L'indépendance belge

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s.n. 1915, 05 Mai. L'indépendance belge. Accès à 22 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/qb9v11wp8f/
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86ême année No. 105 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY, BELGE. CONTINENT s 15 CENTIMES ADMINISTRATION ET BEDACTION: ' rtJDOR HOUSE. TODOK ST., LONDON. B.C. "• PLACE »E LA BOUBSE. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: { Hs.75 LONDRES, MERCREDI 5 MAI 1915. I I f 3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) ORNEMENTS: - 6 MOIS, 17 SHILLINGS. ( CONSERVATION PAR LE PROGRES. <-1 AN 3e SHILLINGS. > SOMMAIRE. LA SITUATION : Les combats autour d'Ypres.—La situation en Galicie.—Progrès dans les Dardanelles.—Défaite turque en Perse,—Les décisions de l'Italie.—Les pirates coulent trois chalutiers anglais. Blasphèmes.—Dwar Hagen. Pour la liberté.—Camille Roussel. Lettre du Vatican. Pourquoi nons aimons la France. — Jean Ban-. Billet Parisien.—Jean-Bernard. Faits menus et menus propos.—Bob. LA SITUATION. Mercredi, midi. S'il faut en croire les informations qn nous arrivent par voie hollandaise, leu Allemands n'ont nullement abandon» l'espoir de forcer les lignes des Alliés en t-re Ypres et l'Yser, où ils ont massé un< artillerie extrêmement paissante et qu tire presque sans interruption. L'artillerie belge a beau démoKr, at fur et à mesure qu'ils sont achevés, le pontons allemands qui doivent lui per mettre de passer la rivière, l'ennemi m se lasse pas de les reconstruire. Quelques-unes des batteries lourdes al Iemandes sont disséminées dans les envi rons de Merkem, d'où elles continuen de bombarder Poperinghe et les envi rons. D'autre part, on signale l'arrivé d'importants contingents de cavalerie al lemande, ce qui semble indiquer qui l'ennemi s'attend, pour bientôt-, à de combats sur terrain découvert. Mais l'armée belge défend avec uni énergie farouche la dernière parcelle di terre préservée de la souillure teutonne car elle sait que le brutal envahisseur veu s'emparer de ce dernier lambeau du ter ritoire national. Nous sommes convaincus pour notri part que notre héroïque armée se laisser; plutôt tuer jusqu'au dernier homme qui de laisser pareille catastrophe s'accomplir Car il faut le dire bien haut, l'espri qui anime nos troupes est, malgré le fatigues d'une campagne d'hiver parti culièrement pénible, le même qu'au dé but de la guerre. Nous savons par le lettres individuelles qui nous arriven! du front que nos vaillants enfants se son battus avec héroïsme ces jours dei nier aux côtés de leurs non moins vaillant frères d'armes français et anglais. Pen dant plusieurs nuits consécutives, nos troupes durent repousser sïtaquss su! attaques, jusqu'à sept en une nuit, e nulle part l'ennemi n'est parvena à en tamer nos lignes. Mais voilà, dans cette giganfcesqui tourmente, les actions isolées disparais sent et les Belges n'ont même pas 1; satisfaction, comme c'est le cas pour le Français et les Anglais, d'étancher—i la lecture du récit d'un témoin oculain autorisé—leur soif de détails sur la fa çon dont meurent nos héros. C'est là uni lacune qu'il doit être facile de comble et que nous nous faisons un devoi de signaler en passant, d'autant plu; que la publication de récits de batailL plus. circonstanciés, influence très favo rablement—on a fait la constatation ei Grande-Bretagne—le recrutement. Les lignes britanniques dans la régioj d'Ypres, désorganisées lors de I'avanci traîtreuse des Teutons grâce à l'emplo des gaz asphyxiants, viennent d'être i " réajustées," comme l'annonce le gé-5 néral French. i La ligne rectifiée passe maintenant à ■ l'ouest de Zonnebeke, que les Allemands ! se sont empressés d'occuper, de même i que Zevenkote, Westhock, et les bois de Polygoneveld et Nonnebosschen, aban-1 donnés par les Anglais pour les raisons 3 tactiques susdites. Le bulletin de Berlin fait naturelle-3 ment grand état de cette évacuation, qu'il transforme en une victoire allemande.En revanche, il omet de parler de l'é-i chec d'une attaque allemande livrée près de Steenstraate, sur le canal de l'Yser— où l'ennemi tient toujours une tête de pont—et qui, malgré l'utilisation de gaz asphyxiants, dont les Allemands semblent vouloir généraliser l'emploi, a été repoussée avec des pertes immenses. Les Français ont compté là plus de deus mille Allemands tués ou mortellement blessés. Il n'est toujours pas possible de se rendre exactement compte de ce qui se passe dans la Galicie-Occidentale. Le bulletin russe ne confirme en rien la "grande victoire" que les bulletins de Vienne et de Berlin proclament. Vienne affirme que tout le front russe depuis les bouches du Dunajetz jusqu'aux Carpathes, a cédé, que les Austro-Allemands continuent d'avancer vers l'est, et que le chiffre des Russes faits prisonniers atteint maintenant 30,000. De plus, 22 canons et 64 mitrailleuses seraient aux mains des Austro-Alle-u mands ! Or, le bulletin de Pétrograd qui 3 nous arrive en dernière heure se borne à 3 constater que l'ennemi est parvenu sui - la rive droite du Dunajetz, mais que son 1 mouvement en avant y a été arrêté. Poui • juger à leur juste valeur les commun! b qués austro-allemands, il ne faut pas - perdre de vue que les deux Puissance: centrales ont besoin de proclamer une > victoire sur l'un ou l'autre front afin - d'exercer une pression sur les décisions 1 si redoutées de l'Italie. 3 A Pétrograd on n'attache toujours 1 qu'une importance secondaire au raid » allemand dans les provinces baltiques. - On y est convaincu que les envahisseurs, 5 à moins de pouvoir s'embarquer à bord r de navires allemands, ne reverront ja-r mais la frontière prussienne, et qu'en > tout état de cause cette diversion n'em-3 péchera pas l'avance des Russes vers les - Lacs Masuriens. 1 Dans les Dardanelles, les Alliés, après avoir repoussé une série d'attaques tur-1 ques, très violentes et très sanglantes, ont î pris l'offensive et font des progrès satis-i faisants dans la direction de Gallipoli. BLASPHÈMES. La guerre, creuset d'idées ?... Allons donc ! La guerre, mangeuse de cerveaux, faucheuse de générations en bloc,—-la foule et les quelques génies dont manquera demain... Pallas Atbense, cette pétroleuse k la voix rauque appelant au meurtre, à l'incendie ?... Allons donc ! Et après, après le ?ang, les ruines, que devrons-nous à cette saleté que nous ne pourrions avoir au centuple, sans elle ? Que pourrons-nous trouver dans notre creuset, qui ne soit le résidu décevant des vieilles al-chimies triturant, au hasard des recettes des choses innommables ?... Ah ! si jamais procédé de créer l'Idée se montra plus effroyablement empirique c'est bien celui qui exige, au préalable, le sacrifice de "ces milliers d'intelligences," de cette so'idarité mondiale," de cette "communion de savants et génies de toutes races,'' toutes ces choses "nécessaires à l'élaboration du progrè . Et ce procédé, on ne nous dit pas que c est le seul bon, mais on nous permet de le croire, ht alors, c'est, sans espoir, >e retour périodique et certain des ffuerres, nécessaires au progrès social et marquant chacune de ses étapes d'un holocauste expiatoire... Autant croire en l>aal-œil-de-Dieu et lui enfourner dans le ventre en feu des petits enfants en pleurs. Mais qu'on se rassure, ces idées >laïcs, dont on attend la floraison du sang et de la pourriture, elles ne devront rien à la guerre. Des hommes de génie n'ont pas attendu le cliquetis des armes et le bruit du canon pour introduire dans l'étude du " domaine spirituel " — ou mieux de La nature morale, comme ils disent—l'objectivité des sciences de la nature physique. Sans doute, ils n'ont pas avancé à pas de géant, tout étant fait pour leur résister : la complexité des faits à observer, les méthodes à créer, les préjugés religieux et sociaux à heurter; mais tout de même un livre comme " La morale et la science des mœurs " de Lévy-Bruhl, date de quelque douze ans. Et on v trouve des choses comme celles-ci* : La nature morale est régie par des lois naturelles, comme la nature physique, connaissables par l'investigation scientifique ordinaire ; les " faits " sociaux constituent des données" (au lieu d'être des "conséquences des systèmes, philosophiques ou religieux) ; l'étude rationnelle de ces données et la traduction scientifique de ces lois conduira à l'établissement d'une " science des mœurs," dont la morale, la politiquà, etc.... ne seront que des " techniques " d'application. Nous n'en sommes pas là, naturellement; mais c'est énorme d'avoir posé correctement le problème, d'être parvenu à s'évader de l'ornière traditionnelle de * Nous citons de mémoue et à plusieurs années do distance la philosophie métaphysique. Tout esprit scientifique qui lira le livre de Lévy-Brûhl en ressentira une impression d'aise étonnante, qui tient à ce qu'on lui parle enfin des choses impondérables dans une atmosphère qui lui est familière. Cette attitude scientiste, qui compte ses principaux défenseurs en France, a d'ailleurs répugné à la pensée anglo-saxonne. Et c'est ici qu'a pris naissance le second grand courant de la philosophie contemporaine, 1e pragmatisme, que l'on peut considérer comme la dernière tentative, et la plus habile, et la plus puissante, de concilier la vérité scientifique et le sentiment religieux. Il a suffi à des savants indiscutés comme W. James d'admettre l'excellence des moyens scientifiques pour les réalisations matérielles, ce que le progrès technique énorme d'un demi-siècle ne permettait plus de contester ; mais de borner là la compétence de la science, et de placer au-dessus d'elle d'autres moyens d'investigation procédant des profondeurs du sentiment et dès lors échappant à toute controverse efficace. Ce n'est plus l'objectivité d'une méthode, permettant à chacun de retrouver les résultats une ("ois acquis, qui en fait la valeur, mais la réussite; en d'autres termes tous les moyens sont d'égale valeur, qui amènent la réussite, ce qui permet de prêter à n'importe quelle élûcubration heureuse l'autorité de la science. Maintenant, peut-on reprocher à l'homme d'avoir jusqu'ici mal-partagé son activité, de l'avoir mise exclusivement au service exigeant des nécessités matérielles de la vie, en laissant à l'empirisme tout le reste de son organisation sociale? Doit -on, surtout, laisser supposer que la guerre réparera une erreur, qu'elle sera l'occasion d'un progrès, plus décisif que tous ceux acquis auparavant? Non, mille fois non. Si l'on place par ordre historique les différentes sciences, depuis l'astronomie et la géométrie, les plus anciennes, jusqu'aux plus récentes, celles qui traitent de la vie psychologique et de la vie sociale, cet ordre est aussi celui du simple au compliqué. L'esprit humain est allé d'abord à l'objet simple, aux propriétés apparentes aux organes des' sens. Et peu à peu, accumulant les richesses d'une exp<®ence sans cesse renouvelée, qui fortifient sa puissance, son habileté, son audace, il s'attaque aux pires complexités. Ce qu'il n'a pas fait hier, n'en doutons pas, il le fera demain. Et la guerre n'a rien à y voir. Car la recherche patiente- et critique de l'esprit se suffit à elle-même : l'univers total — sans ZAne réservée:— dès maintenant lui appartient. Quoique le "scientisme " ne représente encore qu'une minorité, c'est lui que nous créditons des progrès sociaux futurs. Le jalon qu'il a posé avant la guerre est solide : i! marque une route sûre pour la conquête du dernier domaine qui reste à la science à conquérir, le monde moral, d'où découlèrent des règles rationnelles d'organisation sociale. Et loin de rien devoir à la guerre,, celle-ci aura éloigné, si pas compromis, des victoires certaines. La guerre n'a que faire des idées. La guerre est une maladie, et c'est l'organismse sain qui pense, travaille, et élabore. DWAR HAGEN, Ingénieur A. I. Lg. POUR LA LIBERTÉ Mercredi. — Les Allemands crient qu'ils remportent de grandes victoires : ils veulent influencer les neutres... Leur avance vers Ypres est peu de chose; les AKié's avaient fait mieux, h Neuve-Chapelle, et ils n'avaient pas employé, eux, ie moyen criminel des gaz asphyxiants... Mais jamais 'a lutte que nos soldats supportent pour défendre la liberté ne s'est accomplie dans une lumière plus grande qu'aujourd'hui, quant aux vérités essentielles qui doivent guider les hommes de bonne foi. Voyez la révolte des soldats indigènes de Syrte (Tripolitaioe) contre les Italiens. Voyez l'attitude de l'Italie... Voyez l'attitude des socialistes allemands...Les troupes indigènes de Syrte se sont révoltées contre leurs maîtres. Pourquoi? Il est inutile d'insister pour le moment. Et ils se révoltent au moment précisément où l'Italie, ne prenant pas parti nettement pour les Alliés, qui représentent ses aspirations, pourtant, discute avec l'Autriche pour s'efforcer de devenir maîtresse, sur l'Adriatique, par exemple, de populations slaves... N'y a-t-il pas là, dans 3a révolte, d'une part, et la volonté des partis réactionnaires en Italie, comme une grande leçon de choses que la masse de la population italienne devrait retenir, pour toujours? Le comte Tisza, ce réactionnaire, mauvais conseiller de François-Joseph, et qui, avant d'essayer de tuer la liberté par le canon, essaya de la tuer par l'intrigue, en mettant un bâillon au parlementarisme, a l'intention de mettre l'Italie, dit-on aujourd'hui, en demeure de se déclarer pour ou contre les Puissances centrales... Il suffira, espérons-le, que ce soit le comte Tisza qui dise cela pour que l'Italie comprenne : leçon nouvelle ajoutée à celle dont nous parlions plus haut. C'est toujours la question de ta Liberté en danger qui apparaît derrière les actes de la réaction. La liberté en danger ! Ne voit-on pas l'effort formidable de toutes les réactions fait pour détruire la liberté des peuples? Ces réactions se liguent par tout dans le but de profiter de la guerre pour opposer la force- aux principes de libre discussion. On le savait : la guerre actuelle devait être la bataille ent-e les grandes Puissances réactionnaires et les grandes Puissances libertaires en Europe. On ne pouvait prévoir que dans certarns pays, neutres ou non, les forces militaires, rei ,ieusés, financières se ligueraient, partout, pour atteindre, en haine de la la liberté, les intérêts les plus sacrés... Cette traîtrise figure parmi les grands crimes de l'époque actuelle... Ces forces parviennent à aveugler tant d'intelligences ! L'exemple à donner, 1!'exemple le plus frappant, c'est celui qui résulte des paroles prononcées par tes socialistes allemands, avant la séance du Rcichstag au cours de laquelle fut voté .le budget de la guerre... Sur la question du vote, sur la question de la collaboration des socialistes avec . le gouvernement, sur celle du blâme à adresser à Liebknecht, il y eut toujours, parmi ,1e groupe socialiste, une majorité des deux tiers, en moyenne, en faveur des idées réactionnaires... Et l'un de ces socialistes, le " Herr " Quarck, alla jusqu'à dire... " Je reconnais que le vote du budget de la guerre ne concerne pas les questions éthiques et morales, mais seulement les intérêts économiques ! " Et ils sacrifient les premières aux seconds 1 Ils ne comprennent pas que les intérêts économiques ainsi compris sont les adversaires irréductibles de la Liberté, car, fatalement, ces intérêts deviennent une question de force brutale au détriment de la force morale; ils constituent le cercle vicieux dans lequel les nations seraient forcées, si on l'admettait, de se battre éternellement, de répandre \p sang sans relâche et cela inutilement. Bref, l'heure actuelle est l'heure de la liberté, du respect du Droit. Que ceux qui sont en état de prendre les armes se le disent. Les petites victoires des Allemands vers Ypres—si petites qu'elles soient—constituent la menace qui se dresse contre la liberté de chacun, contre la liberté individuelle, pour laquelle les Latins répandirent si souvent leur sang depuis des siècles... Le. but de la victoire est immense ! CAMILLE ROUSSEL. LETTRE DU VATICAN. (De notre correspondant.) Dans la curie romaine, sur les 23 cardinaux résidents,on ne compte que quatre non-italiens qui par conséquent prenneni part au gouvernement central de l'Eglise. Deux de ces cardinaux appartiennent à des pays neutres. Merry del Vâ; est espagnol, Van Rossum est hollandais. Aux pays actuellement en guerre appartiennent le cardinal Billot, français, le cardinal Gasquet. anglais. Pie X se défiait des Allemands catholiques et leur reprochai! les tendances modernistes dt clergé, aussi il n'a jamais voulu nommer un cardinal allemand dp cu-: rie, malgré les instances faites du côté ; de Berlin. C'est seulement lorsque l'Allemagne fut absolument sans cardinaux . qu'il s'est décidé à en créer deux, les archevêques de Cologne et de Munich. . Dans le cas de guerre avec les deux cm-: pires, la question de la prédominance des cardinaux allemands ou autrichiens n'est donc pas posée. Parmi la prélature il y a un Allemand, secrétaire de la Congrégation de l'Index, un Bavarois, Mgr de Gerlach, at taché au service spécial de Benoit XV en qualité de camérier secret participant. Le gouvernement italien se gardera bien de toucher à ces deux personnages dont le Pape sera directement responsable. Au Tribunal de la Rote composé d'auditeurs italiens et étrangers, il y a un Allemand, Mgr Heiner, un Autrichien, Mgr Perathoner. Le premier, surtout, s'eïst parfois compromis par des polémiques de presse et pourrait être encombrant et suspect en temps de guerre. A côté de ces prélats, munis d'une charge officielle dans la curie, gravitent d'autres en assez bon nombre qui résident à Rome sous des prétextes divers, spécialement pour s'occuper d'histoire et d'archéologie, travailler à la bibliothèque ou aux archives du Vatican. Tout ce monde forme un groupe très compact et' toujours très affairé. Bon nombre d'entre eux correspondent avec les journaux allemands qui sont généralement bien renseignés sur les affaires du Vatican. On les rencontre partout, dans les corridors du Vatican, dans les antichambres des cardinaux, à la Secrétaire-rie d'Etat, ou parmi les subalternes, ils ont de bons amis, parfois trop complaisants pour les renseigner. Dans cette catégorie, le gouvernement allemand trouve les meilleurs agents, d'abord pour être au courant des affaires, ou bien, disons-le plus crûment, pour organiser l'espionnage, en second lieu, pour exercer une influence profonde dans la curie romaine. Habiles dans l'art de circonvenir', ces prélats allemands cultivent avec soin l'amitié avec le haut et le bas clergé de Rome, lis font partie dés cercles et des associations, se trouvent à la tête d'organisations scientifiques ou archéolo-logiques, sont très accapareurs en même temps qu'hospitaliers à l'égard des Romains ecclésiastiques ou laïques en vue et les tiennent par de petits services rendus. C'est ce qui explique comment, darts la. curie romaine, il y a bbn nombre de prélats et. aussi de laïques attachés aux îpyrVr's catholiques qui sont germanisants à outrance. Partout, à l'étranger, les Allemands sont très compacts et savent admirablement s'organiser entre eux. A Rome, ils sont très nombreux, et je ne crois pas exagérer en disant qu'en temps ordinaire on en compte plus de dix mille dans la Ville Eternelle. Il- v a un bon nombre de banquiers, d'horlogers, de libraires; d'autres tiennent des hôtels de luxe ou encore des pensions; il y a encore plusieurs brasseries allemandes ou autrichiennes; d'autres encore sont ébénistes, mécaniciens, menuisiers; ils se. voient, se connnaissent tous et forment -une caste très bien organisée, s'entr'aident, se poussent mutuellement et, grâce à cela, ils arrivent à occuper d'excellentes positions. Si tin pèlerinage allemand arrive à' Rome, il est dirigé par les AHemands, est autant que possible logé chez des Allemands et les pèlerins font exclusivement leurs achats chez leurs compatriotes allemands, sont conduits à la brasserie allemande, etc. Les Allemands catholiques ont deusc églises nationales à Rome. L'une, Sainte-Marie du Campo-Santo teuto-nique, est située à côté de la basilique de Saint-Pierre. La fondation de cette établissement destiné à les pèlerins • francs, remonte à Charlemagne. Le grand empereur n'avait certainement pas l'intention d'en faire un hospice germanique ou teuton ou qu'il fonda à côté de cette église un collège de douze prêtres de France, d'Aquitaine, de Bour. gogne et de la Bretagne, pour être au service des pèlerins provenant de ces régions. Dans le cours des siècles, les Allemands toujours habiles dans l'art d'annexer, sont devenus les seuls maîtres de cet hospice franc. Dans les temps modernes, l'hospice a d'abord offert abri aux prêtres allemands qui avaient à se soustraire au " Kultu:-kampf " allemand inauguré par Bismarck après les victoires de 1870-1871 ; maintenant on y héberge de préférence les " Herren Professoren. " L'autre église, Sainte - Marie de l'Anima, est située au centre de /a ville. Sa fondation remonte au XIVa siècle. Elle n'a rien d'allemand dans son origine, vu qu'elle a été faite par Jean Pierre de Dordrecht et sa femme Catherine, qui léguèrent trois maisons et quelques autres biens pour l'érection d'un hospice destiné à recevoir les pèlerins Pamands. Au bout d'un siècle, une co'.rrérie allemande s'était nichée dans 1 hospice sous le prétexte qu'il appartenait à l'empire et actuellement les évê-ques d'Allemagne et d'Autriche prè= sentent les prêtres de leurs diocèses pou? les faire admettre comme chapelains.. Les droits des Flamands ne sont pas entièrement périmés. L'établissement de l'Anima doit payer annuellement 11 pension à un élève du Collège belge ete

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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