Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 16 Mai. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 21 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/sx6445jw54/
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4e Année N. 264. Directeur-Fondateur : François Olyff. Jeudi 16 Mai 1918 —MssaanacBWBgJM» nr-nrrr Les Nouvelles ABONNEMENTS : Hollande : 1 florin par. mo 2.50 fl. par 3 mois i ma»» -wvxixv.-*' tt-yrrrï— lîretwvy»» ust£8t& Journal belge fonçlé à Maestricht en août 1914 Administration et Rédaction : Bureaux à Maestricht : La Haye - Prinsegracht, 16-Téléph. 2787 Wilhelminasingel 27 ANNONCES: La ligne : 15 cents en 4c page. Réclames permanentes à forfait La Paix de Bucarest Nous connaissons les conditions du traité de paix de Bucarest. Elles sont plus duras encore pour la Roumanie qu'on ne le craignait. La prudence et la prévoyance commanderaient à l'Allemagne de se montrer humaine pourtant, pour ne point exaspérer et rejeter d'un dernier coup dans l'extrême inimitié les peuples qui tombent tour à tour ious sa patte. Elle agirait ainsi si elle avait notre mentalité pondérée et notre gros bon sens. Nous voyons de mieux en mieux comme elle en est loin. L'Allemagne, c'est la bête fauve qui d'un bond s'élance, tombe de tout son poids sur la victime qu'elle a choisie et lui plante ses crocs dans les flancs, reniflant le sang, s'exaltant aux palpitations de son agonie. Avec elle, point de pardon, point de rémission si ce n'est pour la feinte d'une clémence qu'elle jugerait nécessaire afin de mieux préparer un assaut plus avantageux encore. Nous ne parlerons plus des paix de Brest-Litovsk, si caractéristiques cependant de l'état d'esprit dans lequel nos ennemis ont déclenché la guerre," si révélatrices de la gloutonnerie d'appétits avec laquelle ils la continuent. Non, la paix de Bucarest est bien plus curieuse à ce point de vue et plus typique. Elle agira sur nous, dans les moments critiques que nous traversons, comme le plus énergique des stimulants pour la continuation de cette bataille dont personne de aous n'aurait toléré la seule idée de possibilité en juillet 1914 et que tous aujourd'hui nous voulons poursuivre jusqu'à la mort. La Roumanie était un pays riche, prospère, heureux, honnête, le plus moderne et forcément aussi le plus puissant de cette confédération balkanique qui avait eu tant de peine à s'établir en équilibre plus ou moins stable sur la péninsule. La Bulgarie à ses côtés formait le peuple Joaihare, fourbe et sanguinaire, le " peuple sans parole „ disait-on avant que h .v/°'at'on de notre neutralité ne vint définitivement réserver au seul nom allemand l'accolation de cette vilaine - épithète. Mais Ferdinand de Bulgarie a bien la même âme que Guillaume II. Ceux-là sont, frères par l'esprit, sinon par le sang, et beaucoup mieux faits pour s'acoquiner que Guillaume et Charles d'Autriche. Or la Roumanie aujourd'hui n'est plus rien. Elle revendiquait avec, les meilleures raisons la Transylvanie qui était son Alsace-Lorraine : on lui enlève jusqu'aux dernieri espoirs de la récupérer jamais en la dépouillant des défilés qui seuls peuvent y donner accès. On l'ampute, au Sud, de la Dobroudja avec ses deux grands ports : Tsernavoda sur le Danube et Constantza sur la mei Noire. On lui enlève tous ses champs pétro-lifères. On lui laisse pour compte les ravages incalculables et les ruines d'une longue occupation allemande dans la riche Vala-chie, sa meilleure province. On l'oblige aussi à payer les pertes subies par les Centraux dans la guerre contre elle et à rétablir à Jeurs profits les usines détruites, où les Allemands s'installent et qu'ils vont désormais exploiter, sans souci des droits des anciens propriétaires. " La maison est bonne, disent les Boches; donc elle est à moi et c'est à vous d'en sortir ! „ Enfin la Roumanie perd tous ses droits sur le Danube, qui forme sa frontière naturelle contre la Bulgarie sur un front de près de 1.000 kilomètres et qu'on lui interdit de fortifier. On lui enlève jusqu'au Delta du Danube, proclamé autonome, et il n'est même plus question .de lui concéder les légères compensations qu'on lui avait un moment laissé entrevoir en Bessarabie. La Roumanie, forte hier, et respectée, n'est plus rien qu'une expression géographique sans signification et presque sans raison de subsister. Non seulement elle est dans l'impossibilité de tenter encore une offensive, mais on la livre sans défense au premier débordement des mauvais instincts de ses voisins, dont le permanent exemple des Boches insatiables a débridé tous les appétits. Sans frontières, elle sst aussi sans commerce, sans industrie, sans agriculture puisqu'elle doit se dépouiller de tout pour ies Allemands. Son écrasement du point de vue militaire comme du point de vue économique, est un chef-d'œuvre : il semble que l'esprit le plus inventif n'aurait pu imaginer mieux. On ? été jusqu'à lui interdire ie frapper de droits l'exportation de ses oroduits, c'est-à-dire jusqu'à rendre à jamais impossible qu'elle se relève de se« décombres. C'est pourtant cette paix de dégradation et d'anéantissement total qu'on voudrait à présent nous imposer par les armes ou nous soutirer sous les apparences captieuses d'un retour au statu quo. Peut-être la manoeuvre, grossière cependant, aurait-elle pu réussir à la faveur du mal énorme que se donnent ■es partisans, si l'Allemagne avait camouflé >£3 intentions à l'est et accordé aux peuples qu'elle a vaincu précisément par ses menées occultes et tortueuses, l'apparence tout au 'îoins de la liberté. Mais il est inutile d'insister sar les tragiques leçons de choses de arest-Litovsk et de Bucarest. L'Allemagne, eudons-lui cette justice, a décillé les yeux es plus aveuglés. L'Entente aujourd'hui ne saurait plus se faire d'illusion sur l'inéluctable nécessité de mener la lutte jusqu'au bout. L'impérialisme allemand a mis cartes sur tables : il veut de vastes conquêtes politiques et la domination économique. Il a commencé à réaliser son plan, il entend en poursuivre l'exécution par des paix séparées. Les Alliés au contraire proclament plus que jamais leur volonté de n'ouvrir les négociations de paix qu'en vue d'un règlement général, garantissant l'indépendance indéfectible de chaque nation, reconnaissant sans réserve leur droit mutuel à la vie dans la tolérance et la fraternité. Entre ces deux volontés, entre ces deux principes, aucune conciliation n'est possible et des négociations sont totalement inutiles. Il faut que le monde se soumette ou que l'Allçmagne soit vaincue. C'est la guerre donc qui apparaît comme l'unique solution, non point souhaitable mais inéluctable. C'est la question d'être ou de ne pas être. Puisque nous voulons vivre, il nous faut donner, aujourd'hui plus encore qu'hier, le maximum de nos énergies dans l'action. Il nous faut surtout croire en nous et faire confiance à nos armées. Douter du succès final, c'est faire du défaitisme, et du plus grave; c'est entraver la marche, lente mais incessante, de nos chaaces d'avenir. L'Allemagne ferait de son triomphe l'asservissemeut de l'espèce humaine. De notre victoire, nous prétendons créer un établissement durable de justice toujours croissante dans la liberté. C'est donc nous qui sommes dans la vérité et dans l'ordre du progrès. Nous n'avons tous dès lors qu'un unique devoir: faire ce que la grandeur de •notre cause demande pour vaincre — VOULOIR 1 François OLYFF. Réparation des dommages de guerre En juin 1917 un groupement important a été constitué en Hollande sous le titre de : " ASSOCIATION NATIONALE BELGE POUR LA REPARATION DES DOMMAGES DE GUERRE „. Jusqu'à présent cette association s'est abstenue de faire des communications au public parce qu'elle estimait désirable de voir unifier les efforts, de concentrer en un seul faisceau les diverses œuvres qui s'étaient constituées en vue de' s'occuper d'intérêt primordial pour l'avenir de notre patrie. Les négociations menées en vue de cette fusion avec l'Union pour la Sauvegarde des Intérêts belges n'ont pas abouti et l'Association reprenant sa liberté d'action, croit devoir exposer aujourd'hui son plan d'études, l'organisation de son travail et les résultats déjà obtenus. Il ne pouvait évidemment pas être question de s'occuper dès maintenant de rassembler les déclarations de» dommages formulées par les victimes de la guerre ; en l'absence de toute indication sur les bases d'évaluation, *ur les dates de fixation des prix, de telles déclarations ne peuvent avoir aucun caractère sérieux : on peut même affirmer qu'elles constitueraient un véritable danger pour les intéressés qui se priveraient d'une documentation pouvant être pour eux dans l'avenir d'une nécessité absolue. Une enquête générale sur les pertes subies par la Belgique est un travail illusoire aussi longtemps que l'ennemi occupe le territoire. L'œuvre nouvelle s'est donc bornée sur ce point à la nomination d'une commission qut n'entrera en activité qu'au jour où le gouvernement aura arrêté les bases nécessaires à l'évaluation des dommages. L'Association a inscrit comme principe essentiel en tête de son programme la réparation intégrale de tous les dommages de la guerre. C'est un principe de droit élémentaire que justifient la violation de la neutralité belge, la situation spéciale de la Belgique parmi les nations en guerre et les engagements solennels pris par les alliés. Mais si l'énoncé de ce principe peut faire une certaine impression sur ceux qui ignorent la complexité des questions relatives à la réparation, il apparaît comme tout à fait insuffisant aux hommes d'affaires, à tous ceux qui ne se paient pas de mots. Il y a de multiples préjudices-dont la réparation intégrale est une impossibilité; jamais on ne pourra intégralement réparer les pertes des vies humaines, l'affaiblissement,!appauvrissement physique ou moral d'une population. Des sommes d'argent ne nous rendront pas nos fils ' tués par l'ennemi. Dans l'ordre matériel même il y a des limites aux réparations. Ainsi après la guerre et pendant de longues années peut-être, les prix de tous les objets nécessaires à l'existence seront considérablement renchéris ; viendra-t-il à la pensée d'rfn homme sérieux d'exiger pour tous les habitants de la Belgique une rente représentant le défieit que le renchérissement de la vie occasionnera à leur budget pendant un nombre illimité d'années? C'est cependant !à un dommage résultant de la guerre. En réalité il faut entendre par réparation intégrale, la répara, tion la plus laree possible de tout dom- Nouvelles du Jour 5c —- Les Allemands ont tenté une attaque hier au S.O. de M o r 1 a n c o u r t. Ils ont pris pied d'abord dans quelques point des lignes auglaises, mais ils en ont été chassés aussitôt dans une brillante attaque des troupes australiennes. — Une attaque allemande avec gaz asphyxiants sur les positions françaises de K1 e i n-V i e r s t r a a t, an N. du Kemmel, a échoué également. — Les Anglais paraissent décidés à mener vigoureusement la lutte contre les sous-marins allemands. Les entreprises contre Zeebrugge et Ostende le prouvent, de même que la nouvelle qu'ils viennent de tendre de nouveaux champs de mines dans la Manche et la mer du Nord où les " croiseurs sous-marins „ qu'annonce Von Capelle pourront se dépétrer. — La guerre civile a éclaté à Moscou entre bolcheviks et anarchistes, car il y a en Russie des exaltés pires encore que les maximalistes. — La paix de Bucarest nous révèle chaque jour des beautés nouvelles. Ce n'est pas un traité que l'Allemagne a conclu, c'est tout une série, tous plus durs les uns que les autres. Nous apprenoas aujourd'hui qu'elle s'est octroyée encore les plus larges concessions pour le service des chemins de fer, postes et télégraphes. — Le propriétaire du New-York Herald, un dès principaux journaux du monde, est mort dans le midi de la France. — Les parlementaires belges en exil se réuniront le 10 juin, à Paris. — M. Caiilaux a été entendu hier dans l'affaire du " Bonnet rouge „. Sa déposition ne semble avoir présenté aucun intérêt. Le jugement était attendu cette nuit. L'opinion générale est que. Duval sera condamné à mort. mage évaluable, qu'il soit occasionné par des faits de guerre ou par l'occupation, qu'il soit direct ou indirect. Mais cette définition ne résoud rien. Comment les dommages seront-ils constatés, évalués, réparés? A quelle date faut-il se placer pour évaluer les prix : l'époque de la mobilisation, celle de la destruction, celle d'après guerre? Les réparations seront-elles toutes de même nature ou de même terme? Comment parer tout d'abord aux réparations de nécessité urgente pour le relèvement économique du pays? Doit-on imposer aux attributaires d'indemnités des conditions destinées à produire un effet utile pour la nation toute entière? Faut-il notamment réglementer le remploi, le rendre obligatoire ou facultatif ? etc., etc. Il est ainsi des centaines de questions qui constituent toutes de problèmes d'une importance capitale pour l'avenir de la Belgique. C'est ce travail que l'Association a voulu d'abord entreprendre ; elle a pensé que l'étude de la législation nouvelle, nécessitant l'examen le plus approfondi, devait être confiée aux intéressés eux-mêmes. Elle a créé dans ce but sept commissions composées chacune de spécialistes, de personnalités marquantes; ainsi ont été formées les commissions industrielle, commerciale, agricole, forestière, financière, juridique et d'intérêts divers comportant chacune de vingt-cinq à quarante membres. Elle a constitué enfin un comité central composé de délégués de toutes les sections spéciales et chargé d'unifier les travaux et les conclusions. Cette organisation a donné jusqu'à présent des résultats remarquables. En février. 1918 un premier projet de loi complet sur la constatation et l'évaluation des dégâts a été transmis au gouvernement. Il constituait le résultat de six mois d'études, de discussions, de réunions successives. On peut affirmer que ce projet approuvé finalement par l'assemblée générale des sections représente l'opinion de toutes les classes des sinistrés de la guerre et qu'il servira de base à l'élaboration de la législation nouvelle. Dès le mois de janvier 1918 toutes les sections se sont mises à l'étude des problèmes infiniment compliqués qui concernent la réparation des dommages. Actuellement ces travaux sont en pleine activité : les commissions se réunissent chaque semaine et de toutes ces discussions sortira une documentation remarquable et du plus haut intérêt. La commission industrielle qui semble la plus avancée dans sa tâche a tenu depuis janvier dix-neuf séances de près de trois heures. Elle vient d'adresser au Conseil Economique un premier rapport comportant quarante décisions de principe. Son travail a paru d'une telle importance que toutes les autres commissions ont adopté son plan d'étude ainsi que le principe adopté par elle au sujet de la formation d'un tableau des catégories de dommages. Il est probable que le Comit/S Central sera saisi des rapports de toates les sections vers la fin du mois de mai et qije les intéressés pourront alors prendre connaissance des conclusions définitives qui seront adoptées. Ajoutons que l'Association compte actuellement près de mille membres et qu'elle a des sections régionales dans ia plupart des .villes de Hollande. Nouvelles de la Guerre La iytte ©cintr© les snns^marins Les Anglais vont leur faire une guerre sans merci — La réforme électorale rejetée en Prusse — La guerre civile à Moscou — M. Caiilaux et le "Bonnet Rouge,, — Une attaque allemande repoussée à Morlancourt «v , AU FRONT BELGE LE HAVRE, 14. — Officiel belge : Activité moyenne d'artillerie. Nous avons effectué quelques tirs de destruction et de neutralisation de batteries, des réglages et de nombreux tirs de harcèlement. L'ennemi a peu réagi. Actions de patrouilles PARIS, 14. — Havas officiel de 2 h. i Au cours d'opérations entreprises par nos patrouilles au N. du bois de H a n g a r d, près de Courcy, et à l'O. de la Meuse nous avons ramené des prisonniers. Une attaque ennemie contre nos petits postes au N.-O d'O r v i 11 e r s - S o r e l a été repoussée sans difficultés. Activité d'artillerie relativement intense en Champagne, dans le secteur de la Butte du Mesnil et dans les Vosges. Une attaque allemande au N. de F i c h t e a été repoussée par notre feu. Raid réussi au N.-E. de Robecq LONDRES, 14.— Reuter officiel du matin : La nuit dernière, nous avons exécuté avec succès un raid au N.-E. de Robecq et fait quelques prisonniers sans nous-mêmes éprouver de pertes. Un parti ennemi qui a attaqué un de nos postes à l'ouest de M e r v i 11 e a été repoussé avec pertes. Pendant la nuit, activité de l'artillerie ennemie dans les secteurs de la S o m me et de l'Ancre. Luttes d'artillerie PARIS, 14. — Reuter officiel 11 h. soir; Bombardements intermittents dans le secteur de Grivesnes. Nos batteries ont dispersé des concentrations de troupes et des convois allemands dans la région de M o n t d i d i e r et sur la route de N o y o n à Guiscard. En Champagne une attaque allemande près de la Butte du Mesnil a échoué totalement par notre feu. Partout ailleurs, la journée a été calme. Petites attaques allemandes repoussées LONDRES, 14.— Reuter officiel du soir : Ce matin, après un violent feu d'artillerie, l'ennemi a attaqué sur un front d'environ un mille au S.-O. de Morlancourt. Il est parvenu à pénétrer dans nos positions à un seul endroit. Partout ailleurs, une con-tre-attaque déclanchée immédiatement par les troupes australiennes, l'a rejeté et nos positions ont été rétablies. Nous avons fait 50 prisonniers. Nos pertes sont légères. Cette nuit un combat local a été livré au N. de Kemmel où l'ennemi a exécuté une attaque à gaz dans la direction de Klein Vierstraat, que les troupes françaises ont repoussée. Rien à signaler sur le reste du front. La guerre aérienne LONDRES, 14. — Reuter officiel : Haig annonce que hier l'action d'aviation a dp n"<tivî!iii été impossible jusqu'au soir; ai: ès il y eut u e éclaircie et en coopération avec . le, nos aviateurs ont fait de la bonne oesogne. Plus de 8 tonnes de bombes ont été lancées près de M e n i n, A.r m e n t i è r e s, La B a s s é e et sur le port de Bruges. Au cours de combats aériens, nous avons abattu 6 appareils ennemis. Un des nôtres manque. Pendant la nuit nos aviateurs ont lancé 14 tonnes de bombes sur les gares de D o n, M a r c o i n g et C h a u 1 n e s, sur B a p a u-m e, P é r o n n e et le port de Bruges. Un de nos appareils n'est pas rentré. Le Communiqué de Berlin BERLIN, 14. — Wolff officiel : L'activité d'artillerie qui s'est développée de grand matin sur le front de combat a diminué au cours de la matinée pour reprendre de l'intensité vers la soirée/Après une forte action de feu au N. du canal de la B a s s é e , les Anglais ont tenté de fortes attaques locales dans la soirée contre nos "positions au N. et au S. de G i v e n c h y ' mais ils ont été repoussés avec des pertes. L'action de reconnaissance est restée vive. BERLIN, 14. — Wolff officiel du soir : Nous avons exécuté avec succès une opération locale en avant dans les lignes an~ glaises sur la rive N. de la Somme à la route de B r a y-C o r b i e. De violentes contre-attaques ennemies ont été repoussées. Ailleurs rien à signaler. Comme on le voit les exilés en ce pays ont retrouvé les qualités d'activité et de travail qui distinguent la nation belge. Si l'Association dont nous venons de résumer le labeur ne fait pas de réclame et de bruit, elle poursuit avec persévérance un but émi-nement utile à notre patrie. LE BUREAU DE L'ASSOCIATION NATIONALE BELGE POUR LA REPARATION DES DOMMAGES O JERRE La faillite des sous-marins PARIS, 14. — Havas : La question de la lutte contre les sou*-> marins continue à être la grande préoccu-3 pation de la presse qui insiste sur les con* séquences et les résultats de nos succès. A cet égard le Matin constate qu'en Allemagne un revirement croissant de l'opinion sa produit au sujet de la - guerre sous-marine;;' L'offre faite à la' Suisse par l'Entente ap<< paraît comme une nouvelle preuve que le» transports maritimes des Alliés ne sont nul* lement paralysés. Von Capelle ne peut dissimuler au Reichtag les pertes sensibles de sous-marins. Mais le colonel Goedke ose les constater et exprime l'impuissance des sous-marins à empêcher le transport de» troupes américaines en Europe. Le Petit Journal considère que l'Allemagne, après l'affaire de Zeebrugge et d'Os-tende, doit renoncer à la guerre sous-mari» _ ne ou trouver une base navale inbloquable. Cette base serait Anvers à condition que les Allemands soient maîtres des bouches de l'Escaut, il conclut en disant que de la manière dont l'Aliemagne menaçaient dernièrement la Hollande, on peut se demander si Flessingue restera toujours hollandais. L'Echo de Paris dit qu'en raison de la surprise qu'a eue le public allemand à la suite des coups énergiques consécutifs de la marine britannique contre Zeebrugge et Ostende et von Capelle ayant été attaqué ^ la commission du Reichstag au sujet de l'inaction de la marine allemande, on peut prévoir que les forces navales ennemies libérées de tout souci dans la Baltique se concentreront en vue de tenter prochainement un grand coup. LONDRES, 14.— Reuter: Le critique maritime du Daily TeleyrapK Archibald Hurd, annonce que les difficulté» de la' lutte augmentent continuellement pour les Allemands dans la Mer du Nord. Le 15 mai l'Amirauté britannique inaugurera un grand champ de mines entre les côtes de Norvège et les îles Shetland et il semble bien qu'elle soit en train de dompter le monstre sous-marin. La mer du Nord est fermée désormais^ Les navires ennemis ne sortiront plus longtemps de la baie d'Héligoland, de même que la liberté de circulation a pris fin pour les torpilleurs qui ont leur base à Z e e-b r u g g e. La Manche a été fermée aussi et par le nouveau champ de mînes semé vers le N. les sous-marins qui se rendent dams l'Atlantique ou qui en reviennent sont exposé» à des dangers dont jusqu'à présent ils n'ont pas senti l'immensité. En même temps s'intensifient les attaque» par nos gros navires de haute mer et par nos avions. ) La défaite des sous-marins est certaine, conclut M. Hurd. Les Allemands peuvent tenter une bataille navale s'ils le désirent. La flotte anglaise, augmentée encore de» meilieurcs unités américaines, est prête à les recevoir. Mais les dernières déclarations de von Capelle donnent à entendre qu'il» ne s'y frotteront pas. Ils n'ont d'espoir qu'en leurs nouveaux croiseurs sous-marins de grand format, qui auront à se dépétrer dans nos champs de mines et formeront un but bien visible pour nos patrouilleurs. Von Capelle affirme que les opération* contre Zeebrugge et Ostende n'ont pas réussi ; le moment approche où le contraire apparaîtra. Les déclarations de von Capelle disant que la guerre sous-marine pourrait durer des années, sont dénuées de tout bon sens. L'Allemagne n'est pas en état de continuer cette triste besogne d'une façon illimitée.Ce que pensent le colonel Repington LONDRES, 14. — Reuter : Le colonel Repington écrit dans le Mor» ning Fost que cette semaine où la semaine prochaine nous passerons la phase la plus critique de l'offensive allemande. A ce moment la concentration de l'artillerie allemande en France sera terminée. Mais la situation au front oriental est moins claire que Ludendorff ne l'avait espéré. L'opération que les Allemands ont dû mener à bien en Finlande a pris une grande ampleur et les troupes de Eichhorn et de Koch ont rencontré de grandes difficultés en Ukraine où elles ont dû se frayer un chemin jusqu'en Crimée. Il y a aussi un vaste front entre ces deux contrées qui doit être gardé, de sorte que la situation pour les Allemands est beaucoup moins brillante qu'au moment où les traité» furent signés en Orient. Les retarda occasionnés ont été plus favorables aux al ^ liés qu'à l'ennemi et depuis le temps où I grande offensive fut déclenchée, il y a e«5' de grands changements. Il se peut qu'il se produise encore une surprise tactique, rnaïf le colonel Repington ne trouve que tre , peu de place pour des surprit® stratégiques

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