L'indépendance belge

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s.n. 1914, 03 Mai. L'indépendance belge. Accès à 25 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/d795718m5c/
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<u 35* ANNÉE Dimanche 3 mai 1914 ADMINISTRATION ET RÉDACTION II. rue de» fiables, Bruxelles BUREAUX PARISIENS . 11 place de la Bourse ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE BEISIQBE. Ua an 20 fr. Eniii iOfr. 3aoi«. 5!r. iUXHiBCURGlfir.-O.: » 28 fr » 5 fr. « Mr. awiiaEa » 40 fr. 22 tr. » a se. ÉDITION HEBDOMADAIRE Internationale et d'Outre-meri 10 PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI Un au Sî25 iranc® Six moite ï 2> franc» L'INÉDPENDANCE TBOÏS ÉDITÎ05B BAB. JOOl, — SIX PAGE BELGE CONSERVATION VAS. IX PROCHES Dimanche 3 mai 1914 ! . — Les annonces sont reçues A BRUXELLES * aux bureaux ciu jou î&L J A PARIS î il, place de la Bourse. 5» à LONDRES : chez MM. John»F. Jones & G3, n° Snow Hill, E. G.; à l'Agence Huvas, n° 4£â, Cheapsiue E. G. ; et chez Neyroud éc Fils, Lid, B®* 14-18, Queen Victoria Street, et T„ B. BrownS, Ltd. n° 163, Queea Victoria Street, jh AMSTERDAM : chez Nijgn&Van Diiraar, Rokin, g® St. ROTTERDAM î même Iirir.e, Wynhaven. 113. ALLEMAGNE, EN AUTRIGHE-UONGR1E et Ëfe SUISSE, au* Agences de la Maison Rudolf Moss^ jS ITALIE .* chez MM. Haasenstein & Vogler, à Milant Turin et Rome. lit tfifcVV-YORK ; T.B, Browae. Ltd, l% East42Dd Stre&a JLujourd'hui Revue politique. LE 'ML^lUurl ET LES ETATS-UNIS. -Arrivée de réfugiés A Mexico. — La situation à Tampioo. -— L'exploitation des pétroles.&ux jjiats-Unis. — Les grèves dans le Colorado.L:i Russie. — Crédits pour les chemins de En Autriche. — La santé de l'Empereur, En France. — Les ballottages. — Réunion mouvementée. — L'affaire Caillaux-Caa-. mette. Lettre des Pays-Bas. Lettre du Nord. Notes du Jour par J.-B. Les grande travaux. Tablettes judiciaires, par Camille Roussel. Chronique mondaine. Lettre sur la Mode. Metal-Exchange de Londres. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos eorrespon dants. Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heu-res de l'après-midi; les dépêches suivie: de la lettre B sont celles qui ont pari d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre G sont celles qui on paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES, 2 mai Revue Politique Une solution va-t-elle intervenir dans la question d'Epire ? Tout permet de le supposer. Du moins faut-il constater qu( dus efforts très sérieux sont faits actuel leinent pour déterminer un rapproche-ment entre le gouvernement de Durazzc et les Epirotes et que de puissantes in Uuences s'exercent dans le sens de U conciliation. Nous avons dit ici, il y ; quelques jours, que le gouvernement de Durazzo s'engagerait dans une aventure lourde de conséquences mauvaises, s'i s'obstinait à vouloir résoudre la ques tion épirpte uniquement par la répres si.aii. L'organisation de ses forces régu lières est trop nouvelle. encore poui qu'on puisse attendre d'elles une aet-ioi vraiment efficace dans des régions oi la grande majorité de la population es irréductiblement dressées contre l'autorité albanaise. Tout- commande donc a u gouvernement de Durazzo d'entrei dans la voie de la conciliation, et celt lui sera d'autant, plus aisé que les Epi rotes ne poursuivent pas un but de sépa ration brutale, mais cherchent simple ment à Obtenir des garanties sur la bas< de, l'autonomie municipale, afin que l'élément grec ne soit pas persécuté e écrasé en Epire même. Le gouverne ment provisoire établi par M. Zogra phos a donné dès le début des indica tions précises dans ce sens, et l'on com mit une imprudence à Durazzo en ni poursuivant pas logiquement jusqu'à; bout les négociations qui furent enta niées à ce sujet et qui se présentaien sous un aspect favorable. C'est de Vienne — où l'on est inté ressé'à. prévenir dans la mesure du pos sible une intervention en Epire qui se rail surtout profitable à l'Italie — cpi vient, la suggestion nouvelle. On s'e, tiendrait au principe de l'unité albe naise, c'est-à-dire qu'on écarterait tout idée d'autonomie politique pour 1 Epire mais on accorderait un statut, différai à l'Albanie septentrionale et centrale e à l'Albanie du sud, donc l'Epire. Pou chacun de ces deux territoires, il sera créé un conseil siégeant à Durazzo e dont la compétence s'étendrait à toute les branches de l'administration, ave pouvoir exécutif. Les membres de ce conseils seraient élus en proportion d la population. Les deux conseils se réi niraient en conseil d'Etat pour traite les questions de politique extérieure ainsi que les questions militaires et 1 nancières, et chacun des deux conseil serait représenté par un de ses men bres au inoins dans le ministère, afin d surveiller l'exécution des mesures de crétées. Ces représentants des conseil au sein du cabinet auraient même 1 droit de « veto » pour les mesures prendre par le gouvernement qui n seraient pas conformes aux décision des conseils, et c'est le souverain qi prononcerait définitivement sur les ca de « veto ». Voilà pour le pouvoir central. Les a faires d'Epire seraient donc gérées Durazzo par la volonté et, sous le cor trôle des élus de l'Epires. Cela constitue rait une première et sérieuse garanti contre la prépondérance de l'élément a banais dans la région grecque. La que: tion des langues — la plus délicate è toutes — serait réglée de la manière su vante : le grec serait exclusivement lai gue officielle au ccinseil central siégeai à Durazzo pour l'Epire; le grec sera également langue officielle pour l'adm nistrat-ion en Epire; mais, dans ses r talions avec te gouvernement, le conse devrait se servir de la langue albanais qui resterait, à Durazzo langue d'Eta Le régime des ecoles serait établi si les mêmes bases - la langue grecque s rait langue d'enseignement pour teséc les en Epire. Là où, en Epire. l'élériiei en minorité soit grec, soit albanais, r présente au moins un tiers de la popula lion, elle fournirait un tiers des autori tés locales; les minorités seraient éga leinent représentées proportionnelle ment dans le conseil central à Durazzo Enfin, des garanties sérieuses seraien accordées au point de vue de la liberti religieuse. Il est certain que l'on peut discute: sur de telles bases qui présentent ut véritable terrain d'entente. Un peu d< bonne volonté réciproque permettr; d'arriver à une conclusion favorable avant que la guerre civile ait pris soi plein développement en Epire. Auss ne l'aut-il pas trop s'alarmer à propo: d'incidents comme celui de la prise de Colonia par les Epirotes. Malgré l'émo tion qu'ils doivent naturellement provo quer à Durazzo, ils ne détourneront pa: le- gouvernement albanais du devoir po litique qui lui incombe en facilitant uni rapide solution pacifique de la questioi épirote. Les efforts de l'A. B. C. pour faire aboutir avec toute la rapidité désirabli la médiation entre les Etats-Unis et li Mexique ne donnent pas jusqu'ici ton: les résultats qu'on en attendait. Le; cabinets de Washington et de Mexici ont bien consenti à arrêter de part, e d'autre les opérations militaires pendan la durée des négociations, mais la ques tion d'un arrangement proprement di n'a pas fait un pas. La raison en est for simple : on conçoit la médiation de fa çon très différente à Washington et i Mexico. M. Wilson veut qu'elle port' sur tout le problème mexicain, c'est à-dire sur le conflit entre constitutionna listes et fédéraux comme sur l'interven tion américaine à la Vera-Gruz; le gé néral Huerta, au contraire, veut limite la médiation au seul incident qui a surg entre le Mexique et les Etats-Unis i Tampico, lors xlu débarquement des ma rins américains. En aucun cas, il n veut, que les constitulionnalistes inter viennent directement ou indireetemen 1 dans les négociations. Il est bien diffi : cile, dans ces conditions, que l'on abou ! tisse rapidement. La situation se complique d'ailleur ■ à Mexico même par une crise ministé 1 rielle dont les causes sont encore ma ■ définies. AL de Rajas, ministre des al i faires étrangères, et le ministre de l'in i térieur ont démissionné parce que 1 : président Huerta n'aurait, pas voulu s ; rallier à leur suggestion d'envoyer un i mission à Washington pour arrange directement les affaires avec les Etats Unis. La retraite de M. de Rajas, qv s'est toujours efforcé d'exercer une ir ■ fluence conciliatrice, est, hautement re . grettable à l'heure actuelle. Le Mexique et les Etats-Uni! L ARMISTICE î Washington, samedi, 2 mai. t Une dépêche de Mexico annonce que ] • gouvernement a ordonné la suspension de ■ hostilités durant la médiation. Un armi; • tiçe aurait été conclu par les représentant ■ des Etats-Unis, des fédéraux et des Ii î surgés. (a) 1 A MEXICO • Londres, vendredi, 1er mai. 1 Une dépêche de Mexico annonce que J chef rebelle Zapata aurait fait cause con m une avec les fédéraux. Il est actuellf ment ù Mexico avec 3,000 partisans bie équipés. (a) ^ Arrivée de réfugiés Le consul des Etats-Unis à la Yera-Cri e apprend que 1,500 étrangers, Américair pour La plupart, sont arrivés de l'intériei l à Mexico. Il a demandé à l'amiral angia; \ et au ministre du Brésil de s'employe r pour obtenir le rétablissement, des comnn { nications par chemin de fer avec la Yen Crue afin de. faciliter l'évacuation de c-f S étrangers vers : i côte. (a) ° A TAMPICO e L'exploitation des pétroles Washington, vendredi, 1" mai. r ljes agents des constitutionnalistes ', Washington ont demandé télégraphique i- ment, aux commandants de leurs troupe S à Tampico de faire leur possible pour pr- téger l'exploitation - eles pétfol&s. e Le consul des Etats-Unis à Tampico !- ouvert le consulat. Le général Garahoî S lui a promis protection. (a) e ^ Les rebelles seraient maîtres de la vil: e On mande de la V'era-Cruz au « Dail 3 Express » : Selon un rapport digne de foi reçu t s Tampico, les rebelles se sont emparés e la ville hier matin (a) Les fédéraux évacuent Saltillo El Paso, samedi, ,2 mai. . Les f'déraux ont évacué Saltillo le g avril, se retirant sur Lan-Luiz Poîosi. (a) Crise ministérielle Mexico, samedi, 2 mai. ; M. Rojas, ministre des affaires élram rte, et M. Ruiz, scms-secré-taire d'Etat a ,î affaires étrangères, ont démissionné, il motif de leur démission n'est pas enct j. officiellement araioncé.Le cabinet avait ; i. jeté la proposition de M- Rojas d'envoy j} une commission à Washington et d'ess-av i de faire la paix. L'attitude de l'Argentine i. Buenos-Ayres, samedi, 2 mai. 3. M. I,ouis-Marie Ùrago vient d'adress il iu linistre des affaires étrangères u. s- lettre dans laquelle il le félicite du succ ——— HiUition de l'offre de médiation de l'A. B. C-, quo consacre la personnalité de la République Argentine ainsi que son droit d'intervejiii dans les questions d'intérêt universel et fixe les bases d'une politique d'entente, qui sera féconde pour les républiques sud-américaines. , (&) taveîles de l'Étranger ALBANIE EN EPÏRE' Prise de Kolonia Durazzo, vendrdi, 1er mai D'après des télégrammes parvenus au gouvernement, Kolunia durait été pris par les epirotes rebelles,qui disposent de nombreux canons et mitrailleuses." La gendar-1 merie étant partie de Kolonia pour se rendre à, Koritza dans le ' but de renforcer lt garniison, Kàolionia n'avait qu'une petiibe garnison n'a pu résister à l'assaut. Des télégrammes parvenus dans l'après midi au siège du commandant de la gendarmerie annoncent que les rebelles, après avoir pris Kolonia,' auraient assassiné des ! femmes et des enfants et mis le feu à ^ . ville. On dit que les rebelles continuer^ leur marche en avant. I La nouvelle a produit ici une vive ag.ita . tion.' Des cortèges ont parcouru les rues de la ville en signe. de protestation. Des discours patriotiques ont été prononcés ^ dans lesquels on a protesté violemmen ' contre ces événements. Des cris ont étt proférés'contre la Grèce. On annonce poui demain un grand meeting de protestatior contre la cruauté exercée sur les Albanais i- (a i ANGLETERRE 1 L'escadre de la Méditerranée ; Malte, samedi, 2 mai. ^ L'escadre anglaise de la Méditerranée I sous le commandement de l'amiral Ber kley Mime, est partie ce matin pour l'A driatique. Elle se divisera en deux parties dont l'une visitera les ports italiens et l'au tre les ports autrichiens. L'escadre autri chienne rendra cette visite le 22 mai. (a) ! AUTRiCHE-HONGRiE La santé de François-Joseph Vienne,. samedi, 2 *iai. Au sujet de l'état dé santé de TEmpe 0 reur, on annonce officiellement que le re r pos de la nuit a été troublé de temps t '■ autre. Vétat général est absolument satis faisant. (a) ARGENTINE — M Marcelin .viugarte a été élu gouver ç neur de la provinoe de Buenos-Ayres. I a prêté serment et a assumé ensuite le pou voir. (a) ETATS-UNIS J Les grèves dans le Colorado Washington, vendredi, 1er mai. Les grévistes, qui se sont emparés d< Walsemburg, ont consenti à rendre leur: armes. La situation reste cependant très délica e te dans cette partie du- Colorado. s Le rétablissement de l'ordre est en pro grès à Trinidad. et à Cambon-City; toute s fois le commandant des troupes fédérale demande des renforts pour Trinidad. (a) ROUMANIE Le mariage du Diadoque Bukaresl, vendredi,- 1er mai. L' n Universal » publie un interview n M. Venizelos, qui a dit, au sujet du pi'oje de mariage du diadoque. avec la princess Elisabeth de Roumanie : « Ce mariage es ardemment, désiré par le peuple grec, qv z prouve par là qu'il veut, rendre encore plu s étroits ses liens d'amitié avec le peupl r roumain. Je ne puis en dire davantage s car la question fut l'objet- de pourparler r directs entre les deux soiivérains. » (a) RUSSIE s Crédits pour les chemins de îer Saint-Pétersbourg, vendredi, 1er mai. Le ministre des voies et communication a déposé au conseil des ministres une de mande de crédits supplémentaires d 16 millions de roubles pour l'achèvemer ù des travaux des sections, centrales du che min de fer de l'Amour, et une seconde de 3 mande ele crédits complémentaires d 3 millions de roubles pour l'exécution d travaux de complément, non prévus dan a le projet pour cette même partie de 1 a ligne. (a) SAINT-DOMINGUE ie La révolte y Washington, samedi, 2 mal. i>es radio télégrammes de la canonnièr e « l etrel » annoncent que depuis une sema le ne Les révolutionnaires ont repris une v gourëuse attaque contre Puerto Plata, dan la République Dominicaine" Le go-uvernei <:ït le e^ommandant de la forteresse soutiei neat la lutte contre le président Borda: ■' Celui-ci se trouve dans une situation crit que». Sa ligne de retraite vers San Dieg aurait été coupée et il tente de se sauvt par la mer. Une canonnière a bombardé' 1 ville. Lé consul britannique aurait été gri« ;C' vement blessé par un obus, qui a détru ■1X sa maison. Les résidents français ont er ^c' Vv. ;é un appel à Paris pour demander qu'o re issure leur protection. Le consul des Etat. ,0" Unis dit que les étrangers sont Sains < er aufs. (< TURQUIE — La Porte et l'ambassade d'Allemagn échangeront une note au sujet de la pre longation d'une année de la ©m en lin ommerciale qui vient à échéance le " le in prochain. (a) ès, au maiin 1 Lettre (tes Pays-Bas (De notre correspondant.) La présidence de la Première Chambre. — L'entente entre les socialistes et les libéraux.LA HAYE, avril. La mort du baron Schinimeipenninck van cier Uye, qui, depuis plusieurs années, a rempli, a ia saiisiuctaou de tous les partis (M. bchimnielptiininck appartenait au parti chrélien-nistoriqu-e), avec la plus grande impartialité, les tondions de président de la Première-Chambre des Klats-Uénéraux, a donné lieu à une polémique dans plusieurs journaux sur la question de savoir qui sera son successeur.Ha place sera occupée temporairement par le doyen d'âge, e'est-a-dire le D' ■ Kuyper, élu aux dernières élections membre de la Première-Chambre. Tandis que, pour la Seconde-Chambre, le président est nommé par la Reine sur une liste- de trois caneliuats, dressée par la Chambre,, le président, de la Première-Chambre est nommé directement par la ■ Reine pour la durée d'une session. Ici le gouvernement se heurte à une difficulté politique assez embarrassante. A la têt-e de la liste de la Seconde-Chambre se trouve toujours le nom d'un mem-1 bre de la majorité, dont la nomination . comme président est toujours certaine. Dans le même ordre d'idées il est. aussi ;. assez naturel que soit, appelé à la présidence de la Première-Chambre un membre de la majorité de cette Chambre. Or, nous vivons sous un cabinet libéral ! et la grande majorité de la Première-Chambre est libérale. La Chambre compte trente et un membres de la droite et dix-neuf de la gauche, répartis comme suit : dix-huit catholiques, neul antirévolutionnaires (parti lvuyper); quatre chrétiens-historiques (parti de Sa-vornin-Lohman); quinze libéraux; deux libéraux-démocratiques, et deux socialistes. Ainsi de la droite, les catholiques forment, la plus grande majorité, et il n'est nullement étonnant que, du côté de la presse catholique, on insiste sur la nomination d'un catholique comme président de la Chambre. Le gouvernement fera-t-il eu ce sens une proposition à ta Heine ? 11 est probable que satisfaction sera t donnée, au plus fort, groupe de la droite dont, du reste, le gouvernement n'a pa; eu, jusqu'à présent, à se plaindre. La question des ententes et alliances - politiques est à l'ordre du jour. i Grâce à l'appui tacite ou réel qui leui - fut donné aux dernières éjections gêné raies, le parti socialiste a pu renforcei le nombre de ses amis à la Seconde Chambre d'une dizaine. Cette victoire acquise, on essaye de renforcer également l'élément socialiste à la Première- , Chambre, où l'on a réussi à faire en j trer pour la première fois deux socialistes.Lors du dernier congrès socialiste, ai commencement de ce. mois, la questior de l'action électorale fut discutée. •Partant du point de vue que le gou-5 vernement, pour ses propositions élec torales, dans l'esprit du programme de la concentration (les différents groupe: libéraux), a droit à l'appui de la frac tion socialiste de la Chambre, et et égard à la possibilité que la majorité di la droite de la Première-Chambre, et et s posera à la, réalisation des réformes 1 électorales, — le comité central du part - avait proposé une résolution selon la 1 quelle, si la nécessité s'en faisait sentir ' lors des discussions aux Etats-Généraux 5 toute l'armée (socialiste) électorale sen 3 mobilisée pour faire entendre, dë la ma 1 nière la plus énergique, 1er, elésirs de 1: 3 classe ouvrière. Mais comment y arriver d'une ma nière pratique ? On sait que les membre de la Première-Chambre sont, élus pa les Etats provinciaux. Eh bien, on veu faire servir les élections pour les Etat: s provinciaux, surtout dans les province: - de la Zeelande, la Hollande méridionale e la Gueldre et l'Overyssel, pour arrive t au but : affaiblir la majorité de la droite - Et, pour cela, on n'hésitera pas di - coopérer avec les libéraux et, si les libé e raux y veulent bien consentir, on s'ar e rangera sur la conclusion d'une « en s tente ». a A une forte majorité la résolution fu adoptée. Reste à savoir si l'entente fu turft sern line enf.pnlp cordiale. CTO A Mrc e o b ^ i- s Notes du Jour r (De notre correspondait.) u Je n'ai jamais bien compris pourquo ., les gouvernements qui se sont succédé a uepuis vingt-cinq ans ont essayé d'em b. pêcher les maniiestations socialistes di i! Premier-Mai. 11 fut un temps qui s'éloi i. gne où on organisait la résistance ai n niée, on mobilisait de» régiments entier j. et Paris prenait un laux air de ville ei >t état de siège. Il s'ensuivait des bagai ,) res, des coups donnés et reçus. On a re noncé à cetie. méthode déplorable et oi a joliment bien lait. Les ouvriers doi 1 vent avoir le droit de manifester ai 1 jour qu'ils ont choisi et, à la conditioi de ne pas obliger les camarades qui veu lent demeuref à l'atelier à chômer mal gié eux, ils doivent pouvoir se repose à leur manière soit en assistant à de: meetings, soit en parcourant la campagne, en chantant des chansons d'espérance prolétarienne ou de foi révolution, naire. Se reposer, parler, vitupérer, revendiquer, chanter et rire sont un droil qu'il laut être bien obtus pour essayei u'arrêter ou d'amoindrir. Les compagnons, dans leur chant annuel, proclament : C'est pourquoi d'un cœur sûr et gai Comme une fête de l'Histoire, Nous chantons, notre Premier-Mai : Notre union, c'est la Victoire ! Eli bien, chantez, messieurs, à votre aise. 11 serait- désirable que toutes les manifesitatioiis politiques, quelles qu el les soient, se traduisissent en reirains Si on avait un désir a exprimer, c es que cette maniéré de protester contre une société qui leur déplaît et qu ils rêvent toute autre ne revête pas la forint méchante- et provocante que certains révolutionnaires lui uonneiu; mais cec ne regarde personne, pourvu que le: manifestants ne troublent ni l'ordre de la rue, ni la liberté des voisins. L; C. G. T. a fait afficher que cette journée de chômage devait être une « inani festation de haine c-onlre les dirigeant: de partout, auteurs responsables de: crimes commis en tous temps et dan: tous les pays contre la classe ouvrière » Ce sont là des paroles blâmables e dangereuses; pourquoi au lieu de parle: de haines ne pas parler de sentiments de fraternité et d'amour entre tous le: hommes, les plus forts aidant les plu: faibles, les plus heureux tendant i: main à ceux qui sont les moins fortu nés ? C'était la manière dont l'auteu du « Socialisme intégral », mon viei ami Benoit Malon, entendait cette gran diose manifestation universelle du Pre mier-Mai. Il l'a écrit dans des pages élo quentes. Mais Benoit- Malon ne serai pas aujourd'hui vu d'un œil favorabl par les directeurs tyranniques de cett C. G. T. dont le rôle aurait pu être s beau et si utile à la fois et cjui a préfér attiser les. passions des travailleurs con Ire les patrons au lieu d'inviter les un et les autres au nécessaire effort com mun pour diminuer les haines, apaise les rancunes et augmenter la solidarit fraternelle qui doit inspirer tous le hommes quels qu'ils soient. Cette année, le gouvernement avai permis à tous ses ouvriers employé dans les ateliers ou'les chantiers de l'Eté de chômer à leur aise et de prendr part aux manifestations sociales du Pre mier-Mai. si le cœur leur en disait. Oi a blâmé le cabinet de cette initiative Pourquoi ? L'Etat n'est qu'un patron, oc c-upant un nombre d'ouvriers plu grand que les autres, il agit sa'gemen en respectant, cette liberté de manifes ter et, somme toute, il n'a pas eu à s e: plaindre, puisque tout s'est passé ave un calme relatif et sans véritables désoi dres. La liberté est- encore la meilleure ma nière de gouverner, c'est même 1 seule pour les hommes intelligents. J.-B. ♦ LES EALLOTTAGES Réunion orageuse La fédération radicale de la Seine ■ réunie vendredi soir pour examiner les <S< [ cisions à prendre en vue du scrutin -e l.-i ! lottage. ' La réunion a eu lieu dans le plus gran tumulte. Toutefois, malgré les contestai; i. J qui se sont élevées, la fédération a appr-ii ! vé un certain nombre de désistements d ! candidats radicaux en faveur de | unifiés plus favorisés. La réunion s'est terminée à minuit et ''e mi, plus violente encore qu'elle n'avait con 1 mencé, et à la sortie des invectives, et m( 1 me des coups furent échangés entre le 1 membres de la fédération. (a, i M. Caillaux envoie des témoins à son concurrent ! M. Joseph Caillaux a adressé à M. d'Ai t lières, qui a été son concurrent aux éle< , tions de Mamers, deux témoins, MM. ! ! général Dalste.in et Cecoaldi. M. Caillau 3 reproche à M. el'Aiilières d'avoir, dans un ; affiche, insulté les électeurs de Marner: en disant, que ses propres électeurs s'e taiant refusés de se faire les complict d'un crime et de se solidariser avec u mimsire conipruuns un v-v îiirrTrMMBMMB—a m [ LETTRE DU NORD (De noire correspondant.) Les Salon des Artistes Lillois. — Les r formes dans la voirie privée et l'initiatn des municipalités. LILLE, avril. Avril ne met pas du vert qu'aux cri qu-elures des bourgeons ; il en met ei core aux toiles des peintres, pêle-mê: avec des bleus sales et des orangés tre i vifs. Tout cela lait des tableaux triste s qu'ils groupent à Lille dans diverse - salies installées au Palais Hameau i i qui sont notre « salon » annuel. San - doute, d'excellents efforts et quelque - talents-incontestables se sont mariife: = lés cette année encore, mais la décadei i ce de ce Salon de Lille éclate avec tro - d'évidence pour qu'on cherche à la di: - simuler. i 11 se compose de près de six cenl . œuvres, ce qui est très suffisant, numt i riquement parlant, mais l'oblige, pa i contre, à présenter des ébauches et de - essais d'une inexpérience puérile et re - jouissante. Nous ne possédons pas cl cubistes, pas de futuristes; aucune furi ? cinétique n'affole les lignes, tes cor tours ou les couleurs. Mais, parmi les exposants, que d'écoliers de tout âge et de tout poil, totalement ignorants de tout ce qui est ligne ou couleur! Je ne parle pas d'expression, parce qu'il ne faut pas trop elemander à la fois, et que peindre pour traduire un sentiment ou une pensée n'est pas un idéal à la portée de beaucoup d'entre eux... Ils peignent parce qu'il est amusant de vider des tubes sur une. palette et d'en reporter ensuite le contenu sur des toiles au moyen de brosses. Ou bien ils font de l'aquarelle, allant de prime abord vers les plus rudes difficultés techniques. Mais est-ce que cela importe ? « La peinture à l'eau, dit le refrain, c'est bien plus facile... » Les malheureux l'ont cru. De même certains se sont -improvisés luminoristes et ont exhibé de la caricature, supputant que celle-ci dissimulerait, leur ignorance du dessin I Dès lors que les artistes lillois, en vue de «faire nombre», ont livré Kaccès de leur Salon à tous ces incompréhensifs, il ne faut pas s'étonner que les œuvres de mérite s'y noient dans une marée chaotique et qui donne la nausée au visiteur de bon sens. Mieux eût valu, cent fois, ne convier le public qu'à la contemplation de vingt toiles honnêtes. L'impression eût été favorable. Les bons artistes, que je ne nomme pas pour ne pas froisser les autres, pensent tout ce que je viens d'écrire. Mais quant à donner l'an prochain le coup de balai nécessaire, ils n'oseront jamais. Ausri le Salon de Lille, tout comme ceux de la capitale, est-il destiné à s'ae-croilre quantitativement jusqu'à l'infini I Désormais, nous sommes en route pour 1 le colossal. Que dévient- l'Art dans tout - ceci ?... Un phénomène à noter, c'est, la pré- - sence, parmi six cents toiles, d'un seul t nu. .Naguère, c'est l'étude opiniâtre du nu qui donnait la maîtrise du dessin, du ■ modelé, de la couleur et de la pâle. N'en f serait-il plus de même, du moins à Lille? - Des tableaux de genre, quelques natu- - res-mortes, des portraits sans fougue et 3 des paysages, beaucoup de paysages, - telle est la production de nos artistes. [' J'oubliais les « (leurs », œuvres spéciale--' ment féminines et que leurs auteurs ont 3 réalisées, en général, avec une vision assez exacte. ' Par contre, le second phénomène, que 3 je voudrais souligner, avant d'en finir t avec la peinture lilloise actuelle, c'est la 2 iaus&ëte et le convenu des tons. Nos ar-" listes sont emprisonnés dans ceriaine3 1 gammes apprises et desquelles il semble ■ qu'ils ne puissent s'évader. Rares sont " ceux qui ont un coloris personnel, je. i veux dire personnellement « repris » à 1 la nature. Presque tous font dé mauvais métier parce que presque tous man-J qu-ent de l'audace nécessaire pour créer " une facture et une tonalité conformes à " leur tempérament et à leur vision. Ce sont des «élèves» qui s'obstinent, qui s'appliquent soigneusement à demeurer 1 tels. Que n'oublient-ils leurs toiles sur les c1' :valets des académies ! *** , Un des problèmes qui se posent pour les grandes villes en perpétuel accrois-| sement, telles que Lille, est celui de la voirie privée. ^ Non seulement ces villes font percer dans les vieux quartiers malsains des voies nouvelles, qu'elles aménagent se-e Ion les exigences de l'hygiène et de la, salubrité, mais encore elles voient les propriétaires de terrains urbains, non encore bâlis ou transformés, ouvrir eux-t mêmes des rues privées. Juseiu'à prê-sl dans l'agglomération lilloise, v, ' compris la banlieue, ces rues étaient laissées dans un état qui ferait envier les «pistes» sommaires du Maroc. Les propriétaires ont créé, une chaussée parce qu'il en fallait une, mais ils ont négligé de la paver ou de l'entretenir. Souvent des artères ont des trottoirs inachevés, des chaussées défoncées où les eaux croupissent; certaines même e n'ont pas d'aqueducs. Comme il faut x bien se; loger quelque part, les maisons e riveraines de ces cloaques finissent par, '' trouver locataire. Mais rien ne proté-geait les , malheureux habitants contre ® l'état de choses signalé plus haut. Heureusement, une nouvelle loi, succédant à celle de 1902, et aussi inconnue ? malgré son utilité, â permis aux villes d'intervenir désormais de façon efficace. Cette loi soumet, en principe, les voies privées à toutes les règles générales imposées aux voies publiques : pavage, aqueducs, etc. Elle oblige les propriétaires à se constituer en syndicat et, si ceux-ci n'obéissent pas à l'injonction e administrative signifiée préalablement, le président du tribunal civil, requis par le maire ou le préfet, désigne un syndic l- chargé des travaux, sur devis approuvé i- par le conseil de préfecture. La ville de e Lille vient de recourir à cette procédure p pour vaincre les résistances et la parci-s monie de certains propriétaires de voies :s privées. :l Dès que ceux-ci en connaîtront les ef-s lots, ils feront spontanément ce qu'exige s d'eux la législation nouvelle. Mais si, ;- désormais, les rues privées défoncées i- vont disparaître de Lille, il n'en sera pas p de même pour la banlieue, une des plus >- désolées et des plus lépreuses qui se puissent voir. M.me dans ses recoins s verts et agrestes, marais que leur humi-s- dité ne préserve plus du « lotissement », r elle offre le spectacle de rues où nulle s voiture ne peut s'enfoncer avec espoir :- ù. retour. Les habitants sont ravitaillés e en denrées lourdes, charbon, bière, etc., e par de solides porteurs. Au milieu des voies ferrées, où strident les rapides,

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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