L'indépendance belge

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s.n. 1918, 09 Fevrier. L'indépendance belge. Accès à 03 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/9882j6936t/
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L'INDEPENDANCE BELGE. ROYAUME-UNI : ONE PENNY CONTINENT : 15 CENTIME (HOLLANDE : 5 CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION: BUREAU A PAÈIS : <SAME?DI 9 PEVRIFR 191S f 3 MOIS, 9 SHILLINGS. TUDOR HOUSE, TUDOR ST.. E C. 4. 11, PLACE DE LA BOURSE. ÎS*4 SfS C " " l=no ABONNEMENTS:-! 6 MOIS, 17 SHILLINGS. CONSERVATION PAR LE PROGRES TELEPHONE: CITY 3960 TELE.: 311-57 at 238-75 En vente à Londres à 3 h. le vendredi S fevrïer 11 AN, 32 SHILLINGS LA SITUATION Vendredi, midi. Pour la première fois un trans port américain, ayant à bord 2,39'î hommes de troupes pour la France a été coulé mardi dernier, âu larg< de la Côte d'Irlande, qui semble êtr< depuis quelques mois un lieu dange reux, exigeant une vigilante surveil lance. Deux mille cent quatre-vingt-sepi hommes ont été sauvés du naufrage fei constitueront des soldats d'élite qui, dè' aujourd'hui, brûlent du désir de vengei leurs 210 frères d'armes assassinés lâ chement par les pirates allemands. Ic encore, les Allemands se trompent lors qu'ils s'imaginent que ces pratiques bar bares effraieront les Américains. D'autri part, d'après les dernières nouvelles, !< Département de la marine américain* i dispose, espérons-le, de moyens de dé fense suffisants pour empêcher le renou vellement de ce coup de surprise. La grande activité d'artillerie que nou: signalions hier sur le front de Verdu: et en Alsace, faisant pressentir un mou vement offensif de la part de l'armée di Kronprinz, a été suivie, jeudi matin, pa; trois attaques-surprises : la première < l'est de Samogneux; la deuxième à la ii sière nord du bois des Fosses, 'et la der nière au sud de l'Hartmannsweilerkopf Toutes trois ont subi le même sort, le troupes d'assaut allemandes étant refou lées-dans les positions de départ, aprè; avoir subi des pertes sanglantes. Une certaine activité a également ré gné sur le front de l'Aisne et en Charn pagne, où l'on signale l'échec de deuj raids ennemis au nord-est de Braye-en Laonnais et dans la région du bois Mor lier, et un heureux coup de main fran çais à l'est du Téton. Réagissant contre les tentatives aile mondes, les troupes de sir D. Haig on exécuté une brillante série de recon naissances, les régiments de Liverpoo envahissant les tranchées allemandes i l'çst d'Armentières et capturant de nom breux prisonniers ainsi qu'une mitrail leuse, et d'autres détachements anglais effectuant une opération similaire ave un'égal succès, au sud-est de Quéant.noi loiii de la route d'Arras à Cambrai. .Sur le front méridional, à part quel ques actions d'artillerie et des rencontre de patrouilles entre l'Adige'et la Bren ta, toute l'activité est absorbée par le opérations aériennes, les aviateurs allié faisant de nombreuses reconnaissances livrant des combats audacieux et bom bardant des pointe parfois éloignés à l'ar rière des lignes ennemies. Aussi bien, leur résultats sont-ils remarquables : 56 appa reils ennemis ayant été abattus du 2i janvier au 6 février. Les Allemands on de nouveau attaqué les villes ouvertes lançant des bombes sur Calviano, Bas sano, Trévise et Mestre, faisant lieureu sement peu de victimes. Cette partie du champ de bataille ; toujours son grand intérêt, car il est oer tain que si les Autrichiens devaient éva cuer les territoires italiens envahis, c serait la débâcle générale et un soulève rrent dans toute l'Autriche pour récla mer la paix. Le correspondant Reuter de Pétrograi nous apporte une nouvelle intéressante « dent les conséquences pourfaient être trè importantes. L'ancien généralissim Aiéxeieff, venant du midi, - se diri gérait vers plusieurs stations de che mifls de fer dans la direction de Khar keff et de Voronèje. Les forces du général Alexeieff s'élève raient à 35,000 hommes. Son point d départ était de Novo Cherkassk. Le correspondant du "Voix" à Pitre grad signale qu'un grand nombre de so] dats et d'officiers se .sont enrôlés volon tairement dans l'armée d'Alexeieff. L discipline la plus stricte y a été intre dilite. Les officiers s'engagent comm simples soldats. La rolde des officiers est de 150 rouble et celle des soldats de 30 roubles pa mois. Les blessés reçoivent 500 roubles et les familles des soldats tués 1.000 rou bl.es en un paiement unique. Les re5 sourceé financières paraissent donc assu rées à cette armée. Rostoff est toujout entre les mains de Kaledin. C'est pou 1«"> Ukrainiens le centre mystique. L ville est menacée par les forces bolshé vistes, qui, dit-on, ont occupé Taganrog légèrement défendue., et il est probabl que l'armée d'Alexeieff est en route poui ■ attaquer les Bolshévistes. Il est à sou ' haiter que Alexeieff et Kaledin puissen , unir leurs efforts. ; .En Finlande ", lutte continue san ■ qu'on puisse y voir très clair. Le ■ Gardes Blancs finlandais, qui sont com ■ mandés par un général, comprennent ui > important nombre de Finlandais anti ; pusses ayant combattu dans l'armé» s allemande et renvoyés depuis la révolu • tion dans un but de propagande. Il es ■ probable aussi que certains officiels aile i mands participent aux opérations contn ■ lés Bolshévistes. Néanmoins, les Garde - Rouges ont résisté à une forte attaque : s Tammersfors, et ont repoussé les Finlan s dais vers Raumo, où est réfugié actuelle > ment le Sénat. Les Gardes Blancs occu - pent Rihmahi, point stratégique impor • tant à la jonction vers Helsingfors. I est même possible que cette dernière villi soit isolée par les forces des Garde s B'.ancs. Le chemin de fer de Pétrograc l :i Viborg est toujours coupé, et il parai - aussi que plusieurs fronts ont été dé i mojis sur la ligne à voie unique de Tornei " à Piétrograd. 1 Les Gardas Rouges voudraient incor • poi^r la Finlande dans une républiqu< - bolshéviste du nord de la Russie. Les navires de guerre russes sont prêt ; à bombarder Helsingfors. Commç i - fallait s'y attendre c'est de toutes part i la terreur qui règne. Des assassinats e pillages sont signalés de divers côtés - Des milliers de marins russes sont arrivé ■ h Helsingfors, de même que des Garde t russes Rouges. Les mitrailleuses fonc - tionnent dans lés rues de la ville. Li - théâtre suédois a été détruit et pillé - ainsi que plusieurs maisons privées, e une douzaine de notabilités ont été mas - sacrées. Les coffres de la banque In'an -■ darse ont été viciés par les Gardes Rouges Bref, c'est l'anarchie d'où l'on ne sor 1 tira que au départ, forcé par la famine 1 des bandes bolshévistes. Le Vatican commence à se rendr: , compte qu'il n'a jamais été écouté pa 3 l'Autriche et l'Allemagne que lorsqu'i i pouvait servir leurs intérêts. Ceci res sort nettement de la dernière note pu Bliée par 1' "Osservatore Romano." Eli ■ expose que le Pape n'a pu obtenir ui 3 arrangement pour l'envoi d'argent au: -• prisonniers de guerre dans les contrée 3 ennemies et qu'il lui a été impossible d 3 rien connaître de ce qui se passe dans ! > territoire italien occupé. Le Pape re - grette de ne pouvoir donner aucun ren ■ seignement sur les personnes restées dan 3 les provinces italiennes envahies, ce qu - paralyse tout le labeur charitable du Va > tican. "Il Tempo" constate que c'est un t nouvelle offense de l'Autriche envers > Papauté. Il est certain qli'en dépit de - promesses de l'Empereur Charles et de - assurances du Kaiser, l'ennemi s'inquièt fort peu des desiderata du Vatican e 1 qu'il s'efforce plutôt de contrarier ses ef - forts. Pareille attitude finira sans dout - par éclairer le Pape et lui dictera un 5 nouvelle ligne de conduite. Nos lecteYirs, qui ont suivi daàs no colonnes l'exposé des aspirations des sep millions de Serbes, Croates et Slovène 1 eh Autriche-Hongrie, et la polémiqu c qui en est résultée entre notre estim s correspondant à Rome et les comité e yougoslaves, apprendront avec intérê - qu'un rapprochement s'est opéré entr - Yougoslaves et Italiens., Le président di - comité, M. Trumbie, après une récent entrevue avec M. Orlando, a déclaré qu - - "sa conférence avep M. Orfando a et s longue, cordiale et sincère. Le point d désaccord entre les Italiens et les nation - yougoslaves ne provient pas d'un confli - d'intérêts, mais de la manière à considé - rer la situation, et c'est pourquoi, dan a leurs intérêts mutuels, si intimemen - liés, il serait' désirable d'éliminer cett e manière de voir. "L'Autriche-Hongrie est l'ennemi com s mun. 11 tient en esclavage 7 millions d r sujets yougoslaves et menace la sécurit , de l'Italie. Si l'Autriche-Hongrie » - maintient après la guerre, elle conti ,- nuera à tenir sous son joug les nation - yougoslaves et constituera une menac s permanente pour l'indépendance et 1 r développement de l'Italie. Conséquem a ment, un accord complet est nécessair - entre les Italiens et les Yougoslaves; i] ■, devraient aussi arriver à une entent e avec les citoyens d'autres nationalité soumises à l'Autriche-Hongrie, comme lès Tchèques, et ujiir leurs forces poui leur libération. r C'est la thèse q'ie nous n'avons cessé ( de défendre ici, et ce premier pas ac-^ compli dans la bonue^voie est a.ssurémenl d'excellent augure ls A diverses reprises nous avons parle is d'une menace des métallurgistes de h i- Clyde décidant de se mettre en grève au n jeurd'hui si le gouvernement britannique i- n'ouvrait pas des négociations de pais >e avec l'ennemi. Ce projet anti-patrioti i- que vient d'être abandonné Dicsa-ich* st la Fédération de ces travailleurs .-e ré unira pour examiner la ituation. mai: 'e on peut constater dès mainfcena.it qiie li sa danger d'une complication de ce côté esi à désormais écarté. EN- PALESTINE Un beau succès arabe Le général Allenby signale des raids aéiiens sur des c.amps ennemis au nord-esY de Jaffa, les 3 et 4 février. Chaque fois des touches directes ont été observées. s De nouvelles informations ont été reçues au ^ujet de la rencontre entre les forces turques et arabes sur le Seil el Hesa-, au sud-est de la Mer Morte et à 17 kilomètres et demi de Tafile, le 26 janvier dernier. Les troupes turques comprenaient onze bataillons avec de l'artillerie de montagne et des mitrailleuses. Elles furent mises en déroute, perdant 400 tués et 300 prisonniers, ainsi que deux canons de montagne, 18 mitrailleuses, 800 fusils et 200 chevaux et mules. Le 28-j-'nvicr, jutre détachement drabe a attaqué un poste turc à El Mez-ra, près du' rivage oriental de la Mer Morte; 40 Turcs seulement parvinrent à s'échapper. Soixante prisonniers furent faits, et plusieurs embarcations fuient coulées. Ce même détachement arabe a capturé 26 mitrailleuses en quelques jours. OPERATIONS NAVALES ÛN TRANSPORT AMERICAIN COULE 210 manquants Le paquebot "Tuscania" (14,384 tonnes), de la compagnie Anchor, a été torpillé dans la soirée de 5 février au large de la côte d'Irlande, alors qu'il transportait des troupes des Etats-Unis. Le paquebot avait 2,397 personnes à bord ; parmi celles-ci 2,187 ont été sauvées, dont 76 officiers et 1,935 soldats de l'armée des Etats-Unis; 16 officiers et 125 hommes d'équipage, 3 passagers et 32 autres personnes non spécifiées. Ces chiffres sont approximatifs, mais paraissent très près de la vérité. C'est à la tombée de la nuit, sans qu'aucune sous-marin n'ait été aperçu, qu'une" torpille atteignit le paquebot en plein milieu, et immédiatement après le sillage d'une autre torpille fut aperçu à l'aAière. Sans panique, et dans un ordre parfait, les hommes se rendirent aux barques de sauvetage qui leur avaient été désignées, mais la mise de ces barques à la mer fut grandement entravé par le fait que le navire donna rapidement et fortement la bande. Une ou deux barques chavirèrent en tombant à l'eau,leurs occupants étant projetas à la mer, et d'autres barques furent abaissées directement sur eux. On craint que plusieurs vies humaines n'aient été perdues de cette façon. Le paquebot resta à flot pendant un temps considérable et le sauvetage des hommes tombés à l'eau fut exécuté par les bateaux de l'escorte et pa des patrouilleurs appe'és sur le Heu du'sinistre. LA CAMPAGNE AKTÎVISTE Bagarres à Anvers Des télégrammes publiés par la presse allemande disent qu'au risque de déplaire aux autorités allemandes, les An-versois ont contre-manifeste dimanche dernier lorsque les soi-disant Flamands aktivistes ont essayé d'organiser un cortège dans les rues après une réunion publique tenue en faveur d'une proclamation d'indépendance des Flandres. Des bagarres auraient eu lieu. L'AFFAIRE BOLO ir ^ L'affaire Bolo apparaît de plus en plus comme un introduction aux diverses autres affaires qui doivent venir devant les tribunaux. Au fur et à mesure des dépositions, les affaires Malvy, Caillaux lé et Humbert sont évoquées, il est certain a que les débuts du procès Bolo feront en i- partie la lumière sur le cas des autres acte cusés. x Qui est "l'important personnage poli-i- tique" de France auquel le comte Berns-îe t-erff faisait allusion dans son fameux s- télégramme à von Jagow en demandant k des fonds pour créer un mouvement paci le fiete çn France. Le président d'i conseil st de gperre suppose que c'est le sénateur Humbert, directeur du "Journal"; Pa-g venstedt pense que c'est Bolo lui-même ; l'avocat de Bolo suggère que c'est Caillaux.Quant à M. Malvy, il est responsable de l'action de son subordonné, l'ancien ls préfet de police Hudelo, qui aurait j. classé un rapport important de police re-[e latif à Bolo. La déposition de M. Casella, corres-r~ pondant du "Matin" en Suisse, est également intéressante. Mis sur la piste des ï- relations'de Bolo et de l'ex-Khédive, M. -s Casella fit un rapport sur oe qu'il avait el découvert, et en donna copie à M. Mou-à thon, correspondant du "Journal" afin !6- que M. Humbert soit mis au courant de :s la, personnalité de son commanditaire le Bolo. Ce rapport ne fut remis au capi- 1- taine Bouchardon qu'en octobre 1917. i, Mais M. Mouthon avait montré le rap-5, pert, non seulement à M. Humbert, mais ■8 aussi au président Monnier, et à M. Cail -x lnux, qui tous déclarèrent que ce n'était qu'un tissu de stupides potins et, sur it l'ordre de M. Humbert,. là rapport fut 2- communiqué à Bolo en avril 1917, donc ;r six mois avant d'être porté à la connais-it sance des autorités françaises. j- M. Fourgères, dans sa déposition is d'hier, montra quels étaient les senti-!t ments de l'ex-Khédive d'Egypte envers 1- l'Entente. Dans une lettre à l'Empereur François-Joseph, l'ex-Khédive dit: "Que Dieu vous donne longue vie pour le triomphe de la grande cause qui nous tient tous à cœur." M. Panon est venu déclarer que quand i] rencontra Bolo avant la guerre, Bolo lui offert Fr. 2,000 pour qu'il se déclare coupable dans une affaire d'escroquerie 1. peur laquelle Bolo avait été condamné en r_ France. Pendant la guerre, Bolo l'ente vpya aux Etats-Unis avec une lettre priant Pavenstedt, de l'Amsnick Bank, de télégraphier une extrait de compte de Bolo établi de façon à faire croire que a l'argent qui se trouvait à son crédit lui appartenait déjà avant la guerre, ce que ts Pavenstedt refusa de faire. Panon rs avait reçu Fr. 10,000 pour cette mission. rs Mme Panon, une des premières vic-s" times de Bolo, est venue raconter en-15 mite la triste histoire de sa vie, et poui la première fois Bolo apparut mal à is l'aise. J MORT DU ORAND-DUC NICOLAS à re Les journaux allemands publient une ix nouvelle de Pétrograd annonçant la it mort du grand-duc Nicolas. Il aurait r- succombé le 3 février, dans des circon-ir stances mystérieuses, à Tashkend (Tur-et kestan). Uya quelques semaines à peine r- l'on affirmait toutefois qu'il se trouvait rs toujours a Yalta, en Crimée, arrêté dans et son domicile. Qu'il ait succombé à c- Tashkend ou à Yalta, la nouvelle de sa rs mort semble confirmée. 3e Oncle de Nicolas II, grand partisan Dt de l'Alliance avec la France, admirateur u- de l'armée française, il s'efforça de ré-ut organise!: l'armée russe d'après les mé-et thodes des forces de la République. Et ;u lorsque la guerre éclata, il se trouvait à la tête de niilliofis d'hommes parfaite-22 ment entraînés. Commandant en chef, il prouva des qualités brillantes, remporta des victoires, sut parer à des défaites et fit montre de sérieux dons militaires. Une coterie eji eut raison et se Nicolas II lui retira les fonctions de é- commandant en chef pour l'envoyer n- dans le Caucase avec le poste- de gou-ie verneur-généual. Il s'y distingua de ds nouveau, et on lui doit les belles vic-r- toircs remportées en Arménie sur les u- Turcs par l'armée russe. Lors de la ré-a- volutien la bourgeoisie russe songeait à es lui pour en faire un Régent, mais les événements se précipitèrent, et bientôt il ni; fut plus question ni du grand-duc Nicolas, ni de son neveu. Son rôle était fini. Comment le grand-duc est-il mort ? A-t-il été assassiné au moment où il songeait peut-être à retrouver l'armée du général Alexieff? Aucun détail n'est donné sur sa fin. On le disait très philosophe, se bornant à écrire ses mémoires depuis quelques mois. Ceux-ci ont-ils échappé à ses ennemis? LES PLANS MODESTES OE L'ALLEMAGNE -o Voici quelques extraits du Mémorandum secret (publié par le " Petit Journal "), adressé par l'ex-chancelier Mi-chaelis au gouvernement autrichien et 'expliquant les vues réelles de l'Empire allemand. Ce document déclare que le but de l'Allemagne est d'assurer la position de l'Empire dans l'Europe Centrale et d'étendre ses territoires en écrasant la France. Nous ne pouvons renoncer à l'intention d'étendre nos frontières, dit l'ex-chancelier, en annexant à tout prix des pays qui ne sont pas soumis "à l'influence des Puissances maritimes. Nous ne pouvons abattre la Russie, parce cjue nous ne pouvons pénétrer jusqu'au cœur du pays, mais nous pouvons l'affaiblir sensiblement en détachant les provinces baltiques et l'Ukraine. Grâce à notre politique habile, ces provinces seront aisément germanisées. La frontière entre l'Allemagne et la Pologne doit être considérablement modifiée. L'Esthonie et la Livonie septentrionale seront parfaitement protégées pa-r des fortifications sur la rive droite de la Nareff. Les marais du Pripet doivent Ùre inclus dan.s notre frontière. Nous prendrons une partie du territoire français dans les Vosges et la France perdra le bassin de Briey et une bande de territoire à l'est du Luxembourg. L'importance de Briey est à la fois économique et militaire, à cause de ses gisements de minerai ; Longwy doit également devenir allemand, et la France doit être indemnisée en recevant des parties du Hainaut, du Brabant et du Luxembourg.—(Central News.) AUTOUR DE LA GUERRE ALLEMAGNE -— Le "Berliner Tageblatt" annonce que le fraction majoritaire du parti social-démocrate a, tenu une longue séance mardi dernier, au cours de laquelle M. Sclieidemann a fait un rapport sur la situation politique. Après un débat prolongé, l'assemblée a adopté unanimement les résolutions du comité exécutif, demandant notamment au gouvernement une déclaration bien définie sur les buts de guerre et une accélération dari^ la réalisation des réformes politiques inté rieures. AUTRICHE-HONGRIE -— D'»près la "Neue Freie Presse" un mouvement important se produit en Galicie pour solutionner la question polonaise en Autriche par l'union de la 'xâlicie au futur état de Pologne; l'empereur Charles et sa dynastie occuperaient le trône de la Pologne ainsi composée.BELGIQUE — Le "Telegraaf" apprend que. tous les hommes de 13 à 60 ans, habitant la côte belge, ont reçu l'ordre d'effectuer des travaux militaires pour l'ennemi jJe leur pays. GRANDE-BRETAGNE — La ration de viande, de sucre et de thé a été réduite pour tous les soldats servant dans le pays, sauf pour les jeunes gens de 19 ans qui sont à l'instruction pour servir à l'étranger. ->• — Une nouvelle sensationnelle est por-,tée à la connaissance du monde par des "sans-fil" du gouvernement allemand: "Pendant presque tout le mois de janvier, de.s collisions ont eu lieu en Angleterre entre les grévistes et la police; le ' 17 janvier, notamment, à 3 heures de l'après-midi, une bagarre a eu lieu dans Oxford Street; la police a eu le dessous; la troupe a dii intervenir; 80 personnes ont été arrêtées ; tous les carreaux de Selfridge's ont été brisés." Voilà de quelles stupidités on nourrit le peuple allemand. I 89e année No 35

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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