L'indépendance belge

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s.n. 1915, 04 Janvrier. L'indépendance belge. Accès à 14 août 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/3t9d50gq8v/
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E INDEPENDANCE BKI.GR ANGLETERRE: ONE PENNY. CONTINENT : 15 CENTIMES I Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street, E.C. londres t UNm , TANVIER 1915 begistebed at the g.p.o. Conservation par le Progrès. TELEPHONE: CITY 3960. UKiiJs, LUINIin 4 JA.NVIIiK j.yj.0. AS A NEWSpApEE. (LA GUERRE ET LA SOCIA1 DEMOCRATIE. D'où vient que la conscience du prc I tariat allemand n'ait pas été secou I d'un frisson de révolte et soit res I sourde aux appels de la justice? Il ) I là un cas psychologique auquel I marxisme n'est peut-être pas étrang I Qu'on se souvienne de ses dogmes f< | damentaux : la conception matériali I de l'histoire qui fait du facteur écoi I mique la base et comme le pivot de l'é-I lution sociale tout entière. D'après ce I doctrine, les autres manifestations I l'activité humaine — dans l'ordre estl [ tique, psychologique, moral, juridic I et politique — ne seraient que des "é phénomènes" produits, causés et dét I minés par le régime économique dont ne sont rien plus que les reflets. Ai: ! donc, le taux des salaires, les forn I d'industrie, les modalités du travail, I distribution de la propriété sont la c I de voûte qui commande et ordor I toutes les parties de l'édifice élevé f le génie inventif des hommes grouf en société. Sans doute, on ne peut cc tester l'influence réelle qu'exerce I structure économique sur les autres 1 [ ganes de la vie collective. La vérité < I qu'il y a, entre tous les phénomènes : I ciaux, des rapports d'interdépendar I et des mouvements d'action et de ré; I tion réciproques. Mais il est aisé de c( cevoir l'insuffisance et le danger d'u théorie qui, par la bouche de discip I dépassant sans doute la pensée du m tre, enseigne que, sans exercer aucu action indépendante, toutes les form | jusqu'aux plus élevées, de l'activité : cia)<', sont en connexion étroite avec ■ régime éconormque auquel elles empri tent une valeur purement secondaire dérivée. On pouvait croire que cette thèse n tait pas sortie du domaine purement i< ologique, mais il faut bien se renc compte qu'elle a, en pratique, complè ment faussé la mentalité de la Soci démocratie. Celle-ci, imbue des préci tes de l'orthodoxie marxiste, ne voit p dans le cours des événements que le < roulement nécessaire et l'enchainerru inévitable de faits dont la cause est str tement économique. La guerre elle-mê apparaît dès lors comme une nécess inéluctable due à des fatalités éconor ques, et qu'il faut accepter, en faist litière de toute considération morale, sorte qu'il aura suffi de dire aux pro taires allemands, pour les transforn en soudards et en reitres : La guerre 1 le résultat du malaise commercial et la crise industrielle. Soyez vainqueu et vous obtiendrez, comme fruits de lé- victoire, un relèvement de vos salaires ée et une amélioration de votre conditioi ;ée matérielle. a Qu'on nous entende bien, il ne s'agi le pas d'imputer la responsabilité du fléai sr. qui ravage l'Europe au matérialisme >n- économique, mais de montrer que celui 3te ci ne contient aucun élément moral qu 10- pût tenir lieu de frein et faire contrepoid: 'o- aux menées d'un militarisme belliqueux tte Pareille doctrine, en effet, prête à tou: de les abus, et glisse aisément par des dé' ié- viations successives à l'extrême et ai ue pire, car elle méconnaît étrangement le pi- rôle éminent joué par les facteurs d'or-;r- dre intellectuel et moral sur les destinée; ils des peuples. C'est l'orgueil de l'humani-isi té d'avoir conquis peu à peu, sur k tes barbarie primitive, des notions de jus-la tice, de droit et d'honneur ; d'avoir con-lef stitué, par l'effort lent des génération: ne successives, tout un patrimoine d'idée: iar et de sentiments, dont le reniement me iés un peuple au ban de la société des nain- tions. la L'étiage moral d'un pays, et son vra Dr- degré de civilisation, se mesurent à ce ;st que vaut pour lui, la fidélité à la fo ;o- jurée, le respect des traités, la dignité, ice la fierté de caractère, le culte de l'hon-ic- neur. Ce sont là des sentiments pour les-in- quels la Belgique a versé son sang, mai: ne qui ne pesènt pas dans la balance de h [es Social-Démocratie et ne rentrent pas aî- dans le cadre de la Kultur allemande — ne cette Kultur que les 93 Intellectuels, si-;s, gnataires du fameux manifeste — tou: ;o- Herren Professor mâtinés d'Excellence: le —proclament inséparable du militarisme in- prussien. Que peuvent-ils dès lors cornet prendre à ce que sentait si profondé. ment ce jeune écolier chinois, résumant 'é- avec une noble simplicité, dans une com- lé- position sur la guerre, la fière réponse ire belge à l'ultimatum allemand : " Je suit te- un pays, et non une route." al- Telle fut en effet leur erreur — et leui :p- crime, et nous n'aurons de cesse que us pareil forfait ne soit châtié et rendu im- lé- possible dans l'avenir. Il faut épargnei :nt à jamais au monde les horreurs d'une ic- guerre d'extermination, comme celle que ne les hordes dévastatrices allemandes on ité déchaînée sur la Belgique. ni- Aussi, de même que Rome victorieuse nt sut imposer aux peuplés de son immense De empire la grande "paix romaine," de lé- même les Alliés imposeront à l'Allema- 1er gne vaincue, la paix libératrice, h: ;st grande paix européenne, sous un régime de de libre démocratie qui en est l'indispen- 's, sable sauvegarde, la JULES COUCKE. LES UNS ET LES AUTRES. Il est, décidément, très difficile d'être compris.--Nous en faisons l'expérience, ces jours-ci encore. On sait, en effet, que " l'Indépendance belge," désireuse de maintenir l'opinior belge à l'étranger, a ouvert ses colonnes aux représentants autorisés de tous les partis—et qu'elle publie des articles de collaborateurs éminents et d'opinions absolument opposées Ôr, parce que nous avons publié ur article de M. Henry Lafontaine, sénateur, prix Nobel pour la Paix, et doni on connaît la science et les travaux nous recevons de vives protestations de la part de certains de nos lecteurs. Il ne nous déplaît pas de publier, à titre d'exemple, deux de ces protestations-car elles montrent qu'il est bien difficile d'obtenir la liberté d'opinions : Monsieur le directeur, Quel dommage que vous, qui accomplissez un œuvre vraiment nationale, vous laissiez se glisse dans vos colonnes des articles blasphématoire comme celui de M. Henry Lafontaine. '* Noël d< l'eu et de Sang," inséré dans votre édition de c Jour. Vous êtes ie seul quotidien belgo importan paraissant en Angleterre actuellement; dès lor vous ête« lu par la quasi-totalité de nos compa triotes exilés dont vous froissez profondémen ainsi les convictions religieuses d'un gram nombre. J© ne doute pas d'ailleurs que plus d'ui Qui n'ont, pas la Foi, désapprouvent entièremen une telle dissertation, particulièrement déplacé nans les circonstances présentes, et je gagerai Que vous l'avez laissé insérer par quelou'inad vertanoo, car je vnus suis depuis les premier Jours de votre éclosion, à Londres, et ne puis qu rendre hommage au tact et. à la modération ave lesquels vous vous acquittez de votre mission v-ette mission vous la comprenez parfaitement ei relevant les courages et en exhortant à la con jiance, de façon si constante et si persuasive, e le bien que vous faites ainsi, chaque jour, doi otre si grand, que celui qui, comme moi, voit ui obstacle dans votre chemin, a le devoir de l'écai ter. C'est dans l'intérêt de notre Patrie que vou servez si glorieusement! Veuillez agréer, etc., 29 décembre 1914. X. Voici le second lettre...exemplaire : le 1er janvier 1915. Monsieur, Profondément indigné par l'article injurieux il titulé " Noël de feu et de Sang," et signé Henr Lafontaine, de^ votre numéro du 29 décembre, j ne puis m'empêcher de protester contre cette prôn outrageante pour les opinions religieuses de tou les catholiques. Quoique même les discussions des partis n soient pas do mise actuellement, je Les admettrai encore, mais quant à fouler aux pieds d'un manière aussi grossière les^ sentiments du mond catholique, c'est dépasser^ là les bornes permises d'autant plus que " l'Indépendance," étant le set grand journal belge paraissant en Angleterre elle aurait dû ménager un peu plus les opinions d ses lecteurs. En conséquence je cesserai dès ai jourd'hui d'acheter quotidiennement votre feuiLl» Recevez, je vous prie, etc., chevalier de x. Nous avons supprimé les signature de ces lettres. Nous ne doutons pas que nos corres pondants nous en sachent gré— aprè avoir compris... Mais, répétons-le, de tels incident sont de nature à prouver combiei difficile est la tâche de respecter 1; liberté d'opinion !... Comment pourrions-nous accompli notre programme patriotique si nom supprimions l'opinion d'hommes au torisés—au profit de quelques idée: seulement ? Et que d?viendrait l'opinioi belge (dans son entité et que nou: voulons maintenir intégrale) si nou: écoutions nos correspondants ?... C'est un problème que nous sou mettons à la sagacité de tous. L, MEFIONS-NOUS DES SENTIMENT FAUX! , Toujours la question des "Belges 1 dedans" et des "Belges du dehor: Elle est, malheureusement, de celles i t ne laissent pas de paix et qu'il faut 1 prendre pour s'efforcer de supprimer i sentiments faux qui, malgré les effoi - créent des malentendus entre Belges i entre "Belges," sans qualificatifs... 3 Les Allemands seuls ont intérêt à . que de tels Sentiments existent... C' 3 pourquoi il faut tâcher de les réprin - au plus vite. i A Bruxelles (le croirait-on ?) un î nos conseillers communaux les plus sy - pathiques, M. R. Bon, se fiant à un ée 5 paru dans un journal publié sous la s - veillance allemande, a protesté publiq i ment contre ceux qui auraient quai - les Belges restés en Belgique de "m; - vais patriotes"... s Nous n'avons jamais qualifié les E s ges restés en Belgique de " mauvais ] t triotes"... Celui-là seul qui travaille - profit de l'envahisseur est un mauv patriote: nul autre... i Mais, *on le voit, il est nécesaire ; réagir contre des erreurs capables i créer le trouble dans les relations en , Belges. Erreurs abominables et q - dans les heures présentes, constitui . une faute grave et douloureuse ! ; Nous continuons à recevoir, à ce i jet, des lettres qui nous prouvent que, 3 part et d'autre, les "sentiments fau - se développent... Nous croyons devoir arrêter la pul ; cation de telles lettres — sur un s sujet... ; En effet, autant p j os sommes décid - accueillir les opinions de tous sur e . sujets d'ordre philosophique, politique moi^al intéressant à des titres dive . la défense de la Belgique — autant ; nous est impossible d'imprimer les lett r qui ne pourraient qu'exciter des colè: — et produire de nouveaux malentend - Nous sommes heureux de rendre ho ; mage à nos correspondants pour le 1 . de leurs lettres — mais ils comprendre du comme nous que, si bonnes que soien . ' ' leurs intentions, elles pourraient atteir }ui dre un but différent de celui qu'ils vi re- sent... les Mais nous conserverons ces lettre ts, pour le jour où une discussion sur le — " sentiments faux " pourra se produire dans l'intérêt de la vérité, et sans qu ell ce soit de nature à servir l'ennemi.... ^st En attendant ce jour, que nous sot ier haitons proche, car ce sera celui de 1 retraite de l'envahisseur, nous aimon de à répéter ce que nous avons dit déjà : m- _ Les Belges qui sont restés en Be' rit gique ont eu leurs bonnes raisons pou ■ir- y rester dans certains cas — et les Belge Je- qui ont quitté le territoire ont eu, eu fié aussi, de bonnes raisons pour partir—e tu- non pas " fuir " commes œrtains le d sent, bien à tort, car les Allemands 1 el- disent aussi, pour des raisons à eux. >a- L'intérêt des Belges est de ne pa au penser comme les Allemands, ais Ajoutons, une fois de plus, que " l'Ir dépendance Belge," désireuse de sup de primer tous les " sentiments faux de entre les Belges, continuera, pour cett tre raison même, à protester énergiquemer ui, contre les actes des administrations corr :nt munales, qui créent des " taxes sur 1e absents "... ;u- La création de telles taxes ne const: de tue plus, cette fois, une question d s" " faux sentiments "... Elle constitue un grave injure contre des compatriotes qu >li- à l'égal de ceux qui font bonne besogn tel en Belgique, ont accompli leur devoir. Et si une protestation devait s'éleve '• à au sein des conseils communau::, tant les Bruxelles qu'ailleurs, c'est une protesta et tion contre l'injure faite à des comps "s, triotes—une injure injustifiée et injust: il fiable.„ 'es Cela, " l'Indépendance Belge " ne ces 'es sera de la répéter... is. Autant elle n'admet pas l'injure m- l'égard des " Belges du dedans " ; autan on elle proteste contre l'injure adressé "EverymaiT t 21, Royal Ter race, Edinburgh Journal international de Littérature, de Politique, s et de Science sociale. Rédacteur en Chef z CHARLES SAROLEA a 'Everyman' j! est le meilleur hebdoma-1 daire a dix centimes publie e dans l'Empire britannique. 'Everyman' e publie chaque semaine un supplément belge spécial et est l'organe de la politique de reconstruction g e belgo-britannique. l'Everyman' par la propagande de M. Charles Sarolea, a déjà réuni 1,000,000 frs. (un ;t million de francs) pour les victimes belges de la guerre. UNE CONVERSATION AVEC M. HENRY CARTON DE WIAR1 _~o— Les Déclarations et les Impressions du Ministre l On sait que M. Carton de Wiart, Ministre de la Justice, est venu passer quelques jours en Angleterre. Nous avons ! eu l'occasion de converser avec lui — et lui avons posé différentes questions auxquelles il a bien voulu répondre : — De nombreux fonctionnaires du Dé-. partement de la Justice se plaignent,! ? avons-nous dit, de ne pas avoir de réponse formelle quant au devoir qui leur incombe : doivent-ils rester à l'étranger ou rentrer en Belgique, pour y remplir leurs fonctions ? 3 — Il est aisé de comprendre que les s instructions données par l'Etat à ses 3 fonctionnaires et agents diffèrent suivant ' la nature des services publics auxqueis : ils sont attachés. Le même souci patrio, i tique qui défend à l'Etat de favoriser, 3 en quelque mesure que ce soit, les opé- • rations de l'ennemi en ce qui concerne l'utilisation de nos voies ferrées et de . nos lignes télégraphiques, doit nous déterminer à assurer, au profit des Belges - demeurés au pays, la continuité d'une ; activité belge d'ordre essentiellement moral et intellectuel, telle que celle des ' services dépendant du Département de la ' Justice, cultes, ordre judiciaire et notarial, bienfaisance, protection de l'en- • fance, etc. C'est pourquoi les instruc-; tions données aux fonctionnaires de ces ■ divers services comportent pour eux, ' d'une manière générale, le devoir de de-' meurer au siège de leurs fonctions. Ce ' principe doit céder toutefois devant les impossibilités, soit matérielles soit rno-. raies, qu'il convient d'examiner dans chaaue cas et de façon consciencieuse. le > UùtlVV. ne puis que rendre hommage au dévouement et à la clairvoyance avec lesquelles ces instructions ont été comprises par ceux auxquelles elles s'adressaient. La dignité de la magistrature belge, pour ne prendre qu'un exemple, est un des traits que nous pourrons souligner avec le plus de fierté dans l'histoire des jours si difficiles que nous traversons. Nombreux sont ceux qui ont poussé le sentiment du devoir jusqu'à l'héroïsme, et la Patrie belge ne l'oubliera pas. — Ainsi donc, la question du retoui est une question de conscience personnelle. Mais le gouvernement retire-t-i sa confiance aux magistrats qui demeurent à l'étranger? -—-Non. Il y a des cas que je pourrais citer. C'est, je le répète,' une question de conscience personnelle, à ratifier, dans chaque cas, par le département de la J ustice. — En ce qui concerne les greffiers? — Ils sont soumis aux volontés des chefs des Parquets, dont ils sont les auxiliaires. Nous passons à un autre ordre d'idées et demandons au ministre ce qu'il pense de notre situation militaire—et il nous répond en évoquant des impressions d'hier : — Les quelques jours que je viens de passer au milieu de nos troupes en cc coin inviolé de la West-Flandre, m'ont permis d'admirer l'endurance et la bravoure de nos officiers et de nos soldats, unis dans un même sentiment d'énergique confiance autour de leur chef : le Roi. L'exemple que donne celui-ci en partageant simplement et vaillamment les fatigues et les peines de la vie militaire contribue singulièrement, comme vous pouvez le croire, à exciter les courages ! Et quel spectacle plus noble et plus émouvant que celui de cette jeune Reine qui entend, elle aussi, prendre sa part de tous les dangers et demeure aux côtés du Roi pour exercer chaque jour l'apostolat du dévouement et de la charité ! " 11 est curieux de comparer aux soldats anglais et aux soldats français nos petits soldats belges qui ont l'occasion de révéler depuis ces cinq mois de guerre des vertus que nous-mêmes nous ne leur connaissions pas. On les prendrait tous pour des vétérans, même ceux qui se sont engagés avant l'âge de milice, tant cette campagne les a aguerris ! Certes, ils ont généralement moins de correction dans la tenue que le brave " Tommy " anglais. Leur menLon n'est pas toujours rasé. Leur tunique est parfois déboutonnée. Mais quelle ferme volonté de " tenir bon" on sent chez chacun d'eux, et quelle ardeur brille dans leurs yeux lorsqu'on évoque à leur pensée la vision ae leurs familles et de leurs villages qui les attendent là-bas, derrière la ligne ennemie ! Jamais on ne rendra suffisamment hommage à la valeur qu'ils ont déployée dans cette dure bataille de l'Yser où ils ont brisé définitivement l'effort de l'envahisseur. Si rigoureuses que soient les intempéries de cette saison de pluie, de vent, de gelée, ils en prennent leur parti avec une simplicité où se combine la goguenardise wallonne et la ténacité flamande. Toutes les traditions de chez nous se retrouvent dans leur façon de vivre leur rude métier d'aujourd'hui. En arrière d'une de leurs tranchées je voyais une tombe fraîchement creusée, où repose un de leurs camarades. La tombe surmontée d'une croix rustique, est semée de sable. Dans le sable ils ont piqué des coquillages et des fleurs artificielles qui dessinent des emblèmes religieux et militaires. Et cela est fait à la façon naïve de ces petits autels de mai que les fillettes de nos villages flamands dessinent laborieusement au bord de nos grand'routes pavées, au seuil des petites fermes coiffées de tuiles rouges. La confiance réci-prexjue entre officiers et soldats fait plaisir à voir. Et je sais que le sentiment excellent que j'ai emporté de ce contact avec nos troupes au feu est partagé I seêiac année. Mo 34.1

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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