L'indépendance belge

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s.n. 1915, 19 Fevrier. L'indépendance belge. Accès à 21 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6t0gt5g881/
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L INDEPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY BELGE. CONTINENT : 15 CENTBEtiES Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street, E.C. t ownRKc; VKVnprni iq ttfvriïïu iqm begistered at the g.p.o. ~ TELEPHONE: CITY 3960. LONDRES, V EXDREDI 19 FEVRIER 1915. ag a newspapeb. Conservation par le Progrès. SOMMAIRE. LA SITUATION : En Russie—Le blocus—Les neutres— L'Allemagne et la paix—Lettre de Russie, par J. W. B. Faits menus, menus propos — La mort passa...— Les atrocités allemandes en Belgique—Notes d'un chemi= neau. LA SITUATION. Vendredi, midi. La situation dans l'est de la frontière prussienne reste actuellement assez obscure.Les Allemands continuent, dans leurs bulletins officiels, à déclarer qu'ils poursuivent les Russes. Nous avons donné, hier, la situation exacte des troupes de nos Alliés. Aucune modification importante ne paraît s'être produite depuis, et les nouvelles qui nous arrivent sont contradictoires. Les Russes affirment que les succès dont les Allemands font tant état actuellement sont exagérés et qu'il n'y a eu que d'insignifiantes batailles au point de vue de l'intérêt général des troupes alliées. Pourtant, les dépêches annoncent, au Sud de la Vis-tule, des batailles importantes : les Allemands font un effort considérable pour briser le front russe de ce côté, mais la principale menace pour Varsovie est actuellement dans le Nord. En reprenant possession de la partie de la Prusse qui avait été envahie par les Russes, le Kaiser a manifesté sa douleur de voir cette partie de son pays fort abîmée par la guerre, et, à Berlin, où on annonce qu'il est de passage, il s'est plainf.. Ces plaintes acquièrent une...valeur particulière, lorsqu'on se souvient du passage des troupes allemandes en Belgique, du sac de Louvain, de l'incendie de la Bibliothèque de l'Université, du bombardement de Malines, de la destruction des Halles d'Ypres, et de la Cathédrale de Reims. Sur le front anglo-français de nombreux succès partiels sont annoncés. En différents points, entre la Meuse et la mer, les Alliés ont pris des tranchées et ont légèrement avancé... Et le blocus? Le premier jour de la "terreur sur mer " est passé! Aucun événement important ne s'est produit, si ce n'est que des courriers postaux subissent des retards. Les sous-marins allemands n'ont pas encore fait leur apparition terrible, une apparition terrible dont l'amirauté britannique paraît ne pas avoir grand peur. Les Anglais ont le sourire flegmatique...Dans le domaine diplomatique, le texte de la réponse de l'Allemagne au Etats-Unis est publié : D'après les correspondants des journaux, la réception de cette note a produit, sur l'opinion publique, une très mauvaise impression ; et la sympathie pour la réponse anglaise met en lu mière la différence entre les sentiments existant actuellement à l'égard de l'un ou de l'autre des pays en cause. Rien n'est à signaler de particulièrement saillant, en ce qui concerne l'attitude des Puissances neutres. Un communiqué publié à Sofia fait savoir que l'avance de six millions de livres faite à la Bulgarie par l'Allemagne ne peut être considéré comme comportant un engagement politique quelconque.La Chambre italienne est entrée en session mercredi, mais aucune déclaration importante n'y a été faite. La conférence socialiste, qui s'est tenue à Londres, fait couler beaucoup d'encre en France. L'ordre du jour qui a été voté, notamment par M. Sembat, ministre dans le cabinet français actuel, contenant des attaques d'ordre social contre la Russie et des préoccupations de paix. L'ordre du jour en question n'a pas donné satisfaction même à l'ensemble des socialistes et, certes, les attaques contre le régime russe sont inopportunes. La réponse des socialistes allemands ne s'est pas fait attendre: ils ne veulent entendre parier des questions d'ordre humanitaire que... lorsque l'Allemagne sera vainqueur ! A la Chambre française, la participation de Ni. Sembat au vote de l'ordre du iour socialiste a suscité un demande d'explications adressée au gouvernement. M. Viviani, premier ministre, a répondu : Ije Gouvernement continuera infatigablement à mener la guerre jusqu'au bout avec les Allié®. (Applaudissements prolongés.) Il poursuivra la guerre jusqu'à la libération morale de l'Europe, et matérielle de la Belgique, jusqu'à la reprise de l'Als-ace-Lorraine, et le succès final de la vaillante Serbie. Pendant ces quarante-quatre dernières années, l'Alsace-Lonraine a constamment montré, par son héroïsme, les sentiments d'atta-cbement qui la retiennent à la Patrie française. Elle a préparé son retour à la France. Le jcuT où nous pourrons de nouveau la serrer dans nos bras, l'Alsace-Lorraine nous sera revenue non comme le fruit d'une conquête, mais comme l'effet d'un© restitution. Nous sommes librement et indissolublement attachés à la Convention du 4 septembre. Nous n'envisagerons de solution pacifique que de concert avec nos nobles Alliés. Cette alliance sacrée sauvera la cause de la civilisation. Elle sauvera encore l'Europe et le monde de la tyrannie du militarisme prussien. Ce ne sont pas seulement les gouvernements qui pensent de la sorte, mais les peuples eux-mêmes. Le triomphe de l'impérialisme allemand serait le signal de l'écrasement des libertés des nations. J'ai donné, au nom du Gouvernement, Ie3 explications nécessaires. On ne peut mieux dire. L'ALLEMAGNE ET LA PAIX. Que l'Allemagne s'inquiète et regrette aujourd'hui de s'être lancée dans la guerre actuelle, cela apparaît certain. Divers indices établissent de façon précise, qu'elle serait bien heureuse si 'a paix survenait...Parbleu ! elle doit reconnaître qu'elle s'affaiblit! L'affaire du sous-officier français catéchisé par le chef socialiste allemand Sudekum et renvoyé en France, les poches bien lestées, avec mission de provoquer des troubles au sein du parti socialiste français, avait déjà paru symp-tomatique.La violation des clauses essentielles de la Convention de La Haye, froidement décrétée par l'amirauté allemande, est une preuve que l'empire se sent déjà atteint au cœur et M. Théodore Wolff, le rédacteur en chef du "Berliner Tage-blatt," le confessait implicitement en écrivant : "Peut-on même, dans la libre Amérique, exiger du peuple allemand qu'il se laisse bâillonner par M. Winston Churchill jusqu'à ce que son cœur commence à mourir?" D'où les convulsions exaspérées des forces allemandes.Il est certain, en effet, que le blocus de l'Allemagne est si étroitement établi îue la paralysie de l'empire a com-i mencé : or, cuivre, pain, tout va manquer, de sorte que la prédiction de von der Goltz pacha se réalise : "L'Allemagne était perdue si elle se mettait l'Angleterre à dos en même temps que la France et la Russie." Et voici les manœuvres de presse qui commencent. Un diplomate français ayant déclaré au "Dagblad van Zuid," journal hollandais, que tous les bruits répandus dans la presse hollandaise pour éveiller l'idée que bientôt une base serait trouvée pour commencer les pourparlers en vue de la paix, que tous ces bruits émanent de source allemande, le correspondant à La Haye du "Handelsblad," journaliste connu et influent, affirme, lui aussi, que les bruits de paix circulant en Hollande sont de source allemande. La " Gazette de Cologne " s'occupe aussi de la question de la paix, et a déclaré déjà que l'Allemagne n'acceptera pas les bons offices des Etats-Unis. Ce journal, l'un des plus " bluffers" il y a quatre ou cinq mois, ne réclame déjà plus qu'une paix assurant pour les futures générations allemandes une tranquillité absolue " et des garanties contre toute nouvelle attaque de l'Angleterre, de la France et de la Russie. Doux agneau, va ! L'Allemagne aura cette paix là, elle peut en être convaincue. Elle l'aura bon gré mal gré, et pour son bonheur comme pour le nôtre. Mais il y a mieux. Les journaux des pays neutres ont reçu ces jours derniers une brochurette rédigée par un certain Bloem, écrivain très populaire à Dresde, paraît-il. Ce factum était placé sous enveloppe rouge, ouverte et la censure allemande l'a laissé passer. Ce brave homme y fait un appel éploré à l'humanité. Va-t-on laisser les hommes se massacrer ainsi, longtemps encore? Chacun a bravement fait son devoir. Mais il y a partie nulle, " et chacun sait que l'Allemagne a eu le dessus." Cependant, l'excellent Bloem est convaincu que l'Allemagne se montrerait généreuse et n'exigerait pas d'indemnité de guerre ! Peut-on être plus magnanime? Que ferait donc l'Allemagne, si les Alliés proposaient la paix? Elle se contenterait de la Belgique, rien que de la Belgique. Peut-on être plus modeste? Qui n'accepterait avec empressement la pais, dans ces conditions, serait évidemment un barbare. Et quand on songe que de la France seul'5, il y a cinq mois, l'Allemagne déclarait exiger toutes ses colonies, le tiers de la France, vingt-cinq milliards, uin traité de commerce sans réciprocité et une alliance pour vingt-cinq ans, on reste attendri de la générosité teutonne d'aujourd'hui. Le digne Bloem termine en nous appelant ses frères ! J'en ai presque pleuré d'attendrissement, quoique Belge. Le bouquet, c'est que l'Allemagne compte en nous incorporant à l'empire, nous faire une grâoe. Bloem le dit en toutes lettres : " La Belgique a tout intérêt à faire partie d'une grande nation civilisée ! Et dire que les Alliés nous refuseront ce bonheur ! Enfin, vous le voyez, triit va bien. LETTRE DE RUSSIE. Deux mesures de salubrité publique —Une lettre d'un Allemand- russe—Un interview du prince de Bulow. (De notre correspondant.) Le Gouvernement russe a deux mesures de salubrité publique qui s'imposaient dans les circonstances présentes. La première, c'est qu'à dater du 1er janvier, tous les journaux de, banque allemande, qui continuaient à paraître dans certains grands centres de la Russie, sont définitivement suspendus. On peut difficilement se représenter qu'à Vienne ou à Berlin, à Leipzig ou à Munich, à Dresde ou Budapest, pendant la guerre, paraîtraient des journaux russes, tandis que chez nous, en Russie, par une tolérance excessive du gouvernement, à Pétrograd, à Moscou, à Riga, à Libau, à Revel, à Odessa, et même à Tiflis, pendant les six premiers mois de la guerre des journaux en langue allemande ont continué de paraître. Or dans ces différents " Herald et Zei-tung," qui n'étaient que les agents dissimulés de la politique allemande, et dont les directeurs étaient des Allemands naturalisés, on ne se faisait pas faute d'attaquer nos alliés, l'Angleterre et la France. Bien entendu on ne les attaquait pas directement, les Allemands sont tout de même un peu plus rusés, mais on feignait d'être plus patriotes que tous les autres Russes, et ces journaux attaquaient la France et l'Angleterre en disant que ces pays agissent très faiblement contre l'Allemagne, qu'ils économisent leurs forces et laissent à la Russie tout le fardeau de la guerre. On voit d'ici l'intention, le but poursuivi inlassablement par les Allemands de semer la discorde entre les Alliés. En même temps qu'ils essayaient de jeter la suspicion sur nos alliés, ces journaux tâchaient aussi de répandre l'idée que le mieux serait de conclure la paix au plus tôt. " Il faut conclure la paix. C'est une lutte inutile. Tous sont fatigués. Tous seront ruinés après la guerre. Il est affreux de penser ce que nous deviendrons si la guerre se prolonge. La paix, la paix ! Telles étaient les phrases qui revenaient immanquablement dans les principaux articles de ces journaux. Le Gouvernement russe leur a accordé la paix et les a supprimés pour toujours. Une autre mesure de salubrité publi que, c'est la décision de gouvernement en vertu de laquelle tous les colons allemands des provinces polonaises et du sud-ouest de la Russie sont relégués à l'intérieur du pays. Mieux vaut tard que jamais, cependant il faut regretter que cette mesure n'ait pas été prise dès le commencement de la guerre et qu'on n'ait pas expulsé plus tôt des frontières ce grand nombre d'Allemands qui constitueraient une avant-garde merveilleuse pour l'invasion de l'armée allemande.Le développement de ces colonies allemandes est vraiment prodigieux. Dans le seul district d'Odessa elles occupaient : la colonie de Landau, 74,000 hectares ; la colonie Schneier, 55,000 hectares ; la colonie Carlsruhe, 52,000 hectares; et il n'était pas rare de rencontrer une colonie allemande possédant plusieurs milliers d'hectares à côté d'un village russe n'ayant en tout que 30 hectares. Nous empruntons ces chiffres au livre allemand " Die deutschen Kolo-nien und die Russland " dans lequel la nomenclature seule des colonies allemandes occupe 25 pages. Dans ce même ouvrage nous trouvons, entre autres, la description des cérémonies pratiquées par les colons allemands en Russie à l'occasion de certaines fêtes. Par exemple, pour la fête de la Trinité, une partie de la colonie revêt l'uniforme militaire, il y a des officiers de différents grades et des soldats. Une autre partie se déguise en Cosaques, en Tziganes, ce sont les bateliers qui doivent faire la parade et amuser les spectateurs. A l'heure indiquée, toute la petite armée à cheval traverse le village en chantant des chansons militaires et se rend sur la place centrale où se trouve ur>p table sur laquelle la bière est servie. Là le colon harangue la foule et prononce les paroles suivantes : " Nous sommes venus d'Allemagne et d'Autriche et nous ne resterons pas ici longtemps. "Nous allons loin, notre chemin est en Allemagne dans le pays allemand. "Der Weg fùhrt une ins deutsche Reich." Après quoi tous ces militaires commencent à gambader autour de la table et à boire de la bière. Ensuite la foule entonne les chansons nationales de la vieille fatuité de l'Autriche et de l'Allemagne. " Le moment est venu de quitter l'endroit où nous sommes nés et de retourner à la maison, dans notre patrie. ' ' Dans le courant de l'année il v a beaucoup de ces fêtes célébrées par les colons allemands, et toujours ce sont les mêmes chansons sur la patrie, sur leur alte Heimat, sur le deutsche Reich. Ainsi, bien que naturalisés et vivant sur la terre russe où ils trouvent le bien-être, les Allemands restent toujours Allemands, et ceci est vrai non seulement pour les colons du Sud-ouest de la Russie, mais surtout pour les Allemands des provinces baltiques russes, dont la grande majorité haït la Russie et garde toute son affection pour la " grande patrie, l'Allemagne." En voici une preuve. C'est une lettre d'un Allemand-russe des provinces baltiques, retenu comme prisonnier en Allemagne, publiée par la " Vossische Zeitung," no. 593, et reproduite par les journaux russes.: " Dans ce grand moment vécu par le germanisme, quand se liguent tant d'efforts pour détruire ce qui est allemand, il est particulièrement triste pour nous, Allemands des provinces bal-tiques, qu'on nous juge d'après notre passeport signé par un gouverneur russe. L'article de votre journal sur le sort des ' Russes par contrainte' (Muss-Russen) a été un baume pour les cœurs blessés forcés de rester inactifs dans la lutte pour le germanisme. En lisant ces lignes, je me suis rappelé l'époque de mon enfance, sous le règne d'Alexandre. III, quand tout ce qui était allemand en Russie a subi de cruelles persécutions ; que de maux nous accablèrent alors, quelle lutte tragique dûmes-nous supporter ! Qu'y a-t-il donc d'étonnant que nos âmes d'enfants aient reçu de leurs parents une haine invétérée pour tout ce qui est russe et que nous cherchions à l'étranger une nouvelle patrie. Nous sommes nombreux parmi nous qui allons chaque année en Allemagne respirer au moins pour quelques mois l'air allemand. Bien que les diplômes étrangers ne donnent pas de droits en Russie, nous préférons étudier dans les écoles allemandes, convaincus qu'elles seules nous donneront le véritable instruction. Par ces études sans profit pratique nous soulignons notre germanisme et aidons à répandre la culture allemande. Mais alors pourquoi nous priver du monde allemand et nous considérer comme des Russes? Est-ce qu'en Allemagne on ne veut plus nous connaître, nous, habitants des provinces baltiques qui, pendant des siècles, et dans les circonstances les plus difficiles, sommes demeurés fidèles au germanisme? Ne pourrait-on pas faire de différence entre nous et les étrangers ennemis et nous donner la possibilité par la naturalisation, de prendre part à cette grande lutte pour le germanisme? Il y en a très peu parmi' nous qui ont renié leur origine et sont devenus des ennemis des Allemands, et pour la grande majorité d'entre nous, ce qui est pénible c'est moins l'idée de vivre peut-être des mois au milieu de ces Russes qui nous traitent avec mépris quand de tout notre cœur nous crions : "Nous (c'est-à-dire les Allemands) vaincrons quand même!" Chaque soldat allemand qui nous garde à Rulben* nous est proche par l'esprit, et nous brûlons\lu désir d'échanger avec lui nos idées. Mais nous devons nous taire. J'écris cette lettre avec le sang de mon cœur allemand." * * Le journal russe " Rousskoïé' Slovo" a pu faire interviewer le prince de Bulow par un journaliste italien qui avait eu soin de taire à l'ambassadeur allemand que cette interview était destinée à un journal russe. La conversation a surtout porté sur l'Autriche que le prince de Bùlow a traitée d'une façon assez méprisante en cadavre vivant condamné au démembrement, et il a exprimé le regret que les intérêts de l'Autriche soient entrés comme un coin entre l'Italie et l'Allemagne. Sur le partage futur, inévitable, de l'Autriche le prince de Bulow s'est exprimé ainsi : " Les Tchèques doivent avoir une sortie assurée sur la mer, comme gage de leurs progrès futurs politiques et économiques. Cette sortie doit leur être donnée par le Danube jusqu'à l'Adriatique. La Bohème arrondira aussi ses frontières ethnographiques par l'adjonction des Slovaques. Si, par la force des armées russes, on réussit à réaliser l'union des Serbes, des Croates et des Slovènes en un Etat national, alors entre la frontière nord de cet Etat et la frontière sud de la Bohème, il restera un territoire limité par le Raab et le Danube, sur lequel, comme des oasis, sont dispersés les villages Croates. Il serait à désirer que cette région devînt comme un pont entre les Slaves du Sud d'une part de la Bohème, la Pologne et! la Russie d'autre part. En tout cas, ce pont séparera la Hongrie de l'Autriche, Budapeste de Vienne—c'est-à-dire, qu'il jouera le rôle du fameux couloir préser-> vateur. Les Slaves par la Dalmatie auront une sortie sur l'Adriatique et alors il ne sera pas difficile de s'arranger avec l'Italie au nord de l'Adriatique. — Et le cadavre vivant de l'Autriche? demanda le rédacteur du " Rousskoïd Slovo." A cette question le prince de Bùlow répondit: " Pour le moment il ne s'agît pas de l'Autriche, mais de la Hongrie. Pour sauver la Hongrie il est nécessaire que l'Autriche demeure. Quel que soit le partage de l'Autriche, ses éléments purement allemand resteront intacts et peut - être se fortifiereront - ils par leur union avec leurs frères du Nord, tandis que la Hongrie arrachée des Allemands, inondée par la vague slave, coupée de la mer, est condamnée à périr, et avec elle le germanisme perdrait son avant-garde vers l'Orient. C'est pourquoi il est nécessaire de sauver la Hongrie de ce même sort auquel elle préparait la Serbie." Ces déclarations du prince de Bulow sont -très curieuses, surtout en ce sens qu'elles répondent aux aspirations des patriotes tchèques dont le rêve est l'autonomie sous le protectorat de Russie, quelque chose comme l'alliance qui lie la Hongrie à l'Autriche. Les Tchèques ne croient pas, en effet, à la possibilité de. l'existence indépendante des pàys qui naîtront sur les ruines de l'Autriche. J- W. B. * Camp de concentration, où parmi les Runses trouvent quelque habitants des provinces bal< Uaues. Sficme aaaéa. No. 43.

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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