L'indépendance belge

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s.n. 1916, 03 Mai. L'indépendance belge. Accès à 17 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ft8df6m541/
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S7ème annê^ No. 103 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY WT fî? fiS fiSmJi^V JCfl» CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE: 5 CENTS) ADMtNISTE ATION ET REDACTION: ! ïUDOB HOUSE. TUDOR ST.. LONDON. E.C. TELEPHONE: CITY 3960. BUREAU A PARIS: 11, PLACE DE LA BOURSE. TELEPH.: j J. et MERCREDI 3 MAI 1916. En vente à Londres à 3 h. le mardi 2 mai. (s MOIS, 9 SHILLINGS. ABONNEMENTS: 6 MOIS. 17 SHILLINGS. CONSERVATION PAR LE PROGRÈS. ( 1 AN. 32 SHILLINGS. LA SITUATION Mardi, midi. Les négociations avec la Grèce au su jet du transport des troupes sérbes n'on oujours pas abouti. Le gouvernemen .l'Athènes base son refus non seulemen sur des raisons d'ordre politique (néee; -ifcé de ne pas se départir de sa neutralité mais aussi sur des raisons d'ordre liygié nique et économique. Il prétend redoute la propagation de maladies épidémique parmi les populations des zones travei «es par les trains militaires, et une pa îalysie dangereuse du trafic normal Mais ce ne sont là, en réalité, que de prétextes, et, comme le fait remarque M. Vénizélos dans le "Kirix," la Grèce en vertu du traité qui la lie à sa voisine est tenue de lui accorder certaines facil: •lés, de même qu'elle est tenue, vis-à-vi de la France et de la Grande-Bretagne à une neutralité bienveillante. M. Vén eélbs attire l'attention du gouvernemen hellène sur le danger qu'il y a à prove quer l'animosit© des Serbes qui, pour s venger, pourraient bien chercher à s'er tendre un jour avec les ennemis de 1 Grèce. Venant d'une personnalité aussi érn nente, et aussi versée dans les affaire balkaniques que M, Vénizélos, ces pi rôles méritent d'être retenues, Par un assez singulière coïncidence elles not parviennent au moment même où M Pasitch se déclare prêt, à propos de 1 question macédonienne—principale piei re d'achoppement entre les Serbes e les Bulgares — à soumettre au referer dam des populations intéressées la que; tioii de savoir lesquelles des contrées m; cédoniennes iront à la Bulgarie ou à 1 Serbie. Voilà une suggestion qui, si el! avait été faite en temps utile, aura: peut-être évité la trahison bulgare, qi devait avoir de si fâcheuses conséquent dans les Balkans. Si seulement la leço pouvait servir ! L'insurrection irlandaise toiiclie à s lin. A Dublin l'ordre est eomplètemei rétabli depuis hier, et tous les chefs il surgés se sont rendus inconditionnel! meut. Sur mille prisonniers qu'il y ava «lès dimanche, la moitié ont déjà été e: pédiés en Angleterre. En province ég: lement le mouvement séditieux s'éteii peu à peu, et dans l'Ulster on ne signa aucun incident. Dans ces conditions on peut dire qi t'a "République d'Irlande'-' aura vécu exactement six jours, et on compren que les Allemands, auteurs de cet ei fant mort-né, se défendent aujourd'hi d'avoir été les instigateurs de cette fol aventure. Ils avaient promis, paraît-il, aux ri belles, que s'ils "tenaient" quatre jour ils seraient secourus par des troupes a lemandes qui débarqueraient dans l'île Les Fenians ont donc été les victiuii naïves des Allemands, qui se sont imi ginés pouvoir mettre l'Irlande à feu < à sang et qui n'ont réussi qu'à égar< quelques milliers de fanatiques, à occ; aionner la mort de pauvres victimes il nooentes et à ruiner pour longtemps 1< espoirs politiques des autonomistes il landais. Les journaux anglais publient des d' tails circonstanciés sur les incidents non lireux qui marquèrent ces tristes jou nées et qui forment une page noire dai 3 Histoire du Royaume-Uni. Contenton nous de dire que le total des victimes e; assez important et que les dégâts mati l'iels sont sérieux. Il est inexact cepei fiant que les chefs P. H. Pearse et -Connplly soient parmi les tués; ils n'or été que blessés et sont prisonniers. Espérons que le gouvernement britan - nique se montrera indulgent pour ce= b brebis égarées qui, comme certains Boers. t ont eu le tort de croire aux promesse' t allemandes et qui sont victimes autant - que coupables. D'ailleurs, d'autres Irlan-\ dais rachètent en ce moment, sur les champs de bataille en France, les faute: r de leurs frères, et la pensée cle ceux-e: s console des erreurs des autres. Les Allemands ont renouvelé, dans la - nuit de dimanche à lundi, leurs attaque: ! sur le front de Verdun. A quatre re s prises ils essayèrent de reprendre pai r ceux-ci au nord du Mort Homme et ai ■, nord de Cumières; chaque fois ils furent repoussés avec des pertes sanglantes due: - à la précision merveilleuse du tir des bat' s teries françaises. > Sur la rive droite de la Meuse, les Al-~ lemands se sont bornés à bombarder le: t secteurs de Douaumont et la Colline di Poivre. ù Comme, le fait remarquer le "Times,' la bataille pour Verdun a été la caus< a principale du nombre extraordinaire d< combats aériens qui caractérise le moi: écoulé. Il résulte des communiqués offi 3 ciels franco-britanniques et allemand; qu'au total 76 appareils ont été descen e dus sur le.seul front occidental. Sur c< :s nombre 48 ont été des machines enne mies ! Rien ne saurait- illustrer mieux qu< a le font ces chiffres l'ascendant pris su: l'ennemi par les aviateurs alliés. La chute de Kut est exploitée par le: . Allemands comme une victoire qui com pense de la perte d'Erzeroum et de Tré a bizonde. Les drapeaux qui commen q çaient à moisir dans les tiroirs Ont ét< k sortis et les enfants des écoles ont reçi un jour de congé pour fêter ce succès ss Le communiqué allemand reconnaît qu< ' c'est le manque de vivres qui a contrain les troupes britanniques à se rendre, Li a total des prisonniers est indiqué commi ^ étant de 5 généraux, 277 officiers britan t niques, 274 officiers indiens et 13,30( hommes. Le général Townshend a éi ^ autorisé à garder son épée. .. Un communiqué russe publié hie parle de détachements ennemis "repous ^ ses dans la direction de Bagdad et d [6 convois d'artillerie capturés." Il ne }3eu s'agir, en l'occurrence, que des force 6 russes qui opéraient du côté de Kerman » shah et qui avaient été signalées en der g nier lieu à Kerind. Il faut espérer qu j. ces forces arriveront à temps pour secou jj rir les troupes, britanniques assiégées i e Sanna y Yat. Le "nettoyage" du désert occidenta d'Egypte auquel nos alliés britannique 3, procèdent depuis la réoccupation d; 1- Solum se poursuit méthodiquement. De i ! - dépôts de munitions et des stations d-îs télégraphie sans fil ont été détruits et 1; i- population indigène est heureuse d'êtr-;t délivrée du joug des Senoussis. :r L'amirauté signale deux navires d< i- guerre britanniques coulés en Méditer i- ranée à la suite d'une collision avec de ss mines: le yacht armé "Aegusa" et 1< > relève-mines "Nasturtium." Il y a ei en tout treize victimes. î- La réponse de l'Allemagne à la not i- des Etats-Unis se fait attendre. L r- comte Bernstorff laisse entendre que I-is Kaiser adressera un appel directj_iu Pré s- sident Wilson pour éviter la rupture it mais il est douteux que celui-ci s; s- laissera fléchir. A Washington on di i- que l'Allemagne devra ou accepter oi . rejeter la demande des Etats-Unis e: it qu'il ne saurait plus y avoir de discus sion à ce sujet. MERCI DU CADEAU Et puis, vous savez, me dit ui journaliste républicain que je rencon trai l'autre jour à Paris, vous aurez 1; Luxembourg. — Ouais ! fis-je, si les habitants di Grand-Duché de Luxembourg désiren qu'il en soit ainsi. Mon interlocuteur fut un peu déçu Cîi excellent homme, dont l'intentioi etait surtout de se montrer aimable pou un Belge, s'était imaginé que son pro pos me comblerait d'aise. Le sourire en gageant dont il avait accompagné s; prophétie diplomatique — pour ncpôin parier de son anticipation militaire -expira sur ses lèvres ; mais considéran sans doute què les Luxembourgeois ni sont des ennemis ni de la France, ni d< la Belgique, il condescendit : ~ Sans doute! sans doute! Et pui vous aurez la rive gauche du Rhin. — Pensez-vous donc, lui demandai-ie i que le peuple de cette région soit pr< - à faire une déclaration d'amour à ; ; Belgique? — Le cas est tout différent de ceh des Luxembourgeois, reprit mon gém 1 reux donateur ; sans doute les Alli 1 mands du Rhin ne désirent-ils pas en c moment devenir belges, mais la Belgiqt les assimilerait aisément et rapidement — Je crois au contraire, me hasarda je à répliquer, que si l'on en gavait ' Belgique, elle ne pourrait les tolérer, i les rejetterait avec dégoût. Qu'est-< donc qui permet de distinguer -entre h populations du Rhin et les autres popi t lations de l'Allemagne? Toutes se soi - faites également les complices du crin t dont, les Belges ont si affreusement pâ -, et continuent de pâtir. Où donc est s parole de justice qu'aurait prononcée e faveur de la Belgique un représentai politique ou un journal de la Prusse rh 5 nane? Nous étions pressés, mon intcrloci i teur et moi, et nous nous séparâmes < nous promettant de reprendre à notre prochaine rencontre cette conversation. Si je l'ai rapporté ici, c'est qu'elle indique l'état d'esprit de beaucoup de nos amis français. Ils ont trop souffert de la -mutilation de leur pays en 1871 et leurs aspirations sont d'essence trop républicaine pour qu'ils veuillent attenter à la liberté des peuples et annexer à la France des provinces allemandes. Pareille annexion se présente à leur imagination sous la forme concrète de l'entrée de députés protestataires au Palais Bourbon, et ce " scandale" ne leur semble pas tolérable. Mais insuffisamment avertis des choses de chez nous, ils se complaisaient- dans l'idée que l'annexion de la rive gauche du Rhin à la Belgique arrangerait tout. La campagne menée depuis de longs mois par quelques Belges en faveur d'agrandissements territoriaux de notre pays, les encourage dans cette idée, si même elle ne les y a pas conduits. Tandis que 6 à 7 millions de Belges languissent sous la botte allemande, et que ceux " du dehors " aspirent à rentrer au pays, alors que les uns et les autres sont séparés depuis près de deux ans et ne peuvent guère communiquer entre eux, il est choquant de voir quelques-uns de nos compatriotes se démener tapageusement en exil pour assigner des buts de conquêtes à la guerre défensive qui nous fut imposée, et pour rêver d'une Belgique totalement transformée. Car la conquête ne va pas sans l'impérialisme et l'esprit de domination. Non seulement, avec une audace chaque jour accrue, les meneurs de ce mouvement, qui paraît s'amplifier à ne rencontrer point d'obstacles, préconisent un pouvoir fort qui reléguerait en place congrue les droits politiques des citoyens, mais ils reproduisent même dans leurs gazettes en y applaudissant cette déclaration parue dans " Paris-Midi " : Nous rendrons à tout le pays qui s'étend des Pyrénées et. des Alpes au Rhin sa foncière unité celtique; nous referons ensemble la Gallia et la Belgica; nous les ramènerons ensemble tout entières à la culture latine... Les hommes qui écrivent cela, et ceux que réjouit cette prose, oublient seulement que des millions d'êtres s'entre-tuent parce que les Allemands veulent imposer à l'Europe leur culture qu'ils trouvent supérieure à tout. Cette outrecuidante prétention s'est heurtée à la solidarité -des peuples de race non-germanique, et c'est bien ,i tort que les Latins céderaient à un sentiment analogue. On se bat afin que les peuples puissent se développer librement, et pour ce qui concerne notre pays, on aurait tort de vouloir latiniser la Flandre. Aucun homme politique belge n'y songe d'ailleurs. La dualité de la Belgique est indiquée par Pirenne comme l'une des causes de son originalité savoureuse et de la prospérité à laquelle elle atteignit plusieurs fois à travers les siècles. Et quant aux Boches du Rhin, il ne suffira pas qu'on les baptise Gaulois pour qu'ils nous deviennent moins odieux. A beaucoup, ces paradoxes ethnologiques et ces revendications extravagantes semblent si regrettables qu'à leur avis une réplique même était hors de saison. Aussi longtemps que cette littérature impérialiste de derrière quelques fortes têtes, ne fut répandue que parmi les Belges " du dehors," le mal n'était pas grand. Mais l'incendie que d'aucuns contemplaient avec indifférence s'est propage et l'on doit reconnaître maintenant qu'il est temps de s'en occuper. Le " Petit Parisien," le " Matin," le "Rappel," 1' " Action Française" déclarent vouloir nous gratifier des provinces -du Rhin. Il faut que nos amis français sachent que tous les Belges, tant s'én faut, ne sont pas friands d'un pareil cadeau. EMILE ROYER, Député de Tournai-Ath. LA VIE DE PARIS. Paris, le 15 avril 1916. La lecture des débats au Reiclistag allemand qui nous arrivent à travers le; traductions suisses, nous prouvent qu'j part une poignée de socialistes dissidents, d'ailleurs sans autorité et sans influence, tous les partis rêvent de reprendre sut une plus ou moins grande étendue le programme d'annexions d'il y a cent ans, qui ne fut empêché au moment de la discussion des traités en 1815, que par l'intervention fort nette de l'empereur de Russie appuyé par le Royaume-Uni. Les Prussiens avaient apporté de Berlin, ce qu'on appelle "la carte du Styx,': et qu'ils avaient promis à Alexandre 1er ; toutes les revendications brutales de l'ap pétit territorial allemand étaient tracée: par une ligne bleue sur la carte de France. Sur cette carte, on enlevait à la France une portion des départements de l'Isère avec le fort Barraux, de l'Ail* avec Gex, Bellay et le fort de l'Ecluse, Du Jura avec Saint-Claude; du Doub: avec le fort de Tour Pontarlier, Saint-Hippolyte et Montbéliard. La Prusse s'adjugeait tout le haut Rhin, tout le ba> Rhin, toute la Moselle, une grande partie de la Meuse, comprenant Mont-médy, les Ardennes avec Sedan, Mézière: et Rocroy ; tout le département du norc à l'exception de Cambrai et de Douai Il n'était, pas question de Calais pour ne pas offusquer les Anglais, dont on avait besoin pour le dépècement qui supprimait. à la France le cinquième de soi: territoire. Accéder aux ambitions de la Prusse, c'était donner à celle-ci une place prépondérante eu Europe et réduire la France à une Puissance , de troisième rang. Alexandre 1er, autant par générosité naturelle que pour contrebalancei l'agrandissement démesuré dé la Prusse, refusa de donner à Berlin cette puissance dangereuse et s'opposa à ces projets.La Prusse avait eu soin d'intéresseï tous les Etats à la curée. Les Pays-Bas non contents de la Bel gique s'accommodaient de la Flandre française et de l'Artois. La confédération germanique se partageait l'Alsace et la Franche-Comté. La Sardaigne recevait la Savoie et le: pays circonvoisins. L'Autriche réclamait la Lorraine. La Prusse s'adjugeait le reste jusqii'er Champagne. Quand on parla de ces lotissements désastreux à Louis XVIII refour de Gand. 1„ Vni.lnUlla qui n'est pas suspect de sympathies pou - la royauté, eut un accès de révolte. , ; Il fit demander une entrevue au du de Wellington et Alexandre 1er. . "Mildrd, dit-il, je croyais rentrer e: France régner sur le royaume de mes an éêtres. Je me suis donc trompé. Je n peux rester cependant qu'à ce pris. J vous demanderai, Milord, de prier votr gouvernement de m'aûcorder cïe nouvea un asile. L'Empereur de Russie fut ému d cette attitude jileine de dignité. — Non, non, dit-il, votre Majesté 11 perdra point- ces provinces, je ne le souf frirai pas. Et dès le lendemain le conte Cap d'Istria représentant la Russie apport • une note aux Alliés à laquelle se ralli i le Royaume-Uni et qui laissait la Franc dans ses anciennes limites. Quand cette rude affaire fut termiuei: , le Tsar remit au duc de Richelieu, de i venu président du Conseil des Ministre . de France, la fameuse carte:. "Je 1'.-vue, a écrit plus tard Chateaubriand 1 entre les mains de Mme de Montcaîn: sœur du noble négociateur." : Pour les Prussiens, c'était partie re : mise ! en 1871, ils reprirent le même pre : jet et s'attribuèrent l'Alsace et la Loi raine. Aujourd'hui, la groive majoiit ; allemande réclame les "départements d Nord, la Moselle, la Meuse et les At demies, remettant sans doute à plus tar 1 le dépècement de l'Isère, de l'Ain, d > Jura et du Doubs. "Le tracé bleu de la route du Styx: est une sorte de dogme pour l'appéti territorial allemand; c'est pour la réâh sation de ce plan que fut entreprise 1 guerre de 1870, quarante-quatre ans plu - tard fut déclarée la guerre infernale d ; 1914. En 1815, la Russie mit le holà. E11 1870, l'Europe laissa faire; ell expie elle aussi à son tour son indiffé rence d'alors. Après Sedan, la Russi et l'Angleterre n'avaient qu'un mot dire, le petit doigt à lever et l'injustic ' ne se produisait pas. Toutes deux paien aujourd'hui leur erreur d'alors. Si par impossible—cela ne sera was-; si par hypothèse invraisemblable l'Aile magne était victorieuse, ce serait brève échéance le tour des neutres d'es pier leur attitude actuelle d'effacement ; Les neutres commettent la même faut que les grande? Puissances en 1870. L victoire de la Quadruple Entente le sauverait d'une absorption irrémédiâbl qui est dans le plan historique de 1 Prusse conquérante : aveugle qui ne 1 voit pas. T17 A \T T> T.TI3 \T A 1D t \ LETTRE DE HOLLANDE Les torpillages et la presse hollandaise. Une odieuse méthode de guerre. Le torpillage du " Tubalitia," l'un de: plus beaux bateaux de Hollande, ; donné lieu à des protestations fermes e énergiques et tous les grands journau: ont fait entendre une note sévère e courroucée. Mais ceux dont l'événemen dérangeait les sympathies avouées 01 non en ont profité, comme le "Nieuwi Rotterdamsche Courant," pour se piain dre des ennuis causés par les Britôns D'autres ont essayé de calmer la co'.èr< du peuple hollandais en représentant le: torpillages comme des actes commis pa des individualités n'engageant pas 1: responsabilité de toute l'Allemagne Les premières explications fournies pai l'agence télégraphique allemande 11 on pas été bien accueillies. " La nattr.e di peuple hollandais 11'cst pas assez eré dule, dit le " Vaderland," pour avaler ce qui lui est présenté sous la forme di communiqué Wolff/' Dans la revue " De Amsterdammcr, le prof. Van Hamel a écrit un articl< intitulé: "Calme mais ferme." En voie un passage caractéristique : " Si l'Allemagne a adopté cette méthode de guerre dan& la Mer du Nord il est clair qu'elle viole en cela le: principes les plus élémentaires du droi des gens et aussi du droit naturel. " Torpiller des navires neutres est ui crime en soi. " En outre, l'usage des mines dans 1 but d'empêcher la navigation marchand' et dont la navigation neutre doit deveni !a victime est absolument intolérable Semer des mines.flottantes, Sans qu'elle deviennent immédiatement inolïensives constitue un acte illicite. Semer de: mines sans prendre toutes les mesures d< précautions pour la navigation pacifi que est également un acte illicite. "Et tout cela serait justifié par la dé elaration de l'année passée en vertu d laquelle la Mer du Nord est considéré comme zone de guerre? Les navires nèjr landais n'auraient qu'à éviter le terri toire en question? "L"n peuple comme le nôtre qui doi naviguer, n'acceptera jamais cette just: fication. "Les Pays-Bas doivent faire respecte leurs droits. "Vous souriez? "Vous oubliez que maintenant comm auparavant, le -droit est la seule garanti pour les petits et les pacifiques. Lais serons-nous les choses s'accomplir sou prétexte que le droit fut déjà tant de foi vio'é? Non pas; -nous devons y tenir tout prix et nous devons en tirer ce qu' est possible d'en, tirer." Mesures de représailles. Et voici sa conclusion : "Les moyens pour faire valoir énergi quement notre point de vue et nos intt rets vitaux ne font pas défaut. "Nous pouvons menacer l'Allemagn de mesures de représailles, par exempl d'une détense absolue et générale d'c>. portation, aussi longtemps qu'il ne ser pas satisfait à nos revendications lég tintes. "Et nous pouvons annoncer, en ce qt concerne les torpillages, que nos vaù seaux de commerce aussi devront s'a; mer à l'avenir pour se défendre éventue lement contre des attaques de sous-m;; rins allemands. "Dans ce cas, il n'est pas vrai de dir cjue le silence est d'or, la parôle d'aï g-ent; le contraire est vrai, car "qui s fait brebis, le loup le mange." Quelques opinions données par le ■principaux journaux sur le même sujç (inutile de dire que les organes habituel de la politique - germanophile de pre vince, à part deux ou trois honorable exceptions, ont fait chorus avec 1 "Niemve Rotterdamsche Courant," o du moins avec la partie de son artiel qui se rabat sur l'Angleterre) : La voie dangereuse. " De Nederlander — " La voie da: gereuse : La perte du " Tubantia " : "Les Pays-Bas et le monde entier sor frappés péniblement par la perte' <j "Tubantia." "Voilà donc un bateau de passager pacifiques, de nationalité neutre, eh truit par un torpilleur. •"Il faut être Allemand pour oser coir mettre un crime pareil," tel est le ra sonnement que font chez nous beaucou de personnes. "Douze Etats neutres au moins pet

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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