L'indépendance belge

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s.n. 1916, 01 Juin. L'indépendance belge. Accès à 09 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/q52f767d1t/
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S7ème années No. 128 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE : 6 OENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION: BT7RRAT7 A PARTS• ,., leum ' « ■■■■■.■ -o,«,~ ItTDOR HOTJSE. TUDOB ST.. LONDON EC ' U, PLACE DE "LA BOURSE. - JEUDI 1 JUIN 1916. f 3 MOIS. 9 SHILLINGS. TELEPHONE, oiTv 336». TELEPH.i 4f '<;f | " en «ni. i L.n*e» à'j h. le mercredi 31 mai. •*»»«■**• i f-!R smK™8 f ™ » f™*. LA SITUATION. Mercredi, midi. Les attaques réitérées des Allemands dans le secteur Cumières-Mort Homme ont fini par avoir raison, en partie, de ia résistance de nos Alliés, et gr^ce à l'arrivée d'une division fraîche, l'ennemi a pu occuper des parties de tranchées an sud de la route de Béthincourt-Cumières. Le communiqué allemand dit que dans cette affaire 35 officiers et 1,313 soldai; français ont été faits prisonniers, et que deux conv>re-attaques françaises contre le village du Cumières ont ét é 'repoussées. Les Allemands ont mis en ligne dan? oe secteur au moins 60 batteries lourdes qui effectuent un tir d'écrasement t-rès effectif contre les ' positions de nos Alliés. Quant aux forces d'iufanterie, elles sont évaluées à deux corps d'armée. Sur la rive droite de la Meuse le tir de l'artillerie ennemie reste dirigé principalement contre les positions françaises de Douaumont, mais il ne faut s'attendre à d'importantes attaques de l'ennemi de ce côté, qu'après qu'il aura obtenu des résultats plus substantiels sur la rive gauche. Sur le reste du front aucune action sérieuse ne se dessine et les deux derniers communiqués de Paris ne mentionnent même plus les secteurs de Champagne, d'Argonne ou des Vosges. Nos Alliés britanniques ont fait sauter quelques mines en Artois, et l'artillerie, est assez active dans les autres sec leurs. : Les derniers développements sur le front italien n'indiquent aucun changement essentiel dans la situation. Pourtant le mouvement en avant des Autri-ehjens n'est pas eneore enrayé et le? Italiens ont cru prudent d'évacuer Asia-go, petite ville de 2,000 habitants, chef-lieu du district, de Setta Comuni (sept bourgs). Le correspondant du "Times" à Rome estime que la situation s'est sérieusement améliorée et que de nouveaux progrès autrichiens dans le centre sont improbables. D'après lui, la situa-, tion, assez sérieuse un moment, par suite de la brèche battue dans les lignes italiennes, a été sauvée grâce à l'excellence du service des transports automobiles qui a permis d'amener rapidement, sur les points les plus menacés, les renforts nécessaires pour arrêter l'ennemi. Malheureusement, au cours de ia retraite de la ligne Monte Maggio-Tonez-za, les Italiens ont dû abandonner la grosse artillerie que. naturellement, ils n'ont pu songer à amener.avec eux. Un côté d'Arsiero et de Posina, c'est-à-dire dans la zone de l'Ast-ico et de son confluent la Posina, au sud-ouest d'Asia-go, l'ennemi coutinue également de déployer une grande activité. Le bulletin da Rome parle "d'un ava'nt-goût d'offensive ennemie" dans ce secteur ; le bulletin de Vienne prétend que la Posina a ®té franchie et que les troupes autrichiennes ont pris possession des hauteurs de la rive sud. TÎ est à remarquer que Arsiero et Asiago, protégées toutes deux par une ligne de forts. sont les deux têtes d'une ligne de chemin de fer qui descend sur Vicence, et que, par conséquent, nos Alliés vont bénéficier des facilités de ra vitaillement que leur procure la proximité du rail. L'offensive germano-bulgare eu Macédoine grecque semble provisoirement arrêtée, et on dirait que la réaction violente provoquée par la population grecque, qui est très montée contre le gouvernement, ait fait réfléchir et les dirigeants d'Athènes et les Germano-Bul-gares. Un mouvement révolutionnaire qui s'appuyerait sur un soulèvement, ne fût-il que partiel, de l'armée hellène -irait, en effet, a l'eucontre "des projets de nos adversaires et ceux-ci n'osent évidemment poursuivre leur mainmise sur les i'orfs grecs tant qu'ils ne sont rassurés sur les conséquences politiques de leurs actes-. Le cominuuiqué aile- \ mand s'efforce de faire croire que les troupes grecques offrent de la résistance mais qu'elles sont obligées de céder à la suj)ériorité des effectifs germano-bulgares. A part cela, ajoute-t-il malicieusement, les'droits souverains de la Grèce ont été* respectés ! Il est évident qu'il y a accord complet entre le gouvernement grec et nos ennemis, et personne ne sera dupe de la comédie qui est en train de se jouer à Athènes. L'histoire de la Bulgarie, qui s'est moquée des Alliés, se répète en Grèce et nos insuccès diplomatiques dans les Balkans montrent que dans ce coin de l'Europe seule la force en impose. * Le roi Tiuo a présidé, dit une dépêche des "Central News," un conseil de 1a couronne au cours duquel le souverain aurait été informé de l'irritation qui s'est emparée de la population à ia suite de l'invasion bulgare. Mais les informations n'auraient pas modifié l'opinion du roi ! En réalité, nous ne savons pasf çg qui. se passe exactement à Athènes ni quels sont les plans obscurs qui s'y échafaudent. Mais les actes parlent pour eux-mêmes et c'est en nous basant sur eux que nous disons que pour agir comme ils le font-—c'est-à-dire en. n'agissant, pas—lès dirigeants actuels de la Grèce prouvent qu'ils sont les complices de nos ennemis. C'est aux Alliés de tirer les conséquences logiques, inévi tables de cette situation nouvelle. Si no-soupçons, qui soup certainement partagés 'par tous les gens qui raisonnent froidement, n'étaient pas fondés, comment ex -plique-t-on à Athènes le fait que les. Chambres ne sont pas convoquées et que l'armée, mobilisée, n'intervient pas? Dans l'Afrique-Orientale allemande, les troupes du général Nortliev, avançant du sud-ouest, ont occupé Neu Lan-genburg, un poste militaire allemand situé entre les Lacs Nyassa et Tan-ganyika.Dans le Soudan, le succès des troupes britanniques est complet. Les forces du sultan de Darfour ont été complètement battues et dispersées. Ce qui en reste bat en retraite dans la direction de l'ouest vers la région montagneuse de Gebel Mara. LA PLACE AU SOLEIL. • il. La force et le droit. Nous avons montré que la thèse de i expansion coloniale, lie s'appuyant sur aucune revendication qui eût quelque Apparence de légitimité, ne pouvait pas Jtre plaidée devant une cour arbitral^, ■'lue l'Allemagne ne pouvait faire à oe propos- aucune déclaration franche et catégorique du but qu'elle se proposait <1 atteindre par la guerre, et que, » ayant pas le bon droit pour elle, elle u avait à attendre que de la force la sa-1 ^faction de ses ambitions. Aussi bien, " ®st-elle pas formée de longue date à 'aire de la force la base même du droit? I ')ute son histoire ne montre-t-elle pas que c'est le seul principe auquel elle, est restée invariablement fidèle ? Mais, nous dit-on, l'Allemagne ava;t aussi, en matière commerciale, ' un cas ('es plus sérieux à proposer à l'examen attentif des autres nations. Les ten-Unces de plus en plus protectionnistes "0 beaucoup de nations menaçaient de ■ Astreindre de plus en plus ses marchés sssuiés; elle avait des garanties à demander au sujet de l'égalité économique de la liberté du commerce, dans le-colonies des diverses Puissances. Il n'y a pas lieu de discuter-ici les mérites comparatifs du protectionnisme et du libre échange, toutes nos sympathies sont pour ce dernier. Il faut bien reconnaître cependant que le régime douanier d'une nation est une affaire d'ordre intérieur dans laquelle les autres Puissances seraient mal fondées à s'immiscer. J.'intervention de l'une d'elles ne se justifierait que dans le cas où ses produits seraient frappés de droits spéciaux ou de prohibition. Un régime de faveur. Or ce n'est, nulle part, le cas pour les produits allemands. Si les métropoles ont établi pour leurs échanges avec leurs colonies, un régime spécial, ce qui est une conséquence du protectionnisme et de la théorie des débouchés, les produits allemands sont admis partout aux mêmes conditions que ceux des autres nations. Us jouissent même, dans certains cas, d'un régime de faveur. L'article 11 du traité de Francfort (traité perpétuel) n décidé que les relations commerciales entre la France et l'Allemagne auraien' pour base "le régime du traitement réciproque sur le pied de la nation la plus favorisée." en excluant toutefois de cette règle les faveurs qu'une de- parties coh >j ' m tractantes peut.' accorder à des Etats autres que la Grande-Bretagne, la Belgique, :e.-> Pays-Bas, la Suisse; l'Autriche et la Russie. Les exportations allemandes eu France bénéficient donc du tarif minimum ; elles ! ont libre accès dans les pays du libte-échange, Grande-Bretagne, Belgique et ; Pays-Bas, et comme l'Allemagne a passé des accords particuliers avec plus de qua-i rante Etats, il en résulte que son commerce ne rencontre nulle part de difficulté à s'étendre. Il en a profité. En 1901, le commerce extérieur de l'AHenaagne comportait 5,421 millions de marks à l'importation et 4,431 millions de marks à l'exportation. Ei 1912, il s'élevait à 10,691 millions de marks à l'importation et à 9,021 millions de marks à l'exportation. .11 a donc plus que doublé en dix ans. Les exportations consistent pour la majeure partie eu objets fabriqués et les importations se composent, principalement de matières premières et de denrées alimentaires.On ne saurait contester que ce développement est; considérable et en bonne logique on est amené à en conclure que rien n'a empêché l'Allemagne de prendre au soleil une place de plus en pli:.-large. Cependant, il se rencontre des e5-prits disposés à estimer qu'en considération de l'accroissement de sa population, de son industrie, de son commerce, la portion du globe détenue par l'Allemagne est. pour ainsi dire, insignifiante. Nous avons déjà montré que si l'Allemagne prétend toujours se "faire un argument de l'accroissement de sa population-—laquelle est, du reste, moins dense que celle de la Belgique—cet excédent ne se porte guère vers le domaine colonial allemand. On peut ajouter qu'il n'y a aucune utilité à détenir une contrée pour faire du commerce avec ses habitants. La prolixité allemande? Mais l'argument même de la prolixité allemande est loin d'avoir la valeur qu'on lui attribue. L'Atlas universel allemand de, A. 1. Hick^aan,» montr* 1 qu'en 1910, sur un total de 423 millions d'Européens,, les races allemandes ne figurent que pour 73 millions, soit 17.25 p.c. Elles sont donc* une minorité à laquelle, même au point de vue purement brutal, les autres races n'ont aucun motif de se soumettre. Cette surpopulation n'empêche d'ailleurs pas l'Allemagne de faire, pour l'agriculture et l'industrie, un très large appel à la main-d'œuvj.e ; étrangère. Il n'est pas sans intérêt de rappeler en outre que dans les dernières années avant la guerre, le chiffre des I naissances, principalement dans les gran- 1 des villes allemandes, avait subi une baisse sensible et qu'à Berlin le pourcentage de la natalité n'était guère supérieure à celui de Pari? L'expansion industrielle et commerciale de l'Allemagne est , incontestable. Mais il est très contestable qu'elle soit saine. Pour se développer, elle a eu re cours à tous les procédés factices et artificiels qui peuvent pour mi temps donner des résultats éblouissants, mais qui ne font pas un édifice solide. Elle a organisé son système économique d'après les principes de l'Economie nationale de Frédéric List, comme une machine de guerre. Par le protectionnisme renforcé, accompagné de primes à l'exportation, des cartels, de la pratiquo de crédits d'une durée exagérée et anti-économique; par l'immobilisation dans les établissements industriels d'une part trop élevée de capitaux fixes, qui l'obligeait, pour se procurer des capitaux circulants, à vendre à tout, prix, même à perte, elle avait créé un régime qui ne pouvait duivr qu'un temps limité et dans lequel les fissures allaient s'aggravaut. Les primes à l'exportation, aussi bien que le dumping, qui permettent de vendre à l'étranger les produits moins cher que les producteurs locaux, les crédits illimités qui attirent et retiennent la clientèle, sont des procédés qui faussent le commerce. On peut les pratiquer temporairement pour tuer les concurrent-avec, cette arrière-pensée que le jour où ce but sera atteint, où l'on se sera, par conséquent, assuré la maîtrise du marché, on sera en état d'imposer ses conditions et de les faire assez durer pour réparer les sacrifices faits pendant la période de préparation. » '•'eut croule ! Mais si celle-ci se prolonge au delà du terme prévu, tout croule. Le pays qui a pratiqué le système se trouve dans la situation d'un homme qui, ayant sans cesse élargi le trou de ses déficits, finit par n'avoir plus d'autre alternative que de se brûler la cervelle oj d'assassiner pour voler. C'est à ce jîoint qu'en était l'Allemagne. Il lui fallait attaquer pour régner, mais il lui fallait aussi attaquer pour liquider ; en, juin 1914. tuie réunion de- grands métallurgiste- à Dusseldori réclamait la guerre comme «le seul moyen de liquider la situation et d'assurer l'avenir. Le prestige de la victoire et ses profits étaient indispensables pour dégager l'Allemagne de ses embarras financiers et économiques. Le militarisme avait pour fonction de cambrioler les coffres-forts. L'aventure n'a pas eu le -uccès espéré; loin de résoudre les difficultés existantes, pour lesquelles aucune autre solution ne se présentait, la guerre en a suscité de nouvelles; depuis deux ans bieutôt, l'Allemagne a perdu 78 p.c. de ses importations et 64 p.c. de ses exportations. La suppression de sa flotte de commerce, le discrédit moral que se.- procédés ont inspiré au monde entier ont précipité le désastre que la guerre avait pour but dp prévenir, ce qui la rendait indispensable aucun autre moyen ne permettant de liquider la situation. ' A l'heure actuelle, l'Allemagne ne peut plus prétendre^, dès cessions de territoire ni à des indemnités de guerre. Ce sont, au contraire, ses ennemis qui auront à exiger la restitution des territoires dont ils ont été dépouillés, et- la réparation des dommages qu'ils ont subis. Cela n'est en aucune manière incompatible avec des arrangements économique.-;'. ! Même ceux-ci seront d'autant plus équ:-! tables qu'ils ne seront pa- conclus sous la menace du militarisme allemand qu:. depuis un demi-siècle, pèse sur le monde. L/i seule hvpotlièse qui ne soit pas à. envisager, au moins de là part des ennemis de l'Allemagne, c'est -celle de la guerre d'extermination et du massacre <le cinquante ou cent millions d'hommes. C'est bon pour la Turquie, initiée au>. beauté- de la Kultur germanique, d'appliquer de cette fyçon à l'Arménie les méthodes de "l'organisation" préconisée par le professeur Osiwaid. C'est bon pour les Allemands de massacrer des femmes, des enfants, des vieillards, de noyer, d'incendier et de piller. Nous, nous sommes des civilisés et non- entendons le rester. Z. Z. /. LETTRE D'ITALIE. (De notre correspondant.) Rome, le 22 mai. Un an de guerre. 11 y aura après-demain un an que l'Italie a déclaré la guerre à l'Autriche, et cet anniversaire rappelle le souvenir des journées de fièvre et de lutte1 qui ont- précédé cette décisionj le cri presque unanime du peuple qui proclamait sa v; ■ ; lonté d'en finir avec la menace atitii chienne et de compléter à n'importe quel prix, au risque même de perdre tout, ce qu'on avait, déjà gagné, l'œuvre de Ri sorginienio ; les manœuvres ténébreuses de Biilow et de ses adeptes, car il en avait trouvé plus d'un, et pas des moins huppés; les intrigues des neutralistes, complices conscients de Biilow, alliés de l'ennemi contre leur propre pays, et. le "quos ego" neutraliste de Giolitti, qui ne fut, comme aurait dit le cardinal AI-iwrueà, qa't.tu- vSrfrre ep riuicuie ' pétarade. Quand on a vécu ces journées, on comprend combien l'Italie avait été calomniée par ceux qui affirmaient que je soporofique de la Triple Alliance avait endormi sa conscience nationale et avait paralysé, dans les profondeurs de sou â«ne, le sentiment de sa grandeur et la notion de ses destinées. Ce fut un brusque réveil, un réveil héroïque et lumineux, et comme* la révélation d'une Italie insoupçonnée, méconnue, qubliée, sortant de 1; gangue triplieiste et prenant son élan vers la gloire. L'offensive autrichienne. A un an de distance, l'offensive autrichienne, bruyamment annoncée depuis six semaines, s'affirme dans le but évident d'abord de contrarier les préparatifs uc l'action simultanée et collective que la Quadruple se propose de déployer sur tous les fronts et ensuite de reprendre dans le Trentin, toutes les positions que les forces italiennes avaient, occupées depuis l'année dernière. On dit que l'objectif de cette offensive serait de percer à travers les lignes italiennes et de pdus-ser jusqu'à Vicence, afin de prendre a i revers l'armée qui est sur l'Isonzo et qui menace Gradisca. Le front de l'Isonzo est certainement celui dont l'Autriche doit se préoccuper davantage, car c'est de là que peut éventuellement partir l'offensive finale soit vers Trieste, soit ver-| un point de con jonction avec les colonnes alliées, qui devront à un moment donné foncer sur Budapest. Réduire à l'impui,--sance l'armée italienne de lTsouzo, ce serait sans doute un grand succès, mais il n'est pas facile de Pobt.enir, d'abord parce que le chemin qui mène à Vicence n'est pas encore ouvert et. ensuite, parce que, si meme les Autrichiens parvenaient à le forcer, il 11 est pas dit qu'ils auraient atteint le but, car leur présence dans la plaine, avec la montagne derrière eux. les exposeraient à des difficultés et à des périls dont ils se tireraient difficilement Il ne faut pas croire que si les Autrichiens arrivaient jusqu'à Vicence, la campagne, sur le front italien, serait finie, car le général Ç'adorna a en main les moyens nécessaires pour le forcer rebrousser chemin. Seulement, on n'en arrivera pas là, et il est fort probable que l'offensive autrichienne du Tyrol prendra à peu près la même tournure que l'offensive allemande à Verdun, e! que. après les alternatives du premier moment et les fléchissements nécessaires pour établir une ligne de défense solide, les deux adversaires continueront jien-dant quelques temps le jeu des deux bonshommes en carton qui. liés à un fil continueront à -e manger le nez et. après chaque étreinte, se trouvent à peu près dan^ la même posture qu'avant. Avec cette différence que, comme il y a, ici, un agresseur et un atta'que, celui qui a perdu la partie, c'est l'agresseur qui n'a remporté aucun avantage positif et qui, après avoir subi les pertes énormes, sort de la lutte Gros-Jean comme devant. Dans le Tyrol. > Il est évident que l'attaque autri-eùhsuao <fSnf« ;■• i'yrof a une' liaison étroite avec- l'attaque allemande à Verdun. et on se demande quel peut être le but de ces deux opérations si coûteuses et si peu productives. L'explication n'est pas difficile à trouver. Les deux Empires centraux savent que les Alliés préparent» une grande offensive collective et simultanée, clont ils prévoient le sucoès, car ce qui leur a permis, jusqu'à présent, de remporter, de-ei de-là, quelques avantages, c'est précisément l'intermittence de l'action des Alliés et surtout la faculté qu'on a laissé aux Aust.ro-Allemands de doubler la valeur des forces dont ils disposent par des déplacements rapides en les portant, fois par fois, sur les points où ils voulaient agir. La coordination de l'offensive des Alliés mettra un terme à ce jeu, qui avait trop dure, et on comprend que le.-deux empires s'efforcent de la conjurer ou d'en compromettre les effets. Leur but. Leurs attaques à Verdun et dans le Tyrol n'ont donc pas seulement pour but d'interrompre la préparation italienne et la préparation française: elhï tend ausri à provoquer une intervention prématurée des autres Alliés, de manière à fragmenter le» forces qu'on préparait et à déterminer la solution de l'offensive coordonnée avant même, pour ainsi dire, qu'elle se soit produite. Mais il ne semble point que les Alliés soient disposés à tomber dans le piège. On a compris qu'il* vaut mieux courir même le risque d'un échec partiel sur un point quelconque du front plutôt que de compromettre les résultats de l'offensive combinée par une intervention précipitée. La préparation continue méthodiquement, avec calme mais sans diversion, et lorsque tout sera prêt, lorsque le moulent sera venu, 'e siège des deux empires entrera dans m période aiguë et finale et le cercle, de fer quj les enserre les forcera, par une étreinte' décisive, à demander grâce. Voilà probablement le motif pour lequel les Français et les Italiens sont actuellement. seuls à se battre contre l'euuemi commun, alors qu'un silence relatif semble régner sur les autres fronts. w ' ' SILVIO. LA VIE DE PARIS. i , Paris, 23 mat. Les gens qui ont le temps de réfléchir se montrent généralement bien sévères pour les improvisateurs, qui spuvent laissent la langue défigurer la pensée. On chicane en ce moment un brave homme de député qui a défini l'impôt sur le revenu qu'on porte du premier coup de 2 p.c. en 1916 à 5 p.c. en 1917. "une vide .compression qui augmentera l'épaisseur des ressources fiscales." Au point de vue de 1 élégance, c'est évidemment sujet à critiques, mais en quoi, je vous demande, un député a-t-il besoin d'une forme élégante pour exprimer sa pensée, pourvu qu'on le comprenne? En France, le chapitre fiscal a tou-jours été matière à des comparaisons étranges. Est-ce qu'eu 1840, Cormenin, qui devait être, en 1848. le rapporteur de la loi du suffrage universel bâclée eu quelques jours, ne définissait, pas lv3 budget : "Un livre qui pétrit les formes

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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