à la fois satisfaction aux Alliés et à la Hollande. L'éminent chef îu département des affaires étrangères en Hollande, M. le ministre Loudon, fera un importante communication à ce propos ce mardi à la 2e Chambre. Les derniers journaux arrivés de Berlin disent aussi qu'il n'y a aucun risque de complications militaires avec l'Allemagne. C'est le moment. peut-être de rappeler l'article de l'officieuse Allg. Norddeut. Zeitung qui fit ici une certaine émotion il y a huit jours et qui prétendait interdire aux Neutres le droit de ' naviguer avec du fret pour les Alliés. Cet article semble établir qu'on se doutait à Ber- 1 lin de ce qui allait se produire et que l'on ! y a voulu prendre^ les devants pour inti- 1 mider les Pays-Bas. — M. le sénateur Colleaux, condamné à mort à Liège, aurait été grâcié. ! LA NATION BELGE Le XXe Siècle, notre vaillant confrère, qui se publiait actuellement à Paris comme on sait, cesse de paraître. C'eSt-à-dire que depuis samedi 16 mars, le XXe Siècle quotidien est remplacé par un nouveau journal d'union national qui porte ce beau titre : La Nation Belge. Le XXe Siècle annonce lui-même cette modification à ses lecteurs dans les termes suivants : Comme le XXe Siècle l'a annoncé, un nouveau journal quotidien paraîtra le 16 mars à Paris : La Nation Belge. Ce journal, assurant à ses lecteurs une information rapide et abondante dan» un esprit d'union nationale, le XXe Siècle pourra se consacrer plus particulièrement à l'étude des problèmes d'ordre moral, intellectuel ou économique que pose la restauration de la Belgique. Il a paru que la forme la plus appropriée à ce rôle serait celle d'un journal hebomadaire, moins asservi qu'un quotidien aux exigences de l'information générale.Voilà pourquoi, à partir du 16 mars 191S, le XXe Siècle au lieu de paraître tous les jours, paraîtra tous le» samedis. Les lecteurs du XXe Siècle quotidien voudront lire le XXe Siècle hebdomadaire et nous sommes certains qu'ils apprécieront son intérêt et les services qu'il pourra rendre à la cause nationale svivant la ligne de conduite qu'il s'est tracée et qu'a si élo-quemment approuvée la faveur du public belge. Nous les remercions vivement des témoignages de confiance qu'ils ont bien voulu nous accorder. Nous sommes persuadés que cette confiance restera assurée à notre nouvelle initiative et nou» leur en exprimons d'avance, au nom de la grande cause que nous avons l'ambition de servir, notre profonde gratitude. rIl nous-; reste à souhaiter — et de tout cœur — à no» dcU){ confrères la Nation Belge quotidienne et le XXe Siècle hebdomadaire longue et féconde carrière pour le bien du -£ay_% Hommage aux Belges du Pays envahi Il existe à Amersfoort un vaillant organe wallon qui donne le plus bel exemple de patriotisme éclairé. Il a publié à propos de notre Manifestation du 13 mars un article -de son rédacteur eu chef, auquel M. le docteur Terwagne a fait allusion dans son discours et que nous nous faisons un devoir de reproduire en entier. Voici comment s'est exprimé Amon nos Auics dans son No du 10 mars: Pour cetsx de " Là-bas „ Nous applaudissons de tout cœur à cette manifestation, d'autant plus que nous retrouvons, dans cette idée de communion avec les braves gens restés au pays, l'union inaltérable qui, jaihai», jusqu'au dernier jour de lutte, ne pent être violée par un Belge digne de ce nom. Idées pdlitiques, question de langues, divergences de vues de toutes sortent doivent disparaître devant le danger qui menace le Pays! Tous, nous devons condenser nos efforts pour endiguer le mouvement qui vient de se prononcer, et surtout pour appuyer ceux-là qui luttent si courageusament pour la défense de l'unité nationale. Notre petite organe wallon, seul en son genre en Hollande, pense réfléter l'opinion général des Wallons liégeois internés dans les camps en apportant son salut et se& applaudissements à nos frères des Flandres surtout, pour la beauté et la grandeur du geste posé par eux en refusant d'accepter la liberté qu'on leur offrait au prix d'une trahison ! Le refus, cependant, ne doit pas étonner l'occupant, qui, déjà au 2 août 1914, avait reçu la ^ même réponse du peuple belge tout entier. Sans doute, aussi, les Messieurs du " Raad van Vlaanderen,, ont-ils oublié l'Histoire? N'ont-ils donc jamais lu l'histoire des Communiera flamands, ni la façon dont leurs ancêtres se tenaient devant Charles-ie-Téméraire ou le Duc d'Albe? Pensent-ils donc que les Flamands sont des gens à se vendre pour quelques libertés ou avantages qu'ils paieraient bien cher plus tard et qu'i!s<se verraient retirés sitôt que l'on pourrait les opprimer sans vergogne ? Ont-ils cru que les Flamands allaient, en un seul bloc, marcher pour satisfaire des rancunes ou des ambitions personnelles ou permettre à quelques-uns de se remplir l'escarcelle, à leurs dépens? S'il en est ainsi, la bande de fanatiques s'est grossièrement trompée et la leçon qu'ils reçoivent à ce moment, à Bruxelles, à Gand, à Anvers, à Maline, etc., fait que nous les plaignons de tout notre cœur. Mais cependant, il n'est possible à personne de les excuser. Nous, les Wallons, qui si souvent, avons passionnément discuté les questions flamande et wallonnes, comprennons mieux que tout autre le courage dont font preuve les Flamands , en combattant ouvertement ceux-là qui croyaient déchiqueter la patrie belge en se basant sur la lassitude-causée par la guerre et la démoralisation qui, pen-1 saient-ils, s'étaient glissées dans l'esprit des Belges restés en territoire envahi. Ils avaient compté sans l'énergie et le caractère de la race flamande ! Ils ne sont pas Flamands, car ils ne comprennent pas les leurs ! Avec les braves gens qui ont sifflé, hué, et chahuté cette bande de traîtres, tous les Wallons sont de cœur et d'âme. Pas de question racique ou linguistique tant que la paix n'est pas faite avec l'ennemi commun ! Pas de séparation ni administrative ni autre, qui ne soit décidée, par un gouvernement où seront représentes tous les Belges, après le grand conflit ! , Pas de luttes intestines, pas,de querelles, tant que les nôtre» ne sont pas délivrés du joug sous lequel ils sont courbés! L'Union ! L'Union de tous, petits grands, forts ou faibles, riches ou pauvres, de toutes les opinions et de toutes les races ! L'Union plus que jamais ! C'est n cessaire ! A vous, frères qui vous rebellez contre les Judas qui veulent vous vendre, toute notre admiration, notre sympathie et nos encouragements, puisque nous ne pouvons rien d'autre pour vous! Nous les exilés, puisque l'on demande notre concours, apportons-le tous, sans ménagement, pour la belle cause, pour lagran-deur-de la Belgique. Et quand à vous, " Messieurs du Raad van Vlaanderen ,„ préparez vos malles ! Le vent qui souffle du sud nous apporte parfois le bruit sourd des canons annonciateurs de la délivrance ; il nous apporte aussi le cri d'esp.'rance des Flamands qui luttent, avec leurs frères Wallons, pour reconquérir pierre par pierre, maison par maison, rue par rue, village par village, quelquqp lambeaux de notre territoire ; et n'oubliez pas que, pendant que vous cherchez à semer la discorde parmi le» opprimé» et les affamés restés au pays, il y a, de Liège à l'Yser, en passant par Aer»chot et Louvain, des flots de sang flamand répandu, le sang des braves qui sont tombés au cri de : Vive la Belgique une et indivisible ! et dont les cadavres se dressent pour vous crier : Justice ! Vengeance ! et Réparation ! ! J. WiLMART. , Nouvelles du Pays Ce qui' leur manque De noire'torrespoiidant : Les usines électriques en Allemagne auss* bien qu'en Belgique se heurtent aux pires difficultés. De nombreux produits manquent en effet dont l'emploi est pour ainsi dire indispensable aux appareils producteurs, condensateurs ou- conducteurs d'électricité. La fée moderne se trouve bien dépourvue... Il n'y a plus de cuivre, plus d'étain, plus de gomme, plus de gutta-percha. Et cela depuis longtemps déjà. Les condensateurs se font en zinc. On emploie, pour les fils conducteurs Ordinaires, le zinc et le fer. Le caoutchouc fait, lui aussi, totalement défaut, et depuis plus d'un an et demi. Ou use, comme isolant, du carton comprimé. On ne trouve plus ni mica, ni micanite. Il n'y a presque plus de soie huilée oxydée. Les toiles sont rares et le deviennent de jour en jour davantage. Il n'y a plus d'ébonite non plus. Le coton est très rare. La juie est très chère, mais on parvient encore à s'en procurer. Le prix des bande» isolatrices a quadruplé. Il n'y a plus de fibres vulcanisées,. sauf chez quelques rares particuliers; plus de fibres brutes, plus de chanvre, que l'on remplace par- l'aîoès, plus de lin. On fait encore la gomme-lac à chaud sans alcool. A VERVIER3 Notre confrère Désiré Vinche, directeur de l'Union Libérale, qui avait été, il y a plusieurs mois, emprisonné à St-Gilles par les Boches ainsi que sa fille Madeleine, a été récemment remis en liberté. Mlle Vinche, elle, n'a pas encore été libérée. Nous avons aussi signalé l'incarcération de M. Jean Wisimus, marchand de laines, auteur wallon, propagateur de» Ligues de consommateurs, et celle de sa fille Simone. Tous deux avaient été enfermés à Namur. La jeunç fille a été libérée après 62 jour son père après 80 jours. Le régime cellulaire est st déprimant et débilitant que les ex-prisonnier» devront subir une cure de repos et de suralimentation. Hélas, comment retrouverons-nous, en ce cas, ceux qui auront souffert non pas des mois, mais des ans dans les geôles allemandes ? *" A BRUXELLES On annonce la mort de M. Léon Fîoty, secrétaire général de l'Union des Patroni Pâtissier» de Belgique. Le Moniteur t'e la Pâtisserie, dont il était le rédacteur en chef, passe pour être le plus intéressant des organe» de ce genre. DANS LE GRAND-DUCHE On sait que depui» la guerre, les Allemands détournent systématiquement nos jeunes gens des universités étrangères. Stricte défense d'aller suivre les cours universitaires en France ! S'ils vont en Suisse, innombrables difficultés, sinon 'refus du passeport à l'aller ou au retour. En guise de compensation, on leur offre un tas de cours sur la législation française à l'Université de Bonn ! La Luxemburger Zeitung dont la renommée boche n'est plus à faire, publie à ce sujet les indications suivantes, qui dit-elle, " ont été mises a sa disposition : „ " Pendant le semestre d'hiver 1917 à 1918, les Professeurs Crome et Schreuer feront différents cours sur la législation française entre autres sur le droit civil français, sur la législation commerciale française, etc., etc. Le Professeur Landsberg parlera du Code P<mal français, belge et luxembourgeois. „ 11 est facile de se rendre compte de la propagande insidieuse à laquelle les Allemands se livrent de cette manière, cherchant à attirer- nos jeunes gens à leurs Universités, afin de leur inculquer la mentalité teutonni-que.Relevons à ce sujet, qu'à Luxembourg une revue littéraire " La Voix des Jeunes „ se développe "très favorablement. Organe de l'Association Générale des Etudiants luxembourgeois, elle contient des poèmes très crânes où l'Allemagne est assez audacieuse-rnent trait e. — Fait symptoriiatique : dans les journaux nous trouvons une annonce de tous les chapeliers de Luxembourg informant le public qu'en raison du manque de marchandiset les magasins seront maintenant fermés tous les dimanches et jours fériés. — Même le cidre de pommes et de poires qui jouait avant la guerre un rôle plutôt secondaire dans l'alimentation de nos compatriotes, a été l'objet d'un arrêté gouvernemental. Un comité avait été constitué par le Gouvernement, mais il vient d'informer le public de ce qu'il ne peut plus accepter de nouvelles commandes de cidre, toutes les quantités disponibles étant vendues. La cidre se vend maintenant 650 fr. le foudre, c'est-à-dire au prix auquel le " Grechen ,» se vendait avant la guerre. En ce qui concerne le " Grechen on ai proposé de le vendre aux cafetiers, au prf>f de faveur de 3,7o0 francs par foudre, à cou-' dition que les cafetiers vendent le " Patt* chen „ 1 franc ; mais il paraît que les cafe» tiers ne sont pas très enchantés de cett«( proposition.

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