L'indépendance belge

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s.n. 1914, 20 Mars. L'indépendance belge. Accès à 28 novembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/d21rf5m988/
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BtlO CeïLtteés EN BELGIQUE ET A PARIS «J 85' ANNÉE Vendredi 20 mars 1914 ADMINISTRATION ET RÉDACTION 11\ rue des âableH, Bruxelles BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bours» ABONNEMENTS : édition quotidienne BEISI06L Un an, 20 ir. 6 mois, 10 If. 3 moi», 5fr. IbXEKBODRGlfN-SJ » M (t. » 5fe - JJr. ETB'iUISER » 40k - 22If. » &ff. êdttion hebdomadaire liniar.nxtionile et d'Outri-mirk 10 pages, paraissant LE MERCREDI Un au. franc* Six ïîî frauca L'INDÉPENDANCE BELGE TO -VenSracll 20 mars 19-14 I i ~~t Les annonces sont reçues s A BRUXELLES : aux bureaux du jou' oai. IA PARIS ï il, place de la Bourse, A LONDRES s cbez MM, Jonn-F. Jones & Cflt vfi ^ Snow Hillt C,; à ï Agence Havas, n° 118, Cheapsxiie E» G.: et chez Neyrouù &. Fils, ad, £0" 14-ifc, Queen Victoria Street, et T. B, Brovro% Ltd. n° 163, Queen Victoria Street, ft. AMSTEKDAil ; chez Nijgh & Van Ditmar, Roirin, 2» ROTTERDAM : même rirrae, Wynhaven. 113. :g$ ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et E& SUISSE, aux Agences de la Maioon Rudolf Mossty fi ITALIE : chez MM. Haaseostein & Vogler, à Milta, Turin et Rome. ihâmi-cw vaiîw • t r pmnna im i root^oud SIEJLICIB ■SHOTS ÉDIXI05S PAR JGCB. — gK PASE3 CÛSSEUVATIÛW SIX IE SBOCT?R » Édition du matin Aujourd'hui Revue politique. En Angleterre. — Aux Communes. — I. politique méditerranéenne. — Déclari îions ite Sir Edward Grey. — La révoli dans l'Ulster. — Elections pnovinciati sud-africaines. — Succès socialiste. En Italie. — Le nouveau cabinet. Lettre de Hongrie. Notes du Jour, par J.-B. En France. — La situation ministériel! — Conseil de cabinet. — Le cas Moni — L'aliaire Caillaux-Galmette. — La pe ne encourue par Caitlaux et par député Thalanas. — L'impôt sur le revint a>u Sénat. — Démission de M. Monis En Belgique. — Le projet scolaire. Chronique mondaine. La question de la céruse en Belgique. Informations financières et industrielles.-Nouvelles diverses de nos correspoi dants. Les dépêches suivies de la lettre sont celles qui ont paru d'abord dar noire première édition, publiée à 4 hei res de l'après-midi; les dépêches suivif de la lettre B sont celles qui ont par d'abord dans notre deuxième éditioi publiée à 6 heures du soir; les dépêche suivies de la lettre G sont celles qui 01 paru d'abord dans notre troisième éd tion, publiée le matin. BRUXELLES, 19 mars Revue Politique La situation internationale assez dai gereuse créée par la tension russo-ail' mande continue à préoccuper tous li esprits et, comme on est parlaitemei convaincu que ni l'Allemagne, ni France, ni la Russie ne désirent la gue re, on cherche comment il serait poss blé de remédier pratiquement à un ét de choses qui pousse les grandes pui sauces aux plus formidables armemen uniquement dans le but de mieux g r&JiUr le maintien de la puix. lin jou liai russe, le « Novoié Vrémia », vient i publier à ce propos un article sensatïo nel dont l'auteur serait une personri lilé politique russe considérable; q prit contact récemment avec des. pt sonnalit-és françaises et allemandes ha teaient autorisées. L'auteur- (te l'arUc du « Novoié Vrémia» considère qu'u alliance de la France, de la Piussie, l'Angleterre et de l'Allemagne serait meilleure garantie de la paix. Cela l'ait, aucun doute, et ce n'est pas la pi mière fois que le groupement étroit c quatre puissances vraiment dirigeant de d'Europe est envisagé. Malheureu: meut, il est toujours apparu comme talement impossible jusqu'ici de la aboutir une telle combinaison en r son de tout le passé qui se dresse en la France et l'Allemagne, en raison la question d'Alsace-Lorraine, la Frai ne pouvant oublier les provinces qu' lui arracha; l'Allemagne ne pouvant décider il réparer la lourde faute pol que que Bismarck commis en 1871. i la «Novoié Vrémia» préconise préci ment une alliance franco-russo-ang allemande basée sur la solution de question d'Alsace-Lorraine, et cette lution, il la trouve dans les circonst; ces qui se produiront à la dispariti de François-Joseph et qui aboutiront morcellement de l'Autriche. L'Allen gne s'annexerait alors les territoires temands d'Autriche et restituerait 1'. sace-Lorraine à la France; la Rus s'annexerait la Galicie; la Hongrie et Bohème constitueraient des Etats im pendants; l'Italie, enfin, trouverait c avantages et des compensations da ce morcellement. Le « Novoié Vrémi ajoute que la nouvelle politique roum ne prouve suffisamment, qu'on se re de plus en plus compte de l'écrouleme prochain de la monarchie des Ha] bourg et, si osée que paraisse celte : lution, qui va à rencontre des axiorr des chancelleries diplomatiques, nouveau groupement clés puissances oonnexité avec le morcellement de 1A triche, aurait fait l'objet de couver: lions de personnalités très influentes Paris, à Berlin et à Saint-Pétersbourg. La conception est ingénieuse et de ï t.ure à. frapper vivement les esprits, sera curieux de voir quels comment res l'article du « Novoié Vrémia » pi voquera en Allemagne; mais il est te au moins prématuré d'escompter morcellement do l'Autriche, encore qi soit certain qu'après le règne de Frt çois-Joseph la monarchie des liai bourg se trouvera, aux prises avec plus cruelles difficultés et que la T pie-Alliance risque fort de se disloqi k ce moment. Ce qui est intéressa c'est qu'on cherche sincèrement une tut-ion à la situation actuelle de II rop'e et que l'idée d'une alliance de France, de la Russie, de l'Angleterre de l'Allemagne préoccupe les espr les plus sérieux. En attendant qu'on en vienne à ce alliance des grandes forces européenn la tension russo-allemande se complic d'un nouvel incident, des plus regrel bles. Un officier russe, le capitaine 1 liakof, a été arrêté à Cologne, sous 1' cusation de vol. Il fut retenu sans pr ves eu prison pendant dix jours et l'Jché sans excuses.. Il résulterait de première enquête faite que la police a lemande, bien que l'identité du cap.ita ne Poliakof fût parfaitement établie e que cet officier fût en mission régulièr en Allemagne, ne permit pas à l'officié a de communiquer avec l'ambassadeur d l" Russie à Berlin. On ne transmit pas 1 e télégramme que l'officier avait envoy s à son ambassadeur; on mit cinq joui à transmettre une lettre que l'olflcie avait adressée il un le ses ainis à Elbir Ce fut cet ami qui prévint l'ambassad de Russie à Berlin, et, celle-ci ayant fa; une démarche à la Wilhelmstrass.e, 1 ?• capitaine Poliakof fut enfin remis en t. berté. !e Cet incident survenant en pleine pc ^ lémique russo-allemande, on conçoit a: sèment que l'opinion publique en so: surexcitée à Saint-Pétersbourg. Des re présentations ont été faites à Berlin, t le ministère des a "."aires étrangères aile ~ mand a ouvert une enquête. La press '* russe est violente de ton; à la Dçums on va interpeller sur les procédés de E autorités allemandes à l'égard du cap taine Poliakof; le parti nationaliste ex ^ ge le retrait des commandes navale is russes confiées aux usines allemande: j. On voit par là que le débat risque foi de s'envenimer si le gouvernemer allemand ne donne pas les satisfaction u attendues au cas où l'enquête démpntri U rait que le capitaine Poliakof a été rée :s lement victime d'une lamentable errer it et- que la police a empêché, en l'isolan j_ toute intervention immédiate de l'an bassadenr de Russie à Berlin. C'est pc des incidents de ce genre que tout* b les défiances réciproques sont entret nues chez les deux nations et que di viennent possibles ,en dehors dé l'actio _ directe des deux gouvernements, df campagnes de presse, après et hainei ses, comme celle que nous voyons s { développer depuis des semaines. Nouvelles de l'Étranger S ANGLETERRE La révolte dans l'Ulster j. Belfast, mercredi, 1S mars. uL Un détachement de la région de Noria s. est arrivé, au château de CarrLckforgu js Das sentinelles .ont été placées aux abori a_ du château et à la porte ainsi qu'au qua t._ lier généra!, avec baïonnette au canon je fusil chargé. Le château contient une gra [j. de quantité de fusils dont une partie co - skiéraMe a été ' envoyée dans d'autre Ljj centras. !■. A ErmiskeUen las gardes de la casari u_ prmoipaîe aitwsi que eeiles de la caser: ic tiu château ont été doublées. (a) 'J' Elections provinciales sud-africaine: la Johanoeobuiig, meroredd, 18 niai-s. ne Aux élections des conseils provincial vi-ngitrh-oi-s travaillistes ont été élus, ce q es teui- aasetre une majorité a'iuie voix daj eg le nouveau conseil. Dans plusieuns aj-ro ;g_ dissieraents, la majorité travailliste a é [q_ énomie et beaucoup de meneurs bien co [re nus ont été étais. (a) ;u- ' " re CHAMBRE SES COMMUNES ha politique méditerranéenne M Auirey Hei'set développe un ordre < ° ' joui' disant que la situation stratégique ,. politique de la Méditerranée exige un ï doublement de viligance et d'indépendan 'de la part de l'Angleterre, ainsi que la pi sence d'une force navale disponible sut ?" saute pour la protection de la route de l'I de et pour le maintien du prestige politiq de l'Angleterre. La même thèse a été soutenue par p sieurs orateurs. au Sir Mark Sykes critique la politique d ), financiers français dans le Levant, qui l'appui et le concours du gouvernemf V" français, et insiste pour que la Triple-! tente adopte dtuis le Levant une politiq jjj1 de coopération des intéressés. |es Déclarations de Sir Edward Grey lis Su- Edward Grev a la parole, l » Sir Edward Grey approuve ce que les ai- vers orateurs ont dit au sujet du grou; nd nient actuel des puissances. Le bon accc nt qui existe depuis longtemps entre la Gr; >3- de-Bretagne, la France et la Russie a se ;o- doute contribué pendant la période < es troubles des deux dernières années un maintien de la paix en Europe. C'est en groupement actuel des puissances et U- rôle joué par les puissances de chaque gr ;u- pe qu'est dû en réalité le maintien de à paix ,qui autrement aurait été compromi Le contact étroit des puissances a été ta- visagé par chacun; d'elles. Il H y a eu de 1S8Û à 1905 une menace c ai- tinuelle de guerre entre l'Angleterre '0- l'une ou l'autre de ,es puissances avec 1 ut quelles nous entretenons aujourd'hui le bonnes relations. . es vieux dissentime l'il entre la France, la Russie et l'Angtete n- sont aujourd'hui complètement éteir >s- Nous entendons maintenir ces bons r es ports entre les trois pays, car ils con ri- tuent un facteur de paix. Cependant, ce er intimité des trois pays ne signifie nu it. ment que chacun l'eux soit rendu resp 50- sable de ce que font les autres mernb lu- de la Triple-Entente en vue des leurs ir la rêts particuliers. Le fait d'avoir de boni et relations en ce qui concerne les intér ils communs à tous ne signifie nullement < le groupement ait le droit de critiquer conduite de ses membres dans les allai tle qui ne concernent pas le groupement. 1 es, membres du groupement ne comptent r ue lement donner à cette entente une autre la- gnificatio.n. On vient de nous parler de ?Q- Syrie par exemple, et on a attribué à i'. :tc- gleterre des visées contraires il son aan îu- avec la France et à ses sentiments pour re- Turquie. Aussi je donne à ces assertions ta démenti catégorique. L'orateur passe rapidement sur la ques-.- tion des forces navales à maintenir dans la t Méditerranée, auxquels il faut ajouter les e vaisseaux auxiliaires. C'est là une force r considérable. On ne peut donc dite que l'An, e terre abandonne la Méditerranée, e En ce qui concerne la Tur quie, notre po-(s litique tendra au maintien de l'intégrité de 3 l'Empire ottoman. L'Angleterre ne peut pas r contraindre les financiers anglais à prêter . des fonds à la Turquie. Les financiers an-g glais sont libres de prêter ou de ne pas prê-t ter à la Turquie. Les réformes que la 'fur-g quie se propose de faire en Arménie ont . obtenu dans leurs grandes lignes le consentement des puissances européennes. Ln ce qui concerne jes lies de la mei . Egée, il n'y a rien dans le règlement inter-j venu qui puisse inquiéter l'opinion musul. inane. Nos efforts tendront à ce que rien nt £ soit fait dans les lies de la mer Egée qui _ soit pour la Turquie une menace au point e de vue stratégique. Après le discoure de Sir Edward Grey, ^ l'ordre du jour Herset a été retiré., (a) ARGENTINE s Le ùreadnought « Rivadeira » Buenos-Ayres, mercredi, 18 mars, 't Le ministre de la marine, interrogé ai t sujet des propositions pour l'achat di s ùreadnought argentin « Itivadei-ra », dé ment les bruits tendant à faire croire qu< 1e gouvernement est favorable à des né r gocàaitioms relatives à la vente du cuiras '> sé. 11 déclare que, malgré l'importance des offres qu'on pourrait lui faire, le gouver ■r nement est décidé à n'adopter auicmne ré 's solution pouvant modifier l'équilibre des forces des puissances. (a) n CHîNE 's Ouverture de la Convention ie Pékin, mercredi, 18 mars. Ge matin, le ministre des affaires étran m gères a ouvert les débats de la Conven tion instituée -r> vue de modifier la Con stiitation provisoire. Sur les soixante mem bres Sus, quarante-quatre étaient pi* _ sente. Le ministre a lu le discours prés-identie -d'ouvert,ur-e retraçant l'histoire de la Con stitutàon provisoire, qui ewt un très mail vais effet sur les affaires intérieures e sur les relations extérieures de ki Chin en raison des restrictions'qu'elle imposai '■ au gouvernemeait. Le président est convaincu que le taten et les connarsanc-es éclairées dos membre de la Convention auront, pour résultai-le modifications nécessaires à assurer 1 ri" poix et la prospérité du peuple chinois. "S (a) ITALiE ie Le nouveau ministère Rome, mercredi, 18 mars, j Le nouveau ministère formé laisse, e: dehors de la majorité, une trentaine d députés catholiques ou nationalistes et er lx viron 10 socialistes, 65 radicaux, 18 ri U1 publicains, ce qui fait un total approxim* 16 tif de £00 voix sur les 508 députés. Le a" 300 res,tantes formeront donc en princip la majorité ministérielle. (a) n- Mort tragique du directeur de l'Observatoire du Vésuv Naples, jeudi, 19 mars. Le professeur Merealli, directeur de l'Ol ;, servatoire du Vésuve, a été trouvé moi . carbonisé à son domicile; a Naples. Un ® lampe à pétrole avait mis le feu à son li La nouvelle a causé en ville une profond émotion. (a) l LUXEMBOURG je Un nouveau ministre Luxembourg, mercredi, 18 mars, u- On annonce que le ministre d'Etat dépt sera prochainement sur le bureau de ! es Cliambre un projet de loi en vue de ta cré; a tion d'un cinquième portefeuille, un mini: nt tère du travail, à .cause du déveùoppeiner ;n- considérable des œuvres de prévoyance si ne date dans le Grand-Duché. Jusqu'à çe jou quatre ministres se répartissaient le trava de la façon suivante : M. Eyschen, al'fa res étrangères, justice, - agriculture, con merce, industrie et travail; M. Mongenas finances, enseignement supérieur et moyer ; J M. Braun, intérieur; M. de Waba, tr; vaux publics. (a) ns Officiers allemands conspués 'es Nous lisons dans 1' n Indépendance h ûu xernbourgeoise » de mercredi : au Luns 'a journée d'hier, à diverses repr ,, ses, quelques-uns des officiers prussiei ^la au concert de la cour et qui pa gç saiient à pietl et en grand uniforme dans . Grand'Rue fui-ant suivis par des bandi d'enfants qui criaient après leurs chàu ses, sifflaient la « Marseillaise » et lei " lançaient les mots de « M'ackeis », « S \'erne », etc. Plus tard, devant le pailais, au momei n(s du concert, les mêmes manifestations : i-re reproduisirent. Tout cela tendrait à prouver que l'ur l ' forme allemand n'est pas très populaire J.' Luxembourg... (a) ^ ROUMANIE yn- La revision de la Constitution res Bukaa'est, mercredi, 18 mais, lté- Le Sénat a voté la réponse au measa, les par 72 voix contre 5. La Chambre a vc êts en première lecture, par appel nomiœ lue ia pi-ise en considération du projet de ï 'a vision de la Constitution par ilK) voix co res t,re 1 «t 8 abstentions. _ (a) RUSSIE 'la Le nouveau chef de l'état-major génér vn- Saiiït-Péterslxmrg, mercredi, 18 mars, ttié Le directeur de l'Académie militaiii )a où il est également professeur, le lieu1 un naat général Ianouchkevitch, est nonu chef d,e l'état-majoi' général, jf») Corps d'aviateurs volontaires Saint-Péter-sboui-g, mereredi, 18 mars. 11 vient de se constituer au sein de l'Aéro-Ciub. de Russie un corps d'aviateurs volontaires qui, en temps de guerre, se mettra à la disposition du ministre de la guerre. (a) A LA DOUMA La Douma a rejeté, par- 136 voix contre 90, une taterpeitlation concernant l'interdiction de célébrer le centenaire de la naissance d» poète Chevchensko. Les octo-bristes, les nationalistes et les différentes fractions de droite ont voté contre l'intar-peàlation. Les 90 voix en faveur de cette dernière sont celles de l'opposition, (a) SERBÎE La Skoupehtina a voté le budget de 1914 en principe, par 70 voix contre 40. (a) TURQUIE Les réformes Constantinopie, jeudi, 19 mars. Haïdar bey, premier président de la cour de cassation, est nommé chef du' département des Fetvas, subordonné à la première : section de pheikh .Ul-Islam. La nomination d'un, fonctionnaire à ce poste important, : dont le titulaire prononce les fotvas, c'est-à-dire les sentences les plus importantes ■ concernant les questions religieuses ou po-i iitiques, est considérée comme le commen-• cernent de r éformes considérables dans ie ■ cheikh Ul-Islani. (a) Lettre de Hongrie (De notre correspondant) Un grand débat à la Chambre sur les nationalités. — Ce que demandent les Roumains. ;— Le point de vue du gouvernement. •— La majorité et la minorité unies dans un esprit ae concession. — La ques-1 tion des nationalités sera enfin résolue. BUDAPEST, 12 mars. , S'il aVuit été donné à Un étranger, ne » connaissant les affaires hongroises que t par la lecture des journaux, d'assister. ces jours derniers, aux séances de 1e t Chambre des députés, il se serait pro 3 bab'çrment dit en voyant avec quel cal j me, quel séiieux et quelle attention sou j tenue, aussi bien ta minorité que l£ majorité ont écouté toute une série d'orateurs presque sans les interrompre par des apostrophes, sans couvrii leur voix par ctes exclamations et de: oriailieries : — Mais on m'a trompé ou je me sui: j trompé. Je m'attendais à des scandale: e parlementaires de toutes sortes, et voie ,. que la Chambre me. donne le spectach . de. l'ordre le plus absolu. Qu'est-ce qui cela signifie? s Ehl cela signifie tout simplement, qui e la Chambre des députés discutait uni interpellation sur les nationalités et qui cette question a pour le pays un te caractère de gravité que l'oppositioi e elle-même s'est" crue dans l'obligatioi de faire taire momentanément ses res i- sentiments contre la majorité. En quo ■t elle eu grandement raison. Elle devai e d'ailleurs aussi cette attitude correcte : :. ces propres orateurs, qui ont pris à 1; e discussion de l'interpellation une par pour le moins aussi grande que cell des membres dé la majorité. Le coint Apponyi, par exemple, n'a pas pari moins de quatre heures consécutives e ïe'comte Etienne Bethlen a fait un dis cours presque aussi long. J'ajoute qu'ai moment où je rédige cette lettre la dis _ cussion continue. Cependant, l'essen tiel a été dit, et je .puis, d'ores et déjà vous donner mon impression sur le dé 1 bat, tout en le résumant. Faut-il vous dire que la déjà vieill •t question des nationalités est plus qu jamais à l'ordre du jour en Hongrie ~ C'est ce qui ressort des longues nége !" dations qui ont eu lieu ces dernier '. temps entre le président, du conseil e ' les hommes de confiance délégués pa " le parti national roumain et dont j'a entretenu vos lecteurs. Il ne faudrai pas croire toutefois que ces négociation !_ soient quelque chose de nouveau. Le premières tentatives de conciliation re montent à 1894, et ce fut le baron Banff l" alors président du conseil, qui en pri f l'initiative. Vinrent ensuite celles de Ni '* Hieronymi, ministre de l'intérieur, e: a 1897. Èn 1906. M. de Weckerié, prés: !s dent du conseil du cabinet de coàlitior ^ entama des négociations analogues qi 111 furent, suivies en 1910 par celles don prit, l'initiative le comte Khuen-Hédei , vary. Aucune de ces négociations n donna de résultats appréciables. Poui 'e quoi'? Les Roumains assurent que c'es paroe que, du côté hongrois, on n'a jt 'J mais voulu accorder que des avantage personnels plus ou moins temporaire alors que, du côté roumain, on demar dait des concessions d'ordre permaner et cela dans l'intérêt, national exclusive ment. A propos des négociations récent* je entamées par le) comte Tisza avant so té avènement au pouvoir et continuées di ul, puis, le président du parti national roi ■e- main, M. Théodore Mihali, qui. au coin n- de la discussion de l'interpellation ii M. Bujanovics a succédé à la tribune a président du conseil, s'est empressé, ei déclarer: «Peu importe ît notre par le- gouvernement, et, les hommes d'Kt; 31 en présence elesquels il se trouve. C n'est pas avec le gouvernement qui e> qu'il soit qu'il veut conclure la paix i f> trouver une solution permanente, ma 116 entre les deux peuples ». Néanmoin: M. Mihali, .qui est le porte-parole aut< risé 'de la nationalité roumaine, ne put s'abstenir de constater que le comte Tisza a fait preuve dans ses négociations avec les délégués roumains d'une « parfaite loyauté », ainsi que du ec plus vif désir» d'arriver; à une entente. On sait que, précisément, à cause des efforts qu'il a faits dans le but d'amener les Roumains à abandonner leur intransigeance nationale, le comte Tisza s'est vu appeler « traître » par l'opposition hongroise, qui ne connaît, hélas! ni ménagement dans l'appréciation, ni mesure dans l'offense... Dans son discours qui est un modèle de modération, sous le rapport de la forme, et d'élévation concernant la pensée, M. Mihali a résumé les postulats roumains. Et dans le sien, le comte Tisza a fait connaître jusqu'à quel point il était disposé à leur donner satisfaction. De la comparaison entre ce que les Roumains désirent obtenir et ce que la Hongrie officielle croit pouvoir accorder, il résulte que l'écart, demeure considérable. Cependant, grâce à la bonne volonté dont on a fait preuve de part et d'autre, cet écart, a considérablement diminué, et, il est à supposer qu'il diminuera de plus en plus, si, comme il y a tout lieu de le penser, les bonnes dispositions existantes se maintiennent. Théoriquement l'accord à intervenir sera facile. La loi constitutionnelle pro-clame.en effet,que tous les citoyens hongrois indépendamment le leur langue, de leur race et de religion respectives ont les mêmes droits politiques. Pratiquement, toutefois, l'exercice de ces droits politiques est rendu difficile pai la question des langues. Car si la Hongrie est un pays essentiellement polyglotte, elle est aussi et surtout un Etal unitaire. Lu langue officelle dans l'administration civile et 'udiciaire, dans l'enseignement supérieur, secondaire et même primaire, pour autan1 qu'il s'agit d'établissements scolaire; appartenant à l'Etat, est le hongrois. I en est de même de la langue parlemen taire. On se rend donc compte des difficultés sans nombre que les; nationa-lités, qui, en leur immense1 majorité (je parte 'ci des classes populaires) ne peu ; vent savoir le hongrois, rencontrent dan: l'exercice de leurs droits politiques qui, sous, maints rapports, deviennen ; illusoires. C'est donc sur ce point — sur ce poin comme sur nombre d'autres — qui convient d'obvier. Car, et quoi qu'on er ; dise, les nationalités hongroises,de quel que nom qu'elles s'appellent, 11e son ! point séparatistes. M. Mihali l'a déclari , en termes précis.: «Les nationalités, a ' t-il dit, désirent la solution de la ques tion qui les concerne non au préjudici ! du pays, mais pour son propre bien. ■ » Elles continueront donc leur lutti , avec des moyens constitutionnels et ^ tout en préservant l'unité territorial ' et l'absolue suprématie de la nation lion , groise, elles s efforceront d'établir l'har j monie garantissant leur existence na ! tionale. j » Mais quand il s'agit de la solution d' , questions pratiques, les pourparler ! théoriques ne servent pas à grand'chos lorsque, en réalité l'on ne fait rien. De j événements peuvent survenir, et le peu t pie roumain demeurerait après comm { avant dans la situation opprimante 01 j il se trouve présentement, surtout si ui f gouvernement bienveillant venait à êtr , remplacé par un autre qui le serai ^ moins. Si cela arrivait, ce n'est pa s nous qui en serions responsables, mai î la politique hongroise. Nous ferons aussi à l'avenir, dans l'in j térêt de la paix, tout ce qu'il nous ser possible de faire, mais nous attention de l'opinion publique hongroise une cei taine prévenance. Nous sommes né dans ce pays, 011 nous vivons et devon mourir. (Vifs applaudissement à droite' 3 La situation politique commande qu'er j tre les peuples hongrois règne désoi ? mais une entente pacifique et un amou 1 mais une entente pacifique et un amoui s fraternel. Cependant, on ne saurait pai t 1er sérieusement de la protection accoi r dée aux intérêts économiques et culti i raux des nationalités aussi longtemp t que leurs droits politiques né seront pa s formellement garantis. Les nationalités s qui constituent presque la moitié de 1 . population de ce pays, défendent, le ir frontières, souvent dans les condition 't les plus difficiles. La consolidation d . cette moitié de la monarchie ne pei 1 s'effectuer que si la question des natie - nalités est enfin résolue... » Ce sont bien, ici, les nationalités hor i groises, toutes indistinctement, qui pai t lent par la bouche de M. Mihali. Il es '- par conséquent intéressant de connaîti e la réponse que leur a faite le présider ■- du conseil. Je 11e puis, cela va sans dire ,t intercaler dans cette lettre son discour: .- relativement long. Mais j'en détache u s passage qui me parait significatif. Bie s qu'en apparence il y soit surtout que: - tion des Roumains, en réalité toutes le t nationalités y sont visées. « Je regrette beaucoup, a-Wl dit (e parlant des négociations qui ont eu lie s entre lui et les délégués du parti natii h nal roumain), que ces messieurs n'aier i- pas cru devoir persévérer quelque tenir 1- encore. Je regrette que nous n'ayons pe 's réussi à éliminer complètement, enti e nous, les divergences profondes qi u existent encore partiellement aujou: e d'hui. Mais nous pouvons constater ave ti satisfaction que ces divergences ont d it, minué, qu'un rapprochement s'est, pri e duit, que la tendance nationaliste roi il maille s'est atténuée et que la questio il de savoir de quelle manière nous pou: s rons mettre en harmonie les désirs 1 ;, les aspirations du peuple roumain ave >- les exigences .d.es la pojitigqs nations: hongroise n'est plus aussi difficile à résoudre. Et ceci est, je pense, de nature à nous satisfaire. M. Mihali a dit que- si nous reconnaissons la communauté d'intérêts existant entre nous, nous devons aussi tirer les conséquences qu'elle comporte. Mais c'est la précisément ce que nous nous efforçons honnêtement de faire. Toute la question est de savoir ce que de part et d'autre nous entendons oar ce mot. M. Mihali proteste contre la pensée que nous pourrions vouloir, à l'aide de ..ans ou de mauvais procédés, fondre la nationalité roumaine dans une unité linguistique et ethnique. Eh bien, je crois que personne ne désire cela. (Voix nombreuses à droite et à gauche : « Personne ne désire cela! »). Je me réjouis que person-ne dans cette enceinte ne désire rien de semblable. Mais entre une pareille manière de voir et l'Etat polyglotte, il y a un moyen terme : la nation politique unitaire hongroise. Et voilà le terrain sur lequel nous devons nous rencontrer. » Sur ce terrain, en effet, les nationalités peuvent satisfaire leurs exigences concernant le développement économique, cultural, linguistique et ethnographique qu'elles réclament à bon droit. M. Mihali a dit, en outre, que la sollicitude économique et culturale ne suffit. pas, mais qu'il faut encore la possibilité d'exercer les droits politiques dûment garantis. Mais où devons-nous chercher la possibilité d'exercer ces droits, sinon dans l'absolue égalité politique, dont jouit, de par la Constitution, tout citoyen hongrois, sans distinction de langue, de race ou d'origine ? Où devons-nous chercher la garantie de ces droits, sinon dans le fait, que les nationalités s'empresseront de mettre leurs vœux équitables en harmonie avec les conditions de vie de la nation politique hongroise et l'Etat unitaire créé par elle au cours des siècles Sur ce terrain, je le répète, nous devons 1 nous rencontrer. Et nous attendons des députés roumains que, dans l'intérêt da leur peuple, ils n'hésitent pas à faire vers nous le pas que nous faisons vers eux... » : 11 n'est pas douteux aue le parlement ■ hongrois — et ceci je ne le dit pas seu-; lement de la majorité, qui va de soi, mais encore de la minorité nationaliste ; et chauvine — se rend compte de la nécessité, de, se montrer conciliant en-: vers les nationalités. Cela ressort claire-, t ment du long discours du ceinte Appo-1 nyi, oui, s'il a attaqué le comte Tisza, 1 ne l'a guère fait que pour des raisons t tactiques. Sans doute, te çomte Btthlen ; a formellement condamné la politique . d'entente avec le-.. Roumains, que suit le . président, du conseil. Ce conservateur à > tous crins semble ignorer,hélas! la scandaleuse faillite du conservatisme dans , ce pays. Au demeurant, le comte Beth-' len n'est e u'une des rares exceptions qui ; confirment la règle. Car chacun eom-' prend aujourd'hui en Hongrie que la question des nationalités doit être réglée le plus tôt que faire e pourra et avec 'a plus grande somme d'équité possible. Un progrès'considérable s'est, accompli l sous ce rapport dans l'opinion publique ® depuis le jour où M. Vajda, un des dé-l putés roumains les plus en vue, a été 3 littéralement expulsé du Parlement pour avoir dit, ni avec plus d'énergie ni avec - plus de véhémence, exactement ce que 1 viennent de dire MM. Mihali et Juriga, 1 et cela sans provoquer le plus léger 3 murmure. Aht c'est que depuis lors des t événements se sont produits à la fron-3 tière de la monarchie, qui ont jeté sur s la situation de l'Europe orientale 1.111e lumière extrêmement, vive. Il est certain que l'Autriche-Hongrie :i est exposée sur plus d'un point. Elle a s des adversaires qui semblent n'attendre ■- qu'une occasion propice pour lui fémoi-s gner leurs mauvais desseins. Le procès s qui se déroule en ce moment devant la . tribunal de Léopold est révélateur d un - état, de choses on ne peut plus fâcheux, tout comme celui qui s'est plaidé der- r nièrement à Maramarossiget. Et l'attentat de Debreczen est infiniment signifi-■1 eatif. On s'explique donc que le cliau-vinisme, si longtemps intolérant, de l'opposition hongroise, en ce qui con-s cerne les nationalités, fasse enfin place à une conception nationale plus rationnelle. En vue de certaines éventualités, la Hongrie peut avoir besoin de tous ceux qui sont nés sur son sol et qui se-ront d'excellents Hongrois, pour peu ^ qu'on les traite avec équité. A. M. '• FRANCE rt Notes du Jour e (De notre correspondant.) .t. .' Ceux qui ont l'habitude de recueillir ce que nous appelons les « miettes de n l'histoire,» ont iort a laire en ce mu. ment. s Pour le quart d'heure, on parait surtout s'attaclier à démontrer que M. Bar-n thou n'avait pas le droit de posséder lu u document Fabre et qu'en le lisant à la h tribune il a manqué aux devoirs d'uu ancien ministre. M. Bartliou répond que s le rapport Fabre n'a rien d'officiel, qu'il s n'a pas été et n'avait pas à être déposé 'e à la chancellerie et enregistré comme ,i tel. C'était une explication particulière y fournie à un ministre pour innocenter c son attitude dans une circonstance gra-i- ve de sa carrière. La preuve, c'est que )- M. Briand l'avait considéré comme tel, i- puisqu'il le lui avait donné de la main n t la main sans l'avoir déposé aux ar- > chives où il n'aurait pas été à sa place. >1 Tout ceci est parfaitement accepta-c ble. e Mais, en vérité, il s:p.£it bien de cela 1

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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