Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1915, 26 Septembre. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 06 decembre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/zs2k64bz4b/
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Les Nouvelles Journal belge quotidien publié å Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. 1 — __ - - r- j Rédaction et Administration: / Hollande* 1 florin ) Annonces: 5 cents la ligne. 1 å 10 lignes: 50 cents. "•T-Ä Maestricht. Aboiineineilt: Angleterfe: 3 shillings par mois. 'MJäS$ZZtt\SSU* Téléph. Interc. 417 | FranCe'. 3.60 iranCS ) est envoyé å la rédaction. L'Héroisme Beige LA DEUXIEME LISTE DE NOS HÉROS MÖRTS AU CHAMP D'HONNEUR Le Moniteur Beige nous apporte la deuxiéme liste des militaires tombés au champ d'honneur. Nos lecteurs peuvent obtenir cette liste contre envoi de 60 cen-times. La premiére est en vente au prix de 40 centimes. La deuxiéme liste rectifie certaines er-reurs de la premiére, notamment pour ce qui concerne vingt-trois militaires portés å tort comme tués ou mörts et soixante-huit indications concernant les mörts et ' tués de la premiére liste. La deuxiéme liste contient les noms de cent vingt deux officiers. Cette liste ne donne plus les mörts par unité, mais par ordre aiphabétique. Le nombre de sous-officiers, caporaux, brigadiers et soldats qu'elle ren f er me est de 1396. Le total des deux listes est donc de 236 plus 122, soit 358 officiers; 2640 plus 1396, soit 4036 sous-officiers, caporaux et soldats.Ce n'est pas sans une douloureuse amer-tume que l'on parcourt cette longue liste de braves inhumés un peu paitout en Flandre, dans le pays, en France, en An-gleterre, en Hollande, en Allemagne, et le coeur se serre å l'idée que les listes ne sont pas closes, hélas! Quelle belle jeunesse sacrifiée aux ap pétits monstrueux d'un peuple corrömpu par un enseignement néfaste å iui-méme et aux autres ! Et å cöté de nos pertes en hommes vi-goureux, que d'éclopés, que d'inaptes dont on ne parle pas ! Mais aussi que de haines accumulées contre le pjupie maudit ! Leurs Hauts Faits Le rapport du vicomte Bryce, pré sident de la Commission anglaisi instituée par M. Asquith pour ins truire sur les cas d'atrocités commii par l'armée allemande est venu cor roborer heureusement les rapports des Commission officielles d'enquéte beiges et frangaises. On vient de distribuer dans toute 1'Angleterre par les soins du comité parlementaire de recrutement une brochure de quelques pages due au professeur J. H. Morgan, ancier commissaire du Home Office prés de l'armée expéditionnaire. Cette brochure, intitulée « Germany's Disho-noured Army», constitue en réalité un rapport complémentaire sur les atrocités allemandes en France. Ces pages sont un extrait des dé-clarations du professeur Morgan pu-bliées dans le Nineteenth Century de .juin 1915. Elles nous apprennent qu'il fut de pratique constante pour les Alle-mands d'abuser, en France comme en Belgique, du drapeau blanc pour faire semblant de se rendre tandis que leurs rangs s'ouvraient pour dé-masquer une mitrailleuse, de tuer les officiers s'avangant, désarmés, en parlementaires, de tuer les blessés et méme des prisonniers. Ce sont lå toutes choses que nous savons, évidemment, mais nous de-vons partout accumuler les preuves afin de convertir les incrédules. Le professeur Morgan ne se fait pas faute de nous en donner. Voici ce qu'on lit dans le carnet de campagne du sous-officier Gottsche, du 85e régiment d'infanterie (IXe Corps), 4e compagnie, sous la date: « Okt. 6, 1914, bei Antwerpen » : : « Le capitaine nous appela et dit : — Dans la forteresse que nous avons å prendre, il y a probablement des Anglais- Mais je ne désire pas voir un seul Anglais prisonnier dans les mains de cette compagnie. — Un « bravo » d'assentiment général fut la réponse.» On trouva sur le cadavre de Richard Gerhold, du 71e régiment d'in-fanterie de réserve, 4e corps d'ar-mée, qui fut tué en septembre å Nou-vron, un carnet de route qui disait: « Ici aussi il se passé des choses qui ne devraient pas étre. De gran-des atrocités sont naturellement commises sur les Anglais et les Beiges ; chacun d'eux est frappé å la tete sans merci. Mais malheur au pau-vre Allemand qui tombe entre leurs mains.» Il est å noter au sujet de cette der-niére phrase que le sous-officier Schulze, dont le carnet est au minis-tére de la guerre en France, déclare que les rumeurs suivant lesquelles les Allemands seraient maltraités par les Beiges et les Anglais sont mises en circulation par les officiers allemands. Un passage non moins concluant est celui extrait du carnet du sous-officier Ragge, du 158e régiment d'infanterie, å la date du 21 octobre: « Nous poursuivimes 1'ennemi aussi longtemps que nous le vimes. Nous abattimes beaucoup d'Anglais. Les Anglais étaient comme semés sur le sol. Ceux des Anglais qui étaient en-core vivants dans les tranchées fu-rent transpercés ou tués. Notre compagnie fit 61 prisonniers. » Voici aussi 1'ordre du général-ma-jor Stenger, commandant la 58e bri-gade, et qui fut déclaré par le goiu-vernement allemand étre une inven-tion:Ordre d'armée du 26 aout 1914, vers 4 heures de Tapres-midi, tel qu'il fut donné å ses troupes comme un ordre d'armée ou de brigade par le chef de la 7e compagnie du 112e régiment d'infanterie å Thionville å 1'entrée du bois de Ste-Barbe:: « A partir de ce jour, il ne sera plus fait de prisonniers. Tous les prisonniers seront exécutés. Les prisonniers méme en grandes ,et com-pactes formations seront exécutés. Aucun homme ne doit étre laissé vi-vant derriére nous.» Le démenti allemand å cette infå-mie est démenti å son tour par le prisonnier allemand (actuellement en Angleterre), Reinhart . Brennei-sen de la 4e compagnie du 112e régiment, appartenant donc au général Stenger. Le carnet de Brennei-sen est fort bien tenu et on y lit au mois d'aout: <( Alors vint un ordre de brigade disant que tous les Fran<jais blessés o-u non qui tomberaient .entre nos mains devaient étre tués- Il ne pou-vait étre fait de prisonniers. » Les outrages contre la population civile furent les mémes en Belgfeue et en France. Vieillards, enfants et femmes furent tués comme des' la-pins. Le curé de Pradelle est tué , parce qu'il ne trouve pas assez vite , la clé du clccher; un berger préte de , Rebais qui ne peut livrer du pain est tué; un boulanger de Moorslede qui . tente de s'échapper est tué ; une jeu-. ne mére prés de Bailleul qui ne peut fournir du café å 33 Allemands voit plonger la tete de son enfant dans de l'eau immonde; un vieillard de la Ferté-Gaucher qui veut défeiidre 1'honneur de deux femmes de sa mai-son est abattu d'un coup de feu. A Bailleul, La Gorgue et Doulieu, ou aucune résistance militaire n'a eu lieu, des civils sont forcés de creuser leurs tombes et sont fusillés en pré-sence des officiers. Mémes procédés läches de couvrir leur marche en avant ou en retraite par des civils. Trente-cinq civils de Bailleul furent ainsi emmenés et on n'en entendit plus parler. Quant aux outrages commis sur des femmes et méme les crimes contre nature commis sur des enfants, ils dépassent 1'imagination la plus dépravée. C'est peut-étre lå la honte la plus sanglante qui marquera å ja-mais 1'armée et la nation allenian-des. Car il ne faut pas, dit notre eon-frére la Métropole, comme certains humanitaires voudraient nous le faire croire, différencier 1'armée d<j la nation. Dans les pays de service obligatoire, 1'armée est l'image fi-déle du peuple tout entier. Les officiers et soldats opérai^it d'habitude par deux, sous prétftxte de chercher du i gement, tijantiout civil qui s'opposait aux outrages. Voilå 1'armée, la nationalité, la Kultur! LES NOUVELLES DU PAYS ! ft* L U S1UUVLL 3 A BRUXELLES C'est von Kraewel qui s'en va! * On a annoncé qu'ä la suite de violentes - disputes entre Patagués et Bombardos — - pardon : entre von Bissing et von Krae-1 wel, les deux ineffables boches qui gou-i vernent la Belgique au civil et au militaire, von Bissing avait été rappelé. Nous avons démenti la nouvelle qui était fausse, parait-il. Mais voilå von Kraewel qui s'en va !... Des avis officiels annoncent en effet que «le géuéral-lieutenant von Kraewel, gou-verneur de Bruxelles »vient d'étre chargé du commandement d'une division.... en Hongrie ! Son successeur ici — hélas ! — sera «le générjl-major von Lauberzweig, jusqu'ici chef d'état-major d'un corps d'armée». Il parait que l'un vaut l'autre. Nous tombons de Charybde en Scylla !... POTJR LES PRISONNIERS EN ALLEMAGNE On ne s'imagine pas la quantité d'oeu-vres qui s'occupent de nos prisonniers en Allemagne. L'Agence Beige de Recseignements pour les prisonniers de guerre et les in-ternés, a Bruxelles, publie la statistique de ses opérations. Les demandes de renseignements dépo-sées au guichet ont atteint le nombre de 1 million 75,333. L'Agence a mis gratuitement ä la disposition du public 282,350 cartes posta-les.Les envois d'argent faits aux prisonniers et aux internés ont atteint la somme de i fr. 503,431.55, répartis en 30,835 man-; dats. C'est en décembre 1914 que 1'Agence a inauguré le service des colis expédiés par elle aux prisonniers. Le nombre de ces colis a été de 76,131, dans lequel sont compris 6,873 paquets de vétements et de vivres envoyés par 1'Agence, ä titre de secours å des prisonniers déterminés. Un crime monstrueux Un crime monstrueux perpétrés par les officiers boches et qui leur pésera lourde-ment sur la réputation — nous n'osons dire la conscience — est le meurtre en-core entouré de mystére du chevalier d'Udekem d'Acoz, bourgmestre et cbåte-lain de Ruddervoorde-lez Bruges. VEcho Beige, notre excellent confrére d'Amsterdam, en a narré tout au long les péripé-ties. C'est une véritable histoire de bri-gands qui nous rappelle les plus sombres drames du Moyen-åge. Le Tijd et le Tele-graaf en ont longuement parlé aussi; seuls les journaux boches se gardent bien d'en souffier mot et pour cause !... Si un seul osait en parler et tenter de soulever le voile que des mains encore puissantes llu gjy i nia tiennent sur toute cette affaire, ce sei a: pour lui aussi la mort sans phrase. Pourtant, dans toute la Belgique, resté honnéte, et probe, et propre, malgré 1 promis, cuité la plus calamiteuse, le crim fait sensation. On ne parle que de cela e l'on ne se géne pas pour en parler. Le forfait vit et se développe d'ailleurs Commes toujours dans les amalheurs éclaboussés de sang et que l'on veut étoul 1 fer, le sang se venge et agit, comme s une fermentation incompressible se pro : duisait. Le premier crime en a amen d'autres. Peu aprés la disparition du che ! valier, un garde lorestier de Beernem C D. a disparu également. Cétait un homm droit et ferme, qui dit un jour publique ment que si le cadavre était caché dan son district forestier, il saurait bien 1 découvrir. Depuis lors, on n'a plus vi C. D. et il est certain qu'il a été occis lu aussi. Le curé de Beeinem, pour avoir recom mandé å ses paroissiens du haut de 1; chaire de prier pour l'åme du chevalie d'Udekem, a été arrété par les Allemand pendant 48 heures. Il devient de plus en plus évident pour tant que le secret ne sera pas gardé. Dan des pays libres comme le notre, la menta lité est telle que toujours la vérité fini par soulever les dalles les plus pesante et par briser les, porten les plus polidemen cadenassées. A LIEGE Les journaux boches Les journaux boches å Liége ont dur < vire. IjEcho de Liége qui s'imprimait su: les presses de la Dépéche, a depuis un< huitaine de jours et sans crier gare, cessi de paraitre. Il existait depuis deux mois i peine et l'on ignore généralement la causi de sa mort. Mais tout le monde s'accord( å dire que c'est la seule bonne chose qu'i ait faite depuis qu'il a vu si malencontreu sement le jour. Pillage interrompu Nous avons annoncé que les Boches enlevaient la voie du chemin de fer vici-nal entre Canne et Wonck. Le bataillon du génie chargé de cette belle opération était en plein travail jeudi passé, 23 cou-rant, entre Eben et Wonck, lorsqu'un ordre fut apporté tout å coup et le travail cessa aussitöt. Les soldats disparurent vers Glons, abandonnant sur la voie tout le matériel démonté. Depuis lors, on ne les a plus revus... Au Vicinal Nous signalons aux voyageurs une pe-tite modification å 1'horaire des vicinaux vers la Belgique. A dater de ce jour, 25 septembre^ le train no 65 Maestricht Tongres-St-Trond-Bruxelles, etc. quittera Maestricht å 112 h. 40 au lieu de 1 h. u- Les décés On annoncé la mort >n — de M. Louis Chaumont, industriel å Je Liége, intéressé spécialement daDS les et alfaires de Grands Bazars de Liége, a_ Bruxelles, etc. Etant donné les circon-stances, il n'a pas été envoyé de lettres de faire part et les funérailles ont eu lieu je dans 1'intimité. st — de M. Sylvain Bocqné, de Ath, décé-ui dé å 68 ans. "7 — de M. Joseph Shaw, fonctionnaire ., aux chemins de fer de 1'Etat å St-Josse- ' ten-Noode. ns la — de M. Edouard Van Weert, architec-re te å Liége, décédé å 78 ans. Le défunt li- était trés connu et trés estiroé comme expert et arbitre auprés des tribunaux et u) des sociétés charbonniéres. Cétait un des jU vétérans des architectes liégeois. Br Pour les Assurés Nous lisons dans 1'Anglo- Belgian jr Trade Review ,, :— te Nous avons publié récemment, k l'in-je tention de nos lecteurs beiges, un articla m documenté sur les compagnies d'assuran- ces allemandes et autrichiennes. ir La situation des assurés fera vraisem-q_ blablement 1'objet de conventious ä la si-s gcature de la paix, puisqu'il est avéré jg qu'en Allemagne, tout au moins, le gou-vernement a fait main basse sur le capital a_ dos compagnies. a. Aprés cela, le compte des compagnies [1_ allemandes et autrichiennes sera clair. 15 Aucun Beige ne voudra, sottement, ver-j_ ser son argent aux fonds de guerre de la 1'ennemi. ,e Voici, en prévision de cette catastro-rj. phe, ce qu'a imaginé la compagnie l'An-cre, de Vienne : Cette compagnie vient at de lancer des prospectus dans lesquels j,e elle déclare d'abord et pour la toute pre-miére fois qu'elle est de création beige I Dommage qu'elle ne donne pas les noms ja de ces " créateurs ,, singuliers qui, ayant les capitaux nécessaires, ont été assez maladroits pour les porter en Autriche et "" y entrainer 1'argent de leurs nationaux. La circulaire insiste sur les services rendus par la compagnie pendant la guerre. Elle a payé sesprimes, fait des avan-ces sans distinction de nationalité, etc. Et elle publie des lettres de remerciments. it Le malheur, c'est qu'avec cela elle publie une liste trés longue de toutes les banques ;e beiges ou les assurés peuvent payer leurs la primes. 16 N'est-ce pas lä que serait toute la ma-3t lice du boniment ? Obtenir un argent qui rentre fort mal ? 3. i» Toujours les mensonges et f les calomnies 31 La KoelniscJie Volkszeitung assaie de prouver que «l'exitation qui régnait en ® Belgique avant la guerre contre les Alle ;■ mands était grand e» et elle cite å cet effet ce qui se serait passé å Wenduyne sur e mer il y a trois ans. Elle dit : «Par un malentnndu dont la faute ne se s trouvait pas de notre coté, nous fumes of-e fensés publiquement. Les villégiateurs al-l} lemands se virent barrer les chemins par 11 des jeunes gens de la meilleure société ; on nous icsulta grossiérement, on agita l" des petits drapeaux beiges autour des vi-a sages des dames, on colla aux colonnes ir d'affiches des petites étiquettes : «l'armée s allemande est mauvaise» — bref on nous rendit le séjour des plus désagréable pour que nous partions, comme on disait. Cette s attitude provocante ne changea que lors-" que les Allemands s'en plaignirent auprés lt du bourgmestre, lorsque nous munagåmes ,s dans tous les hötels de. partir sur le champ lt et en reféråmes å 1'ambassadeur. Des pa-trouilles militaires, la baionnette au ca-non, rétablirent 1'ordre et bientöt regna le calme. Ce fait montre pourtant que déjä alors on faisait en secret de 1'instiga-a tion contre nous, Allemands, en Belgique.» r Le hasard, qui arrange souvent bieu des 9 choses, fait que nous sommes en mesure f de rétablir les faits sous leur jour 'vérita-a ble: e 1. les Allemands n'ont jamais été regus ® dans aucun pays comme ils l'ont été chez 1 nous. Ils y ont été choyés et traités fra-" ternellement, å tel point que nos autorités publiques furent souvent accusées de les favoriser au détriment des Beiges. Cétait le cas a Wenduyne. ® 2. Il n'y eut pas de malentendu. Le fait de faire appel ä un malentendu montre bien que Cauteur de 1'article du journal allemand sent qu'il présente les choses sous unjourfaux. Les Allemands avaient trouvé bon de faire venir å Wenduyne une chanteuse de café-concert de bas étage et a la terrasse d'un hotel de la > digue, cette femme, excitée par ses com-' patriotes, chanta des chansons attenta-toires å 1'honneur des Beiges et attaquant la France. Les Allemands faisaient cbo-• rus. Les Beiges protestérent par des ; huées ; des manifestations hoMiles s'en suivirent. La gendarmerie eut å intervenir s et non pas « des patrouilles militaires >», mais 1'ordre ne fut troublé a aucun moment, si ce n'est par les Allemands. Deux députés beiges, mis au courant des faits, conseillérent le calme å leur compatriotes exaspérés avec raison. Quel ques Allemands désavouaient d'ailleurs 1 conduite des provocateurs. Les Arrétés allemands LES BETTERA VES A SUCRE Arrété du gouverneur provisoire e date du 11 septembre 1915, concernant 1 défense de donner des betteraves å sucr en nourriture au bétail. Celui-ci donn bien une idée du régime ä la »schlague que subissent nos pauvres compatriotes : Art. ler. — 11 est défendu de faire sei vir les betteraves å sucre pour 1'alimenta tion du bétail. Art. 2. — Les contrevenants seroc passible^ d'une peine d'emprisonnemer de cinq ans au plus ou d'une amende pou vant aller jusque 20,000 francs Les deu peines pourront étre réunies ! ! !... Art. 3. — Les infractions au présent ar rété seront jugées par les tribunaux mili taires allemands. LE SERVICE POSTAL Pour faciliter (!) et håter (!!) le servic des guichets dans les bureaux de pöste on introduira prochainement 1'usage d uouveaux formulaires de mandats-post en langue allemande, flamande et frau gaise, auxquels le regu sera attaché. C re$u devra étre rempli avant présentatio du mandat au guichet. SERVICE TELEGRAFH1QUE La limitation existant jusqu'ici d nombre de mots pour les télégramme privés ä l'intérieur de la Belgique es abolie. La taxe sera d'un franc pour li mots commencés en dehors de 1'adresse. UEMPLOI DE LA RECOLTE DE 1915 Voici un nouvel arrété qui régli définitivement et arbitrairement 1; grave question de l'emploi des récol tes. Il date du 10 septembre 1915: Pour assurer å 1'avenir å la popu lation beige 1'approvisioinnemen suffisant en pain å, un prix modéri et afin de prévenir des inconvé nients, comme ils se sont produit; dans les derniers mois par suite di spéculations déloyales, 1'emploi de 1< récolte de cette année en céréalei servant å la panification (seigle, fro ment, épeautre, méteil) a été régl< et détaillé par le gouverneur provi soire. La base des arrétés est la sui vante : La récolte entiére servant å la pa nification est exclusivement réser vée å la population civile beige. Toutes les dispositions juridiques relativement å la moisson de cett< année sont déclarées nulles. La récolte entiére servant å la pa nification ainsi que tout le restarn de la récolte de l'année derniére soni frappées de saisie. L'organisation de 1'approvision nement en pain est surveillée par k Commission centrale de la récolte, i Bruxelles, et une Commission pro vinciale de la récole dans chaque pro vince. Par suite de cette saisie, il est défendu, sous peine de répression ju diciaire, å tous agriculteurs, cultiva teurs et propriétaires, de dispose] des céréales. Ils ont l'obligation de faire rentrer les récoltes, de les faire bättre en temps utile et de les em magasiner convenablement. Il leui est surtout expressément défendu de faire moudre les céréales ainsi que tout transport des dites céréales, er tant que ce transport n'est pas ren-du nécessaire pour la rentrée, le bat-tage et remmagasinement. Aprés le battage, 1'emploi de la paille et de ls paillette sera libre et le cultivateui pourra s'en servir comme bon lu semblera. Tout cultivateur est autorisé l gärder et å employer autant de ces céréales qu'il sera nécessaire pour les semailles, pour son aliméntatioi] et celle de sa famille et de ses do-mestiques, ainsi que pour la nourriture de son bétail. Le gouverneur provisoire a déter-miné pour les semailles les unités suivarrtes: Seigle, 175 kilos par hect. From. d'hiv. 190 „ „ From. d'été, 200 „ „ Épeautre, 250 Méteil, 185 „ Par principe, la superficie des ter-rains cultivés cette année-ci doit servir comme base. Si la superficie å cultiver 1'année prochaine dépasse celle cultivée l'année derniére, l'in-téressé pourra, en vue d'obtenir un supplément de semence, adresser å la Commission provinciale des récoltes, avant le ler novembre, une re-quéte certifiée conforme par son bourgmestre. Pour l'alimentation personnelle, le s gouverneur provisoire a déterminé - les unités suivantes: a From. par pers. et par mois, 10.2 k. Seigle, — — 10.2 k. Méteil, — — 10.2 k. Épeautre, — — 13.6 k. En outre, il est permis de retenir, a pour chaque bete å corne, mensuelle-a ment, 7.5 kilos de seigle-e Tout agriculteur recevra de la e Commission des récoltes un avis l'in-» formant combien de céréales il pourra retenir pour les semailles et pour •. son alimentation. La consommation ne pourra étre commencée avant le 15 septembre. t Quant aux agriculteurs qui culti-t vent moins d'un hectare de terre, . ainsi qu'aux personnes qui ont obte-x nu des céréales par le glanage, ces céréales seront laissées å leur usage - exclusif; la vente cependant est in-terdite. JCes céréales peuvent étre moulues des å présent. _ Le Comité national de secours et d'alimentation sera seul acheteur de e toutes céréales existantes servant å , la panification, sauf la partie ser-e vant aux semailles et å l'usage per-e sonnel. Le cultivateur sera obligé de - vendre au comptant les susdites cé-e réales au Comité national. Le Comi-i té national sera obligé de les ache- ter. Les céréales de provenance indi-géne et appartenant å la récolte de 1915 ne peuvent pas étre vendues s par le producteur å un prix dépas-t, sant: ) Fr. 27.50 les 100 kilos pour le froment. » 21.50 j 100 » » 1'épeautre. 23.50 » 100 » » le seigle. » 25.50 » 100 » » I A mp.t-.Ail Los céréales doivent étre de bonne qua-3 liié marchande et bien séehes. Au cas 1 contraire, 1'acheteur pourra abaisser le ■ prix d'achat. Les prix maxima s'euten-dent pour céréales livrées sans sac. Le - producteur doit les livrer sur wagon ä la t gare la plus proche de son oxploitation ou 3 au dépot le moins éloigné du Comité na- - tional de secours et d'aliment.ation. Le ré-3 glement se fait en espéces å la livraison i réguliére de la marchandise. i Lors de chaque achat, le Comité natio-ä nal sera obligé de délivrer et de remettre - au vendeur une légitimation qu'il est obli-; gé de conserver. Un double de cette légi- - timation sera présenté par le Comité national å la Commission provinciale des - récoltes. Lors de chaque transport d'une com- - mune å une autre, le Comité national sera - tenu d'aviser, sans retard, aussi bien le bourgmestre de la commune dont les i grains ou farines doivent sortir, que celui » dans laquelle ils doivent rentrer. Les dits bourgmestres doivent aussitöt eo infor-. mer la Commission provinciale des récol-; tes qui rectifiera les bordereaux en con-; séquence. Les transactions du Comité national . seront surveillées par la Commission de L la récolte. L Les prix de vente en cas de ventes pos-. térieures, pour les céréales, farines, sons . et pains, seront fixés mensucllement par le gouverneur provisoire. Une surveillance des transports, des céréales et des moulins aura lieu. Pour chaque transport et pour la mou-ture, un passavant est nécessaire. Scule-ment pour le transport des céréales des champs aux granges et å la machine å bättre ainsi que pour le retour, un passavant n'est pas nécessaire. Provisoirement, un passeport n'est pas nécessaire pour le transport de farine. Quand il s'agit des céréales achetées par le Comité, ce der-nier a å fournir les passavants nécessaires ; aussi bien s'il s'agit d'autres céréales, le bourgmestre de la commune com-pétent devra délivrer le passavant. Les meuniers devront tenir un registre qui devra contenir les indications suivantes : Date de 1'arrivée des grains ; nom du possesseur ; poids en kilog. ; poids de la ' farine obtenu ; poids des déchets de mou-! ture (son, etc ) ; date de la sortie des pro-duits de la mouture. Le passavant en vertu duquel la mouture aura été effectuée devra étre remis au meunier. Ce dernier conservera cette piéce, qui servira d'annexe aux inscrip-tions qui devront figurer dans ses livrés. Les bourgmestres doivent veiller å ce que, dans leur commune, les dispositions relatives å la saisie soient observées et avertir immédiatement la Commission provinciale des récoltes en cas de contra-vention.Les fondés de pouvoirs des Commis-sions centrales et provinciales des récoltes auront le droit de pénétrer å tout in-stant dans tous les magasins, greniers, moulins, etc., pour vérifier l'importance des stocks, leur état de conservation et la fagon dont ils sont conservés. Les autorités communales et tout par-ticulier seront tenus d'observer les or-donnances et dispositions des Commis-sions centrales et provinciales de la récolte. Toute infraction contre les arrétés ren- 2e Année N° 24 et|25 5 cents Dimanche 26 et Lundi 27 Sept. 1915

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