L'indépendance belge

292 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1915, 27 Fevrier. L'indépendance belge. Accès à 22 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/pv6b27qx58/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

I £6eme axmee* No. 50. L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY BELGE. CONTINENT : 15 CENTIMES Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street, E.C. TELEPHONE: CITY 3960. LONDRES, SAMEDI 27 FEVRIER 1915. — i ~ ' ' i [REGISTERED AS A NEWSPAPERJ Conservation par le Progrès. S O M MA I R E. LA SITUATION : Destruction de quafre forts des I)ardanel= les—Heureuses conséquences politiques et économiques— Encore un navire neutre torpillé — Les Russes passent à l'offensive sur le front oriental—Nouveaux succès français en Champagne : leur signification — Méfaits allemands en Belgique. La Belgique et les États-Unis. Lettre de Russie.—W. B. Billet Parisien.—Jean-Bernard. En Italie. Pour les invalides de la Guerre. A Bruxelles. Faits menus, menus propos.—Bob. Le cheval de trait.—Henry Segaert. » T ribtmaux—Théâtres—N écrologie. LA SITUATION. Samedi, midi. 'Après une courte suspension, les opérations des flottes alliées contre les forts des Dardanelles ont été reprises. D'après le communiqué officiel français, quatri forts sont déjà complètement détruits. Des bateaux spéciaux, protégés par les na\ires de guerre, sont occupés à nettoyer le détroit des mines qui, concurremment avec les forts, en défendent l'accès. C'est, nous le répétons, une opératior de longue haleine, mais dont les résultats seront d'une importance énorme. Le fait seul du bombardement et des premiers succès des navires alliés a déjà de très heureuses répercussions. La panique règne dans les milieux ottomans, où or réalise d'un coup l'abîme profond qu s'ouvre devant la Turquie par la menace directe des Alliés contre Constantinople. Les pays balkaniques vibrent à chaqu* coup de canon tiré par les vaisseaux de guerre anglo-français, et les déclaration; M. RaHo^lavoff que nous reproduisons plus loin sont significatives à cel égard. Même au-delà des mers les coups de feu tirés par la flotte alliée provoquent une répercussion violente. I^es spécula-tours américains sur les blés, mesurant toutes les conséquences économiques qu'entraînera la réouverture des Dardanelles, ont jeté sur le marcht d'immenses stocks de grains qu'ils déte naient, ce qui a entraîné une baisse importante dont nous serons les premiers à bénéficier. Une autre conséquence, le réduction du change russe, suivra à brei délai. Enfin, la Roumanie pourra agir, étant assurée de voir rétablies ses communications directes par mer. C'est donc avec la plus vive attention qu'on suivra le développement des opérations navales entamées en Orient. Le " blocus " allemand n'a fait, de-, puis hier, qu'une victime, un vapg.ur suédois, qui a pu être remorqué jusque dans le port hollandais d'Ymuiden. Le bruit a couru aujourd'hui que Le " Dacia " avait été capturé, mais aucune confirmation de ce bruit ne nous est parvenue jusqu'à présent. Le " Dacia," qui a déjà tant fait parler de lui, est donc une fois de plus ï l'ordre du jour. Ce vapeur, vendu après le début de la guerre par la compagnie Hamburg-Amerika à M. Brei-tung, un Américain d'extraction allemande, a quitté Norfolk (Virginie) après de nombreuses vicissitudes, avec une cargaison de coton à destination de Rotterdam et de Hambourg. Il bat le pavillon des Etats-Unis, mais le Gouvernement britannique a annoncé qu'il ne reconnaît pas comme valable le transfert de ce bateau, qui sera saisi s'il tombe entre les mains des bateaux patrouilleurs britanniques. Le " Dacia," signalé à • proximité de l'entrée de la Manche, i vient de changer son cours et essayera i de contourner l'Ecosse " pour éviter les : champs de mines et les sous-marins allemands."Les opérations sur le front occidental ■ se poursuivent de la part des Fran- ■ çais avec une méthode et un courage admirables.La bataille des Hurlus, comme les journaux français appellent l'action qui se poursuit depuis quelque temps en Champagne, tourne de plus en plus à l'avantage de nos amis, qui font des progrès quotidiens et très significatifs. On peut attendre avec confiance le jour où le généralissime français décidera l'offensive générale. , Les progrès des Austro-Allemands sur : le front oriental sont arrêtés, et Pétro-: grad annonce officiellement que les Rus-' ses ont pris l'offensive sur un front de 50 milles '-ntre Kovno et Olila, ët Vju'ils avancent à quelques distance à l'ouest du Niémen. La bataille se développe sur un front de plus de 200 kilomètres sur le flanc-droit russe. Les Allemands occupent une ■ partie de la rive du Niémen au nord de ■ Gradno et un détachement ennemi est : même parvenu à passer la rivière dans le ' but évident d'essayer de couper les com-- munications par chemin de fer à l'arrière • des troupes russes. Ce détachement fut ; intercepté. Du côté d'Orzanyz, les Allemands ont. été complètement battus. Dans les Carpathes, l'échec subi parles Autrichiens est des plus séric^ux. Ils ont été repoussés avec des pertes*mpor-tantes au nord de Stariislaw, et les Russes ont contre-attaoué avec succès. On suit avec le plus vif intérêt dans les milieux maritimes et politiques britanniques le développement du différend qui s'est élevé entre des ouvriers et patrons des chantiers de la Clvde. Les ouvriers n'ayant pas obtenu entière satisfaction dans leurs revendications, touchant à une augmentation des salaires, menacent de se mettre en grève. Or, un arrêt du travail, en ce moment, serait désastreux et compromettrait gravement la défense nationale, car il y a actuellement de nombreux navires de guerre en voie d'achèvement dans ces chantiers et tout retard dans leur construction peut avoir des conséquences incalculables. Le roi George se fait tenir au courant, jour par jour, de la marche des négociations et il faut es.-pérer que la grève — qui entraînerait le chômage de près de 10,000 ouvriers — sera évitée. Le patriotisme des deux partis en cause devrait rendre facile, semble-t-il, la solution de ce conflit. LA BELGIQUE ET LES ETATS-UNIS. Un discours de M. Henry Carton de Wiart, ministre de la Justice. La question de l'attitude des Etats Unis est, plus que jamais, intéressante au point de vue belge. Il y a deux jours, M. Carton de Wiart, l'éminent ministre de la Justice belge, a prononcé à ce sujel le discours suivant, à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de George Washington. Monsieur l'Ambassadeur, Monsieur le Président, Messieurs, Pourquoi vous le cacherais-je? C'est avec une joie véritable que j'ai saisi l'occasion que vous m'offriez vous-mêmes, en me conviant si aimablement à cette réunion, de vous apporter, et d'apporter en vos personnes à tous vos compar ) triotes, le tribut de reconnaissance que la Belg'ique doit à la grande république américaine. Cet hommage, ce m'est une double joie de vous le dire sur ce beau sol de France dont vous venez de vanter justement, pour les avoir appréciées comme nous, les nobles traditions d'hospitalité.Notre dette. Elle est déjà ancienne, notre dette vis-à-vis des -Etats-Unis. Une thèse de philosophie politique, défendue par Tarde et Le Bon, veut que les nations, au même titre que les individus, soient des organismes distincts et complets qui naissent, grandissent, souffrent, résistent ou succombent à la souffrance, sui vant les lois de la vie et les conditions des âges successifs. A ce compte, quelle différence entre oes deux êtres : D'une part, un immense Etat, qui a l'Atlantique et le Pacifique pour frontière et auquel une race encore toute jeune et u'n territoire à peine exploité assurent dans le présent une merveilleuse prospérité, et dans l'avenir des possibilités infinies ; d'autre part, ce petit pays où, sur un vieux sol aux limites étroites, sondé jusqu'en ses profondeurs, vit depuis des' siècles une population surabondante, riche en traditions, riche en monuments et en trésors d'art, et qui, ignorante de son lendemain, connaît aujourd'hui les pires amertumes et les plus injustes douleurs. Sans doute, ces deux pays sont bien différents l'un de l'autre : chacun d'eux a sa physionomie spéciale, ses caractères propres. Mais cependant les liens qui, sous le nom de patriotisme, nous rattachent, Américains et Belges, à nos patries respectives, ces liens sont tissés, pour vous comme pour nous, des mêmes fibres intellectuelles ou affectives. La trame en est également serrée. Le tissu en est également pur. C'est le même besoin ardent de justice. C'est le même respect sacré de la liberté individuelle. C'est le même souci du "self-government. " C'est le même amour du travail et la même soif du progrès qui font que notre pays se classe, aussitôt après le vôtre, après l'Angleterre et la France, après l'Allemagne, comme la cinquième puissance économique du monde entier. C'est le même esprit de concorde étroite entre les provinces et entre les citoyens, qui se traduit dans votre maxime :"E pluribus unum," comme dans»- notre devise-"L'Union fait la force." L'exemple des Etats-Unis. Combien il me serait doux, Messieurs, et combien il me serait facile, si j'en avais le loisir, de vous montrer à quel point les Belges, lorsqu'ils essayèrent de conquérir leur indépendance en 1789, et, en 1830, lorsqu'ils y parvinrent, étaient attentifs à tout ce que faisaient vos pères et combien, avec l'exemple de la France, celui des Etats-Unis contribua puissamment à inspirer leur action et à orienter leurs destinées. Mais ce n'est pas dans le passé qu'il faut chercher les raisons que nous avons de vous aimer, de vous admirer, de vous remercier. Depuis plus de six mois, nous vivons dans la crise la plus effroyable qui ait secoué le monde moderne. Et, par un extraordinaire paradoxe, dans cette guerre de Titans, la seule victime jusqu'à présent est un petit pays, le nôtre, qui a été brutalement pris g la gorge par une formidable puissance militaire qui lui avait promis sa protection et juré sa garantie. La neutralité. Avec quel empressement, avec quelle générosité voùs nous avez prôdigué vos sympathies ! Certes, votre pays est demeuré neutre dans cette guerre. Mais nous aussi, nous sommes un pays neutre. Si nous souffrons, c'est précisément parce que nous avons voulu demeurer fidèles à notre neutralité, qui n'était pas seulement volontaire, mais , nous avait été imposée comme une condition de notre existence internationale. C'est pour n'avoir pas voulu forfaire à notre devoir, c'est pour avoir préféré l'honneur à la vie, qu'aujourd'hui, pour nous punir, on nous pille, on nous incendie, on nons tue. Devant un pareil spectacle, les Américains, qui sont d'honnêtes gens, ne sont pas demeurés insensibles. Au mois de septembre dernier, j'étais envoyé par le roi Albert auprès du Président des Etats-Unis pour lui exposer la situation qui nous était faite. Je me souviens qu'un jour, à Washington, un des premiers personnages du Gouvernement étant venu pour me voir et ne m'ayant pas trouvé, -écrivit sur sa carte de visite ces simples mots : " Neutral, but bravo for the Belgians !" Je sais que ce sentiment là est le vôtre. Vous ne croyez pas que la neutralité doive être la lâcheté, ni que neutre soit synonyme de pleutre. Entre l'humanité et la barbarie, entre l'honneur et le parjure, qu'elle est l'âme un peu fière qui se résignerait à une indifférence voisine de la complicité? Le cœur des Etats=Unis. Et ces sympathies américaines,' qui in<-TUS ont tant réconfortés, ces sympa thies, Dieu merci, ne sont pas demeurées platoniques. Chaque jour notre population, acculée à la famine, en éprouve l'effet bienfaisant. Et ici, quels tnots pourraient vous dire suffisamment notre reconnaissance? Les cris de nos petits enfants qui avaient faim et que vous avez apaisés, les larmes des pauvres mères de famille qui voyaient la mort s'asseoir à leur foyer, et que vous avez rassurées, voilà votre récompense. Je ne crois pas que jamais l'histoire ait vu chose aussi noble, et qui rachète mieux pour l'humanité tant d'horreurs dont d'autres se rendent aujourd'hui coupables, que le spectacle de votre grande nation qui, par-delà l'océan, sans que rien l'y oblige, sinon son cœur, assure, d'accord avec l'Espagne, l'existence matérielle d'une population de près de 7,000,000 d'habitants, à l'heure même où un autre empire qui, celui-là, avait promis de nous protéger, nous opprime, nous affame et nous diffame. Cela, ce geste de fraternité, cette noble intervention de votre Légation à Bruxelles et de son admirable chef, M. Brand Whitlock, auquel j'adresse d'ici le plus ému de mes souvenirs, cela— quoiqu'il arrive—nous nfe l'oublierons jamais. Jeudi dernier, à Liège, la cité héroïque, toute la population manifestait cette même gratitude pour votre nation. Toutes les poitrines y avaient arboré les couleurs américaines. Nous avons appris que, jaloux sans doute d'un hommage où ils voyaient une leçon muette, mais combien éloquente, les Allemands avaient arraché ces emblèmes. Nous avons appris en même temps qu'à ce nouvel outrage, nos compatriotes avaient souffert à peu près autant que le jour où l'envahisseur avait condamné nos propres couleurs. C'est au drapeau américain que va tout mon hommage, c'est aussi à cette noble figure de George Washington, que cette réunion évoque plus spécialement.A George Washington. Il y a trois mois, en compagnie de deux de mes compatriotes, MM. Hymans et Vandervelde. ie faisais, et ce n'était oas la première fois, le pèlerinage de Mount Vernon. Quelle était notre émotion en voyant apparaître au détour du fleuve Potomac ce noble et charmant cottage où vit la mémoire de votre illustre ancêtre? Quelle était notre émotion aussi en déposant sur la tombe de ce héros une palme où s'entrecroisaient vos couleurs et les nôtres, et où "nous avions voulu que ces mots fussent écrits : " Indepen-dent Belgium to George Washington, founder of American independence. Mais quelle fut notre émotion surtout lorsque, pénétrant dans le hall de cette habitation, qui est devenue pour vous tous, comme elle l'était pour Washington, la maison familiale, nous y vîmes,, parmi tant de souvenirs pieusement conservés et à côté des reliques offertes jadis au Général par son ami Lafayette, un cadre avec cinq épées. Ce sont les épées qu'il légua à ses neveux. Et sous le cadre sont reproduites ces lignes de son testament: "Je vous lègue ces cinq épées. Ne les tirez pas du fourreau pour répandre le sang, à moins que ce ne soit pour votre légitime défense ou pour la défense de votre pays et de ses droits. Et, dans ce cas, ne les remettez pas au fourreau, succombez et tombez avec vos armes à la main plutôt que de les abandonner ou de les rendre." Cette leçon, ah ! nous l'avons comprise. Ce que recommandait Washington c'est ce que nous entendons faire, c'est ce que fait à notre tête notre Roi bien-aimé. Miche-i let disait de Kléber : " il a la figure si militaire qu'on devient brave rien qu'à, le regarder." A son tour, Paul Bourgeï disait récemment du roi Albert qu'ori devient plus honnête rien qu'en pensant; à lui. C'est qu'il est de la race de votrq George Washington ! Au nom de mon Roi, au nom du Gouvernement belge, je salue en vous, Messieurs, la noble nation américaine, et je vous demande de personnifier mon hommage de respect et de gratitude en vous proposant la santé de l'homme émirent auquel la grande république américaine a confié le soin de ses destinées et du diplomate si distingué qui la représente auprès de la Rénubliaue française. LETTRE DE RUSSIE. La fete universitaire de Moscou.—Le nouveau ministre de l'Instruction publique.—Guillaume II et un peintre polonais. De tous les jours fériés, le plus significatif, le plus-joyeux et le plus cher aux Moscovites, c'est le 12 janvier, fête de Sainte-Tatiana. Cette date est, en effet, l'anniversaire de la fondation de la plus vieille des universités russes, l'Université de Moscou, fondée il y a exactement cent soixante ans. Il est vrai qu'auprès de ses sœurs les universités d'Italie, de France, de Belgique, d'Angleterre, l'Université de Moscou paraît jeune, mais malgré une existence relativement récente, elle a joué un rôle considérable dans le développement scientifique et politique de la Russie, c'est, en effet, l'Université de Moscou qui a donné à la Russie la plupart de ses savants et de ses écrivains, et, depuis 1840, quand elle comptait comme professeur le célèbre historien Grenovsky, et comme étudiant le futur directeur de la Cloche Hertzen ; depuis, ce fut toujours elle qui marcha en tête de tout mouvement progressif et qui fut le foyer d'où se répandirent les idées les plus généreuses. Aussi Moscou est-elle fière à juste titre de son université, et chaque année, pour la Sainte-Tatiana, elle fête avec entrain professeurs et étudiants. Après la séance solennelle qui a lieu dans la grande salle des fêtes de l'université, et qui comporte, entre autres, la lecture du compte-rendu annuel et la distribution des grades honorifiques et scientifiques, devant les autorités réunies, les professeurs et les étudiants, la fête se transporte dans la rue ou plutôt dans les restaurants. Les professeurs, les anciens élèves de l'université, les étudiants, tout le monde se retrouve autour des tables copieusement servies, et l'étudiant pauvre n'a point à s'inquiéter du quart d'heure de Rabelais, car les meilleurs restaurants tiennent à honneur de recevoir ce jour-là les étudiants et de les régaler gratuitement. Est-il nécessaire de dire qu'à ces agapes fraternelles on prononce beaucoup de discours» on boit beaucoup et qu'une aide est parfois né^ cessaire pour retrouver tard dans la nuit son domicile. Cette année, en raison des tragiques événements actuels la grande fête universitaire a eu un caractère un peu différent. Tout d'abord le fait seul de la prohibition de l'alcool obligea les 'convives à la sobriété et les discours traditionnels portèrent tous l'empreinte des sentiments éveillés dans l'âme russe par la guerre. Le grand dîner des professeurs était présidé par le Recteur Tchko-miroff qui prit le premier la parole. De son discours nous citerons ce passage significatif : "Jusqu'à cette année, dit-il 'nous allions étudier ou terminer nos études en Allemagne. L'Allemagne nous attirait par son perfectionnement technique, par sa richesse, parce qui nous semblait sa supériorité d'idées. Les événements qui se déroulent nous ont montré que tout ce qui nous séduisait en elle n'était qu'hypocrisie et mensonge. Toute cette culture allemande de façade s'est dispersée en fumée devant le tonnerre des tempêtes guerrières. De la belle phraséologie, de l'idéalogie, de la Kultur Trager que reste-t-il, rien. Aujourd'hui, en fêtant la Sainte-Tatiana, nous devons décider d'élaborer de nouveaux principes, de créer une nouvelle école pénétrée de l'esprit national russe. Le professeur de langue slave Lubavsky prononça lui aussi un discours fort intéressant'. Parmi les télégrammes reçus à l'occasion de cette fête il faut mentionner celui des professeurs bulgares, anciens élèves de l'Université de Moscou. Dans la réunion des professeurs qui eut lieu à l'occasion de cette fête, le Recteur de l'Université de Pétrogad, Mr. Grimm, a donné lecture de la lettre qu'il venait de recevoir du Hâvre, du Ministre de l'Instruction publique de Belgique en réponse au télégramme de

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Sujets

Périodes