L'indépendance belge

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s.n. 1914, 17 Mars. L'indépendance belge. Accès à 24 janvrier 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/1r6n010h9x/
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iO Centimes! EN BStOICUS BT A PARIS G 85' ANNÉE Mardi 17 jnars 1914 administration et rédaction rue tlea Hublets îtruxelle» BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bourse» ABONNEMENTS : édition quotidienne IUG1QUE. tlnan. 20 fr. 6 sois, !Q fr. 3 mo!«, S fr. lUUKBflORS(Sr.-OJ - 28 fr. » ;S fr. » ! ff. tTMISCfl » 4Hlr. . » 22 fr. » 12 fe édition hebdomadaire llnlaraationala et iTOutrt-intrl 10 PAGES, PARAISSANT LE JuatCREK Un an SK franc» g|t mnla,,, t. lii l'rauc» L'INDÉPENDANCE Marâi 17 mars 1914 Les annonces sont reçues! à. BRUXELLES : aux bureaux du jou'oeJ. A PARIS : il, place lie ia Bourse, À LONDRES : chea MM, John-F. Jones <& G®, D° J| Suow flill, E» C.-, à l'Agence Havas, n° Cheapsidy £. C.; et chez Keyroud & Fils, Ltâ, a0* 14-48, Queen Victoria Street, èc T. B. firowiKt Ltd, n° 403, Queen Victoria Street. £ AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Ditmar, Rotin, 2» A ROTTERDAM : même Arme, Wynhaven, 413. ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et EBï SUISSE, aur Agences rte ia Maison Rudolf Moôs^ jV ITALIE : chez MM. Haasenstein & Yogler, à Miln^ Turin et Rome. 'IdMW-YORK t T.B. Browne. Ltd, l. East42Dd StreflU «SOIS ÉDmû!SS EAfi. 20VZ* — SIX PASÏ3 BELGE CSSS&VATKOT SAC IX PBOSEK3 Édition du matin Aujourd'hui Revue politique. iia tension russo-allemande. — Les armements repris. — L'impression en Russie. Commentaires allemands. En Albanie. — La situation. £n Italie. — La crise. — M. di San Giu- liano restera en fonctions. En Angleterre. — Les suffragettes, fin Russie. — Les Finlandais protestent contre les nouvelles taxes sur les céréales.Lettre d'Allemagne. Lettre d'Espagne. La Vie à Paris, par Jean-Bernard. En Belgique. — Les Etudiants catholiques Chronique mondaine. Tablettes judiciaires, par Camille Roussel. Les Théâtres à Bruxelles. Informations financières et industrielles.— Nouvelles diverses de nos correspondants.Bulletin hebdomadaire de la Bourse de Paris (5® page). Bwa il ■■■■«»>«■———a——■———i—acagy Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre C sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES, 16 mars Revue Politique Toute l'attention est concentrée maintenant sur la conférence politique qui a eu lieu samedi à Saint-Pétersbourg, où le président de la Douma avait convoque" les "chefs des partis et les membres influents du Parlement, hormis ceux de l'extrème-gauche, M. Uoremykine, président du conseil, le ministre des affaires étrangères, le ministre de la guerre, la niuiis.Lve» .ios-liu%ttucs et le. chef de rét*t-ma.joi\ le général Jilinskirchef, assistaient à cette réunion, oe, qui souligne suffisamment la portée qu'on a voulu lui donner. 11 est évident que les questions se rattachant directement à la défense nationale ont fait l'objet d'une discussion approfondie et que le gouvernement a voulu s'assurer l'appui de la Douma en faisant connaître aux chefs des partis les raisons majeures, difficiles a exposer en séance publique, qui commandent à la Russie cie faire dans les circonstances actuelles de nouveaux sacrifices pour ses années. On sait que le gouvernement demande un crédit ex-Iraordinai-re do 500 millions pour les besoins militaires. 11 n'y a pas à s'inquiéter spécialement du fait-de cette réunion secrète et on aurait tort d'en tirer des conclusions pessimistes quant à la situation présente. Le gouvernement russe fit toujours ainsi des communications secrètes quand il s'agit des affaires militaires, mais précédemment il ne les lit qu'aux chefs des partis de la majorité, tandis que cette fois les leaders de l'opposition modérée et du part: des « cadels » étaient convoqués. Le; notes publiées a l'issue de la réunion assurent que le ministre de la guerre a demandé le vole d'une nouvelle lo militaire, parce que les mesures de défense du pays doivent être poussées t l'extrême perfection, fl aurait d'ailleur; ajouté que ces mesures ne tendent qu'ai maintien de la paix. Quant aux mesure; financières, on laisse entendre qu une partie des 450 millions de roubles, soi' 1,170 millions de francs, que l'on considère comme indispensables pour faire face à toutes les nécessités, sera prélevée sur les réserves du Trésor. Quelle que soit l'énergie avec laquelle la Russie affirme ses intentions pacifiques, il est. probable que les mesures annoncées vont provoquer un redoublement de la campagne de la presse allemande. Pourtant, ii tout considérer de près, la Russie est loin d'avoir fait jusqu'ici l'effort qu'a fait l'Allemagne qu: en 1912 a augmenté son année sur piec de paix de 37,000 hommes et qui l'a encore augmentée en 1913 de 136,000 hommes. La Russie s'est contentée de décider le maintien permanent sous les drapeaux pendant les trois premiers moi; de chaque année ele la classe la plu; ancienne, ce qui, pendant oette période, augmente d'un tiers les-effectifs de l'a® mée russe. Nous ne farderons pas à con naître les mesures nouvelles que pro pose le gouvernement de Saint-Péters bourg et qui seront certainement de nature à répondre complètement à ce qu'exige la modification profonde d\ plan de campagne russe qui passe de i: base défensive h. la base offensive. La crise ministérielle en Italie traîni en longueur, mais on ne peut s'étonne: que sa solution soit très laborieuse étan donné que la situation créée au nouveai président du conseil sera extrêmemen délicate, n'importe quel ministère n pouvant se maintenir qu'aussi long temps que M. Giolitti le voudra bien M. Giolitti reste maître absolu de 1 situation et, s'il rie consent pas à forme personnellement, le nouveau cabinet c'est uniquement parce qu'il no veu pas s'user dans l'expérience d'une con radical afin d'être l'homme de la situation quand il faudra en revenir, sous peu, a la concentration de toutes Tes forces de gauche. C'est parce que la crise se présente de cette façon que M. Sonnino n'a pas voulu accepter la mission de former le nouveau cabinet, mission que lui offrit le Roi. M. Giolitti, consulté à nouveau, a désigné alors, M. Salandra comme -étant en mesure de grouper une majorité et le souverain a fait appel à M. Salandra, qui a commencé aussitôt ses démarches auprès des hommes politiques les plus en vue. Ceci fut une déception pour les éléments progressistes du libéralisme italien qui espéraient que M. Giolitti favoriserait la constitution d'un ministère de nuance démocratique. Aussi était-on convaincu qu'en cas de refus de. M. Son-nino il serait fait appel à M. Carcano, qui est nettement de gauche. M. Salandra, au contraire, est considéré comme appartenant i la droite modérée. Il passa même pour être quelque peu réactionnaire, étant un des lieutenants ele M. Sonnino, et s'il s'était rapproché des temps derniers de M. Giolitti, il n'en était pas moins tenu pour suspect par les éléments radicaux. Si M. Salandra réussit à former un ministère, il est donc certain qu'il devra s'appuyer sur les seules forces libérales dirigées par M. Giolitti et sur le groupe de la droite modérée. On peut douter que cela suffise pour consolider la situation d'un ministère qui aura une tâche fort délicate a remplir. A en croire les dernières elépêches, M. Salandra chercherait à donner à sa combinaison le caractère d'un cabinet de concentration, supposant à la fois à l'extrême-gauche et à l'extrême-droite. Pour cela, il faudrait qu'il fasse aux radicaux les concessions que M. Giolitti lui-même n'a pu leur faire dans les circonstances actuelles. Or, si les raeiicaux n'ont pas voulu rester dans le ministère Giolitti, qui par la personnalité de son chef leur donnait tout au moins des garanties au point, de vue démocratique, il est bien certain qu'ils se refuseront d'autant plus à appuyer un ministère dont le chef est de nuance beaucoup plus modérée que M. Giolitti. Toute la question est donc ele savoir s'il est possible actuellement en Italie à un ministère de gauche de gouverner sans l'appui des radicaux. L'expérience seule pourra fixer l'opinion sur celle possibilité, mais il est à prévoir quelle nouveau cabinet né pourra que préparer les voies à un prompt retour au pouvoir de M. Giolitti. La Tension russo-aliemande Les armements russes Saint-Pétersbourg, dimanche, 15 mare. Les journaux rendent compte en termes identiques et de t ;on très réservée de ls réunion extraordinaire qui a eu lieu hiei soir à la Douma. Ils constatent que la conférence a eu le caractère d'une prise de contact entre le gr ivernement et les députés. Un premier échange de vues, qui ne sera sans doute pas le dernier, a eu lieu. Les journaux confirment que la discussion qui s est terminée sans qu'iui décision quel conque eiit été prise, i uniquement parti sur la politique extérieure, lu question mi litaire et les rapports de celle-ci avec le situation financière Le président du con seil a refusé de suivre certains orateurs de l'opposition, qui essayaient de porter le débat sur le terrain de la politique inté rictire. Il parait vraisemblable que" M. Sa sonoff, dans son exposé, a dû faire ailu sion aux complications qui peuvent surgi: sur ia frontière de l'ouest et aux combinai sons internationales possibles au cas oi cette éventualité se produirait. Les généraux Soukhomlinoff et Gilinsk: ont du également, dans leurs communicà fions, envisager l'hypothèse d'un conflit avec une puissance de l'ouest pour mon trer la nécessité de renforcer les contin gente actuels. Quant aux chiffres de ce projet, les jour naux n'apportent aucun renseignemen Parmi le3 bruits qui circulent à ce sujet il convient de rappeler comme indication approximatives la déclaration faite pa M. Kokovtzoff, le 16/29 janvier, à la con mission du budget de la Douma, quand annonça le dépôt du projet de défense d l'Etat qui engloberait, a-t-il dit, une soin m considérable. Aussi faut-il avoir la convii tion générale qu'il s'agit de chiffres élevé que d'aucuns assurent être, comme le journaux l'ont annoncé liier et il y a deu jours, déjà voisins; de 500,000 hommes et d 500 millions de, roubles. I.es journaux insistent sur la prochair démission de M. Maklakoff, ministre d l'intérieur, dont le départ e.st annoncé di puis "longtemps, et son remplacement pu le ministre de l'agriculture actuel, M. Kr vocheins, homme d'Etat éminent, que l'o considère comme le futur président du coi seil. . (c) L'impression en Russie (De notre correspondant.) Saint-Pétersbourg, jeudi, 12 mars. La tirasse russe continue de comment) très activement la série d'articles pari dans la presse allemande. L'étonnemei du premier moment commence i faire pt ce à uuo irritation croissante dans tous 1< milieux, et lo presse de tous partis dit qi si la Russie ne désire pas la guerre el n'est pas moins prête à marcher. L'opinion russe commence à être lasse du peu de tact que mettent les Allemane dans le choix de leurs moyens. Un obse , (.vitenr impartial peut à ce sujet se rendi par lui-même et sans aller à ai j mrce du peu d'estime «t mime e] dédain dont souffre ici tout ce qui vient d'Allemagne. L'opinion publique a sous ce rapport s«bi une évolution complète deipuis quatre ou cinq ans seulement, et au cas peu probable où la tension actuelle devrait engendrer la guerre, celle-ci ne manquerait pas d'être très populaire. Cette évolution a commencé à se manifester immédiatement après l'entrevue de Potsdam, où à la suite de la tension qu'avaient suscitée les affaires de Perse, l'Allemagne reçut satisfaction eh empiétant quelque peu sur les intérêts et le bon droit russe. Bien qu'à cette époque l'entente fût reconnue complète, il n'en subsista pas moins une certaine aigreur. Plus récemment! la nomination d'une mission militaire allemande ù Constantinople et l'opposition persistante que fit 'a diplomatie russe à la nomination d i général von Sanders comme commandant du 1er corps éveillèrent de nouveau l'attention de tous; dans l'affaire des usines Pouitiioff arriva ensuite pour discréditer complètement les menées allemandes. On se plaît à souligner à ce sujet que l'opinion publique russe en ces derniers temps fait preuve d'une indépendance qui lui fait honneur. La campagne menée actuellement suit de trop près les incidents de ces derniers temps et ne peut qu'inciter l'opinion à forcer le cabinet à soutenir très énergiquement les intérêts russes. Ce serait une erreur profonde que de ne pas attacher à l'opinion publique russe toute l'importance qu'on lui reconnaît généralement à l'étranger. Bien que ne jouissant pas d'une liberté absolue, la presse n'en expose pas moins franchement les opinions des différentes couches et catégories sociales, quitte à subir pour cela les plus fortes amendes; si, d'autre part, les questions de politique intérieure divisent les partis, il est rare que les menaces venant de l'extérieur ne les trouve en parfait accord pour affirmer la complète autonomie morale, des peuples slaves. On a encore i mémoire l'agitation soulevée par les menaces et la mobilisation autrichienne lors des dernières guerres . balkaniques,- agitation qui eut pour conséquence immédiate le maintien de la classe sous les dre.peaux. H. B.' (a) Commentaires allemands Berlin, dimanche, 15 mais. La. « Gazette de Francfort », revenant sur la campagne de presse russo-allemande, dit qu'elle-fut alimentée ' par les manœuvres toujours mystérieuses des autorités russes, manœuvres qui laissent croire que l«s projets de la Russie contiennent des Choses désagréables pour les nations voisines. Elle constate cependant que les autorités responsables russes étaient restées en dehors du ponrant germanophobe Elle dit qu'il est nécessaire que la situa-t'on se clarifie, les intérêts des deux pays en Orient- étant destinés à venir fréquemment en contact dans l'avenir. En terminant, elle déclare que l'Allemagne ne se laissera pas intimider par des menaces, (a) tavelles de l'Étranger ALBANIE La situation (De notre correspondant.) Janina (vià Malte), samedi, 14 mars. Un correspondant étranger télégraphie à son journal : iiArgyrokast.ro, vià Janina, samedi : » Ce qui avait été prévu, ce que divers journalistes étrangers qui avaient visite les contrées de l'Kpire et suivi les travaux de la commission internationale pour la délimitation des jjrjbntièrés d'Albanie avaient si souvent fait valoir dans leurs correspondances est arrivé. Les lipirotes, après avoir joui d'une liberté acquise au prix de tant de sacrifices, ne pouvaient se 1 laisser vendre comme un vil troupeau à un nouveau maître plus odieux que le pré-' cèdent. Tant qu'ont duré les négociations - entre les puissances et qu'aucune décision définitive ne fut prise à leur égard, les Epi- - rotes, conscients de leurs droits, espéraient - toujours voir reconnaître la justice de leurs revendications et attendaient avec calme la - solution qui, d'après eux, ne pouvait être t que favorable. Mais du moment que les , puissances eurent décidé leur retour à l'es-3 clavage, du moment que l'EUrope ne voulut point reconnaître l'équité de leur désir, - aucun parmi eux ne' pouvait se résigner .1 à un sort si cruel. e » Les Epirotes sont des patriotes. L'his-e foire de l'Epire contient des pages tout à ■- leur honneur. Ce peuple de patriotes, se s voyant abandonné par les grandes puissnn-5 ces et par 'a mère-patrie, l'Heilade, sur la-x quelle il avait placé tout son espoir, a corn-e pris qu'il ne devait plus se baser que sur ses propres forces, el il' s'est soulevé d'un e même élan pour sauver- 1a patrie menacée, e Un gouvernement provisoire s'est institué i- déclarant l'autonomie du pays. Un patrie-r te, homme de grand génie et diplomate d< [- valeur, jouissant d'une autorité sans égale, n a pris en mains les rênes du gouverne-r- ment autonome, qui réclame des droits humanitaires eiue personne ne peut contester.» Toute la population est sur pied de guerre, toutes les personnes valides, d< quinze à soixante ans, sont armées, se pré •r parant pour lutter. Vieillards et enfant: s ont quitté le pays, abandonnant leurs bien; ît et leur patrie. J'ai causé avec plusieurs vil i- lageois. Ils sont tous décidés à mourir plu 'S tôt que de se soumettre. D'ailleurs, ces mal e heureux demandent simplement des garan e ties pour leur vie et leurs biens, la recon raissance de leur langue, de leur religior :e et de leurs écoles, et la participation à k ls gendarmerie locale. Rien de plus logique e r- de plus naturel. En effet, quelle confianci •e -peut-on avoir en un-gouvernement qui naît i- n'ayant encore aucune administration ré u guiiètri?! point de gendarmerie ni de police L'Europe doit prendre une résolution efficace ejt accorder les garanties demandées par les Epirotes. Elle doit comprendre enfin que l'état de choses actuel est intenable, que le gouvernement helléniqùe se trouve dans une situation fort embarrassante, désirant tenir te promesse donnée, mais se trouvant dans l'impossibilité absolue d'é-toutfer le mouvement. « (a) Linsurrection s'étend D'Athènes au « Times » : Le» officiers hollandais qui avaient été faits prisonniers par- les partisans d'Essad pacha à Tsorevo ont été relâchés, mais la gendarmerie albanaise est impuissante à contenir- les bandes albanaises, qui continuer, t à piller les villages chrétiens. L'insurrection s'étend. La proclamation <iu gouvernement provisoire invitant tous les hommes valides entre dix-huit et trente ans à se ranger sous las drapeaux a été accueillie avec enthousiasme.Les souscriptions destinées à former le trfcor de l'Etat autonome arrivent en quantité suffisante. l.e résultat des négociations entre le major Thomson, le plénipotentiaire du prince Guillaume, et M. Zographos est attendu avec anxiété, mais le leader énirote refuse d'accepter les garanties offertes par les Albanais.Le bruit court toujours avec persistance que les Epirotes marchent sur Koeyfza.(a) ANGLETERRE Les suffragettes Birmingham, dimanche, 15 mais. On a d/écouvert ce matin que cette nuit les suffragettes ont pénétré dans la cathédrale de La ville et inscrit leur devise luibi'tualie avec de la peinture blanche dans tous les endroits qu'elles ont pu atteindre, les galeries, les piliers, le plancher et les magnifiques vitraux, œuvre du célèbre. Sir Edward Burae Jones. On craint que ces vitraux ne soient avariés à jamais. Il est probable que la c-aithédrale se-ra fermée pendant plusieurs semaines. (a) AUTRiCHE-HONGRiE L'obstruction tchèque Vienne, dimanche, 15 mars. D'après des informations reçues de Prague, les Tchèques, après avoir délibéré sur les pourparlers engagés ces jours derniers avec les Allemands en vue de mettre fin à ruhs'Vv.H :r/n au Parlement, ont décidé'Ue repousser lès demandés présentées par les Allemands, ce qui enlèvera au Reiehsratl; la: faculté de travailler. (a) ESPAGNE — I.e général Lyautey est parti pour Al-gésiras, rentrant au Maroc. (a; iTALlE La crise Rome, dimanche, 15 mars. Selon le.s journaux, M Salandra considère que la situation impose la réunion d< toutes te; forces des libéraux dans un fais oeau allant des libéraux de la droite et di oentre à travers les libéraux de gauchi jusqu'aux libéraux de la gauche démocra tique. M. Salandra suit cette ligne de con duite dans son œuvre de constitution dt cabinet. Les personnages les plus en vui avec lesquels il négocie sont MM. Sclian zer, Martini, Gkiffeiii et di San Giuliano. La « Tribuna » fait remarquer que com me toujours en temps de crise on fait cir culer des listes fantaisistes etu nouveau mi nistère. Qouique selon les prévisions le: plus fondées la solution de la crise ne soi pas lointaine, il est impossible de publie: une liste sérieuse. Selon « La Tribuna », i est probable que le nouveau ministère pour' ra êtrs constitué mercredi. Les journaux estiment que si les effort: de M. Salandra en vue de constituer le ca binet. aboutissent on se trouvera en présen 'ce d'une grande majorité libérale, l'extrê me-gauche et l'extrême-droite étant ex dues. Selon le « Giornale d'ftalia », M. di Saj Giuliano a consenti à conserver le porte feuille des affaires étrangères dans le ca binet Salandra. (a) PAYS-BAS — On nous écrit de La Haye : M. Delvincourt, depuis environ huit an premier secrétaire de la légation de Franc à La Haye, vient d'être nommé ministr plénipotentiaire de la République Français à Santiago de Chili'. Samedi matin, M Del vinoourt est parti pour Paris, pour s'em barquer probablement vers la fui de c mois pour son nouveau poste diplomatique A la gare se trouvaient le ministre d France, M. Mareellin Pellet, le consul-char celier de la légation, M. Petitpied, le minit tre ele Roumanie, M. Mitilineu, et quelque amis de M. Delvincourt, pour lui faire leur adieux. Jusqu'à présent, le nom du successeu de M. Delvincourt n'est pas encore conni — Les ministres, des puissances étrange res accrédités à la Cour des Pays-Bas e qui représentent en même tesnps leur pay auprès de la Cour de S. A. la grande-dt chesso de Luxembourg sont partis pour 1 capitale luxembourgeoise, afin d'y passe cinq ou six jours pour jirendre part au différentes festivités qui auront lieu à 1 ' Cour de la grande-duchesse. (a) RUSSIE . Protestation contre les nouvelles taxe sur les céréales Haiaimgfors,* dimanche, 15 mars, i Le parti socnaliefe démocrate avait o i ganisé oe matin un meeting de prétest; t tion contre les droits de douane qu'on s : propose d'établir suit les céréales. Enviro . 4,000 socialistes avec musiques et dn • peaux y ont asisté. Après avoir écouté le disoouirs prononcés du haut ùs quatre ta biuies érigées à cet effet, les assistants se sont répandus dans les rues et, finalement se sont, dispensée. Des meetings analogues ont eu lieu dans d'autres localités de la Finlande. (a) TURQUIE Le traité de paix turco-serbe Constantinople, dimanche, 15 mars. Dans le traité de paix turco-serbe il est constaté que le traité de paix de Londres est ratifié et que les liens d'amitié turco-serbes seront rétablis. Le traité annonce que les relations diplomatiques seront im-midiatement, reprises, que les prisonniers de guerre seront échangés et qu'une amnistie sera accordée par' les deux pays. Les individus domiciliés dans les territoires cédés à la Serbie deviendront sujets sorbes. Us auront la faculté d'opter pour la nationalité torque pendant un délai de trois ans. Les droits entiers des propriétaires particuliers acquis avant l'occupation seront respectés ainsi que tous les autres droits acquis sans préjuger des décisions que pourra prendre la commission financière de Paris. Les différents litiges et en particulier les réalasnations pour les biens du- domaine privé de l'Etat ottoman seront soumis av tribunal de La Haye. Les vakoufs seronl respectés et administrés seJon les lois mu suhnanes. Les dîmes des vakoufs sont sup primées. Les sujets serbes musulmans de: territoires cédés jouiront des mêmes droit: civils et politiques que les autres Serbes Ils auront la liberté du cuite. Les chefs spi rituels des musulmans relèveront du cheil Ul-fsiam. Les écoles privées musulmanes sont re connues. L'enseignement sera donné en turc. Lés questions relatives aux chemin: de fer orientaux et au_ chemin de fer di Saionique à Monastir seront déférées à le commission financière de Paris. Les ratifi cations du traité seront échangées dans ni mois à Constantinople. fa) Les derviches à Berbera Aden, dimanche, 15 mars. Pendant la nuit élu 13 courant, une cin quaataine de cavaliers derviches ont atta qué le bazar indigène à Berbera. Les der viches ont tiré des coups de revolver con tre le bazar et blessé plusieurs indigènes Un détachement de police à cheval les i pour-suivis en vain jusqu'à une distança de 10 milles. Les derviches, en . fuyant, on déchargé leurs aimes sur l'hôpital -et in cendié quelques villages.. Ils- ont tué troi indigènes amis de l'Angleterre et bless! deux autres. Une incursion plus important aurait été faite à 20 milles vers l'est. — Le cheikh ul Islam Mehmed Essad : remis au Sultan sa démission, qui a ét acceptée. Le ministre des Efkafs Haii bey, redevenant ■ religieux, est nomm cheikh ul lslain. Il sera procédé demain son installation. Le ministère des Ehkaf sera dirigé provisoirement par Hairi bey.(o ; Lettre (TAllemagne : (De nitre rnrrespondant.) | L' « AMITIE » RUSSO-ALLEMANDE : Trois faits nouveaur. — La n légende » d l'amitié russo-allemande. — « Le dai ger slave ». — Qui a donc commencé ? BERLIN, 14 mars. C'est comme.' pour les ouvrages d'Ale . xandre Dumas, où le même roman s ' poursuivait avec des titres différent; ! C'étaient d'abord «Les trois Mousqueta. I res », puis, cela devenait « Vingt an après ». Nous pourrions dire tout aus; bien « Une semaine après », cela sera: . aussi justifié par 1' « Amitié russo-aile ' mande », titre que. je n'invente pas, m contentant de le copier dans les joui naux du soir. Il y a huit jours, c'était bien quelqu chose dans le genre des « Mousqueta , res » de Dumas, avec cette différenc qu'ils étaient cette fois plus de troi; . Nous voyions des d'Artagnan toi prêts ù mettre flamberge au vent... e combien aussi de Porthos, un peu lourd et capables de tout gâcher par excès d zèle. Maintenant dans les deux jours qi 3 viennent de s'écouler nous nous troi 3 vous en lace de trois actes concordant: 3 importants en so>, .chacun, car ils sor ; officieux. Nous voici donc bien fixés si " la pensée des gouvernements. Aprt " avoir laissé, les estafettes engager que 5 ques escarmouches, pour prendre coi • tact et savoir au juste jusqu'à quel poir 5 le gros de l'opinion publique, était dispe " sé. à suivre, les grands états-majors oi •" fait entendre la voix de la raisoi 3 n'ayant intérêt, ni l'un ni l'autre, à c s qué les choses se gâtent. Notez que ! dépêche de la « Gazette de Cologne » r paru au commencement de la séinain • dernière. On aurait donc pu arrêter le " frais depuis au moins dix jours. Si o 1 ne l'a pas l'ait, c'est qu'on ne l'a p; s voulu. On pensait qu'il était meilleur d ~ laisser donner un peu d'air à l'espr 1 chauvin, de part et d'autre. Les gouve: r nements ont toujours plus de facilii x pour diriger les peuples qui ont. l'espr a occupé au dehors... # * * Le premier acte en date, est l'inte s view pris au, ministère des affaires ru ses par un rédacteur du journal « A Et't », de Budapest, qu'on avait envov exprès à Saint-Pétersbourg, i- M. Sasonoff déclare à une premièi e question que les Russes savent très bie n que l'opinion e.st surexcitée en Allem; gne, mais qu'ils n'en sont pas la caus< s « Nous sommes très calmes, ele noti i- côté, et si l'Allemagne et i'Autrich Hongrie sont "dans un tel émoi, nous ne savons pas à quoi on peut attribuer cela ». « Vous me demandez si l'on ne doit pas rapporter cette tension à une divergence entre le germanisme et le sla-visme. Vous ne croyez pas qu'au vingtième s'èele la politique de grands Etats comme les nôtres repose sur des questions de sentiments. Dans notre monde, trop réaliste, ce sont les intérêts qui dirige;.^ la politique. Une guerre, à notre époque, serait universelle; or, l'intérêt absolu du monde entier exige une politique de paix. » Le rédacteur, demandant au ministre à quoi répernd l'augmentation énorme des armements, l'homme d'Etat lui répond : « C'est justement /Allemagne qui est cause de l'augmentation des armements, à laquelle nous avons été contraints. L'initiative allemande a eu sa répercussion en France, tout comme en Autriche-Hongrie,qui s'est vue forcée d'augmenter ses effectifs. Il est donc tout naturel que nous soyons entrés dans la même voie. Naturellement, nous perfectionnons notre réseau ferré par la même occasion. Comparez votre pays avec le nôtre; bien qu'il soit beaucoup plus petit, vous avez plus de chemins de fer que nous. Il en est de même pour votre armée, vous avez proportionnellement plus de sol-; dats que nous. Je trouve tout naturel que nos forces se développent. » N'oubliez pas que nous comptons 2,500,000 naissances par an. Nous pouvons donc nous payer le luxe d'augmen. ter notre armée en temps de paix. Mais c'est un luxe qui cesse de compter corn, me tel du jour où on nous force à augv. | menter nos effectifs pour répondre à ' une action semblable de la part des au* 1 très pays. » Non, il n'y a aucune raison pour 1 s'exciter. Nous sommes assez grands et n'avons qu'une pensée : développer nos richesse^ et en tirer parti. Nous ne voulons pas de guerre, et si nous renfor-. çons notre armée, vous ne devez pas ou-. blier que c'est sans aucun effort. Ce que . nous désirons, c'est vivre en bons voisins i.:ea l'Autriche-Hongrie et avec l'Ai» lemagne. » [ Voilà le premier fait. Maintenant, ait , deuxième. * * * t * * Les journaux de ce soir nous rappor» s .tent un article de l'officieuse « Rossia »t ; qui, sur un ton larmoyant, cherche à sa. ; voir de e|uoi il retourne. « Les plus consciencieux d'entre les journaux allemands ne se contentent paa de prétendre tout simplement qu'il exis-1 te un refroidissement dans les relations 3 russo-allemandes. Ils cherchent aussi 4 ' en expliquer les causes à leurs lecteurs. - Cette tâche est assez difficile. La preuve I en' est que ces journalistes .sont obligés 3 de prétendre que la politique historique ) d'anvtié entre l'Allemagne et la Russie . « de facto » n'a plus cours depuis Longtemps, et crue si elle existe encore, c'est seulement entre les deux maisons ré- J gnantes, mais non plus entre les deux peuples. » La « Rossia » ne serait pas inquiéta si, seules, les feuilles radicales prétendaient cela, c'est dans leur rôle d'organes d'opposition, mais n'y a-t-il pas jus-e qu'aux journaux conservateurs qui sou-tiennent la même thjse. « La presse allemande, conclut-elle, se plaint, d'avoir trouvé des articles agressifs dans la presse russe. N'y a-t-il - pas aussi un grand nombre de publicis-e tes allemands qui sont mal disposés . pour la Russie. » Il ne s'ensuit pas que les gouverne: s ments de la Russie et de l'Allemagne i ont l'intention de faire une. croix sur t la légende de l'amitié russo-allemande. » I- *«o e La «Gazette de l'Allemagne du Nord», qui, généralement, est assez lente dans e ses répliques — ce qui dépend toujours . de la crainte en haut-lieu de prendre une 0 décision — n'a pas laissé passer douze heures avant de répondre à la « Rossia ; J'en conclus que l'article précité était t connu à la Wilhelmstrasse avant qu'il parût, ce qui lui donnerait encore p plus de poids. Lu feuille offlçieuse prend prétexte « pour entrer en matière d'un article de la « Gazette de la Bourse », de Saint-Pé-r tersbourg, dans lequel on vante la force de l'armée russe et sa préparation II pour l'offensive. ^ « Nous n'éprouvons, dit la note offi-. cieuse, aucun besoin d'élever de critiques au regard des louanges justifiées , qui sont consacrées à l'armée russe, mais nous n'avons non plus aucune rai-son pour éprouver le moindre trouble à ce sujet.. Bien plus nous avons l'as-l' surance que de telles discussions, où e chacun cherche à démontrer la supé-a riorité guerrière de son pays (cette phra-'î se. ne peut être comprise que si l'on rappelle que le bureau lj;rsch répandait s hier une note « d'un général occupant 11 une haute situation », qui prétendait que s la rupériorité éclatante est de ce côté-ci de la frontière), peuvent tout aussi peu troubler' les bonnes relations des deux Etats que le cri d'alarme, non justifié, v qu'un journal allemand avait poussé à 11 la suite d'une correspondance qui lui était, envoyée de Saint-Pétersbourg. » La « Norddeutsche Allgemeine Zei-tung » dit qu'il serait faux de croire que > les campagnes auxquelles se livrent de s- temps en temps les journaux naliona-z listes peuvent compromettre l'action é loyale de la politique de paix à laquelle les gouvernements restent attachés, e Et c'est ainsi qu'elle termine : n « Nous sommes tout à fait d'accord i- avec la « Rossia » quand elle dit que les j. gouvernements des deux empires voi-e sins ne peuvent pas avoir l'intention de ;- faire une croix sur la « légende >) (le mot

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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