L'indépendance belge

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s.n. 1914, 05 Janvrier. L'indépendance belge. Accès à 05 juin 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/4f1mg7gm6p/
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lO O<3ïs.-fci3oa.©sl CH BELGIQUE ET A PARIS CJ fi5« ANNEE Lundi 5 janvier 1914 administration et rédaction rue des Sables, Bruxelles BUREAUX PARISIENS 11,, place de la Bourse ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE nnS'imiin. » "" 2" !f' 6 mj'Sj "'r- 3 blot*, 5 ff. lUÏEHBOURGtGr.-0.i " 28 ff. » 5 fr, » 8ff. STRAffEEfl » 40 fr. » 22 fr. » 12 !t ÉDITION HEBDOMADAIRE liniernationtle et d'Outrt-mari TO PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI Ui» SS franc» Six moi® 1^ franc» L'INDÉPENDANCE ** M Lundi 5 janvier 1914 "k. Les annonces sont reçues! A BRUXELLES : aux bureaux au jou' jf>-L A PARIS : il, piace de la Bourse, * A LONDRES : chez MM, Jonn-F. Jones & G3, n© Q S.iow Siii, E. G.; à l'Agence Havas, n<> 4â3, Cheapsiiie E. C. ; et chez Neyroud & Fils, L&L Bos 14-18, Queen Victoria Street, et T. B. Brownçw Ltd. n° 163, Queen Victoria Street. h AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Ditmar, Hokin, S* & ROTTERDAM : même rirme, Wynhaven. 413. ^'ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et E2f SUISSE, aux Agences de la Maison Rudolf Alo&s^ iÉÎÏ ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Mil^m Turin et Rome, fe$EW-YORK : T,B„ Browue, Ltd, East 42nd Streefc# * < ÎSOIS EDTTIÛXS VAS. JGU2. — ST2 PAGES BELGE CONSERYATIOIÇ IME t£ PROGRES - Édition du matin Aujourd'hui : LES ARMEMENTS, par Roland De Marès. En Turquie. — Le nouveau ministre de la guerre. — La France et le danger d'un conflit gréco-turc. En Roumanie. — La discussion de la réponse à l'adresse du trône. En Serbie. — La Skoupchtina s'ajourne au 4 lévrier. En Grèce. — L'emprunt. En Ita '3. La santé du Pape. Au Brésil. — La cession du ci Rio-de-Ja-neira — Vice-amiral arrêté. En Allemagne. — L'attentat de Saverne. Au Mexique. — Les fugitifs d'Oynaga. — La situation à Nuevo Laredo, En Russie. — La presse et le voyage de M. Poincaré. — Le partage ûe l'empire ottoman. A Haïti. — L'ordre règne à Port-au-Prince. En Albanie. — Bruit de complot,. Lettre de Serbie. Notes du Jour, par J.-B. En France. — Grave accident au Maroc. — Nombreuses victimes. En Belgique. — Le danger national Chronique mondaine. Lettres de la reine Marie-Antoinette. La Moravie et les Slovaques. Pour la langue internationale. Quelques notices archéologiques sur l'Epire du nord-ouest. Vient de paraître. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Bulletin hebdomadaire de la Bourse de Bruxelles (6° page). Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi ; les dépêches -suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir ; les dépêches Bulvies de la lettre C sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES, 4 janvier LES ARMEMENTS Les déclarations de M. Lloyd George, Chancelier de l'Echiquier, au sujet des armements méritent de retenir l'attention. C'est la troisième fois, en effet, en mclns d'un an, qu'un membre du gouvernement anglais fait des déclarations très précises sur cette grave question et affirme ainsi la bonne volonté de l'Angleterre pour chercher la solution d'un problème qui se pose de façon angoissante pour toutes les nations .e la vieille Europe. Le principe de la limitation des armements était à la base de l'initiative du Tsar nuand il provoqua la première réunion de la Conférence de la Paix à La Haye, en 1899, mais on sait comment le programme de cette Conférence fut peu à peu réduit et comment tout espoir de voir se réaliser une entente dut être abandonné. A la seconde Conférence de La Haye, en 1907, l'Angleterre posa nettement le principe, mais on s'en tint à tir démonstration purement platonique, l'attitude de certaines puissances ne permettant pas de supposer un seul instant qu'v.-i débat approfondi eût pu se produire .utilement et qu'une solution prati., .e eût pu être trouvé. On eut à ce moment l'impression que toutes les puissances comprenaient la nécessité d'alléger Ts charges formidables qi-J pèsent sur les nations civilisées du ifait de l'incessant accroissement de leurs moyens de défense, mais que la confiance générale dans une politique pacifique faisait défaut au point qu'aucune nation dirigeante n'eût osé se risquer à prendre l'initiative d'une réduction ou simplement d'un ralentissement dans ses armements.Le fait est que l'histoire des cii.., dernières années fut absolument décevante à ce point de vue. Non seulement le principe de la réduction progressive des armements n'a pas prévalu, mais encore le principe beaucoup plus modeste de la limitation des armements j.our une période donnée s'est trouvé assez brutalement écarté du do-- maine des discussions internationales immédiates. En effet, au cours de ces cinq années, l'Allemagne et la France ont par deux fois augmenté leurs armé-- dans des proportions considérables; la Russie et l'Angleterre elle-même ont fait des efforts sérieux pour une meilleure organisation de leur défense; l'Aukiche-Hongrie a suivi le courant et les nations de second ordre, obligées de tenir compte des risques que courrait leur indépendance en cas de conflit général. ont dû suivre l'exemple donné par les nations dirigeantes et consentir à d'importants sacrifices pour la réorganisation et le développement de leurs armées- Ainsi la vie politique de l'Europe a réagi constamment dans son ensemble contre le principe de la limitation des armements et ce haut idéal des pacifistes, cette cause généreuse que te . les hommes de bonne volonté-peu-vent défendre sans que leur patriotisme puisse être suspecté se trouve délibérément sacrifiée. L'Angleterre, il faut le souligner à l'honneur du gouvernement libéral, a été seule jusqu'ici parmi toutes les grand»: puissances à prendre nettement attitude dans cette question, mais on doit reconaaîtrs cju.e ses efforts pot un i caractère assez égoïste, en ce sens qu'ils ! portent essentiellement sur la limitation des constructions navales. Cela se conçoit, certes, quand on constate que la défense du Royaume-Uni repose uniquement sur l'efficacité de l'action de la flotte britannique et que la marine de guerre représente pour la nation anglaise un instrument politique de même valeur que l'armée pour la nation allemande ou la nation française. Le jour où la Grande-Bretagne é serait plus maîtresse absolue des mers, le morcellement du vaste Empire serait proche et la puissance britannique arriverait inévitablement à sa période de déclin. La nation anglaise est don- obligée, qu'elle le veuille ou non, de consentir à tous les sacrifices exigés par le maintien de la doctrine du double pavillon : efa don. dans toutes les éventualités internationales qui peuvent se produire faire face aux deux plus puissantes flottes étrangères unies. L'acc-roisaement formida^e de la flotte allemande préoccupe surtout l'Angleterre. Elle y voit une mem.ee directe à sa maîtrise de la mer et,pour parer cette menace, chaque fois que l'Allemagne décide la mise en chantier d'une grande unité navale, l'Angleterre décide la mise en chantier de deux unités de même valeur de combat. Tonte la question st de savoir jusqu'où cette concurrence peut être poussée. L'Angleterre n'aya t pas à faire pour son armée les dépenses énormes que s'impose l'Allemagne, elle peut évidemment consacrer le plus ciair de ses ressources au développement de sa marine, mais ses réserves -en marins sont limitées, étant donné son système de recrutement, et le sens pratique du peuple anglais répugne naturellement à des dépenses excessives qui j sont pas, à proprement parler, des dépenses productives.Il y a autre chose. Il est incontestable que l'esprit public s'est profondément modifié eu Angleterre depuis quelques années et que les préoccupations d'ordre purement social s'y afnrment de la façon la plus précise. Lus efforts personnels de M. Lloyd George dans ce domaine sont bien connus de nos lecteurs et les initiatives déjà prises par le cabinet libéral dans cet ordre u'idées sont tout à fait caractéristiques. Si le gouvernement anglais veut résoudre le problème agraire dans le sens récemment indiqué par le Chanceler de l'Echiquier, il est bien éVidê t qu'il devra disposer de ressources considérables. Or, les reformes sociales, les réformes pratiques qui tendent à améliorer le sort des classes laborieuses, à assainir en quelque sorte la classe ouvrière et à développ.- par là ses capacités productives et s- puissance de rendement; ces réformes-là importent c-.tant pour l'avenir de la Grande-Bretagne et l'influence du peuple anglais lans le monde moderne qui sa defense armée elle-même. Pourtant, ce serait une erreur de sacrifier systématiquement d. ns l'état actuel des choses la défense navale aux réformes sociales. Aussi longtemps que l'Europe vivra sous le régime de la paix armée, il faut que ces deux grandes œuvres soient menées de front ; il faut que les réformes sociales se réalisent sans que la défense nationale ait à en souffrir, car il ne servirait pas à grand'*-chose de porter un peuple au plus haut degré de prospérité matérielle si, en même temps, on ne le dotait pas des î yens efticaces de défendre cette prospérité contre i 3 convoitises du denors. Toute grande nation qui désarmerait alors que les autres continueraient à s'armer formidablement s'exposerait aux pires aventures. Le geste serait d'une incontestable beauté morale — mais on sJt de reste qu'on n'a pas souci en politique de la beauté des gestes et que l'âpre lutte des nations ne s'accommode d'auoun idéal^me- L'erreur est de croire que tout péril serait écarté pour l'Angleterre si l'Allemagne consentait à une limitation des constructions navales de manière à-permettre à la nation anglaise de consacrer plus de ressources à des réformes intérieures. On paraît oublier que 1 Angleterre ne vit plus depuis dix ans dans le « splendide isolement » qui était jadis la grande formule de sa politique extérieure; qu'elle a des alliances et des ententes; qu'elle agit dans tout le vaste domaine international en parfait accord avec d'autres puissances et que par là, sans être attaquée directement, elle peut se trouver entraînée dans des conflits afi-i de sauvegarder sa juste part d'influence dans le monde. Quand M. Lloyd George insiste sur l'idée que, tout en réduisant son effort naval, l'Allemagne peut parfaitement continuer à développer son organisation militaire, il perd évidemment de vue que le formidable instrument militaire allemand est spécialement dirigé contre la France et que, si la France était vaincue, dans un conflit continental, la puissance anglaise s'en trouverait gravement atteinte par contre-coup. M. Lloyd perd encore de vue que la France assure actuellement la couverture navale anglaise dans la Méditerranée et que ce serait duperie, pour elle, de garantir à l'Angleterre un appui efficace sur me", alors que l'Angleterre non seulement ne lui garantirait pas, de son côté, un appui militaire équivalent, mais se soulagerait d'une notable part do son fardeau naval par un arrangement avec l'Allemagne qui amènerait celle-ci à réduire les dépenses pour sa flotte et à consacrer plus de ressources au développement de son armée. La conception sainement pacifiste de la limitation des armements ne peut se concevoir nue si cette linrtation s'applique également à l'armée et à la marine, que si elle est le résultat d'un accord générai ne ky-Vtfeîaat gn rien le garfajt équilibre des deux grands groupements européens. Là seulement f|t la formule cc.. a,ble d'assurer pleinement, la paix du vieux monde ; mais cette forinule-là, des événements récents démontrent que les chancelleries ne sont pas près de l'établir et que l'on n'est pas encore disposé dans toutes les capitales à l'admettre loyalement. Ce sera l'effort soutenu des hommes de bonne volonto qui, en formant méthodiquement l'opinion, lui donnera un jour la force morale nécessaire pour l'imposer. ROLAND DE MARÈS. tavelles de l'Étranger ALBANIE Bi/uu ue complot Le c^nrespoudani au « iomps» à Valona téiiegiaphie : D.e duïerenis cote.s, je recueille le jjfuit qu'un Cïouiiipxot serait jorgaiiisé ayant a sa leie izzet jxoena, Tandon mimis-tre die la guerre oi'iuman, qui vient d'être lïémpiace pio-r innvêir uey. izzet pacha serait à, ia Vieiye de s'embarquer pour I'Aiiwtup, alin de s''emparer du pouvoir. Des navires autrichiens cnargés_ d'armes sont partis de Consta.nun.opie .c • destination, de lirinoisi. C'est a brnuu'isi que serait fixé le point e délia. ^ ient en Albanie. Juns les ruineux qui u. -xciit de près à ta commission ue uOialii'L e, on ne uunent pas ce nruit. Un a„juAe môme qu'i^stau paciia et isn.ian Ke-mal, séparément d ailleurs et sans entente préalable, seraient en communieauon avec izzet pacha. Ces nouvelles imprécises et non confirmées remettent en question la date de l'arrivée du prince de Wied. D'autre part, l'organisation de la gendarmerie ne lait que des progrès très lents. (c) La réponse de la Triplice i^aris, cuniaiiche, 4 janvier. ~/e correspondant tuu uiemps» à berlAn télé^i upiiie que ia l iipLe->\Uianee est résolue à, ajourner «sine eue » la seconde partie de sa réponse à la note anglaise au 13 décembre. ^ ALLEMAGNE. Dans la n.0ij*csse bavaroise Munich, uiinmune, 4 janvier. ■Le Roi a eieve à ia dignité de prince ie comte Sugger d? CioeiU presiue^> <i:e la enambre ces- seigneurs,' et >111110 le titre de comte au baron de Mertling, président du conseil. ^ Ij'attentat de Saverne àirasnourg, saniem, d janvier. Le ministère public du trio un ai de Saverne déclare quri résuite sans aucun doute de l'enquête judiciaire que les coups de îeu ont ete tirés non pas comme le prétendent les militaires à une distance de-trente mètres et derrière le mur de ia caserne, mais à une distance de plus de 9u mètres et au delà du-bord du canal. Ii est établi que les coups ont été tirés à baLie, mais on doit conclure de l'ensemble des laits qu'il ne saurait y avoir là un attentat contre le poste. J1 s'agit sans doute uniquement de coups de feu tirés sans but précis et sans réflexion. (a) La question des îles Berlin, dimanche, 4 janvier. La « Norddeùtsche » dit dans sa revue de la semaine que; d'ici au 18 ' janvier, les puissances s'occuperont de l'organisation de .la gendarmerie-d'Albanie et discuteront la question des îles qui ne pourra pas être résolue par un échange de notes entre ia Triple-Alliance et la Triple-Entente, mais à la suite d'un échangé de vues européen quitte à traiter ensuite les vues exprimées en tenant compte des accords qui existent entre les grandes puissances . (a) ARGËMTlsME — On mande de Buenos-Ayfes : Le Sénat a adopté l'ensemble du budget de 1914. (a) ÂUTRICHE-HONGRSë — On mande de Vienne, le 3 ; L'archktacliesse Zita a mis au monde, h 8 heures du soir, une princesse. (a) brésil Vice-amiral arrêté Rio de Janeiro ,samedi, 3 janvier, j Le viee-amiiral Huet Baceilan, ancien président de la commission chargée de sur-veiner la construction du cuirassé « Rio-de-Janeiro », a été mis en état d'arrestation à la suite de la publication d'une lettre blâmant l'acte du gouvernement concernant l'aliénation de ce navire de guerre et dans laquelle le vice-amiral déclare que cette vente porte un grand coup au prestige du Brésil à l'étranger et dans le Brésil et af-I feote u prestige de la marine brésilienne. .(a). grece Combat démenti Janina, samedi, 3 janvier. Le bruit qui a couru à Athènes et selon lequel un combat aurait eu lieu à Tepeleni entre Grecs et Albanais est dénué de fondement.M. Streit a prêté serment Athènes, dimanche, 4 janvier. M. Streit a prêté serment cet après-midi, a midi et demi. Il a pris immédiatement possession du portefèùiille des. affaires étrangères. M. Panas a également prêté serment comme ministre de Grèce à Cons-tantinopie. ^ HAÏTI L'ordre règne à Port-au-Prince. Port-au-Prince, .dimanche, 4 janvier. Une manifestation armée a éclaté à quel-que distança ia .ville, Uràc-ç Q i'exécu- s tio,n des meneurs, la rébellion a été rapi ; dement anrêtée. (cj ITALIE 3 AU VATICAN 2 La santé du Pape Paris, dimanche i janvier. L Suivant une dépêche de Rome aux jour j naux, le bruit a couru hier de la mort di j Pape. Le Vatican a démenti la nouvelle. (a) Rome, dimanche, i janvier. On dément le bruit qui a couru de ls mort diU souverain pontife. Pie X se port( 1 tirés bien. > (c) Un démenti Rome, 'imanohe, 4 janvier. On peut considérer comme fantaisistes les informations relatives à l'envoi par 1( cardinal-secrétaire d'Etat d'une circulant aux évêques leur recommandant certaines précautions pour les testaments et documents qu'ils peuvent iai.iser après leur décès. (C) Intéressante découverte Rome, dimanche, 4 janvier. Le professeur Boni a annoncé administre de l'instruction publique qu'il a découvert sur le Palatin un mundus consacré à Plu-ton et à Proserpine et qui marquerait le centre- de la Rome primitive. (c) MEXiQUE A .Nuevo ^aredo Laredo (i'exasj, dimanche, 4 janvier. Devant ia résistance énergique ues lédé-raux, les rebeiies ont abandonné 1' a/taque de iNuevo Laredo en attendant des renlorts qu'ils pensent recevoir depuis deux jours. (a) Les fugitifs d:Oynaga Présidio, samedi, 3 janvier. En raison des horreuis des combats autour d'Oynaga, 2,(JOU réfugiés mexicains, parmi lesquels ces femmes et des enfants mourant ue faim et quelques soldats fédéraux, ont franchi le cours d'eau et sont venus demander asile et protection auprès des troupes américaines. (a) ROUMANIE H LA CMADlliKt La réponse au di&cours du trône Au. cours ue la uiscuss^on de l'aurcsse en réponse au discuuirs au truite, M- Majorasse, examinant ie.s cruique.s luimpitea par divers oraieuns, a etwisuiiè i'uw>e des vues du gouvernement uans toutes les questions relatives à la poliffiue étrangère. il a dit que ie gouvernement ne devait pas démissionner après la paix de Buka-rest, comme ie demande M. Briinliaho, parce que, ayant assumé l'entière rèspuii'oV bilité de la situation et dentaudé ia confiance du Parlement, il devait lui rendre compte de son action en répondre aux critiques formulées ■ au sujet du Livre vert. ' Il est inexact que la Roumanie soit sous la dépendance de la politique de l'Autriche-Hongrie. Le président du conseil en cite comme preuve le télégramme adressé à M. Mishou, lui demandant uniquement de défendre les intérêts roumains sans être ù la remorque d'aucune puissance. M. Majoresco poursuit : On nous a demandé d'être avec la Serbie contre la Bulgarie. Or, en septembre, nous savions qu'il existait une alliance serbo-bulgare hostile à la Roumanie et à l'Autriche. Nous avions donc les mêmes intérêts que l'Autriche et notre action fut semblable à la sienne. Il est inexact que l'Autriche n'ait pas été l'amie ■ de la Roumanie et qu'elle ait favorisé la Bulgarie. Au contraire, le comte Berchtold s'entendit avec nous. L'Autriche, mise en état de se prononcer entre la Roumanie et la Bulgarie, se prononça pour la Roumanie. M. Majoresco critique les attaques dirigées contre l'Autriche auxquelles se livra une certaine presse et qui furent désapprouvées- formellement par le gouvernement.Il explique qu'il était naturel que l'Autriche fût pour la revision du traité de Bu-karest. D'ailleurs, comme la Russie, sir Edward <îrey déclara que tes , puissances avaient le droit d'examiner le traité de Bucarest, car, celui-ci touchant un territoire de la Turquie d'Europe, était d'intérêt européen. 11 fallait éviter de comprendre le territoire turc dans les stipulations du traité de Bulcarest. La Roumanie refusa donc d'accéder ù. la demande de la Turquie de participer aux débats de Bukarest, attendu qu'il, s'agissait seulement de modifications territoriales à régler entre les Etats chrétiens, et de cette façon la révision fut écartée. * * * I.a Chambre a voté, par 115 voix contre 5, l'adresse en réponse au discours du trône. (a) RUSSÎE La presse et le voyage de M. Poincaré Saint-Pétersbourg, dimanche,.! janvier. La presse accueille avec sympathie l'annonce d'un voyage probable de M. Poincaré en Russie cette année. La u Gazette de la Bourse » déclare notamment que pendant les périodes qui se sont écoulées lors de la question de Cavaï-la, puis de l'affaire von Sandieirs, quelques nuages ont pu assombrir la Triple-Entente et, par répercussion, l'alliance franco-russe. La probabilité d'un voyage que M. Poincaré ferait en Russie et an cours duquel il assisterait aux manœuvres de l'armée russe prouve que ces nuages n'ont eu quYtn caractère passager et que la précieuse force intérieure de l'alliance n'a subi aucune atteinte. La « Gazette de Saint-Pétersbourg » se réjouit de l'annonce du voyage de M. Poincaré, qui suivrait l'exemple de ses prédécesseurs. Le journal assure que la Russie fera au président de la République un accueil que les autres nations pg pourront pas Be ^ Le partage de l'empire ottoman Le correspon '-ant du « Temps » à Saint-Pétersbourg télégraphie : Des conversations que j'ai eues avec divers hommes politiques d'ici, je dégage l'impression que l'on se rend très nettement compte à Saint-Pétersbourg de l'existence de tout un plan triplicien pour le partage de l'empire ottoman. L'un des personnages quie j'ai interrogés me disiait : La mission militaire allemande n'est qu'un épisode de l'action concertée par les puissances de la Triple-Alliance. Ce fait a moins d'importance en : soi qu© parce qu'il peut être considéré comme une sorte de clef de voûte de toute une combinaison politique dont les bases auraient bien pu être jetées à Kiel lors de la dernière entrevue des souverains alle-' mand et italien. Et si même cette hypo-' thèse était gratuite, si l'on ne veut pas s'exagérer la subtilité diplomatique des allemands, n'oublions pas qu'ils agissent en ce moment et ils agissent pensant entraîner derrière eux leurs alliés où ils le voudront. Un fait indiscutable, c'est l'action énergique de l'Alemagne et de l'Italie en Orient. Ce qui ne peut être nié; c'est que la suoeessien turque est ouverte. Aujourd'hui, ■ c'est 'a mission Sandiers, ce sont les lignes allemandes qui vont représenter 5,000 kilomètres de voie ferrée en Asie-Mineure, c'est un camp aMemand à Alep, c'est l'Italie à Adalia; demain, ce sera un port allemand en Turquie d'Asie pour l'estadre qu'on y entretient. Bientôt, ce sera l'Allemagne au cœur de l'Arménie. Avec ses concessions, lia Triple-Entente s'est montrée amie des Turcs. Elle n'a pas su assez le faire comprendre et il ne s'agit plus aujourd'hui de le leur démontrer, mais devant une action combinée des puissances tripli-ciennes il importe que les cabinets de Paris, de Samt-Pétersbotirg et de Londres se concertent sans retard sur les mesures à prendre prw- ne point être mi- en infériorité du fait qu'ils délibéreront au moment où d'autres ouvrant définitivement leurs cartes agiront. (c) serb:e Le nouveau ministère Belgrade, samedi, 3 janvier. Il est probable que le ministre de l'instruction publique, de même que celui de la guerre, ne restera pas lans le ministère Pasitch. Dans ies milieux informés on considère la crise comme terminée. L'opposition s'abstiendra au vote sur la deuxième lecture des douzièmes provisoires et quittera 'a saille des séances. (à) La Skoupchtina s'ajourne au 4 février Belgrade, dimanche, 4 janvier. La Skoupchtina a voté, en dernière lecture, par 88 voix contre une, les douzièmes provisoires pour janvier et février et s'est ajournée ensuite aai 4 février. L'opposition s'est abstenue encore à la séance d'aujourd'hui. . (c) Pas de nouvelles élections ; Belgrade, dimanche, 4 janvier. La. Couronne estime qu'il n'y a pas lieu de recourir u- de : uvelles élections, (c) La frontière serbo-bulgare Belgrade, dimanche, 4 janvier. Le général russe HoLmsen esit arrivé à Belgrade. Il a «..é reçu en audience par le Roi et par M. l asitch. Le général Hoimsen doit nepartir prochainement sur les lieux qui font l'objet de la contestation s<ur la frontière serbo-bulgare. Dans les 'milieux autorisés, on déclare que cette contestation, qui était due à l'insuffisance de détails de la carte, sera réglée à l'amiable assez rapidement. (c) turquie Enver bey ministre de la guerre Constantinople, samedi, 3 janvier. Enver bey a été promu général de brigade. Il a été reçu cet après-midi en audience par le Sultan afin de prêter serment comme ministre de la guerre. (a) — On mande de Constantinople au « Matin » : La nomination d'Enver bey comme ministre de la guerre a causé une profonde impression. Elle impressionne les milieux financiers, qui lui attribuent des intentions belliqueuses. (a) Lettre de Serbie (De noire correspondant.) La théorie des sphères et la théorie de l'indépendance La crise balkanique et les guerres qui l'ont suivie ont été fertiles en expériences et en surprises de toutes les sortes. Nous lie nous arrêterons, parmi celles-ci, qu'à une seule : aux expériences et aux surprises politiques. Et encore sommes-nous loin de la pensée de, pouvoir exposer, dans un article de journal, toutes les expériences et toutes les surprises d'ordre politique dues au grand drame qui vient de se jouer sur la scène balkanique ; quelques-unes seulement d'entre elles suffiront, croyons-nous, pour montrer combien ce drame, qui dure toujours, fut énorme et compliqué. D'abord 011 a fait, à cette occasion, cette expérience que le célèbre principe de l'équilibre des forces européennes n'est point une garantie de la paix aussi sûne qu'on le croit. Tout au contraire, c'est, parait-il, depuis que les deux groupements de grands Etats européens se sont formés que la paix se trouve constamment menacée. Paradoxe intéressant ; la paix est mise en péril par la combinaison même qui a été créée pour sa sauvegarde ! Il se trouve que les deux mm ââ ia m* iâ i Alliance et la Triple-Entente, sont en [ même temps ses 'grandes ennemies. Organisées pour conjurer le danger de la guerre, la Triple-Alliance et la Triple-Entente portent en elles le germe de la guerre, un préservatif contre le mal qui risque précisément de provoff&er le mal, un remède plein do venin. Car qui dit équilibre dit possibilité de. rupture de l'équilibre. Qr, la rupture de 1 équilibre, en d'autres termes la rup-ture de la paix, c'est l'arrivée du mouvement, c'est, en d'autres termes, l'arrivée de la guerre. La paix assurée par un équilibre est une paix extrêmement incertaine, eomme l'immobilité d'une balance en équilibre est, elle aussi, très insolite : un rien, un grain de poussière rompt l'équilibre de la balance, de même un rien peut également faire pen, cher le plateau de la Triple^Alliance ou celui de la Triple-Entente et amener le mouvement, ia guerre. La paix européenne actuelle est une paix vacillante,-chancelante.Elle était plus assurée, semble-t-il,. dans le temps où on 11e -faisait pas de politique- équiiibriste, c'est-à-dire dans le temps où il n'y avait: pas d'équilibre entre les ■ forces européennes : c'était l'époque des hégémonies, ■ de l'hégémonie russe (le tsar Nicolas I"), de l'hégémonie française (l'empereur Napoléon III), de l'iiégémonie- allemande — pour ne pas remonter plus loin dans l'histoire. 11 existait alors une volonté dirigeante en Europe, une volonté qui, maîtresse pour faite la paix aussi bien que la guerre, pouvait être, quand elle s'y mettait, un garant de la paix autrement- sérieux que ne l'est aujourd'hui le ' système de l'équilibre. On savait alors à quoi s'en tenir, du moment qu'on savait la puissance qui était- le centre de l'Europe, tandis que - maintenant 011 n'est jamais sûr du lendemain, puisqu'il n'y, a plus de force directrice, plus de centre en Europe. En réalité, il y a aujour-d hui, en Europe, plusieurs forces directrices, plusieurs centres (Allemagne, Angleterre, • Autriche-Hongrie, France, Italie, Russie), ce qui veut dire qu'il n'y; a aucune force directrice, .aucun centre» Et lorsque dans un Etat- ou dans un groupe d'Etats — comme par exemple l'Europe.— il n'y.a pas.de volonté dirigeante, alors la force directrice ne se trouye plus entreles mains des hommes,; elle- est en ce cas en dehors ■ des hommes: la force directrice est alors quelque chose' d'inçdhrtu/et d'indomptable : la force .directrice c'est alors le hasard. Le gardien de la paix européenne est aujourd'hui le hasard, un gardien auquel il n'est pas sage de se fier. Nous concédons que le système de l'hégémonie n'est pas très favorable pour la liberté des pays placés sous la tutelle de cette hégémonie : celle-ci entrave leur action, influe d'une façon préjudicieuse .sur leur autonomie.*La système de l'hégémonie est un peu un système d'autocratie internationale. Ca système est de nature à garantir la paix entre les nations, mais il fait payer à celles-ci assez chèrement cette garantie : il la leur fait payer par la perte partielle de leurs souverainetés. Au contraire, le système de l'équilibre, empêchant- l'omnipotence' d'un Etat, prémunit les différents pays des inconvénients du système opposé indiqués .tout à l'heure : ren« dant impossible une réaction internationale, il assure à toute nation la liberté de.ses mouvements, son autonomie; da même qu'au sein d'un même et seul Etal, 1 équilibre entre les divers pouvoirs publics éloigne le danger de l'absolutisme.C'est juste, mais ie système de l'équilibre a, lui aussi, un défaut, comme nous l'ayons vu ; il est impuissant da maintenir ia paix d'une façon sûre, avec ce système-on peut s'attendre à tout instant à la guerre, au bouleversement, par suite desquels un pays risque de perdre complètement sa liberté, son autonomie. oui, l'équilibre des forces assure la liberté, mais une assurance sans stabilité, sans certitude, puisqu'elle peut s'évanouir ' à chaque moment. Le système de l'hégémonie donne moins de liberté, moins de droit, mais ce qu'il donne est au moins certain, stable. Dans le premier système, le système de l'équilibre, on joue gros jeu : tout ou rien; dans le second, le système de l'hégémonie, on ne joue pas, "on se contente de moins, mais ce moins n'est pas en péril. Quant à nous, nous sommes tentés de préférer ce dernier système, car il paraît plus propre à- garantir le progrès de l'humanité en garantissant la paix sans laquelle ce progrès est impossible ; le système opposé, .en introduis sant, dans le monde l'incertitude et l'inquiétude, en faisant pendre au-dessus des nations, comme une épée de Damo-clès, le spectre de la guerre, n'ofl'e pas,, autant que le système contraire, de conditions nécessaires pour le développe, ment de l'humanité. Une deuxième expérience qu'on doit tirer des dernières guerres, c'est la constatation d'une connaissance très incomplète, pour ne pas dirts l'ignorance, que les hommes de l'Europe occidentale montrent assez souvent en ce qui concerne les choses des Balkans. Ce fait, on s'en était déjà aperçu lors de la révolution jeune-turque,. dont maints publi-cistes et hommes d'Etat en Allemagne,. Angleterre, France, Italie espérèrent la rénovation de l'Empire musulman, espérance qui fut vite et totalement déçue. Ceux qui étaient mieux renseignés sur le chapitre de la mentalité des Turcs et de leur état social, ainsi que sur les différences profondes entre le monde chrétien et le monde musulman, n'avaient pas un seul instant cru à l'effet magique d'un simple bout de papier nommé "Con- stitaiMea iêuofetoiflufi i tout m .«s?

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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