Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 24 Janvrier. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 25 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/fj29883z4q/
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Les Nouvelles ABONNEMENTS : Hollande: 1 florin par mois 2.50 11. par 3 mois Journal belge fondé à Maestricht en àoût 1914 Administration et Rédaction : La Haye - Prinsegracht, 18- Téiéph, 2787 Bureaux à Maestricht : Wilhelminasingel 27 . _ ___ ANNONCES; La ligne : 15 cents en 4e page. Réclames permanentes a forfait iLES NOUVELLES DU JOUR ! t — Aucune opération importante sur aucun ides fronts. Actions de patrouilles et de reconnaissance favorables aux Français à la ferme de Navarin et au Four de Paris. i — On annonce qu'un conseil des ministres-présidents et des ministres de la guerre des pays de l'Entente va se tenir prochainement à Paris sous la présidence de M. Clemenceau.j — On annonce aussi qu'une conférence navale interalliée vase réunira Londres. — Les journaux de Berlin prétendent que les grèves qui avaient éclaté en Autriche et en Hongrie et par lesquelles les populations affamées manifestaient leurs volontés de paix Seraient terminées. La situation reste cependant tendue. Les délégations ouvrières réclament non seulement la paix à tout prix, mais, encore des réformes électorales importantes et une prompte amélioration de la situation misérable et famélique où se débat le peuple. Autant vaudrait demander la lune ! — Un communiqué officiel turc avoue la perte du " Breslau „ dans les Dardanelles. — L'émeute sévit à Pétrograde. Les rues sont en sang. Deux anciens ministres de Kerensky : Ghingareff et Kokoschine ont été assassinés dans' leur lit à l'hôpital. Voir nos Nouvelles de la Guerre et Dernière Heure en 2me page. ! ,.Nous prions nos lecteurs qui reçoirenx lies nos. en double ou qui ont lu leur No. d'envoyer LES NOUVELLES en seconde kctuKei à des amis ou connaissances susceptibles de souscrire un abonnement. Ils tfoop&*>.WDt ainsi » ceirere utile de propagande patriotique." Notations du Front Beige Nos jours d'Histoire... —o— Bref épisode C'est décembre 1917 et c'est le quatrième hiver I Le froid a enseveli la plaine, et devant tiousDixmude — encore allemande — s'est résignée dans la pitié de ses ruines à attendre» telle la très vieille nonne, cassée par l'âge e* les disciplines, et qui dans la consolation des saintes litanies songe à l'approche de la vie divine. La terre de Flandre qui hier saigna comme jamais n'a souffert nul terrain de bataille, va à nouveau connaître l'endurance malgré tout de notre épopée. Quels que furent nos efforts, malgré nos morts,nous allons continuer notre garde sublime aux rives de l'Yser, garde sanglante où il faut plus de vaillance que pour attaquer et mourir. Les vents qui passent iront à nouveau porter en nos cités pa-iriales la détresseéle nos impatiences et dans le deuil profond qu'ont fait naître les camarades tombés, on s'organisera quand même — il le faut — contre les perfidies de l'attente. Quatrième hiver de guerre, que ta venue ne j soit pas trop dure à mes compagnons qui I luttent pour l'honneur et le droit! je me rappelle, je dois me rappeler... Nos gestes valent le souvenir, et pour les conter je voudrais,dans le cadre lumineux de ce mois des fêtes sacrées, des rimes merveilleuses et le génie des antiques rapsodes. Le souvenir me revient d'un geste de Pitié. Sous la protection des tirs d'artillerie,un parti belge dans la nuit avait gagné les tranchées allemandes. Se glissant le long de ce qu'hier avait constitué des parapets et qui aujourd'hui n'était plus que de la terre affreusement convulsée ou de lugubres entonnoirs, les patrouilleurs,portant sur le dos de la veste en signe de reconnaissance la croix blanche, s'élançaient aux objectifs. Etrangers aux cris éperdus des canons, ils allaient, fascinés par le but, prêts à bondir, à tuer ou à mourir. Les abris, le bastion, ils les voyaient, ils s'approchaient , ils les tenaient. Aux détonations des grenades ils accomplissaient leur mission de "nettoyage,, et par la surprise de leur audace voyaient des hommes de l'autre race prendre l'attitude des misérables captivités. Grimés de yaillance, ils avaient décuplé leur énergie, et dans le corps à corps avec l'ennemi il semblait qu'en eux à grands flots entrajént des forces neuves. Un fortin encore était ll.En un saut ra- < pide.deux, trois hommes se précipitaient.L'en- I Irée forcée laissait voir quelques Allemands I armés, mais apeurés, et qui devinaient l'inutilité de la résistance. Près d'eux, à leurs pieds, un corps couché, le corps d'un jeune gas, abattu par un des nôtres ou frappé accidentellement par l'éclat d'une grenade de chez eux ayant soudain explosé, je ne sais. La reddition s'était accomplie, et droit quand même, les yeux embués de larmes, le front ridé, les gestes brisés, un homme aux cheveux presque blancs, jadis sans doute brillant soldat de l'empereur teuton, sç tenait immobile, le regard fixé sur le cadavre. Le père et l'enfant ! Un drame de Sophocle ! Mais il faut se hâter. La mission a été remplie et l'objectif doit être délaissé. Les patrouilleurs ramènent trophées et prisonniers, et dans la joie de leur triomphe s'en reviennent, rapides, par les passerelles qu'ont jetées les braves et modestes soldats du génie. Le cortège guerrier se déroule en les tranchées et les boyaux, sous la trame légère de l'aube qui s'éveille. Des haltes se font en nos défenses. Des colloques quelquefois s'engagent, éloignés de de toute superbe. Soudain, au détour d'un couloir protégé par des sacs de terre, un son guttural qui semble gémir se fait entendre. La civière transportant le mort de l'abri, heurtée a basculé faisant vaciller le corps, et la plainte qui s'est élévée s'est arrachée de la gorge du père. C'est lui qui a supplié qu'on emporte son fils, c'est lui qui, lamentable loque humaine, suit le brancard, c'est lui qui veille, gardé respectueusement par nos petits fantassins. Oh ! ces pleurs d'un ennemi! Le malheureux hoquette, des larmes noient le visage, et des cris rauques avec peine s'articulent. C'est un pauvre homme, même èi c'est un Allemand! Devant cette désolation, les compagnons du coup de main se regardent à peine et sur les joues de l'un roule une grosse larme... C'est la revanche de la Pitié et c'est quand même la preuve de la bonté humaine. Mais que cette guerre est infâme, et qu'elle en soit à jamais maudite la responsable, cette sinistre Allemagne des prétoriens et des soudarts! F. P. GRENADES A MAINS Le Silence de l'Ogre L'Allemagne est passionnante à regarder ces jours-ci. Le drame secret n'est pas à Brest-Litowsk, mais à Berlin, Pendant que Pichon, Lloyd George, Wilson disent et redisent les buts de guerre de l'Entente, les Centraux se taisent obstinément. Nous ne savons pas,au moins officiellement, leurs buts, à eux. L'ogre allemand garde le silence, mais on l'a vu montrer les dents à la Courlande, à la Lifhuanie, à la Pologne. Hors quelques grognements incompréhen-I sibles, il n'a rien dit encore. Ses maîtres ne veulent pas qu'il parle. Ce silence est obligatoire, et voulu. " La prudence, disait von Bissing, nous im--pose d'éviter de diviser l'opinion de notre propre pays. „ Et il ajoutait : " 11 faudra persévérer dans ce silence jusqu'au moment où nous serons en état de prononcer des paroles définitives. „ . Pourtant nous avons comme l'impression que l'ogre s'agite. Le parti de Hindenburg et celui de Kuhl. mann ne sont pas d'accord, et, à chaque retour des plénipotentiaires de Brest, il y a du tapage jusque dans les couloirs du Reichstag, Guillaume II est attaqué par tel journal, repris par celui-ci, invité à abdiquer par tel autre (la " Deutsche Zeitung „. En réalité, l'Allemagne, qui formait un tout si bien organisé en 1914, quand elle se mit en campagne, est en ce moment coupée en deux et justement à propos de ces buts de guerre dont elle ne veut pas parler. D'un côté, il y a l'Allemagne du rêve, la Pangermanie, si l'on veut. Cette Allemagne-là afait un rêve qui lui semblait magnifique. Elle voulait mettre la main sur le monde. Elle avait préparé déjà les traités que ses généraux vainqueurs devaient imposer aux peuples vaincus. Le traité préparé à l'Angleterre a été publié. Ces jours-ci, pour la dixième fois au moins, depuis la guerre, les journaux reproduisent le Traité de Tannenberg, qui ampute la France et donne à l'Allemagne la Hollande, a Belgique, le Luxembourg, la Suisse, sans parler d'une indemnité de 35 milliards, de la reddition des flottes franco-anglaises et le reste. A côté de cette Allemagne du rêve, il en est une autre, celle des réalités, l'Allemagne bloc-quée, encerclée, qui n'a plus ni corps gras, ni huiles, ni café, ni thé, qui ne mange pas à sa faim,ne boit pas à sa soif, s'habl'-'e d'étoffes en papier, et s'hypnotise devant ses cartes de j vivre et ses listes de morts. A l'heure où nous écrivons, ces deux Allemagne, celle du rêve pangermaniste et celle de , la réalité, se regardent dans le blanc des yeux. , Elles n'en sont pas encore aux coups, — cela , viendra j'espère — mais elles en sont aux re- , proches» C'est tout le secret du conflit entre Kuhlmann et les généraux, Hindenburg et , Ludendorff en tête. La discordance entre les deux moitiés de l'Allemagne est évidente. Ayons la patience de suivre les progrès de ce mouvement intérieur chez nos ennemis, mouvement qui ne fait que commencer, qui peut aller jusqu'à la défaite, et qui, en tout état de choses, est un signe avant coureur de la fin. Pendant que les rêveurs et les réalistes d'Outre-Rhin sont aux prises, regardons-les avec la curiosité et l'espoir que comporte un tel spectacle, pour nous qui détestons l'Allemagne de tout notre cœur. Le silence chez l'ogre n'exclut pas la faim, au contraire ; et c'est sans doute parce que la bête est tout à fait affamée qu'elle se tait. Mais que lui servira-t-on ? La Courlande, la Lithua-nie, la Pologne ? Ce n'est pas sûr encore. La faim, trompée à l'est, pourrait valoir un coup de dent à l'ouest. Oui peut être. Mais combien aléatoire ! Il reste une troisième hypothèse. L'ogre allemand, auquel ses dompteurs auront refusé une proie à4'est et qui se sera heurté à l'ouest .-•iU mur d'acier des baïonnç; es alliées, pourrait peut-être à titre d'accompte, se jeter sur ses dompteurs et les dévorer pêle-mêle, rêveurs pangermanistes, ou réalistes prussiens. Henri Heine, qui connaissait son monde boche, a fait cette prédiction, dont la réalisation nous comblerait d'aise : " On jouera en Allemagne, un drame auprès duquel la Révolution française n'aura été qu'une idylle. „ Le silence de l'ogre, silence effrayant, inexplicable, redoutable aussi, me donne l'impression que le drame est proche, et je me redis tout bas ce que j'écrivais en commençant: L'Allemagne est passionnante à regarder, oui passionnante, surtout quand on est belge et qu'on attend la revanche de tous les maux dont la Patrie a souffert. Philippe LENCLUD. Pour les poilus français PARIS. — Les ministres de la guerre et des finances viennent de déposer un projet 1 de loi améliorant considérablement les conditions des mobilisés au front. D'après ce projeta l'indemnité dite de " combat „ profitera désormais à tous les officiers ou hommes de troupes engagés directement dans la bataille. Elle sera en outre portée de 1 à 3 fr. par jour. Elle sera, pour un sixième, payée en même temps que la solde ou le prêt et, pour le surplus, versée au pécule. L'accroissement de ce pé- • cule qui, en cas de décès, revient aux parents proches, est de nature à l'alléger le fardeau des préoccupations qui pesaient sur le soldat au front. Le ravitaillement est de plus en mesure d'assurer aux troupes en campagne 1? distribution d'un litre de vin par homme et par jour, soit un demi-litre à titre gratuit et le surplus à titre remboursable. Les 3j4 de pinard des poilus deviennent donc le litre quotidien, ainsi que le désirait le général commandent en chef. La réalisation de ce programme permettra par suite de satifaire pleinement les demandes des combattants, et en même temps de mettre fin à l'exploitation, dont ils ont été trop longtemps les victimes, de la part des mercantis. Les ministres de la guerre et de» finances sont en outre autorisés à préparer un second projet de loi ayant pour but de compenser équitablement les charges de famille des militaires aux arméefc sans distinction d'origine ou de grade. Ce projet assurera en même temps la re. vision des indemnités de cherté de vie et des allocations supplémentaires dans les 1 mêmes conditions pour les combattants de 1 l'armée active e- ceux de complément Nouvelles Les Inondations De grandes pluie3 succédant à la fonte des îeigesont fait déborder la Senne à Forêt, Droogenbosch et Anderlecht. Quelques caves mvahies. La Meuse a aussi débordé. A Tilleur il y a in mètre d'eau dans l'église ; à Jemeppe on a iû sonner le todsin pour que les habitants ac-:ourussent sauver 60,000 francs de viandes jui étaient à l'abattoir menacé. Tous les environs du quai des Carmes sont sous l'eau. Renory Wandre, Bressoux sont inondées. La Vesdre a aussi débordé à Chênée où la rue Je la Station est sous l'eau. A BRUXELLES Nos peintres travaillent et exposent. Pierre Thevinet (frère de Cécile Thevinet, la cantatrice bien connue) expose à la salle l'Intérieur, rue de Namur. René Gevers a ouvert un salon-net à la Galerie d'Art, rue Royale, A ANVERS Un ordre du gouverneur militaire, général d'infanterie Von Zwehl, en date du 11 janvier, interdit les attroupements dans le lOme district, des attaques contre la force de police et des tapages noctures s'étant produits. A cause de ceux-ci, du 15 janvier au 15 fé. vrier, les cinémas, cafés, hôtels, logements, restaurants et autres locaux publics devront être fermés de 6 h. du soir à 6 h. du matin, pour la portion de la ville comprise entre les rues de l'Enseignement, du Commerce, du Sable, Basse et Dambrugge, partie située au sud du chemin de fer communément nommé à Anvers " du Schijn Entre les dites heures, personne ne peut sortir de chez soi, dans cette partie de la ville, sauf les Allemauds, les sujets neutre, les médecins, accoucheuses, prêtres e"h service et les fonctionnaires en activité. Les contrevenants sont passibles de 600 marks d'amende ou d'un emprisonnement de six semaines, ou des deux peines additionnées. A VERVIERS Des actes de réel bandistime se produisent constamment. II y a quelques jours on signalait un vol en bande, à main armée, opéré par des bandits masqués, à Tribomont, chez des paysans, les époux Julien Léonard, chez qui 15,000 frs de titres furent enlevés. Mais voici mieux. En pleine ville, pont du Chêne, en face de l'église St-Antoine, deux individus, restés jusqu'à présent inconnus, sont allés dévaliser la bijouterie de M. Quoi-lin avec une audace extrême, Le jeudi 10, au soir, ils ont pénétré dans le magasin et, après avoir soigneusement refermé la porte, ont braqué des révolvers sur M. et Mme Quoitin les tenant ainsi en respect. Après quoi, ils ont enlevé des bijoux pour plusieurs milliers de francs, enlevant à M. Quoilin jusqu'à sa propre montre, lis ont pu fuir sans être inquiétés. M. Quoilin, le volé, a deux fils à l'armée : un qui fut blessé à Anvers, l'autre footballer renommé et back bien connu du C. S. Ver-viétois.— Le distingué président du Comice agricole de Verviers, M. Hansoulle, membre du conseil supérieur d'Agriculture, avec son secrétaire M. le chevalier Emmanuel Van Troyen, s'occupent activement de l'alimentation populaire verviétoise. — M. l'avocat Théophile Desenfants, dont plusieurs journaux avaient annoncé le décès, est heureusement en parfaite santé ! A DISON Mme Moureau, veuve du percepteur des postes, et qui habitait encore le bâtiment de la perception, vient d'être asphyxiée par le gaz ainsi que sa petite fille âgée de 5 ans. Mme Moureau habitait avec ses deux filles, dont une, Mme Collette, mère de la petite victime. , C'est Mme Collette, qui fut la première incommodée, Mme Moureau en se levant pour lui porter secours tomba morte au pied du lit. L'enfant commençant à se plaindre à son tour, Mme Collette' fît l'effort de se lever pour îller chercher aide, mais tomba dans i'sscalier :t se blessa sérieusement à l'arcade sourciliére. 3'est le facteur qui, au matin, trouva lesmal-teureuses et il faïllit îui-rnênie se trouver mal du Pays ! en entrant. Mme Collette et sa sœur qui seules respiraient encore, ont été transportées à l'hôpital St-Laurent, à Wesny-Dison, A PEPINSTER La semaine dernière les boches ont enle-., vé les cuivres rue Froidrue dans toute la localité; le château des Mazures,propriété du regretté ministre M. Davignon, n'a pas été épargné,^ M. le docteur Fraipont, notre dévoué bourgmestre et conseiller provincial, préside toujours avec beaucoup de courage à l'administration de la commune, Les "0. Wé„ de chez nous Savez-vous que c'est ainsi qu'on appelle en Hollande, ceux.... comment dirai-je.., ceux à qui la guerre n'a pas fait de tort enfin ou.... si vous préférez,ceux pour qui, vraisemblablement " cela devrait toujours durer „ ! Vous n'ignorez pas qu'il en existe aussi che£ nous de ces O, Wé et des nôtres nous avons heureusement le droit de parler ! Plus que cela, il me semble que c'est pour nous un devoir de le faire. Pourrait on, en effet, assez prouver à tous, mais surtout à nos frères momentanément esclaves, si justement indignés de la conduite de ces " inaptes „ que, par dessus tous les obstacles, y compris les casques a pointes et les fils électrisés. on s'unit à eux pour flétrir la façon d'agir de ces sans-patrie, sans-cœur, sans-conscience, sans-hon« ■ neur ? Avaut de parler de la chose il convient peut-être de s'arrêter un instant aux termes : Ces deux lettres O. W. (que l'on prononce O-Wé) constituent l'abréviation des deux mots : Oorlog-Winner. Le premier biea connu de tous hélas ! le second se traduisant pargagneur ou " profiteur „. Cette explication étant donnée en passant pour les novices e» la matière, car, je ne veux faire à aucun de ceux qui me feront l'honneur de me lire l'injure de supposer qu'ils n'ont pas produi tous leur effort pour arriver à la connaissance plus ou moins parfaite de la langue flamande. Ceci dit, revenons.à ces misérables O. Wé qui, à mon avis, autant que,,., leurs meilleurs clients empoisonnent l'atmosphère de notre cher pays, j Combien je regrette de n'avoir pas le talent de nos écrivains. Quelles belles pages four» niraient l'étude approfondie de ces mentalités de bas étage, l'analyse détaillée de cette lutté gigantesque à laquelle nous assistons, presque déconcertés, entre l'argent et l'honneur : le premier provoquant le second, celui-ci mépri-sant celui-là ! * A défaut de mieux, permettez-moi de vous exprimer bien simplement, quelques réflexions personnelles qui, j'en suis sure, trouveront un complément direct d'indignation dans le cœur de tous les patriotes, à l'adresse de ces gueux d'O. Wé ! Le mot choquera peut-être l'un ou l'autre... Et cependant, comment qualifier autrement des individus capables et coupables d'actes aussi antipatriotiques, de calculs aussi bas, de combinaisons aussi viles ! Car, impossible n*est-ce-pas, de tirer profit des circonstances tragiques de l'heure présente, sans en abuser indignement, c'est-à-dire sans manquer à son devoir de patriote ou â ses obligations vis-n vis de ses semblables ! En effet, qu'est-ce que la patrie pour ceux qui, par esprit de lucre ou par... sympathie favorisent honteusement le ravitaillement de l'ennemi,? Que dire de l'égoïsme et de la trahison de ceux qui, voyant leurs frères exposés à toutes les privations, tendent une main sacrilège à leurs bourreaux de manière k les affamer davantage ; ou de la criminelle condescendance des misérables qui daignent parfois leur offrir de quoi ne pas mourir de faim à des prix exorbitants et faits d'ailleurs tout exprès pour ceux qui... n'ayant n'y casques à pointes, ni baïonnettes ne sont décidément pas très redoudables. 1 Quant à l'honneur et à la conscience de ces individus je n'en parlerai pas car il me semble que ceux-ci ont sombré depuis longtemps, quand chez un homme le patriotisme et le sentiment font naufrage à leur iour. , Quelle mentalité ont-ils donc, grand Dieft, ' ■ . x "s —\ . " ' ""V Année N. 152, Directeur-Fondateur : François OlyH, Jeudi 24 Janv.1918. Il M.1.1 H mil— lil 'IT ■■■■ , , ,

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