L'indépendance belge

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s.n. 1914, 23 Mars. L'indépendance belge. Accès à 25 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/0r9m32p09g/
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SSiO Gemimes! TN Rri RIOM P ET A PARIS Ci 85" ANNÉE Lundi 23 mars 1914 ADMINISTRATION ET RÉDACTION 1 Tv rue des Subies, Bruxelles BUREAUX PARISIENS ; 11, place de la Bours» ABONNEMENTS : édition quotidienne BELGIQUE lin aa 23 fr. S fiait, 10 fr. 3 Boit, 5 fr. IDXEhiBDtiRGlBr.-DJ » 28 fr. * .5 «r. •- JJf. 0BAK6ER «401t. * 22 fr, » 12 fo édition hebdomadaire llntirnitionili el d'Outn-marl n r lGES, EARAISSAXT LE MERCREDI Un au SK franc» fei* • 1S f'rauca L'INDÉPENDANCE S» B» Lundi 23 mars 1914 Les annonces sont reçues i A BRUXELLES : aux bureaux au jou'ja^ À PARIS : il, place de la Bourse, àk LONDRES : chez Mil, John-F. Jones & C3, n° Snow Hiil, E. C.-, à l'Agence Havas, n° 413* Cheapside E. G,; et chez Neyroud & fils, Ud, B0" 14-18, Queen \ietoria Street, et T. B. Brovrne Ltd. n° 163, Queen Victoria Street. AMSTERDAM ï chez ÎNijgh & Van Ditmar, Rotin, 3» fè ROTTERDAM : même rirme, Wynhaven. 113. •4W ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRiE et Ë& SUISSE, aux Agences de la Maison Rudolf Moss^ 'js ITALIE : chez MM. Haaseustein & Vogler, à Milan Turin et Rome. tttNEW-YORK : T.B. Browne. Ltd, l, East^ Streô* ÎHOIS SDITIOXS PAR JOUR. — SU PAGES BELGE CONSERVAMOIt £AE ÏX PRQGEÈ3 Édition du matin ■ Aujourd'hui ENTENTES ET ALLIANCES, par Roland Je Maiès. LA SITUATION DANS L'ULSTER. — Préparatifs militaires. — Déclarations du secrétaire du ministre de la guerre. En Allemagne. — Les duels dans l'armée. — Les relations germano-russes. En Serbie. — Trois cents millions pour les chemins de 1er. Au Mexique. — A Torréon. -—■ Nouvelles diverses. En Russie. — Le budget de la marine. En Turquie. — La réorganisation de la mariné.Notes du Jour, par J.-B. Les retraites ouvrières. Ei) France. — L'affaire Roçhettfc. — Les dépositions devant la commission d'enquête. — L'affaire Caillaux-GalmeUe. — L'interrogatoire de Mm* Caillaùx. — L'n démenti du « Figaro ». — Manifestations.En Belgique. — Leur patriotisme. Chronique mondaine. Les mariages espagnols. Une Préface. Images actuelles. Les Lettres et les Arts. Revue des Revues. Vient de paraître... Les Théâtres à Bruxelles et à Paris. Informations financières et industrielles.— Nouvelles diverses de nos correspondants.Bulletin hebdomadaire de la Bourse de Bruxelles (G* page). Les dépêches suivies de la lettre A sont, celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à. 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre C sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES, 22 mars Entenles et Alliances L'article sensationnel publié l'autre jour par le « Novoié Vrém.ià » et qui préconisait une modification radicale de la situation européenne par l'alliance étroite de la France, de la Russie, de l'Angleterre et de l'Allemagne, sur la base de la restitution de l'Alsace-Lor-raine et du partage de l'Autriche, n'aura pas.eu le temps de porter profondément sur l'opinion publique : dès le lendemain on démentait à Paris et à Saint-Pétersbourg que des conversations sur un sujet aussi délicat y eussent jamais élé engagées, et le comte Witte, ancien président du conseil de Russie, faisait au «Novoié Vrémia» même des confidences qui tendent à faire croire que si l'idée d'une alliance franco-russo-allemande a existé à un moment donné ilans les milieux dirigeants de Saint-Pétersbourg, ce ne lut nullement dans le sens que le journal russe avait précisé tout d'abord. Nous eûmes donc raison de faire à cette place des réserves formelles au sujet des révélations du «Novoié Vrémia» et de considérer que l'on se hâtait par trop vraiment de créer une nouvelle situation européenne sur les ruines de la monarchie des Habsbourg.Une telle combinaison, si ingénieuse soit-elle, ne pourrait guère avoir de chance d'aboutir, même si la question du partage de l'Autriche venait à se poser brusquement demain. Qu'on songe, en effet, aux difficultés énormes que rencontrerait ce partage. Il est facile de dire que l'Allemagne s'annexerait les provinces allemandes de l'Autriche, que la Russie recevrait, la Galicie, que la Bohême et. la Hongrie constitueraient des Etats indépendants; mais quel serait, l'effet général du développement allemand sur loute l'Europe centrale, de son arrivée au littoral de la Méditerranée ? Dans quelle mesure les autres grandes inlluences permettraient-elles cela, au risque de voir l'équilibre européen détruit à leurs dépens ? Dans quelle mesure l'Italie se prêterait-elle à une telle combinaison, dût-on lui assurer certaines compensations territoriales ? Il n'y aurait pas seulement à satisfaire que les appétits de l'Allemagne et de la Russie, il y aurait à tenir compte des légitimes aspirations des Slaves de 1? monarchie, des ambitions non moins légitime:; de la Serbie, en Bosnie-IIerzé-govine et de la Roumanie dans les provinces de l'est hongrois, où l'élément roumain est, dominant. Enfin, ce serait une efreur de supposer que les Autrichiens eux-mêmes ne se défendraient pas contre toute tentative de morcellement de l'Empire et que la monarchie des Habsbourg, si épuisée soit-elle, si cruellement aux prises qu'elle puisse être avec des difficultés intérieures, ne ferait pas un suprême effort pour échapper à la catastrophe ilnale. Quel que soit l'avantage immédiat que l'Allemagne puisse trouver dans un partage de l'Autriche. qui se ferait surtout à son profit, il ne faut pas se dissimuler qua le gouvernement de Berlin hésiterait beaucou[j i se rallier à une telle solution, car la prépondérance absolue de la Prusse se y trouverait remise en question par un développement considérable de l'Alle-magne du Sud. si différente de carac- f 1ère, de tempérament et de. mentalité de £ l'Allemagne du Nord. * Si l'on considère l'autre face du pro- - blême, des réserves s'imposent, bien davantage encore : croit-on que le panger- . manisme, dont la puissance s'accuse chaque jour dans la vie politique alle-5 mande, s'accommoderait de la restitution pure et simple de l'Alsace-Lorraine 5 à la France en échange de compensa-lions territoriales.en Autriche ? La thèse pangermaniste est que tout pays.aile- ~ mand doit, devenir et demeurer terre d'Empire, que l'Alsace est terre aile-mande malgré l'attachement u peuple alsacien à la patrii française. La haute ' personnalité russe qui fit des conflden- ™ s ces au « Novoié Vrémia » paraît faire .. bon marché des idées qui prévalent à - ce sujet dans les milieux dirigeants al-3 lemands. Les idées du comte Witle paraissent 0< beaucoup plus nettes, dans cet ordre de choses, que celles exposées par le «Novoié Vrémia». Il a préconisé jadis une alliance franco-russo-allemand'e et r< il put développer ce thème devant l'em- ll pereur Guillaume peu après l'avènement au trône de Nicolas II. Seulement, sa 1 combinaison était simpliste et. ne cherchait à résoudre aucune des difficultés essentielles que doit rencontrer logique- n . ment toute tentative d'entente franco- ri . allemande. Le comte Witte ne songeait P" pas plus à la restitution de l'Alsace- cl e Lorraine à la France qu'au morcelle- <l; ment de l'Autriche :il voyait la possibi-lilé d'opposer le bloc continental russo- h ■ germano-français à la puissance britan- Cl nique. Le comte Witte était évidemment hanté par la vieille, rivalité russo-anglai- " .s se dans l'Orient euiopéen et en Asie; il n j. n'envisageait que l'intérêt purement s is russe dans cette affaire et ne s'étonna 11 ' pas trop que l'Empereur, allemand esti- s u mait que l'alliance russo-germano-fran- s çuise devait être réalisée non par la per- a îs suasion, par le développement des re- s it lalions amicales, mais par la contrainte " i_ au besoin exercée sur la France pour *-l'amener de gré ou de force à cette al- J: liance. Les révélations du comte Witte 1 H présentent le grand intérêt de jeter une £ certaine "lumière les événements qui se déroulèrent il y a une dizaine d'an- « nées. Elle font comprendre pourquoi ' l'Allemagne èxploila si dangereuseriient r la crise marocaine : c'était pour rompre ' l'Entente cordiale et contraindre la 1 France à conclure une alliance avec 1 l'Allemagne sans aucune compensation, ' sans la moindre solution de la question re d'Alsace-Lorraine. Si le comte Witte dit 1 é- vrai — et les précisions qu'il donne ne c le permettent guère d'en douter — on dis- c ce tingue nettement maintenant la valeur . le de l'action si énergique déployée à cette la époque par M. Delcassé pour consolider ,r- l'Entente cordiale anglo-française etpré-[■a parer le rapprochement anglo-russe. -nt C'était le seul moyen pour la France e- d'échapper à l'obligation inéluctable de !t- s'allier à l'Allemagne, sous peine d'un _ir total isolement, d'échapper à l'humiliais tion de n'être plus en Europe qu'une în puissance de second ordre à la remor-iit, que de l'Allemagne et de la Russie. En ' (i- vérité, il est fort heureux pour la France J si que M. Isvolski, suivant la ligne tracée 1 è- par M. Delcassé, ;.it favorisé la constitu- 1 lion de la Triple-Entente, que le comte | ,t_ Witte paraît regretter si amèrement, j as car sans elle la France isolée eût été ir-■é_ l'émédiablement sacrifiée. ji_ Est-ce à dire qu'une entente franco- : es russo-anglo-allemande soit impossible lu dans l'avenir et qu'il faille renoncer à ae tout espoir de voir la paix européenne er définitivement consolidée, par un groa-ur pement étroit des puissances dirigean-,s- tes ? Nous ne le croyons pas; mais certainement ce n'est pas là un problème se dont la solution puisse être pratique-ilé ment trouvée à l'heure présente, dans in les circonstances que traverse actuelle-,o- ment l'Europe. La question d'Alsace-re Lorraine subsiste entièrement entre la uè France et l'Allemagne, et aussi long-tle temps qu'on ne l'aura pas tranchée soit es par l'indépendance absolue du Reichs-ue land, soit par un partage équitable, la la Lorraine à la France et l'Alsace à l'Alle-nt. magne, l'idée d'une entente franco-alle-:e- mande restera une idée stérile. D'autre nt, part, les relations russo-allemandes, au le lieu de se développer dans le sens de ;r'_ leur cordialité traditionnelle, tendent 'es de plus en plus à s'altérer et à se cornes pliquer de rivalités politiques et écono-o- miques extrêmement sérieuses. La Rus-ns sie ne peut oublier que c'est la diploma-à lie allemande qui permit, à l'Autriche-;u- Hongrie de la tenir en échec et de lui ia- infliger de cruelles humiliations au is- cours des dernières crises orientales. Ce ot serait se bercer de dangereuses illusions, >te dans ces conditions, que de croire à la de possibilité immédiate d'une alliance ns franco-russo-anglo-allemande. Tout ce zé- qu'il est raisonnable d'espérer; tout ce ro- qu'il est raisonnable de préparer, c'est mt une sincère détente entre Paris et Ber-ait lin, entre Berlin et Saint-Pétersbourg, ri- afin que les puissances dirigeantes ap-;nt portent à résoudre les graves problèmes le- qui peuvent se poser devant l'Europe aie la même bonne volonté réciproque si qu'elles mirent à localiser la guerre baisse kanique. De tels efforts pratiques peu-ne vent créer en Europe une alsmosphère sp- favorable à une constante conciliation ;oit des intérêts vitaux des grandes nations; rne ils peuvent, par là, préparer les voies à Ui- une évolution heureuse des idées et des fit, sentiments qui dominent la situation ou- présente de l'Europe. IU.1J ROLAND DE MABÈS. la se* n.— I L.A Situation dans l'Ulster Déclarations du secrétaire du ministre de la guerre Londres, samedi, -1 mars. Le colonel Seely, qui devait parler.ee soir dans le comté die Derby, est retenu à Londres à cause des affaires d'Irlande. Bon secrétaire a pris la parole à sa placé. 11 a déclaré que le devoir de tout citoyen é.tau de soutenir lie pouvoir exécutif. Ceux qui ne le feront pas seront sévèrement châtiés. Je suis allé ce matin, dit-il, au ministère de la guerre, et je suis heuraux de constater qu'on a obéi à tous les ordres du ministre. (a; Mouvements de troupes Belfast, samedi, 21 mars. Un 'train spécial qui avait reçu l'ordre de (. conduire aujourd'hui des troupes de Dur-> ban à Belfast a été contremandé. (a) 3 Albartown,. samedi, 21 mars. 3 Les compagnies de ethemiris de fei1 ont t reçu ■ l'ordre die tenir ■ des -trains prêts à transporter 10,000 hommes à Glasgow et ^ dans d'autres ports pour être dirigés sur L l'Irlande. (a) Londres, dimanche, 22 mars. 5 Un détachement de 150 liommes du génie est arrivé à Dublin hier soir de Cur-ragh et s'est immédiatement embarqué 1 pour l'Ulster. On attend de nouveaux détachements aujourd'hui. Ainsi le mouvement des troupes ' pour l'Ulster continua On estime cependant que dans les vingt-quatre heures les autorités militaires auraient concentré une force die 30,000 hommes avec ^ deux batteries d'artillerie de campagne dans les villes de l'Ulster. Les ordres don-j nés par Sir E. Carson à ses partisans, de se tenir calmes ont été obéis d'une .façop a admirable. Jusqu'à l'heure actuelle, on ne signale aucun incident. Les journaux conservateurs continuent à publier des bruits alarmants sur l'état d'âme de l'armée. Ain-.si, ils persistent à dire qu'une mutinerie e a eu lieu dans le régiment d'infanterie <$a r Dorsetshire et que ce régiment est aux a,r-[_ rêts. Maj,s ceci est exagéré parce que tous e les régiments sont pour le moment cohs!-: e gnés.' jj L' «, Observer » croit savoir d'une source autorisée que le commandant, en. chef Ar-)j tliur Pagot fit venir .vendredi dernier le gé-néral de brigade Gough, commandant la •g troisième brigade de cavalerie, et lui don-.( na deux heures pour décider s'il voulait ,g marcher contre l'Ulster ou donner sa dé-, mission. Selon 1 '« Observer », le général jJ Gough a donné sa démission hier de géné-rai. Le même journal, dans un article, fait e appel à tous les officiers britanniques pour -, qu'ils démissionnent. (a) Nouvelles de l'Étranger ALBANIE Le cabinet Turkham pacha Berlin, dimanche, 22 mars. La « Gazette de l'Allemagne du Nord » écrit dans sa revue de lu semaine : « La nouvelle principauté d'Albanie a reçu son premier ministère. Le choix de Turkham pacha comme président du conseil et ministre des affaires' étrangères peut être signalé comme favorable, attendu que cet homme d'Etat a l'expérience de la politique européenne et ' jouit d'un réel prestige personnel. (a) ALLEMAGNE Inauguration Berlin,, dimanche, i£ mars. Le> nouveaux bâtiments de a nbUothe que royale et de la bibliothèque de l'Académie des sciences ont été inaugurés ce matin solennellement en présence de l'Empereur, du pr ince héritier, du chancelier de l'Empire, des ministres et de plusieurs hautes personnalités diplomatiques et politiquesOn remarquait 1 également des délégués des bibliothèques du Danemark, de la Suède, de la Norvège .et de la Hollande. L'Empereur a prononcé un discours dans lequel il a fait ressortir que cette œuvre était un nouveau témoignage du prix que l'Allemagne attache aux travwuïi de l'intelligence et il a rappelé que l'acSlèmié et la bibliothèque ont toujours été l'objet de la bienveillance spéciale de ses ancêtres. L'Empereur a terminé en disant qu'il appartient à la science de faire toujours de nouvelles conquêtes et de préparer sur la base des connaissances acquises la route vers de nouveaux mondes. L'affaire Poliakoff Berlin,- samedi, 21 mars. Une dépêche de Saint-Pétersbourg dément la nouvelle, répandue par un journal local, au sujet de l'arrestation, à Cologne, du capitaine Poliakoff et selon laquelle l'ambassade russe à Berlin avait attendu huit jours avant de faire une démarche pour obtenir la mise en liberté de l'accusé. L'ambassade s'est mise en relations avec le ministre des affaires étrangères allemand dès qu'elle a eu connaissance de l'arrestation et elle a obtenu la mise en liberté immédiate du capitaine Poliakoff. (a) Epilogue d'un duel récent Metz, samedi, 21 mars. Cet après-midi, le conseil de guerre de la 33" division, présidé, par le. lieutenant-colonel Steinacker, du 33° régiment d'artillerie de campagne, a jugé le lieutenant de La-valettc Saint-Georges, du 98e régiment d'infanterie en garnison à Metz, qui a tué en duel le lieutenant Haage. du même régiment. On se rappelle que ce duel fit l'objet | d'une interpellation au Reidhstajj, Le lieutenant de Lavalette Saint-Georges a été condamné à 2 1/2 ans de forteresse. Le conseil de guerre a estimé que cette peine sévère était.inéritée, parce que le lieutenant de Lavalette Saint-Georges avait provoqué lui-même le duel et qu'il avait grave- A ment offensé l'honneur d'un camarade (a) li Les relations germano-russes e, Berlin, dimanche, 22 mars. P La,« Gazette de l'Allemagne du Nord » dit qu'elle est heureuse que la violente polémique qui a mis aux prises les journaux russes et allemands se soit apaisée. Les deux. gouvernements sont unanimes à ne pas vouloir laisser se . compromettre les c précieux intérêts de leurs empires respec- a tifs, par des excitations. Il n'existe pas de l1 raison pour que. leurs relations amicales c soient troublées. Les questions, encore pen- a dantes de Perrn et de Cologne, devront être 1' -réglées d'après les principes du droit international en vigueur. (a) ti Dans l'armée aHemande Le budget de 1914 prévoit une augmentation du nombre des réservistes. Ce nom- n bre, qui fut l'an dernier de 490,000, sera b cette année de plus de 625,000. L'augmentation exacte inscrite au budget de 1914 d est de 122,400 soldats et 13,600 sous-offi- ti ciers. La plupart de ces réservistes feront ■une période de quatorze jours. (a) r, 1 — Le conseil d1 ierre de Berlin a con- n damné à cinq ans de prison et à la dégradation militaire-un vétérinaire des. troupes t> africaines pour désertion devant l'ennemi, t (a) t AUTRICHE-HONGRiE 1 La visite de Guillaume II Vienne, dimanche, 22 mars. La plupart- des journaux saluent chaleureusement le Kaiser qui est attendu de- r. main à Vienne. « Cette visite, disent-ils, au cours d'un ! voyage à Cqrfou est toute naturelle en raison de la profonde amitié qui existe entre les deux souverains. » L'officieux « Eremtlenblatt » constate la ' solidité de.l'alliance austro-allemande. Elle ' n'a. plus besoin .d'être attestée. Les liens qui unissent maintenant les deux pays sont inébranlables, et cela pour le plus grand ' bien de la paix générale à laquelle cette alliance sert : de .rempart. La « N'eue Freie Presse » - et le « Neue Tagcbl-all » estiment que la visite de l'ém- ' -per^ûr1 Guillaume a une porté» politique, parce que le Kaisar rendra ensuite visite à l'archiduc héritier François-Ferdinand, avec lequel il est lié par une vive Amitié, puis lé souverain allemand aura une entrevue avec Victor-Emmanuel, ce qui prouvera l'union intime qui existe entre les trois puissances alliées, qui ont. plus que jamais besoin de s'appuyer l'une sur l'autre. « L'Oesterreichische Zeitung ». et plusieurs autres journaux font ressortir combien vaines sont aujourd'hui les tentatives faites pour ' semer l'a méfiance pammi les trois Etats alliés. La connaissance de la langue russe Vienne, dimanche, mars. D'après la » Reichspost « on va recommencer maintenant à envoyer des officiers autrichiens de l'état-major en Russie pour y apprendre La langue. On avait cessé de le faire depuis plusieurs années. ESPAGNE Départ du général Marina Madrid, dimanche, 22 mars. Le général Marina est parti pou-r reprendre son poste. Il a été salué à la gare par l'infant Carlos, les membres du gouvernement, de nombreux généraux, officiers et personnages politiques.. Le public a acclamé le général. (a) Madrid, dimanche, 22 mars. Les journaux annoncent que le gouvernement français a conféré au général Marina la grand-croix de la Légion d'honneur. (c) GRECE Prochain départ du général Eydoux Athènes, samedi, 21 mars. On annonce officiellement que le général Eydoux, qui quitte prochainement la Grèce pour cause de promotion, sera remplacé par un général de division, qui n'est pas encore désigné. A l'occasion du départ du général Eydoux, la « Nea Nellas » dit que le départ « de ce brave et éminent soldat remplit de douleur non seulement l'année hellénique qui perd un savant et dévoué instructeur, mais aussi le peuple hellénique qui se voit ainsi privé d'un ami précieux. Le général Eydoux, durant son séjour en Grèce, a servi cette nation comme il aurait servi la France et a participé à sa gloire ainsi qu'à sa douleur. La grande nation française retrouvé un général, tandis que la Grèce perd un de ses fils ». Athènes, samedi, 21 mars. La presse est unanime à regretter le départ du général Eydoux. La « Nea Imera » relève les services inestimables rendus au lendemain de la révolution par le général Eydoux et par la mission française , grâce auxquels l'armée est rentrée dans la discipline et a repris conscience de ses devoirs. L' « Embros » dit que la présence en Grèce des autres membres de la mission française est indispensable pour compléter l'œuvre heureusement accomplie jusqu'à ce jour. (a) Athènes, samedi, 21 mars. Les journaux continuent l'éloge du général Eydoux et regrettent son départ. Le général déclara que s'il part, il continuera d'agir en faveur de la Grèce, qu'il aime comme une seconde patrie. i « Lebnos » annonce que le gouvernement - fait une ' 'marche auprès du gouvernement t français afin que le séjour: du général soit prolongé» (a) ITALIE Mort d'un amiral Rome, dimanche, 22 mars. L'a«irai Faravelli, qui commandait- la flotte italienne pendant la guerre torco-ita-lienne, est mont ce matin à 9 h. 25. On sait que c'est l'amiral Faravelli qui, an 1911, dirigea le bombardement de Tripoli, (c) MEXIQUE A Torréon New-York, dimanche, 22 mars. Le « New-York Times » publie une dépêche de Bermagille, à quelques kilomètres au- nord de Torréon, disant que les rebelles sont entrés dans cette ville après un combat acharné qui dura une heure. Ils auraiént trouvé une centaine de morts dans les rues '. (a) New-York, dimanche, 22 mars. Une dépêche de Bermejillo diit que la bataille s'est déroulée à dieux milles an nord de Torréon. Les fédéraux auraient eu cent et six hommes tués et le-s insurgés trois tués et sept blessés. Les rebelles se sont emparés d'un canal d'irrigation. Les fédéraux ont battu en retraite avec précipitation. Une déipèclie de Chiliuah.ua dit que les rebelles annoncent officiellement qu'ils ont battu l'ennemi aux avant-postes de Bar-mejillo.Les fédéraux se sont repliés avec rapidité, laissant ' quaitre-vingt-dix morts sur le terrain. Les rebelles n'auraient eu qu'un tué; fc) Maximo Castillo est capturé aux Etats-Unis On annonce d'El Paso : Maximo Castillo, le chef rebelle mexicain qui provoqua la catastrophe du tunnel de D.rake, dans laquelle périrent quinze Américains, a été capturé par les troupes des Etats-Unis à 38 milles au sud de Hachit-a, Nouveau-Mexique. Cette nouvelle a été communiquée officiellement par le capitaine Georges White, commandant d'une compagnie du 9°" -'e cavalerie, sur la frontière du Nouveau-Mexique, au général Hugh. L. Scott, commandant des forces américaines à Fort Bliss. Castillo était accompagné de six de ses partisans. ' Leur capture s'est effectuée sans résistance. Ils ont été conduits à El Paso et seront probablement internés au Fort Bliss. en attendant des ordres de Washington.On se demande si le gouvernement américain le livrera, ou non, aux autorités judiciaires rebelles. Il n'existe aucune charge contre lui aux Etats-Unis qui puisse justifier une i.ction légale daïis ce pays. Son internement avec les autres prisonniers n'est motivé que par le délit de violation de la neutralité. (a) A la conférence de la paix New-York, dimanche, 22 mars. Une dépêche de Mexico annonce que le ministre des affaires étrangères a fait parvenir aiu-x ' puissances la correspondance échangée entre le Mexique et les Etats-Unis au sujet, de la participation du Mexique à la. prochaine conférence de la paix à I-a Haye. 11 base son opinion. sur la demande des Etats-Unis au Mexique de prendre part à cette conférence comme la reconnaissance du gouvernement mexicain. (c) ROUMANIE Convention gréco-roumaine Bukarest, samedi, 21 mars. Le ministre des affaires éti«ngères a signé la convention gréco-roumaine, qui est établie sur la base de la nation la plus favorisée. (a) RUSSIE Le budget de la marine Saint-Pétersbourg, samedi, 21 mars. La commission de la guerre et de l'a marine de la Douma a terminé la discussion du budget de la marine. Elle a attiré l'attention du ministre sur le retard apporté à la construction des vaisseaux. Elle a émis un voeu demandant qu'il soit organisé pal l'Etat un système de production de naphte pour les besoins de la flotte, que les équipa, ges de la flotte soient maintenus le plus possible au complet et que leur effectif ne soit pas inférieur à 90 p. c. Dans l'affaire Wk-kers, la commission o reconnu qu'un contrat de dix ans conclt illégalement avait créé un monopole pernicieux en faveur d'une entreprise particulière.et que le monopole est désavantageux pour le fisc et nuisible pour la défense nationale, puisqu'il met le ministre en demeure soit de payer spécialement pour tout perfectionnement de matériel, soit de se contenter de la construction telle qu'elle est au moment de la conclusion du contrat. (a; SERBEE Trois cents millions pour les chemins de fei Belgrade, samedi, 21 mars. Le conseil des r.v.nistres a .décidé la construction des lignes de chemin de fer suivantes : Uskub à Prilep et Monastir, Mer-dare à Prichtina et Prizrend, Mitrovitza J Rarka, Novi-BaWr et Uvac, Monastir à Ka-vadar, Isclitip à Kotchana, Pozaverac à Né-gotine, Praliovoj Stubik, Braza-Palanka el aussi la construction d'un pont sur le Danube. Les frais de construction sont évalués à 300 millions de dinars. Le gouvernement destine, d'autre part, 5 millions de dinars à !.. construction de routes sur le nouveau territoire. (a) TURQUIE La réorganisation de la marine Constantinople, samedi, 21 mars. Le ministre de la marine commence la réorganisation de la marine et procède au rajeunissements des cadres. Rustem pacha. sous-secrétaire d'Etat-, est mis à la retraite et remplacé par Hakki bey, qui,part pour la France prendre livraison de quatre canonnières. De nouveaux cadres seront créés en prévision des équipages nécessaires aux non.eaux dreadnoughts. On assure que l'entente navale anglo-turque deviendra défintive au moment où la Turquie aura ses nouveaux dreadnoughts. Les pourparlers sont en bonne voie avec des constructeurs français pour l'organisation d'une flotte aérienne. (a) URUGUAY Mission militaire française Montevideo, samedi, 21 mars. La commission de la guerre et de la marine de la Chambre a approuvé le projet du gouvernement tendant â passer un contrat avec une mission militaire française. (<y VENEZUELA Castro retrouvé New-York, samedi, 21 mare. Suivant un télégramme de Port d'Espagne (Trinité ), l'ex-président Castro, dont on avait perdu la trace depuis. plusieurs mois, a été découvert ici. On a trouvé 40,000 cartouches dans un hôtel fréquenté surtout par des Vénézuéliens. New-York, dimanche, 22 mars. La dépêche de Port-d'Espagne (Trente), qui annonce que le général Castro est ici depuis le' mois de juin, ajoute qu'il étoijt arrivé; sur le « Southampton ». Il vécut dans su cabine pendant toute la traversée et quand il débarqua, étant complètement rasé, 'il élai-t méconnaissable. Depuis il s'est constamment Tenu à l'écart, car il n,e veut pas attirer l'attention des espions du président Gomez. 11 se propose de rester à Port of Spam, où il sera rejoint par sa femme, actuellement à Porto-Rico. (cj FRANCE gsjotes du Jour (Do notre correspondant.) Quoi qu on en dise, il faut approuvée les magistrats et les fonctionnaires de i administration pénitentiaire qui montrent pour MF» C ail 1 aux do véritables sentiments d'humanité. On a chauffé sa cellule, qui était humide; on lui a permis- de laire apporter quelques tapis et, on n a prohibé ni les linges de line toile ornés dé de tjlles, ni les parfums cle toilette auxquels la malheureuse femmo est habituée. On lui permet même de se promener un peu dans leà couloirs. Quand, cette après-midi, on 1 a conduite au Palais de Justice, le jugei d instruction lui a l'ait subir son premier interrogatoire, on l'a amenée dans un automobile et on a mis une vingtaine de gardes républicains à sa disposition pour empêcher les photographes indiscrets de prendre des clichés destinés à être reproduits dans les journaux,, qui seront obligés de se contenter de la description de la toilette très parisienne de l'accusée. Son chapeau de paille noire avec l'aigrette blanche, son élégant manteau d'astrakan et son manchon de skungs font l'objet de quelques commentaires.Toutes ces mesures critiquées sem-' blent, au contraire, parfaitement admissibles. Il y a seulement une réserve à faire, c'est- que ce ne soient pas des mesures exceptionnelles et qu'on, ne se , montre pas rigoureux pour les accusées ordinaires réservant ces procédés pour la seule meurtrière de Gaston Calmette. Déjà, il y a près de cent cinquante ans Jean-Jacques Rousseau écrivait : « Tout nous montre l'insuffisance des lois et l'indifférence des juges pour la protection des innocents accusés. » Innocents ou non. peu importe; tant que le prévenu n'est pas condamné, il est présumé innocent. C'est le principe de large justice et de haute morale qui [ est enseigné à l'école el qui n'est jamais , appliqué. Par suite d'une sorte de cor-; ruption de jugement, les magistrats ont , une tendance générale à voir un coupa-[ ble dans chaque accusé et ils le traitent comme tel, souvent avec une insuppor-L table cruauté, toujours sans ménage-j ments. D'Aguesseau, que les juges modernes ne connaissent que pour avoir vu son grand portrait sévère dans le salon d'attente du ministre de la justice,Tes jours où ils vont solliciter un avancement rarement mérité, d'Aguesseau a écrit- : « Quel innocent ne passera point pour [ coupable s'il suffit d'être accusé. » En dépit des leçons de l'école, des maximes de J.-J. Rousseau et des pensées do d'Aguesseau, nos juges modernes traitent d'ordinaire les accusés avec une dureté et un manque d'humanité qui révoltent, souvent. Pour une fois qu'exceptionnellement les magistrats témoignent de quelques prévenances pour une prisonnière, on ne peut le leur reprocher. Mais à la condition que les faveurs' qu'on multiplie à la femme riche, mariée à un des gros personnages du temps, soient aussi réservées aux autres malheureuses qui sont bien moins coupables que cette meurtrière. Sans cela, si on monopolise la douceur, la bienveillance et même l'obséquiosité pour la grande dame puissants et qu'on soit rigoureux, sans miséricorde et sans pitié pour les autres, on éveillera les sentiments de suspicion et de révolte contre cette inégalité de traitement, qui devient une injustice et une preuve nouvelle de l'anarchie qui règne parmi les fonctionnaires de rang élevé et les magistrats de toute condition. 1 Est-ce ce qu'on a voulu prouver ? J.-B.

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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