L'indépendance belge

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s.n. 1917, 17 Novembre. L'indépendance belge. Accès à 22 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/930ns0mw7s/
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I (situe innée- No 272 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY BELGE CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE: 5 CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION: P^CB^LA*'BOTIRO, 6) DANE STE., HIGH H0LB01W, W.C. %. ^ L LALL DE LA B0CES1 TELEPHONE: HOLBOBN 1773-4 TELEPH.: -| 6t SAMEDI 17 NOVEMBRE 1917 Q^T En vente à Londres à 3 h. le vendredi 16 novembre (3 MOIS, 9 SHILLINGS. "| 6 MOIS, 17 SHILLINGS, [• CONSERVATION PAR LE PROGRES. 1 AN, 32 SHILLINGS. J LA SITUATION Vendredi, midi. Malgré de multiples attaques, les Aus-I [ro-Allemands ne sont pas parvenus en- ■ tore à forcer les nouvelles lignes, ita- ■ liennes, et pour peu que' le front trenti- ■ nuis tienne, la ligne du Piave pourrait H bien rester la ligne-frontière. H Le communiqué do Berlin est fort ré- ■ serve ce matin et se borne à dire que H "des deux côtés de la Brenta (SugSna) H nos troupes progressent." H Plus explicité, celui de Rome nous ap- ■ pvend que l'ennemi a renouvelé, ses H attaques dans la région d'Asiagoet dans I ]a vallée du Piave, mais que chaque fois l'adversaire a été repoussé avec des H pertes sensibles. L'artillerie de nos alliés s pu intervenir avec succès dans la dis- ■ persion do concentrations ennemies et sur le moyen Piave les batteries italiennes I contre-battent effectivement celles que I l'adversaire est parvenu à mettre en po- 9 Cette rentrée en scène de l'artillerie le nos alliés est de bon augure et ne peut qu'influencer favorablement le moral des ^■autres armes. Or, la façon dont se cornai portent les unités italiennes qui sont IM actuellement en contact direct avec l'en-nemi prouve mieux que des paroles que ïàfl l'armée italienne a retrouvé son équi-libre, et c'est ce qui, pour le moment, importe le plus. La confiance renaîtset la '9 présènee d'une armée franco-britanni-H tpe, prête à intervenir, a contribué cer-ta'alsment, dans) une ilarg© mesure, à '^Ê rétablir cette confiance. ^ Une chose est certaine dès aujourd'hui : [■ la campagne d'Italie n'a pas donné les résultats que l'adversaire a dû escompter H 6'il a voulu en faire une opération réel- ■ lement profitable, c'est-à-dire justifiant ■ les risques encourus. Car elle en com-H porte, et même de sérieux. L'armée de ■ von Below et "de von Hoetzendorff ne dis- ■ pose pas de voies de communications en ^■nombre suffisant avec ses bases, et la len-^■teur actuelle des progrès ennemis s'ex-9 plique, en partie sûrement, par les diffi-lfl cu^®s c^e ravitaillement dont les arguées JjH centrales souffrent nécessairement. Pour quel» neige se mette de la partie, les H 'Austro-Allemands risquent d'être blo-I qués et réduits à vivre, hommes et ca- ■ lions, sur les maigres stocks dont ils dis- I Bref, l'aventure italienne comporte ■plusieurs chapitres et nous n'en sommes ■qu'au premier. Toute avance ultérieure ^Hdes armées ennemies-vers l'Adige compli-^Hf)ue et aggrave leur situation, car elle ^■augmente les chances de succès de la ^■contre-offensive qui, tôt ou tard, doit déclancher. I Le but principal de &os adversaires: ^■?a mise hors de combat du gros de Far,-italienne, a échoué, et cette diver-^Hsion n'a en rien amélioré la situation de ^Bleurs armées sur le fronfoccidental. ■ Les renforts alliés envoyés en Italie Jî^Bont pu être prélevés sans entraîner une ,^Hniodification de nos plans et sans dégar--Jj^Bjiir aucun secteur 'de notre front d'unités i^Hindispensables, et, à ce point de vuer le but subsidiaire envisagé par la campagne -^BiUtali© a également échoué. Les Puissances Centrales paieront cliè-S^Brement 1a. légèreté avec laquelle elles ont îl^Brisqué, tel un joueur décavé, ce qui leur "■««tait de disponibilités, et lorsque 1 échéance sera là, on s'apercevra, en ^■faisant le compte des profits et pertes, ,^nue l'aventure italienne a été une faute ••atégique et tactique. H. Si 1 Allemagne s'est laissée entraîner la commettre, c'est uniquement à cause ta situation politique et, diplomatique ^Htrèg tendue à laquelle elle fait face. ^'Itait à nos adevrsaires une entreprise quelconque pour distraire les mécontent de l'avant et de l'arrière; il leur failli donner satisfaction aux demandes irjipc rieuses de l'Autriche qui, comme la Tui quie, menace de tirer son épingle d jeu; i} fallait essayer ''à tout prix" d faire cesser la pression insupportât) qu'exercent sur les armées allemande d'Occident ,les armées de Haig et de Pi tain ; il fallait, enfin, impressionne l'opinion publique chez les Alliés, trs vaillée_sous-main par les agents de'd'A! lemagne et l'amener à réclamer la pai immédiate qui est, aujourd'hui, la seul planche de salut qu'il" reste à nos' ei: nemis. Or, à quoi l'entreprise allemand a-t-elle abouti en réalité? Loi d'écarter l'Italie, elle l'a rendu plus forte, parce que plus unie e plus résolue que jamais; loin d disloquer le ,bloc des Alliés, elle l'a ci menté et lui a assuré une cohésion plu grande, et de qûelque côté — politiqu ou militaire — qu'on se tourne, la cair pagne d'Italie se traduit par un raffei missement du bloc de l'Entente. La crise ministérielle à Paris est due au fond, à la volonté de voir la guerr poursuivie avec plus de Vigueur et ave «ne homogénéité plus grand?. La tensio politique en Grande-Bretagne n'a pa d'autre motif, et si M. Lloyd George s rencontre avec lord Northcliffe pour dir que la guerre doit êti-e conduite plu énergiquement, ces deux hommes d'actio ne font que traduire le sentiment intim de tous ceux qui sont écœurés de voir 1 guerre sabotée par les politiciens e l'avenir compromis par le règne des in compétences. Les hommes énergiques e compétents ne manquent pas, maistro de gens sont intéressés à les écarter d pouvoir. C'est notre gâchis politique, le fiéa des pays d'Europe, qui fait hésiter le Etats-Unis à nous livrer inconditionne' lement son sang et son or. Ils entende): que ni l'un ni l'autre le soient gâchés et si nous ne nous organisons pas en vu de la victoire, les Etats-Unis .travaille ront pour leur compte, et ils auron raison. Pour en revenir à la situation, consta tons que celle-ci, malgré l'offensive au.' tro-allemande d'Italie, reste entièrenjen favorable aux Alliés. En Flandre, l'ennemi fait de vain efforts pour reprendre ce qu'il a perdu mais le général Haig ne lâché , pas s proie et il la tient bien. Une nouveO tentative allemande contre Passchendael a piteusement échoué, et 'l'artillerie bri tannique maintient toute sa supériorité En Palestine, les troupes du généré AUenby ont mis la main, comme nous 1 faisions pressentir hier, sur le point d jonction où la ligne de Jérusalem s'en branche sur celle de Damas, et la déban dade des Turcs est complète. Mardi, ne alliés ont fait encore 1,500 prisonniers e l'ennemi abandonne beaucoup de mate riel qu'il ne songe même pas à détruire •Le port de Jaffa n'est pas loin et no amis s'en rendront maîtres dans les pre miers jours. Peut-être alors le momen sera-t-il venu pour approcher la Turqui dans le but de la détacher de.i Puissance Centrales, qui en sont arrivées au poin où elles ne songent plus qu'à défenc^-leur propre peau. Quant aux nouvelles de Russie, elle sont toujours contradictoires, et on n •sait pas encore à l'heure actuelle qui, d Kerensky ou de Lenin, triomphe à Pé trograd et à Moscou. La boîte à surprise russe n'est pas épuisée et notre rôle doi se borner-*momentanément à enregistre plutôt qu'à juger. IU GUERRE EUROPEENNE 1 » | WD LE FROhT OCCIDENTAL Activité d'infanterie belge T o communiqué britannique de jeudi 1,1 m signale qUe (]ans ]a nujt ,ju 13 au novembre, les troupes belges ont pé-d«. IV C'anS ^ lignes allemandes au nord 0 lïmude et ont fait sauter un certain »ombre d'abris en béton armé. Le même communiqué et celui du soi: disent que les Allemands ont tenté d-s'approcher des lignes britanniques dan le voisinage du bois de Polderhoek, ai nord de la route de Menin, ainsi qu'ai nord-est de Passchendaele. Ces tentative ont été repoussées avec pertes de prison niers et de tués pour l'ennemi. L'artillerie allemande a de nouveai montré une grande activité dans le'voisi nage de Passchendaele, ainsi qu'au non et au sud de ce village. EN PALESTINE L'AVANCE SUD JERUSALEM s 1,500 prisonniers t Le général Allenby signal<!*^i la dat< - du 14 novembre que l'infanterie et le - troupesmontées britanni mes ont continu, ii leur avance et qu'elles, occupent à pré e sent la voie ferrée dans le voisinage d e Naauch (ou Na-amah) et de Mansurah, ; s compris la jonction du-chemin de fer d< - Beersheba-Daniascus avec la ligne allan r à Jérusalem. - , Les pertes infligées aux Turcs, le 1" .- novembre, ont été lourdes, 400 cadavre x ayant été enterrés rien qu'à Katrah (oi e Cedron). Les troupes britanniques on - fait plus de 1,500 prisolîûiers et ont pri. quatre canons et 20 mitrailleuses. e Sur 1-s front du Sinaï, les engagement n d'artillerie et d'infanterie continuent. *" erijumm «ekiesses e s La Panne et Fûmes bombardées e Un communiqué belge, daté de nier - credi, signale que des aviateurs ennemi - ont jeté de nombreuses bombes sur Adin kerke, La Panne, et Furnes, aisant ui grand nombre de Victimes parmi la po e pulation cSvile. c Nouveau raid sur Calais '' Le communiqué de paris de jeud s après-midi annonce que dans la journé' c du 13 novembre quatre aéroplanes aile e mands ont été abattus par les pilote s français, et que quatre autres ont éti 11 forcé d'atterrir en mauvais état. e Les aviateurs français ont éxécuté plu a sieurs raids, jetant des bombes sur le t dépôts et cantonnement ennemis dan - 1-a région de Mulhouse. '• t Des aviateurs allemands ont bom P bardé la région de Calais dans la nui ii du 13 novembre, faisant un certaii nombre de victimes parmi la populatioi u civile. ; LES EVENEMENTS EN RUSSï! g Négociations à Pétrograd .. Les nouvelles qui parviennent de Btis t siéront toujours-contradictoires et permettent difficilement de se faire une idé< exacte de la situation. Nous publions néanmoins les informations telles qu'eSfre j arrivent. Pétrograd, 13 novembre. — Des négo ciations étaient en cours, lundi, pour h création d'un gouvernement socialiste et des propositions ayant été faites >' 1' "Union des Chemins de fer," la grèvi des cheminots a été retardée jusqu'il h fin des négociations. Les chefs des.partis socialistes ont of j fert aux Bolsheviks les bases d'accorc suivantes: 1. Désarmement de la Gard. c llouge; 2. La garnison de Pétrograi devra être placée sous le, contrôle do lf municipalité; 3. Les opérations mili taires (entre Russes), cesseront ; 4. Ce; *t conditions étant acceptées, une entière garantie serait donnée de ce- que l'armé* de M. Kerensky, entrant dans Pétrograd ^ ne tirerait pas un coup de fusil; 5. S'ab stiendront de faire des visites domici j liaires et des arrestations. Si un armistice sur les bases ci-dessuf " pouvait être conclu, des négociations se t raient entamées pour l'organisation d'ui e gouvernement qui comprendrait des représentants de tous les partis socialistes, à l'exception des Bolsheviks. s Le programme du nouveau gouverne-" ment serait : 1. Une rapide conclusion ch " la paix; 2. Remise de toutes les terre.' aux comités fonciers; 3. Convocation ^ d'une Assemblée constituante à une dat< déterminée. Les Bolshevik? accepteraient les conditions ci-dessus mais ils.demandent qui - des représentants Bolsheviks soient admis dans le nouveau gouvernement et qu< le gouvernement relève du nouveau Co- ' mité exécutif central du Soviet. L'armée de Kerensky devant Pétrograc 14 novembre. — Les détachements 1 mixtes de M. Keiensky sont cantonnés 3 près de Pétrograd. M. Kerensky a publié des proclamations déclarant son adhésion à la Révo-i lution et garantissant le renversement - des Bolsheviks et le transfert du pouvoi) 1 aux organisations démocratiques. Cej organisations comprennent le pré-Par lement et le Comité pour la sauvegarde t du Pays et de la Révolution. < L'"Union des Chemins de Fer" a en- ] voyé une délégation à M. Kerensky 1 pour lui* demander de s'abstenir- de i : prendre des mesures répressives contre 5 la garnison ec les ouvriers de Pétrograd. '.M. Kerensky "lui a répondu qu'il ne . poursuivait pas un but agressif et qu'il i n'appliquerait pas des mesures répressives si les partis socialistes se mettaient -, d'accord. Un combat à Kief Des nouvelles de Kief signalent qu'un > violent combat se poursuit dans toute la i ville et que des aéroplanes y partici-i pent de part et d'autre. Il y a.déjà un t grand nombre de tués et de blessés. L'indépendance finlandaise Stockholm, 14 novembre.—La Diète ; finlandaise a décidé vendredi dernier, par 106 voix contre 90, d'inaugurer un . régime de complète indépendance en dé- , clarant que, puisque le gouvernement j provisoire n'existe plus, la Diète dé- } signait le gouvernement de la Finlande, ] constituant un'directoire de trois per- ( - sonnes. Le poste de gouverneur-général , s a été supprimé. Une entente entre Socialistes et Bolsheviks i Une dépêche non censurée de Stockholm, datée de jeudi, signale que les Bolsheviks et les autres socialistes ont ( i conclu une entente dans le but de sauver £ 1 ht», révolution, craignant que si Kerens- j - ky, Kôrniloff et Kaledin obtenaient le ( f pouvoir, les libertés acquises par la ré- ] - volution soient perdues à jamais. La , garnison et la Hotte de laoaltiquo se- " raient à présent entièrement du côté du 3 nouveau gouvernement, qui publierait 5 prochainement un nouveau programme, comprenant des propositions de paix dé-^ taillées. (La source de cette information est douteuse et son texte est évidemment ^ tendancieux.) 7 <1 Les communications télégraphiques c Stockholm, 15 novembre. — Les CQm- " munications télégraphiques entre Stock-liolm et Pétrograd ont été rétablies 1 jeudi à 5 h. 40 du soii1. ï Une insolente proclamation des Soviets r "L'Histoire enregistrera la nuit du 12 r. i novembre. ' . <! s "La tentative de Kerensky de lancer ,c les forces "contre-révolutionnaires" » - contre la "capitale de la Révolution," a 1 i reçu une réponse décisive. Kerensky est ' , en retraite et nous prenons l'offensive. i "Les soldats, les marins et les ouvriers 1 : de Pétrograd peuvent imposer à présent , i. et imposeront armes en mains, leur vo-Ion té et le pouvoir dç la "démocratie." La ''bourgeoisie" s'est- efforcée de sépa- < 1 rer 1 Armée de la ''Révolution." Ke- 1 ; ren.sky a tenté de la briser par la vie- 1 1 lence des cosaques. Ses efforts ont échoué. ; i La grande conception -des ouvriers et f ■ paysans, de la suprématie de la démo- 1 s cratie, a unifié les rangs do l'Armée et a : galvanisé sa volonté. Tout le pays verra t ; que l'autorité des Soviets n'est pas une ( i phase éphémère/ mais est. un fait im- , - muable, exprimant la suprématie des ou- • ■ vriers, des soldats et des paysans. "L'opposition à Kerensky est l'oppo-s sition aux propriétaires, aux. "bour- • geois" et aux "Korniloffs." L'opposition ? i à Kerensky est aussi l'affirmation du ■ droit du peuple à la paix, à l'existence • libre, à la terre, au pain et au pouvoir. ^ "Le détachement Pulkoff, par son • coup valeureux, a affermi la cause de la : Révolution des ouvriers et des paysans. j( ; II n'y a pas'de retour au passé. Nous devons toujours lutter, surmonter les. : obstacles et nous sacrifier. Mais le chemin * set ouvert à présent, et la victoire est c certaine. La "Russie révolutionnaire" et * : les autorités des Soviets ont le droit a d'être fières du détachement Pulkoff. i agissant sous les ordres du colonel Wul- <-den ( ! 1). Rappelons-nous à jamais cens qui sont tombés et glorifions les combat-[ tants, soldats et officiers révolutionnaires ' qui sont restés loyaux au peuple. "Vive la Russie révolutionnaire, dé-' mocratique et socialiste ! (s.) TROTSKY. 1 Au nom des Commissaires du peuple." j' • • (Le nom du "détacîiement Pulkoff," q s dit le "Times," est inconnu dans l'his- c • toire.. Le contexte fait supposer cepen- c lant que ce nom a été donné à la force ■xtrémiste levée, ou cantonnée à Pulkov, setit village situé à environ huit kilomè-res au nord de Tsarskoïé-Séîo et à envi-:on treize kilomètres de Pétrograd.) lh mm illllSTEiliELLE FRANGÂ^SE 4 M. Clemenceau chargé de former un Cabinet Paris, 15 novembre. — M. Clemenceau, appelé à l'Elysée, a été prié de MDnstituer le nouveau cabinet. M. Cle-nenceau a accepté cette mission. Suivant une dépêche des Central News latée de Paris, M. Clemenceau a offert le portefeuille des affaires étrangères à M. Stéphane Pichon, qui a accepté ; M. Pams, qui fut le candidat radical aux lernières élections pour la Présidence le la République, a accepté le porte-'euille de l'intérieur. M. Ck-mënceau se-•ait président du conseil et ministre de a guerre. M,. Klotz resterait aux finances, M. Loucheur à l'armement et M. Cla-reille aux travaux publics. Une hauto / )ersonnalité prendrait le ravitaillement, il. Barthou la jtistice et M. Doumer la narine. Un bloc des Gauches Les groupes radicaux et radicaux-.so-;ialistes et socialistes-unifiés ont recon-titué le bloc des gauches, ayant pour but jrincipal de faire pièce à M. Clemenceau, lont l'arrivée au pouvoii est, suivant es socialistes, "un défi à la classe ou-'rière."FOUR LES MERVEILLES DE L'ITALIE Un appel suisse La "Gazette de Lausanne" adresse à ous ses confrères un émouvant appel fin que, sans distinctioil de partis, de onf^ssions, le langues, ils demandent u conseil fédéral d'intervenir pour cb-enir que,quoi qu'il arrive,les-cités mer-eilleuses de l'Italie soient préservées. Vicence, Padoue, Verone petit-être, et .eut-être Venise la Féerique, Venise la îajestueuse, la reine des reines, sont îenacées des dévastations irréparables ue cette guerre a déjà causées en tant, e lieux vénérés. Qui interviendra, dit a, "Gazette de Lausanne," pour les aire épargner ?" AUTOUR de la GUERRE , BELGIQUE — En témoignage d'estime et de re-onnàiss.ari.ee, le Roi des Belges a fait relie tire son portrait à M..Herbert Hoover [ui. avant d'être nommé dictateur aux ■ivres en Amérique, dirigeait, avec au-ant de courage que d'habileté, la '"-Com-nission for Relief'in Belsrium." •— Les Belges de Wervicq. en agemiili-' aire, ont été déportés à Bourbecq.ue France), Menin (baraque et fabrique l'estampagne) et Dadizeele (au hameau 'Artoishoek"). i K AN 13 E-BR ETAGN E — M. Balfour a donné un dîner jeudi oir, à la Chambre des Communes, ru 'honneur de la mission américaine. ■— Des perquisitions ont été faites ces Durs derniers dans des officines paci-stes, et des imprimés pacifistes ont été aisis. U semble que le gouvernement ritannique va se décider à agir contre ;s campagnes pro-allemandes. > -— Lord Northeliffe, auquel !e ministre de l'aviation avait été offert, a dé-liné de l'accepter; il en dcuine les râlons dans une lettre, rendue publique, dressée à M. Lloyd George. - — D'une déclaration officielle à Ja lhambre des Commune?, il résulte que epuis le commencement cle la guerre, :s armées britanniques ont capturé 66,000 prisonniers et plus do 800 anons ; elles ont conquis, environ. 05,000 k. carrés de territoire. -— Près de 10,000 ateliers en Grande-iretague produisent actuellement des lunitions. 5,000 d'entre-eux sont con-rôlés par le gouvernement, et 150 sont es usines nationales, lia création de uatre nouvelles usines nationales, qui oûteront- 50 millions de francs, vienl, 'être décidée.

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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