L'indépendance belge

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s.n. 1914, 28 Octobre. L'indépendance belge. Accès à 20 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/028pc2v26g/
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S5èœe année. No. 292, L' INDÉPENDANCE BELGE. ANGLETERRE : ONE PENNY CONTINENT ; 15 CENTRES. Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street, E.C. LONDRES, MERCREDI, 28 OCTOBRE, 1914. Conservation par le Progrès. » LE RIDICULE. La guerre laisse une empreinte inef-Façable sur ceux qui ont assisté de près aux événements. Il y a chez beaucoup comme un ressort brisé, une réaction d'inertie, après les terribles épreuves qu'ils viennent de traverser, une vieillesse précoce, une tendance à voir tout en noir, à colporter' les bruits les plus sinistres, les plus décourageants. Le souvenir de l'entrée triomphale des Allemands à Bruxelles, le spectacle de cette force brutale écrasant sous son action mécanique l'effort héroïque de nos défenseurs, les obsède sans cesse. Ils ont vu, et ils ne parviennent pas à détourner les yeux de leur vision, ils ont vu la force à l'œuvre, avec tout l'apparat et la mise en scène barbare dont elle s'entoure, et ils commencent sinon à y croire, du moins à douter de tout ce qui n'est pas elle. De l'optimisme exagéré des premiers jours, lorsqu'ils espéraient capturer les escadrons de uhlans à l'aide de quelques tartines, ils sont tombés dans un pessimisme noir. Le casque à pointe est devenu un fétiche, et le roulement des fameuses pièces de siège couvre tout autre bruit. Les Allemands seuls sont prêts, eux seuls sont bien organisés, eux seuls ne font jamais de boulettes, eux seuls préparent au monde des surprises ^gigantesques lui doivent semer partout l'épouvante. Notez que ceux qui parlent ainsi sont précisément les mêmes qui se partageaient déjà l'Allemagne durant la défense de Liège- Leur état d'esprit est d'ailleurs parfaitement justifiable. Le caractère inhumain, monstrueux, précis et apparemment irrésistible de la poussée allemande a quelque chose d'hallucinant. Ces soldats ne sont pas des hommes comme nous. Ils se sont abattus sur notre pauvre patrie comme ces Martiens dont parle Wells qui s'étalent mis en tête de conquérir la terre. Ce n'est plus une guerre, c'est un fléau, une invasion de sauterelles—ou de " poux gris " comme disent nos braves Marolliens (le mot restera). Il en sort de partout. Plus on en tue, plus il en vient. Le Kaiser semble déballer un stock infini de soldats de plomb, bien astiqués, de chevaux de plomb bien bichonnés et de gros canons méthodiques. C'est à peine si on peut les croire vivants, tant tous leurs gestes, tous leurs mouvements sont exacts, raides et précis. Ils avancent la jambe tendue, piétinant tout sur leur passage ; leurs canons font un trou à droite, un trou à gauche, puis de nouveau un trou à droite, un trou à gauche, comme s'ils prétendaient perforer la coupole d'un fort comme on fait des trous dans une courroie. Même quand ils brûlent, même quand ils pillent, ils obéissent à un système. Chaque sortie des troupes d'Anvers fut suivie de représailles exercées sur les villages voisins. Les pires excès, l'ivrognerie, les tortures, le viol même semblent réglés comme sur du papier de musique. C'est un vieux procédé qui ne rate jamais son effet. Hoffmann, Poe et Wells l'ont exploité avec succès. Ils nous ont fait éprouver maintes fois l'horreur qui se dégage d'une machine vivante ou d'une vie mécanique. Les généraux Allemands ne sont pas seulement d'excellents généraux, ce sont aussi de merveilleux metteurs en scène. Ils ont été à l'école de Reinhardt. Us savent que la Force seule est impuissante à •réussir, si la Terreur qu'elle inspire ne contribue au succès. Ils savent qu'il ne suffit pas d'opprimer le corps, mais qu'il faut aussi opprimer l'âme. Un ennemi redouté est à moitié vainqueur. C'est l'a, b, c de l'art de la guerre, tel que l'entendent aujourd'hui von Kluck et son Kaiser, tel que l'entendirent-jadis Philippe II et le duc d'Albe. Ce que je voudrais demander à ceux qu oppresse encore le cauchemar prussien, c'est d'évoquer l'esprit d'Uylens-piegel et de narguer comme lui, la morgue pompeuse de l'oppresseur. Qu'ils songent aux blagues échangées par nos braves soldats, dans les tranchées, et aux merveilleuses caricatures que De Coster fit du " Duc du sang " et de son maître. Le ridicule tue la terreur plus sûrement encore que la haine et l'espoir de la revanche. Nos " Ketjes " de Bruxelles, qui se promènent dans la rue Haute avec des carottes sur la tête, sentent parfaitement ce dont l'âme belge a besoin en ce moment. Le rire est, en certaines circonstances, une arme merveilleuse. Une bonne caricature, un bon mot peuvent tuer plus d'ennemis qu'un obus. En dépit des misères,' des angoisses, des deuils et des souffrances, efforçons nous donc de rallumer en nous cette bonne verve flamande, cette bonne blague wallonne qu'aucune épreuve ne peut éteindre. Aimantons toute notre énergie vers l'action, vers l'avenir. Persuadons nous, une fois pour toute, que le& " pous gris " ne pourrons rester longtemps en Belgique non seulement pareeque le Droit est plus fort que la Force, mais aussi pareeque le Ridicule a toujours vaincu la peur. Une machine humaine peut être parfois terrible. Un automate est toujours risible. Tout dépend du point de vue auquel on se place. Relisons les proclamations du Kaiser. Passons en revue les mensonges grossiers colportés par la Presse allemande. A-t-on jamais accumulé, en moins de temps, un tel monceau d'inepties? Y a-t-il jamais une nation qui se soit couvert à ce point de ridicule? C'est un symptôme qui ne trompe pas. Napoléon n'a jamais excité que la haine de ses adversaires. Il a toujours réussi à se donner une attitude. Il a vécu et il est mort " en beauté." Quels sont les gestes de l'Allemagne? Le Kron-prinz pille des châteaux et le gouverneur de Bruxelles inflige à la population l'usage de l'heure allemande ! Que voulez-vous que l'histoire ait à faire avec des cuistres pareils? Si l'Allemagne triomphait la terre ne pourrait plus se prendre au sérieux. Que d'autres invoquent la supériorité numérique dès Alliés, le blocus de la côte allemande, la pression économique exercée sur l'Allemagne, l'action invincible du temps. Que d'autres nous parlent de la force immanente des Idées, du triomphe certain du bon droit. Tous ces arguments sont excellents, mais ils ne sont pas infaillibles. Frédéric le Grand est sorti victorieux d'une situation aussi critique, et ce ne serait pas la première fois que la justice aurait été violée dans l'histoire. Qu'ils soient heureux ou néfastes, les événements n'ont jamais perdu un certain sens épique. Même lorsqu'elle est écrite dans le sang et dans la boue, la tragédie humaine reste une tragédie. Les bouffons n'ont jamais réussi. Tant que le Kaiser restera un sinistre farceur, tant que ses soldats resteront des pantins, nous resterons à l'abri de leurs atteintes. EMILE CAMMAERT. Note du jour. La Fourberie de la Frusse. (De notre correspondant.) Bordeaux, 22 octobre. Le vol et la piraterie, le brigandage et la trahison font partie intégrante d« la Prusse; les intellectuels allemand? qui protestent contre les crimes certifié; par des milliers de témoins, doivent biei: savoir cela. Il y a un peu plus de cent ans, le 2ï avril 1806, Fox, s'écriait au parlemerr anglais : " La Hollande et d'autres puissance: ont été contraintes par la peur, à faire des cessions de territoire à la France mais aucune autre puissance que h Prusse n'a été poussée par la peur s commettre des vols ou des spoliation; sur ses voisins. ' To commit robberies o 1 spoliations on its neighbours.' C'es par là que la maison de Brandebourg s< distingue de toutes les autres. Nous nt pouvons nous empêcher de regarder avec quelque pitié, mêlée de beaucoup d< mépris, une monarchie qui peut alléguei qu'elle en est réduite à de pareilles nécessités. C'est l'union de tout ce qu'il y é d'odieux dans la rapacité." Rarement le caractère national de U Prusse avait été flétri en termes auss durs dans un parlement. On était au lendemain du jour où le roi xle Prusse, Frédéric-Guillaume III qui avait dit " La fourberie n'est haïssable que lorsqu'elle ne profite pas Ë l'Etat," venait de trahir à la fois l'Angleterre, l'Autriche, et la Russie avec lesquelles il avait un traité exécuté pai avance par Londres, qui avait payé poui que la Prusse eût une armée de 20,00C hommes, prête à seconder l'Autriche ei la Russie. Frédéric-Guillaume III reçul l'argent et laissa ses soldats sur le piec de paix, il attendit si bien que l'Autrichi et la Russie furent écrasés à Austerlitz -— Sur les réclamations de ses alliés, li roi déclara qu'il allait faire une somma tion à la France d'avoir à évacuer de: états allemands, et en effet il envoya soi délégué, le comte Haugwitz à Schoen brun, où se trouvait Napoléon I, et li plénipotentiaire prussien revint... ave un traité d'alliance offensive et défen sive avec la France. — Cette trahisoi lui valait le Hanovre. Ce sont là des faits bien connus ; oi les avait presque oubliés, quand on paru surpris que les gouvernants prussien traitassent des traités solennellemen signés, de " chiffons de papier. " C'est 1; une habitude diplomatique séculaire. Le salaire de sa trahison reçu, le rc Frédéric-Guillaume III ' revenait au: alliés qu'il avait abandonné la veille; i rompait avec Napoléon et le 11 aoû 1806, moins de quatre mois après, il mo bilisait contre la France, mais il étai châtié de sa conduite et de sa duplicit par la bataille d'Iéna. La mentalité politique et l'inconsci ence diplomatique de la Prusse n'ont pa changé depuis un siècle, et ce sont tou jours la violation des paroles données le mépris des signatures solennellemen apposées, qui dirigent la conduite de gouvernements de Berlin. " On se tir d'affaires comme on peut," déclarai le chancelier Bethmann-Holweg, à la tri bune du Reichstag, pour justifier la vie lation de la neutralité belge. La conscience des nations se révolt aujourd'hui, et se cabre contre ce mœurs de bandits et ces habitudes d voleurs de frontières et de grand chemin Le même châtiment attend la Pruss de 1914, que celle de 1806. Mais cett fois, on ne se contestera plus de rogne les griffes de l'aigle impériale des Hc henzollern ; on lui cassera les ailes un bonne fois, comme l'a déclaré la semain passée Sir Edward Grey. JEAN BERNARD. L'HOPITAL DANS LE . FEUILLAGE. Radnor Park, à Folkestone... Un bea parc—un de ces parcs anglais, comm nous les aimons, original et de dispos tions pittoresques. On a le respect de 1 belle nature, en Angleterre—et les beau arbres sont comme des témoins de c respect... C'était hier. Les feuilles tombaient, en la rond éternelle des jours de mélancolie—et ! tourmente de l'automne faisait penser la tourmente des cœurs, là bas, parn nos soldats. Que de tristesses en cet1 saison de deuil s'ajoutent à l'agonie c l'été... Tout faisait ^penser, dans ce coi de calme et de repos, à la guéri voisine... Tout. Là, comme ar neké au beau parc, se dressait l'hc pi'cal Victoria—où de nombreux Belge sont couchés, plus ou moins grièv< ment blessés. Quel bel établissement ' Construit dans le feuillage ses grande : baies s'ouvrent par des échappées si l'horizon montagneux Les malades soi ; couchés dans les vérandahs, au gran : air... Ce n'est pas l'hôpital-caserne c'est l'hôpital-ville. Les murs ne cachet : pas les souffrances—et celles-ci sembler i moins grandes en pleine nature devat les arbres, devant ce parc public où de enfants bien portants et heureux s'éba tent et jouent... A cette heure (une heure de l'aprè: midi) c'était le calme et le silence. Mais voici qu'une voiture de remis approche, du trot claudiquant d'un vieu cheval. Un médecin, sans doute, qi vient apporter des soins urgents? L i voiture s'arrête devant le jardin, à l'ei trée de -l'hôpital et deux damés en to : lettes sombres et modestes en descei i dent. L'une d'elle paie le cocher, lequi ne se dout.e pas qu'il reçoit de l'argei : d'une princesse royale de Belgique — es c'est la princesse Clémentine qui, ave ■ sa dame d'honneur, arrive là... Un scout belge, qui m'accompagni ■ m'explique : : —La princesse vient visiter les ble: ■ sés belges. Seules, les deux dames gravissent ' i perron. Et le souvenir des réceptior fastueuses de Léopo-ld II, des " 1 : Deum " auxquels la princesse participa 1 aux côtés de son père, hante l'esprit — ; en contraste... Dans ce cadre de simpli-. cité et de beauté, on se souvient des ; soulèvements de tambours, des discours - emphatiques, de tout le faste des jours , passés. Aujourd'hui (dans une simpli-î cité plus grande, amenée par le fiacre - démocratique, sans discours et sans pu-; blic curieux, dans une solitude qui gran-; dit la démarche) la fille de Léopold II - vient apporter un hommage aux soldats i blessés... Et il semble que la guerre ait ce bon côté—-celui de grandir les senti-î ments en leur donnant plus de réelle hu-t manité... s La princesse regarde autour d'elle. Sa t toilette sombre rehausse son teint blanc i —et, peut-être, malgré tout s'étonne-t-elle de cette solitude... Le scout qui est i là, dans la rue déserte, porte les couleurs ' belges. La visiteuse s'arrête un instant; 1 elle sourit—et fait un joli geste de salut t et de plaisir, un joli.geste de femme - brusquement touchée par un flot de pen-t sées. 2 Et le cocher de fiacre étant payé, elle marche de son pas lent, du même pas " lent qu'elle avait jadis—entre les haies 5 d'uniformes brillants, parmi les saluts et les courbettes... Mieux vaut cette visite-' ci que bien d'autres—et elle marque dans 1 les souvenirs plus profondément que s d'autres... Aux fenêtres de l'établissement, quel-*• ques têtes curieuses de nurses et de malades apparaissent—car la visite avait été annoncée le matin. e Et, dès lors, dans les salles de l'hôpi-s tal, admirablement tenu, où les nobles „ sentiments des Anglais se revèlent dans les nombreux détails apportés aux soins 'c donnés aux soldats blessés, c'est la pro-a menade avec arrêt à chacun des lits, les ~ paroles réconfortantes, la poignée de main encourageante... Un bouquet de fleurs, de jolies fleurs aux pétales frais, a été offert à la visiteuse—et ce bouquet se penche sur les draps blancs vers les souffrances, comme un parfum, dans la joie de la clarté de ses couleurs de vie... La discrétion, doublée par la consigne, nous a empêché de connaître le détail des conversations entre les blessés et la visiteuse. Mais, des sourires sont venues fleurir aussi sur les lèvres pâles et exsangues... Et les soldats disaient u aussi, tous : 0 — Oh ! la bonté des Anglais — la déli-_ catesse de leurs soins. La bonté de nos a alliés !... e II y avait là, parmi les blessés le fils du major Didier, atteint de balles à la cuisse — et qui lut sauvé par miracle de e la mort, après une fusillade qui faucha a les hommes. Et ce volontaire répète : ^ Quand pourrai-je retourner au feu !... ,j C'est la préoccupation de la plupart, e La blessure a été le stimulant pour e eux. Et, pourtant quelles blessures, parfois ! On me raconte, par example, n ceci : e — Un soldat est soigné ici qui a eu i- toute la moitié du visage emportée par un )- éclat de shrapnel ; une partie du cerveau :s a été raflée... Et pourtant, aujourd'hui, > le blesse revient à la vie : son raisonne-! ment est clair, sa lucidité parfaite... :s Les hôpitaux anglais sont très beaux, ir Ici a folkestone et dans les environs, it des châteaux, situés dans les parcs ad-d mirables, ont été vidés de leur mobilier : de luxe et de joie pour contenir les lits— ît les lits où viennent se retrouver la santé, ît la vie, et l'espoir... On nous cite, notarn-it ment, le dévouement et l'abnégation de •s M. Francis Bennett Goldney, org-anisa-t- teur des ambulances, ici et à Canterbury, et qui jour et nuit va et vient, accueille ;- les blessés et les réfugiés, et se dépense avec joie... •e A côté des horreurs de la guerre, fleu-x rit ainsi le dévoument .. Et c'est ici la » vraie force—la force puissante qui do-a mine la brutalité des attaques odieuses )- sur le champ de bataille—la force qui constitue l'avenir, celle qui ne donne pas >- la mort, mais qui donne la vie... Cette -1 force-là, quoiqu'on puisse penser, sera !t toujours victorieuse de l'autre,/dans ses ir fins et dans sa puissance finale. ;c CAMILLE ROUSSEL. ') Pour nous évitsr des difficultés d'écri-tures, nous sommes au regret de de-voir prier les personnes désirant faire s paraître une petite annonce ou prendre e un abonnement, de nous -en envoyer it le montant. By Spécial to H.M. Appoint menb the Queeru Bpompton Road, London, S.W. R. BURBIDGE, Managing Directol 12un accès facile de toutes les . parties de Londres, par omnibus et chemins de fer souterrains. Les Magasins les plîis complets du monde. N Vendant ABSOLUMENT TOUT ce que peuvent desirer les dames, les messieurs, les enfants et les domestiques, aussi bien pour l'ameublement que pour les consommations de toutes especes. L'ETAGE DES OCCASIONS SPECIALES est le rendez-vous favori des dames beîges et françaises ; elles se sentent entièrement chez elles dans un milieu des plus agreablss. 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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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