L'indépendance belge

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s.n. 1914, 13 Août. L'indépendance belge. Accès à 11 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/td9n29q810/
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1S15I iO Ooaa-tduraxeîsi I EN SEL-eiQUE ET A PARIS ISSZZ 85' ANNÉE Jeudi 13 août 1914 ADMINISTRATION ET RÉDACTION ï T.. rue des tàa&ics? 5£ï- u^eîles. BUREAUX PARISIENS . 11 place de la Bourse ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE BELGIQUE. lin su 20 lr 6 siois 10 fr 3 nioïs 5 fr, UIXEtSBOUBC [Gr.-D^ » 28 lr » ' 5 if! » 8 If. tHUSSER - 40 lr. » 22 if. » 12 fc ÉDITION HEBDOMADAIRE llntitnsiioaais «t tfOutra-mar; 10 PAGES, PARAISSANT LE UE&CRBDI Eîa an Si: f'ET.DCfl Bis moi» JS francs L'INDÉPENDANCE BELGE ■E20T5 ÉLTIÏ03S BAS JOm.. — SES PAGE3 LOÏSERYATIOIC VAS. LE PnQGEEa " ' V Jeudi 13 août 191' Les annonces sont reçues A BRUXELLES ! au\ bureaux du jou'jaC À PARIS : il, place de la Courte. à. LONDRES : chez MM. Joàn-F* Jones Sr.orr Bill, E. C,-, à ÏApwe K:<vs«, o° lftS, Cheapsicie E, G. ; ei chez Nevroud & Fils, Loi, H°J 14-18. Queen Victona Street. et T. B, Ltd. a" 163, Queen Victoria Street. * AMSTERDAM : chez Kijgh&Van Ditmar, Rokin, & C&. ROTTERDAM ; mt?me tirroe, Wynhaven. 113. $T? ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et m SUISSE, aux Agences de ia Mal^m Rudolf Mossty t ITALIE : chez MM. Haasenstein & Yogler, à Miiaa, Turin et Rome. wijiEW»YÛRK î T.B, Browne. Ltd. I. East 42nd Sfreafe» » Ërîition do matin ■ LA GUERRE - 1VAU.IAVV.O U. uci> enneige- ments de cavalerie dans la région Ue Landen, et ce ne l'ut qu'assez tard dans la nuit, quand on apprit que Landen avait été repris par les nôtres, que l'on se rassura. Cette nervosité s'explique surtout par la période prolongée de l'attente d'une grande bataille, et d'ailleurs les informations officielles se font de plus en plus rares, parce qu'il importe de cacher à l'ennemi non seulement la disposition des troupes, niais encore tout ce qui pourrait le renseigner plus ou moins sur les intentions de ceux qui ont la direction des forces franco-anglo-belges. En réalité, il n'y a, pas à s'inquiéter : toutes nos chances £le vaincre subsistent totalement. L'ennemi, qui s'est réorganisé dans la région de Liège, a poussé quelque peu ses avant-postes pour tàter le terrain, mais partout où il a pris le contact avec les nôtres il a été repoussé, subissant des pertes notables. Pour comprendre la portée de ces opérations préliminaires à la bataille décisive il l'aut se rendre compte du fait que les Allemands ont fait passer des troupes en Hesbaye, par la trouée de Visé, et, au sud, par Iluy. Les premières ont été signalées ces jours derniers dans tout le sud du Limbourg, jusqu'à Hasselt; les secondes ont fait des reconnaissances jusqu'aux avant-postes belges. Par <•»•* tentatives nous savons exactement la position de comDai prise par les Allemands et cette position de combat a un caractère nettement délensif, ainsi ,que le prouvent les tranchées qu'ils creusent au sud et à l'ouest de Liège. Ceci doit inspirer pleinement, conliun-ce, car le fait que l'envahisseur passe de l'offensive à la défensive prouve à l'évidence que le plan primitif a été totalement bouleversé par l'héroïque résistance de Liège. A la frontière franco-allemande, la situation de nos alliés est excellente. Les Français tiennent fermement leurs positions aux abords de Mulhouse et ils demeurent maîtres de la Haute-Alsace et des crêtes des Vosges. Dans .tous les contacts avec l'ennemi, la supériorité de l'artillerie française a été incontestable et la cavalerie française a maintenu tout son ascendant sur ia cavalerie allemande. De ce côté encore, la menace de l'attaque brusquée sur laquelle l'Allemagne a toujours compté pour envahir la France dès les premiers jours de la guerre est totalement écartée, et, en plusieurs endroits, les Allemands sont passés à la défensive. On verra dans le communiqué oiticiel du ministère de la guerre, que nous publions plus loin, que les troupes françaises ont infligé un sérieux échec aux Allemands a spincourt, leur prenant plusieurs canons. JJ'autre part, à Château-Satins, en Lorraine allemande, la pression française se lait d'heure eu heure plus énergique. La victoire allemande n'était possible qu'a la condition que l'action des armées de Guillaume 11 lût- foudroyante. Or, voilà d~\ jours que la guerre a commencé et les Allemands, qui croyaient en deux jours atteindre la lroiitiére française en passant par la Belgique, sont toujours retenus dans la région de Liège; ils n'ont pas îninchi l'est français.-Par contre, la uussio est prête aujourd'hui à l'action la pius énergique; ses légions innombrables commencent à uéborder uuns la Prusse orientale; le Ilot russe va se déverser sans tin sur l'est allemand, où on ne pourra lui opposer que ues forces relativement faibles. Ou bien l'Allemagne devra se résigner à l'invasion russe sur une grande partie de sou territoire, ou bien eiie devra ramener en arriére ver< ses frontières de l'est une notable pai-t.e des forces qu'elle a massées contre la Belgique et la France, et alors c'est son écrasement irrémédiable uu cote du Rhin. Tuile esi la situation de l'Allemagne a 1 heure actuelle, upiès iu première semaine de cette guerre monstrueuse qu'elle a déclarée a une glande partie de 1 liurope et pour laquelle eh" a commencé par vioier les droits .les plus sacres de peuples qtii allumèrent toujours hautement leur amour de la paix. Et qu'on ne s'imagine pas que l'Allemagne puisse attendre un secours ei-lieace quel qu'il soil de son alliée l'Autriche-Hongrie. Celle-ci a tort à faire pour se défendre et marche de décepe lions en déceptions. Mon seulement tes Autrichiens n'occupent pas Belgrade, qu'ils bombardent chaque jour, mais partout où ils ont pris contact avec la vaillante armée serbe ils subissent des échecs et sont retoulés. Sur la Urina, a la frontière bosniaque, ce sont les mêmes vains efforts des Austro-Hongrois [jour entamer leurs adversaires, et une dépêche assure ce matin que, abandonnant l'offensive, les troupes de François-Joseph en son!, elles aussi à la période de la défensive. Les ac m arables qualités dont l'armée serb avait lait preuve dans les précédente campagnes se trouvent ainsi confirmées. Il est vrai que les Autrichien ont cru trouver une facile revanche e bombardant le port monténégrin d'An tiyari, mais les alliés des Serbes ont rt pondu aussitôt en occupant le mon Tarabosch, qui domine Scutari, et e bombardant par la voie de (erre le poi autr chien de Catlaro, qui est domin par l'admirable position stratégique d Lowcen en territoire monténégrin. En Un, l'Autriche-Hongrie n'a pas plus d chance avec les Russes qu. ont déboi dé immédiatement sur la frontière hor groise. Toutes les dépêches s'accorden à constater que, dans tous les contact entre Russes et Autrichiens qui on eu lieu jusqu'ici en territoire austre hongrois, les Autrichiens ont dû cède le terrain à leurs adversaires. Ce n'es pas dans de telles circonstances qu l'Autriche-Hongrie peut fournir à l'A! lemagne une aide militaire, si réduit soit-elle. La grande guerre européenn brutalement déchaînée se présent comme un péril formidable pour 1 puissance austro-allemande. Sans pr( juger en rien du résultat des grande batailles qui se préparent, on peut dit que l'impression se précise d'un foi midable écroulement. ROLAND DE MARÈS. — « LA SITUATION .Mercredi midi. Voici le communiqué officiel remi à la Presse : La mouvement de retraite des Alli mands, annoncé hier, s'est accentué. Il n'est anyvé aucun autre renseign< ment. A Liège RENSEIGNEMENTS UrvJGIELS Il est arrivé des nouvelles de Liège ce matin, au ministère de la guerre. L'état-major allemand s'est installe au couvent du Sacré-Cœur à Cointe. Immédiatement il a lait entourer c( établissement de ronces en fer et d billes de chemin de fer. 11 ne se cro donc pas trop en sécurité- à Liège. Pendant la mat.mée, une forte color ne de cavalerie a délilé rue de l'Un, versité se dirigeant vers le pont de 1 Boverie et la gare de Longdoz. D'après les mômes renseignement officiels, rue Grétry, ils ont accumul des centaines de sacs de farine. LA DEPENSE DE LIEGE Gomment l'état-m^jor allemand dénaîur les laits Un télégramme oi. quartier général alli mand dit : « Des, î*uveJiles.es source frai çaisc ont jeté l'inquiétude dans la pepuli tion. 11 y aurait en 20,01)0 Allemands déc més devant Liège, qu; ne serait pas en ni Ire possession. Le fait que la ville de Liég a été décorée de • Légion d'honneur serr ble confirmer :-cs mauvaises nouvelles. L peuple allemand p-»ii être certain que non ne lui cacherons f,ien: nous dirons ton jour la vérité. .Mais nous devons éviter de réi soigner nos ennemis sur nos intentions » Nous avons disposé pendant quai: jours, autour de L'fge, des forevs relative ment minimes, /la rrarche en avant ayar dû 6!re tris rapide Nous avons atteint ik tre but, grâce ù n< tre préparation, à l'ai dace de nos troupe0 et avec l'aide de Diet Le courage des déûnseurs fut brisé, l'cnni jfti se défendant, d'ailleurs, avec mollesse ,■ Les difficultés pot- nous provinrent su: tout de l'état a.'^cnté et boisé des te; rains. dans les attaques traîtresses de 1 population, même des femmes et des er [a nts. » v N. D. L. H. — Cet aveu maludroit de l\ chec allemand d^ ont Liège se passera parfaitement de 'ou; commentaire. L'en barras de l'étàt-major allemand perce ■ chaque mot. lx?s forces minimes » alli mandes étaient eoi slitnées par trois rori: d'armée et 30,000 Belles « combattant ave mollisse ont ar»rte* la marche en avar do 1:^0,000 hommes de troupes allemandes Si le but des Al ; mands était de voir br soi- leur effort 'levant Liège, il a, en effe 'té pleinement atteint Quant ù l'auda,-' des troupes nlleu...i des il nous semble qu ■ l'aide de Dieu ne U * a pas été, jusqu'ici très, favorable Quai <£ux « attaques traîtresses de la popu'j ?lon », il faut roir dans ce passage la pn mière tentative officielle de justification de atrocités commises autour de I.iégc et dor la répercussion danc? le monde entier do sérieusement :aire réfléchir les dirigean en Allemagne, v IL EST PROUVE... Il est prouvé que lors de la troisième a toqua (le Liège par l'armée allemande iai , la journée du jeu-?i G août de nombreu: - teutons portaient l'i:i.;iorme de nos soldats ; Ils avaient dépouillé les cadavres pour s'ê s vêtir et faire croire qu'ils mettaient au pre mier rang de leurs troupes des prisonnier; s belges. i Ils espéraient que dès lors nos soldati - épargneraient les premiers assaillants.' - C'est 1 ù. un fait réellement barbare quf t .'toutes les lots de la guerre réprouvent. | COMMENT LES ALLEMANDS é ONT PENETRE DANS LIBL-I , Un oorospondant du u Matin » d'Anvers . a eu l'occasion de s'entretenir, ù Toi'.gres. g avec un des rares soldats allemands qu sont sortis vivants de Liège, après ia piv> aliène tentative d'investissement de la ville [ Au second joua' de l'attaque, six cents <U s lemands parvinrent à gagner la viiile, u l s'aventurèrent dars les rues de la capitak wallonne. C'est un de ces hommes-la qu: r nous a raconté sa.;, retraite. Nous lui kns-'t sons la parole : e — Kn admettant que la guerre dure <fo . ans, dit-il, je n'oublierai jamais cette nui e atroce !... Nous étions bien six cents qu g étions parvenus, sur l'ordre de nos ot'll e ci ers, à nous glisser dans l'intervalle' J( ï deux forts et à gagner la vile, pensant qui nous étions suivis par la masse de no; s troiq>es g « A Liège, la garnison nous a reçu pai un feu d'une violence inouie. I>^3 cama rades tombaient comme des mo.uclies sou; cette gréie de balles et bientôt c'était à' déroute. Nous avons fui par toutes te rues, nous collant aux murailles, ranipan sur le soi pour ne pus être vus. .Niais le; phares des forts se mirent à donner c-t i nous <i chercher », nous plaquant brusque ment en pleine lumière. Et toujours il y avait des soldats beiges, ù point nom mé, p.our nous tirer dessus ! A un cgrtaii moment me trouvai fuyant }{ jours et tâchant d'éviter les longues ger bes de iumito blanche qui semblaient fouiller la vi;Uo et, i\ tout moment, me dé couvraient. Une rafale de ploml? passai alors sur moi et, d'un bond, je rentra:: s dans l'ombre, rampant, glissant, tiran parti de tous les reliefs d'architecture poui m'abriter et atteindre la campagne. )> Je ne sais pas comment je suis parve nu à regagner nos lignes, mais j'ai la con viction qu'il n'y en a pas vingt des nôtre; qui s'en sont tirés !... » LES ALLEMANDS AMENENT DE L'ARTILLERIE DE SIEGE Le correspondant ù Maastricht du Tclc , yruaf a envoyé la dépêche que voici : u Je reviens du front de l'armée adleman ! de. La colonne d'attaque des Allemands es massée près de Hers'tal. La garnison dc-f :t .Vllemands dans Liège est peu imporlauLe e Une autre colonne, avec une forte divisioi t d'artillerie, semble se porter dans la direc tion de Namur. Le combat sous les forts de liège .se - poursaii't toujours. u Hier midi, l'artillerie belge a fait -saute] deux fols le pont de bateaux jeté sur lr s Meuse, à Ilerstal. Les pontonniers aile é mands l'ont rétabli, s'.exposant PllJS heure à un feu effrayant. Les Allemands avaient évidemment un besoin impérieux de ce point pour le trans 8 port de la lourde artillerie de siège qui vienne leur arriver de Magdebourg Chaque batterie étant attelée de huit chevaux, les l* lourds mortiers passèrent le pont. Us fu rent partiellement dirigés contre les lorts " de Liège, tandis que le plus grand nombre K de ces mortiers, encadrés de régiments. e prenaient le chemin de Namur. Une armée allemande campe toujours 0 près de nos frontières, pour surveiller le-s voies de communication. Les Allemande 3 continuent d'ailleurs à concentrer des mas '• ses considérables de troupes. e LA CAVALERIE FRANÇAISE A BRUXELLES 1 Un gros détachement de cavalerie i'ràn '■ çaise est arrivé dans notre ville hier soir Los soldats on t (*> -• îogéS dans nos casai ' '• nés et sont enchantés de l'aCcueii qu'ils- i-ii rencontré. Les olnci-'r^ logent chez les ha N bitailts. Après les recommandations J'usa ge que font Ordinairement les chefs militai n.s quant à l'attitude a observer par leur; a subordonnes, ies soldats français ont <'• '- ia penmssion de s'aUseiùer des casernes • pendant ia matinée. C'est ainsi que les lira xeiiois ont' pu en rencontrer, liaternisaa ' avec leurs ii'èr'cs d'annes beiges et la po '* pu ialion. h .LÏCGUE UN AEROPLANE ALLEMAND s Un aéroplane aiiieuiand a survolé Bru ' i.js mardi vers 5 heures. lj' \'ive our.osué parmi le public qui clrcu a.i en vil.e. L'aéroplane portait sous les ailes * '• .roix de Prusse. DU PETIT CAPORAL i- ii Le majc«i* Jeanne, qui a combattu à Lié it :,e, ou »i édiappa niiracuieusement a >i i- .iiort, raconte ce trait d'héroïsme d'ui jeune soldat (k■ son régiment, Uî,eapora s Sapin. it — <« C'était à Bcllaire, au-dessus de Ju :t ;Âile, siK* la rive droite de la Meuse. Ln< s oatterie prussienne nous tirait dessus, i caporal Sapin,' un garçon de dix-huit éms se glissa a gauche de ia batterie et la pri en enfilade. A trois cents mètres, abril< t- derrière un mur, il la prit sous le feu ia son mauser et abattit successivement le "V ■ .... ~ ; officiers, sous-officiers et servants des pièces. La batterie allait être réduiie anisi i au silence lorsque La dernière pièce fut traînée vers le mur derrière lequel tirait ; Sapin — peut-être bien que les Allemands ont cru qu'il y avait là un puloton tout entier — et réduisit les briques en miettes lout en mettant le caporal Sapin hors de : combat. N'est-il pas vrai qu'il s'est conduit en héros et quie l'histoire grecque ou l'histoire romaine ont peu d'exemples ù nous oflru 1 oompaïûbles a cette niarniestation d'ai>nè-gation et eti sacrifice ù la Patrie ? » NOTRE ARMÉE Les habitants au territoire qui sont en contact avec nos troupiers îoiunt leur belle humeur, leur esprn. de discipline et leur patriotisme. Ils ont le plus grand, le plus vif désir d'al'ier au l'e.u. Pendant ia journée die mardi, quand le bruit s'est répandu que les Allemands esquissait mie marche sur 1a capitale, ils auraient voulu se ruer tous sur l'envahisseur. Les officiers ont dù leur expliquer que les opérations dépendaient d'un pian d'ensemble ti'acé avec les alliés et qu'il fallait y obéii*. L'esprit des soldats reste excellent; aucune craènte, le seul désir, de se battre et • de vaincre. La 3e1 division et la 15° brigade sont de i nouveau parfaitement en forme, comme avant la bataille de Liège. i Les soldats exténues, qui avaient été en-t voyés pour se refaire dans les ambulances i de Bruxelles, ont regagné le l'ront, puur lu i plupart, et demandent a se mesurer de nou • veau avec les Allemands. La sixième division, composée de troupes de la garnison de Bruxelles, montre i beaucoup d'entrain. Nos g"eitad ers e1 nos carabiniers grtl-■ lent du désir de cor- battre. A la veille d'une grande bataille, la Belgique peut mettre toute sa confiance dans l'armée de campa-: gne. Eleçtrisée par l'exemple de 1a troisième divisÎQi) et de 'a quinzième brigade, elle - répondra largement à l'espoir que la nation met en elle. LES V< LONTAIRES Parmi les volontaires qui ont contracté, avec un réel entrain, un engagement pour la durée de la campagne, on compte plusieurs de nos bons artistes. L'un d'eux, Je sculpteur Eugène De Bremaecker, qui a fait depuis des années des' recherches fort intéressantes sur les applications de la télégraphie sans fil, a été mis à la disposition de la place d'Anvers pour le service si délicat des communications par T. S. F. Son frère, l'ingénieur De Dreinaecker, ancien 1 officier du génie, a repris élu service comme capitaine de réserve et est également ittnchA an sftrvir^fi de La T. S. F. LES OPÉRATIONS MILITAIRES &MÇAISES LE BULLETIN QUOïuiJEN OFFICIEL SUCCÈS FRANÇAIS Paris, mardi, li août. Un communiqué du ministère de la guerre du il août, à 23 h. 30, dit : Les troupes françaises sont sur presque tout le front en contact avec l'ennemi. Les soldats français montrent partout un courage et une ardeur irrésistibles. Dans la région des Vosges à Spincourt, les Allemands ont attaqué dans la soirée du i0 les avant-postes français qui se sont d'abord repliés devant l'ennemi, mais ont repris l'offensive avec l'appui ele la réserve. L'ennemi a été refoulé avec des pertes considérables. L'artillerie française a détruit une batterie allemande Les Français ont pris 3 canons, 3 mitrailleuses et 2 caissons de mur.itions.Lcs régiments de cavalerie allemande sont très éprouvés. Dans la région de Ghâteau-Sallins, vers Moncel, un bataillon et une batterie alle-, mands provenant de Vie ent tenté d'attaquer les avant-postes. Les Allemands ont | été repoussés avec de grosses pertes. Dons la même région, le village de La. garde, en territoire annexé, a été enlevé à la baïonnette. Les Allemands se sont présentés devant Lcngwy, qu'ils ont sommé de se rendre. Le commandant a refusé fièrement. (Longwy n'est pas une véritable place forte. Elle possède une simple enceinte datant de la seconde moitié du XVII0 siècle.) (a) *** Bruxelles, mercredi, 12 août. Le ministre de France à Bruxelles envoie à tous les consuls français de Belgique la dépêche suivante : « Partout où le contact s'est établi entre les troupes françaises et allemandes, c'est-1 à-dire à partir de Belfort, les engagements qui se sont produits ont démontré la supériorité de l'artillerie française .Dans toutes les rencontres, la cavalerie française garda l'ascendant sur la cavalerie ennemie. Nos ' troupes ont occupé les crêtes et cois des Vos<j„3 et dominent toujours la Haute-Alsace, tenant la ligne de Thann à Altkirch, un peu en arrière de Mulhouse. » Le gouvernement français oppose un démenti formel à la nouvelle de la violation du territoire allemand avant la déclaratioi de la guerre par l'armée française. Il dé claro également absolument faux le bruit ré pandu par les Allemands de l'empoisonne ment des puits à Metz par un médecin fran £-ais. » A Paris, la rue de Eerlin s'appolle main tenant rue de Liège. » (a) LE PRINCE DE MONACO Nice, mardi, 11 août. Un batail'ion de chasseurs, traversant eli manche le territoire d. Beau-Soleil, a été l'objet d'une manifestation enthousiaste. Le prince de Monaco est venu à la rencontri des soldats français et, dans une vibrante allocution, ii a salué les officiers et les soJ-dats. Il a rappelé qu'il a combatlm en 1871 pour la France-, ajoutant que xi guerre ac luelio est ia lutte de la civilisation contrt la barbarie et, dans un langage émouvant, .i a adressé des vœux au bataillon. Dix mille assistants ont acclamé le prinice et les soldats. (a) UN TELEGRAMME DU PRESIDENT* DE LA DOUMA Paris, mardi, 11 août. Le président de la Chambre a reçu de M. Rodzianko, président de la Douma, ui télégramme transmettant aux députée français, au nom de ia De>u;na, un sala fraternel et chaleureux et déclarant que la Douma est peisuadée que les exploit; eles deux armées secondées par l'Angleterre briseront les efforts des violateurs ui la pa:x européen :e et ramèneront l'Europe sur la voie de la paix et de la civilisation M. Deschanel a répondu en chargeant. M Radz-iajtko de transmet tre à la Douma l'ex pression ele sa -p roi on de reconnaissance e ajoutant qu'il est persuadé également qiu la victoire est due aux nobles peuples ran gés du eOté de la civilisation et du droit. m LJAMBASSADEUR D AUTRICHE Marseille, mardi, 11 août. Le train spécial de .l'ambassadeur d'Autri. che est passé à midi en £:rro.de Marseille aWant à Vwiti'fi&Re. Il n'y a eif ricun in ci défit. V (a) A L'ACADEMIE des SCIENCES de FRANGï Au cours de la séance tenue hier yjai l'Académie des sciences-de France, le pré sident, l'illustre Alsacien Paul Aupeli, c adressé aux correspondants belges, MM. Boufvin et Fran cotte, l'expression de ses très fraternelles sympathies et de sa pro fonde admiration pour la nation et l'armé* belges. M. Lemoyne a lu ensuite un remarqua ble éloge du regretté correspondant beige M. Henry. LE FRINCE LOUIS D'ORLEANS DEMANDE A PRENDRE DU SERVICE Buenos-Ayres, samedi, 8 août. Le prince Louis d'Orléans et Bragance. petit-fils de feu dexm Pedro du Brésil et fil.' aîné du comte d'Eu, qui est lieutenant Je résprve au 5° régiment de dragons autii chiens, a offert ses services à l'armée française. Le président, de la République lui £ conseilié de rejoindre l'année anglaise, 'es membres des anciennes famildes régnantes rifl rwmvnn.t coi'vi an T?r>finrv> (r-\ Rifwp illlèèli AVANTAGES DES RUSSES SUR LES AUTRICHIENS Saint-Pétersbourg, mardi, 11 août. Les Russes >nt repoussé les Autrichiens retranchés à Zotijschtse, au sud-ouest de Iladziwilo. Les Russes ont sabré un peloton d'infanterie autrichienne. Les autres Autrichiens se sont enfuis. Un demi-escadron de lanciers autrichiens qui avaient franchi la frontière à Volot-sehik a été attaqué par les Russes. Il a per-du 10 tués, dont un officier, et 3 prisonniers.Au delà du Dniester, les Russes ont attaqué le S8 lanciers autrichien, qui a eu 1C Uiés. A LA FRONTIERE RUSSO-ALLEMAND-Saint-Pétersbourg, mercredi, 12 août. Dos aéroplanes allemands voient tous -es jours dans la direction de Kovno. Dans plusieurs vuiagi.s âiieinands de la frontière, ies troupes -régulières qui y stationnaient u'iiabiiuue sont remplacées par .a cavalerie et de l'ipfanterie ue.ia land-welir. 11 n'y a pas encore eu de sérieuses rencontres & la frontière. Tout se borne, jusqu'à présent, à de fréquentes escarmouches. Les troupes allemandes qui se trouvaient la frontière se concentrent actuellement par groupes de deux ou trois ré-ments on ordre de marche. On a reçu .i nouvelle que les Autrichiens ont arréiiî ir le Danube des 'embarcations chargées de munitions pour l'armée roumaine, mais ; -. ils les ont ensuite rei'ûchées. (aj UNE PROCLAMATION AU PEUPLE RUSSE Londres, mercredi, 12 août. On mande de Saint-Pétersbourg au «Daily Telegraph » que le Tsar et sa famille trc*nt Moscou, d'où le Tsar lancera une proclamation au peuple russe, demandant sari appui dans La lutte contre les forces coalisées du germanisme, .(a; : LA GUERRE : AUSTRO-SERBE LES AUTRICHIENS ABAHDO^iiEflT L'uFFtNSIVE LES SUCCÈS SERBES Nisch, mardi, 11 août. Après plusieurs essais infructueux pour passer la frontière au .no® de la Serbie, les Autrichiens ont abandpiné l'offensive. Us on! été sérieusement repousses sur toute la ligne, grâce au tir 'excellent de l'artillerie et do l'infanterie serbe. Les Autrichiens ont subi des perles énormes. Les Autrichiens ont attaqué également Lomitza à la frontière bosniaque où ils ont rencontré une partie de l'armée serbe de la Drina. Les pertes au-Ifichie'mes sont énormes. Actuellement aucun soldai autrichien ne se trouve en territoire serbe. (a) JONCTION B23 TROUPES SSREO-MOÏ3TENEGRINE3 Nisch, mercredi, 12 août. Les Monténégrins et les Serbes ont opéré teur jonction. Au cours de divers engage, ments, les Serbes ont capturé une douzaine d'Autrichk-ns. Les pertes des Autrichiens sont très élevées. Celles des Serbes sont in-signifl'antes. On dit que lors du bombardement d'Antivari ht station radiotélégraphi-qu.j et six maisons italiennes ont été détruites. (a) LES ALBANAIS FOOT CAUSE COMMUNS AVEC. uES HGK'îENEGBrNS P uis, mercredi, 12 août. L' » Echo die Paris » publie une dépêchô de Ceîtigné selon laquelle 4,000 Albanais du nord de I v.kovitza se joignirent à l'ar-niée monténégrine contre les Autrichiens. u-E BLOCUS DE LA C3TE MONTENEGRINE Vienne, inercredi, 12 août. Le blocus de la où le monténégrine a corn-raeneé hier après-midi. I.'n délai de vfcigt-iliiatr: heuros a été accordé aux navires des halions amies et neutres pour quitter les ports. Le gouvernement a notifié le blocus aux repré: cotants des gouvernements étrangers a > -vu- . Anyleterre OFFRES DB YACHTS Londres, mardi, 11 août, l'n grajul nombre de yachts et de vaisseaux privés de toutes sortes ont été mis à ia disposition de l'amirauté. Ils seront sélectionnés* (c) LE CONTINGENT AUSTRALIEN Melbourne, mardi, 11 août. Le contingent que fournit l'Australie est d'une division et d'une brigade de cavalerie légère. Le pays de Victoria et la Nouvelle Galles du Sud fournissent chacun une brigade d'infanterie. Chaque autre Etat envoie un bataillon de 1,000 hommes. Trente étudiants militaires ont été nommés officiers. La plus ancienne section de l'armée territoriale est venue s'adjoindre au contingent (c) PAYS-BAS LA HOLLANDE SE DEFENDRA Mardi vers midi, la légation affirmait que son territoire n'a pas encore été violé par les troupes allemandes. La Hollande a 250,000 hommes mobilisés, prêts à ê're aussi énergiques que les Belges. (a) ITALIE feleiiacsà iiusiro-gerfflanips ù I'tidî6ii8 i)B l'ilSi.d (Dépêche roUiruc-j en transmission.) Rome. L'Allemagne et r Autriche-Hongrie corn-menoent à adresser des menaces ù l'Italie t cause de sa déclaration do neutralité, qu'elles déclarent contraire à ses obligations jiiiiuïi membre de ia iripu-Adiaiice. .m .'Italie persiste dans son attitude, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie se considéreront comme un droit ele lui déclarer la guerre et l'Autriche-Hongrie envahira la Yénetie et la Lombardie. (a) NEUTRALITE G ONFIKMEE Paris, mercredi, 12 août. On mande de Rome ù 1' « Eclair » que M. Ultoni, dés son retour à Paris, a assuré M. Doumerguo que, sous aucun prétexte, l'Italie ne se laissera entraîner à violer son engagement de neutralité absolue, (a) UN VAPEUR ALLEMAND SE REFUGIE EN ITALIE « Exoeisior » publie une dépêche de Homo selon laquelle le vapeur allemand « Bayera »x chargé de quatre mille tonnes

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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