L'indépendance belge

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s.n. 1918, 22 Novembre. L'indépendance belge. Accès à 15 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/s756d5qf1p/
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Vendredi-22-novembre 1îH&. 10 centimes fine L'INDÉPENFANCE BELGE TÉLÉPHONEi Direction A 2273 Administration .. .. •• .. B 73 Rédaction .. .. B 75 Adressa tdéfrapkiqa* : LINDEBEL-BRUXELtES Fondée en 1829 ■■MMMB—————a ADMINISTRATION ET RÉDACTION s RUE DES SABLES, 11 ~ireaux parisiens : place de la Bourse, 11 ABONNEMENT i - BELGIQUE i Un an, 24 fr. ) »* moii, 12 fr. »' trois mois, 6 franc*. ÉTRANGER : Ua an, 40 fr.; six moi*, 22 fr.j trois mois, 12 francs. /I partir de son prochain numéro, l'Indépendance belge paraîtra dans le Courant de la nuit. Le journal sera mis „i vente dès S heures du matin. La Tâche «*ŒE8C« Nous sommes très fiers et un peu surpris m a dit, on a écrit sur ce pays, des choses exaltantes. Jamais, peut-être, d'aussi enthou sitases éloges ne furent adressés à une nation d'aujourd'hui. Les plus romantiques des historiens n'ont point voué à la Grèce an tique une admiration plus fervente que celle dont bénéficie depuis quatre ans la Belgique dans le monde entier. Nous avons lu avec ur grandissant orgueil les panégyriques prononcés dans les parlements anglais et français les hommages des écrivains, des artistes, des philosophes, à la petite nation, à sa loyauté i son stoïcisme, à sa bravoure. Bergson a écrii que l'histoire a cessé par nous d'être une leçon d'immoralité; Ferrero attend ele la Bel gique les grands exemples nécessaires à lé régénération de l'Europe. Partout on célèbre notre énergie. Depuis quatre ans, l'univers tout entiei nous regarde. On nous ignorait hier; soudair on a vu en nous un peuple capable de donne] les plus hautes leçons. Notre rôle dans la guerre a, certes, justifie cette admiration. Et nous avons le droit d'ac cepter les éloges, d'en éprouver la fierté. No: soldats ont été dignes de l'admiration qu'oi leur prodigue et nous en avons la ferme con science, le sacrifice par nous unanimemen consenti eut vraiment une beauté morale com portant une saine leçon. Mais des devoirs nouveaux naissent pou un peuple qui a provoqué un tel enthou siasme. C'est une aventure merveilleuse, mai écrasante, celle qui fait que le monde entie devient attentif à ce que fait une nation e attend d'elle de grandes choses. La guerr< terminée, il faut que cette nation par ell< ennoblie, sous peine de déchoir brusquement demeure noble, se montre grande dans 1; paix, sache consacrer aux œuvres de celle-c l'énergie, la sagesse et l'élan généreux révé lés dans la lutte. Rien n'est lamentable, diminuant, comm la gloire passagère, celle fournie par une oc casion, par un geste heureux, et que l'on n peut soutenir, qui s'écroule dans l'effort noi mal. Celui qui en bénéficie et qui déçoit se admirateurs connaît la pire humiliation. Vivr obscur est tôlérable. Rentrer dans l'obscurit après avoir connu la grande lumière est av: lisant. Et le monde, bien vite, croit qu l'heure de lumière avait été usurpée. Il faut, il faut absolument que nous soym un grand peuple, non point une nation avid de conquête et d'autorité, mais un peupl que les autres puissent continuer à regarde sans le voir rapetissé. Nous devons à ceux qi ont cru en nous, à ceux qui nous ont secourt nous devons par ex-emple aux amis désint< ressés que furent pour nous les citoyens de I Etats-Unis, de leur prouver qu'ils ne se sor pas trompés; nous leur devons la sagesse, 1 dignité, l'énergie, la fécondité. Nous avior tout cela. Il a suffi du danger pour le révélé: Mais nous avions gaspillé nos vertus, noi les galvanisions dans des luttes stériles, soi venirs tenaces et déformés d'un passé h< roïque et douloureux. Nous avions conserv< des longues périodes d'oppression, des hab tudes de défiance, d'hostilit. La cominur souffrance aura dissipé ceci. Il faut que mail tenant, grâce à la cohésion retrouvée nous gardions l'élan et nous nous maintenioi à la place que les autres nations nous oi assignée. Le nom belge a conquis un écls qui nous grise. Cela est très beau. Mais nous laissons cet éclat se ternir nous seroi ridicules. Si nous retournons à nos petitesse d'hier nous ferons, devant le monde étoni et déçu, une chute dont nous ne nous relèv rons pas. C'est si beau l'aventure tragique qui noi est arrivée, ce grand malheur qui, soudai nous a valu tant d'amitiés et tant d'admir tion. Mais nous souffririons d'une déchéan si demain les unes et les autres devaient détourner de nous, désabusées. Nous sommes forts, nous sommes féconc Nous sommes des travailleurs dont le labeu malgré l'absence de méthode, de coordin tion, de vues d'ensemble, avait accomi beaucoup; nous sommes des artistes, et not génie que n'animait point, pourtant, un idé commun, avait su garder son prestige. L'idé commun, nous le sentons aujourd'hui frém sant; et nous avons appris le labeur coc donné. Nous sommes désormais fortement £ més pour apporter au monde civilisé, trai formé avec notre aide, une splendide pa d'effort, pour demeurer dans la lumière. Cela ne dépend que de nous. Nous avons, sans le chercher, été gran dans la guerre. Il importe maintenant d'êt grands dans la paix. C'est aussi difficile. M; il le faut, sous peine d'être précipités d hauteurs du rêve où la destinée nous a cc duits. On nous a admirés. Nous devons être a Arables. LES HÉROS Il faut qu'on lo sache; il faut qu'on s'en se vienne. Dans l'allégresse du retour des braï qui, sur tant de champs de bataille, versère leur sang pour délivrer la patrie mutilée, da la grande joie qui nous émeut et nous boulevi se, il faut se souvenir qu'ici, en terre occupi pondant de longs mois, des braves aussi donr rent leur vie pour libérer le pays. Ceux-là, ils n'étaient pas sur les champs bataille. Ils n'ont pas connu les luttes âpr les» luttes féroces, dans les boues de Flandre d'ailleurs. Ils n'étaient pas armés; ils n'étaie pas soldats. • Isolés sur la terre envahie, simples bourgec 8ouvent modestes, ils avaient les mains nu Mais la grande flamme patriotique brûlait lei moeurs. Us voulaient leur part de lutte, leur p; de dangers, leur part de sacrifices. Us voulaiei Qux aussi, collaborer à la grande œuvre de pu fixation. Us voulaient, désarmés parmi les hon Wbau-es, apporter leurs chairs et leur sa pour reconstruire la maison patriale, la fa P'us grande, la rendre plus belle, plus fière, n gnifique. Et ce sacrifice, ils l'ont accompli, fermement simplement. Us ont lutté, et ils savaient que 1 prix de ces combats obscurs était l'inévitabl mort. On les ignorait; les services qu'ils ren daient aux armées, et qui, peut-être, ont permi la victoire, c'était du luxe pour eux. Us les ren daient dans l'ombre, loin du tumulte des armea loin de la fièvre des mêlées, loin de l'enivremion do la poudre, certaius que leurs noms dsmaure raient inconnus de la foule, quo leurs actes pas seraient inaperçus. Combien donc sont tombés dans ces luttes san éclat? Combien sont morts, do ces humbles qu donnaient froidement leur vie? Combien on souffert dans les geôles? Combien ont gémi, là bas, à St-Gilles, à Vilvorde, et ailleurs, torturé par des soldats sanguinaires qui se paraien odieusement du nom de juge? Combien, que 1; mort n'avait pas voulu, sont revenus vieillis usés, finis, diminués par les traitements atre ces? Ceux-là, ce sont nos mutilés, à nous civils, c *ont nos grands blessés, d'autant plus pitoya bles et dignes d'admiration qu'ils ne porten aucun insigne. Et ce n'étaient pas seulement des hommes qv souffraient et mouraient ainsi. Parmi ces braves , il y avait des femmes, de faibles femmes, qi: semblaient faites uniquement pour les travau de la maternité, et qui se révélaient énergique et tenaces, et qui affirmaient une âme d'aciei indomptable, cette âme belge qui, depuis quatr ans, a étonné et électrisé le monde. Iii-bas, dans les cimetières du Tir Nationr : et d'ailleurs, où tous ces fusillés reposent, mort pour nous donner cette liberté qui nous fait de lirer aujourd'hui, il serait bon qu'un jour pre l chain on dressât une stèle. Oh ! pas de monv . ment fastueux, pas d'apparat. Une simple pier re, modeste comme eux-mêmes, sur laquelle o inscrirait leur nom, et ces mots : <c Morts pou 1 la Patrie ». Mais, en attendant que ce vœu se réalise, ; faut que chacun se souvienne. Il faut que noi: , portions en nous une reconnaissance émue pou tous ces inconnus. Comme le.» soldats qui nov reviennent du front, comme les soldats qui doi ' ment en terre sainte, ils ont fait leur devoir. Y ont fait plus que leur devoir. A l'héroïsme mil taire, ils ont ajouté l'héroïsme civique. Ils sor " les pierres sur lesquelles s'édifie la patrie rén< - vée, et il faut qu'on joigne leur souvenir à celi : des milliers de héros qui tombèrent à L;ége, ^ Haelen, à Anvers, à l'Yser, car, eux aussi, i i. furent des braves, car, eux aussi, furent d« " héros ! [ 'WW i La Fériofle iifaià 3 Entre le moment de la libération de la "Oc . gique et l'époque où la vie nationale aura r s pris son cours normal, notre pays traverse] - une période intermédiaire dont personne i s pourrait prévoir la durée, et au cours ele 1 e quelle le gouvernement et les Chambres a p ront à résoudre les problèmes les plus areli sans eloute qui se soient posés au cours ( e notre histoire nationale D'une part, il faudra reprenelre la Belgiqi * au mois el'août 1914* et, revivant en quelep , sorte la vie politique et administrative e r paj*s, rétablir l'ordre là où l'autorité occ Lj pan te s'est complue à créer le chaos. 1 D'autre part, les yeux fixés vers l'aveni >- il fauelra réorganiser la Belgique, panser s s plaies, pourvoir à ses besoins nouveaux t donner à la vie nationale, à l'intérieur eomr a à 1: extérieur, une orientation nouvelle en ra s port avec lu situation actuelle élu pays. L'occupation étrangère, aux termes de s Convention ele La Haye ele 1907, n'abolisse !" pas la souveraineté do la nation belge. ] ^ pouvoir temporairement exercé en Belgicj par l'ennemi n'était qu'un pouvoir ele fa e étranger au droit, et basé uniquement sur force eles armes. Les meilleurs juristes s'accordent aujoi d'hui à dire que la Convention de La Ilaye créait pour l'occupant aucun droit. Elle ne ] imposait que des devoirs. Reconnaissant l'impossibilité d'éviter 51 l'avenir tous conflits armés, les puissances ls gnataires avaient voulu tout au moins at nuer dans une certaine mesure les maux ele ie guerre, et, en cas d'occupation d'un territoi e" ennemi, imposer à l'occupant eles limites qi lg ne pourrait franchir. En ce faisant, elles n légitimaient pas les actes que l'occupant : a' complirait en deçà de ces limites : elles les s 3e bissaient d'avance comme étant les coni se quences inévitables de tout conflit armé, il gitime en soi. s. Le pouvoir de l'occupant, dénué en pr r, cipe do toute valeur légale, l'était du reste a7 Belgique plus que partout ailleurs, puisqi pour arriver à occuper la Belgique, l'Allen gne avait dû commencer par violer une m a tralité dont elle était elle-même l'une des { a r an tes. [r~ La pratique a été malheureusement f r_ loin de la théorie. [s_ S'attribuant un pouvoir législatif qui ,rt pouvait émaner que de la nation belge, l'au rité allemande a entrepris de modifier nos i titutions et nos lois. ds Création de tribunaux belges nouveaux, i re tamment en matière de loyers, plus tarel cr Lis tion do tribunaux civils et répressifs al es mands, création d'impôts nouveaux, sépa n" tion administrative, nominations de foncti , naires, de notaires, de juges de paix, impe tion de la monnaie allemande et du billon zinc, mesures de police, travafl forcé, ab - gation du moratorium, mises sous séques et liquidation des biens appartenant à des toyens des puissances alliées, etc., tous actes sont entachés de la même nullité ra cale originelle. Cepenelant, leur répétition, au cours d'i 'u~ période de plusieurs années, a eu pour rés nt tat de créer, sous la contrainte qui s'attael: ns aux mesures du pouvoir occupant, des sit îr- tions de fait qu'il n'est plus possible d'effa d'un trait de plume. Il faudra faire 1e dép 10 entre les actes que le gouvernement belge, de eût été ici, eût accomplis lui-même, et et îs> qui sont manifestement contraires à ne ou droit; régulariser les premiers et rejeter nt seconds. Sous peine de léser dès intérêts ] is vés respectables, il faudra, dans une certa 2s. mesure, reconnaître, en leur donnant une irs leur légale qui leur a manqué jusqu'ici ^ actes dont l'annulation rétroactive cause] rjl une perturbation autrement plus grave < les leur maintien. në Ce travail sera immense, car il embrass in? toutes les branches du droit et de l'ad ia- . x. mstratjou. » Non moins immense sera l'œuvre de recon * stitution du pays. _ » •*- 11 faudra, notamment, établir la situatioi * de la Belgiejue à l'extérieur, assurer la répa ration des dommages causés aux particulier: J par la guerre, dénouer la crise des loyers, as - suror aux mutilés, aux veuves, aux orphelin' - les situations auxquelles ils ont droit, veni] en aiele à la classe ouvrière, soutenir et coor t donner les efforts de l'industrie en vue de si l reconstitution, modifier le régime des impôts - reviser en divers jioints la Constitution belge ' notamment par l'établissement d'un mode di t snffrage démocratique et égalitaire qui sem blc admis aujourd'hui par tous les partis. C'est aux Chambres anciennes, aux Cliam bres de 1914» que va incomber ce rude labeur ? Sans doute, sans la guerre, leurs pouvoir: t seraient actuellement périmés, et depuis 191/ nous aurions eu eleux élections pour la Cliam i bre et une pour le Sénat. Mais, de même qu< » les Parlements étrangers se sor4^ prorogés < ^ raison ele l'impossibilité qu'il y u /ait ele pro s céder à eles élections en temps ele guerre, di , même le Parlement belge, avant ele fairi e place, dans quelques mois, au Parlemcn j nouveau, issu du suffrage universel pur e simple, devra accomplir el'urgence la tâcli laissée en suspens depuis 1914» Cette tâche - il l'accomplira d'autant mieux eju'il pourra 1 faire par le concours de toutes les bonnes vo n lontés,dans l'élan de la liberté reconquise, e j avant qu'une campagne électorale vienne rom pre l'union nationale que nous laisse 1110 ' mentanément en héritage la crise d'où nou: J sortons. s Le premier acte élu roi Albert, rentran - dans sa capitale, sera de reprendre con tac ? avec le pays, représenté par les élus ele la na t tion. Il les avait quittés le 4 août 1914, au de but du elrame. Il se retrouvera au milieu d'eu: ii le 22 novembre 1918. La séance reprendra ei à quelque sorte, après une interruption tragiqu * ele plus ele quatre années. Maintenant comm alors, le pays attenel de ses élus un travail ri _ piele, impartial et fécond. Si le Parlement répond à cette attente comme nous en avons le ferme espoir, s'il fa sans accroc doubler à la patrie le cap de cett période intermédiaire, si hérissée de difficu tés, il aura tracé une page glorieuse de plu 1_ dans notre histoire nationale. •a E „ L'YSER " is Un journal da front C'est un journal, le journal hebdomadaire d ,c front belge. Nous avons en main l'un des rar« ie numéros qui soient parvenus à Bruxelles, lu nous a été rapporté de là-bas par un jeune off u_ cier qui a laissé son bras gauche dans les bou» de Nieuport. Le beau journal, le joyeux journal ! La premi 1 ' re page, sous ce titre pittoresque : ss <( L'As des as belges », le portrait du sou et lieutenant {depuis capitaine) Willy Coppen ie avec cette mention : a En cinq mois de temp.->. !'as populaire be go a remporté trente victoires, dont vingt-hu Dallons et deux avions. » la Plus loin, des articles débordant de foi et c it gaîté. Le numéro est daté du 14 septembre 191 jC A cette époque, ici, il y avait peut-être enco 1C djs gens qui doutaient de la victoire. Eux, 1 I>a3, ils ne doutaient pas! Us savaient qu'ils 1 tenaient. Aussi, il faut lire avec quel déda la in*^«iiiqu<» ils parlent de Ludenelorff et de S( « bluff » gigantesque! ir_ Mjûs w qui est surtout émouvant, c'est la p e ge réservée aux citations à l'ordre du jour. No" . en copions une, au hasard : m a M..., Alfred-Henri-Alexandre, s-"ms-lie tenant auxiliaire, 10e Cie. Jeune officier allia; à à la plus grande maîtrise de lui-même un espi de bravoure et de sacrifice absolu. S'est hère I* quement distingué dans le commandement d'i posto avancé, très exposé, dans le secteur « Nieuport. L'ennemi ayant lancé une attaqi re sur les tranchées que son peloton tenait, att .'il que accompagnée d'un bombardement d'une vi ne lence extrême, fut grièvement blessé au poign d'une balle tirée par l'un des quatre avions n lc" traillant ses hommes à cinquante mètres. Eut ;u- courage, malgré l'hémorragie grave qui l'épi >é- sait, de se porter vers son poste envahi, loi lé- qu'un obus vint lui fracasser le bras. Transpor dans un abri, n'abandonna son commandeme qu'après avoir dicté et fait expédier un messa Ln" cl'alarme par pigeon. Amputé du bras gaucl en il provoque l'admiration unanime par son 1 ie, roïque abnégation. — Chevalier de l'ordre ia_ Léopold et Croix de guerre. » Il est difficile d'achever, les yeux secs, la 1< îu~ ture de ces lignes. Et il y a douze citations s îa" cette page, qui ne le cèdent en rien à celle q nous avons transcrite. >rt On trouve aussi, dans ce journal, des récits front, des récits où passe vraiment un souf d'épopée. Et puis des anecdotes, des drôleri ne des caricatures. On y lit une chronique spi to- ijve où il est question de matchs de boxe,de 1 is- te et de foot-ball. 11 semble que sur ce tern également les Beiges se soient distingués : c* 10- eux qui emportent tous les prix... £a_ Cher petit journal de fortune, tu les occupa tu les consolais, tu les égayais nos « jass », < rant les mortelles heures d'attente, sous la r fa- nace constante des obus. Maintenant que 1' m- mistice a mis fin à ta vie éphémère, tu as b ,si_ mérité un souvenir et un merci 1 de ro- S Les Chemins de fer 3e s ** di- Nous disions dernièrement qn'il ne faudi me pas plus d'une quinzaine de j ours pour rétal ul- un trafic, modeste encore, mais un trafic qua ait même sur le réseau des chemins de fer bel na- Nous apprenons aujourd'hui que ce cer affirmation se confirme. Les troupes a art mandes qui ont quitté Bruxelles en déroi: s'il ont abandonné un nombre considérable ;ux locomotives et de wagons dans nos gares : tre en cite une centaine pour la seule gare les Nord. )ri- A Malines, une cinquantaine de locomoti ine ont été retrouvées, auxquelles de petites ré va- tions suffiront pour qu'elles soient proi des tement remises en service ; bref, la situati •ait en ce moment, est telle, que l'administrat lue des chemins de fer espère, dans un délai t œurt, pouvoir recommencer le travail, era Enfin, — et ceci confirme ce que nous ven □ai- de dire — mercredi matin le premier train Nam ur est entré en gare de Luxembourg. LES TÉLÉPHONES L 1 1 L'occupation allemande en Belgique aura ap ; porté des perturbations nombreuses dans la vii . de la nation. Les services publics, notamment ; ont considérablement souffert, et parmi ceux . ci, plus particulièrement peut-être, le servio des téléphones et télégraphes. Dès 4 présent, on ne peut se rendre un comp L te exact de la situation. Il y a quatre ans qui • ces services ont été suspendus, le personnel li , cencié, et nul ne saurait prévoir jusqulà que i point Fautorité militaire allemande a endom . magé les installations et le matériel. Cependant il apparaît comme certain que la situation es désastreuse, et qu'il faudra un temps très Ion; avant que le fonctionnement normal, tel qu'i existait avant la guerre, puisse être assuré. > Un haut fonctionnaire de l'administration de j- téléphones, que j'interrogeais à ce sujet, et à qu • j"1 demandais de« précisions, levait les mains ai ; ciel dans un grand ges*e désolé : L — Que puis-je vous dire de certain, de vérifié Comme vous devez le supposer, nous ignoron te t en ce moment. Ce qui semble seulement positif, c'est qu î tous les fils de cuivre du réseau ont été enlevés ^ La pénurie du cuivre est telle qu'en Allemagne t dans les services téléphoniques, ces fils, depui î un an déH, ont été remplacés par ^s fils d zinc. A Tries+e, les -fils conducteurs d'électricit , pour la traction des tramways, ont subi le mêm s^rt. Il semble que dans ces conditions les ré ^ se*Mx belges n'auront pas été davantage épai gnés. En r>rovince, la situation pst pire encore ou' - Bru^ell s.Dans touf,!,s l°svillesqui setrouvaien j entre les mains de l'autorité allemande, les a£ pareils ont disparu. Partout où des batailles on t pévi. les réseaux n'existent plus qulà l'état d t sou-enir. Mi°ux que cHa : dans les campagnet en de nombreux endroits, les liones ont été sac caeées par li population elle-n^ême ; si bien qu - dans tout1 l'étendue de la province de Namui s: notamment, il ne r~s*e plus que des poteau 1 veufs de tons fils. Et 1° fonctionnaire d'ajouter q — Etant donné le prix énorme du cuivre, vou c pouvez vous rendre compte de la dépense exces sîvp oue nécessitera la rpmi^e en état des ligne: Voilà p-ur le matériel. De l'étendue des d< prédations commises, on ne pourra se faire un ' idée 'à peu près exacte que lorsque les fonctioi it narres belges auront complètement repris le trî e vail. [. Quant au personnel, la situation n'anpara s gu^re meilleure. Ici. non plus,riQn d'absolumer certain ne peut être affirmé. Après plus de deu ans de chômage, il est vraisemblable qu'une r organisation complète s'imposera. Les ouvrier les employés, inactifs pendant de si longs moi ne se trouveront pas immédiatement en mesm de fournir un travail suffisant. Ils auront perd pont-être une part de leurs qualités professio: nelles, et il leur faudra du temps avant d'a^o acquis h nouveau cette rapidité de travail cette précision qui les caractérisaient avant ! u guerre. >p — Et puis, me dit mon interlocuteur, des 7 f] des se sont produits dans nos rangs. De nor j. breux employés et ouvriers ont été fusillé: :s d'autrps, en nombre assez considérable, se trry vent déporté"' An Allemagne, et reviendront.Die s- sait ouand ! Et notez que ce sont nos meilleu agents, c°ux sur lesquels nous aurions p 3- compter davantage. 5; Et, comme je lui demandais quel temps a proximatif il faudrait, à son sens, pour oue public prisse jouir à' nouveau des téléphon comme précédemment : — Le sais-je? Longtemps assurément, tr , longtemps. ;• — Qnelaues mois? '.e — Plus,bien plus. Mettez deux ou trois ans, [a vous ne vous tromperez pas de beaucoup. in LES I3ÉPEHSE5 s DE GUERRE It iï- — in La guerre mondiale a jeté les unes e« nt 16 les autres d'énormes masses hum.-.'/nîea Ma ce oui la distingue surtout des guevres jn et cédêntes, c'est le développement extraire ii- naire .le l'outillage militaire. le Jamais, en effet, l'outillage purement tec ii- nique n'a joué un rôle aussi formidable qi •s: dans cette guerre. L'emploi de matériel 1 ^ tout genre y a atteint des proportions vr< ^ ment gigantesques. ^ Aussi, aucune guerre n'a entraîne des c é- penses comparables, même de très loin, de celles de la guerre actuelle. Bien que nous n'ayons pas encore de ch je- fres précis, on peut évaluer à 900 milliar ur de francs environ le total des dépenses eg( ue tuées jusqu'à présent par l'ensemble d , puissances belligérantes. P]" Donnons, pour les principales d'entre-ell* >se quelques chiffres approximatifs : >r- Angleterre, 200 à 210 milliards de frar itv (en outre, pour les colonies anglaises, 25 rr un liards) ; Allemagne, 180 milliards ; Franc Bst 110 milliards; Russie, 110 milliards; Eta Unis, 105 milliards; Atriche-Hongrie, 80 n ,is> liards; Italie, 40 milliards (1). lu" L'importance du chiffre global de 900 n ie" liards ressortira mieux si nous le compare au coût des guerres qui se déroulèrent dep le milieu du siècle passé : La guerre de Crimée a coûté au total - l'Angleterre, à la France, la Russie et le P mont, 8,5 milliards de francs. La guerre d'talie de 1859 a coûté 1,25 n liards. La guerre de Sécession, la plus coûteu a coûté 18 milliards de francs. ait La guerre austro-prussienne, 1,65 milliar ilir La guerre franco-allemande a coûté à ,nd France 10 milliards, en y comprenant l'inde o-e. nité de guerre de 5 milliards, et 2 milliard ^te l'Allemagne. m La guerre russo-turque de 1877-1878 a co . 6,5 milliards de francs. j ' La guerre hispano-américaine, 5,35 r de liards. on La guerre du Transvaal a coûté à l'Ani terre 5,35 milliards. Enfin, la guerre russo-japonaise a çc ves 6 milliards à la Russie et 5 nxiiiiards au pa- pon. ap- Nous arrivons au total approximatif on TO milliards. C'est-à-dire que, pendant ion guerre mondiale 1914-1918, les puissances 1 r£g ligérantes ont dépensé treize fois le coût te de toutes les guerres qui ont éclaté dej soixante- elixans. De plus, il ne faut oublier que, pour ces dernières, il s'agit coût total, tandis que pour la guerre actu il ne s'agit que des dépenses faites jusq présent. Or, quand on songe aux efforts et aux capitaux que demanderont les travaux de reconstitution des régions ravagées les pensions des blessés, des veuves, des orphe-■ lins, etc., on s'aperçoit que le coût total de * la guerre dépassera sensiblement ce chiffre » de 900 milliards. Pour montrer mieux encore combien ce * chiffre de 900 milliards est formidable, faisons remarquer qu'il atteint presque la fortune to- [ taie des deux pays les plus riches au monde : 5 les Etats-Unis (550 milliards) et l'Angleterre j (400 milliards. Enfin, les chiffres des dépenses de guerre acquièrent une signification plus remarquable [ encore, lorsqu'on les examine par pays, et ç spécialement lorsqu'on les compare à la for-1 ti^ne nationale de chaque pays. On arrive ainsi à des constatations vraiment stupé-5 fiantes. i Voici les chiffres se rapportant aux prin-1 cipaux pays pour lesquels nous disposons de données assez précises : Fortune Dépenses nationale de guerre Proportion Angleterre 400 milliards 200-210 millliards 60 p. c. France 280 » 110 « 40 « Allemagne 385 » 480-190 * 50 »» Etats-Unis 550 « 105 « 20 » Il semblerait donc que les principaux pays 5 belligérants aient dépensé pendant la guerre , la moitié de leur fortune nationale On s'aper-_ çoit immédiatement de l'intérêt- captivant . qe présente, pour l'économiste ccinme poui l'homme d'affaire, le prob-ème c.»° dépenses î de .guerre. t D'une part, on peut se demander comment * les gouvernements des pays belligérants oni I pu se procurer eles sommes aussi fantastiques p D'autre part, on peut se demander quel esi l'effet de ces dépenses sur les pays intéressés r .Sont^ils vraiment aussi appauvris que lef chiffres cités sembleraient le faire croire? A chacune de ces questions nous consacre rons un article spécial. (1) Nous consacrerons à la Belgique un ar ; Licle spécial. En ce moment*les chiffres noui r nanquent. ECHOS y — 5. = Le Roi vient d'envoyer le télégramme sui ? vant à l'administration communale de Bru "f xelles en réponse au télégramme que la vilL II de Bruxelles lui a adressé, le 17 novembr ?" dernier, jour de la délivrance : If « Je remercie sincèrement M. l'échevin Le a monnier du chaleureux télégramme qu'il m': adressé au nom de ses concitoyens, i- » C'est avec émotion que la Reine et me nous songeons à notre retour dans la capital 5 : vendredi prochain. n (Signé) ALBERT. .Q » Lophem, 18 novembre 1918. » u * M. le bourgmestre Max et M. Francquî v président du Comité exécutif du Comité Na [r tional, sont nommés ministres d'Etat. 11 est juste de rendre hommage à ces deu: hommes. Et il sera précieux d'avoir recour à leurs lumières et Les professeurs de l'université libre el Bruxelles, réunis hier, sous la présidence el - recteur M. Léon Leclère, ont décidé à l'unani mité, de conférer le titre de docteur « lionori causa » à M. Iloover, président de la Com mission for relief in Belgium, et à M. Saura directeur du Comité hispano-néerlandais pou la protection du ravitaillement. Bravo ! L'enquête ouverte par les autorités belge relativement aux explosions de munitions d dimanche dernier a déjà réuni un faisceau d ifc faits et de témoignages qui semble démontre c que la catastrophe aurait une origine crim: 'i- nelle. A la gare de Scliaerbeck, notammeni on a découvert,dans un wagon chargé d'obus k" une machine fonctionnant au moyen d'u îe mouvement d'horlogerie. A Moll, un mari . allemand a été vu mettant le feu à des "w; L1 gons ; et le sinistre de la station d'Assche ai rait la même origine, d'après les déposition à de nombreux habitants. Ces graves constatations ont fait l'obje if. d'un procès-verbal circonstancié des expert ds du parquet, procès.verbal contresigné par ] se- juge d'instructiou Van Damme et un délégu es de la légation d'Espagne. >s, L'état-major de brigade qui se tenait l'hôtel de ville de Bruxelles a été remplac ?s mardi soir, par l'état-major de la 6e divisic d'armée. e, ts- •j Certains départements ministériels sero: pourvus d'un conseil technique : ce sont \> dl_ départements des chemins de fer, des col ns nies, de l'industrie et du travail, des affair lis économiques, de la justice. à- Les questeurs du Sénat et de la Chamb: ié- des représentants prient d'inviter MM. 1 sénateurs et députés à se trouver au Pala de la nation, le vendreeli 22, à 11 h. 1/2, poi la séance royale des chambres réunies. 864 a Toilette de ville ». ds. la Lo Conseil communal d'Uccle vient de dé( m- cider, sur la proposition du bourgmest s à M. Paul Errera, que la rue du Grand-Br xelles porterait désormais le nom de « n ité Edith Cavell » et la rue do l'Ecole, celui « rue Marie Depage ». Tous les Bruxelloi tous les Belges applaudiront à cet homma de- ren(^u ^ ces admirables femmes,victim ' de la cruauté germanique. ^ Il a été également décidé que la rue du Cc Ja_ seil et la rue de l'Eglise s'appelleraient doi navant « rue du 22-Novembro », en souvei de de la rentrée solennelle du Roi dans la B< la gique délivrée. )el- 'tal Depuis que par suite d'une fatale coïncider U18 se sont simultanément produits les accidci des gares du Midi, de Schaerbeek et sn!! Capelle-au-Bois, les bruits les plus alarmai circulent dans le punii^ A les en croire, la plupart des monuments : le palais do Justice, Sainte-Gudule, l'Hôtel-de-Ville, etc., auraient été minés par les Allemands avant leur départ et constitueraient un danger permanent. Nous pouvons heureusement affirmer qu'il n'en est rien. Des enquêtes rapidement monées, ont démontré l'inanité de ces bruits. On nous apprend que les officiers et les soldats qui seront logés chez l'habitant seront considérés, au point de vue du ravitaillement, comme faisant partie du ménage qui les hébergera.Ceci répond aux nombreuses demandes des personnes désireuses d'hospitaliser des officiers des soldats alliés, mais qui craignaient 11'être pas à même de les nourrir, étant données les restrictions alimentaires actuelles. Bruxelles est déjà relié télégraphiquement avec Anvers, mais l'autorité militaire peut seule jusqu'ici utiliser la ligne. Dans quelques jours, on espère pouvoir mettre le service à la disposition du public dans certains cas déterminés.Pour la première fois depuis quatre ans, la jeunesse estudiantine de Bruxelles a célébré, mercredi, la a Saint-Verhaegen ». Etant donné les circonstances, cette cérémonie a pris le caractère d'une manifestation patriotique, à laquelle s'est associé un nombreux public.M. Dcfnet, président de l'Association générale des étudiants, s'est fait l'interprète ele ses camarades pour féliciter le corps académique d'avoir refusé de donner des cours pendant l'occupation. Il a salué la prochaine réouverture de l'université. Une gerbe de fleurs a ensuite été déposée sur le socle de la statue de Verhaegen. 5 Des détachements des troupes anglaises et françaises présentes à Bruxelles se sont ren-rendus aujourd'hui à Waterloo, dans l'inten-! tion d'aller rendre un pieux hommage aux soldats tombés le 18 juin 1815. Dans la « morne plaine », où Napoléon vit la fortune - l'abandonner et où Wellington conquit la gloire, où Français et Anglais combattirent " avec un égal héroïsme sinon avec un égal ' succès, leurs descendants ont fraternisé : 3 après avoir salué la mémoire de leurs aînés, 1 ils ont célébré la fraternité d'armes qui, dans la guerre qui vient de finir, a assuré le triom- " phe de la civilisation et de la liberté. 1 1 Décidément, tout ce que les Allemands ont 2 abandonné à Bruxelles ne sera pas perdu. Ils avaient édifié, dans le parc, en face des bâtiments des ministères convertis en « kommau-datur », un hangar destiné à garer leurs camions et leurs automobiles. Allait-on l'abattre? allait-on livrer ses ' planches aux flammes purificatrices ! Non. On fait mieux. Des ouvriers repeignent en ^ hâte les murs de bois du hangar ; d'autres s érigent à l'intérieur des gradins et, ainsi transformé, méconnaissable, le hangar deviendra demain — symbole eles changement! e survenus en quinze jours dans la vie natio-1 nale — une estrade d'où seront acclamés lc . roi et les troupes belges. s Un vif émoi règne dans le monele eles bouti- I quiers qui ont vendu aux Allemands. Ils ont r entendu dire que le Parquet allait sévir contre les trafiquants et les accapareurs. Et ils n'ont pas la conscience traneiuillc. s Aussi dérobent-ils leur inquiétude derrière e une foison de drapeaux et d'emblèmes patrio-e tiepies. Ils se eléfendent aussi, avec de grands r gestes de protestation, d'avoir fait du com- - merce avec l'ennemi. Evidemment, comme » tout le monde, ils lui ont vendu qucle^ues petites choses. Pouvaient-ils faire autrement" II Et va-t-on se montrer si sévère ?... Et il? n affirment qu'ils n'ont rien gagné, ou presque, l" à ces transactions forcées ! Us balbutient, ils bégaient, ils sont blêmes.., s Nous n'essayerons pas de cacher que leui angoisse et leurs remords tardifs nous lais-sent — et vous aussi, n'est-ce pas ? — profon- 3 elément indifférents ? e é Ce sont toujours les mêmes exclamations : « Comme ils sont bien ! Quelle bonne mine 1 à Quelles joues roses! Comme ils respirent la 3 santé! Ah! on voit bien qu'il n'ont pas eu n faim, eux!... Et leur chevaux, quelles bêtei superbes ! Comme toute cette armée est bien portante! » On s'en réjouit, certes! Car eux, c'est nous encore, ce sont nos gars, c'est notre iS chair et notre sang... 3. Tout de même, nous sommes un peu humi-ÎS liés d'être si maigres, si pauvres, de flotier comme des manches à balais dans nos vêtements élimés... U faudra que nous nous dépè-,e chions de nous refaire un peu de graisse pour *s ne pas opposer trop longtemps nos tristes •s figures à celles de nos a jass » au teint fleuri 1 ir La musique du régiment des guides, qu.i était célèbre à Bruxelles, et qui nous reviendra sous peu, à été présentée au présideut ele la ;i- République française par M. de Gaiffier, notre re ministre à Paris. u- Dans la cour d'honneur de l'Elysée, la mu-10 sique a donné une aubade, au cours ele laquelle ie furent joués les hymnes nationaux, s, La cérémonie s'est terminée par la remise' ?e de souvenirs aux officiers et aux musicien*, es Tous les aéroplanes allemands ayant se. •. à la guerre — tout au moins ceux qui ne d.-• , vront pas être livrés aux alliés — seront ni; >1 à la disposition élu service ele l'alinu'iiiii publique. O11 ne dit pas si ces appareils à 1 pacifique et humanitaire seront pilotés , ces « as » prussiens qui,au lieu de pjiss; r. laient jeter eles bombes sur les villes ouver. ^ derrière le Iront...

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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