Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 30 Mars. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 12 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/7d2q52gj8q/
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Les Nouvelles ABONNEMEN TS : Hollande: 1 florin par mois 2.50 fl. par 3 mois Journal belge fondé à Maestricht en août 1914 Administration et Rédaction : Bureaux à Maestricht : La Haye - Prinsegracht, 16- Téléph. 2787 Wilhelminasingel 27 AN NONCES: La ligne : 15 cents en 4e pag*3. Réclames permanentes â forfait L'Odyssée d'un Pauvre Gosse Comment les MBIeitiands les petits enfants iseiges .. . - De noire correspondant de Maestricht : C'est un tout petit bonhomme, 1 m. 42 exactement, maigre mais cependant bien portant. Il paraît avoir 13 ans. L'air intelligent, très fier, il nous raconte sa douloureuse histoire* en un français assez correct, 'mais avec un accent allemand qui le rend vraiment très curieux. J'ai 17 ans, dit-il de sa petite voix fluette. J'ai été fait prisonnier deux ou trois jours " après la guerre „ (août 1914). J'avais alors environ 13 ans et demi... Je jouais avec 16 autres petits camarades de mon village dans le bois, chez nous, à Folz-les-Caves, près de Landen, où il y a de grandes surfaces boisées. Tout à coup jnoas sommes entourés par une dizaine de soldats allemands dont l'un me prend par le bras et empoigne un de mes petits «mis, tandis que les autres soldats font de même. Et ainsi, deux par deux, ils nous emmènent nous ne savions où, sans nous laisser même la douceur d'aller embrasser nos Mamans, leur dire où nous étions, Ce que nous devenions. Pas un de nous ne put échapper. Je n'ai plus revu depuis lors ma chère maman, ni mes sept petit» frères et Sœurs qui sont restés e:* Belgique. Nous avons suivi tantôt des grand'routes, tantôt des chemins de terre. Par-ei par-là, les Allemands ramassaient d'autres gamins Ças plus âgés qu^ nous. Au soir nous étions 0 ! Nous sommes arrivés dans une grande gare. Des soldats nous ont fourrés dans des wagons, 15 par compartiment avec pour chaque groupe 5 soldats allemands baïonnette au canon et cinq cartouches — le gosse dit: "5 patrons,, — au fusil!... Nousrsommes arrivé.» à Aix, puis à Cologne, 5ù nous avons reçu enfin un morceau de noir pain,,. Tous nous pleurions et beaucoup Ont été malades. On nous a conduits de là à Wahn. Nous y avons su enfin ce que l'on nous voulait. On nous a mis en effet à chacun autour du bras une bande blanche portant ces mots : " Kriegsgefangene „ ... Et en disant cela, notre petit part d'un grand éclat de rire tant il trouve la chose cocasse et drôle encore pour des gosses de son âge !... Je ne sais pas ce que mes petits camarades sont devenus. Les un3 ont été envoyés d'un côté, les autres par ailleurs. Moi j'ai été expédié dans un? ferme très de la frontière, où je suis J'y travaillais très fort, avec deux chevaux, à tous les travaux de la campagne et dans les écuries. J'y recevais le matin une tartine de " noir pain,, non beurré, à 10 h. la même chose, à midi une soupe et deux ou trois pommes de terre, le soir une so jpe. Au commencement j'avais "beaucoup îtitn ., mais je me suis habitué. Les gens n'étaient pas méchants ; quand je n'avais pas bien travaillé la femme me frappait ; mais l'homme, qui était buveur, m'aimait bien. J'ai essayé deux fois de m'enfuir. La première fois, j'ai été repris près de la frontière. J'ai été mis dans une prison " toute noire „ pendant six semaines, avec pour manger et boire du " sec pain „ et de l'eau. La seconde fois j'ai été repris près de Liège et j'ai été condamné à trois mois de prison ! C'est dur, Monsieur, pour un enfant comme moi, de pareilles tortures. J'en -ai beaucoup souffert. J'ai recommencé cependant mes projets d'évasion. Quelque chose de plus fort que moi m'animait. Je voulais revoir Maman ! Ce besoin étail en moi plus fort que la souffrance, plus fort que la faim, plus fort que la peur, plus fort que tout. (Et le gosse en nous disant cela a les yeux qui brillent d'une flamme ardente!) Nous étions sept petits Belges de mon âge qui travaillions dans les fermes des environs. Depuis longtemps nous épargnions de notre solde — moi je gagnais douze marks par mois — pour soudoyer une sentinelle. Dimanche matin, nous nous sommes réunis, nous avons donné 50 marks à un soldat que je connaissais depuis quelques temps : il nous a laissé passer ! Une heure durant, nous avons fait semblant de jouer non loin du fil de fer... J'ai marché, seul, à pied jusqu'à la ville voisine. Mes amis ont été arrêtés, je crois, par des soldats hollandais ; moi seul " j'ai couru „ ! j'ai été chez " Monsieur le consul de Belgique ,,. Il m a dit que je suis trop petit pour être soldat belge. Mais, voyez-vous, Monsieur, ce n'est pas de ma faute. Le médecin belge d'ici m'a dit que je n'avais pas assez mangé et que je n'ai pas poussé comme les autres. J'attendrai ! Je vais travailler pour gagner beaucoup d'argent pour envoyer à ma Maman en Belgique.Mon Papa, lui, était soldat, avec mon frère aîné. Ils sont tous les deux prisonniers en Allemagne depuis longtemps... J'ai pu voir une seule fois mon pauvre Papa et jamais mon frère ! — Notre conversation est finie. L'enfant n'a pas laissé échapper une plainte. Il s'en est allé jouer au foot-ball au Vrythof, avec les enfants de l'hôtelier qui l'a recueilli. Et je reste assis, comme écrasé par ce récit si naïf et si poignant à la fois d'une des innombrables victimes des Barbares sans entrailles.J'ai rendu- de mon mieux le récit tel que le gamin me l'a fait. Je n'y ajoute aucun commentaire, aucune réflexion.J'ai le coeur trop gros. Mais je voudrais que les mamans d'ici le lussent pour que se fortifient leurs sympathies pour les Belges si grands dans leur infortune, même quand ils sont si petits...Notre compatriote et ami, M. Joseph Vandenhove, l'aimable tenancier de l'Hôtel du Centre à Maestricht, a pris notre petit ami à son service. Il sera chez lui comme un enfant de la maison. P. H. Les Prisonniers Belges De notre correspondant : Berne, le 23 mars. Il vient de se signer à la légation d'Espagne, la première convention Belgo-Alle- ! mande relative aux prisonniers civils. C'est la première fois que des délégués allemands et belges se rencontrent depuis la guerre. M. Yseux, de l'Office central des prisonniers du Hâvre, était le délégué belge auquel était adjoint le commandant Guilleau-me de PFtat-major. A partir du 8 av;;l seront donc libérés (sous réserve de la «Ification de la convention par les deux gouvernements) les femmes et jeunes filles, les hommes de moins de 17 ans et de plus de 45 ans, les inaptes au service militaire, les prêtres et '"-les médecins sans distinctions d'âges. Seront exclus de la faveur ceux qui ont été condamnés pour crimes et délits ; peut-être il y aurait-il un adoncissement à cette mesure. Dans l'application de la convention, la Belgique rendra les prisonniers civils allemands, prisoa.iwr» Belges, internés en France et qui se trouvent dans les conditions, ainsi que les Aliénnnds civils de l'Afrique orientale. _ On espère sous peu arriver à un échange tête par tête des prisonniers civils ayant entre 17. et 45 ans. il est à espérer que la Belgique étant entrée dans la voie des convenons d'échange y persévérera. Toutes les 4«i'lîeî belges qui ont u» dai lew en Allemagne seront heureuse, que le gouvernement belge fait toi,? :es efforts pour arracher quelques mternes à l'occupant. La conférence a duré huit jolirs sons la présidence de S. E. le ministre d'Espagne Qui s est acquitté fie sa tâche délicate d'une *açon au-dessus de tout éloge. LES BATEAUX EN BETON ARME On a lu dans les journaux, il y a quelques jours, une nouvelle en cinq lignes qui, pour la plupart des lecteurs, aura sans doute passé inaperçue. Elle relatait le lancement, à Krimpen a. de Lek, d'une allège de 480 tonnes construite en béton armé. Cette nouvelle a fait quelque bruit dans le monde de la navigation, car c'est la première fois qu'un bateaux en béton de pareil tonnage est lancé dans les Pays-Bas. Elle doit aussi intéresser nos compatriotes car c'est à des Belges que cette allège doit son existence. Les promoteurs de 1 entreprise sont MM. J. H. Courboin, de Bruxelles, A. Jouret, de Lessines, et L. Speltinckx, de Gand. Les ingénieurs qui ont dressé les plans et dirigé la construction, MM. Kinet, Lemaire et Richez, sont des soldats internés; comme la plupart de souvriers du châtier Le lancement a eu lieu devant un petit groupe d'invités appartenant à la colonie belge et aux cercles maritimes de Rotterdam, en présence, notamment, de l'inspecteur de la Navigation. Après que la marraine, Madame Léon Speltinckx, eut tranché le cable symbolique, l'allège s'élança et prit possession de son élément, battant pavillon néerlandais et arborant un grand drapeau belge. Tout s'effectua sans incident mais au milieu d'un réel enthousiasme. En quelques mots très heureusement choisis, l'Inspecteur de la navigation félicita tous ceux qui ont collaboré à l'oeuvre, exprima son entière satisfaction du résultat obtenu et prédit à l'entreprise de brillantes destinées. En tous cas la preuve est faite que l'on peut, dès à présent, résoudre en Hollande la question du tennage par le béton armé. Dès avant le lancement de la première allège les chanliers de KRIMPEN préparaient déjà les coffrages pour construire simultanément 6 nouveaux bateaux qui seront lancés dans quelques semaines, avec le même succès, souhaitons-le, que leur devancier. Nouvelles du Jour i vv - — Les nouvelles sont meilleures. Les troupes anglaises prononcent des contre-attaques toujours plus énergiques et plus puis-» santés, les renforts continuant à leur arriver. Au S. de la Scarpe et au S. de la Somme les combats ont continué avec violence sans ? que les Allemands aient pu marquer aucun nouveau succès. Mais ils ont pronon-~ cé une nouvelle attaque à leur extrême ' droite, sur des positions à l'Est d'Arras restées jusqu'ici en dehors de l'offen-; sive, et sont parvenus à s'emparer de quelques avant-postes au prix de pertes fort ; élevées. Les Anglais, en force de ce côté, " luttent avec vigueur pour rejeter l'ennemi, 3 comme ils ont entrepris aussi de grosses s contre-attaques pour arracher à l'ennemi la ® ville d'Albert. e — Les Français enregistrent un brillant , succès au S. de Noyon, ils ont contre-atta-qué avec élan et reconquis les trois villages k de Courtemanche, Mesnil-St.-Oeorges etAs-sainvillers en avançant de 2 à 3 kilom. en n profondeur sur un front de 10 kilomètres. :s — Anglais et Français, sur l'avis de MM. is Lloyd George et Clemenceau, se sont enfin ;s mis d'accord pour fondre en un seul bloc i- les forces britanniques et françaises et créer s, un commandement unique interallié. C'est e une mesure qui s'imposait et l'on peut en il attendre, en ce moment surtout, les meil-is leurs résultats. u — Belle victoire des Anglais en Mesopo-î- tamie. Les forces armées turques au N.O. r- de Hit ont été capturées presqu'en entier. ; 3000 hommes, 10 canons, des quantités de mitrailleuses, fusils, approvisionnements et [- munitions sont tombés aux mains des trou-it pes britanniques. s, Les Anglais se sont avancés jusqu'à 45 é- milles au N.-O de Hit. is — En Palestine, les Anglais ont fait 200 ié prisonniers et abattu 4 avions ennemis. I EN MESOPOTAMIE n Une fe:alle* Ifictoïpe j anglaise :t Les troupes britanniques s'emparent , d'une forte position turque sur 5t l'Euphrate et capturent 3000 f prisonniers, 10 canons et un gros butin i- LONDRES, 28. — Reuter officiel: i- Les 26, les troupes britanniques qui se battent sur l'Euphrate au N. O. de Hit, ont ie entrepris une opération militaire extraor-n dinairement réussie qui a conduit à la ir capture ou à la destruction d'à peu près 1S toute la force armée turque dans cette région. :s Tôt le matin, nos colonnes partirent à IS l'assaut des positions turques de Chan Gagh-dadiek à 22 milles an N. O. de Hit. Notre cavalerie s'étendit loin au-delà autour de h l'aile droite ennemie pour attaquer l'en-nemi dans le dos aux deux cotés de la route it vers Aleppe. ;e A la tombée de la nuit, les principales positions ennemies au N. de Chan Gaghda-dich étaient enlevées d'assaut. Notre cavalerie coupa la retraite au gros des forces ennemies qui cherchaient à se frayer un l chemin vers le N. Ces forces furent repoussées avec de grandes pertes. Suivant les rapports reçus jusqu'à présent* i. nous avons fait 3.000 prisonniers parmi i* lesquels un commandant de divisions, deux i- commandants de régiment et environ 200 e autres officiers turcs, un officier et quel-• ques sous-officiers allemands. s En outre, nous avons capturé 10 canons, a 2.000 fusils, quantité de mitrailleuses, 600 il bêtes de somme et un nombreux butin, e La poursuite du restant des forces enne-r mies à déjà été poussée jusque Boy et Ha-n ditha à 45 milles au N. O. de Hit, e Nos pertes sont très petites, i, es EN PALESTINE Les Anglais font 200 prisonniers r et abattent 4 avions t LONDRES, 28. — Reuter officiel : e Hier à 4 heures nos troupes se sont por- - tées en avant à l'E. du Jourdain dans la di-■ rection de Amman ; nos troupes montées se ; trouvent à moins.d'un mille de la ville. Au ^ cours des combats des derniers jours, nous t avons capturé 200 prisonniers. N03 aviateurs ont abattu 4 avions enne- - mis et ont bombardé des troupes et trans-s ports ennemis sur la ligne du Hedjaz. Des - touches directes ont été observées. Dans la nuit du 27, des raids réussis ont f été exécutés sur différents points entre Jéru-| salem et la vallée du Jourdain. ; EN MACEDOINE : PARIS, 28. — Reuter officiel : Echange du feu d'artillerie au N.-O. du - lac Doiran, dans la région de Vetrenick et t dans la boucle de la Czerna. Le service aérien Britannique a effectué - avec succès plusieurs bombardements près i de Doiran ainsi que sur la ligne de chemin . de fer de Serrès-Brama. La Bataille de la Somme Brillantes contre-attaques ; des Alliés : Les Français reprennent 3 villages et avancent de 2 à s 3 kilom. sur un front de 10 — LesÂnglais repoussent toutes les nouvelles attaques e ' ! Belle Victoire anglaise en t ffiésopotamîe ', Les troupes britanniques capturent 3000 Turcs, 10 s canons et un gros butin Les Allemands attaquent à l'E. d'Arras LONDRES, 28. — Reuter officiel du matin : Hier soir et au cours de la nuit, de violents combats ont été de nouveau livrés aux deux côtés de la Somme et au N. depuis Albert jusqu'à Poyelles. - L'ennemi a exécuté des attaques répété e près de la Somme et dans le voisinage de Beaumont-Hamel, Puiseleux et Moyenne-ville, mais il a été repoussé. Nous avons fait un certain nombres de prisonniers et capturé des mitrailleuses. La lutte continue violente sur les deux rives de la Somme. Ce matin l'ennemi a ouvert un fort bombardement contre nos positions à l'E. d'Arras- et dans ce secteur une attaque se développe.Les Français ont évacué Montdidier après des combats acharnés PARIS, 28. — Havas officiel de 2 heures: La bataille a continué hier soir et pendant la nuit. L'ennemi, bloqué par nos troupes héroïques et durement éprouvé devant le front de Lassigny-Noyon i ive gauche de l'Oise, a concentré toutes ses forces contre notre aile gauche et dirigé d encrai;- quantités de troupes sur le secteur de Montdidier. La bataille a pris de ce côté un caractère de violences inouïes. Nos régiments qui disputent le terrain pied à pied et font subir de lourdes pertes à l'ennemi, n'ont pas faibli un instant et se sont retirées en bon ordre sur les hauteurs immédiatement à l'O. de Montditier. Feu d'artillerie intermittent sur les autres parties du front. Le Communiqué de Berlin BERLIN, 28. — Wolff officiel : Sur le champ de bataille en France, les Anglais nous ont à nouveau opposé de nouvelles divisions amenées des autres fronts. Au N.-O. de Bapaume, nous avons rejeté l'ennemi sur Bucquoi et Hébuterne. C'est en vain qu'il s'est battu avec acharnement pour reconquérir Albert. De violentes attaques soutenues par les tanks ont été arrêtées à l'O. de la ville avec de sanglantes pertes pour l'ennemi. Au S. de la Somme nos divisions se sont frayé un chemin en différents endroits des positions ennemies et ont rejeté les Français et les Anglais dans le terrain resté inviolé depuis 1«J 14. Les troupes victorieuses du Kronprinz ont dans leur attaque soutenue de St-Quentin à la Somme enfoncé les positions ennemies sur une profondeur de 60 kilomètres. Elles ont avancé hier au-delà de Pierrepont et .occupé Montdidier. Nos pertes sont restées dans les limites normales sauf en quelques peints où elles sont plus lourdes. Le nombre des blessés légers est évalué à 60 ou 70 p. c. des pertes totales. Sur le front en Lorraine, les combats d'artillerie deviennent de plus en plus intenses.Le capitaine von Richthofen a obtenu ses 71e, 72e et 73e victoires aériennes. Rien à signaler sur les autres fronts. Le rétablissement LONDRES, 28. — Reuter : Le Time s remarque que les Allemands ont été repoussés juste au moment où ils s'approchaient le plus d'Amiens et où l'espérance leur gonflait davantage le coeur. Les Français reçoivent eux aussi continuellement des renforts et lentement la situation se modifie. Les deux ailes des alliés sont très fermes. Mercredi, la ligne occupée par les Alliés était plus solide qu'avant la bataille. Les Allemands n'ont plus fait aucune avance sauf devant Buquoy et Montdidier.Comme à Verdun LONDRES, 28. — Reuter : Le Daily Mail estime que les pertes allemandes sont très grandes en proportion de celles des Anglais. * Il n'est pas possible que les Allemands tentent encore une attaque sur un autre point ; ils se trouvent maintenant à peu près dans la même situation que lors des premiers jours de Verdun.. Nouvelles attaques LONDRES, 28. — Reuter : Entre la route d'Arras à Bapaume, ver§ Bray à la Somme, l'ennemi a entrepris le 26 et le 27 des attaques sur une grande échelle, suivant le correspondant du Daily Chronicle. Il a suspendu ses attaques pendant un certain temps afin de réorganiser ses troupes et d'amener son artillerie. Néanmoins l'ennemi a exécuté quelques mouvements en avant qui ont conduit en certains points à de violents combats qui ont encore augmenté ses pertes. Nouvelle déclaration de M. Clenienceaa PARIS, 27. — Reuter: En parlant à la commission de l'armée, M. Clemenceau a dit qu'au cours des dernières heures les tentatives de l'ennemi ont diminué. Le moment approche où les réserves franco-anglaises entreront en action. Alors la bataille prendra une autre tournure. • Il y a tout lieu de croire que l'ennemi ne saurait conserver ses gains. — oc® La Bataille de la Somme " Paris-Midi „ (Henry Bérenger ) : Les nouvelles réelles de la grande ba« taille engagée sont de nature à réconforter hautement la capitale de la guerre qui n'a jamais désespéré de la victoire, même et surtout dans les heures les plus difficiles de Charleroi et de Verdun. Faisons comme elle. Travaillons ! C'est le seul emploi du temps .digne en*ce moment des armées et de la patrie. L' " Homme Libre „ : La masse énorme des divisions prussiennes, réserves fraîches à la rescousse dès le premier jour, n'a pas été, cette fois encore, le " poing fermé „ dont le kaiser menaçait d'ébranler notre porte. Ne nous faisons d'ailleurs aucune illusion. La bataille continue et l'Allemagne, aveugle, têtue, renouvellera son effort aujourd'hsii, demain, de nombreux jours encore. Elle jettera dans la fournaise toutes ses troupes qui lui reviennent de l'Est et, avec elles, le plein de ses ressources et du butin qu'elle a pu faire ailleurs. Elle martèlera notre front durement, fortement, fera dans le souple acier de nos défenses des bosses par-ci par-là, mais ne cessera pas d'avoir devant elle, solides et superbes, la confiance et la bravoure anglaises, la confiance et la bravoure françaises et l'aide américaine, confiante et décidée, par surcroît. Le coup est rude, le sera encore sans doute, mais était attendu, prévu, paré d'avance. Pour être prêt, archi prêt, l'ennemi a trop tardé. Pour être sûr, il s'est trop préparé. Nous veillions. Et nos avions, ceux de nos alliés, veillaient aussi, comme on l'a vu. comme on le verra. Cela est si vrai qu'un grand vent d'optû misme raisonné, fondé, souffle de l'arrière du champ de bataille. Ils ne passeront pas. Le " Figaro „ (Polybe) : Le maréchal Haig a tenu à dire, avec son calme habituel, que d'autres violents combats sont en préparation. Ludendorf, c'est évident, n'a point décidé Hindenburg à renoncer seulement pour un jour à la défensive. On peut croire que la bataille s'étendra au nord, vers Ypres; il y a peut-être même une corrélation pntre une nouvelle attaque sur la route classique de Calais et la tentative, qui a mai tourné, de deux groupes de destroyers et de torpilleurs allemands contrç Dunkerque. On doit croire aussi qu'à raison du nombre de divisions dont i!» disposent, environ deux cents, les Allemands ne se borneront pas longtemps à des coapi de main, qui sont des coups de sonde, et à des tirs d'artillerie sur notre front de Lor raine. La " Victoire „ — G. Hervé : L'offensive commencée hier sur le front anglais ne doit même être qu'un prélude, ou, si l'on préfère, qu'une partie de leur offensive générale. Nous pouvons nous attendre à en avoir autre part, et nos amis italiens aussi. Il s'agit, maintenant que l'offensive es! commencée, de ne pas nous énerver, de fermer nos oreilles aux fausses nouvelles. Ne» tre censure nous fait «avoir qu'elle ne toîé.

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