L'indépendance belge

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s.n. 1915, 10 Novembre. L'indépendance belge. Accès à 25 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/c24qj78t26/
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L' INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI * ONE PENNY BELGE. CONTINENT : 15 CENTIMES. (HOLLANDE : 5 CENTS.) «ADMINISTRATION ET REDACTION: „ BUI^U A PÀ^ : ,,v,me 0 qittt t nsaf' 1 TUDOE HOUSE TUDQB ST LONDON. E.O. ACE DE LA BOURSE LONDRES, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1915. ABONNEMENTS : 6 MUs! 17 ImluZl ! CONSERVATION PAR LE PROGRÈS., TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: 238.75 e' 1 AN, Û2 SHILLINGS. ' SOMMAIRE. LA SITUATION : Progrès bulgares dans la vallée de la Morava. —Echecs bulgares dans la vallée de Vardar. — Retraite' serbe sur Mitrovitza.—Développement favorable de la crise grecque.—Progrès de l'offensive russe.—Nouveaux succès italiens. Les gaietés de l'arrière.—Emile Royer. Lettre de Pétrograd. Billet Parisien.—Jeaij-Bernard. Conseil national économique belge et congrès permanent.—Ch. B. En Belgique. Le " Lord Mayor's Show." Echos. Etc. LA SITUATION. Mercredi, midi. . Les Bulgares,avançant au suc^de Nish, ont occupé la ville de Leskovatz, sur la ligne de Salonique, et ont progressé de même, au nord de Nish, où.'les Serbes ne détiennent plus qu'une quinzaine de kilomètres de la ligne Nish-Belgrade. Avant de se retirer, les Serbes ont fait sauter plusieurs tunnels, de sorte que l'ennemi ne pourra, d'ici longtemps, utiliser la voie ferrée. Les Serbes livrent encore des combats d'arrière-garde dans la région d'Alexi-natz, au nord de Nish, tandis que le gros des troupes se retire dans la direction de îfovi Bazar et Mitrovitza. L"état-major serbe s'est transporté à Rashka, sur l'Ibar, et tout indique que c'est sur la ligne Novi Bazar-Mitrovitza-Katchanik-Uskub que seront livrées les batailles décisives de la campagne. Dans le sud-est les Bulgares se heurtent à une résistance plus sérieuse, et quatre attaques successives contre Kri-volak (dans là vallée du Vardar) ont été repoussées par les troupes françaises qui ont également repoussé deux attaques de nuit, après lesquelles un millier de cadavres bulgares restèrent sur le champ de bataille. Les Bulgares s'efforcent visiblement de bousculer les troupes alliées dans cette région afin de pouvoir tourner l'armée serbe. Mais les forces fr^co-britannique? qui défendent la vaiiee du , Y?3ar sojtc sondaient établies et sont constamment renforcées par des contingents nouveaux qui débarquent sans discontinuer à Salonique. La même presse allemande qui, il y a dix jours, annonçait sans sourciller (comme le fit le " Lokal Anzeiger"), que les troupes alliées—se rendant compte de l'inutilité de leurs efforts pour sauver la Serbie,»et cédant à la menace du gouvernement grec—se réembarquaient à Salonique, ne craint pas d'affirmer aujourd'hui que les Alliés ont débarqué jusqu'à ce jour 300,000 hommes ! On ne saurait traiter avec plus de mépris ses lecteurs, et on comprend que des journaux comme le " Zukunft," l'organe do Maximilien Harden, et le " Vorwaerts," suspendu à nouveau, commencent à nier dans les rangs et essayent de ramener le public à une conception plus réelle de la situation. L'attitude du nouveau gouvernement liéllenique à l'égard des Alliés a été définie hier dans une note adressé par M. Skouloudis, le successeur de M. Zaïmis, au représentant diplomatique grec à Paris. Dans ce message le chef du Gouvernement grec prie son ministre de renouveler au chef du Cabinet français "l'assurance la plus formelle de sa ferme résolution à continuer notre neutralité caractérisée par la plus sincère bonne volonté à l'égard des Puissances de l'Entente." Il est dit encore dans cet important et très significatif message que le Gouvernement actuel de la Grèce " fait absolument siennes les déclarations de M. Zaïnr;? relatives à l'attitude amicale Su Gouvernement royal envers les troupes . alliées à Salonique, qu'il est trop h, conscient des véritables intérêts de son la pays et de sa dette à l'égard des Puis-de sances protectrices de la Grèce poulies modifier le moins du monde sa ligne de de conduite, et que, par conséquent, les espoirs et les sentiments d'amitié de ces lit Puissances à l'égard de la Grèce ne se- ue ront, à aucun moment, influencés par les ti- nouvelles malveillantes et fausses répandues à l'effet de compromettre les bonnes i.ts relations entre l'Entente et la Grèce !" ri- Venant à ce moment critique, à ce os tournant de l'histoire grecque, cette pro-de fession de foi à son prix. Elle indique que le déploiement de force des Alliés et le à langage précis de leurs hommes d'Etat ue autorisés ont produit l'effet voulu à ;a- Athènes. C'est un premier triomphe es pour les partisans de la manière forte, de la politique réaliste, inaugurée il y a r- quelques jours seulement, et L'annonce simultanée d'un emprunt ri- grec de quarante millions de francs conté senti par les Alliés à la Grèce semblerait ies indiquer que les assurances données par a- celle-ci ont pleinement satisfait les gou-er vernements de l'Entente. le Dans ces conditions on peut envisager ir- sans appréhension l'éventualité d'une ►es dissolution du parlement grec que cer->ir taines informations font apparaître comtes me vraisemblable. On annonce que M. la Vénizélos a décidé d'aiourner toute aéra- fïon contre le nouveau cabinet jusqu'à es ce qu'il sache si le gouvernement se pré-lé- sentera ou non devant la Chambre ie. Loffensive russe en Courlande progres-' a se favorablement. Nos Alliés ont enlevé er plusieurs lignes de tranchées aux Alle-ue mands, et ont fait un important butin, ite l'ennemi ayant battu précipitamment eu er retraite. Sur le front sud les troupes du tu- général Ivanoff se sont emparées d'un à bois solidement fortifié par l'ennemi et .u- ont fait quelques prisonniers, ué L'état-major russe est convaincu que ne les Allemands n'auront ni Dvinsk ni Ri-ses ga, et il envisage avec confiance la gran-ir- de offensive générale et combinée qui, au do printemps, libérera l'Europe des hordes ," teutonnes qui la dévastent. .er Nos amis italiens poursuivent avec vile gueur le succès qu'ils viennent de rem-îa porter dans les Dolomites. Non seulement les Autrichiens n'ont pas repris le som-nt met du Col di Lana, mais les troupes a du général Cadorna ont enlevé d'as ite saut le sommet adjacent du Mont Sief. le Avec l'occupation du Sasso di Strio et du 11- Piccolo Lagazuoi et la destruction des ce forts de Corta et de Tagliata di Ruaz ec les Italiens ont barré aux Autrichiens :ef deux portes qui étaient ouvertes sur la l'Italie et qui constituaient pour 110s à amis une menace permanente. ée Sur l'Isonzo, dans le secteur de Gori- à zia, nos alliés du sud ont également fait des progrès encourageants. et Les communiqués de Paris ne signa u- lent que des actions d'artillerie sur le b- plateau de Nouvron, en Champagne il. (dans la région de Tahure et de la Butte lu Mesnil), dans les Vosges (au sud de ies Busse), et en Artois (région de Loos). LES GAIETES DE L'ARRIÈRE. Une fois, j'ai pu aller au front. Je désirais vivement y retourner, estimant que c'était mon devoir de représentant du peuple de faire visite à nos soldats, de recevoir leurs confidences sur la manière dont ils sont traités, de voir ce que nos comités de Londres peuvent faire pour eux de plus utile, de me rendre compte des choses de l'administration militaire, d'entendre aussi les observations et les doléances des officiers.Mon ami, le citoyen ministre d'Etat Emile Vandervelde, m'avait dit que nous irions ensemble, et nous avions fixé depuis un certain temps notre départ au samedi 6 novembre. Il y a une quinzaine de jours, Vandervelde demanda à M. le commandant Maton, attaché militaire près la légation de Belgique à Londres, s'il voulait bien se charger de me procurer l'autorisation de me rendre à la Panne. Je confirmai cette demande par écrit à M. le commandant Maton, en ]e priant de m'indiquer éventuellement les démarches que j'aurais à faire. Il me répondit avec son habituelle et parfaite courtoisie : Lombes, le 25 o'etobre 1915 Monsieur le Représentant, J'ai l'hortneur de vous faite savoir que j'ai fait leI tlécessaùre pour vous procurer le permis de pass-age à La Panne pour le 6 novembre prochain. J'espère poutvoir vous doriater des précisions d'ici peu. Veuilles agréer, etc. Le Commandant, (S.) J. MATON. Peu après, me fut remise la pièce que-voici : ARMEE BELGE. Commandement de l'Armée Ile Bureau. No 1245. G. Q. G., 30 octobre. AUTORISATION D'ENTRER EN BELGIQUE. J'ni l'honn-eur de f>prter„ {i la- connais« sarèc\e des Autorités militaires alliées que j'autorise Monsieur le Ministre Vandervelde et Monsieur le Député Royer, habitant Londres, à se rendre au Grand Quartier-Général, par l'itinéraire Fol-kestone-Calais-Adinkerkc pour : Mission gouvernement belge. r s, Pour le sous-chef d'Etat-Major Général de l'Armée : Le Chef du Ile Bureau, (S.) J. MAGE. Vandervelde dut retarder son départ d'un jour. Nous' quittions Londres dimanche à 8 h. 30 du miaitini et arrivions à Folkestone vers 10 h. Tandis qu'on examinait nos papiers, un monsieur s'approcha de moi et nie dit qu'il avait une communication désagréable à me faire. Il me tendit un télégramme ainsi libellé : Commandant Mage, Place Belge, Folkestone. Jusque maintenant Royer n'est pas autoris'é verùir sone cantonnements. (S.) SEL1GMAN. Vandervelde et moi, nous protestâmes, et Vandervelde insista pour qu'on me laissât tout au moins gagner Calais. Mais l'on m'interdit de monter sur Je bateau. Le ministre Vandervelde refusa de prendre le bateau sans moi, et demeura à Folkestone. Je crois devoir rendre cet incident public parce qu'il passe la limite où l'avantage du silence l'emporte sur ie devoir de révéler une situation à (laquelle il est urgent de remédier. D'abord, quelle incohérence dans les décisions de l'autorité ' militaire ! Le-25 octobre, douze jours avant (l'incident, l'attaché militaire m'écrit qu'il a fait le nécessaire pour me procurer le permis de passage à La Panne, ce qui signifie que de mon côté je n'ai à faire aucune autre démarche. Postérieurement on me remet, en d .'orme, une autorisation d'entrer en Belgique. Elle est donnée au nom du Grand Quartier-Général par M. le commandant Mage, c'est à dire par l'autorité qualifiée à cet effet. Et huit jours après, sans qu'on m'ait rien fait savoir à Londres, les représentants de la même autorité militaire belge m'empêchent à Folkestone de m'embarquer pour Calais, et le commis porteur du télégramme que j'ai reproduit ci-dessus, se permet de biffer mon nom de I' "Autorisation d'entrer en Belgique " que je lui ai confiée. Ensuite, quelle inconvenance envers un ministre d'Etat et envers un membre du Parlement ! Laisser venir à Folkestone pour lui signifier qu'il ne' peut passer, un citoyen qui depuis huit jours en a reçu l'autorisation, ce serait une goujaterie vis à vis de n'importe qui. Cest un intolérable acte de mauvais gré envers un membre de la Chambre qui appartenai.1| ^ (l'Opposition en un temps où l'union sacrée ne masquait pas encore les partis, et envers un ministre d'Etat q,ui avait invité ce député à l'accompagner, et qui se rendait cette fois à la Panne, évidemment parce qu'il tient à rester constamment en contact avec notre armée, mais aussi pour déférer au désir d'un de ses collègues de la Chambre qui est son vieil ami. J'ajoute que jusqu'en ces tout derniers temps, jusqu'à cette heure même, des députés sont allés au front, et aussi beaucoup d'autres personnes n'appartenant à aucune des deux Chambres, et un certain nombre de journalistes dont la profession n'est pas précisément d'absolue discrétion. Pour ne parler que de ceux dont la récente visite au front a été relatëfe dans lies journaux, je citerai M. te député Melot, M. le député Borboux, M. Fir.rnm Van d<en Bossch'e, juge en Egypte, collaborateur de 1' "Indépendance " et du " XXe Siècle," et d'autres rédacteurs du " XXe Siècle," qui semblent se promener au front comme dans une dépendance de leur domaine.J'ai narré cet incident sans colère, mais sans m'en égayer autant que je me l'étais promis en prenant la plume. C'est que tout cela est drôle... à pleurer, quand on songe que ceux qui risquent constamment leur vie pour le pays, sont exposés aux mêmes loufoqueries. C'est un malheur pour la Belgique que la Constitution, c Vst-â-dirie la base des institutions dont l'ensemble forme la patrie et pour lesquelles nos gars se battent et meurent, soit forcément suspendue. Du moins le gouvernement devrait-il se conformer à l'esprit de notre pacte fondamental dans toute la mesure possible ; il a mal fait de dédaigner la collaboration des parlementaires, mais c'est pure folie de les traiter en suspects. Qu'a-t-il à leur cacher? . ' Le pouvoir personnel qu'exerce l'entourage du ministre de la Guerre, 11'a gue trog dyrét tMon -,aventurç È'eét ées d'aucun intérêt pour ce qui me concerni an- personnellement, mais elle révèle un dé ier, sordre administratif et mental dont n< md peuvent que pâtir les pauvres bougre: rol- de soldats. :ion Aidé par des amis, et avec l'appuii di secrétariat du Comité officiel belge pou; tjor ^'Angleterre, dont je fais partie, je cor responds avec des centaines de nos sol fclats. Ilis ont quitté leurs foyers de puis plus d'un an. La plupart son sans nouvelles de chez eux depuis de >art 'longs mois. Voir au front, un ami, sf di- .sentir ainsi moins esseulés-, entendre uni îs à parole de gratitude et d'encouragement xa- trouver un renouveau de vaillance dan: ap- la volonté d'impressionner favorable une ment les civils, pouvoir conter, leur1 ire. misères à qui parviendra peut-être à le: lié : atténuer, ce sont des joies que l'or trouve superflu et dangereux de leur pro tnirer. Car le député qui parcourrai e n'est pas parfait et qu'il n'y a pas avan- - tage à substituer le bon plaisir des bu- e reaux |au contrôle (constitutionnel des s Chambres tel qu'il y aurait encore moyen de l'exercer plus fcu moins dans u les circonstances présentes, r Toutefois point n'est besoin d'aller aij front pour en être convaincu. [_ Alors, à quoi bon ces procédés dis- . gracieux et follets dont le ministre de la t Guerre porte la responsabilité? Ils ne e parviendront à nous dégoûter ni de no- e tre amour du sol natal, ni de notre at- e tachement aux idées pour lesquelles on ■ se bat. J Car la grande guerre, quoiqu'en .. puissent penser les extraordinaires col- •ç laborateurs de M. de Broqueville, c esti s la lutte de la démocratie contre les n puissances de réaction. J'espère que l'avenir le leur fera bien voir, it EMILE ROYER, . 1 T\, 4-A An t nni*nni.. a f LETTRE DE PÉTROGRAD. EN POLOGNE OCCUPEE. r (De notre correspondant particulier.) La manière forte. Malgré l'occupation de la Pologne par les Allemands et le régime de rigueurs qu'ils y ont instauré, les nouvelles de cette "Belgique" slave nous parviennent peu à peu. Des paysans des provinces de Holm et de Lublin ont même pu franchir les lignes austro-alle-mandes. Ce seul fait est significatif. Après la vague des réfugiés de Varsovie, de Sowalki et des autres parties de la Pologne avant l'occupation l'arrivée de ..réfugiés après l'occupation montre suffisamment que ces Polonais préfèrent le régime russe à celui de la "Kultur" prussienne et même autrichienne.Voici un ensemble de nouvelles que nous avons pu recueillir par les sources les plus diverses. Les administrations civiles, à quelques exceptions près, comme celle de Varsovie, sont remplacées par les autorités militaires et toutes les nominations émanent du gouverneur-général von Besler. En dehors de la Pologne, par exemple à Vilna et dans les parties occupées des provinces baltiques, ces nominations seraient faites par le maréchal Hindenburg. Quelques extraits de décrets suffiront pour caractériser la manière "forte" que nos pauvres et chers compatriotes ont déjà eu à supporter en Belgique. Les ouvriers n'ont pas le droit de refuser de travailler, quelle que soit la nature du travail qu'ils ont à éxécuter. Les ouvriers occupés dans les usines travaillant pour Vainmée doivent y 'loger et me peuvent en sortir sans l'autorisation du commandant, ce qui signifie que le travail y est organisé militairement et dirigé par des officiers. Pendatnit le travail, il est interdit de parler, si ce n'est pour lies besoins du service. A toute infraction du règlement, le poste de garda dtoit tirer sur les contrevenants.Par des Belges?? Les directeurs des usines doivent écarter tous les ingénieurs et centre-maîtres polonais et lie® remplacer par des Allemands, et, en cas d'impossibilité, par des... Belges ! ! Nous supposons qu'il y a erreur ou qu'il ne peut s'agir que de cas infiniment isolés. Queli -qu'il en soit, en présence d'un pareil régime, fes ouvriers russes, qui sont si libres dans la plupart des usines et y gagnent souvent des salaires élevés, 'Seraient mail iienuis à se plaindre, et ils tie doivent pas envier le sort des ouvriers polonais, qui n'ont pas pu ou voulu quitter leur pays. Les magasins ne peuvent fermer iqu'aux jours fixés par les autorités alle-mandtes.Dans les villes situées non loin des dignes du front, la circulation dans les rues doit cesser à 8 heures du soir. Les fenêtres des maisons doivent être éclairées.Des actes de provocation auraient été posés par Iles Soldats allemands, à Varsovie, dans la vieille ville. Les Allemands ont essayé vainement de renflouer les bateaux coulés dans la Vistule. Un seul pont sur bateaux-pontons relie la ville au faubourg de Praga. A l'Université de Varsocie des professeurs allemands sont arrivés pour y donner des cours, mais sans succès, aucun élève ne s'étant présenté. L'Ecole Polytechnique efst transformée en usine de munitions et d'obus. , occuperait notamment des soldats ^ * blessés exerçant le métier de serrurier-tourneur ou des métiers similaires. t Les prélats polonais. Le cuivre ayant été réquisitionné, personne ne peut posséder un seul objet de ce métal. Le gouverneur-général von Besler et le prince Léopold ont demandé à l'archevêque Kakovski de donner, pour les besoins de l'armée, tous les objets en cuivre et en bronze se trouvant dans les églises, mais le prélat, le "Mercier" polonais, refusa, en , disant que ces objets étaient des dons i des fidèles et qu'il n'avait pas le droit! ; de les laisser enlever. 1 L'archevêque aurait été invité paU - le Gouvernement prussien à se rendre à Berlin, où, dès .le premier jour, il au- 1 rait été reçu par le Chancelier, d'abord ; seul. Ensuite seraient venus l'Ambassadeur d'Autriche, le ministre von Ja« ; gow, et l'archevêque de Posen-Gniésen. L'Ambassadeur autrichien, en fidèle ■ valet du " Kaiser,", aurait invité les ' deux prélats à exercer une pression sur 1 le peuple polonais afin que celui-ci se : rallie aux vainqueurs et travaille en ■ vue de leurs succès. En échange, les Po-5 lonais recevraient la liberté, des privi- - lèges, etc. L'archevêque de Varsovie, ayant demandé en qui consisteraient - cette liberté, ces privilèges, n'aurait re-: çu aucune réponse et serait reparti de - suite par Varsovie sans être reçu par 1 le roi de Prusse, tandis que son collègue de Posen le fut. Une tentative. i Un journal austrophile paraissant à . Piotrkov aurait commencé une cam- - pagne en faveur de !a réunion de la ' . Pologne russe à la Galicie. 11 doit . s'attendre à ce que les Allemands n'en» t couragent pas cette tentative. Selon lui, il faudrait renoncer à l'an-; tisémitisme, travailler à l'obtention [ d'une large autonomie et s'unir franchement à la Galicie indépendante, libérée * par les armées autrichiennes vic-. torieuses. C'est l'autre son de cloche. Evidemment les Allemands né manquèrent pas de faire remarquer que sans eux, la victoire aurait échappé aux Autrichiens. On y fait allusion à la ' colonisation allemande dans la Pologne prussienne, c'est-à-dire dans le duché de Posen. Voilà encore un point où les vainqueurs se mettront difficilement d'accord. Enfin, on signale à Varsovie des ré» • unions en vue de la fusion des divers ' partis ou d'une .confédération dans le but de réclamer l'indépendance du pays. ! L'union populaire des paysans, l'union populaire ouvrière, l'union des indépen-t dants, l'union de la nation polonaise et la ligue des patriotes auraient adhéré à ce projet. On peut se demander si ces réunions sont autorisées ou clandestines, car il est difficile d'admettre que les occupants songent actuellement à libérer la Pologne. 3 ° . A Kalisch. Nous a'voins lu, dans les journaux, dea tnouvelllies de Kalisch, l.a première ville i polonaise qui connut, avec Tcbensto-. ehova, tes rigueurs et lies horreurs de l'occupation teutonne. La population y (■ serait tombée de 60,000 à 30,000 habi-j itants. Ceux-ci sont occupés, de force, à des travaux de fortification. Tout le commerce est arrêté. La population est dans la détresse ; seule une commission, siégeant à la Banque de Commerce, cherche à soulager cette grande infortune.Les journaux polonais- ont cessé d'y . paraître. Un journal aOlemand 11'a pu) 3 vivre longtemps en préseoeg de d'hosti* 66ème année, 1 No. 268

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